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lundi 14 septembre 2015

Rétropédalage: l'Allemagne rétablit les contrôles de migrants à ses frontières

Submergée de migrants, l'Allemagne prend peur

"Inaction" de l'UE face à l'afflux continu de dizaines de milliers de migrants 


Sémantique : de clandestins (illégaux), 
on a fait des "migrants" sympas, 
puis des "réfugiés" politiques accueillis à bras ouverts;
et, à l'expérience, retour au statut de "réfugiés économiques"...
C'est le prétexte invoqué par l'Allemagne pour justifier lundi sa décision de suspendre provisoirement suspendre la libre-circulation en Europe et aussi pour faire pression sur les états-membres à la veille d'une réunion à Bruxelles consacrée à la répartition des migrants.

Le vice-chancelier, Sigmar Gabriel, a estimé lundi sur le site internet du Parti-social démocrate allemand, dont il est président, que l'Allemagne pourrait avoir à accueillir jusqu'à un million de réfugiés en 2015, largement au-delà des 800.000 migrants jusqu'alors envisagés par Berlin.

Sans concertation, les contrôles ont repris aux frontières allemandes 

Dès l'aube à Freilassing, bourgade bavaroise à la frontière autrichienne, des bouchons monstres se sont formés en raison de la réintroduction dimanche soir des contrôles frontaliers. L'objectif de Berlin est de tenter de juguler l'arrivée en masse de migrants en Allemagne, destination finale de nombre d'entre eux, notamment des Syriens, qu'ils fuient la guerre ou cherchent des conditions de vie meilleures.

Les haies d'honneurs ont cessé à Munich. 
La ville avait fait fait la Une des media en accueillant les clandestins à bras ouverts. Moins de deux semaines plus tard, proche de la saturation, la ville SPD, Verts et LGBT se replie face au déferlement de 63.000 réfugiés qui ont traversé les Balkans et l'Europe centrale. Au cours de la seule journée de samedi, quelque 13.000 demandeurs d'asile ont été comptabilisés, autant que le précédent record du 6 septembre.

"L'inaction européenne dans la crise des réfugiés a aussi conduit entre-temps l'Allemagne aux limites de ses capacités", a expliqué le vice-chancelier Sigmar Gabriel, l'adjoint social-démocrate d'Angela Merkel, au quotidien allemand Tagesspiegel de lundi. Le problème "n'est pas en premier lieu le nombre de réfugiés mais la rapidité avec laquelle ils arrivent", tempère-t-il.

La compagnie allemande du rail Deutsche Bahn a néanmoins indiqué avoir repris lundi à 05h00 GMT (07H00 locale) ses liaisons avec l'Autriche, suspendues la veille, excepté sur le tronçon Munich-Salzbourg, qui passe par Freilassing, en raison de présence de personnes non-identifiées sur la voie.

Un temps intéressée par l'afflux de la main d'oeuvre dont elle manque, l'Allemagne s'était jusqu'à présent fait l'avocat des migrants fuyant les conflits, estimant à 800.000 le nombre de demandeurs d'asile attendus cette année et faisant pression sur ses partenaires européens pour qu'ils accueillent aussi des réfugiés.

Berlin milite pour un retour à une stricte application des règles européennes 

Les règles européennes prévoient que les demandes d'asile doivent être déposées dans le premier pays d'entrée de l'UE, une norme suspendue par l'Allemagne en faveur des Syriens. A la différence de la France et du Royaume-Uni, l'Allemagne n'a jamais exercé de mandat sur la Syrie et n'a donc aucun lien historique avec sa population. 

Dans sa décision de contrôler ses frontières, l'Allemagne a  entraîné des pays amis, au premier rang desquels les pays de l'Est qui rejettent depuis des semaines l'idée allemande de quotas de répartition des réfugiés entre les 28 membres de l'UE.

Partisan d'une politique très stricte face à l'afflux de migrants, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, a salué la décision "nécessaire" de Berlin. Prague a annoncé le renforcement des contrôles à sa frontière avec l'Autriche, tout comme la police hongroise.

Hollande en a profité pour s'aligner sur Merckel.  "C'est faute de leur respect [des règles européennes] que l'Allemagne a décidé d'établir temporairement des contrôles à ses frontières", a accusé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

La Commission européenne a jugé que cette annonce "souligne l'urgence" de parvenir à un plan européen de répartition.

Un compromis semble difficile à trouver
La réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'UE à Bruxelles lundi risque de ne pas déboucher sur des mesures concrètes et consensuelles. Nombre de pays repoussent l'idée même de quotas obligatoires d'accueil, du fait de leurs capacités économiques et de leur petite population.

L'Autriche se classe au 13e rang mondial pour son PIB par habitant (8.600.000 habitants) et la Hongrie au 57e rang pour environ 10 millions d'habitants, alors que la France arrive au 20e pour 66.320.000 habitants et l'Allemagne en 18e position pour 81.000 000 habitants.
Alimentée par la guerre de religion en terres d'islam, le "printemps arabe" et la misère au Moyen-Orient et en Afrique, la crise migratoire n'enregistre aucun signe de ralentissement. Au contraire, 5.809 migrants sont entrés en Hongrie dimanche, un nombre record avant la date fatidique du 15 septembre à partir de laquelle Budapest veut rendre hermétique sa frontière avec la Serbie (et du même coup de la Macédoine - deux états tampons extérieurs à l'UE mais demandeurs d'adhésion - sur la route menant de Turquie en Allemagne, via la Bulgarie, laquelle est membre de l'UE depuis 2007.

La presse joue de l'émotion suscitée par les drames 

Suite à la suspension de facto des accords de Schengen sur la libre-circulation à la frontière germano-autrichienne, l'Allemagne a déployé  plusieurs centaines de policiers dès dimanche soir pour contrôler systématiquement voitures et passants. 
Dans la nuit, la police a ainsi arrêté au moins un passeur, transportant huit Syriens dans sa camionnette. Toujours dimanche, 34 personnes, dont quatre bébés et 11 enfants, sont morts noyés en Méditerranée, dans le naufrage de leur embarcation au large de l'île grecque de Farmakonis, à 15 kilomètres des côtes turques.

La Grande-Bretagne a quant à elle annoncé lundi la nomination d'un sous-secrétaire d'État aux réfugiés, au moment où le Premier ministre David Cameron visitait un camp de réfugiés au Liban. Londres avait promis d'accueillir 20.000 Syriens en cinq ans.

Le Brésil et le Vénézuela ouvrent leurs frontières aux Syriens



Le Brésil accueille à "bras ouverts" les réfugiés syriens, selon la présidente Dilma Rousseff, lundi, alors que ils constituent le plus grand groupe de réfugiés  actuellement présents dans le pays. Les religions non chrétiennes sont pratiquées par 3,2 % de la population: Rousseff entend y remédier !

Quant au Venezuela, il se dit prêt à en accueillir 20.000 Syriens. Or, les immigrés colombiens sont devenus les bouc-émissaires de la crise économique au Vénézuela, Caracas a décidé fin août dernier de fermer sa frontière avec la Colombie... Aussi inconcevable que cela puisse paraître de la part du successeur d'Hugo Chavez, Nicolás Maduro - tout marxiste-léniniste puis  révolutionnaire bolivarien du "Parti socialiste unifié du Vénézuela" qu'il soit - pratiquerait-il les contrôles au faciès ?


jeudi 20 août 2015

Si Berlin s'attend à 800.000 demandeurs d'asile en 2015 et appelle l'UE à agir...

...à quoi Hollande s'attend-il et que compte-t-il faire ?

L'Allemagne attend cette année "jusqu'à 800.000 demandeurs d'asile"  


Mercredi, Thomas de Maizière a exhorté l'Union européenne à agir devant cette crise sans précédent, "un record absolu", selon le ministre allemand de l'Intérieur"Nous devons tabler sur jusqu'à 800.000 demandeurs d'asile", a indiqué le ministre du gouvernement Merkel, doublant ainsi les prévisions précédentes qui faisaient état de 400.000 à 450.000 demandeurs d'asile pour 2015.

L'Allemagne, première destination des demandeurs d'asile dans l'Union européenne devant la Suède  
Le ministre allemand a reconnu que son pays doit faire face à "un vrai défi, alors que le nombre de demandeurs d'asile cette année devrait quadrupler par rapport aux 202.000 enregistrés en 2014.

Déjà spectaculaire depuis janvier, la hausse  a pris un tournant "dramatique" depuis le début de l'été. En juillet, quelque 38.000 personnes ont déposé une demande d'asile et sur les seuls 17 premiers jours d'août, ils ont été 50.000, a détaillé le ministre.
"Les flux migratoires via la mer Égée et les Balkans ont considérablement augmenté", a-t-il dit, soulignant également que la "situation en Grèce s'est détériorée" avec des arrivées massives de migrants, venus des zones de conflit comme la Syrie ou l'Irak et arrivant sur des îles grecques complètement dépassées.
L'ONU a d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme devant la menace de catastrophe humanitaire sur les îles de Kos ou Lesbos.

L'UE appelée à l'action

Sans les nommer, Thomas de Maizière a pointé du doigt certains de ses partenaires européens qui "n'accomplissent pas leurs devoirs" et ne respectent pas le droit européen en matière d'asile. Il doit aborder le sujet jeudi soir à Berlin avec son homologue français Bernard Cazeneuve.

Deux des principales portes d'entrée dans l'UE, l'Italie ou la Grèce sont accusées d'envoyer certains migrants vers d'autres Etats, notamment l'Allemagne. "Nous ne dédouanerons pas nos partenaires et la Commission (européenne) de leurs responsabilités", a-t-il lancé, "la Commission européenne doit agir contre les pays-membres qui n'assument pas leurs devoirs".

Le ministre de l'Economie social-démocrate, Sigmar Gabriel  a également accusé l'UE d'"échouer lamentablement".
l'Allemagne "ne peut à elle seule assumer comme c'est le cas actuellement la prise en charge d'environ 40% des réfugiés et demandeurs d'asile qui arrivent en Europe, a averti Th. de Maizière.

L'Allemagne souhaite l'instauration dans l'UE de quotas de répartition

Les demandeurs d'asile ne sont pas des migrants
en lien avec l'empire colonial allemand
C'est déjà sa pratique sur son territoire où chaque Etat régional se voit attribuer la prise en charge d'un certain pourcentage de demandeurs d'asile.
Pour Berlin, "une véritable politique européenne en matière d'asile" est nécessaire.

Immigration clandestine : la route des Balkans, nouveau chemin vers l'Ouest

Jugée moins dangereuse que la voie méditerranéenne, la route des Balkans est de plus en plus prisée par les passeurs pour faire entrer les migrants syriens dans l'UE. La Grèce, la Hongrie et l’Allemagne sont dépassées par le phénomène. Le trajet n’est pas nouveau, mais il est jugé plus sûr, sur la terre ferme, qu'à travers la Lybie et l'Italie, par la mer. Il comprend la traversée de la Turquie, de la Grèce, de la Macédoine, de la Serbie, de la Hongrie,

Le ministre a jugé à nouveau "inacceptable et honteux pour l'Europe" le nombre considérable de demandeurs venus de pays des Balkans et dont la requête n'a aucune chance d'aboutir. "Ils vont devoir quitter notre pays", a-t-il annoncé.
Sur les sept premiers mois de l'année, l'Allemagne a en effet enregistré 218.221 demandes d'asile, soit plus du double (124,8%) de l'an dernier sur la même période, révèle le ministère de l'Intérieur.
Ce bond a été porté par une énorme augmentation des migrants venus du Kosovo, d'Albanie et de Serbie.

De janvier à juillet, le nombre de Syriens cherchant refuge en Allemagne s'est également considérablement accru: de 16.616 sur les sept premiers mois de 2014 à 44.417 sur la même période cette année.

Les autorités allemandes, débordées, se retrouvent ainsi devant un défi logistique majeur. Certains réfugiés sont hébergés sous des tentes, dans des containers ou dans des casernes de l'armée et de nombreuses communes, qui assument une grande partie du fardeau financier, ont tiré la sonnette d'alarme.
Les administrations chargées d'enregistrer et examiner les demandes sont également complètement débordées: 250.000 demandes sont en attente à l'Office pour les migrations et les réfugiés.

Le dossier des réfugiés va occuper les Européens davantage que les plans de sauvetage financier pour la Grèce dans les années à venir, a assuré la chancelière Angela Merkel dimanche.

L'Allemagne connaît également une recrudescence des délits xénophobes, qui ciblent notamment les foyers de demandeurs d'asile, des actes qui ne sont "pas dignes de notre pays", selon Angela Merkel.

vendredi 17 juillet 2015

Mercenaire socialiste de l'économie, DSK conseillera Castro à Cuba

Hollande a-t-il vendu DSK à Cuba pour qu'il débarrasse le plancher ?

Après le nouvel état du Soudan du Sud et le gouvernement de Serbie

l'ancien président du FMI va devenir conseiller du gouvernement cubain dans le rétablissement de ses relations avec les États-Unis, annonce Politico, observateur de la sphère américaine et source d’information pour plusieurs diffuseurs.

Dominique Strauss-Kahn se délocalise à nouveau: fuite des cerveaux ?
Impliqué dans de nombreuses affaires judiciaires, il rebondit toujours, mais sa nouvelle scène politique n'est encore pas hexagonale. Hollande y serait-il pour beaucoup ?
Alors que l'ancien dirigeant du FMI va en effet dispenser ses conseils à La Havane, il revient à l'esprit que Hollande avait fait une halte à Cuba en mai 2015, en fin de tournée pré-électorale aux Antilles. D'aucuns pensait qu'il voulait s'inscrire dans la trajectoire du président Mitterrand (1974), mais il apparaît que son sens de l'Histoire est limité et qu'il n'a pas eu d'autre préoccupation que d'éloigner de Paris un rival de poids dans le désert socialiste ? 

L'international plutôt que la France 

La compétition est ouverte entre 
la montre Cartier de DSK, modèle...Pasha 
La mission de l'ancien président du FMI consisterait à aider le leader cubain dans le développement des relations entre La Havane et Washington, après le récent rapprochement diplomatique entre Cuba et les États-Unis, selon des proches du socialiste. Sa nouvelle mission devrait l'amener à fréquenter l'ancien dirigeant du pays, Fidel Castro. DSK occupe déjà le même poste auprès du gouvernement de Serbie depuis 2013.pour développer les nouvelles relations commerciales qui lient Cuba aux États-Unis

et les Rolex du 'lider maximo',
révolutionnaire bling-bling
Acquitté il y a un mois dans l'affaire du Carlton de Lille, le 12 juin dernier, DSK privilégie désormais la scène internationale, bien que son premier tweet, le 21 juin dernier, ait alimenté les spéculations sur un éventuel retour dans le paysage politique français. "Il a traversé une période très difficile; des personnes ont tenu des propos trop durs à son encontre pour qu'il fasse comme si rien ne s'était passé. Il n'a pas tourné la page en politique, mais il ne reviendra pas en France ", estime Julien Dray, proche de DSK. 

Le socialiste français a par ailleurs obtenu un statut de résident fiscal au Maroc,
un indice supplémentaire donnant à penser qu'un hypothétique retour sur la scène politique française n'est pas envisageable.

Les intermittents de la politique se donnent en location, chacun selon ses moyensCuba-DSK et Habitat-Montebourg.

lundi 15 septembre 2014

Si DSK avait été élu, la France serait alliée de Poutine

DSK, la botte secrète de Poutine

Le président russe fait appel à l’expertise de l'ancien patron du FMI
Dominique Strauss-Kahn aurait accepté la mission d'atténuer l’effet des sanctions internationales.  Après l’affaire du Sofitel, DSK se refait d’abord une santé financière en intervenant dans de nombreuses conférences, dont certaines sont rémunérées jusqu’à 150.000 euros de l’heure. 
Puis il s’associe à un homme d’affaire, Thierry Leyne, et prend la tête d’une banque d’affaire luxembourgeoise baptisée LSK. Ensemble, ils vont créer la première banque d’investissement du Soudan du Sud. Là-bas, Dominique Strauss-Kahn comprend vite que son image n'a pas été entamée par les "affaires". 

Un socialiste social-libéral français pour réformer l’économie russe 

En 2013, DSK est nommé conseiller du gouvernement serbe. 

Puis il prend le pouvoir au conseil de surveillance d’une banque russe qui dépend du géant pétrolier Rosneft, placé aujourd’hui sur la liste noire des sanctions européennes.
Pour Christopher Dembick, économiste chez Saxo Bank, cela signifie que DSK est adoubé par le Kremlin.:
"Ce n'est pas public, il ne s'affiche pas avec Vladimir Poutine, mais on ne peut pas avoir de siège dans un conseil de surveillance d'une grande entreprise sans l'aval du Kremlin. [...] Il faut bien comprendre que la Russie a énormément de potentiel mais que son économie est en grande difficulté sur le court-terme. DSK peut donc apporter son expertise."
Cet engagement de DSK auprès de Poutine intervient alors que l'Union européenne a pris de nouvelles sanctions économiques contre la Russie. En Ukraine, où Kiev gère la partie pro-occidentale sous la tutelle américaine, le cessez-le-feu dans l'est du pays pro-russe, est globalement respecté. Mais l'OSCE réclame d'urgence une solution plus durable. La recherche est en cours d'une solution politique susceptible de résoudre le conflit entre Kiev et les séparatistes russophones, selon l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. L'ONU estime pour sa part que la trêve est une première étape d'un plan de paix censé mettre fin à cinq mois de combats qui ont fait plus de 3.000 morts.
Avec l’aggravation des sanctions internationales, son choix d'apporter son soutien au gouvernement serbe a fait de DSK un expert idéal aux yeux de la Russie. Aujourd'hui, Poutine compte plus que jamais sur l'ancien patron du FMI pour dynamiser son marché intérieur et contre-carrer l'action des alliés de l'Ukraine, notamment celle de François Hollande, le président par défaut de la gauche française. 

mercredi 21 mai 2014

Affaire Léonarda: le retour prochain en France

Léonarda maquille son identité et son retour 

La famille de Léonarda a entamé des procédures pour changer de nom


 Le pied de nez de Leonarda à Valls 
Une révélation que Mediapart et Le Canard enchaîné ont tue
C'est Valeurs Actuelles qui informe d'une note confidentielle datée du 12 février, adressée par le service de sécurité intérieure (SSI) de l’ambassade de France à Pristina (Kosovo) à Manuel Valls.




La révélation qui embarrasse Hollande


Rien n'est moins vrai !
"M. Reshat Dibrani (…) père de la jeune Léonarda Dibrani, [a changé] de patronyme pour celui de Reshat TAHIRI"indique ce rapport des policiers et des gendarmes en poste. Pour une embrouille plus profonde, le nouveau patronyme "correspond à celui d’un autre membre de la fratrie (…) installé en Croatie". Au cours de leur enquête, ils se sont aperçus "que M. DIBRANI/TAHIRI […] ne se trouvait plus avec sa famille au Kosovo, à majorité albanaise et musulmane sunnite, que la Serbie ne reconnaît pas, qu’il était parti, depuis le 10 février 2014, rendre visite à son frère, installé en Serbie". Les services Français ont demandé à leurs homologues kosovars les raisons de ce changement de nom, sans obtenir de réponse.

Deux hypothèses sont envisageables. 
La famille de Leonarda cherche à obtenir la nationalité croate pour bénéficier d’une disposition du 1er juillet 2013 permettant aux citoyens croates d’entrer librement dans tous les états de l’Union européenne avec une simple carte d’identité
Les Dibrani méditent peut-être aussi d'obtenir la nationalité serbe. En effet, depuis le 30 novembre 2009, les citoyens serbes peuvent entrer dans l’espace Schengen sans visa. Dans les deux situations, en vertu d’accords européens, la famille de Léonarda peut revenir en toute légalité en France.

Les politiques embarrassés face à la révélation du rapport

Ces révélations de Valeurs actuelles plongent le pouvoir dans l’embarras. 
Avec une parfaite mauvaise foi et à quelques jours des élections européennesla presse au service de la majorité présidentielle essaie d'impliquer l’UMP. 



Cette gauche exemplaire estime en effet que l'actuelle opposition alors aux responsabilités en novembre 2009 aurait pu s'opposer à la convention permettant aux ressortissants serbes de circuler librement dans l’espace Schengen pour une durée de 90 jours quand elle a été adoptée. Libération a payé Leonarda pour recueillir ses impressions 


Réunis à l'appel notamment du syndicat lycéen FIDL
du Réseau éducation sans frontières (RESFet de la CGT Educ'action, 
des lycéens se sont rassemblés devant le rectorat de Paris, 
le jeudi 17 octobre 2013, rejoints par des enseignants.

Or, d'une part le GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés), très marqué à gauche, a milité pour que l’UE et la Serbie ne puissent pas restreindre la liberté d’aller et venir des citoyens serbes dans l’espace Schengen et, pour mémoire, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné à plusieurs reprises des États qui ont retiré ou refusé de délivrer un passeport à leurs citoyens pour les empêcher de quitter leur pays.

L'adolescente rom expulsée avec sa famille, a accueilli en pleurs l'offre "humanitaire inhumaine" faite par François Hollande de la faire revenir "seule" en France pour poursuivre sa scolarité : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille", avait-elle affirmé. Son père s'était emporté : si le retour "n'est pas possible gentiment, alors il se fera de force", a-t-il affirmé.

Les socialistes disent pourtant qu'ils ne sont pas responsables 


des possibilités qui sont aujourd’hui offertes à la famille Dibrani  (alias Tahiri, leur nouvelle identité) de revenir en France, une fois adoptée la nationalité serbe. 

Malgré la malveillance de certains media militants, au parti socialiste, on hésite encore sur la ligne à adopter. D’autant plus que c’est Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, qui a ratifié la disposition du 1er juillet 2013 permettant aux ressortissants croates d’entrer librement dans l’espace Schengen munis d’une simple carte d’identité.

"Affaire réglée", avait classé François Hollande il y a quelques mois.  
Rien n’est moins sûr.
"Aucune forme de discrimination, de stigmatisation, ne sera tolérée", clama le Président Hollande. Avant de nommer Valls à Matignon, alors qu'il a été cité à comparaître pour incitation à la haine raciale...