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jeudi 5 avril 2018

Macron s'apprête à recevoir le prince héritier saoudien

Le prince héritier d'Arabie saoudite en visite officielle à Paris pendant la grève SNCF

L'AFP nous en dresse un portrait favorable

Macron , avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane,
main dans la main, 
à Riyad 
L'un des hommes clés au Moyen-Orient, le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, sera en visite en France de dimanche à mardi prochain. Grève ou pas grève.

Le nouvel homme fort de Riyad, qui a déjà visité plusieurs capitales occidentales et qui nourrit d'importantes ambitions de réformes en Arabie saoudite, "sera en visite officielle à Paris lundi et mardi, pour une visite principalement axée sur la culture, le tourisme, l'investissement et les nouvelles technologies", a précisé une source proche de la délégation saoudienne, tandis que l'Elysée n'ébruite pas cette visite contestée. 
Selon certaines sources, il devrait arriver dès dimanche en France. Un flou qui conforme les craintes des services respectifs de sécurité.

L'AFP lui décerne un brevet de respectabilité : surnommé MBS, Mohammed ben Salmane s'est récemment rendu en Grande-Bretagne et se trouve actuellement aux Etats-Unis, ce qui ne plaide pas franchement en faveur de MBS au regard des critiques incessantes de la presse aux ordres envers Trump.

L'AFP  prête au trentenaire toutes les vertus 
Réformiste de 32 ans, il a lancé une purge anti-corruption, a fait des déclarations sur l'évolution qu'il souhaite pour la société, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, et veut réformer l'économie pour la préparer à l'ère de l'après-pétrole.

Les réformes du prince s’inspirent des Emirats arabes unis et Macron observe les deux avec sympathie.
Le projet de MBS est de faire de l’Arabie saoudite une version XL des Emirats arabes unis, c’est-à-dire un mélange de société ouverte, de libéralisme économique garant d’une certaine prospérité et d’autocratie, dans lequel Macron se reconnaît. Mohammed ben Zayed, 57 ans (ci-contre), prince héritier d’Abu Dhabi, le plus riche des sept émirats arabes unis, est devenu le mentor du Saoudien. MBS et MBZ, comme on les surnomme, sont très liés et une étroite coordination s'est établie entre les deux capitales, malgré le défi difficile : la population de l’Arabie saoudite est beaucoup plus importante, plus diversifiée et plus susceptible de se politiser. 
Depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense, MBZ est considéré comme le nouvel homme fort des Emirats arabes unis, notamment par les autorités français. Or, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (donc Abu Dabi et MBZ) bombardent le Yémen depuis trois ans pour aider le gouvernement à vaincre ses ennemis houthis soutenus par l'Iran. Difficile pour Macron de dire qu'il est l'ami de l'Iran. Début janvier, à son homologue iranien Hassan Rohani, le président français a d'ailleurs exprimé sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" des jours précédents en Iran et a appelé Téhéran à "la retenue et à l'apaisement." Assez pour tendre nos relations avec la Syrie, l'Irak, le Liban et le Yémen, alors que l'Iran soutient Daech.

Le prince saoudien pourrait relancer la guerre sunnites contre chiites

Acteur diplomatique majeur de la crise entre Ryad et Téhéran qui secoue l'ensemble de la région, il a aussi affirmé que l'Arabie saoudite se doterait de l'arme nucléaire "si l'Iran développe une bombe nucléaire".

Il est aussi un des acteurs clé de la guerre au Yémen où la coalition internationale emmenée par l'Arabie saoudite combat les rebelles houthis soutenus par l'Iran. Plusieurs ONG demandent à la France de cesser de fournir des armes à l'Arabie saoudite au motif que ces dernières feraient des victimes parmi les populations civiles du Yémen.

Son alliance objective avec Israël rebrasse les cartes au Moyen-Orient.
Les Israéliens ont le "droit" d'avoir leur propre Etat-nation comme les Palestiniens, a-t-il par exemple déclaré récemment dans la revue américaine The Atlantic, établissant ainsi un nouveau signe d'un rapprochement apparent avec Israël, alors que les deux pays ont l'Iran pour ennemi commun.

L'Arabie saoudite, allié encombrant
Le pétrodollar est l’une des bases fondamentales de l’économie mondiale moderne, rejaillissant inévitablement sur la géopolitique. Les Etat-s-Unis ont apporté à la famille régnante en Arabie Saoudite une certaine sécurité dans une région pleine de périls en échange d'une alliance sûre et essentielle parmi les membres de l’OPEP : l’Arabie Saoudite est le plus gros producteur de pétrole de l’OPEP, où elle occupe une position prépondérante, et elle est aussi le seul membre de ce cartel à ne pas être tenue de respecter un quota de productivité. C’est un producteur versatile qui peut augmenter ou diminuer sa production de pétrole pour provoquer une pénurie ou saturer le marché mondial. Par voie de conséquence, c’est pratiquement l’Arabie Saoudite qui détermine le prix du pétrole. Le système, qui fait du dollar la monnaie de réserve pour les échanges pétroliers a pour conséquence de maintenir la demande en dollars " artificiellement" forte depuis les années 70.

La politique américaine en Irak avait pour but de préserver et renforcer la position dominante des États-Unis, voire de s’emparer du pétrole irakien (et iranien). L'Etat irakien maintenait le verrou fermé aux populations entre le Sud et le Nord. Or, la menace islamiste sur le monde s’est matérialisée pendant ces dix dernières années et Daech poursuit d'ailleurs la guerre encore actuellement, à vaste échelle et à fronts multiples, ce qui appelle à une recomposition des stratégies et des alliances. MBS s'y emploie : c'est l'avenir de sa dynastie qui est en jeu.

De même que Macron montre les muscles sur plusieurs théâtres militaires, la politique extérieure agressive du prince au Yémen, au Qatar et au Liban pourrait potentiellement déstabiliser la région. Croyant aujourd’hui à un alignement des astres propice à un renversement des équilibres, l'un et l'autre apparaissent dangereux, notamment en Iran. Depuis des années, les Sunnites saoudiens se sentent encerclés par les Chiites iraniens, qui sont de plus en plus en position de force en Syrie, en Irak, au Liban, à travers le Hezbollah et au Yémen. Alors MBS s'est aisément rapproché de Jared Kushner, surnommé ironiquement "MBK", Mohammed ben Kushner, le gendre et conseiller spécial de Trump, comme du président américain, tous deux très anti-iraniens. Pour lui, c’est le moment où jamais de rabaisser l’influence de Téhéran dans la région. Il est dans une logique d’escalade.

Le prince héritier saoudien vient de traiter l’ayatollah Khamenei, guide suprême de l’Iran, de "nouvel Hitler" et les investisseurs étrangers ont pris peur. Son aventurisme à l’international sidère et la "purge anti-corruption" du 4 novembre 2017 a pu en refroidir plus d’un : 381 suspects avaient été arrêtés. Certains hommes d’affaires en France et ailleurs ont été choqués de voir leurs partenaires "embastillés" dans les suites du Ritz-Carlton à Riyad, sans jugement. Leurs avoirs ont été gelés. Et le premier prince libéré, le propriétaire du Crillon, à Paris, a dû signer un chèque de 1 milliard de dollars pour sortir. Le 9 novembre 2017, le président Macron s'était néanmoins rendu à Ryad, assurant que sa visite prévue plusieurs semaines à l'avance visait notamment à faire baisser la tension entre l'Arabie saoudite et l'Iran...

Peut-on faire confiance au prince héritier Mohammed ben Salmane ?

Comme Macron avec ses réformes, le nouveau faucon de Riyad prend des risques fous. 
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Comme lui, MBS gouverne d'une main de fer (il a fait arrêter des dizaines d’arrestations visant certains des hommes d’affaires les plus importants du pays, comme le milliardaire Al-Walid ben Talal, première fortune du monde arabe, qui détient notamment le George V à Paris ou Bakr ben Laden, qui dirige le plus grand groupe de BTP d’Arabie. Les milliardaires français Arnault et Pinault en font des cauchemars; quant à Niel et Bolloré ils ont déjà démontré qu'ils savent où est leur intérêt !) et a joui d’une image flatteuse parce qu’il est jeune et promet des réformes. Mais leurs accessions soudaines aux responsabilités suprêmes et leurs arrogances respectives leur ont valu beaucoup d’ennemis. Le prince héritier peut espérer compter sur deux soutiens, celui de son père et celui du peuple, même s’il est difficile d’en prendre la mesure réelle, comme dans l'Hexagone. 
D'autant qu'en France, à la différence de MBS qui joue clairement le peuple contre les élites, Macron joue le jeu inverse. Quoi qu'en dise son entourage qui se plaît à rappeler qu'elles étaient annoncées par le candidat, les réformes macroniennes du modèle économique ne sont pas en phase avec ce que pense une bonne partie de la population, pas plus que la réforme du code du Travail imposée par voie d'ordonnances ou celle à venir des institutions.

MBS a proclamé sa volonté de mettre en place un islam modéré en rupture avec "trente années d’extrémisme". Il veut un islam docile sous contrôle des autorités politiques et "occidentalo-compatible": il est donc pour un entrisme sournois de l'islam en Occident. 
De son côté, Macron a déclaré que ses équipes travaillent à la structuration de l'islam de France et aussi à la manière de l'expliquer, ce à quoi le président de la République ne parvient déjà pas lui-même dans la pédagogie de ses réformes, comme les cheminots le démontrent : sans doute sont-ils des "illettrés", doublés de "cyniques" attachés à leurs "droits acquis", le "sac à dos social" en cours de négociation... 

L'Etat islamique, à ses débuts, a reçu un soutien financier de l'Arabie saoudite
Selon plusieurs spécialistes, l'EI a bénéficié du soutien actif de plusieurs Etats du Golfe, quand il a rejoint l’insurrection syrienne sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). "Il est clair que l’Arabie saoudite, puis le Qatar l’ont financé", déclare Alain Chouet, ancien officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il souligne d'ailleurs, ce que la presse répugne à admettre, que les rebelles au régime ne se battent pas fondamentalement pour davantage de démocratie de type occidental, mais ont des motivations avant tout d'ordre religieux.
"Ces deux Etats finançaient l’ensemble des forces anti-Assad", complète Alain Rodier, ancien membre du même service et chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement...

Un rapport britannique révèle comment Washington et Riyad ont armé Daech.
Alors que Daech a été vaincu en Irak et est en passe de disparaître en Syrie, l’ONG britannique Conflict Armament Research (CAR) vient de publier un rapport sur l’origine des armes utilisées par l’État Islamique. L'organisation supranationale pointe du doigt les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Mais la majeure partie d’entre elles proviennent des stocks des armées syriennes et irakiennes récupérés lors des offensives de l’Etat Islamique. Or, "environ 90% des armes et des munitions (97% en Syrie et 87% en Irak) sont généralement de fabrication russe pour la Syrie et chinoise, hongroise et roumaine pour l’Irak."
L’ONG signale qu’à plusieurs reprises, des armes livrées par les États-Unis et l’Arabie Saoudite à des groupes anti-Assad se seraient retrouvées dans les mains de Daech, suite notamment à des revirements d’alliances, soit seulement 2 % de ces armements.
Le rapport du CAR ne mentionne ni les armes chimiques explosives fournies par la Turquie à partir desquelles la fabrication d'IED ('improvised explosive device' ou engins explosifs improvisés) fut rendues possibles à l'Etat islamique, ni les missiles anti-char BGM-71 TOW, de fabrication américaine, qui auraient été massivement livrés par l’Arabie Saoudite aux "rebelles" syriens et a causé d’importants dégâts aux forces régulières syrienne tout au long du conflit.

dimanche 14 septembre 2014

Le Jules Ferry occulté dans les livres scolaires choisis par la FSU

"Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures" (Jules Ferry, 28 juillet 1885) 

Jules Ferry est connu pour être l'auteur des lois de la IIIe République restaurant l'instruction obligatoire et gratuite
 
En effet, elle avait déjà été instituée en 1793, sous l'impulsion de Louis-Joseph Charlier, un ami de Marat et père spirituel de l’enseignement obligatoire voté par la Convention nationale favorable au maintien du gouvernement révolutionnaire, du dirigisme économique (dont la sur-fiscalité) et de la Terreur, mais contre la majorité réactionnaire de l'assemblée, regroupant les montagnards dantonistes et les députés du Marais, autour de Sieyès et Cambacérès, prônant un retour au social-libéralisme  libéralisme économique et au gouvernement constitutionnel. 
Or, l'hiver 2014-2015  1794-95 fut particulièrement rude, le prix du pain augmenta, et le peuple de Paris connut une grave disette, aggravée par la politique libérale de Manuel Valls la Convention. Aussi, la colère grondait parmi les frondeurs  sections populaires, d’autant que la France subissait depuis 2008 à cette époque-là une crise économique et financière et que le cours des assignats s'effondra. La réaction thermidorienne supprima donc l'obligation scolaire, puis la gratuité (qui creusaient les déficits publics), et il fallut attendre 1882 pour que Jules Ferry récupérât l'idée et fît voter la loi. Considéré comme le promoteur de "l'école gratuite et obligatoire", le coucou s'est ainsi vu attribuer la paternité biologique par PMA de l'enseignement laïc, obligatoire et gratuit.

Il fut le ministre de l'instruction publique de Jules Grévy, président de la République contraint à la démission.
En 1887, éclata en effet le scandale des décorations du fait de son gendre accusé de conflit d'intérêts   trafic d'influence. Il mettait à profit sa situation familiale pour monnayer des nominations dans l'ordre national de la Légion d'honneur. Le peuple chante alors:
Son austère bienséant
À l’Élysée s’trouve à l’aise ;

Y colle au fond de la chaise,

Qui colle à l’appartement.
Afin d’chasser d’son repaire
L’vieux à son fauteuil ancré
Va falloir foutre par terre
Tout l’faubourg Saint-Honoré.
Parallèlement, Jules Ferry manifesta une volonté forte d'expansion coloniale, en particulier en Indochine, ce qui provoqua sa chute. 

Najat Vallaud-Belkacem rétablira-t-elle la vérité historique?

Voici quelques propos que Jules Ferry  tint devant les députés le 28 juillet 1885, tels qu'ils sont transcrits au Journal Officiel. Ils constituent les fondements de la pensée coloniale de la IIIème République, alors autant que les nouvelles générations soient éclairées sur les pensées d'une icône de la gauche et que la diversité, en même temps que cette gauche moralisatrice qui les berne, puisse porter sur elles, ici comme sur tant de sujets, le regard édifiant du XXIe siècle.



La légende située sous le dessin "la France va pouvoir porter librement au Maroc la civilisation la richesse et la paix"  traduit l’esprit de la plupart des Européens de l'époque.



"La première forme de la colonisation, c'est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment une population exubérante.[...]
Mais il y a une autre forme de colonisation, c'est celle qui s'adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[...] Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux.[...] Dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d'une colonie, c'est la création d'un débouché.[...]

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...] parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures.[...]

(extrait de Le tour de la France par deux enfants, cours moyen par G.Bruno)
Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.[...]
A l'heure qu'il est, vous savez qu'un navire de guerre ne peut pas porter, si parfaite que soit son organisation, plus de 14 jours de charbon et qu'un navire qui n'a plus de charbon est une épave sur la surface des mers abandonné au 1er occupant. D'où la nécessité d'avoir sur les mers des rades d'approvisionnement, des abris, des postes de défense et de ravitaillement."

Toute ressemblance avec François Hollande serait purement fortuite

Le député Vernhes, radical de l'Hérault, répondit à Ferry: "[...] De même que Napoléon III cherchait une diversion aux idées de liberté par des expéditions lointaines [il ne s'agissait encore ni du Mali, ni de la Syrie ou l'Irak], de même la politique suivie par nos politiciens, qui se sont crus républicains et qui, pour nous, ne l'ont jamais été, cherche également une diversion dans l'expansion coloniale, afin de faire oublier au peuple français qu'il a été vaincu et qu'il doit, non point prendre l'offensive, mais rester sur une défensive absolument logique, correcte et rationnelle [...]" 

Dans cette déclaration de Jules Ferry, l'historien SFIO (ancêtre du PS) et militant anticolonialiste Charles-André Julien voit "le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la tribune".
Ces propos sur les "races" supérieures et inférieures sont la définition même du racisme et ouvrent la voie à des actes génocidaires, surtout sortant de la bouche du père de l'école publique laïque et obligatoireLe timbre ci-contre a été émis en 1981, sous la présidence du socialiste François Mitterrand...

Jules Ferry a dû démissionner de son poste de premier ministre en mars 1885.
Aujourd'hui, le PS préfère se tourner vers Jean Jaurès que le PCF ne veut pas les laisser récupérer.

mardi 30 avril 2013

L'an 1 du changement de Hollande "C'est l'année gâchée"

Les communistes ne sont pas solidaires du bilan de François Hollande

Pour Pierre Laurent, le patron des communistes, cette première année "c'est l'année gâchée"
Un parallèle du Front de gauche
Le président de la République est "en train de s'isoler à gauche" et n'a pas incarné la rupture qu'il aurait souhaité avec le pouvoir précédent, estime-t-il dans l'émission Preuves par 3, sur Public Sénat. "Les français avaient mis de l’espoir, ils souhaitaient une rupture avec les politiques de Nicolas Sarkozy, avec les politiques qui ont été menées pendant 10 ans à droite. Et cette rupture, elle n’est pas au rendez-vous."


Pierre Laurent remet en question les promesses du candidat  François Hollande , et leur accomplissement

"Lui-même leur avait promis quand il disait 'on va mener la guerre à la finance, on va renégocier le pacte budgétaire européen'. Il n’y a rien de tout cela à l’arrivée.
Pour exemple, il cite "le dernier épisode du dialogue avec les pigeons à l'Elysée". Reçus comme des "coqs en pâte", ils ont "à chaque fois une seule revendication, exonération fiscale, et ils l'obtiennent", accuse-t-il. 

Le PCF participera à la manifestation lancée par Jean-Luc Mélenchon, le 5 mai. 

Et le secrétaire national du mouvement considère que
cela "va être un signal de redémarrage pour la gauche qui cherche des solutions".


VOIR et ENTENDRE Pierre Laurent: 

Pas d'état de grâce pour Hollande
Les Français n'aiment pas la souffrance

Une nuit, le temps d'une fête à la Bastille, selon Michel Sapin; 
deux jours, après sa prise de fonctions, le 15 mai, pour certains;
quelques semaines pour les plus aveugles. 
A peine élu, le nouveau président de la République, François Hollande, s'est privé d'état de grâce.

Ni douze mois, ni cent jours:


En mai 1981, désireux d'imposer le changement à rebours d'une crise économique qui aurait nécessité davantage de prudence, François Mitterrand avait connu près d'un an de lune de miel avec les Français. 
Le blocage des salaires, en juin 1982, annonciateur du tournant de la rigueur de 1983, avait mis fin à cet état de grâce.