POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Canada. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Canada. Afficher tous les articles

jeudi 25 juillet 2019

123 députés ont sacrifié le CETA pour Greta Thunberg

Ces députés ont choisi le médiatique contre le législatif

Attirés comme des papillons de nuit par Greta Thunberg sous le feu des projecteurs, ils ont laissé passer le CETA le même jour

Résultat de recherche d'images pour "CETA" 

Ce mardi, 
avoir reçu l'écologiste suédoise Greta Thunberg en audition, les députés ont voté l'adhésion de la France au CETA, Comprehensive Economic and Trade Agreement (Accord économique et commercial global, AECG), alors qu'ils avaient la tête ailleurs.
Parmi eux : une majorité de députés LREM, 20 députés MoDem, 7 UDI, 8 Libertés et territoires (notamment membres du Mouvement radical, social et libéral, Les Centristes, Union des démocrates et des écologistes (fondé par François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias, Jean-Vincent Placé), Parti radical de gauche, ou Place publique), 7 députés LR, 12 socialistes, 3 non-inscrits et 2 gauche démocrate.

Citons en vrac:
Villani, Bournazel, Lagarde, Chassaigne, Falorni, Garot, Pompili, Questel, Renson, Adam, Alauzet, Baichère, Balanant, Bareigts, Belhaddad, Belhamiti, Berville, Diard, Elguerrab, Juanico, Lambert,  Letchimy, Nadot, Orphelin, Rabault, Son-Forget, Taché, Thill, 

L'invitation de l'adolescente était à l'initiative des 135 membres de "Accélérons la transition". 
Résultat de recherche d'images pour "Greta Thunberg"
Kapo, dans une vie antérieure ?
Parmi eux, 123 députés (dont 96 LREM) n'ont pas fait barrage à ce traité de libre échange "climaticide", comme on dit "féminicide" ou "infanticide". Une incohérence inexcusable : s'ils avaient voté conformément à leurs convictions de façade, le texte ne serait pas passé.
Mardi 23 juillet au matin, Greta Thunberg, 16 ans, activiste de "Youth for climate", cornaquée par son papa, était invitée par le collectif transpartisan de députés 'accélérons la transition' lancé par Matthieu Orphelin pour alerter sur l'urgence climatique absolue. La donzelle était, entre autres, escortée de la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, qui a rappelé les conclusions du GIEC et plaidé pour des actions politiques immédiates. 
Désormais, la prise de décision dans l'urgence est un 'must', sans rapport avec les condamnations de la précipitation par nos sages anciens. On nous explique en effet qu'en matière climatique, les décisions précipitées n'ont rien de commun avec une décision de crise, car nos "urgentistes" du climat, néo-Atlas de la planète, sont dotés d'une fulgurante rapidité d'analyse...
Ces jeunes de Youth for climate militent en faveur d'une mobilisation face au réchauffement climatique, organisant en particulier des grèves scolaires pour le climat dans de nombreux pays. Mais, au même titre que des "lights off" (extinctions sauvages d'enseignes lumineuses), ou "clean walks" (marches de ramassage de déchets et mégots sur l'espace public) ou des actions diverses de désobéissance civile, a précisé la militante, en même temps que des dizaines de membres de Youth for Climate France ont bloqué un restaurant McDonald's toute la journée de ce dimanche 14 juillet ...

Double hasard du calendrier, en pleine vague de canicule, comme en 1947 ou en 2003 (point besoin d'être paléontologue pour en avoir connaissance), ces mêmes députés étaient appelés le jour même à se prononcer sur le très controversé accord CETA entre l'UE et le Canada.
Résultat de recherche d'images pour "CETA"
Selon Nicolas Hulot ou Gaël Giraud, dans leurs tribunes respectives, cet accord, que certains déclarent totalement contradictoire avec les contraintes climatiques telles qu'elles nous sont imposées par quelques activistes écolos déclinistes et radicaux, vise à abaisser les normes environnementales et sanitaires - qui conviennent aux Canadiens - et renforce significativement les émissions de CO2 par l'accélération d'un commerce de masse.

La veille, Emmanuel Macron répondait sèchement à la tribune de Nicolas Hulot et défendait le CETA "qui va dans le bon sens"

Macron assure "moi, j'ai le sens des responsabilités"
et Pollux défend l'accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dirigé par son ami Castor, Justin Trudeau, et rédigé selon lui par Nicolas Hulot lorsqu'il était au gouvernement.

Par ce soutien, le président contredit sciemment les conclusions d'un rapport d'experts (rapport Schubert) qu'il avait pourtant lui même nommé ! Ce rapport conclut de manière formelle à la nocivité du CETA pour le climat.
Le CETA a été ratifié de justesse : 266 voix pour, 213 contre et 74 abstentions

L'accord est combattu par les agriculteurs comme les ecologistes, au nom notamment des risques sanitaires.Parmi les députés qui ne se sont pas opposés au CETA, les membres de "Accélérons le transition" sont particulièrement à blâmer :
Ils ont eu le cynisme d'inviter le matin des spécialistes du climat, qui ont réitéré les alertes à l'unisson, laissant passer, l'après midi, un texte aux impacts désastreux, en connaissance de cause.
L’objectif de ce collectif 'Accélérer la transition écologique et solidaire.'? Tenez-vous bien... Les élus détaillent ainsi leur ambition : «Nous, députées et députés élus de sensibilités politiques variées, mais réunis par la conviction que la transition écologique et solidaire ne peut plus attendre, avons décidé d’unir nos forces pour que soient portées et votées des avancées nouvelles à la hauteur des enjeux. Nous serons guidés par la prise en considération de la transition dans l’ensemble des politiques publiques menées. Une seule boussole : l’intérêt général présent et futur.»

"On joue sur les peurs", estime aussi Roland Lescure qui rappelle que seules 36 fermes canadiennes peuvent exporter dans le cadre des normes européennes, les porte-parole MoDem criant aussi aux 'fake news'.

Voici ici la liste des 123 députés à la fois membre du collectif Accélérons la transition  et n'ayant pas voté contre le CETA.
Un vote conforme à leur conviction de façade aurait suffi à faire basculer le scrutin : leur responsabilité est totale.
Voici aussi leurs emails & téléphone pro et compte Twitter : laissons aux citoyens la liberté de leur réclamer des comptes. 
L'histoire et leurs enfants se souviendront certainement de ce vote comme du symbole de l'hypocrisie politique.

Les photos de ces 123 députés figurent aussi sur une galerie "mur de la honte" 


Attention  : cette liste ne comporte que les députés ayant aussi invité Greta le matin même.
Pour la liste complète des députés ayant voté pour ou s'étant abstenu : consultez ce tableur en ligne 

Saluons au passage les 9 députés LREM qui ont eu le courage de s'opposer à la consigne de vote de leur groupe présidé par Gilles Le Gendre et de voter contre le CETA : 
Benoit Potterie, 
Xavier Paluszkiewicz, 
Jean-François Mbaye, 
Sandrine Le Feur, 
Albane Gaillot, 
Olivier Gaillard, 
Yves Daniel, 
Lionel Causse,
Eric Alauzet.

Négocié pendant plus de sept ans, le Ceta avait été approuvé par le Parlement européen en février 2017. 
Il doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d'Europe, d'où son passage par l'Assemblée, puis au Sénat à une date qui reste à définir. Treize Etats l'ont déjà ratifié, dont l'Espagne de Sanchez et ...le Royaume-Uni.

lundi 22 juillet 2019

Ceta: Nicolas Hulot exhortait les députés à "dire non" au traité de libre-échange avec le Canada

Les députés de la majorité ont répondu "non" à Hulot...

Si Macron dit "oui", ses députés disent "oui"

Manifestation contre le traité CETA en février 2017 lors du vote au parlement européen à Strasbourg. 

L’ex-ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a publié une tribune exhortant les élus à voter contre ce traité.

"Ayez le courage de dire non" au CETA,  
exhorte N. Hulot, ministre démissionnaire,
 dans une lettre ouverte aux députés 
A la veille du vote solennel à l'Assemblée nationale du Ceta, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada - déjà mis en oeuvre depuis dix-huit moiis - Nicolas Hulot met  les députés face à leurs responsabilités d'hommes et de femmes libres et indépendants. "Ayez le courage de dire non", lance le président d'honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, dans une tribune publiée lundi 22 juillet. Le Ceta prévoit de supprimer notamment les droits de douanes sur 98% des produits échangés entre l'UE et le Canada. En France, il suscite de nombreuses réticences à droite comme à gauche et le texte a déjà donné lieu à de vifs débats entre les députés lors d'une première discussion mercredi 17 juillet. 

Lettre ouverte aux députés
Demain chacun de vous aura plus de pouvoir que tous les ministres de l’écologie réunis. Demain chacun de vous sera libre de voter contre la ratification du Ceta et exiger ainsi la réouverture des négociations. Demain la voix forte d’un pouvoir législatif unanime pourra éclairer utilement un exécutif qui agit comme si ratifier le Ceta allait de soi. "Ayons collectivement l’honnêteté de dire que la réalité de cet accord est beaucoup plus complexe."
Il était essentiel à l’origine de démontrer que les craintes de certains étaient non fondées. Mais reconnaissons que cela n’a jamais été possible. Le plan d’action, que j’ai moi-même endossé à l’automne 2017, n’a pas produit les résultats escomptés et les attentes légitimes n’ont pas été comblées. Nous avons échoué à apporter les garanties nécessaires sur le veto climatique, les farines animales, les nouveaux OGM, la sauvegarde du principe de précaution à l’européenne...
Nous avons échoué à réformer la politique commerciale européenne. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Sourde à nos attentes, l’Union européenne a préféré conclure rapidement des accords avec le Japon ou le Viêtnam et un accord catastrophique avec le Mercosur. Et délivrer des nouveaux mandats de négociation avec les États-Unis de Donald Trump, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sans faire plus de cas de nos alertes.

Des "premiers effets en matière de coopération alimentaire"
Pourtant ces accords commerciaux de nouvelle génération, le Ceta étant le premier d’entre eux, emportent toutes nos batailles et leurs conséquences dépassent largement nos frontières. Le gouvernement a dû finalement reconnaître que les normes qui s’appliquent sur le sol européen et celles qui s’appliquent à l’importation ne sont pas les mêmes en matière sanitaire et phytosanitaire. Ainsi, le Ceta produit déjà ses premiers effets concrets en matière de coopération réglementaire. Pour permettre l’accès au marché intérieur européen à des produits canadiens, la Commission Européenne a commencé à relever nos limites maximales de résidus (LMR) autorisées pour certaines substances et produits. En les multipliant par 10 par exemple pour la clothianidine, un pesticide néonicotinoïde interdit en Europe, utilisé au Canada sur les pommes de terre.
Le Parlement européen a bien fait une première objection mais la Commission n’a pas désarmé et compte revenir à la charge. De la même façon, elle se prépare à relever les LMR pour le 2,4-D, un herbicide entrant dans la composition de l’agent orange, considéré en France comme perturbateur endocrinien, et qui devrait en théorie être interdit en Europe suite à la définition adoptée en 2017.
La convergence vers le haut a du plomb dans l’aile. Il suffit de visionner les comptes rendus succincts des comités de suivi du Ceta pour constater que si le Canada est à l’offensive quant à la rigueur de nos normes, l’Union européenne ne montre aucune volonté de questionner l’utilisation par le Canada de 46 substances interdites en Europe.

Perturbateurs endocriniens
Le Canada ne fait lui pas mystère de ses intentions. S’il utilise déjà à son avantage les mécanismes peu transparents associés au Ceta, il n’a pas hésité non plus à s’allier au Brésil et aux États-Unis pour demander le 4 juillet devant l’OMC des comptes à l’Union européenne sur son application du principe de précaution quant aux perturbateurs endocriniens et autres substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR). Ce n’est pas nouveau. Déjà en 2016, le Canada avait fait pression avec succès sur la Commission européenne pour affaiblir sa proposition de définition des pesticides perturbateurs endocriniens. Car ce qui se joue est immense. Dans la continuité des actes précédents, l’Union européenne doit aujourd’hui faire évoluer sa doctrine de tolérance à l’importation pour aller vers une logique de tolérance zéro résidu pour les substances les plus dangereuses. Et c’est là tout l’enjeu car le marché européen est structurant pour de nombreux pays exportateurs.
Quand nous interdisons des substances dangereuses en France et a fortiori en Europe pour protéger la santé de nos populations, nous portons plus largement atteinte aux intérêts de BASF, Bayer-Monsanto, Syngenta, Dow Chemicals etc. qui, pour pouvoir vendre leurs pesticides, doivent garantir aux agriculteurs exportateurs brésiliens, américains ou canadiens que leurs produits pourront pénétrer le marché intérieur européen. Toujours prompts à défiler dans les ministères pour expliquer combien ils investissent, créent de l’emploi et pourraient le faire partout ailleurs, ce sont ces firmes qui font pression pour que l’Europe abandonne son approche unique au monde, qui considère que les substances les plus toxiques doivent être interdites sans autres considérations que leur danger intrinsèque.

Aujourd’hui, et je l’ai expérimenté, être ministre de l’écologie et vouloir faire respecter le principe de précaution est une lutte de tous les instants. 
Quand tous les lobbys essayent déjà d’enfoncer la porte, pourquoi leur donner un bélier avec le Ceta ? Demain, ces firmes qui ont toutes des filiales au Canada pourront menacer de recourir directement à l’arbitrage. Mais alors pourquoi et pour qui ratifier le Ceta ? Pourquoi maintenant ? Pas pour notre santé, pas pour nos agriculteurs ni pour le climat, on l’aura compris.
Parce que les Canadiens sont nos amis ? S’ils le sont vraiment, pourquoi ne pas renégocier politiquement cet accord avec eux pour en supprimer les risques dispensables ? Ces accords de nouvelle génération sont loin du commerce comme facteur de concorde entre les peuples. Parce que quelques centièmes de points de croissance sont en jeu ? Parce que le commerce c’est important et qu’il faut être bon élève en Europe ? En réalité, au-delà des éléments de langage, qui sait vraiment pourquoi il faut ratifier absolument et maintenant le Ceta ?
Demain, comme le voudraient tant de Français, ayez le courage de dire non. Faisons enfin preuve de cohérence.
Le vote sur ce traité de libre-échange controversé a été repoussé en raison de débats houleux à l'Assemblée

Le vote solennel des députés pour la ratification du CETA, traité de libre-échange entre la France (mais plus largement l’UE), et le Canada, doit avoir lieu mardi à l’Assemblée nationale, alors qu'il est déjà en cours d'application et que les produits canadien arrivent en France, via des pays européens. 

"Demain, comme le voudraient tant de Français, ayez le courage de dire non. Faisons enfin preuve de cohérence", lance Nicolas Hulot, ex-ministre de Macron : il regrette le manque de garanties apportées par le traité en l’état. "Nous avons échoué à apporter les garanties nécessaires sur le veto climatique, les farines animales, les nouveaux OGM, la sauvegarde du principe de précaution à l’européenne, déplore-t-il. Il était essentiel à l’origine de démontrer que les craintes de certains étaient non fondées. Mais reconnaissons que cela n’a jamais été possible."

46 substances interdites en Europe.
L’écologiste dénonce dans ce texte les "premiers effets concrets" du Ceta, qui entérine une régulation à deux vitesses. "Pour permettre l’accès au marché intérieur européen à des produits canadiens, la Commission européenne a commencé à relever nos limites maximales de résidus (LMR) autorisées pour certaines substances et produits. En les multipliant par 10 par exemple pour la clothianidine, un pesticide néonicotinoïde interdit en Europe, utilisé au Canada sur les pommes de terre. De la même façon, elle se prépare à relever les LMR pour le 2,4-D, un herbicide entrant dans la composition de l’agent orange, considéré en France comme perturbateur endocrinien, et qui devrait en théorie être interdit en Europe suite à la définition adoptée en 2017", ajoute-t-il, déplorant aussi les traités conclus "rapidement" par l’UE avec le Japon, le Vietnam ou l’Amérique Latine (Mercosur).

"Si le Canada est à l’offensive quant à la rigueur de nos normes, l’Union européenne ne montre aucune volonté de questionner l’utilisation par le Canada de 46 substances interdites en Europe", dénonce-t-il. Nicolas Hulot appelle à prendre le temps de négocier le Ceta, en prenant en compte les risques environnementaux, agricoles et sanitaires.

Son texte vient s’ajouter à des débats déjà houleux à l’Assemblée. Ce texte controversé supprime notamment les droits de douane sur 98 % des produits échangés entre les deux zones. Il doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d’Europe, d’où son examen à l’Assemblée, puis au Sénat à une date qui reste à définir. Après des protestations de vives oppositions, le vote des députés initialement prévu ce lundi 22 juillet a été repoussé in extremis à mardi.
Prochaine séance de vote, le mardi 23...

vendredi 13 mars 2015

Les chefs d'État qui se font le plus payer

Hollande peut encore faire des efforts pour se rapprocher de ses électeurs français  

D'énormes écarts séparent l
es salaires des chefs d'État des douze premières puissances mondiales,
Montage fallacieux:
Hollande ne figure pas parmi les 4 principaux chefs d'Etat 
Les premiers touchent plus de 30.000 euros par mois, rapporte CNN, la chaîne de télévision américainetandis que les derniers dépassent péniblement les 1.500 euros mensuels.

La crise touche toutefois certains dirigeants aussi. 
Il y a quelques jours, Vladimir Poutine annonçait sa décision de réduire son salaire de 10%, tout comme ceux de plusieurs hauts responsables russes. Dans un contexte économique morose lié à la chute des cours du pétrole et aux sanctions occidentales, le président russe a revu ses ambitions à la baisse.

Combien sont au juste payés les chefs d'État des plus grandes puissances mondiales? La  CNN  a comparé les traitements versés aux dirigeants des douze premières économies mondiales au titre de leur fonction.

Barack Obama est ainsi le dirigeant le mieux rémunéré de ce G12, avec quelque 376.000 euros par an (400.000 dollars), soit 31.300 euros par mois. Il reste loin derrière les salaires accordés à d'autres grands de ce monde, dont les pays ne font pas partie des grandes puissances étudiées par CNN, à l'instar de Lee Hsien Loong (PAP, parti d'action populaire), le premier ministre de la République de Singapour (700 m2) qui perçoit 1,3 million d'euros par an.
Mais le président  "noir" (Parti démocrate) est tout de même bien mieux payé que ses homologues de ce G12: plus de 100.000 euros séparent Barack Obama du Canadien Stephen Harper. 

Les pays anglo-saxons se montrent d'ailleurs plus généreux que les autres avec leurs dirigeants: l'Allemagne (Angela Merkel, 216.000 euros annuels, 18.000 euros par mois) et le Royaume-Uni (David Cameron, 201.600 euros par an, 16.800 euros mensuels) sont eux aussi présents dans le top 5, où parvient toutefois à s'intercaler l'Afrique du Sud en quatrième position (Jacob Zuma, 210.600 euros par an, 17.550 euros par mois).

Le salaire de Barack Obama plus de dix-huit fois supérieur à celui du Chinois Xi Jinping.

Président de la 6e puissance économique mondiale, Hollande arrive en septième position, avec 179.000 euros par an (14.917 euros par mois). A son arrivée au pouvoir en 2012, François Hollande avait décidé de baisser de 30% son salaire qui s'élevait à 255.600 euros. Sans cela, il serait apparu à la deuxième place de ce classement, juste derrière Barack Obama. Son homologue chinois a, quant à lui, procédé à un rééquilibrage, augmentant en début d'année ses honoraires de 60%. Ce qui ne l'empêche pas de figurer en dernière place, avec un salaire annuel de seulement 20.300 euros (1692 euros par mois), juste derrière le premier ministre indien et ses 28.500 euros annuels (2.375 euros par mois). Soit un salaire plus de dix-huit fois inférieur à celui de Barack Obama!

Ces inégalités sont encore plus criantes si l'on rapporte le salaire de ces chefs d'État à la population des pays qu'ils dirigent.

Le Sud-Africain Jacob Zuma -membre de l'aile gauche du Congrès national africain (ANC), proche du parti communiste sud-africain et membre de l'Internationale socialiste - est ainsi payé 0,4 centime d'euro par habitant, plus de deux fois ce qu'est rémunéré Barack Obama pour les Américains. 

François Hollande arrive alors au troisième rang devant Angela Merkel, quatrième du classement. Pas de changement en revanche en queue de peloton: l'Indien Narendra Modi et le Chinois Xi Jinping toujours la marche, respectivement rémunérés 0,00002 et 0,00001 centime d'euro par habitant. 
Le positionnement politique n'est pas toujours en cohérence avec la feuille de paie...

vendredi 9 août 2013

Drogue: arrestation d'un fils de la concubine de l'Elysée

Parce que la presse hexagonale s'auto-censure, s'agit-il pour autant d'un canular ?

Un fils de Valérie Trierweiler a été arrêté par les forces de police pour consommation de drogue sur la voie publique. 
Qu'est-ce qui met cette fille en joie ?
L’info en provenance du Canada, et révélée en France par Staragora (lien), n’a été reprise par aucun journaliste français indépendant !
Et la plainte contre Valérie Trierweiler suit son cours. A la rentrée, François Hollande aura bespoin de faire beaucoup de pédagogie...

Merci aux Québécois, pour nous avoir passé l'information
Cette affaire soulève le problème des liens entre les bobos de la gauche française et la drogue. C’est à la sortie de son luxueux lycée (Claude Bernard, l’un des plus réputés de la capitale) dans le 16e arrondissement de Paris (François Hollande n’aime pas les riches, mais vit à la colle avec une sacrée bourgeoise !) que le fils branché de Valérie Trierweiler s’est fait poisser par des policiers, en train de fumer un joint, drogue "douce" que la gauche mettrait bien en vente dans les lycées.

Démagogie à tous les niveaux ? 

Si Hollande reste encore dans les vaps sur ce sujet, comme sur tant d’autres, les post-soixante-huitards 
socialistes considèrent la dépénalisation des drogues dites douces comme une grande avancée. Les Verts en veulent, Mélenchon aussi, le PS se laissera faire violence par un 'observatoire' ou un autre machin ad hoc. 
Valérie Trierweiler, héritière Massonneau, caricature de la riche héritière évaporée, a préféré sacrifier l’éducation de son enfant à sa carrière, misant sur un tocard de l'Arc de Triomphe. En mettant le grapin sur la "gauche molle", elle a gagné le cocotier: bien joué pour la prise de risque ! 

Du coup, le jeune paumé 
appelle au secours en fumant des pétards devant son lycée. 
Et ce sont les flics qui ont répondu !  Dans leur vie privée comme dans leurs propositions politiques, les socialistes prouvent quotidiennement leur nihilisme et leur rejet de toute "valeur" familiale et personnelle, notion fasciste et liberticide. Au diable la prévention: interdisez d’interdire, jouissez sans entrave et laissez vos enfants faire leurs propres expériences, car on apprend, dit-on, de ses erreurs, dans la rue et au poste de police. 
En un an de pouvoir, la gauche est jonchée de cadavres: Richard Descoings, le directeur socialiste de Sciences Po Paris qui formait nos politicards, "suicidé" par overdose dans une chambre d’hôtel de New York au printemps dernier et Gilles Le Blancdirecteur de cabinet de la ministre Filippetti a été retrouvé mort mystérieusement dans un café à Venise, un sachet de cocaïne dans la poche ! Des partisans des salles de shoot ?

Et c'est aussi la question de l'auto-censure et du traitement de l'information qui est soulevé ici.
Pour ne pas causer de tort à Hollande, aucun journaliste insolent n'a fuité. 

Les journalistes bénéficient d'une allocation forfaitaire pour frais professionnels, d'un modeste montant de 7.650 euros déduits des revenus soumis à l'impôt. 
Supprimée par Sarkozy, elle a été remise en vigueur par Hollande, ce qui peut expliquer la bienveillance de la presse libre. 

dimanche 2 décembre 2012

Etat palestinien à l'ONU, contre Obama, avec la France

Les États-Unis dénoncent une résolution "contre-productive"

Un an après avoir été
acceptée à l'UNESCO,
le 
31/11/2011

Les USAont dénoncé jeudi soir la résolution de l'ONU faisant de la Palestine un Etat observateur

La résolution malheureuse et contre-productive d'aujourd'hui met encore plus d'obstacles sur le chemin vers la paix, et c'est pour cela que les Etats-Unis ont voté contre"
, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice peu après le vote. "Cette résolution ne fait pas de la Palestine un Etat", a-t-elle affirmé faisant écho à une déclaration préalable de l'ambassadeur israélien. "Ce vote d'aujourd'hui ne constitue en aucun cas un droit à devenir un membre des Nations unies". La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a également dénoncé ce vote dans des termes identiques.
"La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain"
Israël désapprouve ce nouveau statut accordé aux Palestiniens Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé le discours prononcé avant le vote par le président Mahmoud Abbas, le qualifiant de"diffamatoire et venimeux, rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d'Israël""La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain. Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.
Le Canada, un des neuf Etats ayant voté contre la résolution, était également négatif. 
La résolution va "saper les fondations d'un processus, quoiqu' incomplet, mais qui demeure la seule chance réaliste d'arriver à voir deux Etats prospères vivre en paix l'un à côté de l'autre", a ainsi regretté John Baird, le ministre desAffaires étrangères.
La Grande-Bretagne s'est abstenue
Elle a appelé à rouvrir les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens. "Nous respectons la démarche du président Abbas et le résultat du vote", a déclaré le ministre des Affaires étrangères William Hague. "Nous allons redoubler d'efforts pour redémarrer un processus de paix et allons continuer à soutenir le Président Abbas, l'autorité palestinienne, et une solution avec deux Etats", a-t-il ajouté. Il a également demandé à Israël de ne pas réagir de manière à contrecarrer de nouvelles négociations.
La France a de son côté voté pour un "Etat" palestinien
Au Jihad Islamique palestinien,
les hommes portent aussi la burqa !

La France donne son
feu vert au 
JIP(Jihad islamique palestinien)
mouvement de libération,
 
nationaliste et terroriste

En désaccord avec Obama, c'est "un choix cohérent avec l'objectif de deux Etats vivant en paix et en sécurité, affirmé dès 1947", s'est justifié le président François Hollande.
Ménageant la chèvre et le chou, la France a  aussi appelé à une reprise des négociations de paix "sans conditions et le plus rapidement possible. Le dialogue direct est en effet la seule voie pour trouver une issue définitive à ce conflit. La France est prête à y contribuer, en amie à la fois d'Israël et de la Palestine", a-t-il ajouté, comme elle y contribue au Mali et en retirant son aide à l'Afghanistan.
Le Vatican a quant à lui "salué" le vote de l'ONU, mais a estimé que ce n'est "pas une solution suffisante aux problèmes de la région".
Les Palestiniens pavoisent
Les Palestiniens sont descendus dans les rues pour fêter ce moment historique. Le président Mahmoud Abbas avait estimé avant le vote qu'il s'agissait de la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien). Il a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans, sans toutefois prendre d'engagements précis. L'ONU a voté cette résolution faisant de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre" par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, s'est de son côté félicité de "la victoire" de la Palestine. "Il s'agit d'une nouvelle victoire sur le chemin de la libération de la Palestine et nous nous en réjouissons. Le Hamas la considère comme un succès unitaire qui suscite la joie au sein de notre peuple", a déclaré à l'AFP Ahmed Youssef, un dirigeant du mouvement dans la bande de Gaza.
Le Hamas a officiellement soutenu l'initiative du président palestinien Mahmoud Abbas pour obtenir un Etat observateur à l'ONU, faisant provisoirement taire les divergences entre son chef en exil, Khaled Mechaal, et ses dirigeants à Gaza. M. Mechaal, chef du bureau politique en exil, a exprimé dans une conversation téléphonique avec le président Abbas "l'agrément du Hamas à la démarche à l'ONU pour obtenir le statut d'Etat observateur", selon un communiqué.


Membres du mouvement terroriste
Jihad islamique


Le maire PS de Paris,Bertrand Delanoë, déclare vendredi avoir appris "avec une joie profonde et une grande espérance" la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur à l'ONU qui a montré "sagesse et audace"
Il forme "le vœu que les dirigeants de ces deux peuples travaillent dès aujourd'hui, avec le soutien actif de la communauté internationale, à créer ensemble les conditions d'une coexistence pacifique entre un Etat palestinien souverain et un Etat d'Israël inconditionnellement reconnu par tous".
Photo publiée par Le Monde
en août 2011
Dans un entretien au quotidien al-Hayat paru le 1er mars 2012, Ziyad Nakhalé, le vice-secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine, a déclaré que son mouvement ne fera pas partie de l’OLP si cette dernière reconnaissait l’Etat d’Israël et si elle refusait d’adopter la voie de la résistance, disant : " Nous n’acceptons pas d’intégrer l’OLP tant que son programme politique reconnaît Israël et abandonne nos droits historiques ". Le Jihad islamique, tout comme le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais financés par l’Iran et soutenus par la Syrie, font désormais partie du dispositif syro-iranien au Proche Orient.

Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de Hollande, prend le risque d'une dictature islamiste en Palestine.

lundi 28 juin 2010

G20 de Toronto: la gauche radicale provoque des violences

Les « black blocks », de sommet en sommet, de Strasbourg à TorontoChaque jour du sommet du G20 à Toronto aura été l'occasion de nouvelles violences qui ont amené la police à utiliser dimanche des gaz lacrymogènes pour la seconde journée consécutive et le nombre d'arrestations a franchi la barre des 500.

La manifestation de samedi a débuté au centre-ville dans le calme avant de tourner rapidement à l'émeute. Des groupes mobiles d'anarchistes - visage dissimulé derrière des foulards ou sous des capuches – ont explosé des vitrines de magasins et de banques, et incendié deux véhicules de police au moins.
Les incidents du dimanche ont éclaté alors que plusieurs centaines de manifestants se dirigeaient vers un centre de détention provisoire pour des manifestants arrêtés samedi lors d'émeutes au cours desquelles la police avait pour la première fois utilisé des gaz lacrymogènes à Toronto, la ville la plus peuplée du Canada.
Cette fois, un "important groupe" de manifestants a été arrêté alors qu'ils quittaient les locaux de l'université de Toronto dans lesquels ils s'étaient introduits frauduleusement, ont indiqué les forces de l'ordre. Au cours de cette opération, la police a saisi des briques, des pierres et des battes de baseball.
Lire PaSiDupes sur les cagoules en France
Dans la nuit de samedi à dimanche, quatre autres activistes professionnels, bien organisés et préparés, avaient déjà été interpellés alors qu'ils pénétraient dans le système des égouts de la ville, dans le but de se rapprocher des lieux ultra-sécurisés où les dirigeants du G20 doivent se rencontrer.
Le face à face a duré plus de cinq heures.

Les anarchistes internationaux mobilisent massivement


Au total, 584 personnes ont été interpellées.
"La situation dans la ville retourne lentement à la normale", a cependant précisé le sergent Tim Burrows.
Lire PaSiDupes sur les 10 comparutions immédiates de "pacifistes" de Strasbourg (avril 2009)

Les "black blocs" comme les aime Rue89
(Libération)

"En théorie, loin du groupe organisé de casseurs souvent fantasmé, le terme désigne une technique -musclée- de manif.[...] C'est plutôt « un type d'action collective, une tactique », comme défini par Francis Dupuis-Déri, chercheur à l'université du Québec et lui-même militant.[...]
Nés dans les années 80 à Berlin-Ouest, alors que la police évacuait des squats de militants autonomes, les black blocs font leur entrée dans le mouvement altermondialiste en 1999 lors du sommet de Seattle. Ils fracassent les vitrines de McDonald's, Nike, Gap, et les succursales de banques. Lire PaSiDupes sur la présence d'Olivier Besancenotà Strasbourg la veille de violences en marge du sommet de l'OTAN

Les black blocs s'attaquent aux symboles de l'Etat et du libéralisme, « mais pour le moment la violence contre les personnes n'est pas légitimée », précise Isabelle Sommier, spécialiste des mouvements d'extrême gauche [...]. Exceptions faite des policiers, incarnation selon eux de la violence d'Etat.[...]« Frapper un flic, ce n'est pas de la violence, c'est de la vengeance. »[...] Lire PaSiDupes sur les "black blocks" en France
Le principe des black blocs s'inscrit dans l'idéologie du mouvement autonome (lien PaSiDupes sur l'UNSA) et la violence comporte donc une dimension politique.[De là à justifier la violence politique... D'ailleurs, Francis Dupuis-Déri l'explique]:« L'action directe violente est perçue comme un moyen efficace et simple de critiquer le capitalisme et l'État libéral. […]
Les black blocs ne sont pas toujours violents. [Et rassurons les bourgeois...:]l'existence de groupes comme les Silver Blocs, prônant l'action directe non violente, ou les Pink blocs, vêtus de rose, qui utilisent la dérision." En somme pas de quoi mettre la police en action. Lire PaSiDupes: des pacifistes violents

=> D'ailleurs cet article de Rue 89 est rédigé en collaboration avec les Inrockuptibles, dont le propriétaire est l'un des repreneurs du journal Le Monde avec Pierre Bergé, le financier multi-milliardaire de Ségol'haine Royal en 2007.
Lire PaSiDupes sur le trio de repreneurs du Monde

Nous voilà pleinement rassurés en effet, et pour le PS et pour la presse socialiste et pour Désirdavenir Royal !
Lire PaSiDupes sur les violences politiques de Poitiers (Charentes-Poitou)

Les décisions et les critiques

La possibilité de taxer les banques est reconnue comme légitime par le G20, même si tous les pays ne le feront pas, a reconnu dimanche le président Nicolas Sarkozy, en marge du sommet du G20 réuni à Toronto (Canada).

Lire PaSiDupes: les habitants de Strasbourg qui ont voté socialiste ont aimé les "black blocks" en avril 2009 et la municipalité PS a demandé à l'Etat une aide financière
Les organisations non gouvernementales auraient sans doute fait mieux et en une rencontre...

Chaque jour, plusieurs ONG se sont déclarées déçues par les conclusions du sommet du G8 vendredi et samedi au Canada, et ces spectatrices ont critiqué dimanche les résultats du G20 de Toronto, jugés tout aussi insuffisants pour le développement et l'environnement. "Les membres du G20 ont raté une occasion en or pour lutter contre la pauvreté dans le monde", estime Mark Fried, porte-parole de l'ONG Oxfam.

Le coût de l'imposant dispositif de sécurité imposé par les activistes et mis en place par le gouvernement canadien pour la tenue du G20 s'élève à environ un milliard de dollars.
La gauche canadienne a bien dû s'indigner de la dépense. Mais peut-être n'est-elle pas tombée aussi bas que la nôtre !