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dimanche 15 décembre 2019

Le Drian ne cesse de mépriser la Justice en Irak

Le ministre socialiste de Macron condamne sans relâche la justice irakienne 

Les djihadistes français - mais aussi étrangers ! -, détenus par les Kurdes de Syrie, ne pourront pas être jugés en Irak, décrète Le Drian


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian
et Marielle de Sarnez, voilée,
en visite au Kurdistan irakien, le 15 janvier 2019 


Si les pays qu'ils ont trahis ne veulent pas les reprendre, leur sort relèvera du processus de réglement politique en Syrie sous l'égide de l'ONU, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie française et mauvais génie de la paix au Moyen-Orient.

Le Drian tente de créer un "régime spécial" en faveur des terroristes islamistes, combattants de Daech.
"Nous avons pensé qu'il était possible d'ouvrir un dispositif juridictionnel spécifique en relation avec les autorités irakiennes", a déclaré Jean-Yves Le Drian, favorable à une "juridiction d'exception", lors de l'émission "Questions politiques" sur la radio France Inter. 
Le socialiste voudrait donner une valeur positive (humaniste ?) à une instance à caractère dérogatoire au droit, évoquant jusqu'ici certaines juridictions à caractère politique du passé, comme les tribunaux de l'Inquisition, les sections spéciales en France, pendant la Seconde Guerre mondiale, ou des tribunaux militaires.

Le ministre français des Affaires étrangères s'était rendu à Badgad le 17 octobre pour discuter avec les autorités irakiennes de la mise en place d'un tel dispositif afin de juger des djihadistes étrangers, dont 60 Français.
"Aujourd'hui vu la situation en Irak, cette hypothèse n'est pas réalisable à court terme", a-t-il concédé, en référence à la révolte qui secoue ce pays et qui a conduit à la démission du premier ministre chiite Adel Abdel Mahdi, le 29 novembre dernier. 
Cet ancien exilé en France (1969) - qui fut militant communiste à tendance maoïste et dont les quatre enfants sont citoyens français - plaide depuis juin 2009 pour faire reconnaître les crimes orchestrés à l'encontre du peuple irakien comme des crimes contre l'humanité. L'exécutif irakien est partagé entre trois personnalités : le président Barham Salih, qui est kurde, le Premier ministre (Adel Abdel-Mahdi, jusqu'au 1er décembre 2019), chiite, et le président du parlement, sunnite.

"Eh bien, à moyen terme, il faudra que ce soit réglé dans le cadre du règlement politique global qui a commencé tout doucement à Genève depuis la mise en œuvre du Comité consultatif destiné à modifier la Constitution syrienne pour aboutir à une feuille de route de paix dans ce pays", insiste Jean-Yves Le Drian, 72 ans, dont le fils, Thomas, a fait sa pelote dans l'une des filiales de la Caisse des dépôts comme conseiller (!) de Jean-Pierre Jouyet, alors que ce proche de papa Le Drian en était le directeur (2012-2014), et avant d'être nommé secrétaire général de la présidence de la République, par François Hollande (2014-2017), qui fit du père franc-maçon (GOF) de Thomas son ministre de la Défense (2012-2017).

Avec Le Drian, François Hollande a lancé de nombreuses opérations militaires, ce qui en fait le président le plus guerrier de la Ve République. 
Outre l'opération Serval au Mali (janvier 2013) et l'opération Sangaris en Centrafrique (décembre 2013), il faut citer l'opération Chammal en Irak (septembre 2014) qui sera étendue à la Syrie en 2015, cette dernière, en Irak et en Syrie, étant de la responsabilité de Le Drian.
Le 19 septembre 2014, ont lieu les premiers bombardements français sur l'Irak. La France répond militairement à la demande du gouvernement légitime irakien contre le groupe terroriste. "Daech a commis au cours de ces derniers mois des massacres, des crimes que l'on peut qualifier de génocide, de purification ethnique et religieuse à l'encontre de milliers de citoyens", déclara le président irakien Fouad Massoum, le 15 septembre 2014. A cette époque, la France ne veut en revanche pas viser les djihadistes en Syrie pour ne pas favoriser militairement le président syrien Bachar el-Assad, dont la chute reste un objectif diplomatique, au détriment des populations civiles. Composée principalement d'avions de chasse Rafale et Mirage, l'intervention mobilise jusqu'à 1200 militaires. Le 23 février 2015, la France de Hollande et Le Drian engagea dans la coalition le porte-avions Charles de Gaulle.
Irak et Syrie confondues et à la date de janvier 2017, la France a réalisé plus de 5.700 sorties aériennes, 1;000 frappes et détruit plus de 1.700 objectifs en Irak ou en Syrie, depuis son engagement dans la coalition internationale en septembre 2014,. Selon Le Monde, les frappes aériennes françaises ont tué 2.500 combattants de l'EI sur les 50.000 tués par l'ensemble de la coalition. Le Monde ne mentionne pas de "dommages collatéraux". La France n'est-elle donc pas visée par les accusations de "crimes contre l'humanité" formulées par l'ex-premier ministre irakien ?
En vue de prochaines élections, le Comité constitutionnel syrien, chargé de réformer la Constitution de 2012, a été inauguré le 30 octobre à l'ONU à Genève, en présence de 150 personnes représentant, à parts égales, le gouvernement de Damas, l'opposition et la société civile syrienne.

Environ 12.000 djihadistes, en grande majorité irakiens et syriens, sont détenus par les Kurdes... syriens.
"Au moment du règlement politique, inévitablement la question de leur jugement sera posée", a martelé le ministre français, faisant l'amalgame entre les "revenants" français aux mains de l'Irak, comme de la Syrie, dont il doute de l'équité des justices respectives.

D'ici là, "l'ensemble de ces groupes sont dans des lieux sécurisés en Syrie par les Forces démocratique syriennes (FDS, à majorité kurde) et par des éléments américains, et nous y contribuons à notre manière pour faire en sorte que ce soit complètement sécurisé sur la durée", a-t-il jugé sans plus de précisions.

En novembre, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU avait estimé que la question des membres étrangers du groupe djihadiste Etat islamique (EI) capturés en Syrie était une "responsabilité commune internationale" et qu'on ne peut pas demander à "l'Irak ou la Syrie de résoudre le problème pour tout le monde".

Le Drian a rappelé la position intangible de la France concernant le sort de ses ressortissants membres de l'EI - leur jugement sur le théâtre où ils ont combattu - et a fait valoir qu'elle était partagée, selon lui, par "nombre de" pays européens.
"Les combattants français, les combattantes françaises doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes", a-t-il décidé. "C'est vrai pour notre position, mais c'est vrai pour la position des autres Européens", a-t-il insisté, visiblement préoccupé par son isolement.
Le ministre a par ailleurs souligné que Daech n'est pas mort et a insinué sur son éventuel lien avec les troubles politiques actuels en Irak. 
"Daech (acronyme arabe de l'EI) existe de manière clandestine en Irak d'où les interrogations sur la situation instable qui existe aujourd'hui dans ce pays", a-t-il pointé. Son acharnement contre l'Irak est-il en lien avec ses accusations de génocide visant la France sous Hollande ?
Lors de sa visite au Kurdistan irakien en janvier dernier, le chef de la diplomatie française avait annoncé un prêt d’un... milliard d’euros sur quatre ans à Bagdad.

Quand Marielle de Sarnez fut présidente MoDem de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale,
la centriste, alliée de Macron - dont elle fut ministre avant d'être poussée à la démission par l'affaire d'emplois fictifs au Parlement européen -  bloqua un projet de commission d’enquête parlementaire sur les ventes d'armes françaises à des pays engagés dans la guerre du Yémen, un pays sur lequel l'Arabie saoudite assume depuis 2015 un blocus qui empêche l'importation de produits alimentaires, déclenchant la plus grande crise humanitaire du moment.

jeudi 18 avril 2019

Humanisme : sa grandeur Macron vend des armes qui tuent au Yémen


Le socialiste Le Drian continue de faire commerce de la mort

Quelles armes françaises sont utilisées au Yémen ?

Résultat de recherche d'images pour "Macron emir arabie"La France a augmenté ses ventes d’armes aux belligérants depuis que l’Arabie saoudite a lancé, le 25 mars 2015, une opération militaire au Yémen, à la tête d’une coalition de dix pays. 
En 2015, l'Arabie saoudite a lancé un blocus qui empêche l'importation de produits alimentaires, déclenchant la plus grande crise humanitaire du moment. Le Yémen - qui contrôle avec Djibouti le détroit de Bab-el-Mandeb ouvrant sur le canal de Suez - se classe 178e sur 189 pays à l'indice de développement humain de l'ONU en 2017. Human Rights Watch a rapporté de la discrimination et de la violence envers les femmes yéménites et a dénoncé l'abolition de l'âge minimum du mariage pour les femmes, fixé à 15 ans (16 ans en Arabie saoudite, depuis 2013).
Selon Amnesty International et l’Observatoire de l’armement, la France aurait accordé en 2015 et 2016 des licences à des entreprises françaises pour la fourniture de matériels de guerre – et assimilés – pour un montant de plus de 19 milliards d’euros à l’Arabie saoudite et pour un montant de 25,6 milliards d’euros aux Emirats arabes unis (EAU).

Selon le rapport annuel du traité sur le commerce des armes (TCA), la France a livré à l’Arabie saoudite 115 véhicules blindés de combat Aravis et 745 fusils de précision en 2015, 276 véhicules blindés de combat, deux systèmes d’artillerie de gros calibre (90 et 105 mm) et 500 fusils de précision en 2016. 29 missiles ont été livrés aux Emirats arabes unis en 2016.

Le gouvernement français continue à autoriser la signature de nouveaux contrats comme en novembre 2017
un contrat pour la vente de corvettes Gowind 2500 (petit navire de guerre, léger et rapide) aux Emirats arabes unis ou, début janvier 2018, la fourniture de patrouilleurs de type Combattante FS56, à l’Arabie saoudite

Par ailleurs, des canons Caesar auraient été livrés à Riyad en 2017 et des négociations sont en cours pour la vente de blindés Titus. La coopération bilatérale entre Paris et le royaume se poursuit également avec, en octobre 2017, un exercice militaire commun pour la pratique du combat en zone montagneuse entre forces spéciales françaises et saoudiennes dans la région de Taëf.

Selon Amnesty International, l’utilisation d’armes françaises dans le conflit yéménite est établie, notamment des chars Leclerc et des Mirage 2000-9 fournis aux Emirats. La France continue à livrer des munitions probablement utilisées au Yémen, à assurer la maintenance et à fournir une assistance technique pour des matériels engagés au Yémen, à l’exemple des chars Leclerc.

Dans quel cadre la France vend-elle des armes et qui décide ?

Résultat de recherche d'images pour "combats au Yemen"

La France est couverte par des engagements internationaux dans le cadre du traité sur le commerce des armes (TCA
), adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, qu’elle a ratifié en 2014, et de la position commune de l’Union européenne établie en 2008. 
Ce droit international est toutefois sujet à interprétation. "Les deux textes fixent une liste de critères mais ce sont bien les gouvernements nationaux qui autorisent ou non les exportations, selon leurs propres règles et leur propre interprétation de ces critères", explique Lucie Béraud-Sudreau, chercheuse à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres.

Concrètement, la décision est prise par le premier ministre
sur avis de la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), composée de représentants des ministères des Affaires étrangères, des Armées et de l’Economie. C’est elle qui examine les demandes de licence effectuées par les entreprises auprès de l’Etat.

"Nous devons demander une autorisation, avant même de pouvoir commencer à négocier un contrat, confirme un important industriel français du secteur de l’armement. Puis ces négociations sont suivies de près par l’Etat. Et, à la fin, il vérifie que le matériel livré correspond bien à ce qui a été autorisé. On ne nous signe jamais une autorisation en blanc. Les procédures sont très strictes."


Dans les cas les plus difficiles, la décision est renvoyée à une réunion " post-CIEEMG", d’un niveau hiérarchique supérieur, et, si le désaccord persiste, au président de la République.
Chaque année, la France rend compte de ses exportations d’armes dans plusieurs rapports, notamment au Parlement (le député LREM, un ex-socialiste ,
Jean-Jacques Bridey), au TCA et au registre des Nations unies sur les armes classiques. 
Déjà soupçonné d’avoir cumulé illégalement ses indemnités, JJ Bridey, président de la commission de la défense à l’Assemblée nationale, a aussi laissé derrière lui une montagne de notes de frais en quittant ses fonctions locales à l’été 2017. Mais il ne se souvient plus du nom des personnes avec qui il dînait.

Mais cette transparence gouvernementale a des limites. 
L’information arrive avec retard au Parlement et reste insuffisamment détaillée, ne suscitant ni vrai débat, ni contrôle efficace.

Que représente pour la France la vente d’armes aux pays étrangers ?
Le secteur des industries de défense est prospère en France. 
Des armes françaises tuent au Yémen
Des chars Leclerc français appartenant à
la coalition militaire menée par
l’Arabie saoudite interviennent au Yémen
Il compte une dizaine de grands groupes, comme Thales, Dassault, MBDA ou Airbus, mais aussi 4.000 petites ou moyennes entreprises réparties sur tout le territoire français. Selon la Direction générale de l’armement (DGA), les industries de défense représentent "165.000 emplois directs à haute technicité et non délocalisables, et un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros par an, hors activité de maintenance".

La France est un des rares pays au monde à pouvoir produire seule un avion de chasse ou à pouvoir concevoir et fabriquer un sous-marin nucléaire. Elle a également la capacité de fabriquer des missiles, des chars et des navires, mais aussi des radars et équipements de télécommunication ou des satellites d’observation. Elle est capable de lancer ces satellites sans dépendre de personne. 
Préserver cette autonomie coûte cher. C’est pourquoi les entreprises françaises se sont organisées pour exporter, de façon à pouvoir financer le développement de nouveaux systèmes d’armes que la France ne pourrait pas s’offrir seule.

"C’est le général de Gaulle qui a mis en place une politique étrangère et de défense axée sur la question de l’indépendance", rappelle Lucie Béraud-Sudreau. Ce choix est lié, notamment, à celui de disposer de l’arme nucléaire.

Interrogés pour savoir s’ils redoutent d’êtres mis en cause pénalement, les grands groupes du secteur militaire que nous avons joints se défendent d’avoir commis des actes illégaux. Naval Group, qui a vendu des frégates à l’Arabie saoudite, assure qu’il "respecte scrupuleusement la loi". Chez Dassault Aviation, on répond que "l’exportation de matériel militaire français est totalement contrôlée par l’Etat". La réaction est similaire dans toutes les entreprises concernées qui acceptent de communiquer.

Pourquoi le marché saoudien est-il autant convoité ?

Résultat de recherche d'images pour "MBS en visite en France 8 avril 2018"
Les dépenses militaires dans le monde ont connu une hausse en 2016 de + 0,4 % pour atteindre 1.544,3 milliards d’euros, soit 2,2 % du PIB mondial ou… l’intégralité du PIB de l’Inde. L’Arabie saoudite arrive en 4e position derrière la Russie, la Chine et les Etats-Unis, en tête avec 497 milliards d’euros. En 2016, Riyad avait dépensé 51,8 milliards d’euros, un chiffre en baisse. Mais, depuis, elle se rattrape. En visite à Londres début mars, le prince saoudien Mohammed Ben Salmane (MBS) a fait son marché. Il est reparti après avoir acheté 48 avions de combat Eurofighter Typhoon, un contrat potentiel de plusieurs milliards d’euros et signé un protocole d’accord avec le groupe de défense britannique BAE Systems. Selon l’ONG Avaaz, la valeur des exportations d’armes britanniques vers l’Arabie saoudite s’élevait à 1,22 milliard d’euros pour le seul premier semestre 2017.

Liée par un partenariat datant de 1945, qui assure au royaume une protection militaire contre un accès privilégié au pétrole, l’Arabie saoudite est toujours dépendante de son allié américain en termes militaires. En mars 2018, MBS a effectué une tournée aux Etats-Unis en pays ami. C’est en effet à Riyad, en mai 2017 que Donald Trump a effectué son premier déplacement présidentiel à l’étranger. A cette occasion, les deux pays avaient annoncé des méga-contrats excédant 380 milliards de dollars (309 milliards d’euros), dont 110 (89,6 milliards d’euros) pour des ventes d’armes américaines à Riyad. 
Après Washington, MBS devait se rendre en France, après une première rencontre-éclair à l'aéroport de Ryad, quand Macron avait fait un crochet en Arabie Saoudite au moment de sa visite à Abu Dhabi. Prévue fin février, la date de son voyage a été reportée au 8 avril, pour trois jours, contre trois semaines aux Etats-Unis.

mercredi 20 février 2019

"La France tue au Yémen" : banderole d'un député LREM brandie en pleine séance

Ce député de la majorité présidentielle manifeste pendant la prise de parole de Meyer Habib

L'ex-député LREM Sébastien Nadot a provoqué mardi un incident à l'Assemblée en brandissant une banderole "La France tue au Yémen".


Ce mardi, pendant la séance de "questions au gouvernement", le député Sébastien Nadot, élu sous l'étiquette La République en marche, a ainsi provoqué une interruption de la séance de "Questions au gouvernement", pendant la question du député Meyer Habib. 

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a dû interrompre la séance et faire un rappel à l'ordre, avec inscription au procès verbal. Ce qui implique, en théorie, une sanction financière contre l'agitateur. 

Ce parlementaire avait été exclu du groupe pour avoir voté contre le projet de budget 2019 défendu par le gouvernement. Il a déployé sa banderole.


La banderole brandie par l'élu de Haute-Garonne, 47 ans, désormais non inscrit depuis qu'il a été frappé d'exclusion en décembre, a été immédiatement saisie par les huissiers.

Yémen : 
Paris se rendrait "complice des crimes de guerre", selon une étude dévoilée par les ONG Amnesty International et l'ACAT.

Le prince héritier Mohammed Ben Salman, reçu à l'Elysée. Le 12 octobre dernier, Emmanuel Macron a défendu la "politique extrêmement rigoureuse" de la France pour contrôler ses exportations d'armes.La France vend et livre des armes à la majorité des pays de la coalition combattant dans la région, qui vit dans la famine et la pauvreté. Une situation dans laquelle les parlementaires n'ont pas leur mot à dire et contraire aux traités internationaux. 

Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Egypte, Bahreïn, Jordanie, Koweït, Maroc, et même Qatar, avant juin 2017, tous prennent une part active à la guerre civile au Yémen. Et la France leur exporte des armes, à hauteur de 2,6 milliards d’euros en 2017. 1,6 milliard rien que pour l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. Pourtant, les Nations unies donnent régulièrement l’alarme sur la situation du pays, le plus pauvre du Moyen-Orient. Le Yémen fait face à «un danger clair et présent d’une famine imminente et géante», a averti mardi le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, qui estime à 14 millions le nombre de personnes qui pourraient en être victimes.
Lors de la mort du journaliste saoudien Khashoggi, dans des circonstances troubles, Sébastien Nadot, député LREM à la commission des affaires étrangères déclara : "Je suis dans l’espoir que cet épisode tristement célèbre déclenche un nouveau regard démocratique sur nos relations avec ces pays, ces dictatures difficiles. Il ne faut pas couper toutes nos relations, mais nous devons questionner notre vente d’armes si les utilisations qui en sont faites sont problématiques".

Résultat de recherche d'images pour "Nadot affiche realité augmentee"
L'homme a été candidat citoyen à l'élection présidentielle de 2017 porté par le Mouvement des progressistes, créé autour de l'ancien secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et sénateur Robert Hue. Le 27 février, Nadot se retira pour soutenir la candidature, non pas de Benoît Hamon, mais d'Emmanuel Macron...Qualifié de "bébé Macron", Nadot (ci-dessus devant son affiche en réalité augmentée) est professeur agrégé d'éducation physique et sportive, EPS, également docteur en histoire formaté par l'EHESS de Paris, a été membre associé du Conseil économique, social et environnemental (CESE), une assemblée constitutionnelle consultative composée de représentants sociaux (patronat, syndicats, associations) et dont l'utilité peut- être mise en cause sans dommage pour le bon fonctionnement des institutions. Ils sont 233 conseillers (plus 72 "personnalités associées") payés 3.786,76 € bruts mensuels...
L'exclu, un infiltré, avait dénoncé le "dirigisme gouvernemental".

"Trois priorités avaient été fixées par le gouvernement pour le budget 2019 : libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique : ce projet de loi de finances ne me paraît pas en mesure d’atteindre les objectifs fixés, particulièrement en ce qui concerne le quotidien d’une majorité de Français et la nécessaire transition écologique", avait-il déclaré pour justifier son vote selon La Dépêche du Midi.


Mais les critiques formulées par Sébastien Nadot ne se bornent pas au seul projet de budget : il dénonce le "dirigisme gouvernemental" et, plus largement, l'attitude du gouvernement vis à vis des élus locaux et des parlementaires, qui suscite de nombreux questionnements à l'intérieur du parti présidentiel : "Le dirigisme gouvernemental n’a pas non plus épargné les collectivités territoriales et n’a pas su intégrer les aspirations et inquiétudes des premiers acteurs de la démocratie locale : maires et conseils municipaux, déclarait-il en décembre, faisant écho au mouvement des Gilets jaunes. La verticalité du pouvoir est sans doute nécessaire. L’absence de concertation dans les phases de prise de décision n’est pas satisfaisante."

mardi 10 avril 2018

Le prince héritier saoudien sous le coup d'une plainte en France

En visite en France, le Saoudien retourne au bled 'fissa', ce jour...

Une association yéménite accuse le prince d'exactions dans le cadre de l'intervention militaire saoudienne contre les rebelles houthis.

Etreinte de Macron avec le prince saoudien, tortionnaire présumé
Alors que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est en visite officielle en France depuis dimanche, l'hôte de Macron fait l'objet d'une plainte déposée en France pour "complicité d'actes de torture", rapporte franceinfo mardi 10 avril. La plainte avec constitution de partie civile a été enregistrée lundi par les magistrats du pôle spécialisé sur les crimes de guerre du tribunal de Grande instance de Paris.

L'avocat pénaliste français Joseph Breham, qui représente l'association yéménite de défense des Droits de l'homme, est à l'origine de la plainte, précise franceinfo.
Image associée
Visite du Louvre par le prince héritier saoudien
Mohammed ben Salmane, escorté de Macron,
malgré la plainte pour torture, le 9 avril 2018
Selon lui, Mohammed ben Salmane s'est rendu responsable de "complicité d'actes de torture" dans le cadre de l'action de la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite contre les rebelles houthis au Yémen. Cette guerre a fait près de 10.000 morts depuis 2015, dont des milliers de civils, et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire du monde".

Résultat de recherche d'images pour "Macron Salmane"Le texte de la plainte accuse Ryad d'avoir "sciemment" attaqué des cibles civiles, notamment avec des frappes aériennes visant des camps de déplacés, des marchés, des hôpitaux... 
La plainte évoque également l'utilisation d'armes à sous-munition, interdites par une convention internationale, que l'Arabie saoudite n'a cependant pas signée. 
La plainte évoque enfin 18 centres de détention clandestins, "dirigés par les Émirats arabes unis ou par des forces yéménites".

Macron a-t-il évoqué cette accusation avec le prince ?

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La France, qui a ratifié la Convention contre la torture, a le droit et le devoir d'enquêter sur toute personne soupçonnée de ce type de crimes présente sur son territoire, rappelle Joseph Breham.

Mohammed ben Salmane achève mardi sa visite officielle en France par une rencontre et un dîner avec le président Emmanuel Macron, qui souhaite définir un nouveau cadre stratégique pour sa relation avec cet acteur important au Proche-Orient.  
Saad Hariri, Mohammed VI et Mohammed Ben Salmane, à Paris
Macron a associé Saad Hariri, premier ministre libanais, aux discussions, lundi 9 avril à 18h, avant le dîner officiel. Les trois hommes devaient notamment évoquer "la stabilité du Moyen-Orient, la lutte contre le terrorisme et les coopérations économiques et culturelles", ont fait savoir les services de la présidence française." 

Quelques heures auparavant, Emmanuel Macron avait reçu le roi du Maroc, Mohammed VI, comme le montre le 'selfie' ci-dessus réunissant symboliquement  Saad Hariri, Mohammed VI et Mohammed Ben Salmane, un cliché mis en ligne par le Liban le 9 avril, peu avant minuit. Les trois hommes sont au restaurant deux étoiles de l’hôtel La Réserve, 'Le Gabriel', un hôtel 5 étoiles Luxe dans le VIIIe arrondissement, selon une source marocaine bien informée.



Macron et Salmane, qui ont déjà dîné ensemble dimanche au musée du Louvre, s'exprimeront devant la presse en fin d'après-midi au palais de l'Elysée, avant un repas officiel qui marquera la fin de trois jours de visite princière placée sous le signe de la diplomatie, de la culture, et assez peu d'économie.

jeudi 5 avril 2018

Macron s'apprête à recevoir le prince héritier saoudien

Le prince héritier d'Arabie saoudite en visite officielle à Paris pendant la grève SNCF

L'AFP nous en dresse un portrait favorable

Macron , avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane,
main dans la main, 
à Riyad 
L'un des hommes clés au Moyen-Orient, le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, sera en visite en France de dimanche à mardi prochain. Grève ou pas grève.

Le nouvel homme fort de Riyad, qui a déjà visité plusieurs capitales occidentales et qui nourrit d'importantes ambitions de réformes en Arabie saoudite, "sera en visite officielle à Paris lundi et mardi, pour une visite principalement axée sur la culture, le tourisme, l'investissement et les nouvelles technologies", a précisé une source proche de la délégation saoudienne, tandis que l'Elysée n'ébruite pas cette visite contestée. 
Selon certaines sources, il devrait arriver dès dimanche en France. Un flou qui conforme les craintes des services respectifs de sécurité.

L'AFP lui décerne un brevet de respectabilité : surnommé MBS, Mohammed ben Salmane s'est récemment rendu en Grande-Bretagne et se trouve actuellement aux Etats-Unis, ce qui ne plaide pas franchement en faveur de MBS au regard des critiques incessantes de la presse aux ordres envers Trump.

L'AFP  prête au trentenaire toutes les vertus 
Réformiste de 32 ans, il a lancé une purge anti-corruption, a fait des déclarations sur l'évolution qu'il souhaite pour la société, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, et veut réformer l'économie pour la préparer à l'ère de l'après-pétrole.

Les réformes du prince s’inspirent des Emirats arabes unis et Macron observe les deux avec sympathie.
Le projet de MBS est de faire de l’Arabie saoudite une version XL des Emirats arabes unis, c’est-à-dire un mélange de société ouverte, de libéralisme économique garant d’une certaine prospérité et d’autocratie, dans lequel Macron se reconnaît. Mohammed ben Zayed, 57 ans (ci-contre), prince héritier d’Abu Dhabi, le plus riche des sept émirats arabes unis, est devenu le mentor du Saoudien. MBS et MBZ, comme on les surnomme, sont très liés et une étroite coordination s'est établie entre les deux capitales, malgré le défi difficile : la population de l’Arabie saoudite est beaucoup plus importante, plus diversifiée et plus susceptible de se politiser. 
Depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense, MBZ est considéré comme le nouvel homme fort des Emirats arabes unis, notamment par les autorités français. Or, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (donc Abu Dabi et MBZ) bombardent le Yémen depuis trois ans pour aider le gouvernement à vaincre ses ennemis houthis soutenus par l'Iran. Difficile pour Macron de dire qu'il est l'ami de l'Iran. Début janvier, à son homologue iranien Hassan Rohani, le président français a d'ailleurs exprimé sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" des jours précédents en Iran et a appelé Téhéran à "la retenue et à l'apaisement." Assez pour tendre nos relations avec la Syrie, l'Irak, le Liban et le Yémen, alors que l'Iran soutient Daech.

Le prince saoudien pourrait relancer la guerre sunnites contre chiites

Acteur diplomatique majeur de la crise entre Ryad et Téhéran qui secoue l'ensemble de la région, il a aussi affirmé que l'Arabie saoudite se doterait de l'arme nucléaire "si l'Iran développe une bombe nucléaire".

Il est aussi un des acteurs clé de la guerre au Yémen où la coalition internationale emmenée par l'Arabie saoudite combat les rebelles houthis soutenus par l'Iran. Plusieurs ONG demandent à la France de cesser de fournir des armes à l'Arabie saoudite au motif que ces dernières feraient des victimes parmi les populations civiles du Yémen.

Son alliance objective avec Israël rebrasse les cartes au Moyen-Orient.
Les Israéliens ont le "droit" d'avoir leur propre Etat-nation comme les Palestiniens, a-t-il par exemple déclaré récemment dans la revue américaine The Atlantic, établissant ainsi un nouveau signe d'un rapprochement apparent avec Israël, alors que les deux pays ont l'Iran pour ennemi commun.

L'Arabie saoudite, allié encombrant
Le pétrodollar est l’une des bases fondamentales de l’économie mondiale moderne, rejaillissant inévitablement sur la géopolitique. Les Etat-s-Unis ont apporté à la famille régnante en Arabie Saoudite une certaine sécurité dans une région pleine de périls en échange d'une alliance sûre et essentielle parmi les membres de l’OPEP : l’Arabie Saoudite est le plus gros producteur de pétrole de l’OPEP, où elle occupe une position prépondérante, et elle est aussi le seul membre de ce cartel à ne pas être tenue de respecter un quota de productivité. C’est un producteur versatile qui peut augmenter ou diminuer sa production de pétrole pour provoquer une pénurie ou saturer le marché mondial. Par voie de conséquence, c’est pratiquement l’Arabie Saoudite qui détermine le prix du pétrole. Le système, qui fait du dollar la monnaie de réserve pour les échanges pétroliers a pour conséquence de maintenir la demande en dollars " artificiellement" forte depuis les années 70.

La politique américaine en Irak avait pour but de préserver et renforcer la position dominante des États-Unis, voire de s’emparer du pétrole irakien (et iranien). L'Etat irakien maintenait le verrou fermé aux populations entre le Sud et le Nord. Or, la menace islamiste sur le monde s’est matérialisée pendant ces dix dernières années et Daech poursuit d'ailleurs la guerre encore actuellement, à vaste échelle et à fronts multiples, ce qui appelle à une recomposition des stratégies et des alliances. MBS s'y emploie : c'est l'avenir de sa dynastie qui est en jeu.

De même que Macron montre les muscles sur plusieurs théâtres militaires, la politique extérieure agressive du prince au Yémen, au Qatar et au Liban pourrait potentiellement déstabiliser la région. Croyant aujourd’hui à un alignement des astres propice à un renversement des équilibres, l'un et l'autre apparaissent dangereux, notamment en Iran. Depuis des années, les Sunnites saoudiens se sentent encerclés par les Chiites iraniens, qui sont de plus en plus en position de force en Syrie, en Irak, au Liban, à travers le Hezbollah et au Yémen. Alors MBS s'est aisément rapproché de Jared Kushner, surnommé ironiquement "MBK", Mohammed ben Kushner, le gendre et conseiller spécial de Trump, comme du président américain, tous deux très anti-iraniens. Pour lui, c’est le moment où jamais de rabaisser l’influence de Téhéran dans la région. Il est dans une logique d’escalade.

Le prince héritier saoudien vient de traiter l’ayatollah Khamenei, guide suprême de l’Iran, de "nouvel Hitler" et les investisseurs étrangers ont pris peur. Son aventurisme à l’international sidère et la "purge anti-corruption" du 4 novembre 2017 a pu en refroidir plus d’un : 381 suspects avaient été arrêtés. Certains hommes d’affaires en France et ailleurs ont été choqués de voir leurs partenaires "embastillés" dans les suites du Ritz-Carlton à Riyad, sans jugement. Leurs avoirs ont été gelés. Et le premier prince libéré, le propriétaire du Crillon, à Paris, a dû signer un chèque de 1 milliard de dollars pour sortir. Le 9 novembre 2017, le président Macron s'était néanmoins rendu à Ryad, assurant que sa visite prévue plusieurs semaines à l'avance visait notamment à faire baisser la tension entre l'Arabie saoudite et l'Iran...

Peut-on faire confiance au prince héritier Mohammed ben Salmane ?

Comme Macron avec ses réformes, le nouveau faucon de Riyad prend des risques fous. 
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Comme lui, MBS gouverne d'une main de fer (il a fait arrêter des dizaines d’arrestations visant certains des hommes d’affaires les plus importants du pays, comme le milliardaire Al-Walid ben Talal, première fortune du monde arabe, qui détient notamment le George V à Paris ou Bakr ben Laden, qui dirige le plus grand groupe de BTP d’Arabie. Les milliardaires français Arnault et Pinault en font des cauchemars; quant à Niel et Bolloré ils ont déjà démontré qu'ils savent où est leur intérêt !) et a joui d’une image flatteuse parce qu’il est jeune et promet des réformes. Mais leurs accessions soudaines aux responsabilités suprêmes et leurs arrogances respectives leur ont valu beaucoup d’ennemis. Le prince héritier peut espérer compter sur deux soutiens, celui de son père et celui du peuple, même s’il est difficile d’en prendre la mesure réelle, comme dans l'Hexagone. 
D'autant qu'en France, à la différence de MBS qui joue clairement le peuple contre les élites, Macron joue le jeu inverse. Quoi qu'en dise son entourage qui se plaît à rappeler qu'elles étaient annoncées par le candidat, les réformes macroniennes du modèle économique ne sont pas en phase avec ce que pense une bonne partie de la population, pas plus que la réforme du code du Travail imposée par voie d'ordonnances ou celle à venir des institutions.

MBS a proclamé sa volonté de mettre en place un islam modéré en rupture avec "trente années d’extrémisme". Il veut un islam docile sous contrôle des autorités politiques et "occidentalo-compatible": il est donc pour un entrisme sournois de l'islam en Occident. 
De son côté, Macron a déclaré que ses équipes travaillent à la structuration de l'islam de France et aussi à la manière de l'expliquer, ce à quoi le président de la République ne parvient déjà pas lui-même dans la pédagogie de ses réformes, comme les cheminots le démontrent : sans doute sont-ils des "illettrés", doublés de "cyniques" attachés à leurs "droits acquis", le "sac à dos social" en cours de négociation... 

L'Etat islamique, à ses débuts, a reçu un soutien financier de l'Arabie saoudite
Selon plusieurs spécialistes, l'EI a bénéficié du soutien actif de plusieurs Etats du Golfe, quand il a rejoint l’insurrection syrienne sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). "Il est clair que l’Arabie saoudite, puis le Qatar l’ont financé", déclare Alain Chouet, ancien officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il souligne d'ailleurs, ce que la presse répugne à admettre, que les rebelles au régime ne se battent pas fondamentalement pour davantage de démocratie de type occidental, mais ont des motivations avant tout d'ordre religieux.
"Ces deux Etats finançaient l’ensemble des forces anti-Assad", complète Alain Rodier, ancien membre du même service et chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement...

Un rapport britannique révèle comment Washington et Riyad ont armé Daech.
Alors que Daech a été vaincu en Irak et est en passe de disparaître en Syrie, l’ONG britannique Conflict Armament Research (CAR) vient de publier un rapport sur l’origine des armes utilisées par l’État Islamique. L'organisation supranationale pointe du doigt les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Mais la majeure partie d’entre elles proviennent des stocks des armées syriennes et irakiennes récupérés lors des offensives de l’Etat Islamique. Or, "environ 90% des armes et des munitions (97% en Syrie et 87% en Irak) sont généralement de fabrication russe pour la Syrie et chinoise, hongroise et roumaine pour l’Irak."
L’ONG signale qu’à plusieurs reprises, des armes livrées par les États-Unis et l’Arabie Saoudite à des groupes anti-Assad se seraient retrouvées dans les mains de Daech, suite notamment à des revirements d’alliances, soit seulement 2 % de ces armements.
Le rapport du CAR ne mentionne ni les armes chimiques explosives fournies par la Turquie à partir desquelles la fabrication d'IED ('improvised explosive device' ou engins explosifs improvisés) fut rendues possibles à l'Etat islamique, ni les missiles anti-char BGM-71 TOW, de fabrication américaine, qui auraient été massivement livrés par l’Arabie Saoudite aux "rebelles" syriens et a causé d’importants dégâts aux forces régulières syrienne tout au long du conflit.