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mercredi 27 mai 2020

Macron prive les Français de la chloroquine pour protéger les populations tropicales...

Nouveau zigzag macronien: après l'avoir autorisée, Macron interdit la chloroquine en France, deux mois plus tard

Fin mars, le gouvernement autorise la chloroquine contre la Covid-19, mais encadre son utilisation
Paludisme - Planete sante
51 départements sont classés en "vigilance rouge" (avril 2020), 

soit neuf de plus qu’en 2018 infestés par le moustique tigre, 
vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou zika, 
dont la chloroquine améliore les symptômes
La délivrance de Plaquenil, médicament anti-rhumatismal dérivé de la chloroquine, et seul traitement possible de la Covid-19, est désormais encadrée par un décret paru jeudi 26 mars. Mais, "en même temps", ce décret interdit notamment son exportation: les pays en voie de développement sont ainsi pris en considération, du fait que les électro-cardiogrammes de précaution ne sont pas envisageables en Afrique ni au Proche-Orient comme en Europe. Ce médicament à base hydroxychloroquine, dérivé de l’antipaludéen chloroquine, n’est pas utilisable "dans la prise en charge du Covid-19 en (médecine de) ville", a souligné l’agence du médicament l’ANSM, alors que ce médicament fait l’objet d’une demande massive depuis plusieurs décennies dans les zones africaines exposées au paludisme.
Le décret prévoyait notamment la limitation de la délivrance du Plaquenil en officine à ses indications médicales strictes (polyarthrite rhumatoïde, lupus, et en prévention des lucites - allergies au soleil), et l’interdiction de l’exportation des spécialités contenant de l’hydroxychloroquine, mais aussi des médicaments contenant l’association lopinavir/ritonavir, antiviraux eux aussi expérimentés contre le Covid-19.

Il s’agit de
"protéger" les patients qui en ont besoin et d’"éviter les risques de rupture" des stocks et donc de leur traitement, à cause d’ordonnances "sans aucune justification", tentait d'expliquer le Dr Dominique Martin, directeur général de l’ANSM.

Olivier Véran autorisait la chloroquine à titre dérogatoire
Le ministre de la Santé Olivier Véran, a pris un décret confirmant aussi, qu’à titre dérogatoire, "l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le Covid-19"
Cela doit se faire "dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile".

L’avis du Haut conseil de la santé publique
Le 23 mars au soir, Véran avait annoncé ce décret dont les mesures s’appuyaient sur l’avis du Haut conseil de la santé publique (HSCP), créé en 2004 et chargé de la modernisation de notre système de santé par la loi du même nom du 26 janvier 2016 - dont les membres de droit sont nommés par le ministre chargé de la santé -, qui excluait, hors protocole d’essai, l’utilisation de l’hydroxychloroquine en prophylaxie [prévention et traitement] sauf "pour les cas présentant des signes de gravité"
Actuellement présidé par Franck Chauvin (CHU Saint-Etienne) - qui a conduit, avec l'efficacité que la Covid19 a révélée, les travaux du HCSP sur la Stratégie nationale de santé ou le Plan national de santé publique, plan 'Priorité Prévention', le HSCP a été présidé jusqu'en 2017 par Roger Salamon, 73 ans, professeur à Bordeaux, INSERM et consultant à l’OMS depuis 1992.

Le professeur Didier 
Raoult est sur la liste initiale des personnalités nommées par Olivier Véran au 'Conseil scientifique Covid-19' présidé par Jean-François Delfraissy. 
Ce comité Théodule n'a aucune base légale à son fonctionnement, d'évaluation par les pairs, de procédure de nomination validée, alors qu'existent déjà Santé publique France, la HAS, le HCSP est pointée par une pétition sur l'urgence des libertés sur le site du journal Libération le 16 avril 2020.

Fin mai, Macron fait interdire la chloroquine

Revirement avec la fin de phase 1 de l'épidémie, alors que le pouvoir agite pourtant la peur d'une deuxième vague. 
Macron parviendra-t-il à protéger les Africains d'eux-mêmes ?

Le décret autorisant l'hydroxychloroquine, dérivé de la chloroquine, pour traiter le coronavirus Covid-19 a été abrogé par le gouvernement ce mardi 16 au soir. L'hydroxychloroquine,  dérivée de la chloroquine, est désormais interdite pour soigner le coronavirus, alors qu'elle était jusque-là administrée aux patients les plus durement touchés et, depuis plusieurs générations, partout où sévit le paludisme. C'est la conséquence du combat mené par le ministre de la Santé Olivier Véran, lequel a saisi le Haut conseil de la santé publique, pour que les membres qu'il y a nommés rende un avis défavorable. Suivant les recommandations du HCSP, le gouvernement a donc décidé d'abroger le décret autorisant l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19. Les essais cliniques, eux, restent autorisés : la recherche ne peut être empêchée !...

Le HCSP s'est aligné sur les conclusions de l'étude a posteriori des dossiers parue le 22 mai 2020 de la revue The Lancet en pointe contre la chloroquine et l'hydroxychloroquine. 
Cette étude-éclair - de 96.000 dossiers de patients admis dans 671 hôpitaux de plusieurs continents différents, entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sans qu'on ait connaissance des protocoles observés, des dosages et des groupes d'âge rapportés - signée par quatre "savants" accusés de conflits d'intérêts avec des laboratoires concernés -  assène que ces molécules sont inefficaces contre le Covid-19 et même potentiellement toxiques. 
Les chercheurs ont signalé ce que la prescription n'a pas constaté en quelque 70 ans."Chacun de ces traitements était associé à une diminution de la survie à l'hôpital et à une fréquence accrue des arythmies ventriculaires", affirme The Lancet. Le taux de mortalité dans "les groupes médicaments" aurait été 34% à 45% plus élevé que dans le groupe témoin. Aussi, le risque d'arythmie serait cinq fois plus élevé avec la prise de ces deux molécules, en particulier avec la combinaison hydroxycholroquine/macrolide [antibiotique] (8% des malades contre 0,3% dans le groupe témoin). En somme, il mourait moins de personnes  laissées à elles-mêmes que de patients traités... Ainsi, les auteurs ont conclu : "Nous n'avons pas été en mesure de confirmer les bienfaits de l'hydroxychloroquine ou de la chloroquine, lorsqu'ils sont utilisés seuls ou avec un macrolide".
Sur la base de cette assertion, ce mardi 26 mai, l'Agence nationale de sûreté du médicament a indiqué, avouant des doutes, sa volonté de suspendre "par précaution" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine en France. Dans un communiqué, l'agence a fait savoir : "Nous avons lancé auprès des promoteurs évaluant l'hydroxychloroquine, une procédure de suspension des inclusions de patients dans les essais cliniques menés en France.
Aberrations intellectuelle et médicale: il est précisé que les "patients en cours de traitement avec de l'hydroxychloroquine dans le cadre de ces essais cliniques pourront le poursuivre jusqu'à la fin du protocole".

Ce qui est toxique aux Français est bon pour les Africains...
Sur CNews ce matin, un professeur a avancé l'idée que la décision de la France pourrait se justifier par l'impossibilité des pays africains d'effectuer des électro-cardiogrammes avant d'administrer la chloroquine ...  En conclusion, la France n'est pas un désert médical européen, mais africain. 

Révélation de The Lancet, diffusée par O. Véran, la chloroquine prescrite massivement en zone tropicale et subtropicale est la cause d'un génocide dans les pays impaludés. 
Liste des pays comprenant des zones à risques frappées par ce nouveau génocide :
Afghanistan, Afrique du Sud, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Belize, Bénin, Bhoutan, Bolivie, Botswana, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Cap-Vert, Chine, Colombie, Comores, Congo, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, El Salvador, Equateur, Erythrée, Ethiopie, Fédération de Russie, Gabon, Gambie, Géorgie, Ghana, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Guyana, Guyane Française, Haïti, Honduras, Iles Salomon, Inde, Indonésie, Iran, Iraq, Jamaïque, Kenya, Kirghizistan, Libéria, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Mauritanie, Mayotte, Mexique, Mozambique, Myanmar, Namibie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Oman, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Panama, Papouasie-Nouvelle Guinée, Paraguay, Pérou, Philippines, République arabe Syrienne, République centrafricaine, république de Corée, République démocratique du Congo (ex Zaïre), République démocratique populaire du Lao (Laos), République dominicaine, République populaire démocratique de Corée, République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Tadjikistan, Tchad, Thaïlande, Timor-Leste, Togo, Turquie, Vanuatu, Venezuela, Viet Nam, Yémen, Zambie, Zimbabwe.
Les Comoriens de métropole ou les Sénégalais, Maliens ou Burkinabés courent autant de risques en France qu'au bled !  
O. Véran a-t-il arrêté in extremis une guerre "bactériologique" ?... 

Le Plaquenil
(en France, ou Axemal en Inde et Dolquine et Quensyl) du laboratoire Sanofi, indiqué en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices, est inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS.

dimanche 15 décembre 2019

Le Drian ne cesse de mépriser la Justice en Irak

Le ministre socialiste de Macron condamne sans relâche la justice irakienne 

Les djihadistes français - mais aussi étrangers ! -, détenus par les Kurdes de Syrie, ne pourront pas être jugés en Irak, décrète Le Drian


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian
et Marielle de Sarnez, voilée,
en visite au Kurdistan irakien, le 15 janvier 2019 


Si les pays qu'ils ont trahis ne veulent pas les reprendre, leur sort relèvera du processus de réglement politique en Syrie sous l'égide de l'ONU, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie française et mauvais génie de la paix au Moyen-Orient.

Le Drian tente de créer un "régime spécial" en faveur des terroristes islamistes, combattants de Daech.
"Nous avons pensé qu'il était possible d'ouvrir un dispositif juridictionnel spécifique en relation avec les autorités irakiennes", a déclaré Jean-Yves Le Drian, favorable à une "juridiction d'exception", lors de l'émission "Questions politiques" sur la radio France Inter. 
Le socialiste voudrait donner une valeur positive (humaniste ?) à une instance à caractère dérogatoire au droit, évoquant jusqu'ici certaines juridictions à caractère politique du passé, comme les tribunaux de l'Inquisition, les sections spéciales en France, pendant la Seconde Guerre mondiale, ou des tribunaux militaires.

Le ministre français des Affaires étrangères s'était rendu à Badgad le 17 octobre pour discuter avec les autorités irakiennes de la mise en place d'un tel dispositif afin de juger des djihadistes étrangers, dont 60 Français.
"Aujourd'hui vu la situation en Irak, cette hypothèse n'est pas réalisable à court terme", a-t-il concédé, en référence à la révolte qui secoue ce pays et qui a conduit à la démission du premier ministre chiite Adel Abdel Mahdi, le 29 novembre dernier. 
Cet ancien exilé en France (1969) - qui fut militant communiste à tendance maoïste et dont les quatre enfants sont citoyens français - plaide depuis juin 2009 pour faire reconnaître les crimes orchestrés à l'encontre du peuple irakien comme des crimes contre l'humanité. L'exécutif irakien est partagé entre trois personnalités : le président Barham Salih, qui est kurde, le Premier ministre (Adel Abdel-Mahdi, jusqu'au 1er décembre 2019), chiite, et le président du parlement, sunnite.

"Eh bien, à moyen terme, il faudra que ce soit réglé dans le cadre du règlement politique global qui a commencé tout doucement à Genève depuis la mise en œuvre du Comité consultatif destiné à modifier la Constitution syrienne pour aboutir à une feuille de route de paix dans ce pays", insiste Jean-Yves Le Drian, 72 ans, dont le fils, Thomas, a fait sa pelote dans l'une des filiales de la Caisse des dépôts comme conseiller (!) de Jean-Pierre Jouyet, alors que ce proche de papa Le Drian en était le directeur (2012-2014), et avant d'être nommé secrétaire général de la présidence de la République, par François Hollande (2014-2017), qui fit du père franc-maçon (GOF) de Thomas son ministre de la Défense (2012-2017).

Avec Le Drian, François Hollande a lancé de nombreuses opérations militaires, ce qui en fait le président le plus guerrier de la Ve République. 
Outre l'opération Serval au Mali (janvier 2013) et l'opération Sangaris en Centrafrique (décembre 2013), il faut citer l'opération Chammal en Irak (septembre 2014) qui sera étendue à la Syrie en 2015, cette dernière, en Irak et en Syrie, étant de la responsabilité de Le Drian.
Le 19 septembre 2014, ont lieu les premiers bombardements français sur l'Irak. La France répond militairement à la demande du gouvernement légitime irakien contre le groupe terroriste. "Daech a commis au cours de ces derniers mois des massacres, des crimes que l'on peut qualifier de génocide, de purification ethnique et religieuse à l'encontre de milliers de citoyens", déclara le président irakien Fouad Massoum, le 15 septembre 2014. A cette époque, la France ne veut en revanche pas viser les djihadistes en Syrie pour ne pas favoriser militairement le président syrien Bachar el-Assad, dont la chute reste un objectif diplomatique, au détriment des populations civiles. Composée principalement d'avions de chasse Rafale et Mirage, l'intervention mobilise jusqu'à 1200 militaires. Le 23 février 2015, la France de Hollande et Le Drian engagea dans la coalition le porte-avions Charles de Gaulle.
Irak et Syrie confondues et à la date de janvier 2017, la France a réalisé plus de 5.700 sorties aériennes, 1;000 frappes et détruit plus de 1.700 objectifs en Irak ou en Syrie, depuis son engagement dans la coalition internationale en septembre 2014,. Selon Le Monde, les frappes aériennes françaises ont tué 2.500 combattants de l'EI sur les 50.000 tués par l'ensemble de la coalition. Le Monde ne mentionne pas de "dommages collatéraux". La France n'est-elle donc pas visée par les accusations de "crimes contre l'humanité" formulées par l'ex-premier ministre irakien ?
En vue de prochaines élections, le Comité constitutionnel syrien, chargé de réformer la Constitution de 2012, a été inauguré le 30 octobre à l'ONU à Genève, en présence de 150 personnes représentant, à parts égales, le gouvernement de Damas, l'opposition et la société civile syrienne.

Environ 12.000 djihadistes, en grande majorité irakiens et syriens, sont détenus par les Kurdes... syriens.
"Au moment du règlement politique, inévitablement la question de leur jugement sera posée", a martelé le ministre français, faisant l'amalgame entre les "revenants" français aux mains de l'Irak, comme de la Syrie, dont il doute de l'équité des justices respectives.

D'ici là, "l'ensemble de ces groupes sont dans des lieux sécurisés en Syrie par les Forces démocratique syriennes (FDS, à majorité kurde) et par des éléments américains, et nous y contribuons à notre manière pour faire en sorte que ce soit complètement sécurisé sur la durée", a-t-il jugé sans plus de précisions.

En novembre, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU avait estimé que la question des membres étrangers du groupe djihadiste Etat islamique (EI) capturés en Syrie était une "responsabilité commune internationale" et qu'on ne peut pas demander à "l'Irak ou la Syrie de résoudre le problème pour tout le monde".

Le Drian a rappelé la position intangible de la France concernant le sort de ses ressortissants membres de l'EI - leur jugement sur le théâtre où ils ont combattu - et a fait valoir qu'elle était partagée, selon lui, par "nombre de" pays européens.
"Les combattants français, les combattantes françaises doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes", a-t-il décidé. "C'est vrai pour notre position, mais c'est vrai pour la position des autres Européens", a-t-il insisté, visiblement préoccupé par son isolement.
Le ministre a par ailleurs souligné que Daech n'est pas mort et a insinué sur son éventuel lien avec les troubles politiques actuels en Irak. 
"Daech (acronyme arabe de l'EI) existe de manière clandestine en Irak d'où les interrogations sur la situation instable qui existe aujourd'hui dans ce pays", a-t-il pointé. Son acharnement contre l'Irak est-il en lien avec ses accusations de génocide visant la France sous Hollande ?
Lors de sa visite au Kurdistan irakien en janvier dernier, le chef de la diplomatie française avait annoncé un prêt d’un... milliard d’euros sur quatre ans à Bagdad.

Quand Marielle de Sarnez fut présidente MoDem de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale,
la centriste, alliée de Macron - dont elle fut ministre avant d'être poussée à la démission par l'affaire d'emplois fictifs au Parlement européen -  bloqua un projet de commission d’enquête parlementaire sur les ventes d'armes françaises à des pays engagés dans la guerre du Yémen, un pays sur lequel l'Arabie saoudite assume depuis 2015 un blocus qui empêche l'importation de produits alimentaires, déclenchant la plus grande crise humanitaire du moment.

samedi 23 novembre 2019

Les écologistes d' 'Extinction Rebellion' dévoilent leur antisémitisme

Les propos fascistes  du cofondateur d’Extinction Rebellion sur l’Holocauste 

L’Holocauste n’est "qu’une simple connerie de plus dans l’histoire humaine", a déclaré Roger Hallam, 

activiste et militant britannique de l'environnement, cofondateur du mouvement Extinction Rebellion qui se couvrent de l'opprobre public.
Les censeurs écologistes ciblent Google,
accusé de déni et de négationnisme !

Ce mouvement écologiste revendique la désobéissance civile en s'appuyant sur des "actions coups de poing non violentes" [sic] - sinon en paroles -, pour faire pression sur les gouvernements, en sorte qu'ils agissent contre le réchauffement climatique (devenu "changement climatique" à l'épreuve des faits) et ses conséquences. Ce mouvement écologiste qui bloque des places et des ponts à travers le monde - dès octobre 2018 à Londres - n'a pas réussi à empêcher l'extension de l'aéroport de London-Heathrow. 

Quant à Hallam, 53 ans, il a été agitateur toute sa vie : agriculteur bio pendant 15 ans, mais la terre et basse, il a préféré militer à Rising Up! (Révolte!) dédié à la protection de l'environnement par les moyens de l'action directe et sous l'alibi de la résistance pacifique ou de la désobéissance civile, comme on voudra. Hallam-le-pacifiste a utilisé un drone pour perturber le trafic aérien de l'aéroport londonien - mettant la sécurité des usagers et de la population en danger - et a été placé en détention dans une prison britannique. Il devrait être jugé le 17 février 2020.

Les propos "n’en finissent pas" de susciter l’indignation, selon l'AFP. 

L'écologie radicale était jugée fasciste dans ses méthodes; elle l'est désormais dans son idéologie. Le cofondateur d’Extinction Rebellion (XR), Roger Hallam, a prononcé ses paroles antisémites le mercredi 20 novembre, dans un entretien qui renvoient aux propos de Jean-Marie Le Pen sur les fours crématoires, "détail de l'Histoire" et qui le classe à l'extrême droite. Le 13 septembre 1987, interrogé au Grand Jury RTL-Le Monde à propos de la contestation par des négationnistes de l'utilisation par les nazis de chambres à gaz pour exterminer les Juifs, il déclare : "Je n'ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale". Avec son calembour sur "Durafour-crématoire", il avait également prononcé une autre "connerie" comme les affectionne le fondateur d''Extinction Rebellion'...

En France, les eurodéputés EELV Yannick Jadot et David Cormand ont dénoncé les... "dérapages" et des "propos révoltants".
Les amalgames révisionnistes et antisémites n’ont pas leur place au sein des mouvements de protection de la nature et du vivant, assurent-ils, garantissant qu' "ils en sont l'exact opposé". Huit lignes sur le site EELV !
"Les amalgames, les confusions, les dérapages, les généralisations qui visent à relativiser la Shoah et l'antisémitisme n'ont pas leur place au sein de l'écologie !", a critiqué sur Twitter l'ancienne tête de liste aux européennes.

EELV ne rompt pas les ponts : "Les valeurs fondamentales de l’écologie et de celles et ceux qui se lèvent pour réclamer la justice climatique avec Extinction Rebellion sont incompatibles avec les propos révoltants et stupides visant à relativiser la Shoah tenus par Roger Hallam. Ne pas confondre l'oeuvre et l'homme, ce qui ne s'applique pas au film de Polanski "J'accuse".

La branche française de l’association n’a réagi que le lendemain par un communiqué succinct pour "condamner" les propos de Roger Hallam "qui n’engagent que lui-même". "Nous n’avons pas de porte-parole ni de dirigeant.es ", tient à rappeler XR France. Le Black bloc non plus !

Dans la presse, le magazine Le Point se contente de reprendre la dépêche de l'AFP en la triturant et en l'expurgeant.
Le Figaro distingue l'homme de l'action "Le co-fondateur d'Extinction Rebellion minimise l'Holocauste", mais il titre en revanche "Malgré la polémique, J’accuse de Roman Polanski réalise un très bon démarrage"... Le réalisateur fait l'objet d'une nouvelle accusation de viol...
La Libre belgique note un "tollé" !

Les membres et les soutiens du mouvement 'Extinction Rebellion' d'Hallam plongés dans l'embarras
 
Dans un entretien avec l’hebdomadaire Die Zeit paru jeudi, l'agitateur britannique a banalisé les génocides, observant qu'ils se sont déroulés de manière répétée au cours des cinq derniers siècles. "En fait on pourrait dire que c’est comme un événement régulier", selon des extraits du magazine (dont l'ancien chancelier fédéral Helmut Schmidt - membre du Parti social-démocrate (SPD, parti de Martin Schultz, démissionnaire) - fut l'un des directeurs).

"Le fait est que des millions de gens ont régulièrement été tués dans des circonstances cruelles au cours de l’histoire", a-t-il souligné, jugeant que l’Holocauste, au cours duquel 6 millions de juifs ont été exterminés, n’est "qu’une simple connerie de plus dans l’histoire humaine". 
Une manière d'exonérer les dictatures soviétique, maoïste ou khmère, mais aussi la Corée du Nord, la Birmanie ou l'Erythrée (on voit ci-contre les effusions de Macron avec Idriss Deby, lequel est poursuivi par un tribunal international pour crime contre l'humanité pour les exactions commises durant son règne au Tchad).

S
ocle de l’identité allemande depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la culture de la repentance paralyse les Allemands, a également déploré Roger Hallam. "Un traumatisme poussé à l’extrême peut créer une paralysie [qui empêche] d’en tirer les leçons", a commenté l’activiste.

L’antenne allemande d’Extinction Rebellion s'est aussitôt désolidarisée: elle lui reproche mollement de... "minimiser" le génocide des Juifs.
Elle a déclaré Roger Hallam persona non grata en Allemagne. "Nous nous distançons nettement des déclarations de Roger Hallam qui minimisent et banalisent l’Holocauste", écrit-elle dans un message sur Twitter. "Roger [une saine camaraderie demeure] bafoue les principes des XR qui ne tolèrent pas l’antisémitisme [c'est dit] et n’est plus le bienvenu chez XR Allemagne."

Le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, a également condamné Hallam, rappelant que l’extermination des Juifs était "inhumaine dans sa singularité". Il n'est pas avéré toutefois que les camps soviétiques ou khmers n'ont pas égalé les atrocités nazies.  "Nous devons toujours être conscients de cela pour pouvoir assurer : plus jamais !", a tweeté le chef de la diplomatie. 

Détail de l'histoire, l’éditeur allemand Ullstein a, de son côté, annoncé qu’il renonce à publier le livre du négationniste écologiste, assurant prendre "ses distances avec toutes les formes de déclarations actuelles de Roger Hallam" : un renoncement provisoire ! "Pour cette raison, son livre ne sera pas publié", a-t-il ajouté dans communiqué.

Robert Habeck, le codirigeant des Verts allemands, a de son côté appelé l’organisation XR « à prendre nettement ses distances » avec M. Hallam. "Il ne doit y avoir aucune place pour la minimisation de l’Holocauste ou l’antisémitisme. Nulle part et dans aucun mouvement", a-t-il insisté dans Bild (tabloid à scandale du groupe de presse Axel Springer qui prône une "réconciliation entre Juifs et Allemands ", sic).  

mardi 18 juin 2019

Les djihadistes français de retour bénéficient d'une requalification en "terroristes"

Les brebis galeuses réintégreront le bercail sous la houlette de Macron

Battus et haineux, "150 djihadistes français vont revenir sur le territoire national dans les semaines qui viennent."



Conséquence de la reprise en main de la Syrie par le pouvoir légitime et souverain, l'annonce du retour de djihadistes français a secoué la classe politique suscitant la crainte de l'importation du terrorisme islamiste en France ainsi que de nombreux casse-tête juridique, carcéral, humain et politique. 

Dans le cas de l'Irak, la position de la France a toujours été de laisser cet Etat souverain juger les ressortissants français ayant commis des faits à caractère terroriste sur son sol, à la seule réserve que ne leur soit pas infligé un traitement inhumain et dégradant et qu'ils ne soient pas condamnés à mort.
Seuls les détenus français ayant commis des actes en Irak peuvent y être transférés pour y être jugés. 
Sur le nombre de Français qui se trouvent toujours aux mains des Kurdes et dont on craint qu'ils se dispersent dans la nature après le départ des troupes américaines de Syrie ou qu’ils soient arrêtés par les troupes de Bachar el-Assad - environ 115 personnes ? – tous ne sont pas des enfants de moins de 7 ans comme il est affirmé dans la presse pour faire pleurer dans le chaumières.

Quel cadre juridique pour les djihadistes de retour sur le territoire français ?

Résultat de recherche d'images pour "revenants islamistes"Ils sont partis faire le djihad et combattre la coalition internationale dont des troupes françaises, mais le sort des détenus par les Kurdes en Syrie pose pourtant un véritable problème aux autorités françaises.
Le gouvernement français étudie aujourd’hui le moyen de rapatrier 150 djihadistes français en leur évitant la peine de mort en Syrie et des poursuites en France en tant qu'ennemis de la France et traîtres. Ainsi, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a précisé : "nous avons fait un choix, qui est celui de la préférence du contrôle et donc du rapatriement en France". 
Ces intentions vertueuses ne respectent pas le voeu d'une majorité de la population hostile à ce traitement qui met en péril notre avenir, ainsi menacé de terrorisme intérieur, et celui de nos enfants, condamnés à côtoyer la progéniture de djihadistes nés dans des camps, élevés dans la haine des occidentaux et formatés pour le djihad.

Didier Rebut, professeur de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas et Membre du Club des juristes se livre à une analyse de la situation.

"Les Français de retour de Syrie pourraient aussi être poursuivis pour crimes contre l’humanité"

Le Gouvernement français a fait savoir qu’il envisage de faire revenir en France les djihadistes français détenus par les Kurdes dans la zone Irako-Syrienne. Quel serait le cadre juridique de ce retour ?

Ce retour ne peut pas avoir pour cadre juridique les procédures connues d’extradition et d’expulsion parce que celles-ci ne peuvent intervenir que dans une relation d’Etat à Etat. Or, les forces kurdes qui détiennent les ressortissants français en Syrie n’appartiennent pas à un Etat, ce qui interdit de recourir au mécanisme de l’extradition ou de qualifier leur remise aux autorités françaises d’expulsion. 
Les prémisses de l'analyse sont inexactes : les Kurdes de Syrie constituent la minorité la plus importante de ce pays et ont résisté victorieusement aux attaques des djihadistes de Daesh sur Kobané en 2014, lors d'une bataille qui a été surnommée le 'Stalingrad du Moyen-Orient', mais ils ont ensuite été chassés de leurs terres par des Turcs salafistes en 2018. Ils sont aujourd'hui syriens revendiquant leur autonomie dans le cadre de la Syrie, une stratégie qui s'est révélée payante en Irak et qui contredit la propagande qui les décrit comme incompétents.
Ce retour ne pourrait pas davantage s’analyser comme un rapatriement consulaire qui consiste dans l’octroi d’une aide financière à un ressortissant français sans aucune ressource pour lui permettre de rentrer sur le territoire français [comme si aucune faute n'avait été commise contre la France]. Il est évident que cela ne serait pas la mesure mise en œuvre, étant donné qu’il ne s’agirait pas d’aider financièrement ces djihadistes à revenir en France mais de les ramener par le biais de moyens matériels et humains entièrement mis en œuvre par les autorités françaises [qui ne les laisseraient pas rentrer par leurs propres moyens]. Le rapatriement consulaire est par ailleurs, comme son nom l’indique, une mesure prise par un consulat, ce qui ne serait pas le cas. [...] Cette mesure a une finalité humanitaire qui ne serait pas apparemment celle du rapatriement des ressortissants français détenus en Syrie, même si cette préoccupation est celle d’un certain nombre de personnes qui réclament leur retour en France.

Ce retour n’aurait donc pas de cadre juridique précis. Il donnerait certes lieu à un rapatriement, dès lors qu’il serait organisé et mis en œuvre par les autorités françaises avec le consentement des ressortissants concernés mais ce rapatriement répondrait, semble-t-il, à une demande des Kurdes qui ne souhaitent pas continuer à détenir ces ressortissants français. Il serait aussi destiné à les remettre aux autorités françaises à leur arrivée en France pour les poursuivre et les juger. C’est donc une mesure qui relèverait à la fois du rapatriement, de l’expulsion et de l’extradition sans correspondre à aucune de ces procédures.

L’incertitude sur le cadre juridique de ce retour pourrait-elle fragiliser les poursuites pénales à leur encontre ?

On ne peut pas exclure bien sûr que certains des ressortissants français rapatriés contestent les poursuites pénales exercées contre eux au motif que leur retour en France n’aurait relevé d’aucune procédure précise et cela alors même qu’ils ont demandé à revenir. Mais cette contestation ne devrait pas aboutir.

La Cour de cassation considère qu’une personne peut être valablement poursuivie en France, même si elle n’a pas fait l’objet d’une procédure d’extradition. C’est une solution qu’elle a appliquée dans l’affaire "Barbie" dans un arrêt du 6 octobre 1983 (n° 83-93194). [...] Elle a répété sa solution dans un arrêt du 21 février 1995 (n° 94-85626) rendu dans l’affaire "Carlos". [...]
Il n’apparaît pas en effet que les ressortissants français rapatriés de Syrie pourraient se plaindre de leur retour en France alors qu’ils l’ont demandé. Cette demande devrait conduire à considérer que leur présence en France a sa cause dans leur volonté, de sorte qu’aucun reproche ne pourrait être adressé à ce sujet aux autorités françaises.

S’agissant de ceux qui seraient éventuellement revenus contre leur gré, il sera permis de leur opposer que plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont instamment demandé aux Etats membres de poursuivre et de juger les auteurs d’actes de terrorisme. On pourra donc soutenir que leurs poursuites ne font que répondre à cette demande, laquelle s’impose à la France en vertu de l’autorité des résolutions du Conseil de sécurité. [...]

Quelles sont les infractions pour lesquelles les ressortissants français revenus de Syrie pourraient être poursuivis ?

Les poursuites devraient évidemment viser la commission d’actes de terrorisme prévue par l’article 421-1 du Code pénal. Elles pourraient aussi porter sur la qualification d’association de malfaiteurs terroriste pour ceux qui n’ont pas participé à la commission de crimes terroristes ou dont il n’est pas possible de rapporter la preuve de la participation à des actes de terrorisme. La France est compétente pour poursuivre et juger ces faits, alors même qu’ils ont été commis à l’étranger en application de l’article 113-13 du Code pénal. Cet article, qui a été adopté en 2012, concerne spécialement le cas des crimes et délits terroristes commis à l’étranger par des Français ou des personnes résidant habituellement en France. Il ne pose aucune condition à cette compétence pour qu’elle ne soit pas soumise aux restrictions applicables à la compétence fondée sur la nationalité ou compétence personnelle active. Il s’ensuit notamment que les poursuites françaises contre des Français ayant commis des actes de terrorisme à l’étranger ne se heurtent pas à l’autorité de chose jugée à l’étranger pour les mêmes faits. Des ressortissants français ayant été poursuivis ou jugés à l’étranger pour terrorisme peuvent donc être rejugés en France, ce qui n’aurait pas été possible avant l’adoption de l’article 113-13.

Les ressortissants français de retour de Syrie pourraient aussi être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Les crimes susceptibles de leur être reprochés en caractérisent, semble-t-il, les éléments constitutifs. Ils ont été commis en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’une population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique, ce qui correspond aux termes de l’article 212-1 du Code pénal qui définit les crimes contre l’humanité. 
On pourrait même retenir la qualification distincte de génocide prévue par l’article 211-1 du Code pénal pour les crimes commis contre la population yézidie, étant donné qu’ils semblent présenter l’élément intentionnel de destruction d’un groupe qui est le critère de ce crime. La France est compétente pour juger ces crimes commis à l’étranger par des ressortissants français en application de la compétence personnelle active prévue par l’article 113-6 du Code pénal.

Des poursuites pour crimes contre l’humanité contre les djihadistes français de retour de Syrie permettraient de mieux rendre compte des crimes djihadistes que la qualification de terrorisme banalise. Ces crimes ont en effet une autre nature qui les fait relever des crimes contre l’humanité et non pas seulement du terrorisme. Il s’agirait alors des premières poursuites pour crimes contre l’humanité contre des ressortissants français depuis les condamnations de Paul Touvier et Maurice Papon en 1994 et 1998. Les crimes de Daesh sont comparables par leur horreur et leur idéologie aux crimes nazis. Cela justifierait que leurs auteurs soient poursuivis pour crimes contre l’humanité comme l’ont été les criminels nazis.

Le sujet de la requalification des poursuites fait débat


On estime qu'il y a environ 300.000 Kurdes en France. Depuis plus de 30 ans la langue, la littérature et l'histoire kurdes, ainsi que la géographie du Kurdistan, sont enseignés à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Langues O) à Paris. Or, des militants de l'AKP - parti islamo-conservateur, au pouvoir en Turquie depuis 2002, dont le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, est le président général depuis le 21 mai 2017 - et du MHP - parti politique turc généralement classé à l'extrême droite - sont d'ores et déjà responsables d'actions d'intimidation visant la communauté kurde.

L'assertion - "150 djihadistes français de retour sur le territoire national" - est fausse. Ce chiffre recouvre en effet des réalités bien différentes qui ouvrent la porte à des interprétations variées du droit. 
Plusieurs vont être jugés en Irak : "une quinzaine" ont d'ores et déjà été transférés des camps kurdes aux autorités irakiennes. Il s'agit de détenus ayant commis des faits en lien avec une entreprise terroriste sur le territoire irakien. Ceux-ci y seront jugés et exécuteront leur peine en Irak, comme d'autres Français avant eux : Mélina Boughedir, Djamila Boutoutaou et Lahcen Guebouj, tous trois condamnés à la prison à perpétuité en Irak pour appartenance au groupe Etat islamique. Au moins une quinzaine d'autres Français se trouvent également déjà détenus en Irak, en attente de leur procès. 
De nombreux autres sont trop jeunes pour être appelés "djihadistes". On en dénombre environ 80. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a précisé que 75% d'entre eux seraient âgés de moins de 7 ans.

Parmi les autres Français détenus par les Kurdes – une petite quarantaine – se trouvent des femmes et des hommes impliqués à des degrés divers dans l'organisation de l'Etat islamique.

Parmi eux, se trouvent des "figures" du djihad :
Parmi les femmes, sept ou huit sont considérées des combattantes actives. C'est le cas notamment de la Bretonne Emilie König, qui a été un temps recruteuse de Daesh et placée sur la liste noire des "combattants terroristes étrangers" par la CIA.
Du côté des hommes, on compte aussi des "figures" du djihad français. C'est le cas d'Adrien Guihal, l'une des voix françaises qui avait revendiqué l'assassinat à Magnanville d'un policier et de sa compagne en juin 2016, puis l'attentat de Nice, le 14 juillet ; et des membres de la filière d'Artigat, Thomas Barnouin et Thomas Collange notamment, par laquelle sont passés les frères Clain (les "voix" des attentats du 13 novembre 2015) et les frères Merah.
Les autres Français, parmi lesquelles se trouvent de nombreuses femmes, ont été moins impliqués dans le djihad, mais se trouvent sur le territoire syrien depuis longtemps, quatre ou cinq ans selon les experts.

Le plus grand nombre bénéficiera d'une requalification de "djihadistes" en "terroristes".
La justice française sera magnanime... Ainsi a-t-elle choisi arbitrairement de ne retenir contre nos djihadistes que leur passage dans une mouvance subalterne de Daesh, laquelle pourrait constituer une circonstance atténuante à leurs crimes...

Ces 70 à 80 enfants et ces 40 personnes environ qui seront rapatriés en France pour y être "judiciarisés", comme l'a dit le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Ils seraient expulsés du territoire kurde et pourraient transiter par l'Irak avant d'atterrir en France. Parmi les adultes, tous sont visés dans des procédures.
Les enfants passeront systématiquement par le juge des enfants et seront placés en famille d'accueil, plutôt qu'en foyer ou chez leur famille proche si elle existe. Cela a déjà été fait pour des enfants rapatriés de zones de combat. Actuellement, le département de Seine-Saint-Denis prend en charge 36 jeunes "revenants".
Les adultes déjà jugés en leur absence et condamnés feront l'objet d'une exécution de peine.
Les adultes faisant l'objet de mandats d'arrêt dans le cadre d'information judiciaire seront présentés à un juge d'instruction pour être mis en examen et le cas échéant placés en détention provisoire.
Les adultes visés par des mandats de recherches seront placés en garde à vue, qui pourra durer jusqu'à 96 heures.

Tous pourront être mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, car le simple fait d'avoir rejoint un groupe djihadiste dans une zone de combat permet de retenir cette qualification, contrairement à l'Allemagne où doit être prouvée la participation effective aux combats.

Selon les experts, le nombre de Français encore présents sur place et qui n’ont pas encore été arrêtés par les Kurdes ou les forces de Damas est évalué entre 100 et 200 personnes, dont de nombreuses femmes avec des enfants.

mardi 21 novembre 2017

Esclavage en Libye: l'indignation générale en termes ...généraux

Les victimes sont des migrants noirs. Et les tortionnaires ? Des racistes arabes ?

Le phénomène était connu, mais tu.
Esclavage en Libye : “Indignation” de l’Union africaine
Dans le flux de migrants qui empruntent la route périlleuse passant par la Libye, un certain nombre se trouvent réduits en esclavage par leurs passeurs. 
Dans un reportage pour la chaîne américaine, la correspondante Nima Elbagir, le producteur Raja Razek et le photojournaliste Alex Platt se sont rendus en Libye pour CNN: ils ont filmé une vente aux enchères d’êtres humains, en caméra cachée.
Le lieu tenu secret se situe à l’extérieur de Tripoli. Sous les yeux des journalistes, une douzaine de Noirs défilent pour être vendue. Au fur et à mesure le prix augmente, 500, 550, 600, 650… La vente est conclue rapidement.
L'émotion s'est libérée en Occident, suite à la diffusion de ce documentaire choc de CNN présentant des cas de traite des Noirs et montrant des migrants vendus aux enchères en Libye.

Des témoignages de migrants filmés par CNN confirment l’existence de ces pratiques. Les images de la chaîne ont été remises aux autorités libyennes qui se sont engagées à lancer une enquête.
La compassion professionnelle de VSD ne marche pas : trop factice. "Selon le reportage choc diffusé sur la chaîne américaine, des migrants noirs seraient [leurs confrères n'ont pas réussi à les convaincre!] traités comme des marchandises en Lybie et vendus sur des marchés aux enchères. Maltraités, affamés, enchaînés, ces pauvres êtres n'auraient [le doute de VDS finit pas indisposer] aucun moyen de se défendre face aux milices armées qui les utilisent comme du bétail." 

Sur France 2, 'Complément d'enquête' a présenté ce reportage  

(il y est déjà question de Sinaly: cf. le reportage ci-dessous...):


VSD relaie l'indignation de la planète, sans nommer les coupables 

L'indignation gagne les réseaux sociaux. Alors qu'une manifestation était organisée, samedi, illégalement, plusieurs personnalités passent outre et dénoncent le manque de réactions des nations occidentales... Sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter ou Instagram, les internautes -notamment des immigrés- sont nombreux à relayer l'émotion et l'indignation suscitées par les révélations de CNN. 

La planète web n'a pas les réticences des media
Elle tente de mobiliser les chefs d'états et de gouvernements, mais aussi les populations civiles. Les élus ne sont pas les premiers à monter en lignes: la majorité parlementaire est en congrès et reste centrée sur elle-même. 
Résultat de recherche d'images pour "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise""

Alban Bartoli, chanteur révélé par la première édition de The Voice, a invité ses fans à changer leur photo de profil. Connues, moins connues, les personnalités, comme les anonymes d'ailleurs, appellent à l'indignation et la mobilisation sur les réseaux sociaux. "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise", indique l'image qu'utilisent de nombreux internautes, en guise de photo de profil, sur Facebook. De l'Europe à l'Afrique, la même indignation, la même révolte 

Sur un site de pétitions, des appels circulent, pour que "les individus" - ils n'ont, semble-t-il aucune spécificité commune, selon VSD -  pratiquant la traite d'humains soient mis hors d'état de nuire et condamnés, mais surtout pour que les populations concernées reçoivent une aide d'urgence et soient libérées. 

Sur le continent africain, poursuit VSD, c'est aux chefs d'Etat que les personnalités demandent des comptes, les accusant de détourner avec indécence le regard pendant que l'on réduit en esclavage leurs frères et soeurs, comme aux pires heures de l'histoire du continent. 
En Europe, si les coupables désignés [ils ne le sont pas plus que par VSD] ne sont pas les mêmes, la réaction n'est pas moins vive. Simples citoyens ou célébrités, les indignés attendent [ils se bougent sur les réseaux !] des réactions immédiates et mettent les politiques européens face à leurs responsabilités.

A Paris, ce samedi 18 novembre, une manifestation était organisée à Paris. 
Image associée
Une millier de personnes avait répondu à l'appel lancé par des organisations humanitaires dans l'urgence [VSD ne les nomme pas...]. La Préfecture n'ayant pas autorisé le rassemblement [pour la désigner à la colère des manifestatnts, VSD la nomme... ], les heurts avec les forces de l'ordre n'ont pu être évités. "Sans qu'aucune déclaration n'ait été faite, plusieurs associations ont organisé une manifestation et un cortège depuis l'ambassade de Libye jusqu'en direction du second site diplomatique de ce pays", dans l'ouest parisien, a indiqué dans un communiqué la Préfecture, précisant néanmoins qu'"aucune dégradation" n'était à déplorer. 

VOIR et ENTENDRE les manifestants dans la rue et la  mise en accusation de la France par un migrant:

Illégale ou non, plusieurs personnalités étaient passées outre pour appeler à la solidarité avec les associations mobilisées : "Esclavage et camps de concentration en 2017... Soyons solidaires et au rendez-vous contre cette torture et cette violence, écrit simplement Omar Sy qui a multiplié les tweets révoltés.

Des Africains s'en prennent à la communauté européenne

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) et le gouvernement sénégalais se sont "indignés" vendredi. Le président guinéen Alpha Condé, "exprime son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge", selon un communiqué de la présidence guinéenne.
A Dakar, le gouvernement sénégalais a "appris [sic] avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne”, indique un communiqué officiel.
L’Union africaine "invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées" et "à revoir les conditions de détention des migrants”, poursuit le texte. "Ces pratiques modernes d’esclavage doivent cesser et l’Union africaine usera de tous les moyens à sa disposition pour que plus jamais pareille ignominie ne se répète", promet la présidence de l’UA.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a vivement dénoncé mardi la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant "inhumaine" la coopération de l’Union européenne avec ce pays.
"La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye", a-t-il dit, en estimant que "la souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l’humanité".

VOIR et ENTENDRE le témoignage d'Amine, un mineur de 16 ans, victime de l'exploitation de l'homme noir par l'homme arabe de Libye. Dans cette vidéo, il raconte le calvaire des migrants africains en Libye.

Une récupération idéologique se développe

On l’oublie souvent, mais de toutes les formes d’esclavage de populations négro-africaines, celle pratiquée par les Arabes fut de loin la plus massive, la plus longue et la plus cruelle.
Un brillant anthropologue franco-sénégalais du nom de Tidiane N’Diaye parle même de "génocide voilé" pour qualifier ce que des générations ont enduré. Même si cette traite a pris fin au début du 20e siècle (1920 pour le Maroc), certaines poches de résistance, notamment en Mauritanie, tendent encore à faire perdurer cette ignominie.