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mardi 10 avril 2018

Le prince héritier saoudien sous le coup d'une plainte en France

En visite en France, le Saoudien retourne au bled 'fissa', ce jour...

Une association yéménite accuse le prince d'exactions dans le cadre de l'intervention militaire saoudienne contre les rebelles houthis.

Etreinte de Macron avec le prince saoudien, tortionnaire présumé
Alors que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est en visite officielle en France depuis dimanche, l'hôte de Macron fait l'objet d'une plainte déposée en France pour "complicité d'actes de torture", rapporte franceinfo mardi 10 avril. La plainte avec constitution de partie civile a été enregistrée lundi par les magistrats du pôle spécialisé sur les crimes de guerre du tribunal de Grande instance de Paris.

L'avocat pénaliste français Joseph Breham, qui représente l'association yéménite de défense des Droits de l'homme, est à l'origine de la plainte, précise franceinfo.
Image associée
Visite du Louvre par le prince héritier saoudien
Mohammed ben Salmane, escorté de Macron,
malgré la plainte pour torture, le 9 avril 2018
Selon lui, Mohammed ben Salmane s'est rendu responsable de "complicité d'actes de torture" dans le cadre de l'action de la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite contre les rebelles houthis au Yémen. Cette guerre a fait près de 10.000 morts depuis 2015, dont des milliers de civils, et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire du monde".

Résultat de recherche d'images pour "Macron Salmane"Le texte de la plainte accuse Ryad d'avoir "sciemment" attaqué des cibles civiles, notamment avec des frappes aériennes visant des camps de déplacés, des marchés, des hôpitaux... 
La plainte évoque également l'utilisation d'armes à sous-munition, interdites par une convention internationale, que l'Arabie saoudite n'a cependant pas signée. 
La plainte évoque enfin 18 centres de détention clandestins, "dirigés par les Émirats arabes unis ou par des forces yéménites".

Macron a-t-il évoqué cette accusation avec le prince ?

Résultat de recherche d'images pour "macron salmane"
La France, qui a ratifié la Convention contre la torture, a le droit et le devoir d'enquêter sur toute personne soupçonnée de ce type de crimes présente sur son territoire, rappelle Joseph Breham.

Mohammed ben Salmane achève mardi sa visite officielle en France par une rencontre et un dîner avec le président Emmanuel Macron, qui souhaite définir un nouveau cadre stratégique pour sa relation avec cet acteur important au Proche-Orient.  
Saad Hariri, Mohammed VI et Mohammed Ben Salmane, à Paris
Macron a associé Saad Hariri, premier ministre libanais, aux discussions, lundi 9 avril à 18h, avant le dîner officiel. Les trois hommes devaient notamment évoquer "la stabilité du Moyen-Orient, la lutte contre le terrorisme et les coopérations économiques et culturelles", ont fait savoir les services de la présidence française." 

Quelques heures auparavant, Emmanuel Macron avait reçu le roi du Maroc, Mohammed VI, comme le montre le 'selfie' ci-dessus réunissant symboliquement  Saad Hariri, Mohammed VI et Mohammed Ben Salmane, un cliché mis en ligne par le Liban le 9 avril, peu avant minuit. Les trois hommes sont au restaurant deux étoiles de l’hôtel La Réserve, 'Le Gabriel', un hôtel 5 étoiles Luxe dans le VIIIe arrondissement, selon une source marocaine bien informée.



Macron et Salmane, qui ont déjà dîné ensemble dimanche au musée du Louvre, s'exprimeront devant la presse en fin d'après-midi au palais de l'Elysée, avant un repas officiel qui marquera la fin de trois jours de visite princière placée sous le signe de la diplomatie, de la culture, et assez peu d'économie.

lundi 9 avril 2018

Le prince héritier saoudien, hôte de Macron et premier châtelain de France

Le prince saoudien fait grimper les prix de l'immobilier dans les Yvelines 

Mohammed ben Salmane est connu pour être le propriétaire, en France, du château le plus cher du monde

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Le Saoudien possède aussi une propriété de chasse dans les Yvelines. La maire nous raconte. Mohammed ben Salmane ou 'MBS' est un jeune homme plein d'avenir de 33 ans, qui est en visite en France lundi et mardi, à l'invitation du président Macron, qui, à 40 ans passe désormais pour un vieux.

Le futur roi du pétrole est également connu pour être le propriétaire du château le plus cher du monde: le fameux 'Château Louis XIV', dont la vente, fin 2015, a  passablement affolé le marché de l'immobilier, deux ans plus tard, quand le "secret d'Etat" fut révélé aux "gens". Lien PaSiDupes : France: le prince héritier saoudien s'offre "la demeure la plus chère au monde", près de Paris

Le pied-à-terre du prince est sis à Louveciennes, petite commune des Yvelines (78). Achevée en 2011, cette demeure a été vendue pour le montant record de 275 millions d’euros, comme l’avait rapporté à l’époque le New York Times. Elle se veut la copie conforme du fabuleux château de Vaux-le-Vicomte (77), celui qui avait rendu jaloux Louis XIV et avait à sa disgrâce à Nicolas Fouquet, son surintendant des Finances, mais avait aussi incité le Roi Soleil à faire construire Versailles sur son modèle, en plus somptueux.

'Château Louis XIV' allie architecture du XVIIe siècle et technologie moderne, avec des fontaines contrôlables par iPhone, une salle de cinéma ou un aquarium géant... D’une surface habitable de 5.000 m², elle promet "les fastes de Versailles sous la révolution high-tech", selon le site internet de son promoteur Cogemad, société (94110 Arcueil, EELV) dont la direction est confiée à Autodistribution (spécialiste de la pièce détachée auto/poids lourds), qui crée des demeures et intérieurs haute-couture depuis plus de 20 ans. On dit que Dame Brigitte, qui n'a jamais guère connu que la Camif, aurait insisté pour se faire admettre en ses murs. 

Le constructeur souligne "la pose de 13.000 éléments de pierres taillées, allant des frises à triglyphes aux tables sculptées surmontant chacune des baies vitrées composant le château" et les "pièces du château qui ont changé de destination en cours de chantier". 

Or, ce prince Mohammed, qui prêche l’austérité dans son pays et s’est lancé dans une lutte anticorruption, ne se prive pas pour s’offrir d’autres luxueux "plaisirs". 
Image associéeIl est aussi le propriétaire d’une résidence de 250 hectares située à Condé-sur-Vesgre (78), baptisée Le Rouvray, a déclaré la maire, confirmant une information du New York Times. La maire n’a toutefois pas révélé le montant de l’acquisition. "J’ai appris le nom de l’acquéreur par la presse, raconte Josette Jean. J’ai entendu beaucoup de réflexions désagréables sur la nationalité de l’acquéreur. Je n’ai pas à juger qui il est. La seule chose qui m’importe c’est que ma commune vive bien et que les habitants la mettent en valeur tout en respectant l’architecture."  
La maire raconte : "un intendant est venu me voir avec un architecte pour me demander ce qu’il était possible de faire comme travaux. Il m’a expliqué qu’ils avaient déposé un permis et qu’ils ont eu un avis favorable du préfet. Je n’ai aucun problème avec lui. Tout s’est fait dans le plus grand respect". L’élue explique que MBS a l’intention de rénover le manoir de Rouvray, remis à neuf il y a 60 ans par les anciens propriétaires, la famille Vernes (qui a créé la Banque Vernes à la fin du XVIIIe siècle, aujourd’hui Banque Palatine).
Il est également question de rénover et agrandir les dépendances qui servent au personnel et pour accueillir les visiteurs les jours de chasse. "Elles ont plus de 100 ans et tombent en ruine", explique Josette Jean. Et d’ajouter: "C’était une propriété de chasse et le nouveau propriétaire m’a assuré qu’elle resterait une propriété de chasse".

La vente de Grand Marnier, villa à 300 millions d’euros, a été réalisée par l'entremise d’une société saoudienne
Résultat de recherche d'images pour "Grand Marnier  villa Cap ferrat"
Le mètre carré le plus cher au monde
Eight Investment Company, dirigée par le gérant de la fondation personnelle du prince héritier, grâce auquel il a pu acquérir cette propriété. 

Mais aussi un luxueux yacht de 134 mètres pour 500 millions d’euros c'est l’une des plus somptueuses villas de la côte d’Azur résidence qui pourrait entrer également dans son patrimoine immobilier. Elle se dresse entre Nice et Monaco, à Saint-Jean Cap Ferrat, prisé des milliardaires. Son prix est dans les moyens de cette pétromonarchie, autour de 350 millions d’euros, pile poil dans les standards du trentenaire.
ou encore le tableau de Léonard de Vinci "Salvator mundi" (Sauveur du monde) acheté pour la modique somme de 450 millions de dollars (368 millions d’euros).  
Résultat de recherche d'images pour "Villa Les Cèdres, à Saint-Jean-Cap-Ferrat"
La Villa Les Cèdres, à Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Puisque le prince héritier cède aux coups de cœur comme aux coups de force
The €1 billion villa, whose neighbours include Microsoft’s co-founder, Paul Allen, is surrounded by 35 acres of gardens, has ten bedrooms and a 50m pool
Macron et ses amis agacent-ils les grévistes français ?

jeudi 5 avril 2018

Macron s'apprête à recevoir le prince héritier saoudien

Le prince héritier d'Arabie saoudite en visite officielle à Paris pendant la grève SNCF

L'AFP nous en dresse un portrait favorable

Macron , avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane,
main dans la main, 
à Riyad 
L'un des hommes clés au Moyen-Orient, le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, sera en visite en France de dimanche à mardi prochain. Grève ou pas grève.

Le nouvel homme fort de Riyad, qui a déjà visité plusieurs capitales occidentales et qui nourrit d'importantes ambitions de réformes en Arabie saoudite, "sera en visite officielle à Paris lundi et mardi, pour une visite principalement axée sur la culture, le tourisme, l'investissement et les nouvelles technologies", a précisé une source proche de la délégation saoudienne, tandis que l'Elysée n'ébruite pas cette visite contestée. 
Selon certaines sources, il devrait arriver dès dimanche en France. Un flou qui conforme les craintes des services respectifs de sécurité.

L'AFP lui décerne un brevet de respectabilité : surnommé MBS, Mohammed ben Salmane s'est récemment rendu en Grande-Bretagne et se trouve actuellement aux Etats-Unis, ce qui ne plaide pas franchement en faveur de MBS au regard des critiques incessantes de la presse aux ordres envers Trump.

L'AFP  prête au trentenaire toutes les vertus 
Réformiste de 32 ans, il a lancé une purge anti-corruption, a fait des déclarations sur l'évolution qu'il souhaite pour la société, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, et veut réformer l'économie pour la préparer à l'ère de l'après-pétrole.

Les réformes du prince s’inspirent des Emirats arabes unis et Macron observe les deux avec sympathie.
Le projet de MBS est de faire de l’Arabie saoudite une version XL des Emirats arabes unis, c’est-à-dire un mélange de société ouverte, de libéralisme économique garant d’une certaine prospérité et d’autocratie, dans lequel Macron se reconnaît. Mohammed ben Zayed, 57 ans (ci-contre), prince héritier d’Abu Dhabi, le plus riche des sept émirats arabes unis, est devenu le mentor du Saoudien. MBS et MBZ, comme on les surnomme, sont très liés et une étroite coordination s'est établie entre les deux capitales, malgré le défi difficile : la population de l’Arabie saoudite est beaucoup plus importante, plus diversifiée et plus susceptible de se politiser. 
Depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense, MBZ est considéré comme le nouvel homme fort des Emirats arabes unis, notamment par les autorités français. Or, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (donc Abu Dabi et MBZ) bombardent le Yémen depuis trois ans pour aider le gouvernement à vaincre ses ennemis houthis soutenus par l'Iran. Difficile pour Macron de dire qu'il est l'ami de l'Iran. Début janvier, à son homologue iranien Hassan Rohani, le président français a d'ailleurs exprimé sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" des jours précédents en Iran et a appelé Téhéran à "la retenue et à l'apaisement." Assez pour tendre nos relations avec la Syrie, l'Irak, le Liban et le Yémen, alors que l'Iran soutient Daech.

Le prince saoudien pourrait relancer la guerre sunnites contre chiites

Acteur diplomatique majeur de la crise entre Ryad et Téhéran qui secoue l'ensemble de la région, il a aussi affirmé que l'Arabie saoudite se doterait de l'arme nucléaire "si l'Iran développe une bombe nucléaire".

Il est aussi un des acteurs clé de la guerre au Yémen où la coalition internationale emmenée par l'Arabie saoudite combat les rebelles houthis soutenus par l'Iran. Plusieurs ONG demandent à la France de cesser de fournir des armes à l'Arabie saoudite au motif que ces dernières feraient des victimes parmi les populations civiles du Yémen.

Son alliance objective avec Israël rebrasse les cartes au Moyen-Orient.
Les Israéliens ont le "droit" d'avoir leur propre Etat-nation comme les Palestiniens, a-t-il par exemple déclaré récemment dans la revue américaine The Atlantic, établissant ainsi un nouveau signe d'un rapprochement apparent avec Israël, alors que les deux pays ont l'Iran pour ennemi commun.

L'Arabie saoudite, allié encombrant
Le pétrodollar est l’une des bases fondamentales de l’économie mondiale moderne, rejaillissant inévitablement sur la géopolitique. Les Etat-s-Unis ont apporté à la famille régnante en Arabie Saoudite une certaine sécurité dans une région pleine de périls en échange d'une alliance sûre et essentielle parmi les membres de l’OPEP : l’Arabie Saoudite est le plus gros producteur de pétrole de l’OPEP, où elle occupe une position prépondérante, et elle est aussi le seul membre de ce cartel à ne pas être tenue de respecter un quota de productivité. C’est un producteur versatile qui peut augmenter ou diminuer sa production de pétrole pour provoquer une pénurie ou saturer le marché mondial. Par voie de conséquence, c’est pratiquement l’Arabie Saoudite qui détermine le prix du pétrole. Le système, qui fait du dollar la monnaie de réserve pour les échanges pétroliers a pour conséquence de maintenir la demande en dollars " artificiellement" forte depuis les années 70.

La politique américaine en Irak avait pour but de préserver et renforcer la position dominante des États-Unis, voire de s’emparer du pétrole irakien (et iranien). L'Etat irakien maintenait le verrou fermé aux populations entre le Sud et le Nord. Or, la menace islamiste sur le monde s’est matérialisée pendant ces dix dernières années et Daech poursuit d'ailleurs la guerre encore actuellement, à vaste échelle et à fronts multiples, ce qui appelle à une recomposition des stratégies et des alliances. MBS s'y emploie : c'est l'avenir de sa dynastie qui est en jeu.

De même que Macron montre les muscles sur plusieurs théâtres militaires, la politique extérieure agressive du prince au Yémen, au Qatar et au Liban pourrait potentiellement déstabiliser la région. Croyant aujourd’hui à un alignement des astres propice à un renversement des équilibres, l'un et l'autre apparaissent dangereux, notamment en Iran. Depuis des années, les Sunnites saoudiens se sentent encerclés par les Chiites iraniens, qui sont de plus en plus en position de force en Syrie, en Irak, au Liban, à travers le Hezbollah et au Yémen. Alors MBS s'est aisément rapproché de Jared Kushner, surnommé ironiquement "MBK", Mohammed ben Kushner, le gendre et conseiller spécial de Trump, comme du président américain, tous deux très anti-iraniens. Pour lui, c’est le moment où jamais de rabaisser l’influence de Téhéran dans la région. Il est dans une logique d’escalade.

Le prince héritier saoudien vient de traiter l’ayatollah Khamenei, guide suprême de l’Iran, de "nouvel Hitler" et les investisseurs étrangers ont pris peur. Son aventurisme à l’international sidère et la "purge anti-corruption" du 4 novembre 2017 a pu en refroidir plus d’un : 381 suspects avaient été arrêtés. Certains hommes d’affaires en France et ailleurs ont été choqués de voir leurs partenaires "embastillés" dans les suites du Ritz-Carlton à Riyad, sans jugement. Leurs avoirs ont été gelés. Et le premier prince libéré, le propriétaire du Crillon, à Paris, a dû signer un chèque de 1 milliard de dollars pour sortir. Le 9 novembre 2017, le président Macron s'était néanmoins rendu à Ryad, assurant que sa visite prévue plusieurs semaines à l'avance visait notamment à faire baisser la tension entre l'Arabie saoudite et l'Iran...

Peut-on faire confiance au prince héritier Mohammed ben Salmane ?

Comme Macron avec ses réformes, le nouveau faucon de Riyad prend des risques fous. 
Résultat de recherche d'images pour "Mohammed ben Salmane Macron"
Comme lui, MBS gouverne d'une main de fer (il a fait arrêter des dizaines d’arrestations visant certains des hommes d’affaires les plus importants du pays, comme le milliardaire Al-Walid ben Talal, première fortune du monde arabe, qui détient notamment le George V à Paris ou Bakr ben Laden, qui dirige le plus grand groupe de BTP d’Arabie. Les milliardaires français Arnault et Pinault en font des cauchemars; quant à Niel et Bolloré ils ont déjà démontré qu'ils savent où est leur intérêt !) et a joui d’une image flatteuse parce qu’il est jeune et promet des réformes. Mais leurs accessions soudaines aux responsabilités suprêmes et leurs arrogances respectives leur ont valu beaucoup d’ennemis. Le prince héritier peut espérer compter sur deux soutiens, celui de son père et celui du peuple, même s’il est difficile d’en prendre la mesure réelle, comme dans l'Hexagone. 
D'autant qu'en France, à la différence de MBS qui joue clairement le peuple contre les élites, Macron joue le jeu inverse. Quoi qu'en dise son entourage qui se plaît à rappeler qu'elles étaient annoncées par le candidat, les réformes macroniennes du modèle économique ne sont pas en phase avec ce que pense une bonne partie de la population, pas plus que la réforme du code du Travail imposée par voie d'ordonnances ou celle à venir des institutions.

MBS a proclamé sa volonté de mettre en place un islam modéré en rupture avec "trente années d’extrémisme". Il veut un islam docile sous contrôle des autorités politiques et "occidentalo-compatible": il est donc pour un entrisme sournois de l'islam en Occident. 
De son côté, Macron a déclaré que ses équipes travaillent à la structuration de l'islam de France et aussi à la manière de l'expliquer, ce à quoi le président de la République ne parvient déjà pas lui-même dans la pédagogie de ses réformes, comme les cheminots le démontrent : sans doute sont-ils des "illettrés", doublés de "cyniques" attachés à leurs "droits acquis", le "sac à dos social" en cours de négociation... 

L'Etat islamique, à ses débuts, a reçu un soutien financier de l'Arabie saoudite
Selon plusieurs spécialistes, l'EI a bénéficié du soutien actif de plusieurs Etats du Golfe, quand il a rejoint l’insurrection syrienne sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). "Il est clair que l’Arabie saoudite, puis le Qatar l’ont financé", déclare Alain Chouet, ancien officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il souligne d'ailleurs, ce que la presse répugne à admettre, que les rebelles au régime ne se battent pas fondamentalement pour davantage de démocratie de type occidental, mais ont des motivations avant tout d'ordre religieux.
"Ces deux Etats finançaient l’ensemble des forces anti-Assad", complète Alain Rodier, ancien membre du même service et chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement...

Un rapport britannique révèle comment Washington et Riyad ont armé Daech.
Alors que Daech a été vaincu en Irak et est en passe de disparaître en Syrie, l’ONG britannique Conflict Armament Research (CAR) vient de publier un rapport sur l’origine des armes utilisées par l’État Islamique. L'organisation supranationale pointe du doigt les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Mais la majeure partie d’entre elles proviennent des stocks des armées syriennes et irakiennes récupérés lors des offensives de l’Etat Islamique. Or, "environ 90% des armes et des munitions (97% en Syrie et 87% en Irak) sont généralement de fabrication russe pour la Syrie et chinoise, hongroise et roumaine pour l’Irak."
L’ONG signale qu’à plusieurs reprises, des armes livrées par les États-Unis et l’Arabie Saoudite à des groupes anti-Assad se seraient retrouvées dans les mains de Daech, suite notamment à des revirements d’alliances, soit seulement 2 % de ces armements.
Le rapport du CAR ne mentionne ni les armes chimiques explosives fournies par la Turquie à partir desquelles la fabrication d'IED ('improvised explosive device' ou engins explosifs improvisés) fut rendues possibles à l'Etat islamique, ni les missiles anti-char BGM-71 TOW, de fabrication américaine, qui auraient été massivement livrés par l’Arabie Saoudite aux "rebelles" syriens et a causé d’importants dégâts aux forces régulières syrienne tout au long du conflit.

lundi 18 décembre 2017

France: le prince héritier saoudien s'offre "la demeure la plus chère au monde", près de Paris

Le prince Mohammed ben Salmane est le mystérieux acquéreur du 'Château Louis XIV' 

On connaît donc l'identité du propriétaire de la demeure considérée comme "la plus chère du monde"

grâce à une information d'un journal ...américain.  

Elle en a les moyens, mais ce n'est pas Muriel Pénicaud...


Résultat de recherche d'images pour "chateau Louis XIV  Louveciennes"
Il s'agit du prince Mohammed ben Salmane, nouvel homme fort d'Arabie saoudite qui se veut le chantre de l'anti-corruption. Il a acheté la demeure située à Louveciennes, dans les Yvelines, pour 275 millions d'euros, et il faut que ce soit le  New York Times, le mieux informé, qui en fasse la révélation...

Résultat de recherche d'images pour "Mohammed ben Salmane Al Saoud et macron"La luxueuse propriété a été vendue en septembre 2015 - sous le règne du socialiste François Hollande (ci-contre) - par la société française spécialisée dans l'immobilier de luxe Daniel Féau, membre du réseau Christie's. Rien n'avait à l'époque filtré sur l'identité du nouveau propriétaire, si ce n'est qu'il était "du Moyen-Orient", avait pudiquement indiqué une "source proche du dossier".

Une réplique de Versailles

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La propriété, construite entre 2008 et 2011, sur un site vierge et dans le respect des techniques et des matériaux utilisés au XVIIe siècle, sur la commune de Louveciennes à 23 kms à l'ouest de Paris, est un ensemble neuf, baptisé 'Château Louis XIV' en référence au flamboyant "roi Soleil" qui a régné sur la France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Situé entre Versailles et Marly-le-Roi sur une propriété de 23 hectares clos de murs hauts, le Château Louis XIV, bâtiment économe en énergie, est entouré de douves sur trois de ses côtés et se compose de 7.000 m2 construits.

Se voulant une mini-réplique du fabuleux château de Versailles situé à seulement 8 kms, elle allie architecture du XVIIe et technologie moderne, avec des fontaines contrôlables par iPhone, une salle de cinéma, un aquarium géant...
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D'une surface habitable de 5.000 m2, elle promet "les fastes de Versailles sous la révolution high tech", selon le site internet de son promoteur Cogemad.
Le lieu idéal pour un prochain Noël de la famille  Macron.

Un prince qui prône l'austérité
Le New York Times (NYT) affirme que le propriétaire actuel est "MBS", le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane Al Saoud, 32 ans, qui, pourtant, se fait fort de lutter contre la corruption tout en prônant l'austérité. 


Résultat de recherche d'images pour "Mohammed ben Salmane Al Saoud et macron"Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu Emmanuel Macron à Ryad (ci-dessous, à droite). Lors de sa tournée au Moyen-Orient, le président avait fait une escale surprise en Arabie saoudite, pour avoir un contact avec le prince héritier Mohammed ben Salmane. L’Iran, le Yémen et le Liban avaient été au menu des discussions durant deux heures. Le président français tentait ainsi d'imposer la France en partenaire incontournable au Moyen-Orient, estimant que la France avait un rôle "pour construire la paix". 
"Il est important de parler avec tout le monde", avait-il ajouté. Car, une fois de plus 'on' veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes en louant les mérites du prince héritier d’Arabie saoudite, MBS pour la presse people, qui représenterait un changement salutaire pour son pays, ses relations internationales et la condition des saoudiennes, lequel, pour nos media se résumerait au droit de conduire …
En réalité, 
En réalité, pour certains, MBS resteun wahhabite (islam sunnite et fondamentaliste qui prône un retour aux sources; cf. salafisme) et belliqueux (cf. sa politique au Qatar, Yemen, Syrie, Iran), soucieux de passer des contrats d’armement pour mener ses campagnes militaires et qui n’aurait de moderne que la nécessité économique d’assurer l’après manne pétrolière.
Selon le NYT, les sociétés françaises détenant 'Château Louis XIV' sont gérées par une firme ...luxembourgeoise, Prestigestate SARL, à son tour contrôlée par "Eight Investment".
 
Image associée

Thamer Nassief, qui se présente sur le site LinkedIn comme "président des affaires privées du prince héritier", est un des directeurs à la fois d'Eight Investment et de Prestigestate, précise le NYT sur son site internet.


Une vague d'arrestations

Eight Investment est "la propriété de membres de la famille royale saoudienne".
Résultat de recherche d'images pour "chateau Louis XIV  Louveciennes"

Eight Investment est également derrière le rachat d'un yacht d'une valeur de 500 millions de dollars en 2015,ainsi que le tableau de Léonard de Vinci, "Salvator mundi" (Sauveur du monde),  peint probablement vers 1500 pour le roi de France Louis XII et son épouse la reine Anne de Bretagne, récemment vendu aux enchères pour 450 millions de dollars, rappelle le NYT.
"MBS" mène depuis moins de deux ans une politique de réformes drastiques sur le plan économique, social et sociétal qui bouleverse les habitudes du royaume saoudien ultra-conservateur et vise notamment à le rendre moins dépendant de la manne du pétrole.Plus de 200 personnalités influentes ont été arrêtées dans le cadre d'une opération anticorruption, dont des ministres et ex-ministres. La plupart ont été remis en liberté en échange du remboursement des sommes considérées comme mal acquises.