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samedi 17 décembre 2016

Législatives: chantage du PS sur les investitures des soutiens à Macron

Les socialistes qui soutiennent Macron menacés de ne pas obtenir l'investiture PS 

Les candidats socialistes aux législatives soutenant Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle n'auront plus l'investiture du PS

Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, n'a pas craint de brandir les sanctions, samedi 17 décembre. "Tous les candidats ont reçu (...) copie d'un courrier du président de la commission nationale des conflits qui est un rappel statutaire et qui dit quelque chose de simple : être candidat socialiste aux législatives, c'est soutenir le candidat socialiste à l'élection présidentielle", a déclaré Christophe Borgel, jugulaire, jugulaire (ci-dessous, à droite). 
"La conséquence de ce rappel, c'est qu'à l'issue" de la primaire de la gauche qui désignera le candidat socialiste à la présidentielle, "ceux qui ne le soutiennent pas n'auront plus l'investiture socialiste", a-t-il poursuivi, faisant ainsi directement allusion aux soutiens d'Emmanuel Macron, avec la promesse de mener  tout ce petit monde à la schlague. 

400 circonscriptions investies pour les législatives 

Après avoir fondé son parti En Marche !, l'ancien 
ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle assure avoir l'appui de plusieurs députés socialistes, dont le député du Finistère, Richard Ferrand, opposé aux manifestations des "Bonnets Rouges" contre l'écotaxe poids lourds, secrétaire général d'En Marche !, ou encore le député de la Manche, Stéphane Travert, la députée des Côtes-d'Armor, Corinne Erhel et le député des Alpes de Haute-Provence, Christophe Castaner, qui largue Manuel Valls.

Tous revendiquent la double appartenance PS et En Marche ! alors que, samedi, le PS a investi ses candidats dans 400 circonscriptions, sans que la direction du parti n'ait décidé de leur retirer l'investiture pour les élections législatives. 
Environ 150 restent "gelées" jusqu'à février, notamment dans la perspective d'accord électoraux avec des partenaires.

lundi 20 juin 2016

Encore trois attaques de permanences du Parti socialiste

Dégradations contre des locaux du PS en Côte-d'or, à Paris et dans le Gard

Trois nouvelles permanences du PS ont été la cible de protestataires, signe d"un "climat de violence inacceptable"

Le Parti socialiste a condamné lundi ces nouvelles dégradations, le même  week-end, sur fond de contestation du projet de loi travail. 

En Côte-d'or, c'est la permanence du député Laurent Grandguillaume, déjà ciblée en mai, qui a été visée. "Tout est fait pour nous empêcher de faire notre travail parlementaire", a-t-il tweeté lundi. 

A la fédération du PS à Paris, des vitres ont été brisées, des insultes ("collaborateurs, menteurs...") inscrites et un liquide a été déversé dans le hall, a précisé le parti. 
Dans le Gard, l'attaque était directement en lien avec la contestation de la loi travail, a-t-on ajouté. 

Condamnation des méthodes socialistes

Le PS  "condamne, à nouveau, avec une extrême fermeté ces exactions commises à l'encontre de ses bâtiments et parfois de ses militants et de ses personnels". Cambadélis "rappelle qu'il porte plainte systématiquement et espère que les enquêtes aboutiront". Pression sur la justice ou mise en garde? 

Au moins une trentaine de locaux du PS ou permanences d'élus socialistes ont été pris pour cible depuis la fin février, 
début de la contestation contre le projet de loi El Khomri, subissant divers types de dégradations (tags, vitres brisées, locaux emmurés, etc.). Le mouvement s'est amplifié depuis que Manuel Valls a décidé d'employer l'article 49-3.



Parmi les permanences d'élus, vandalisées le 16 mai, citons celle de la présidente de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton, dont la façade a été de nouveau couverte d'affiches à Toulouse. Le 3 mai dernier ses locaux avaient été occupés, sans dégradations, par des syndicalistes. Pourtant la députée, assez critique, n'est pas au nombre des soutiens les plus actifs à la loi El Khomri.
Davantage occultés, les dégâts au domicile d'un ancien ministre de Hollande. 
Tandis que les locaux du député de Côte-d'Or, Laurent Grandguillaume, étaient couvert d'affiches et d'inscriptions, c'était le domicile du maire de Dijon, François Rebsamen, qui était souillé. Comme le député PS, l'ancien ministre du Travail annonce son intention de porter plainte suite aux dégradations commises dans la nuit de dimanche à lundi.
Même cause, mêmes effet pour le député Alexis Bachelay, co-fondateur avec Yann Galut de La Gauche forte, collectif de parlementaires PS, adversaire déclaré du 49-3 et dubitatif sur la loi travail. Il s'est à son tour plaint ce mardi sur Twitter de dégradations sur sa permanence à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). «Loi Travail, loi pourrie, député vendu!» ont écrit les manifestants.

C'est ainsi que des militants de la CGT ont muré la permanence toulousaine de Christophe Borgel, secrétaire national aux élections du PS. "Ce genre de geste est parfaitement scandaleux, ça fait plus de trente permanences attaquées depuis le début de la contestation", s'indignait-il, alors que selon les affiches placardées sur la façade, les militants d'extrême gauche réclamaient notamment la semaine de 32 heures.
"Au moins, le mur de parpaing, c'est un symbole qui va dans le sens de la ligne de François Hollande, assurait Borgel: on dit, en économie, que quand le bâtiment tout va !" Droit dans le mur...

mardi 8 septembre 2015

Accueil de migrants: François Baroin recadre la propagande officielle amplifiée par les media

Le président de l'Association des maires de France met la presse et les associations au clair

Des communes françaises accueilleront des migrants, mais "uniquement les réfugiés et naufragés", précise François Baroin

Les communes françaises accueilleront des migrants, mais avec l'aide de l'État. C'est le message de nombreux maires de l'Association des petites villes de France (APVF, présidée par une ambitieuse petite crevure ardéchoise, Olivier Dussopt, PS, et apparatchik sans aucune expérience de la vraie vie), et de François Baroin, le président de l'Association des maires de France (AMF), association dont la représentativité (35.528 maires sur 36.681 communes) en fait l'un des interlocuteurs incontournables des pouvoirs public, ancien ministre et maire de Troyes (Les Républicains).

Il confirme que les communes accompagneront "l'État dans cette mission", faisant référence à "l'honneur de notre pays, pays de la Déclaration des droits de l'homme". Le président de l'AMF a précisé que cet accueil sera limité "aux réfugiés et aux naufragés", rappelant ensuite que "c'est à l'État d'assurer l'accueil, la mise à disposition des moyens, de négocier avec l'Europe les moyens financiers, de proposer une méthode, des calendriers, des partenaires, une organisation générale."

Les aides financières prévues seront peut-être versées

"Fidèles à la tradition humaniste de la France, (...) de nombreux maires, lorsqu'ils disposent des moyens suffisants, sont à pied d'oeuvre en mobilisant leurs outils municipaux", écrit l'APVF dans un communiqué. "Les collectivités ne pourront cependant pas résoudre seules ce défi européen et international : le rôle de l'État dans la résolution de cette crise est essentiel."

Un plan d'action, présenté en juin par le gouvernement, prévoit des aides financières afin d'accélérer le traitement des dossiers des demandeurs d'asile et de créer de nouvelles places dans les centres d'accueil. Ces aides sont-elles arrivées ? Si, en Haute-Garonne, le socialiste Christophe Borgel répondait par l'affirmative, il serait un veinard privilégié, mais suspect... Lien Pasidupes

Des maires appellent à l'aide

"La création (...) de 11.000 places d'hébergement supplémentaires est une bonne nouvelle, mais elle pourrait rapidement se révéler insuffisante face à l'ampleur de cette crise", s'alarme l'APVF, qui se dit cependant "consciente des efforts engagés" par l'État.

Les maires des petites villes de France "souhaitent que ces moyens puissent être pérennisés le temps nécessaire" mais sans que cela se fasse au détriment de "la prise en charge des plus précaires, notamment pour ce qui concerne l'hébergement d'urgence des personnes sans abri".


Comment ne pas sacrifier la population de France ?
L'APVF appelle par ailleurs l'État à tenir compte, dans l'organisation de l'accueil des migrants, de la situation de chaque ville : capacité d'accueil, conditions économiques, sociales et financières, mais aussi "efforts déjà engagés par ceux (...) qui, depuis de nombreuses années par exemple, travaillent avec les structures gestionnaires des centres d'accueil des demandeurs d'asile installés sur leur territoire". Ainsi la propagande des associations met en exergue l'investissement des mairies  de son choix, mais ne précise pas que nombre de ces communes ont déjà fait dans l'été 2014 le choix des Syriens chrétiens persécutés.

Le ministre de l'Intérieur et des Cultes recevra des maires désireux de participer à l'accueil des migrants.
Bernard Cazeneuve annonce en effet une réunion de travailpour samedi.

Lundi, Hollande a assuré, mais un peu vite, que la France est prête à accueillir 24.000 personnes de plus sur deux ans. Le beau parleur se soumet ainsi à la Commission européenne qui lui a imposé cette semaine les quotas qu'il refusait huit jours plus tôt.


lundi 7 septembre 2015

Ces villes de France qui vont fournir l'avoine au cheval de Troie de Daesh

Les villes collabos de Bachar al-Assad, au nom du droit d'asile de réfugiés 

Des villes de France prennent en charge les opposants du "dictateur" syrien !

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, les félicite.
Image pour le résultat associé aux actualitésMais aucune aide financière...
Il a annoncé ce dimanche la tenue d'une réunion le 12 septembre prochain avec les maires prêts à accueillir des réfugiés dans leurs communes. 

Qui sont donc ces maires  qui se portent volontaires sans consulter leur habitants ?  Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a  appelé à "la constitution d'un réseau de villes solidaires" jeudi. Plusieurs communes de l'Hexagone se sont immédiatement portées volontaires.

Les maires de onze communes situées au sud de Toulouse ont été parmi les premiers à se déclarer "prêts à accueillir" des migrants, après l'image "insoutenable" d'Aylan. Le petit Syrien mort noyé sur une plage turque. 
A l'initiative de Christophe Borgel, député PS, les onze élus ont donc publié un appel intitulé "Nous sommes prêts à accueillir". Les maires concernés sont socialistes, divers-gauche ou divers-droite. Ils dirigent les petites communes de Saubens, Labarthe-sur-Lèze, Pins-Justaret, Roques-sur-Garonne, Pinsaguel, Eaunes, Villate, Roquettes, Lagardelle-sur-Lèze ou Portet-sur-Garonne: l'étalage impressionnant de tous ces villages interpelle, mais à y bien regarder, ils ont tous pour point commun d'appartenir à l'arrondissement de Muret, canton de Portet-sur-Garonne, lequel fait partie de la neuvième circonscription de la Haute-Garonne, laquelle est de la 9e circonscription de Haute-Garonnela circonscription de... Borgel. Etonnant, non ? Et les professionnels de la presse se sont laissés balader par le député socialiste sans rien soupçonner ? Le patron socialiste de la zone - un proche de Jean-Christophe Cambadélis et un apparatchik du PS à qui on ne connaît non plus aucune profession à part inspecteur d'académie dont la nomination a fait scandale-  écrit le mot 'manipulation' avec un M majuscule... Les media, au premier rang desquels l'AFP, se prêtent à cette intox de l'opinion.
 
L'offre rencontre-t-elle la demande ?

La ministre du Logement ne bronche pas.
Sylvia Pinel est également ministre de l'Egalité des territoires et de la Ruralité mais reste fort discrète... Or, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, elle était elle-même députée de Haute-Garonne et fille d'éleveurs bovins actuellement en détresse, mais ne sera pas tête de liste PRG en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées : la secrétaire d’Etat socialiste Carole Delga lui a été préférée par Borgel, secrétaire national du PS aux élections.

La liste s'est allongée sans elle: Rennes, Strasbourg, Metz, Lille, Rouen, Cherbourg, Alençon, Nancy, Clermont-Ferrand, Aubusson, Caen ou encore Besançon ont rejoint le réseau des villes solidaires. 
Olivier Bianchi, le maire PS de Clermont-Ferrand, a notamment indiqué que la capitale auvergnate serait prête à recevoir prochainement sept familles de réfugiés syriens. Dans un second temps, 200 familles devraient être hébergées dans la région. 

Les moyens qui n'ont pas été dégagés pour les sans-abri sont déjà activement mis en oeuvre pour les illégaux syriens ou afghans. "Notre ville met à disposition gratuitement des bâtiments temporairement inutilisés de son parc immobilier pour des familles qui ont déposé une demande d'asile, détaille Nathalie Appéré, la maire de Rennes sur son blog. Ce sont près de 100 familles qui sont ainsi hébergées". 
De son côté, la maire de Lille a annoncé que deux résidences de la ville de Lille seraient utilisées pour héberger "une centaine de réfugiés". 

Plus de 300.000 réfugiés en France en 2014 

Mais certaines villes n'ont pas attendu l'appel formulé par le Parti socialiste pour répondre à l'urgence de la situation. A ce titre, Rennes a déjà hébergé 35 réfugiés syriens depuis novembre dernier, avant même l'emballement humanitaire des media. La mort du petit Aylan n'est pas non plus pour quoi que ce soit à Joigny,  ville de l'Yonne qui compte moins de 10.000 habitants et qui a également permis à trois familles venues de Syrie de trouver un toit dès le début de l'année 2015. Les exemples avancés par la presse démontrent que l'émotion ne s'est encore pas traduite dans les actes.

24.000 migrants affectés à la France, si les Français le veulent bien...
Le haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a appelé vendredi à la répartition d'au moins 200.000 demandeurs d'asile dans l'Union européenne. En 2014, le nombre de réfugiés en France s'élève à 309.330 personnes, de toutes origines confondues.

Les mairies zélées vont au devant d'un affront
Les migrants sont très attirés par l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni. Beaucoup moins par la France.

samedi 6 septembre 2014

Les élus écolos d'EELV voteront-ils contre la confiance au gouvernement Valls 2 comme promis

Qui croire depuis la reculade des "frondeurs" socialistes?

Verdict le 16 septembre: 
Valls engagera la responsabilité de son nouveau gouvernement devant l'Assemblée nationale, 145 après le précédent...
Certains députés Europe Écologie-les Verts ont déjà  choisi d'appeler à ne pas voter la confiance à Valls II. Un coup de menton de plus à gauche, notent les observateurs. En avril dernier, des députés socialistes se disaient tellement courroucés par le plan du Premier ministre prévoyant 50 milliards d'économie et d'austérité qu'ils avaient fait du chantage sur leur vote. Le pacte de stabilité prévoit quatre milliards d'euros d'économies, dont 1,6 milliard du budget de l'État, pour poursuivre l'illusoire réduction du déficit public à 3,8 % du PIB.
Une fronde qui avait conduit le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, à mettre en garde les parlementaires de l'aile gauche du PS sur les conséquences de ce qui était perçu comme un "acte de défiance" vis-à-vis du gouvernement.
Au final, tous -sauf 3- avaient obtempéré (Bapt, Barbara Romagnan, Carine Petit, Isabelle Thomas, Laurianne Deniaud, Mathieu Hanotin, Razzye Hammadi, Régis Juanico, Thierry Marchal-Beck), y compris Arnaud Leroy, Christian Paul, Pascal Cherki, Daniel Goldberg, Fanélie Carrey-Conte, Jean-Marc Germain (époux Anne Hidalgo), Laurent Baumel, Pouria Amirshahi, qui faisaient partie de la liste des 90 signataires du texte réclamant un nouveau "contrat de majorité", avaient finalement décidé de se rallier et d'approuver le plan d'économies soumis au vote de l'Assemblée. "Le gouvernement a répondu à une partie de nos démarches", assura Catherine Lemorton (Haute-Garonne).
Députée socialiste godillot et railleuse

Gérard Bapt quant à lui estima soudain que "les mesures annoncées sont positives". "On n'est ni godillots, ni déloyaux", lança Christophe Borgel qui opta pour "une attitude de confiance exigeante" !
Il y avait eu 67 abstentions : 41 socialistes (dont L. Baumel, D. Batho, F. Carrey-Conte, H. Emmanuelli, P. Amirshahi, Florence Delaunay, JM Germain, D. Goldberg, PA. Muet, Ph. Noguès ou J. Guedj), trois UMP, 17 UDI, deux écologistes (Denis Baupin et Jean-Louis Roumégas), un élu d'Outre-mer, un non-inscrit et Jean Lassalle (MoDem). 
Ont voté contre, les deux coprésidents du groupe EELV (Barbara Pompili et François de Rugy), ainsi que Sergio Coronado, Noël Mamère et Eva Sas. En revanche, 3 députés écologistes ont voté pour (Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac).

Si donc la position des députés "frondeurs" agite les rangs socialistes, Manuel Valls se déclare serein sur l'issue du vote, au vu de la détermination molle des braillards. Les radicaux de gauche et les socialistes s'étaient couchés devant le Premier ministre, tout comme 10 des 18 députés écologistes. A la fin de ce psychodrame, Manuel Valls avait remercié "la majorité pour son soutien franc, loyal et massif".

Frondeurs PS en meute: Laurent Baumel, 
Christian Paul et J.-M. Germain
Plus tôt, l'exécutif avait déjà fait pression sur sa majorité parlementaire contre un "risque d'enlisement", en cas de blocage sur les textes budgétaires et la réforme territoriale. "Je ne souhaite pas la dissolution mais je ne serai pas le chef d'un gouvernement qui n'avance pas", avait-il averti le locataire de Matignon. Et s'ils n'ont pas voulu "s'opposer à la mise en oeuvre d'une mesure de réduction d'impôts qui va bénéficier à 3,7 millions de ménages modestes", les "frondeurs" avaient déjà prévenu qu'ils ne voteraient pas "en l'état" le projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale, qui comporte les premiers allègements de cotisations du pacte de responsabilité avec les entreprises et dont le vote solennel a eu lieu le 8 juillet. 

Deux textes internes à EELV demandent aux parlementaires verts de voter contre la confiance

Le premier d'entre eux, intitulé 'Gouvernement Valls II : l'impossible confiance', est signé par des cadres du parti réputés proches de Cécile Duflot, note  le Journal du Dimanche. Parmi les signataires, on trouve David Cormand, n°2 du parti, ou encore Philippe Meirieu, Jean-Sébastien Herpin, Florence Pelissier, etc.
Et voici ce qu'on peut y lire :
Ce gouvernement a choisi de déchirer le compromis historique de la majorité de 2012 au profit d'une convergence idéologique avec un libéralisme effréné. […]
Notre responsabilité n'est pas de nous compromettre. […] Nous appelons donc tous les parlementaires n'ayant pas abdiqué à changer le réel au profit de la solidarité, de la démocratie, de la justice et de l'écologie, à refuser d'accorder leur confiance à ce gouvernement en votant contre le 16 septembre.
Mais ce n'est pas le seul texte qui appelle à voter contre la confiance. 
Un second, Nous n'avons plus confiance !, circule également dans les rangs écolos. Celui-ci est signé par l'ancien ministre de l'Environnement Yves Cochet, Françoise Alamartine, le maire du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault, le conseiller de Paris Jérôme Gleizes et l'ancienne porte-parole d'EELV Elise Lowy.
Ils dénoncent "l'orientation du gouvernement Valls II" qui, selon eux, "n’a plus rien à envier aux politiques conduites par la droite". Ils ciblent également le nouveau patron de Bercy Emmanuel Macron :
La nomination comme ministre de l’Economie d’un ancien banquier d’affaires est à cet égard un symbole fort. […] Nous appelons donc les parlementaires écologistes et de gauche à voter contre la confiance au gouvernement.
En avril 2014, lors du vote de confiance sur Valls I, un député écolo sur 17 avait voté contre
six Verts radicaux s'étaient abstenus avec les 41 socia- listes, trois UMP, 17 UDI, deux écolo- gistes, un élu d'Outre-mer et un non-inscrit, Jean Lassalle (MoDem), sur un total de 26 abstentions (11 socialistes, 3 radicaux de gauche, 3 UDI, 1 élu de la gauche démocrate et républicaine, 1 UMP et 1 non inscrit).

Ces 11 députés PS qui avaient refusé leur soutien au gouvernement Valls 1 sont P. Amirshahi, F. Carrey-Conte, N. Chabanne, p. Cherki, JP. Dufau, H. Emmanuelli, Guedj, Ph. J. Noguès, Romagnan, Sebaoun, S. Tallard.

En juillet 2012, 306 députés avaient voté pour (contre 239). En juillet 2012, Jean-Marc Ayrault avait obtenu la confiance par 302 voix, mais 27 députés socialistes n'avaient pas pris part au vote car la plupart étaient devenus membres du gouvernement et ne pouvaient alors ni voter, ni déjà être remplacés par leurs suppléants.

Avaient voté contre le pacte de stabilité, les trois chevènementistes du Mouvement républicain et citoyen (MRC), 192 UMP, 7 UDI, 12 écologistes, 12 députés du Front de gauche ou de leurs alliés ultra-marins et six non-inscrits, dont les deux députés du FN.