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vendredi 17 juillet 2015

Mercenaire socialiste de l'économie, DSK conseillera Castro à Cuba

Hollande a-t-il vendu DSK à Cuba pour qu'il débarrasse le plancher ?

Après le nouvel état du Soudan du Sud et le gouvernement de Serbie

l'ancien président du FMI va devenir conseiller du gouvernement cubain dans le rétablissement de ses relations avec les États-Unis, annonce Politico, observateur de la sphère américaine et source d’information pour plusieurs diffuseurs.

Dominique Strauss-Kahn se délocalise à nouveau: fuite des cerveaux ?
Impliqué dans de nombreuses affaires judiciaires, il rebondit toujours, mais sa nouvelle scène politique n'est encore pas hexagonale. Hollande y serait-il pour beaucoup ?
Alors que l'ancien dirigeant du FMI va en effet dispenser ses conseils à La Havane, il revient à l'esprit que Hollande avait fait une halte à Cuba en mai 2015, en fin de tournée pré-électorale aux Antilles. D'aucuns pensait qu'il voulait s'inscrire dans la trajectoire du président Mitterrand (1974), mais il apparaît que son sens de l'Histoire est limité et qu'il n'a pas eu d'autre préoccupation que d'éloigner de Paris un rival de poids dans le désert socialiste ? 

L'international plutôt que la France 

La compétition est ouverte entre 
la montre Cartier de DSK, modèle...Pasha 
La mission de l'ancien président du FMI consisterait à aider le leader cubain dans le développement des relations entre La Havane et Washington, après le récent rapprochement diplomatique entre Cuba et les États-Unis, selon des proches du socialiste. Sa nouvelle mission devrait l'amener à fréquenter l'ancien dirigeant du pays, Fidel Castro. DSK occupe déjà le même poste auprès du gouvernement de Serbie depuis 2013.pour développer les nouvelles relations commerciales qui lient Cuba aux États-Unis

et les Rolex du 'lider maximo',
révolutionnaire bling-bling
Acquitté il y a un mois dans l'affaire du Carlton de Lille, le 12 juin dernier, DSK privilégie désormais la scène internationale, bien que son premier tweet, le 21 juin dernier, ait alimenté les spéculations sur un éventuel retour dans le paysage politique français. "Il a traversé une période très difficile; des personnes ont tenu des propos trop durs à son encontre pour qu'il fasse comme si rien ne s'était passé. Il n'a pas tourné la page en politique, mais il ne reviendra pas en France ", estime Julien Dray, proche de DSK. 

Le socialiste français a par ailleurs obtenu un statut de résident fiscal au Maroc,
un indice supplémentaire donnant à penser qu'un hypothétique retour sur la scène politique française n'est pas envisageable.

Les intermittents de la politique se donnent en location, chacun selon ses moyensCuba-DSK et Habitat-Montebourg.

samedi 13 juin 2015

Affaire du Carlton: Jack Lang envisage un retour de DSK, sereinement

A peine innocenté et déjà relancé?

Le tribunal a avalé que DSK n'aurait rien organisé

Il aurait pu ignorer que les femmes étaient des pros ! Il n'a fait que "bénéficier d'une prestation sexuelle de groupe" en tant que client, affirme la justice, ce qui en effet n'est pas répréhensible par la loi. 
Lorsqu'il avait requis la relaxe "pure et simple" de DSK, le procureur Frédéric Fèvre avait lui aussi critiqué "en creux" le travail des juges d'instruction, suggérant qu'ils avaient instruit uniquement à charge contre le socialiste qui convoitait alors la présidence de la République. "Dominique Strauss-Kahn doit être traité comme n'importe quelle autre personne (...) Sa notoriété ne doit en aucun cas être une présomption de culpabilité", avait-il déclaré.

L'ex-favori de la gauche pour la présidentielle 2012 peut-il revenir en politique ?

Dominique Strauss-Kahn sort blanchi de cette affaire de proxénétisme, plus de trois ans après le début de l'affaire. Cette décision de justice tombe-t-elle à point nommé, alors que Hollande et Valls se déploient en régions à six mois des régionales et à deux ans de la présidentielle? Cette notoriété pouvait-elle être en revanche une présomption d'innocence?

Ancien ministre socialiste et président de l'Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang ose déjà: "La réponse lui appartient : si lui-même souhaite entreprendre un nouveau combat politique, il sera le bienvenu. C'est un homme d'une grande compétence, un homme brillant, intelligent, qui a une connaissance en particulier de l'économie mondiale".

Christian Delporte, historien des media et de la communication politique, estime quant à lui dans un entretien au Figaro que "les conditions d'un retour sont loin d'être réunies". "Pour reconstruire son image, il lui faudrait des années", ajoute-t-il.

François Loncle : "Je n'imagine pas que DSK revienne"
VOIR et ENTENDRE le député PS de l'Eure et ami de Dominique Strauss-Kahn, calmer prudemment le jeu au cours de son entretien avec Maxime Switek sur Europe 1 ce matin, assurant qu'il a tourné la page:
 

mercredi 18 février 2015

Carlton: condamnation des Français; mais relaxe pour DSK...

Que les avocats arrêtent un peu de dire n'importe quoi !

"Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs", accuse Me Malka

blog -DSK-regard parti en couille
Comme Monsieur Tout-le-Monde Dominique Strauss-Kahn a trois avocats et ils ont plaidé la relaxe de leur client Quand Me Frédérique Baulieu parle de débauche, elle vise les moyens disproportionnés mis en oeuvre par la justice pour prouver que Dominique Strauss-Kahn est un proxénète. 
Des moyens détournés du vrai sujet de fond, la dissimulation, et s'agissant d'un homme politique, c'est une faute de la République contre la démocratie. DSK n'était-il pas le chouchou des militants du PS et le candidat potentiel du Parti socialiste à la présidentielle, avant sa méchante affaire de sexe aux Etats-Unis et la promotion d'un ersatz, le générique François Hollande.

Me Baulieu est l'une des trois avocats de DSK pour le procès de l'affaire dite de l'hôtel Carlton de Lille

Lundi, les quatre ex-prostituées - ou "libertines", selon la sémantique du présumé innocent de tout - s'étaient constituées parties civiles mais, malgré tous les avatars subis, ont finalement préféré le retrait en renonçant à demander réparation à l'ancien directeur général du FMI. 

Comme prévu, le procureur de Lille a requis mardi sa "relaxe pure et simple", estimant que rien, ni dans la procédure, ni à l'audience, ne permettrait de pénétrer la voie de la condamnation. La défense a joué son rôle en feignant de se battre comme s'il existait encore des charges et des victimes: elle sait que, depuis le départ, le tribunal n'est pas libre de sa décision et que les plaidoiries font partie du show. C'est à cette femme avocate qu'est dévolue la lourde tâche de stériliser le dossier des miasmes qui souvent indisposent les juges. "Cela suffit, les anathèmes", gronde-t-elle, indignée, après avoir dénoncé, pince (à sein) sans rire, cette fameuse... "débauche de moyens". Sa colère s'abat, notamment, sur Me Daoud, conseil du mouvement Le Nid, luttant contre les causes et les conséquences de la prostitution et partie civile, qui avait déclaré: "Vous relaxerez peut-être DSK, mais beaucoup ne seront pas dupes". "Que signifie cette phrase?, attaque la dame à bavette, plus sourcilleuse de la forme que des turpitudes de son client. Que Dominique Strauss-Kahn est un menteur, un tricheur, un salaud de la pire espèce puisqu'il s'en sort!" accuse-t-elle, mi-consciente, mi-courroucée, faisant les questions et les réponses.

Icone piégée par un statut qui la dépasse, Jade se fait fouetter
La partie fine est délicate: il s'agit de faire litière des accusations portées jusqu'à l'audience par Jade et Mounia. Après avoir feint de saluer la vertu des "libertines", comme on dit entre gens bien élevés, Me Baulieu s'y vautre, sans le risque que courrait un collègue homme : "J'ai pour Jade une certaine estime, car j'aime les gens qui se battent, et beaucoup de colère pour ce qu'on lui a fait subir à l'instruction", attaque la très libérale avocate, aussi habile manipulatrice du paradoxe que du sex toy (peut-être).
Et de passer méthodiquement au destructeur de documents les déclarations successives d'une "femme de mauvaise vie"qui, forcément, selon les bien-pensants de droite comme de gauche, "réécrit l'histoire, réinvente tout", selon une maîtresse de la défense qui a toutes les indulgences pour le macho, pervers mais sincère et juste un peu libidineux. Sans jamais prononcer le terme de menteuse, car Jade "a été obligée d'agir ainsi, on en a fait LA prostituée. Ce n'est pas à elle qu'il faut en vouloir, lance maintenant l'amatrice de poncifs, mais à ceux qui l'ont érigée en symbole". 

Et l'avocate de déplacer le dossier sur le terrrain de la prostitution en général et de fantasmer, outre l'innocence de ces dames, l'exploitation de la femme, sans désir ni plaisir, "pur" objet sexuel piégé par une étiquette qui la recouvrirait des cuissardes en cuir au 'gag ball' en silicone. Sa démonstration juridique tend aussi à battre en brèche l'hypothèse d'une garçonnière parisienne de DSK destinée à encourager la prostitution.Cette extravagante hypothèse avait été balayée à l'audience en moins de 10 minutes, comme s'il valait mieux ne pas y séjourner. 

Me Baulieu nie donc tout en bloc,
martelant - pour convaincre ? - que son client ignorait que certaines des jeunes participantes soumises aux ébats collectifs pouvaient être des prostituées, révélant ainsi une haute idée de la femme car, sans doute, toutes sont des cochonnes libertines. Et quand bien même il l'eût su, il n'aurait été qu'un client et non un proxénète, n'ayant rien fait pour favoriser, encourager leur condition, et encore moins pour en tirer avantage. D'aucune façon. Leur reconnaissance serait immense. De même que, si on suit ce raisonnement, DSK serait un simple consommateur, puisque l'ex-patron du Fonds Monétaire International ignore à l'évidence que tout se monnaye, et dans le pire des cas, un odieux profiteur socialiste qui honore des filles de basse extraction... Des quémandeuses de bienfaits et de liquide versé par des proches de DSK, à l'insu du bonhomme, tant il est vrai que Dominique Strauss-Kahn, outre qu'il est un grand sentimental, est un petit ingénu éloigné des contingences matérielles: les femmes, pense-t-il, le recherchant uniquement pour sa verdeur de sexagénaire adipeux et pour son appétit encore aiguisable, mais réclamant une expertise stimulante, attentive et soutenue.

"On le poursuit, car c'est un homme... puissant," risque, sans rire, l'avocate 
L'intention est de combattre l'idée que la justice puisse avoir des faiblesses pour un homme d'entregent et de réseaux comme Strauss-Kahn. "Le droit a été tordu, détourné de sa finalité, ainsi que les faits, assure Maîtresse Frédérique Baulieu au terme d'une session sans temps mort. Mais la tentative est cousue de fil blanc.
"Je suis fière de défendre Dominique Strauss-Kahn, car il a tenu face aux vents mauvais. Sa relaxe sera juste, elle sera belle." La sodomie remplit l'avocate de fierté, comme si tenir, à 66 ans, à force d'artifices et de persévérance, était un exploit.
 
Me Richard Malka prend le relais pour le dernier coup de reins

On comprend vite qu'il est chargé de faire diversion en détournant le procès du sujet. "Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs", tonne le déviant, pointant "trois années de violation du secret de l'instruction, d'étalage de ce qu'il y a de plus intime et de plus mystérieux dans la vie d'un homme". Par ailleurs grand spécialiste du droit de la presse et pourtant ardent défenseur de la liberté d'expression, l'avocat s'en prend aux moralistes qui ont joué les passagers clandestins de la procédure, au premier rang desquels il place, sans jamais les nommer, les juges d'instruction, tous des vicieux.

Or, le droit français ne juge pas de la moralité des accusés et, si la ficelle est donc un peu grosse, rien ne fait peur au sodomite. Il s'en prend aussi aux parties civiles qui voudraient faire "le procès de la société. Mais ici, on fait le procès des hommes, sur la base de lois qui ont été votées" (allusion à un projet de texte visant à pénaliser les clients de prostituées examiné par le Sénat). 

Me Malka, qui n'est pas davantage jugé sur la moralité de ses méthodes, reproche le mot "omerta", qui sous-entend l'existence d'un réseau mafieux, et balise l'ordonnance de renvoi. Il souligne que Jade, en parlant à DSK lors de la phase d'instruction, l'appelait souvent "Monsieur Machin". "Cela n'est pas anodin, analyse l'avocat. Cela permet de transformer une personne humaine en croquemitaine", à moins que Malka néglige une interprétation moins sujette à caution et qui manifeste tout le mépris qu'inspire le personnage. Il en profite pour s'indigner aussi que l'ordonnance ne fasse "de la notoriété et de la position sociale de DSK un élément de l'infraction". "On le poursuit car c'est un homme puissant", raconte-t-il, et il est exact que le statut exceptionnel du prévenu, de même que son comportement supposé au lit, ont été retenus à charge par les juges.
Ce qui, à la vérité, n'est pas retenu, c'est le statut politique de cet homme puissant. Selon les sondages de 2006, Dominique Strauss-Kahn aurait été le mieux placé pour gagner l'Elysée. Les Français -et donc les juges- étaient intéressés de savoir ce qui occupe son esprit, plutôt que sous la ceinture: la crise économique et financière internationale qui se profilait, la courbe du chômage ou celles des femmes qui passent?

Ce que les électeurs doivent savoir avant, c'est que leur candidat n'est pas un dissimulateur, pour le fisc, façon Cahuzac, pour la médecine, façon Mitterrand ou pour la sincérité, façon Strauss-Kahn. Car la sexualité pathologique du candidat socialiste de 2007 était connue de son entourage, lequel lui aurait demandé de promettre de se soigner: or, il aurait promis sans donner suite. 
Au lieu de se faire aider, Dominique Strauss-Kahn a visiblement mis en place un réseau d'écrans, de filtres et de paravents à son activité débridée. D'où les intermédiaires et le cloisonnement de son organisation de type mafieux.

Me Malka brandit maintenant une manchette du Monde qui mentionne: "Proxénétisme: les procès-verbaux qui accusent DSK", pour dénoncer un "mirage juridique" complaisamment entretenu par la presse dite sérieuse. Quand on tape, sur Google, DSK+matériel (dans un SMS de DSK, ce mot était employé pour masquer l'exploitation de "femmes": à noter qu'elles étaient soi-disant consentantes et qu'il s'agissait donc bien de ne pas se faire découvrir), on tombe sur 493.000 entrées !" Il oppose à ce torrent de boue l'édifiant curriculum vitae de DSK - emporté par son parti-pris vénal et son impudeur, l'avocat n'est pas loin de brosser un portrait de son client en sauveur de l'humanité -, et lance: "Ce n'est pas parce qu'on a rendu de grands services à son pays qu'on a le droit d'être traité plus mal que n'importe qui". Suit le raisonnement qui peut... 

Ironique et léger, Me Malka raille les parties civiles qui décrivent favorablement les "clubs libertins" - en clair, des boîtes à partouzes- pour les opposer aux "boucheries" des soirées avec DSK: "On vous raconte n'importe quoi! Une club libertin, ce serait un champ de pâquerettes doux et tendre où l'on viendrait tranquillement bavarder ?" Me Malka n'est pas de ces bisounours. 
Il note au passage que, selon une étude Ifop, quelque 4 millions de Français seraient clients de ces établissements, ce qui, pour la défense, replacerait la pantagruélique sexualité de DSK dans une statistique rassurante. A cela près que si un pro comme DSK peut tenir tête à 4 millions d'amateurs occasionnels, il lui serait resté peu de temps à consacrer aux affaires de l'Etat, le seul sujet qui importe aux Français, n'en déplaise à l'embrouilleur qui fait le reproche aux juges d'instruction, aux journalistes et aux Français de se délecter du sujet.

Pour conclure, la parole est donnée à Me Henri Leclerc


Agé de 80 ans, Henri Leclerc n'est pas atteint par la limite d'âge, ni moqué comme Michel Rocard (34), et
il n'est pas davantage soupçonné de conflit d'intérêts mais son passé a un prix qui n'est pas à la portée de toutes les bourses. Me Leclerc est à nouveau sorti de sa retraite pour servir les intérêts de DSK par sa seule présence, mais aussi pour les caméras, tout en voulant régler des comptes avec les journaux. L'origine de sa rancune est autre, mais il prend du plaisir à dénoncer les journaux qui ont fait des ventes sur l'exposition de la vie privée de son client. 
Commandeur de la Légion d'honneur, l'octogénaire ose au micro le mot tabou du procès: "Une sodomie bien traitée, c'est plus vendeur qu'une déclaration d'innocence". Contre les bien-pensants faussement (?) révulsés et vilainement émoustillés (?) par les détails salaces, il montre du doigt : "Qu'est-ce que c'est que ces cris d'indignation, ces sourires pincés, ces rires gras dans les soirées mondaines? Pas trop de leçons, s'il vous plaît". Par chance, les soirées mondaines ne sont pas le quotidien des chômeurs et des mal-logés dont semble préoccupée Martine Aubry qu'il soutint dans sa campagne pour les primaires socialistes en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il est en revanche le conseil du journal socialo-bobo Libération ou le fut déjà de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire de moeurs dont Tristane Banon l'accusa pour tentative de viol en 2006, affaire qui rebondit en 2011 quand Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle aux États-Unis. 

"Les juges avaient dans leur placard une caricature de DSK, chacun l'appréciera comme il l'entend, dénonce l'avocat drapé de probité. Aujourd'hui, il ne reste rien de ce dossier, il est à terre, juge-t-il. Au tribunal qu'il interpelle, il lance: "Votre décision ne réparera pas tous les dégâts. Jade et Mounia ont été détruites à l'instruction, l'expert psychologue l'a dit (c'est dire !). Mais votre décision est fondamentale pour notre justice. Il est important qu'on sache que, malgré les dérapages, elle reste debout, loyale, contradictoire. Ma pauvre vieille justice, que je sers depuis 60 ans, toute cabossée et toute mal foutue, mais qui existe. Relaxez Dominique Strauss-Kahn, et ce sera justice". 

La justice est-elle libre et indépendante quand un accusé sort de sa manche un vénérable vieillard, qui plus est ancien président de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen ?

mercredi 7 août 2013

Strauss-Kahn acculé dans l'affaire du Carlton de Lille

DSK organise de l'"abattage" et non du "libertinage"

"Carlton : les juges chargent lourdement DSK", juge l'AFP


Le Figaro a dévoilé mardi soir le contenu de l'ordonnance de renvoi en correctionnelle de l'affaire de proxénétisme aggravé du Carlton. Pour les magistrats de l'instruction, la culpabilité de DSK ne fait pas de doute.
Dans cette ordonnance, les juges d'instruction qui ont décidé le renvoi en correctionnelle de Dominique Strauss-Kahn pour "proxénétisme aggravé" dans l'affaire dite du Carlton de Lille, excluent tout "libertinage" et parlent d'"abattage" et de "commandes de prestations".

Coup de mou dans le système de défense de DSK

DSK a toujours affirmé ignorer que les femmes présentes aux parties fines auxquelles il avait participé, notamment à Paris et Washington, étaient des prostituées rémunérées.

La présence à certaines soirées de couples extérieurs était davantage un "alibi"
destiné à satisfaire DSK décrit en "roi de la fête", expliquent les juges, pour lesquels, "son ignorance n'est qu'un système de défense".

L'ancien ministre socialiste "conservait la main sur la programmation des soirées, lesquelles ne s'organisaient qu'en fonction de ses disponibilités d'agenda", soulignent-ils. 

Les magistrats reprochent aussi à DSK la mise à disposition, pour ces soirées, d'un appartement dont il était "locataire de fait" : il aurait ainsi "accompli un acte matériel de proxénétisme".

Dans un communiqué diffusé le 26 juillet, D. Strauss-Kahn avait dénoncé une "instruction exclusivement à charge", même s'il "s'attendait à cette décision et se présentera donc sereinement devant le tribunal". Le Parquet qui a pourtant requis un non-lieu en faveur de DSK, a finalement décidé de ne pas faire appel du renvoi en correctionnelle de l'ancien patron du FMI et de treize autres mis en examen.

samedi 27 juillet 2013

Affaire du Carlton: DSK, proxénète ou non, s'interrogent les juges

Carlton: l'ancien candidat potentiel à la primaire socialiste est renvoyé en correctionnelle

Dominique Strauss-Kahn est renvoyé en correctionnelle


Les juges chargés d'instruire l'affaire dite du Carlton de Lille ont décidé de renvoyer en correctionnelle Dominique Strauss-Kahn et douze autres personnes pour "proxénétisme aggravé en réunion", a annoncé ce vendredi dans un communiqué le procureur de Lille. 


Une quatorzième personne mise en examen dans le dossier est quant à elle renvoyée pour "complicité d'escroquerie et d'abus de confiance", selon le communiqué. 

Christiane Taubira travaille à la relaxe de son camarade

Le Parquet, qui avait requis le 11 juin un non-lieu en faveur de l'ancien patron du FMI,  n'a pas précisé  s'il ferait appel de la décision. 

Mais, cindépendants comme il se doit, les juges d'instruction lillois ont abandonné la qualification criminelle de "bande organisée", qui aurait pu justifier un renvoi devant les Assises, ainsi que l'infraction d'"association de malfaiteurs", conformément aux réquisitions du ...Parquet


Son avocat dénonce un "acharnement" 


L'avocat de DSK, Me Richard Malka a immédiatement fait son numéro sur BFM TV. "Ce n'est pas vraiment une surprise. Cela démontre l'acharnement des juges à poursuivre Dominique Strauss-Kahn," a-t-il accusé. Bien que l'issue du procès ne fasse pas mystère, il a poursuivi: "La ligne de défense est simple: il n'y a aucun fait qui vaut une poursuite pénale. Ou alors, il faut criminaliser tous les clients de prostitués." Ces dames n'étaient donc pas des bourgeoises encanaillées ?

"On poursuit les gens par idéologie", a encore lancé, un brin excessif, le conseil avant de poursuivre dans les généralisations: "cela pose une fois de plus la question du fonctionnement de l'instruction en France".


Le socialiste obsédé avait défrayé la chronique pour avoir eu
une relation intime avec une économiste hongroise, une "collaboratrice" du FMI. Mais cette relation entre adultes consentants s’était bornée à un banal échange amoureux, selon DSK.
Une autre affaire suivi. Une vidéo en ligne sur le web expliquait à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière, fille d'une élue PS. Or? la victime ne dissimule rien, mieux, elle accuse le directeur du FMI de l’avoir malmenée. DSK avait concédé des "avances" à Tristane Banon

Dans l'affaire de viol du Sofitel, le 19 mai 2011, la cour de justice de New York avait accepté la remise en liberté de Dominique Strauss-Kahn contre le versement d'une caution de un million de dollars, avec un dépôt de garantie de cinq millions de dollars: il n'était pas innocenté et c'était donc tout de même plus sain!... 
En juillet, le tribunal de New York avait ensuite décidé de libérer l'ancien directeur du FMI, même si les poursuites n'étaient pas abandonnées. Le socialiste nanti avait brandi son immunité judiciaire en tant que patron du FMI et réclamé le classement de la plainte au civil déposée à New York par la femme de chambre immigrée de Guinée, victime d'agression sexuelle.
Il ne restait plus qu'à abandonner les charges pesant sur Dominique Strauss-Kahn, ce qui fut officiellement fait le 23 août 2011: ainsi fut-il mis un terme à la partie pénale de l'affaire. Malgré deux plaintes, le 10 décembre 2012, une transaction financière intervint entre les deux parties et ainsi s'acheva définitivement l'affaire du Sofitel de New York. De quoi faire rêver Me Malka.

Les faits démontrent-ils que Strauss-Kahn (64 ans) est victime du harcèlement de toutes ces femmes ?

vendredi 12 juillet 2013

DSK rejoint Depardieu et une ...banque russe

Les Français plébiscitent Poutine


Comme Hollande, DSK aime les banquiers


Dominique Strauss-Kahn va entrer au conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), contrôlée par le géant russe du pétrole Rosneft, a annoncé vendredi l’établissement. L'ancien favori des socialistes à la primaire de la présidentielle 2012 y figure en tant que représentant de la firme Parnasseune société "de conseils, de conférences et d’informations dans les domaines économique, social, immobilier" qu'il a ouvert en septembre 2012.


L’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) fait partie de la nouvelle composition de cette instance, remaniée à la suite d’un changement de stratégie décidé par Rosneft.
Le groupe pétrolier public, dirigé par le controversé Igor Setchine, un proche du président Vladimir Poutine, détient 85% de la BRDR. Rosneft avait indiqué en novembre vouloir transformer l’établissement en une "Rosneft Bank", afin de financer ses projets internationaux mais a annoncé vendredi avoir renoncé à cette idée. Après analyse de la situation, Rosneft préfère se concentrer sur le développement de BRDR en tant que banque d’affaires et de détail , précise le groupe dans un communiqué.
Créée en 1995, la BRDR se classe 62e banque en Russie en termes d’actifs, qui s’élevaient fin 2012 à 99,8 milliards de roubles (2,3 milliards d’euros). Elle a dégagé en 2012 un bénéfice de 211,4 millions de roubles (4,9 millions d’euros), divisé par huit par rapport à 2011.

A l’automne, pour la transformer, Rosneft avait engagé trois cadres dirigeants de la prestigieuse banque d’affaires américaine Morgan Stanley : Rair Simonian, Elena Titova et Walid Chammah, qui avaient intégré le conseil de surveillance de la BRDR. Ces derniers ont décidé de démissionner de cette instance, d’où son changement de composition. Elena Titova a également quitté son poste de présidente de la banque et est remplacée par Dina Malikova, jusqu’alors vice-présidente.

Rosneft, détenu à 69% par l’Etat russe, est devenu cette année le premier groupe pétrolier coté en Bourse dans le monde grâce à l’acquisition de son concurrent TNK-BP , valorisé 55 milliards de dollars.

L'avenir s'éclaircit pour DSK


Sur le front des affaires judiciaires, alors que
la menace d’un procès civil aux Etats-Unis suite à la plainte de Nafissatou Diallo pour agression sexuelle plane toujours, on observe une timide éclaircie quant à l’affaire dit du Carlton de Lille. 
Mais samedi,  Le Figaro  annonçait que le Parquet de Lille s'apprêterait à abandonner l'enquête sur DSK  pour "viol en réunion". "Les investigations sur ce volet du dossier ont abouti à une impasse et le Parquet de Lille s'apprête à classer sans suite l'enquête préliminaire ouverte en mai sur ce volet du dossier", écrivait le journal sur son site, à propos de l'affaire révélée après le scandale du Sofitel de New York, et dans laquelle l'ancien patron du FMI est accusé d'avoir organisé avec un cercle de proches du Nord des parties fines avec des prostituées.


mardi 11 juin 2013

Affaire du Carlton : non-lieu requis par le ...Parquet en faveur de DSK

Taubira est-elle une féministe sincère ?

Alors comme ça, pas assez de preuves pour poursuivre le malotru ?

Certes, la position du Parquet de Lille ne préjuge pas de la décision finale, mais elle est une pression sur l'instruction en charge de l'enquête sur un vaste réseau de proxénétisme lillois, dite "affaire du Carlton", mais il fait peu de doute que les juges d'instruction soulageront Dominique Strauss-Kahn, puisque, bizarrement, il ne figure pas au "mur des cons" des juges rouges du Syndicat de la Magistrature (SM)... Le juge s'alignera-t-il sur le ministère ? Nous saurons d'ici un mois si la justice est libre.

Le procureur de la République a demandé un non-lieu, mardi 11 juin, pour l'ancien candidat putatif du PS à la présidence 2012. Mais le meilleur d'entre eux, avant F. Hollande, sa roue de secours, s'était fait "gauler" avec une femme d'étage non consentante d'un hôtel Sofitel new-yorkais. Depuis, le récidiviste dispensé de bracelet pubien était en outre mis en examen depuis mars 2012 pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" après avoir participé à de nombreuses parties fines à Paris, dans le Nord et à Washington. Le patron du Fonds monétaire international (FMI). Le Parquet a fait un paquet des partouzeurs: le procureur Frédéric Fèvre a en effet requis un non-lieu aussi pour Jean-Luc Vergin, ancien directeur régional d'Eiffage, dernière personne à avoir été mise en examen dans cette affaire et aujourd'hui licencié du groupe de BTP.

Dans son texte, qui fait la synthèse d'un dossier gros de plus de trente tomes et 6 500 cotes, F. Fèvre et son adjoint, Georges Gutierrez, demandent en revanche le renvoi devant le tribunal correctionnel des douze lampistes teneurs de chandelle mis en examen de cette affaire instruite depuis mars 2011 par les juges Stéphanie Ausbart et Mathieu Vignau. On retrouve David Roquet, ancien directeur d'une filiale d'Eiffage, Fabrice Paszkowski, gérant d'une société médicale, ou Dominique Alderweireld dit "Dodo la Saumure", tous soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'organisation des soirées. 
Les clients sortiraient blanchis
Téléguidée par le gouvernement la députée socialiste Maud Olivier porte actuellement une proposition de loi sur la prostitution. Elle prévoit que des mesures alternatives aux poursuites seront privilégiées : contraventions, peines d'intérêt général (TIG-e)  ou encore stages de sensibilisation auprès d'associations d'aide aux prostituées... A l'inverse, DSK pourrait-il être désensibilisé ?

Finie la "bande organisée": le réseau n'a jamais existé !

Selon l'analyse du Parquet, la plupart des mis en examen devraient être renvoyés notamment pour des faits de proxénétisme en réunion, un délit puni de dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. Le procureur a ainsi estimé qu'il convenait de requalifier les faits : il n'est plus question de "bande organisée", une circonstance aggravante qui aurait justifié le renvoi devant une Cour d'Assises, mais d'une simple réunion de plusieurs personnes.

Concernant D. Strauss-Kahn, qui a toujours fait valoir pour sa défense qu'il pensait avoir affaire à des "libertines" consentantes, et jamais à des professionnelles rémunérées, le Parquet estime que les faits reprochés ne correspondent pas à des faits de proxénétisme tels qu'ils sont définis dans le code pénal. Selon l'article 225-5, ce délit est "le fait, de quelque manière que ce soit, d'aider, d'assister ou de protéger la prostitution d'autrui, d'en tirer profit (...), d'embaucher, d'entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution". Mais il y a la loi et l'esprit de la loi. "Pour le parquet, confie un proche du dossier, cela revenait à mettre en examen tous les hommes qui téléphonent à un souteneur ou un hôtelier pour réserver une chambre dans laquelle ils se rendent avec une prostituée".

L'analyse du procureur est donc contraire à celle des juges d'instruction, qui avaient retenu une acception plus large de la définition juridique du proxénétisme. Lors de son face-à-face avec Dominique Strauss-Kahn, la juge Stéphanie Ausbart avait d'ailleurs tenu à expliquer en droit sa décision de le mettre en examen.

Une interprétation sur mesures de la loi: plus moderne et laxiste

"Le mot de proxénétisme désigne, dans le sens commun [dont le socialiste nanti ne fait pas partie] qu'on lui prête, le fait de tirer un profit financier de la prostitution d'autrui. Or, en droit pénal, l'infraction de proxénétisme excède largement cette acception commune (...). Il est loisible à tout un chacun d'estimer que la loi est mal faite, en ce qu'elle n'est plus adaptée aux mœurs contemporaines, concédait-elle, néanmoins, elle constitue l'état actuel du droit et la justice est tenue de l'appliquer." (Le Monde du 20 décembre 2012).

Les juges d'instruction ne sont pas liés par les réquisitions du Parquet. 
Ils peuvent désormais décider de renvoyer D. Strauss-Kahn devant la cour d'Assises pour les faits de proxénétisme aggravé en bande organisée, devant un tribunal correctionnel pour les faits de proxénétisme simple ou suivre l'analyse du procureur et rendre une ordonnance de non-lieu.

Il y a quelques mois l'ancien patron du FMI avait fait appel de sa mise en examen devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai. 
Le 19 décembre 2012, celle-ci avait validé la décision des juges, estimant dans son arrêt que des indices graves ou concordants rendaient "vraisemblable la participation effective et déterminante" de DSK à des actes de proxénétisme en bande organisée.

Pour les magistrats de Douai, il existait assez d'éléments pour penser que D. Strauss-Kahn a "initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système fondé sur la complaisance de son entourage immédiat dans le but de satisfaire ses besoins sexuels, favorisant ainsi l'activité prostitutionnelle dont il a tiré un profit immédiat".


jeudi 20 décembre 2012

Affaire de proxénétisme du Carlton: DSK se pourvoit en cassation

DSK reste mis en examen: médical, psychiatrique ou judiciaire ? 


La justice de classes où tout se monnaye

Si un chèque bien juteux a mis un terme au cauchemar américain de DSK il y a huit jours - mais que dire de celui de Nafissatou Diallo - la justice française, en revanche, suit son cours. 


Mercredi 19 décembre, la chambre d’instruction de la Cour d'Appel de Douai a rejeté la requête en nullité déposée par les avocats de Dominique Strauss-Kahn et d'autres mis en examen dans le dossier de  présumé dans l'affaire dite du Carlton de Lille
"Nous sommes dans une totale absurdité juridique. On n'a jamais vu ça. La décision du pourvoi ayant été prise et annoncée (...), le président de la Cour de cassation va être saisi matériellement vendredi ou lundi", a critiqué Me Leclerc, l'un des avocats de Dominique Strauss Kahn, qui ajoute : "Je n'ai encore jamais vu une mise en examen pour proxénétisme fondée sur les faits que l'on reproche à Dominique Strauss-Kahn, et ce même s'il savait la nature des activités de certaines des femmes impliquées, ce qu'il conteste" (...). "Il y a derrière cette affaire, la poursuite du client [de prostituée], alors que la loi française n'en est pas encore là", ajoute encore l'avocat, dont la parole est largement diffusée par une certaine presse alignée et qui y voit en l'espèce "un no man's land juridique".

Une requête en nullité rejetée

Les défenseurs de l'ancien patron du FMI avaient demandé la nullité pure et simple de la totalité de la procédure, comme ceux du commissaire Jean-Christophe Lagarde, et bien évidemment l'annulation des mises en examen de leur client pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans le cadre de soirées dites "libertines" avec des prostituées. 

Ils mettaient en doute l'impartialité des juges d'instruction
 
Ils leur reprochent de ne pas leur avoir communiqué toutes les pièces du dossier. "Il y a un certain nombre de moyens de procédure qui concernent des nullités formelles ou des prescriptions du code de procédure pénale qui n'ont pas été respectés", avait souligné l'avocat de DSK, Me Henri Leclerc. Fin septembre, le Parquet général de Douai avait demandé le rejet de ces requêtes, soulignant que les mises en examen sont "justifiées" par des "indices graves ou concordants". Il avait qualifié d'"irrecevable", car déposée hors délai, une autre requête en annulation, déposée par l'ancien chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton de Lille, René Kojfer.

DSK nie en bloc

Dans cette affaire, comme la précédente, Dominique Strauss-Kahn affirme qu'il ignorait que les femmes présentes à ses "parties fines" ,sont des prostituées, bien qu'il les ait parfois organisées et envoyé des invitations, notamment à Paris et Washington. Ces demoiselles lui auraient été présentées par le commissaire Lagarde, René Kojfer et des entrepreneurs du Pas-de-Calais. 

Si les mises en examen de DSK et Lagarde étaient annulées, ils seraient placés sous le statut de témoin assisté. 
En cas de rejet des requêtes, des possibilités de recours existent auprès de la Cour de cassation, puis de la Cour européenne des droits de l'Homme. 
Neuf personnes sont mises en examen dans l'affaire dite du Carlton pour proxénétisme aggravé en bande organisée et, pour certaines, pour escroquerie, abus de biens sociaux et recel d'abus de biens sociaux.


vendredi 4 mai 2012

DSK, récidiviste international: New York, Lille et aussi Washington ?

Carlton et maintenant Washington: ordonnance pour des faits présumés de viol



DSK nie à nouveau toute violence

Le Parquet de Lille examine actuellement une ordonnance visant des faits présumés de viol en réunion qui auraient été commis lors d'une soirée à Washington à laquelle participait notamment Dominique Strauss-Kahn, dont les avocats ont démenti vendredi qu'il ait exercé "la moindre violence".

Ces faits éventuels de viols en réunion ne font pas encore l'objet d'un réquisitoire supplétif dans l'affaire dite du Carlton dans laquelle outre Dominique Strauss-Kahn, le socialiste favori des sondages et ancien patron du FMI, ses amis du Pas-de-Calais, Fabrice Paszkowski, David Roquet et le commissaire Jean-Christophe Lagarde ont été mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée", a précisé le Parquet.
Mais ce dernier a indiqué avoir été saisi le 28 mars - soit deux jours après la mise en examen - par les juges d'instruction "d'une ordonnance de soit-communiqué à toutes fins utiles, pour des faits de viol en réunion".
Cette ordonnance pourrait déclencher soit un classement sans suite, soit l'ouverture d'une enquête préliminaire, au terme de laquelle un réquisitoire supplétif pourrait éventuellement être délivré, a indiqué une source judiciaire.

De son côté, la police de Washington a indiqué n'avoir reçu aucune plainte pour viol concernant Dominique Strauss-Kahn ou l'hôtel où des faits de viol auraient été commis auxquels aurait participé l'ancien ministre français.
Ces faits font suite aux témoignages de deux prostituées belges ayant participé à un séjour à Washington en décembre 2010 en compagnie de Dominique Strauss-Kahn, Fabrice Paszkowski, David Roquet, et du commissaire Lagarde.
Ces témoignages avaient été recueillis par les policiers belges en décembre dernier, dans le cadre d'un accord avec la justice française.
L'une d'entre elles - qui n'a toutefois pas porté plainte - indique y avoir subi lors d'une soirée le 16 décembre 2010 certains actes sexuels de manière non consentie. Selon les PV d'audition publiés par Libération, la seconde livre un témoignage ambigu à propos de sa collègue.
"Je me souviens bien. Je voyais à sa tête que ça ne lui plaisait pas. J'ai dit à DSK d'arrêter. Je ne l'ai pas entendue dire non, si elle ne voulait pas et si elle avait crié, je l'aurais entendue et je serais intervenue", selon ce témoignage.
Mais elle estime également "possible de ne pas avoir entendu" l'autre prostituée dire non, d'autant plus qu'elle était elle-même "à ce moment-là un peu occupée".
Me Richard Malka, l'avocat de Dominique Strauss-Kahn, a estimé de son côté que ce témoignage "ne confirme pas et même contredit" celui de la première prostituée.
Selon un communiqué de ses 3 avocats, Henri Leclerc, Frédérique Baulieu et Richard Malka, DSK "conteste absolument avoir commis la moindre violence de quelque nature qu'elle soit".

Ils polémiquent en détournant l'attention, suggérant que les révélations sur cette nouvelle procédure - par Libération et la Voix du Nord vendredi - "interviennent opportunément à la veille du second tour des élections présidentielles alors que l'ordonnance des magistrats date du 28 mars, soit il y a cinq semaines".
"Les informations déformées, l'instrumentalisation et la volonté de lynchage ne peuvent se substituer indéfiniment à la réalité", avancent-ils encore à ce stade, et malgré la lourde affaire de "violences sexuelles" de l'hôtel Sofitel de Manhattan à New York dans laquelle Nafissatou Diallo, la victime présumée, reste plaignante au civil.

Sans compter l'omerta pesant sur le PS et sa presse
J’ai empêché ma fille de porter plainte " : Anne Mansouret, conseillère générale de l’Eure et régionale de Haute-Normandie, une élue socialiste, dont la fille Tristane Banon,  aurait été agressée sexuellement par Dominique Strauss-Kahn, regrette aujourd’hui son silence. Comme dans bien des cas de viol, la victime s’est tue. Pour préserver la paix. Ou l'épisode précédent de 2008, quand le socialiste préféré de la presse et des sondeurs a failli perdre son poste au FMI pour ce qu’il a qualifié « d’aventure d’un soir » avec une subordonnée, l’économiste hongroise Piroska Nagy, qui évoquait au contraire un " abus de pouvoir. "
Comme c'est leur droit, les avocats de DSK ont déjà fait appel du contrôle judiciaire de leur client, qui lui interdit notamment d'évoquer l'affaire du Carlton dans la presse, et ont indiqué qu'ils demanderaient l'annulation de sa mise en examen.