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dimanche 26 avril 2015

Afrique du sud: des Noirs chassent et tuent des immigrants... noirs

Le pays de l'apartheid face à la xénophobie de Noirs contre des Noirs

Les violences contre les immigrés de même couleur ont gagné Johannesburg et fait plusieurs morts 


Les violences xénophobes ont chassé plus de 5.000 étrangers, surtout des demandeurs d'asile et réfugiés africains déplacés par les violences xénophobes qui secouent l'Afrique du Sud, faisant "six morts  dans la province de Kwazulu-Natal" depuis trois semaines, a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards

Les Sud-Africains n'ont pas de haine particulière envers les étrangers, a affirmé le président Jacob Zuma au Parlement. Le chef de l'État semble avoir oublié que la nation arc-en-ciel est régulièrement secouée par des accès de fièvre xénophobe. Les ressortissants africains sont la cible d'attaques répétées depuis des années. 
En 2008, une vague de xénophobie avait fait 68 morts. Depuis le début de 2015, une douzaine d'immigrés ont déjà "perdu la vie", comme il faut dire désormais, même s'ils en ont été privés. Malgré l'appel au calme et la ferme condamnation des autorités de Pretoria, la situation est encore très "volatile". Comme les matins frais du printemps...



A noter des youyou de femmes. 
La population est à 80% chrétienne, mais comporte 2 % de musulmans, souvent originaires d'Inde ou d'Indonésie.


La police sud-africaine a déployé samedi des renforts à Johannesburg

Ces dispositifs policiers font suite à une nouvelle nuit de violences xénophobes. "Plus de 30 personnes ont été arrêtées et seront poursuivies pour violences publiques, vol, effractions et destruction volontaire.

La situation est calmée maintenant mais nous prévoyons de renforcer nos effectifs", a précisé un porte-parole de la police provinciale.


Les violences sont le fait "de petits groupes de vingt à trente personnes qui en profitent pour piller et casser", a-t-il ajouté. En réaction aux violences, le président Jacob Zuma a annoncé avoir annulé son voyage en Indonésie.

Un étranger a été tué (ou a perdu la vie)
La police a confirmé samedi la mort d'un étranger dans le grand township d'Alexandra, à Johannesburg, mais a refusé de faire le lien immédiat avec ces violences.
Le Forum de la diaspora africaine a lancé un appel  au gouvernement sud-africain à prendre des mesures pour protéger les ressortissants étrangers africains de Johannesburg et Pretoria. "Nous pensons qu'il faut faire appel à l'armée", a lancé son porte-parole.

La majorité de ces étrangers vient du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe. 
D'autres du Burundi, RDC et Rwanda", a précisé une autre porte-parole du HCR, Karin de Gruijl. Mais aussi du Nigéria.

VOIR et ENTENDRE un reportage de l'américain CNN: 

Au moins six morts depuis Pâques
La police s'en tient pour l'instant à un décompte total de six morts. Mais le Forum de la diaspora africaine parle lui de 15 morts et plus de 2500 déplacés, depuis le début des violences qui ont démarré avant Pâques à Durban, sur la côte est.
En 2008, les violences xénophobes avaient fait 62 morts. Depuis, les violences de ce genre sont récurrentes chez ce géant économique du continent. Elles reflètent les frustrations de la majorité noire du pays qui continue de souffrir économiquement et la résurgence d'une culture de violence exacerbée sous l'apartheid.
VOIR et ENTENDRE un reportage sur une manifestation anti-xénophobie visant les Noirs opposés à l'immigration d'étrangers noirs:

"Ils sont en Afrique du Sud car ils ont besoin d'être protégés"

50% des étrangers ayant fui les violences sont "sans pièces d'identé", c'est-à-dire qu'ils sont entrés en Afrique du Sud de façon illégale, précise Karin de Gruijl. "Le HCR est très préoccupé. Ceux qui sont affectés par ces attaques xénophobes sont des réfugiés et des demandeurs d'asile ayant été obligés de fuir leurs propres pays en raison de la guerre et des persécutions. Ils sont en Afrique du Sud car ils ont besoin d'être protégés", a-t-il insisté Adrian Edwards.

vendredi 13 mars 2015

Les chefs d'État qui se font le plus payer

Hollande peut encore faire des efforts pour se rapprocher de ses électeurs français  

D'énormes écarts séparent l
es salaires des chefs d'État des douze premières puissances mondiales,
Montage fallacieux:
Hollande ne figure pas parmi les 4 principaux chefs d'Etat 
Les premiers touchent plus de 30.000 euros par mois, rapporte CNN, la chaîne de télévision américainetandis que les derniers dépassent péniblement les 1.500 euros mensuels.

La crise touche toutefois certains dirigeants aussi. 
Il y a quelques jours, Vladimir Poutine annonçait sa décision de réduire son salaire de 10%, tout comme ceux de plusieurs hauts responsables russes. Dans un contexte économique morose lié à la chute des cours du pétrole et aux sanctions occidentales, le président russe a revu ses ambitions à la baisse.

Combien sont au juste payés les chefs d'État des plus grandes puissances mondiales? La  CNN  a comparé les traitements versés aux dirigeants des douze premières économies mondiales au titre de leur fonction.

Barack Obama est ainsi le dirigeant le mieux rémunéré de ce G12, avec quelque 376.000 euros par an (400.000 dollars), soit 31.300 euros par mois. Il reste loin derrière les salaires accordés à d'autres grands de ce monde, dont les pays ne font pas partie des grandes puissances étudiées par CNN, à l'instar de Lee Hsien Loong (PAP, parti d'action populaire), le premier ministre de la République de Singapour (700 m2) qui perçoit 1,3 million d'euros par an.
Mais le président  "noir" (Parti démocrate) est tout de même bien mieux payé que ses homologues de ce G12: plus de 100.000 euros séparent Barack Obama du Canadien Stephen Harper. 

Les pays anglo-saxons se montrent d'ailleurs plus généreux que les autres avec leurs dirigeants: l'Allemagne (Angela Merkel, 216.000 euros annuels, 18.000 euros par mois) et le Royaume-Uni (David Cameron, 201.600 euros par an, 16.800 euros mensuels) sont eux aussi présents dans le top 5, où parvient toutefois à s'intercaler l'Afrique du Sud en quatrième position (Jacob Zuma, 210.600 euros par an, 17.550 euros par mois).

Le salaire de Barack Obama plus de dix-huit fois supérieur à celui du Chinois Xi Jinping.

Président de la 6e puissance économique mondiale, Hollande arrive en septième position, avec 179.000 euros par an (14.917 euros par mois). A son arrivée au pouvoir en 2012, François Hollande avait décidé de baisser de 30% son salaire qui s'élevait à 255.600 euros. Sans cela, il serait apparu à la deuxième place de ce classement, juste derrière Barack Obama. Son homologue chinois a, quant à lui, procédé à un rééquilibrage, augmentant en début d'année ses honoraires de 60%. Ce qui ne l'empêche pas de figurer en dernière place, avec un salaire annuel de seulement 20.300 euros (1692 euros par mois), juste derrière le premier ministre indien et ses 28.500 euros annuels (2.375 euros par mois). Soit un salaire plus de dix-huit fois inférieur à celui de Barack Obama!

Ces inégalités sont encore plus criantes si l'on rapporte le salaire de ces chefs d'État à la population des pays qu'ils dirigent.

Le Sud-Africain Jacob Zuma -membre de l'aile gauche du Congrès national africain (ANC), proche du parti communiste sud-africain et membre de l'Internationale socialiste - est ainsi payé 0,4 centime d'euro par habitant, plus de deux fois ce qu'est rémunéré Barack Obama pour les Américains. 

François Hollande arrive alors au troisième rang devant Angela Merkel, quatrième du classement. Pas de changement en revanche en queue de peloton: l'Indien Narendra Modi et le Chinois Xi Jinping toujours la marche, respectivement rémunérés 0,00002 et 0,00001 centime d'euro par habitant. 
Le positionnement politique n'est pas toujours en cohérence avec la feuille de paie...

mardi 22 juillet 2014

Un petit garçon de 9 ans contraint d'épouser une femme de 62 ans

L'Afrique du Sud de Mandela, c'est aussi ça !

Un petit garçon de neuf ans a eu la chance d'épouser
une femme en âge d'être sa grand-mère 

Saneie Masilela admet qu'il aurait aimé unir un jour sa destinée à quelqu'un de son âge, mais il affirme aimer sa femme, Helen Shabangu, mère de cinq enfants (de 28 à 38 ans). Cette cérémonie lui permettra d'apaiser les ancêtres familiaux, a rapporté le journal U.K. Mirror.


Il s'agissait du deuxième mariage pour l'enfant et la sexagénaire. 
Cette fois-ci, la cérémonie s'est déroulée dans le village de la mariée, Ximhungwe, officialisant le rite de l'année dernière qui a eu lieu dans le village de l'enfant.
Une vidéo mise en ligne sur YouTube par Barcroft Media, montre le marié et la mariée s'embrassant après la cérémonie, et ce, sous les yeux du mari d'Helen, Alfred, 67 ans, auquel elle est toujours mariée.

Le petit garçon et son épouse ne font pas chambre commune. 
Cet engagement a choqué plusieurs habitants du village même si les parents du garçon ont invoqué un simple rituel et non un "mariage officiel". "Il était juste heureux de se marier, très excité et n'en a pas été embarrassé. Il l’a tellement été qu’il a voulu le faire de nouveau", a expliqué la mère de Saneie. 
" Après le mariage l'année dernière les gens n’arrêtaient pas de me poser des questions pour savoir s’ils allaient vivre et dormir ensemble, avoir des bébés. Mais après le mariage tout est retourné à la normale, rien n’a changé. Sanela est parti à Venda pour apprendre une nouvelle langue, mais nos familles sont très proches. C’était agréable de célébrer le mariage mais c’était avant tout pour répondre à un appel de nos ancêtres. En le faisant, nous les avons rendus heureux. Si nous n'avions pas fait ce que mon fils avait demandé alors quelque chose de mal serait arrivé dans la famille", a assuré la maman de l'écolier.

La tâche de Christiane Taubira est inachevée

Que reproche-t-on à la polyandrie?
(lien)
Au Kenya, deux hommes ont conclu  un "co-mariage" avec la même femme.

Ils se sont engagés à respecter des jours de visite. Au Kenya, où la polygamie est légale, rien n’interdit la polyandrie, mariage d’une femme avec plusieurs hommes.
"Nous avons conclu qu’à partir de ce jour, nous ne nous menacerons pas, ni ne nourrirons de jalousie l’un envers l’autre à cause de notre femme". Cet accord, rédigé en Swahili, a de quoi surprendre. Car par cet acte, deux Kenyans, habitant de Bombolulu, dans le comté de Mombasa, ont accepté, dimanche 25 août, de se marier avec la même femme.

Après la polygamie de fait et au nom de l'égalité des sexes, à quand la polyandrie légale en France? 
Nous ne sommes plus à une "avancée" socialiste près...


mercredi 11 décembre 2013

Hollande, lider minimo, a perdu son avion en Afrique du Sud

"Il est où le navion ?" s'inquiète Hollande

Un président égaré ou Alzheimer ?
C'est une courte séquence qui fait le bonheur d'i-télé qui l'exploite depuis hier soir.

Hagard, le président socialiste appelle Sarkozy à l'aide. 
Au départ d'Afrique du Sud, le président Hollande angoisse et se tourne alors vers Nicolas Sarkozy : "Il est où l'avion ?" lui demande-t-il.

L'ancien Président doit donc lui désigner
l'avion présidentiel dans lequel il est arrivé seulement quelques heures plus tôt...

Le manque d'éducation de la première concubine 

La vulgaire ne s'améliore pas au contact des grands de ce monde.

i-télé, une chaîne du groupe Canal+, signale également que Valérie Trierweiler quitte les lieux "sans dire au revoir et sans un geste pour Nicolas Sarkozy".

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Quel terme choisi 
la porte-parole franco-marocaine pourrait-elle nous suggérer pour désigner une locataire vulgaire et ridicule de l'Elysée: "pouf" ou "radasse" ?

La créature arbore 
un foulard écarlate 
de circonstance...




vendredi 6 décembre 2013

Mort de Nelson Mandela, activiste "pacifique"

De l'activisme à la réconciliation

Mandela, champion de la lutte anti-apartheid, est mort jeudi à l'âge de 95 ans

Il est l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud.
Nelson Mandela entra au Congrès national africain (ANC) en 1944 afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et participa à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid, mises en place par le gouvernement à partir de 1948.

Les méthodes de protestation ou de revendication de l'ANC (créé en 1912) sont d'abord résolument pacifiques.
Mais à partir de 1921, l'émergence d'un parti communiste d'Afrique du Sud prônant le renversement du gouvernement et du capitalisme par la violence fait éclore au sein de l'ANC un débat sur la pertinence des moyens utilisés
Et en 1944, Nelson Mandela, Walter Sisulu et Oliver Tambo fondent la ligue de jeunesse de l'ANC, plus radicale que son aînée et partisane de manifestations de masse pour faire céder le pouvoir politique blanc.
En 1950, le parti communiste est interdit et ses membres s'emploient alors à durcir l'ANC.

Trouvant d'ailleurs l'ANC trop passif, Mandela crée sa branche militaire en 1961, date à laquelle commença une campagne de sabotages contre des installations publiques et militaires. 
Le 12 juillet 1963, il fut arrêté, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. Dès lors, il devint un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et bénéficie d'un soutien international croissant.

Frederik de Klerk, dernier président blanc d'Afrique du Sud, mit fin à la politique d'apartheid en 1991. Il engagea en effet des négociations constitutionnelles avec le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela qui aboutirent au premier gouvernement multiracial du pays.

N. Mandela fut le premier président noir de l'Afrique du Sud (9 mai 1994–14 juin 1999), après 27 ans passés en prison
De 1994 à 1996, F. de Klerk fut l'un des deux vice-présidents sous la présidence de Nelson Mandela. En 1993, Nelson Mandela reçut le prix Nobel de la paix, conjointement avec de Klerk.
Il rendit un hommage au dernier président du régime de l'apartheid, Frederik de Klerk. "Quelles qu'aient été ses erreurs, et il en a fait beaucoup, il a sa place dans l'Histoire. Sans son soutien (au processus de négociations), nous n'aurions jamais fait la paix." Par sa détermination et  sa volonté de paix et de justice, de Klerk mena l'Afrique du Sud à ce que Mandela put en faire, avec lui.

Dans les années 60, trois jours après son arrestation, Nelson Mandela est formellement accusé d'avoir organisé une grève en 1961 et d'avoir quitté le pays illégalement. Le 25 octobre, il est condamné à cinq ans de prison. Alors qu'il purge sa peine, la police arrête plusieurs dirigeants de l'ANC à Rivonia, au nord de Johannesburg, où est situé le quartier général de sa branche armée, le 11 juillet 1963. Walter Sisulu et Govan Mbeki sont au nombre des onze personnes arrêtées. Nelson Mandela est accusé avec ses compagnons, de quatre sabotages, de trahison, de liens avec le parti communiste sud-africain.

Pendant les années 1980, le MK (branche armée de l'ANC), relance la guérilla. 

Le combat non-violent de Mandel occasionne la mort de nombreux civils : tentative de sabotage de la centrale nucléaire de Koeberg, poses de mines anti-personnel dans le Northern et Eastern Transvaal tuant une vingtaine de personnes, dont des enfants à Chatsworth dans le district de Messina, attentat à la bombe à Pretoria tuant dix-sept personnes, dans un centre commercial à Amanzimtoti tuant cinq personnes dont trois enfants,ou encore dans un bar de Durban. Dans l'autre camp, un escadron de la mort, comme la Vlakplaas, créé pour éliminer les opposants à l'apartheid, commet plus d'une centaine de meurtres et tortures.
En février 1985contre l'avis de ses ministres, le président Botha offre la liberté conditionnelle à Nelson Mandela, en échange d'un renoncement à la lutte armée. Mandela rejette l'offre, disant : "Quelle liberté m'est offerte alors que l'organisation du peuple demeure interdite? Seuls les hommes libres peuvent négocier. Un prisonnier ne peut pas faire de contrat." La même année, Botha abolit les lois sur les laissez-passer et contre les mariages mixtes. Mais Nelson Mandela ne se satisfait pas de ces avancées et réclame toujours "un homme, une voix".

La première rencontre entre Nelson Mandela et le gouvernement a toutefois lieu en novembre 1985 et, au cours des quatre années suivantes, une série de rencontres pose les bases pour de futures négociations, mais sans autre progrès que son transfert dans sa dernière prison en 1986, une villa avec piscine dans le périmètre du centre pénitentiaire. Il est en partie libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée.

Pendant toute la durée de son emprisonnement, la pression locale et internationale sur le gouvernement sud-africain se fait toujours plus forte. 
En juin 1988 a lieu le concert hommage des 70 ans de Nelson Mandela à Wembley, organisé par l'internationale communiste, qui expose au niveau mondial la captivité de Mandela et l'oppression de l'apartheid. Le Mur de Berlin, ou "mur de la honte", érigé en 1961 entre le monde libre et l'univers concentrationnaire soviétique, ne tombera qu'un an plus tard, en 1989.

C'est justement en 1989 que  Nelson Mandela propose à Pieter Botha de faire négocier "les deux principales organisations du pays", le gouvernement et l'ANC, tout en précisant que "la question de [sa] libération n’en est pas une", "face au spectre d’une Afrique du Sud coupée en deux camps hostiles se massacrant mutuellement".  
Cette même année, à la suite d'un AVC, Botha est remplacé par Frederik de Klerk à la tête du gouvernement. Le 15 octobre 1989, de Klerk libère sept dirigeants de l’ANC, dont Walter Sisulu. En novembre, Nelson Mandela dit de de Klerk qu'il est "le plus sérieux et le plus honnête des leaders blancs" avec qui il ait pu négocier. De Klerk annonce la libération de Nelson Mandela en février 1990 au cours d'un discours prononcé au Parlement.

Nelson Mandela, appelé Madiba, a parsemé sa vie de réflexions qui seront ses épitaphes
Fidel Castro et Mandela
En voici quelques-unes prononcées dans sa lutte clandestine, puis à la tête de l'Etat et jusque dans sa retraite politique:

"Je ne suis pas né avec une faim de liberté. Je suis né libre - libre de toutes les façons que je pouvais connaître. Libre de courir dans les champs près de la hutte de ma mère, libre de nager dans le ruisseau clair qui traversait mon village, libre de faire griller du maïs sous les étoiles et de monter sur le dos large des boeufs au pas lent (...) Ce n'est que lorsque j'ai appris que la liberté de mon enfance n'était qu'une illusion, qu'on m'avait déjà pris ma liberté, que j'ai commencé à avoir faim d'elle."

"J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre. Mais si cela est nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."

Racontant sa décision en 1985 d'entamer, en captivité, des pourparlers préliminaires avec le régime d'apartheid.
"Je me tiens devant vous, non comme un prophète, mais comme votre humble serviteur à vous, le peuple. Vos sacrifices infatigables et héroïques ont rendu possible ma présence ici aujourd'hui. Je place en conséquence les années restantes de ma vie entre vos mains."

11 février 1990, discours du balcon de l'hôtel de ville du Cap, quelques heures après sa libération après plus de vingt-sept ans de détention 
"De l'expérience d'un extraordinaire désastre humain qui a duré trop longtemps doit naître une société dont toute l'humanité sera fière... Jamais, jamais, plus jamais ce magnifique pays ne devra connaître l'oppression d'un homme par un autre."
"Nous forgeons une alliance qui nous fera bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, noirs et blancs, pourront marcher la tête haute, sans peur dans leur coeur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine - une Nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et le monde."

10 mai 1994, discours d'investiture de président 
"Je savais parfaitement que l'oppresseur doit être libéré tout comme l'opprimé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de sa haine, il est enfermé derrière les barreaux de ses préjugés et de l'étroitesse d'esprit. (...) Quand j'ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission: libérer à la fois l'opprimé et l'oppresseur."

Discours en 1998
"Si je n'avais pas été enfermé en prison pendant vingt-sept ans, je ne sais pas si j'aurais été aussi bon avec les enfants. Mais vingt-sept ans sans voir des enfants, c'est une expérience terrible."

1997, réflexion sur les réalisations accomplies depuis la fin de l'apartheid
"L'un des problèmes qui m'inquiétaient profondément en prison concernait la fausse image que j'avais sans le vouloir projetée dans le monde: on me considérait comme un saint. Je ne l'ai jamais été, même si l'on se réfère à la définition terre à terre selon laquelle un saint est un pécheur qui essaie de s'améliorer." Et il y est parvenu.

Mais les démagogues de tous pays et leurs media ont d'ores et déjà transgressé son message.

Madiba s'est éteint, emportant plus d'un secret

Avant cela, le 8 juillet 2013, le jour de son 95e anniversaire, Nelson Mandela avait ressuscité d'un long coma, comme par miracle. Obama n’a pas pu rencontrer l’ex-président Nelson Mandela qui aurait fait le mort sur son lit d’hôpital pour ne pas serrer la main de celui qu’il appelle : " l’assassin de mon ami et frère Mouammar Kadhafi," qui avait tant fait pour aider ceux des combattants de l’ANC qui avaient lutté pendant ses années de détention.

Mouammar Kadhafi était venu en aide à Nelson Mandela. On estime à plusieurs milliards de dollars l'intervention libyenne en Afrique du Sud, selon les chiffres communiqués par les amis d’Obama en Libye. C’est grâce à cet argent que de nombreux Noirs ont finalement pu avoir accès au crédit pour créer leurs propres entreprises, alors que les banques se refusaient de le faire, prétextant que les Noirs n’avaient jamais géré d’entreprises et qu’on ne pouvait donc leur accorder de crédit. 

Mandela et Kadhafi
Pour comprendre pourquoi Mandela va faire le mort et éviter de rencontrer le président américain, il faut remonter à quelques mois avant la visite d’Obama à l'Afrique du Sud. Accusant le nouveau régime de Libye de soumission aux USA, les proches de Mandela se braquèrent contre Obama quand la nouvelle Libye exigea de l'Afrique du Sud qu'elle restitue les milliards que Kadhafi avait investis dans le pays pour contrer l’hégémonie des Blancs.
C’est le journal britannique Sunday Times qui lance au mois de mai 2013 le chiffre de 80 milliards de dollars qu’Obama à travers ses amis libyens serait en train d’exiger des pays africains : "tous les fonds et avoirs illégalement détenus, obtenus, pillés, déposés ou cachés en Afrique du Sud et dans les pays voisins par feu Mouammar Kadhafi". La seule réponse officielle de la part des sud-africains à ce jour, c'est Jabulani Sikhakhane, porte-parole du ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, qui la livre, le 2 Juin 2013 : "Le processus de vérification de la demande des autorités libyennes est en cours".
Et si cette absence épisodique n’avait donc été orchestrée que pour éviter de cautionner l’hypocrisie du président métis américain qui est devenu l’homme dont l’Afrique a le plus peur aujourd’hui ?



vendredi 17 août 2012

L'indésirable Ségolène Royal se fait écarter du PS

Royal sera bien absente de l'université d'été PS 

Ségolène Royal n'ira pas à l'université d'été du PS à La Rochelle 

Oh, la boudeuse !


Elle changera donc d'hémisphère et se rendra alors en Afrique du Sud pour le congrès de l'Internationale socialiste dont elle est l'un des vice-présidents, a-t-elle indiqué jeudi. La première concubine du président Hollande a fait savoir qu'elle irait se faire voir le 23 août en Afrique du Sud, pour préparer avec le bureau de l'Internationale son congrès au Cap (30 août-1er septembre). Elle pourrait également rencontrer des personnalités sud-africaines, dont l'ancien président Nelson Mandela, si sa santé peut supporter un tel tête-à-tête. 

L'amère Royal a admis que son absence de La Rochelle du 24 au 26 août est un "non-événement", après avoir pourtant regretté sur France 3 Poitou-Charentes, qu'elle ne soit "pas indispensable au Parti socialiste" réuni en université d'été. 
"Il y a tous les militants qui sont là pour réfléchir, il y aura beaucoup de responsables du Parti socialiste. Il n'est pas indispensable que JE sois ...partout", a-t-elle estimé, au moment de faire une infidélité au PS. "Je suis une femme politique libre et J'utilise mon temps de la façon la plus utile possible", a-t-elle ajouté sur France 3, non sans mépris. "En toute liberté, j'ai fait le choix d'aller à l'Internationale socialiste (...), car je crois que nous avons à réfléchir ensemble à un autre modèle de société" face à la crise.

La paria socialiste met un pied chez les Ecolos

La présidente de la région Poitou-Charentes a dans le même temps annoncé qu'elle ferait une apparition le 22 août à Poitiers (Vienne) à l'ouverture des Journées d'été d'Europe Ecologie les Verts. "Je m'exprimerai en tant que présidente de la région, de région écologique", a déclaré celle qui fut une ministre fugitive de l'Environnement de Pierre Bérégovoy, il y a 20 ans (1992-1993).

Elle ira ajouter du désordre au désordre de l'université d'EELV.
Sur son absence à La Rochelle, elle a persiflé, se disant "touchée qu'on se préoccupe quand je suis quelque part, qu'on se préoccupe aussi quand je ne suis pas quelque part". Elle a toutefois rappelé qu'elle se rendait "régulièrement" à La Rochelle en tant que présidente de région. 

Investie par le PS et soutenue par le président François Hollande, son ancien compagnon, l'ex-candidate malheureuse  à la présidence de la République en 2007 avait été battue aux législatives de juin à La Rochelle par un petit élu socialiste dissident, Olivier Falorni, avec le soutien malveillant de la concubine actuelle du chef de l'Etat, Valérie Trierweiler, et la parachutée  s'était vautrée au pied du perchoir de l'Assemblée nationale.

lundi 14 juin 2010

Les nantis du foot snobent Rama Yade

La visite éclair des caractériels, de leur hôtel de luxe au bidonville

Les Starsky et Hutch des sports au gouvernement

Il ne fallait pas déstabiliser l'équipe de France...
Roselyne Bachelot a jugé de bonne politique de recommander l'unité nationale derrière eux: c'était indispensable à leur moral !
Dommage que depuis 1998 ces privilégiés du sport ne soient plus que des géants aux pieds d'argile et des nains du coeur.

La secrétaire d'Etat, plus morale que politique
Si justifiées soient-elles, les Bleus n'ont toujours pas digéré les remarques de Rama Yade sur le faste de leur résidence. Le 7 juin sur Radio J, Rama Yade avait eu l'outrecuidance de dénoncer leur choix du luxe : "J'attends que l'équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt que par le clinquant des hôtels. Moi, je les ai appelés à la décence en temps de crise".

Ce n'est pas la première fois que Rama Yade prend des positions qui détonnent et lui valent des rappels à l'ordre présidentiels. Sur la venue de Kadhafi en France, le Tibet, les affaires Hortefeux, Frédéric Mitterrand ou Jean Sarkozy, elle avait émis des avis conformes à ce que pensaient majoritairement les Français. Cela a été payant sur le long terme et lui a permis d'exploser médiatiquement.

Dans leur numéro de duettistes, Roselyne Bachelot s'était alors démarquée en se montrant solidaire des Bleus dans l'opulence, histoire de leur soutenir le moral: son secrétariat a indiqué dimanche que la ministre de la Santé et des Sports passerait la nuit du 17 au 18 juin à l'hôtel cinq étoiles des Bleus, le Pezula (lire PaSiDupes), un des plus luxueux hôtels de l'Afrique, au bord de l'Océan Indien. L'argent de la FIFA est plus moral que celui de la France.

La colère divine

Mais ne voilà-t-il pas que les dieux du ballon rond descendent de leur Olympe cinq étoiles et que les joueurs à la psychologie précaires manifestent assez de ressort pour polémiquer. Nos Bleus seraient meilleurs dans la défensive que face aux buts. Leur amour-propre délicat s'est révélé plus susceptible que leur honneur terni par les matches préparatoires nuls au score. Ils ont donc tenté de marquer des points contre leur secrétaire d'Etat, mais n'ont pas fait mieux que contre l'Uruguay, bien qu'à onze contre une.

L'esprit d'équipe des Bleus peut donc faire parfois merveille

Dans la promiscuité du bidonville:
ils avaient apporté la "verroterie" des sponsors...
Distributions de cartes, tapes dans les mains et photos avec la population locale.

La gauche caviar du football a soigneusement évité dimanche la secrétaire d'Etat pour la visite d'un bidonville de Knysna.
"Qu'elle y soit ou pas, c'est pareil, on n'y va pas dans le but de voir Rama Yade", a déclaré Eric Abidal, en Mercure, un brin méprisant. Il donnait ainsi le ton dimanche d'une journée où les Bleus et la secrétaire d'Etat aux Sports ont réussi à ne pas se croiser en visitant le même township à Knysna, près du camp de base des Français.

Mme Eric Abidal, souriante, entre Tatiana Golovin,
compagne de Samir Nasri, et de Mme Ribéry,
ne semble pas mécontente du sort que lui réserve la FIFA

Les Bleus ont l'épiderme sensible
A défaut de tactique et d'entraînement, "on en a déjà parlé entre nous, a commenté Abidal ce dimanche l'alter-ego de Benoît Hamon. Le message qu'on a fait remonter disait simplement que le groupe n'était pas content. On voulait qu'elle le sache, a ajouté le défenseur central. Elle l'a pris en compte, elle est assez intelligente pour ça". L'intelligence de l'une n'aurait donc d'égale que l'indécence des autres.

Rama Yade avait eu l'initiative de cette rencontre

Qu'ils y soient ou pas, pour Rama Yade, c'est pareil: elle s'est rendue à Knysna. Elle avait souhaité marquer le passage de la France en Afrique du Sud d'un geste symbolique fort.

Rama Yade, ambassadrice de la France:
Rama Yade a apporté un soutien humanitaire

Ce dimanche, après avoir assisté au Cap à Uruguay-France en football vendredi et Afrique du Sud-France en rugby samedi, la secrétaire d'Etat s'est rendue comme convenu à Dam Se Bos, un des townships de la ville, pour deux partenariats conjoints de soutien humanitaire à la pratique du football (100.000 euros pour la rénovation d'un terrain donnés par la FFF et 200.000 euros pour la formation d'éducateurs de football sous l'égide du secrétariat d'Etat aux Sports).

Or, les joueurs ont instrumentalisé cette noble action
Ils étaient arrivés les premiers sur place en début d'après-midi et avaient effectué une visite éclair d'une demi-heure, au pas de charge. Accueillis aux sons des vuvuzelas par près de 500 habitants en délire de ce quartier déshérité, les 23 Bleus et leur sélectionneur Raymond Domenech se sont prêté brièvement au jeu des autographes et à la distribution de jeux de maillots - offerts par les sponsors - à deux équipes de jeunes du quartier, dans une belle cohue.
Ils ne devaient pas entamer leur influx nerveux et distraire leur concentration.
Les nantis sont en effet plus à l'aise dans l'opulence de leur retraite dorée qu'au contact de la misère d'un township. Nul doute que la sensibilité exacerbée de ces humanistes du ballon rond les aura conduits à distribuer quelques chèques sous les projecteurs.

=> Rappel: quand Yannick Noah distribuait des cartons rouges à Ray Domenech et ses Bleus

Boudeurs bleus vs perle noire

Pécunièrement très autonomes, les joueurs sont ensuite repartis dans leur bus sans croiser la représentante de leur ministère de tutelle. "Je ne sais pas si je verrai les joueurs de l'équipe de France, a dit Mme Yade deux heures plus tard, dans la salle municipale en face du terrain foulé un peu plus tôt par les Bleus. Ce sont des joueurs professionnels qui sont dans une phase de préparation ce que je respecte"...
"Je n'ai pas de problème avec l'équipe de France, a-t-elle ajouté. Mon seul message, c'est de les assurer de mon soutien, constant, appuyé et sincère. Message que je partage avec l'ensemble du pays.

Elégance vs petitesse

Prenant de la hauteur sur ce psychodrame adolescent, Rama Yade a d'ores et déjà rempli son contrat: "Je ne suis pas là pour susciter la polémique, je suis venue ici pour un programme humanitaire".
Durant la cérémonie précédant la signature du projet de formation d'éducateurs, Mme Yade avait le président de la Fédération française de football (FFF) Jean-Pierre Escalettes, à son côté, en toute courtoisie.
Escalettes, à quelques mètres de Mme Yade, a ensuite indiqué que le moment n'était "pas venu pour une explication franche" sur les "quiproquos et malentendus". "Laissons du temps au temps, mon rôle est de protéger les Bleus, a poursuivi le dirigeant. Il n'y a rien de dramatique, le soufflé médiatique s'éteindra très vite. Pour l'heure, l'équipe de France doit se préparer pour affronter le Mexique et les Bafana Bafana. Si j'ai quelque chose à lui dire, je lui dirai en personne."

Du temps perdu pour apprendre les paroles et répéter La Marseillaise (lien PaSiDupes)...
A 80% noire, cette équipe a failli se crêper le chignon avec une soeur africaine: la diversité au gouvernement n'est pas un antidote au racisme politique de l'opposition.

jeudi 24 septembre 2009

Législative partielle: A. Poursinoff sera-t-elle refoulée des terres de Ch. Boutin ?

Europe-Ecologie se cherche une quatrième députée Verts

Dimanche 20 septembre 2009, dans la 10e circonscription législative des Yvelines, où Christine Boutin ne s'est pas présentée, la candidate d'Europe-Ecologie, Anny Poursinoff a créé la surprise à gauche au 1er tour des législatives partielles en distançant ses camarades, avec 20,15 % des suffrages. "C'est énorme ! la première fois dans l'histoire des Verts qu'on arrive en tête devant le PS dans une législative !", pavoisait, lundi, Jean-Vincent Placé, le numéro 2 des Verts. " La preuve que la parenthèse des européennes de juin n'est pas refermée", a renchéri Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti écologiste, lors de la journée parlementaire de son mouvement, lundi à Paris.


Les socialistes ont aussitôt tempéré l'ardeur des amis de Dany-le-Rouge.

"Depuis l'été, toutes les élections partielles ont montré une progression de la gauche et du PS et un effritement des Verts par rapport aux européennes, commentait, Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élections au PS depuis juin. L'élection de Rambouillet est un cas à part", ajoutait-il.
Mais les Verts n'en démordent pas : le score d' Anny Poursinoff est "l'exact décalque" de celui de Daniel Cohn-Bendit (20, 87 % aux européennes en Ile de France).

L'espoir des Verts affrontera seule, au second tour, dimanche prochain, le candidat de l'UMP, Jean-Frédéric Poisson, suppléant de l'ancien ministre, Christine Boutin, arrivé largement en tête (43,94 %).
Le premier maire-adjoint de Rambouillet a fait un excellent score mais inférieur à celui de Christine Boutin lors du premier tour de juin 2007 quand cette dernière avait réuni 49,23% des votes. La participation au 1er tour 2009 a toutefois été très faible (22,76%).

En troisième position, la socialiste Françoise Pelissolo a rassemblé 12,44% des voix devant le maire DVG de Maurepas, Georges Mougeot (9,58%), qui avait le soutien du MoDem.


L'inconnue de cette élection était la candidature de Maxime Rouquet du Parti pirate. D'inspiration suédoise, il milite pour la légalisation du partage de fichiers sur Internet et la défense de la vie privée. Il présentait un candidat pour la première fois en France et son ambition était de "gagner en visibilité", quelques jours après le vote à l'Assemblée de la loi Hadopi II. Le Parti pirate a réuni 472 voix (2,08%).

Le second tour de la partielle 2009

Le 17 juin 2007, Christine Boutin avait été réélue au second tour en rassemblant plus de 58% des voix, devançant ainsi le candidat socialiste Didier Fischer.

Le 20 septembre 2009, la gauche était divisée
Et le bon résultat de la candidate des Verts, n'est pas dû qu'à son mérite. Face à Anny Poursinoff, deux candidats se prévalaient du soutien du PS : Georges Mougeot (9,58 %), maire (divers gauche) de Maurepas et Françoise Pelissolo (PS) (12,44 %), officiellement soutenue par son parti.

La candidate écologiste a aussi bénéficié d'une abstention record
: 77,24 %. "En Ile-de-France, plus qu'ailleurs, le PS paye cash l'abstention forte dans les quartiers populaires car c'est là que se situe notre électorat", insiste M. Borgel, secrétaire national chargé des élections au PS. M. Huchon, candidat à sa réélection à la tête de la Région en mars est persuadé qu'"aux régionales, la participation sera beaucoup plus forte, et le PS ne sera pas émietté".

Le MoDem
Dimanche, la candidate Europe-Ecologie se présente en revanche avec le soutien déjà annoncé du PS et du MoDem.
François Bayrou,le président du Mouvement Démocrate (MoDem), a appelé jeudi 24 à voter dimanche pour la candidate des Verts, voyant dans ce scrutin l'occasion pour les Français d'exprimer "leur inquiétude".

Les candidats

Anny Poursinoff

Infirmière (nom de jeune fille : Poursinoff) née en 1951, directrice d’un service de soins à domicile pour personnes âgées dépendantes géré par l'ADMR et conseillère municipale de Saint-Arnoult-en-Yvelines (78) depuis 2001, elle est aussi conseillère régionale d’Ile de France. Candidate en 2005, son suppléant était alors André Lebreton (1934). En 2009, il est Jean Sindou-Faurie, conseiller municipal de Maurepas. Et "lanceur d'alerte" (photo n°1 ci-dessus)
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Sur le terrain, les activistes connaissent bien Anny Poursinoff
Elle milite au Collectif national des droits des femmes, pour la Marche mondiale des femmes et chez Bonnelles Nature.

Or, pour la circonstance, sa profession de foi ne fait pourtant pas état de son action militante au côté du réseau Education sans fronrière (RESF), un réseau de collectifs, de mouvements associatifs, de mouvements syndicaux et de personnes issues de la société civile, activistes militant contre l'expulsion d'enfants scolarisés en France liée à celle de leurs parents en situation irrégulière.

La législative partielle est-elle le moment de dissimuler aux électeurs qu'elle est aussi membre du comité de soutien des 9 de Guyancourt, des syndicalistes faucheurs soutenus en justice par la Confédération paysanne, Sud, Attac, Greenpeace, Casseurs de pub (association critique de l'idéologie de consommation et engagée dans un combat argumentaire contre la publicité, spécialement dans le journal La Décroissance, hostile à Nicolas Hulot et dénonçant les « écotartuffes médiatiques ») ?

Jean-Frédéric Poisson

Le député sortant est né en 1963.


Cet ancien maire de Rambouillet (2004 - 2007 ) a été élu député (2007 – 2009) et siège au sein du groupe UMP de l'Assemblée nationale, où il est membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.

Son activité parlementaire
122 questions écrites ; cosignature de 35 propositions de loi (trois dont il est l'auteur). Il est intervenu à 44 reprises dans l'hémicyle, et 16 en commission. Il est l'auteur de 2 rapports parlementaires, l'un concernant la pénibilité au travail, le second relatif au projet de loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail. Il a déposé près de 200 amendements.
À l'Assemblée nationale, où il intervenait sur des sujets tels que les conditions de vie carcérales (il est vice-président du groupe d'étude parlementaire), l'aménagement du territoire ou encore la protection de l'enfance, il a la réputation d'un gros « bosseur ».
Par décret du 4 novembre 2008, il est nommé en mission auprès de Xavier Bertrand pour établir un rapport (remis le 28 avril 2009) sur le rôle des branches professionnelles dans le renouvellement du dialogue social et de la négociation collective.
Pourquoi la presse d'opposition ne nous a-t-elle pas communiqué toutes ces précisions sur ce candidat ? Les électeurs n'ont-ils pas droit à une information équitable ?

Certains au PS ne cachent d'ailleurs pas leur inquiétude

"C'est une illusion de penser que le PS va reprendre mécaniquement sa place aux régionales. Les Verts confirmeront leur percée particulièrement en Ile-de-France " pronostique Christophe Caresche, chef de file du Pôle écologique au PS.