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dimanche 6 septembre 2015

Juppé veut aller frapper Daesh

Alain Juppé, favorable à des frappes aériennes contre l'Etat islamique

Le maire de Bordeaux ne veut pas y aller tout seul


Il a en effet précisé que ces raids devraient avoir lieu dans le "cadre d'une coalition". rançois Hollande pourrait donc être poussé à se positionner lundi lors de sa 6e conférence de presse à l'Elysée.
"Aujourd'hui, devant la menace que constitue Daech, il faut étendre ces frappes aériennes" contre le groupe Etat islamique en Syrie, a déclaré le maire de Bordeaux, ce dimanche, au Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde-i-télé.  "Je suis favorable à l'extension des frappes aériennes qui existent aujourd'hui en Irak, dans le cadre d'une coalition, en territoire syrien", a-t-il précisé.

Alain Juppé a toutefois reconnu que leur efficacité est limitée.
"On le voit bien aujourd'hui en Irak: cela a permis tout juste de stabiliser la situation et pas réellement de faire reculer Daesh".

Ces frappes aériennes doivent-elles être accompagnées d'un déploiement des troupes au sol?

L'ex-Premier ministre d'il y a 25 ans (1995-1997) a écarté cette possibilité. "Nous risquons si nous nous engageons dans cette voie de nous mettre dans un guêpier de même nature que celui que la coalition internationale a connu en Afghanistan, ou les Américains avec leurs alliés en Irak."

"L'Europe est tétanisée"
"C'est aux pays de la région de faire le job", a estimé Alain Juppé, pointant les pays arabes et la Turquie. 

Il a également souligné la nécessité de "chercher une solution politique". 
"Ce qui me navre, c'est que l'Europe est tétanisée et ne prend aucune initiative forte", a-t-il regretté. 
A la suite du Royaume-Uni, mais sans les USA alors que l'ONU pousse l'UE à laisser pénétrer les victimes du "printemps arabe" en Europe, contrairement aux Mexicains aux USA, la France envisagerait de participer sous la forme de frappes contre le groupe islamique en Syrie, mais plutôt de vols de reconnaissance, faute de moyens militaires. Une décision que pourrait annoncer lundi le président François Hollande lors de sa conférence de presse.


lundi 20 avril 2015

Yémen: de nouveaux combats et des raids de l'Arabie saoudite

Les affrontements font 85 morts en 24 heures 

La coalition dirigée par l'Arabie saoudite poursuit sans relâche ses combats et ses raids au Yémen

En janvier 2015, le maréchal Abd Rabbo Mansour Hadi, président de la République depuis 2012, fut poussé à la démission, lorsque les houthistes s'emparèrent du palais présidentiel. Il se réfugia en février à Aden, port stratégique du sud du pays, ce qui replongea le pays dans les violences inter-confessionnelles et les attaques terroristes. A partir de mars 2015, la force aérienne royale saoudienne, avec l'appui de plusieurs pays sunnites dont l'Égypte et les membres du Conseil de coopération du Golfe, effectuent des frappes aériennes sur de nombreuses positions houthis dans l'ouest du pays.

Yémen, une guerre par procuration entre l'Arabie saoudite et l'Iran
L'insurrection houthiste est l'un des conflits de la troisième guerre du Yémen. Animés par un sentiment de marginalisation ressenti par la communauté chiiteles rebelles, soutenus par l'Iran, continuent leur avancée, bien que les victimes se comptent par dizaines. Loin donc d'arrêter la progression des rebelles houthistes, l'intervention militaire des pays du Golfe n'a pas empêché une nouvelle aggravation du bilan des victimes au Yémen. 
Les données chiffrées datent de 2010
Des combats particulièrement meurtriers entre rebelles Houthis et partisans du président Mansour Hadi réfugié à Riyad, appuyés par l'aviation saoudienne, ont eu lieu ce dimanche dans quatre villes du sud du pays. Ces affrontements et raids aériens ont fait 85 morts en moins de 24 heures, selon un bilan partiel dimanche en début de soirée, tandis qu'au même instant des migrants africains trouvaient la mort par noyade dans le naufrage de leur embarcation supposée les amener clandestinement d'Afrique en Italie par la Libye.

Les combats les plus sanglants se sont déroulés à Dhaleh, où 31 Houthistes et 17 de leurs adversaires ont été tués par les Sunnites, a indiqué un haut responsable provincial.

D'autres affrontements ont eu lieu à Aden, deuxième ville du Yémen, et à Taëz, autre grande ville du sud relativement épargnée jusqu'à ces derniers jours et où les Houthis viennent d'ouvrir un nouveau front.

Les houthistes poursuivent leur progression

Combattants Houthis
Toujours à Taëz, des positions Houthies ont de nouveau été la cible de raids de l'aviation saoudienne. La ville était totalement déserte et aucun commerce n'était ouvert, selon un correspondant de guerre.
Les rebelles sont arrivés à Taëz bien avant le début, le 26 mars, des frappes aériennes de la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite, mais ils n'ont pas réussi à en prendre totalement le contrôle, face à la résistance des partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi au sein de la population.

Taëz, troisième ville du Yémen, constitue un point stratégique important pour les Houthis qui peinent à venir à bout des partisans du président à Aden, la grande cité portuaire plus au sud.

Dans un discours télévisé, prononcé au 25e jour de l'opération militaire de la coalition, le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, a affirmé ce dimanche que son groupe ne céderait "jamais" devant "l'agression" menée, selon lui, par la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite.

Plus de 120.000 Yéménites déplacés

Les conséquences du conflit deviennent de plus en plus lourdes pour les civils.
Entre 120.000 et 150.000 personnes ont fui les combats en cours à l'intérieur du Yémen, alors qu'il y avait déjà plus de 300.000 déplacés avant la crise actuelle, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déploré un manque cruel de médicaments, d'aliments et de carburant.

Al-Qaïda tire profit de la crise
Nasser al-Wuhaish (centre),
  leader d Al-Qaïda
dans la péninsule arabique
Autre conséquence du conflit, l'autorité de l'Etat ou ce qu'il en reste s'est effritée au profit d'Al-Qaïda ou de groupes tribaux armés dans le sud-est.

Le réseau extrémiste a pris le 2 avril Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout (est) et le 14, des combattants tribaux se sont emparés de l'unique terminal gazier du Yémen, celui de Belhaf, sur le Golfe d'Aden. 
Depuis vendredi, d'autres tribus contrôlent les champs pétrolifères de Masila.

Bon prince, le roi saoudien a promis de prendre en charge le coût des opérations humanitaires au Yémen ...