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vendredi 27 septembre 2019

Le Rwanda prend part à l'accueil des premiers migrants en provenance de Libye

Un exemple à suivre par les voisins des pays d'émigration 

Le Rwanda a accueilli ce jeudi soir le premier groupe de migrants, "réfugiés" et "demandeurs d'asile" ayant transité par la Libye 


Ces migrants ont été accueilli jeudi 26, dans le cadre d'un accord signé récemment entre ce pays, le Haut Commissariat aux réfugiés et l'Union africaine (UA), un mécanisme d'urgence pour répondre aux besoins humanitaires pressants de migrants et réfugiés détenus en Libye.
L'avion affrété par le Haut Commissariat aux réfugiés a atterri à Kigali cette nuit. A son bord, 59 hommes et 7 femmes, en grande majorité Erythréens, mais aussi Somaliens et Soudanais. Le plus jeune migrant en provenance des centres de détention libyens est un bébé de 2 mois et le plus âgé un homme de 39 ans.
La plupart des migrants dits originaires de Libye ne sont pas des Libyens, mais des Africains et donc, les solutions durables sont d’abord et avant tout à mettre en œuvre sur le continent noir, puisque les plus gros contingents sont au Soudan, en Ouganda et en Ethiopie, pays voisins du Rwanda et du Niger.
Ils ont été accueillis en toute discrétion, très loin des journalistes qui n'ont pas eu accès à l'aéroport international de Kigali. "Ce ne sont pas des gens qui reviennent d'une compétition de football avec une coupe et qui rentrent joyeux. Non, ce sont des gens qui rentrent traumatisés et qui ont besoin d'une certaine dignité, de respect. Ils étaient dans une situation très chaotique", explique Olivier Kayumba, secrétaire permanent du ministère en charge de la gestion des Urgences: un message à l'attention des associations et collectifs européens qui mettent en scène la détresse des migrants, et cela, avec la participation des chaînes de radio et télévision en continu, mais aussi de la presse écrite.

Des bus les ont ensuite acheminés vers le site de transit de Gashora, à environ 60 km au sud-est de Kigali. Pour l'heure, cette structure peut accueillir  un millier de personnes, mais dont la capacité peut être portée rapidement à 8.000, selon le responsable rwandais.
L’Union européenne a aussi mis une part de sa politique de développement au service d’objectifs migratoires, avec la création d’un Fond fiduciaire d’urgence pour l’Afrique en 2015, qui vise notamment à développer la capacité des Etats africains à mettre en œuvre leur propre politique migratoire et à améliorer la gestion de leurs frontières. C’est le cas notamment au Niger où l’Union européenne a soutenu les autorités pour combattre les réseaux de passeurs et contrôler les passages vers la Libye.

Craignent la concurrence pour leur fonds de commerce, des ONG politisées ont accusé le Rwanda. 
Elles dénigrent l'action humanitaire de ce pays d'Afrique de l'Est - qui accueille déjà près de 150.000 réfugiés venus de RDC et du Burundi -, dénonçant une opération de prestige pour redorer l'image d'un régime qui viole, selon elles, les droits de l'homme. Ainsi, Camille Le Coz, analyste au sein du think tank Migration Policy Institute (Europe, officine basée à  Bruxelles), affirme-t-elle que "faire valoir la solidarité avec les migrants africains en Libye est un bon coup politique, à la fois sur la scène internationale et avec ses partenaires africains".

Or, le Rwanda s'est mobilisé dès novembre 2017, suite à la publication par CNN d’une vidéo révélant l’existence de marchés aux esclaves en LibyeDepuis 2017, près de 4.000 réfugiés ont été évacués de Libye, dont 2.900 au Niger. La plupart d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux ou sont en attente de réinstallation. Mais du fait de la reprise des combats en Libye cet été, ce mécanisme est vite apparu insuffisant. L’option d’organiser des évacuations vers le Rwanda a donc été réactivée et a donné lieu à des discussions avec Kigali, le HCR, l’UA mais aussi l’UE sur les aspects financiers.
Olivier Kayumba s'indigne de cette accusation. "Nous agissons pour des raisons humanitaires et par panafricanisme", rappelle le Rwandais, lequel fait valoir l'évidence : les soutiens du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) - qui est un programme de l'ONU - et de l'Union africaine (UA, ex-OUA) ), réunissant 32 Etats à Addis-Abeba en Ethiopie - dont l'objectif est la promotion de la démocratie, des droits de l'Homme et du développement à travers l'Afrique -, des organisations légitimes, ce que ne sont pas les organisations non-gouvernementales.
Selon les termes de l'accord, le Rwanda accueille provisoirement 500 migrants bloqués dans les camps en Libye, avant de trouver des pays d'accueil. Parmi les options, un pays dans lequel ces réfugiés ont reçu l’asile dans le passé. Cela peut par exemple s’appliquer à des Erythréens réfugiés en Ethiopie, avant de partir vers l’Europe. Mais les garde-côtes libyens, financés par l’U-E, continuent d’intercepter des clandestins qui partent vers l’Italie.

mercredi 3 février 2016

Le Danemark et la confiscation tranquille des biens des migrants

Confisquer les biens des migrants ? Des pays d'Europe entrent en légitime défense

Le Danemark a entériné sa réforme controversée du droit des étrangers visant à décourager les candidats à l'asile
Le Danemark s'est protégé en faisant fi des conventions internationales et des critiques, le mardi 26 janvier. Le gouvernement danois se réserve le droit de financer leur prise en charge par la confiscation des biens de valeur des migrants à leur arrivée. Accusé par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) de nourrir "la peur et la xénophobie", ce qui n'a rien à voir avec le financement du coût de leur accueil forcé, et tancé par les Nations unies, qui reste un observateur lointain et inerte, l'Union européenne, l'OSCE et les organisations humanitaires, incapables de s'adapter à une problématique qu'ils n'avaient pas anticipée, le Danemark souverain - partiellement membre de l'Union européenne - maintient le cap, fort du soutien de son opinion publique.
Selon les sondages, l'immigration est la préoccupation n°1 de 70% des Danois, dans un pays riche qui ne connaît pas le chômage. 

Les critiques relèvent donc d'un simple quiproquo, explique le gouvernement 

C'est le "projet de loi le plus mal compris de l'histoire du Danemark", analyse ainsi le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen (2009 à 2011 et à nouveau depuis 2015), dont le gouvernement libéral, minoritaire, est soutenu par les anti-immigration du Parti populaire danois, le bloc de droite n'étant majoritaire que d'un siège. En France, le PS, parti présidentiel a perdu la majorité absolue en janvier 2015, faut-il le rappeler, et compte 287 députés.

"Beaucoup de réfugiés affluent à nos frontières, nous sommes soumis à une pression énorme", s'est encore justifiée la ministre en charge de l'Immigration, de l'Intégration et du Logement, entendue à Bruxelles par la Commission des libertés civiles du Parlement européen. 

Le projet de loi prévoit aussi de diminuer les droits sociaux des migrants et d'allonger les délais d'octroi du permis de séjour permanent et de regroupement familial. 

Un dernier délai que Copenhague a décidé de porter de un à trois ans. Les organisations internationales, dont la gestion de l'accueil n'est pas le problème, s'alarment de ces restrictions imposées aux conditions de séjour et au regroupement familial. Les migrants vont être confrontés à "un choix impossible", estime Amnesty International : "Soit ils vont entreprendre avec leurs enfants et leurs proches des voyages périlleux, soit ils vont les laisser sur place et connaître une séparation prolongée, tandis que les membres de leur famille continuent à souffrir des horreurs de la guerre", dans le pire des cas, et que les Nations Unies tardent par ailleurs à régler sur les zones de conflits. 

Dans un courrier du 15 janvier au gouvernement danois, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Nils Muiznieks, un Letton qui a bâti sa carrière sur les droits des vulnérables, des minorités et des personnes handicapées, les droits des femmes, les droits de l'enfant, les droits des réfugiés ou , a estimé que cette question du regroupement familial des clandestins soulève des questions de "compatibilité" avec la Convention européenne des droits de l'Homme et la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant. Malgré tout, le Parlement danois a adopté à une écrasante majorité la loi d'immigration comportant la confiscation des effets des migrants, mardi 26 janvier. Pour s'assurer du soutien des sociaux-démocrates, premier parti d'opposition, et de deux petites formations de droite, le gouvernement a consenti des amendements. Il a notamment relevé le seuil de la valeur des biens confiscables - les liquidités des migrants doivent excéder 10.000 couronnes danoises (1.340 euros) et leurs effets personnels 10.000 couronnes au lieu de 3.000 - et accorde aux demandeurs d'asile le droit de garder leurs alliances et tout objet de valeur sentimentale.  

La confiscation des biens des migrants s’étend en Europe

En Suisse, remise de tous les biens valant plus de 913 euros 
Selon la même logique, les demandeurs d’asile en Suisse doivent désormais remettre aux autorités tous les biens valant plus de 1.000 francs suisses (913 euros) à leur arrivée sur le territoire helvétique.
Dans une annonce faite le 15 janvier, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) – l’autorité suisse responsable des réfugiés – a justifié cette mesure par la loi suisse en vigueur, qui exige que les migrants contribuent, dans la mesure du possible, aux coûts de leurs demandes d’asile et de la fourniture d’une assistance sociale.
"Si une personne s’en va de son plein gré dans un délai de sept mois, cette personne pourra récupérer son argent et l’emporter avec elle. Dans le cas contraire, l’argent couvrira les frais engagés", a expliqué un porte-parole du SEM.
En pourcentage de la population, la Suisse arrive largement en tête des destinations d'immigration en Europe.

La Confédération a accueilli 125.600 migrants en 2012, dernière année pour laquelle l'OCDE dispose de données complètes, écrit l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans son rapport annuel sur les migrations.
Ce chiffre correspond à 1,6% de la population helvétique. La Suisse devance ainsi la Norvège (1,2%) et l'Australie (1,1%). L'immigration s'est poursuivie en 2013, avec 136.200 nouvelles arrivées, ajoute l'OCDE. (Le Matin, 2014)

L'an dernier (2015), 144.939 étrangers ont immigré en Suisse et 73.444 ont quitté le pays. Le nombre d'étrangers établis en Suisse continue de croître, mais l'immigration nette a de nouveau reculé l'an passé, de 9,4%. (Le Matin, 28 janvier 2016)
En Allemagne, saisie au-delà de 350 ou de 750 euros, selon les régions
L'orientation politique de ce qutidien -souvent cité 
par la presse hexagonale- ne fait pas de doute...


Outre-Rhin, en Bavière et dans le Bade-Wurtemberg, les autorités procèdent également à la confiscation des biens personnels des demandeurs d’asile, comme l’a indiqué une information de Bild. Le ministre de l’intérieur de Bavière, Joachim Herrmann (CSU), a en effet expliqué au journal allemand que, dans sa région, "les demandeurs d’asile sont fouillés à leur arrivée pour leurs papiers, leurs biens de valeur et leur argent".
Ces derniers peuvent être saisis, si leur valeur excède 750 euros et qu’une demande de remboursement a été lancée. Dans le Bade-Wurtemberg, la police peut saisir les liquidités à partir de 350 euros.

Pour la députée Ulla Jelpke (Die Linke, gauche marxiste et antilibérale, proche de Mélenchon), citée par le Tagesspiegel, le procédé est "disproportionné ".
"Celui qui demande asile utilise un droit fondamental. Même en cas de rejet, cela ne peut pas être associé à des coûts."
Selon la commissaire fédérale à l’intégration, Aydan Özoguz (SPD, social-démocrate), les deux Länder respectent la législation allemande, selon laquelle un demandeur d’asile doit d’abord utiliser ses propres ressources. "Ce qui inclut également les bijoux de famille", a-t-elle précisé à Bild.

lundi 7 septembre 2015

Ces villes de France qui vont fournir l'avoine au cheval de Troie de Daesh

Les villes collabos de Bachar al-Assad, au nom du droit d'asile de réfugiés 

Des villes de France prennent en charge les opposants du "dictateur" syrien !

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, les félicite.
Image pour le résultat associé aux actualitésMais aucune aide financière...
Il a annoncé ce dimanche la tenue d'une réunion le 12 septembre prochain avec les maires prêts à accueillir des réfugiés dans leurs communes. 

Qui sont donc ces maires  qui se portent volontaires sans consulter leur habitants ?  Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a  appelé à "la constitution d'un réseau de villes solidaires" jeudi. Plusieurs communes de l'Hexagone se sont immédiatement portées volontaires.

Les maires de onze communes situées au sud de Toulouse ont été parmi les premiers à se déclarer "prêts à accueillir" des migrants, après l'image "insoutenable" d'Aylan. Le petit Syrien mort noyé sur une plage turque. 
A l'initiative de Christophe Borgel, député PS, les onze élus ont donc publié un appel intitulé "Nous sommes prêts à accueillir". Les maires concernés sont socialistes, divers-gauche ou divers-droite. Ils dirigent les petites communes de Saubens, Labarthe-sur-Lèze, Pins-Justaret, Roques-sur-Garonne, Pinsaguel, Eaunes, Villate, Roquettes, Lagardelle-sur-Lèze ou Portet-sur-Garonne: l'étalage impressionnant de tous ces villages interpelle, mais à y bien regarder, ils ont tous pour point commun d'appartenir à l'arrondissement de Muret, canton de Portet-sur-Garonne, lequel fait partie de la neuvième circonscription de la Haute-Garonne, laquelle est de la 9e circonscription de Haute-Garonnela circonscription de... Borgel. Etonnant, non ? Et les professionnels de la presse se sont laissés balader par le député socialiste sans rien soupçonner ? Le patron socialiste de la zone - un proche de Jean-Christophe Cambadélis et un apparatchik du PS à qui on ne connaît non plus aucune profession à part inspecteur d'académie dont la nomination a fait scandale-  écrit le mot 'manipulation' avec un M majuscule... Les media, au premier rang desquels l'AFP, se prêtent à cette intox de l'opinion.
 
L'offre rencontre-t-elle la demande ?

La ministre du Logement ne bronche pas.
Sylvia Pinel est également ministre de l'Egalité des territoires et de la Ruralité mais reste fort discrète... Or, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, elle était elle-même députée de Haute-Garonne et fille d'éleveurs bovins actuellement en détresse, mais ne sera pas tête de liste PRG en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées : la secrétaire d’Etat socialiste Carole Delga lui a été préférée par Borgel, secrétaire national du PS aux élections.

La liste s'est allongée sans elle: Rennes, Strasbourg, Metz, Lille, Rouen, Cherbourg, Alençon, Nancy, Clermont-Ferrand, Aubusson, Caen ou encore Besançon ont rejoint le réseau des villes solidaires. 
Olivier Bianchi, le maire PS de Clermont-Ferrand, a notamment indiqué que la capitale auvergnate serait prête à recevoir prochainement sept familles de réfugiés syriens. Dans un second temps, 200 familles devraient être hébergées dans la région. 

Les moyens qui n'ont pas été dégagés pour les sans-abri sont déjà activement mis en oeuvre pour les illégaux syriens ou afghans. "Notre ville met à disposition gratuitement des bâtiments temporairement inutilisés de son parc immobilier pour des familles qui ont déposé une demande d'asile, détaille Nathalie Appéré, la maire de Rennes sur son blog. Ce sont près de 100 familles qui sont ainsi hébergées". 
De son côté, la maire de Lille a annoncé que deux résidences de la ville de Lille seraient utilisées pour héberger "une centaine de réfugiés". 

Plus de 300.000 réfugiés en France en 2014 

Mais certaines villes n'ont pas attendu l'appel formulé par le Parti socialiste pour répondre à l'urgence de la situation. A ce titre, Rennes a déjà hébergé 35 réfugiés syriens depuis novembre dernier, avant même l'emballement humanitaire des media. La mort du petit Aylan n'est pas non plus pour quoi que ce soit à Joigny,  ville de l'Yonne qui compte moins de 10.000 habitants et qui a également permis à trois familles venues de Syrie de trouver un toit dès le début de l'année 2015. Les exemples avancés par la presse démontrent que l'émotion ne s'est encore pas traduite dans les actes.

24.000 migrants affectés à la France, si les Français le veulent bien...
Le haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a appelé vendredi à la répartition d'au moins 200.000 demandeurs d'asile dans l'Union européenne. En 2014, le nombre de réfugiés en France s'élève à 309.330 personnes, de toutes origines confondues.

Les mairies zélées vont au devant d'un affront
Les migrants sont très attirés par l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni. Beaucoup moins par la France.

dimanche 26 avril 2015

Afrique du sud: des Noirs chassent et tuent des immigrants... noirs

Le pays de l'apartheid face à la xénophobie de Noirs contre des Noirs

Les violences contre les immigrés de même couleur ont gagné Johannesburg et fait plusieurs morts 


Les violences xénophobes ont chassé plus de 5.000 étrangers, surtout des demandeurs d'asile et réfugiés africains déplacés par les violences xénophobes qui secouent l'Afrique du Sud, faisant "six morts  dans la province de Kwazulu-Natal" depuis trois semaines, a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards

Les Sud-Africains n'ont pas de haine particulière envers les étrangers, a affirmé le président Jacob Zuma au Parlement. Le chef de l'État semble avoir oublié que la nation arc-en-ciel est régulièrement secouée par des accès de fièvre xénophobe. Les ressortissants africains sont la cible d'attaques répétées depuis des années. 
En 2008, une vague de xénophobie avait fait 68 morts. Depuis le début de 2015, une douzaine d'immigrés ont déjà "perdu la vie", comme il faut dire désormais, même s'ils en ont été privés. Malgré l'appel au calme et la ferme condamnation des autorités de Pretoria, la situation est encore très "volatile". Comme les matins frais du printemps...



A noter des youyou de femmes. 
La population est à 80% chrétienne, mais comporte 2 % de musulmans, souvent originaires d'Inde ou d'Indonésie.


La police sud-africaine a déployé samedi des renforts à Johannesburg

Ces dispositifs policiers font suite à une nouvelle nuit de violences xénophobes. "Plus de 30 personnes ont été arrêtées et seront poursuivies pour violences publiques, vol, effractions et destruction volontaire.

La situation est calmée maintenant mais nous prévoyons de renforcer nos effectifs", a précisé un porte-parole de la police provinciale.


Les violences sont le fait "de petits groupes de vingt à trente personnes qui en profitent pour piller et casser", a-t-il ajouté. En réaction aux violences, le président Jacob Zuma a annoncé avoir annulé son voyage en Indonésie.

Un étranger a été tué (ou a perdu la vie)
La police a confirmé samedi la mort d'un étranger dans le grand township d'Alexandra, à Johannesburg, mais a refusé de faire le lien immédiat avec ces violences.
Le Forum de la diaspora africaine a lancé un appel  au gouvernement sud-africain à prendre des mesures pour protéger les ressortissants étrangers africains de Johannesburg et Pretoria. "Nous pensons qu'il faut faire appel à l'armée", a lancé son porte-parole.

La majorité de ces étrangers vient du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe. 
D'autres du Burundi, RDC et Rwanda", a précisé une autre porte-parole du HCR, Karin de Gruijl. Mais aussi du Nigéria.

VOIR et ENTENDRE un reportage de l'américain CNN: 

Au moins six morts depuis Pâques
La police s'en tient pour l'instant à un décompte total de six morts. Mais le Forum de la diaspora africaine parle lui de 15 morts et plus de 2500 déplacés, depuis le début des violences qui ont démarré avant Pâques à Durban, sur la côte est.
En 2008, les violences xénophobes avaient fait 62 morts. Depuis, les violences de ce genre sont récurrentes chez ce géant économique du continent. Elles reflètent les frustrations de la majorité noire du pays qui continue de souffrir économiquement et la résurgence d'une culture de violence exacerbée sous l'apartheid.
VOIR et ENTENDRE un reportage sur une manifestation anti-xénophobie visant les Noirs opposés à l'immigration d'étrangers noirs:

"Ils sont en Afrique du Sud car ils ont besoin d'être protégés"

50% des étrangers ayant fui les violences sont "sans pièces d'identé", c'est-à-dire qu'ils sont entrés en Afrique du Sud de façon illégale, précise Karin de Gruijl. "Le HCR est très préoccupé. Ceux qui sont affectés par ces attaques xénophobes sont des réfugiés et des demandeurs d'asile ayant été obligés de fuir leurs propres pays en raison de la guerre et des persécutions. Ils sont en Afrique du Sud car ils ont besoin d'être protégés", a-t-il insisté Adrian Edwards.

lundi 20 avril 2015

Naufrage de clandestins: les soutiens au "printemps arabe" n'ont plus d'alibi

Coupables, les pays du monde qui ont fait sauter les pouvoirs forts du Proche-Orient 

Non, 
#JeNeSuisPasunSalaudEuropéen

L'auto-flagellation politiquement correcte des masos européens dépasse les bornes.
Pointée du doigt par les organisations vertueuses pour sa passivité, alors que les drames se succèdent en Méditerranée, l'Union européenne (UE)  est-elle plus responsable que les autres pays de la communauté internationale? 

Une réunion conjointe des ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères a été convoquée en urgence lundi 20 avril à 15 heures à Luxembourg. Et l'ONU ? Réclamée par le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, l'organisation d'un sommet extraordinaire des dirigeants européens est également à l'étude.
Quarante-huit heures après le naufrage, la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est exclamée: "les tragédies de ces derniers jours, de ces derniers mois, de ces dernières années, c'en est trop !" après coup, comme les autres, à son arrivée à Luxembourg, sans se presser, lundi. "Nous n'avons plus d'alibi. L'Union européenne n'a plus d'alibi, les Etats membres n'ont plus d'alibi." Une nouvelle "stratégie" concernant l'immigration doit être présentée à la mi-mai par le commissaire européen chargé du dossier, Dimitris Avramopoulos.

"L'Union européenne n'a pas de compétence pour le secours en mer mais, malgré tout, elle contribue au secours en mer avec six navires", a toutefois fait valoir sur France Inter le patron de Frontex, l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières de l'UE. Avec "Triton", cette agence a pris le relais de Mare nostrum, l'opération européenne de surveillance et d'aide aux migrants mise en oeuvre par l'Italie, au grand dam des organisations humanitaires et des associations, qui dénoncent la faiblesse de ses moyens. Ces conseilleurs -et dénonciateurs- ne sont pas les payeurs. Quand ils agissent, de qui tiennent-ils les fonds dont ils disposent ? Ont-ils pleinement rempli leur rôle en Afrique sub-saharienne ?

En quoi l'UE est-elle la cause des drames de l'immigration clandestine ? 

659e clandestin en combien de jours?
Qui peut citer un pays d'Europe qui a appelé des migrants à prendre ces risques mortels ? Dimanche, au petit matin, quand  le naufrage du chalutier au large de la Libye a réveillé les belles consciences assoupies malgré plusieurs catastrophes similaires, ils n'étaient pas attendus. La tragédie a soudainement remis la pression sur les professionnels de la politique européenne et, par conséquent, du compassionnel. Un premier témoignage de survivants, recueilli par le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) avance le chiffre invérifiable de 700 personnes à bord d'un bateau qui avait chaviré dans la nuit de samedi à dimanche à environ 70 milles (130 km) des côtes libyennes. Depuis l'hôpital de Catane, un autre survivant a ensuite rapporté aux enquêteurs sicilien, où il avait été transporté dimanche, que le chalutier transportait quelque 950 personnes, dont une cinquantaine d'enfants et 200 femmes.
L'inflation des chiffres au fil des heures suscite une certaine suspicion.
"Nous allons recouper les témoignages et tâcher de savoir exactement combien ils étaient à bord", a d'ailleurs tempéré Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie. Aucune nouvelle victime n'avait été retrouvée lundi par les garde-côtes italiens, qui ont confirmé le bilan officiel de "24 morts et 28 survivants". Le chalutier de 20 mètres de long avait "la capacité de transporter plusieurs centaines de personnes", selon les autorités.

Aujourd'hui  la gauche accuse aussi la Libye
La Libye, bombe migratoire au sud de l’Europe
La gauche "responsable mais pas coupable" n'est jamais à court de cibles. Même sans Kadhafi, "plutôt mourir que retourner au pays," assure Mohammed Abdi. Le jeune Somalien a côtoyé la mort, alors il connaît a priori le poids des mots. Il se souvient de la peur qui l’a noué quand le Zodiac a commencé à dériver, moteur cassé, au large des côtes de la Libye. C’était dimanche 12 avril, mer sans nuées et la Sicile si proche, le rêve à prtée de main. Le frêle esquif était pourtant emporté par des courants incertains.

Cent dix migrants somaliens étaient entassés sur ce canot sans quille conçu pour en contenir à peine le quart pour un pris de passage de 600 dollars (556 euros). "Nous, les Somaliens, on préfère rester entre nous pour éviter les bagarres avec les migrants d’autres pays", lâche Mohammed Abdi, qui ne craint donc pas ce que les Blancs exemplaires désignent du terme de ghetto. Ce dimanche-là, il n’a pas fallu longtemps au clandestin Somalien pour comprendre qu’avec le moteur cassé, il avait été inconscient du  risque qui brisait son rêve de Norvège. Il a été bien soulagé quand la vedette des garde-côtes libyens a surgi. Mais s'il a la vie sauve, il est maintenant dans une école à la façade vert pomme aménagée en centre de détention pour migrants à la sortie Est de Misrata, au cœur de cette Libye déchiquetée où s’affrontent les milices.
"Pour moi, retourner en Somalie, avec son insécurité et sa pauvreté, n’est pas envisageable. Je réessaierai de partir en Europe. Plutôt mourir que de renoncer…"  Sur la seule journée du dimanche 12 avril, les garde-côtes de Misrata ont intercepté 250 candidats à l’émigration vers l’Europe, Africains subsahariens dans leur écrasante majorité. 

Avec le retour du printemps, les départs en mer se multiplient et le chaos règne le long de la côte de la Tripolitaine, Libye, où se concentre l’essentiel des départs depuis l’Afrique du Nord. L'Italie est impuissante face à cette marée humaine et au défi migratoire que pose désormais à l’Europe une Libye dont l’Etat se relève avec les plus grandes peines du "printemps arabe". Après des chiffres records en 2014 – autour de 170.000 arrivées en Italie, puis partout en Europe –, la courbe s’envole depuis le début de l’année. "Avec les beaux jours, on dénombre en ce moment entre 300 et 700 migrants qui quittent la Libye chaque jour", estime un officier de renseignement de la coalition de milices qui contrôle Misrata.

Sur les lieux de départ en Tripolitaine, Zouara, Sabratha, Zaouïa, Garabulli, Al-Khoms, Zliten -points d’arrivée des routes méridionales traversant le Sahara, l’administration fantôme d’une Libye en guerre n'oppose plus qu’une barrière virtuelle aux flux migratoires sub-sahariens. Le chef-adjoint des garde-côtes ne sait plus que faire. "Je n’ai aucun soutien du gouvernement, se lamente-t-il. Sans aide, je ne peux rien faire pour lutter contre l’émigration illégale." Il ne dispose que de deux vedettes – l’une à Misrata, l’autre à Al-Khoms – pour les 600 km de côtes qui relèvent de sa compétence territoriale. Et la maintenance des bâtiments est devenue, à l’en croire, un véritable cauchemar depuis l’éclatement de la guerre en 2014 et la division du pays en deux gouvernements rivaux, l’un basé à Tripoli, à l'Ouest, et l’autre à Bayda, à l'Est. Un contrat avait ainsi été signé avec l’Italie pour la réfection de quatre vedettes, mais Renzi ne fait pas de miracle et n’a toujours pas restitué les bâtiments en raison de la confusion politique ambiante.

Les riches pays du Golfe détournent le regard

Impuissant, le lieutenant-colonel Alskir admet que le chiffre de dix à quinze embarcations de migrants quittant la Tripolitaine par semaine n'est "pas impossible". Se dirigent-ils 

La Libye est devenue un nid de guêpe qui repoussent les pays-frères, fussent-ils des Etats producteurs de pétrole. A Tripoli, siège du gouvernement de l’Ouest libyen auquel est affilié Misrata, les officiels appellent l'Europe à l’aide. Pourquoi l'Europe ? Parce que, culpabilisée par l'internationale socialiste, elle est compatissante. "L’Europe doit prendre sa part du fardeau, la Libye ne peut pas en supporter le poids toute seule", a estimé Mohammed Abou Al-Khair, le ministre du Travail, lors d’une conférence de presse solennelle à Tripoli le 14 avril. Depuis que les ambassades ont quitté la capitale en 2014 pour se relocaliser en Tunisie voisine, en attendant que se règle la crise de légitimité entre les deux pouvoirs rivaux, toute la coopération internationale sur la question migratoire en Libye s’est grippée. Et le reste du monde observe, passif.

Et les USA du Kenyan Obama délèguent aux flagellants d'Europe ...

En avril 2011, il y a quatre ans presque jour pour jour, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient monté une coalition large -avec leurs alliés de l'OTAN et leurs partenaires de la coalition- pour répondre à la crise en Libye par l'élimination de Kadhafi, qui devait ramener la paix dans le cadre de l'ONU. Les démocrates occidentaux pensaient-ils servir les populations de Libye, comme de Tunisie et d'Egypte, en prenant fait et cause pour les rebelles du "printemps arabe" et en les livrant à l'incertitude de forces rivales, puis au chaos? 

Que sont devenus les grands démocrates occidentaux ?
Se sentent-ils concernés, voire responsables? Plutôt que d'avouer leurs erreurs pour ne plus les reproduire, ils se laissent aujourd'hui accabler par ceux-là mêmes qui les poussaient à soutenir les rebellions, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la démocratie. Face aux islamistes qui tiraient déjà les ficelles, les nouveaux pouvoirs en place sont aujourd'hui dans l'incapacité de rétablir un pouvoir à la fois légitime et fort.    

Les démocrates apportent-ils les bonnes réponses aux problèmes du Proche-Orient ? Ou
les grands idéaux et les bons sentiments vont-ils encore ajouter du malheur au malheur ?

 

Yémen: de nouveaux combats et des raids de l'Arabie saoudite

Les affrontements font 85 morts en 24 heures 

La coalition dirigée par l'Arabie saoudite poursuit sans relâche ses combats et ses raids au Yémen

En janvier 2015, le maréchal Abd Rabbo Mansour Hadi, président de la République depuis 2012, fut poussé à la démission, lorsque les houthistes s'emparèrent du palais présidentiel. Il se réfugia en février à Aden, port stratégique du sud du pays, ce qui replongea le pays dans les violences inter-confessionnelles et les attaques terroristes. A partir de mars 2015, la force aérienne royale saoudienne, avec l'appui de plusieurs pays sunnites dont l'Égypte et les membres du Conseil de coopération du Golfe, effectuent des frappes aériennes sur de nombreuses positions houthis dans l'ouest du pays.

Yémen, une guerre par procuration entre l'Arabie saoudite et l'Iran
L'insurrection houthiste est l'un des conflits de la troisième guerre du Yémen. Animés par un sentiment de marginalisation ressenti par la communauté chiiteles rebelles, soutenus par l'Iran, continuent leur avancée, bien que les victimes se comptent par dizaines. Loin donc d'arrêter la progression des rebelles houthistes, l'intervention militaire des pays du Golfe n'a pas empêché une nouvelle aggravation du bilan des victimes au Yémen. 
Les données chiffrées datent de 2010
Des combats particulièrement meurtriers entre rebelles Houthis et partisans du président Mansour Hadi réfugié à Riyad, appuyés par l'aviation saoudienne, ont eu lieu ce dimanche dans quatre villes du sud du pays. Ces affrontements et raids aériens ont fait 85 morts en moins de 24 heures, selon un bilan partiel dimanche en début de soirée, tandis qu'au même instant des migrants africains trouvaient la mort par noyade dans le naufrage de leur embarcation supposée les amener clandestinement d'Afrique en Italie par la Libye.

Les combats les plus sanglants se sont déroulés à Dhaleh, où 31 Houthistes et 17 de leurs adversaires ont été tués par les Sunnites, a indiqué un haut responsable provincial.

D'autres affrontements ont eu lieu à Aden, deuxième ville du Yémen, et à Taëz, autre grande ville du sud relativement épargnée jusqu'à ces derniers jours et où les Houthis viennent d'ouvrir un nouveau front.

Les houthistes poursuivent leur progression

Combattants Houthis
Toujours à Taëz, des positions Houthies ont de nouveau été la cible de raids de l'aviation saoudienne. La ville était totalement déserte et aucun commerce n'était ouvert, selon un correspondant de guerre.
Les rebelles sont arrivés à Taëz bien avant le début, le 26 mars, des frappes aériennes de la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite, mais ils n'ont pas réussi à en prendre totalement le contrôle, face à la résistance des partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi au sein de la population.

Taëz, troisième ville du Yémen, constitue un point stratégique important pour les Houthis qui peinent à venir à bout des partisans du président à Aden, la grande cité portuaire plus au sud.

Dans un discours télévisé, prononcé au 25e jour de l'opération militaire de la coalition, le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, a affirmé ce dimanche que son groupe ne céderait "jamais" devant "l'agression" menée, selon lui, par la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite.

Plus de 120.000 Yéménites déplacés

Les conséquences du conflit deviennent de plus en plus lourdes pour les civils.
Entre 120.000 et 150.000 personnes ont fui les combats en cours à l'intérieur du Yémen, alors qu'il y avait déjà plus de 300.000 déplacés avant la crise actuelle, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déploré un manque cruel de médicaments, d'aliments et de carburant.

Al-Qaïda tire profit de la crise
Nasser al-Wuhaish (centre),
  leader d Al-Qaïda
dans la péninsule arabique
Autre conséquence du conflit, l'autorité de l'Etat ou ce qu'il en reste s'est effritée au profit d'Al-Qaïda ou de groupes tribaux armés dans le sud-est.

Le réseau extrémiste a pris le 2 avril Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout (est) et le 14, des combattants tribaux se sont emparés de l'unique terminal gazier du Yémen, celui de Belhaf, sur le Golfe d'Aden. 
Depuis vendredi, d'autres tribus contrôlent les champs pétrolifères de Masila.

Bon prince, le roi saoudien a promis de prendre en charge le coût des opérations humanitaires au Yémen ...