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mercredi 27 septembre 2017

Le chômage a poursuivi sa hausse en août 2017

La presse "indépendante" a passé cette hausse sous silence  
 Après la hausse de juillet, la hausse d'août... 

Résultat de recherche d'images pour "hausse du chomage"Nouvelle hausse forte du chômage après celle de juillet, déjà forte (1%), en métropole et en Outre-mer.

Le nombre de chômeurs a poursuivi sa courbe ascendante, +22.300, +0,6%, faisant 3,54 millions de victimes dans la seule métropole, a annoncé mardi le ministère du Travail. 
En incluant l’Outre-mer, le chômage augmente dans les mêmes proportions (+0,6%) pour un total de 3,80 millions de personnes, si on inclut seulement la catégorie A (sans activité) des inscrits sur les listes de Pôle emploi. 

Très fluctuant depuis le début de l’année, l’indicateur enchaîne deux mois de hausse pour la première fois en 2017. Le ministère du Travail recommande donc de "toujours privilégier les évolutions en tendance plutôt qu’au mois le mois"... Or, le nombre de chômeurs est en hausse de 46.300 (+1,3%) sur trois mois et de 73.300 (+2,1%) depuis le début de l’année en métropole. 
En revanche, l’indicateur baisse légèrement sur un an (-0,3%). 

La faute à "l'indicateur de Pôle emploi [qui] reste en berne", selon Le Point

Sur le seul mois d’août, les chiffres de Pôle emploi atteignent de nouveaux records en comptant - et pourquoi ne pas le faire - les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité au cours du mois (catégories B et C). Leur nombre s'envole à 5,65 millions en métropole (+0,4 %) et 5,95 millions en France entière (+0,5 %). 
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Document AFP que Le Point ne craindra pas
de décompter au nombre de vos consultations
En catégorie A, la hausse d’août frappe autant les jeunes que les seniors (+0,4%). +3,1% sur un an pour les "50 ans ou plus" confirment une tendance de fond, tandis que pour les "moins de 25 ans", la situation reste en amélioration sur un an (-5,2%). 

Le chômage de longue durée s'étend lui aussi, en hausse de 0,9% en août.
A la fin du mois, 2,49 millions de demandeurs d’emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an en métropole.

La croissance annoncée à 1,7 % par le gouvernement en 2017 peut-elle être encore atteinte ?

Le Point  conteste les chiffres de Pôle Emploi.
Image associée
Et de citer Bruno Ducoudré, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) : "La hausse du chômage observée ces derniers mois par Pôle emploi est "difficilement compréhensible". Selon lui, cette détérioration n'est pas en phase avec "l'accélération de la croissance et des créations d'emplois". 
La-dite accélération serait-elle donc artificielle ? En février 2017, l'OFCE avait prévu une baisse importante du chômage pour les années à venir, atteignant 8,7 % pour 2019-2020, puis 7,7 % en 2022. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la tendance a du retard à l'allumage... Cette prévision de l'OCDE était déjà en contradiction avec une étude de l'UNEDIC de fin 2016, qui prévoyait une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %. Tous les espoirs resteraient donc permis. C'est la position volontariste du Point.
A noter que, créé par l'Etat en 1981 au sein de la Fondation nationale des sciences politiques de Sciences Po, l'OFCE est présidé depuis juin 2014 par Xavier Ragot, ancien conseiller économique d'Arnaud Montebourg (ministre de l'Économie et du ...Redressement productif de mai 2012 à août 2014).
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Bruno Ducoudré met en cause la baisse de charge du plan de formation des demandeurs d'emploi et la baisse des contingents de contrats aidés depuis juillet qui pourraient expliquer une partie de la hausse du chômage.
Le taux de chômage, mesuré par l'INSEE, une direction générale du ministère des Finances, a reculé de 0,5 point au premier semestre (jusqu'en juin, avant les hausses de juillet et août), pour s'établir à 9,2 % de la population active en métropole et à 9,5 % en France entière. Dans sa communication, le gouvernement, qui refuse de commenter les chiffres de Pôle emploi (son directeur général est nommé par le président de la République, actuellement un homme de Hollande), marque clairement sa préférence pour ce taux positif, seul thermomètre du chômage reconnu à l'international.

Il apparaît clairement que la ministre du Travail envisage de casser le thermomètre du chômage de Pôle emploi pour améliorer l’image de la situation
Suite à la publication des chiffres des inscrits à Pôle Emploi, le ministère du Travail a publié un communiqué, le premier du nouveau ministre, qui annonce assez clairement une prochaine modification du mode de mesure du chômage. Les termes ont été pesés :
"En s’appuyant sur les rapports de grande qualité déjà existants sur cette question, la ministre saisira dès les prochains jours les autorités et organismes compétents de façon à réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir, dans un double objectif de pertinence et de transparences accrues." (Extrait du communiqué du 24 mai 2017).
La divergence entre les indicateurs de Pôle emploi et de l'INSEE s'explique par le fait qu'ils ne mesurent pas le chômage de la même manière: Pôle emploi comptabilise les inscrits sur ses listes, alors que l'INSEE réalise une enquête auprès de 110.000 personnes. Les seniors inscrits à Pôle emploi ne sont pas comptabilisés par l'INSEE s'ils ne cherchent plus activement un emploi. A contrario, certains jeunes, chômeurs pour l'INSEE mais inéligibles à l'assurance chômage, ne s'inscrivent pas à Pôle emploi. Des jeunes acceptent d'échapper aux statistiques de Pôle emploi, tandis que les seniors sont quantités négligeables pour l'INSEE.

S'il ne s'est fixé aucun objectif chiffré de baisse du nombre d'inscrits à Pôle emploi, le gouvernement vise un taux de chômage BIT (Bureau International du Travail) de 7 % à la fin du quinquennat. Il compte, pour y parvenir, sur ses ordonnances réformant le droit du travail, entrées en vigueur ce weekend, mais aussi sur son plan d'investissement dans les compétences, dont les grandes lignes ont été présentées lundi.

"Encore faudrait-il que des emplois soient créés", a réagi FO (Force ouvrière), pour qui "la relance de l'emploi passe avant tout par la reprise de l'activité économique." "Former c'est nécessaire, créer des emplois de qualité c'est mieux !" estime le syndicat.

mercredi 13 avril 2016

Deux très mauvaises nouvelles du FMI aux pays occidentaux

Le FMI est plus pessimiste que jamais

La croissance économique mondiale est "trop faible, depuis trop longtemps."

Dévoilé mardi 12 avril, le nouveau diagnostic du Fonds monétaire international (FMI) est encore plus pessimiste que les précédents et manque aux convenances les plus politiquement correctes. Mme Lagarde s’est-elle affranchie de sa technostructure  ou bien le  départ de son économiste en chef produit-il ses premiers effets ? Dans ses diagnostics et ses recommandations, Olivier Blanchard s’arrangeait toujours pour reprocher aux gouvernements leur trop grande rigueur budgétaire et à ménager ainsi les opinions publiques et à conseiller les solutions keynésiennes. Le FMI n'évite plus désormais de mettre en cause dans ses prescriptions critiques la politique économique américaine et à  émettre des avis plus clairs sur la politique monétaire de la Réserve fédérale. Mme Lagarde a donc choisi de lâcher des informations que jusqu’à maintenant le Fond monétaire retenait.

Selon la dernière édition des Perspectives de l’économie mondiale du FMI, le PIB mondial ne devrait s’accroître que de 3,1 à 3,2 % en 2016 et de 3,5 % en 2017, un niveau "décevant", souligne Maurice Obstfeld, l’économiste en chef du FMI, institution créée en 1944. La dernière prévision, faite en janvier, escomptait plutôt une croissance de 3,4 % de la richesse mondiale en 2016.
Dans un discours prononcé devant las acteurs de la finance mondiale réunis cette semaine à Washington, ce professeur à l'université de Berkeley n’a pas caché son inquiétude. "Nos prévisions sont de moins en moins optimistes", a souligné l'universitaire nommé au FMI en septembre 2015, et qui était auparavant conseiller économique du président américain, Barack Obama.

L’absence d’efficacité des remèdes conventionnels interpelle le FMI

Les risques encourus par l’économie mondiale sont notamment la chute du prix du pétrole, les conséquences de la guerre en Syrie, les menaces terroristes, ou encore la perspective du 'Brexit' (c’est-à-dire la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne).
Compte tenu des politiques monétaires "accommodantes" des banques centrales, l’argent n’a jamais été si bon marché, et pourtant,
la demande – qu’il s’agisse de la consommation ou de l’investissement - est en berne. S’ils ne veulent pas s’enliser dans cette situation que plusieurs économistes, parmi lesquels l’Américain Lawrence Summers, qualifient de "stagnation séculaire", – les Etats doivent réagir "immédiatement". "Il n’y a plus beaucoup de place pour l’erreur", a averti Maurice Obstfeld.

Dans ce
contexte incertain, le FMI se soucie plus particulièrement de l’avenir des pays émergents, frappés de plein fouet par l’effondrement du prix des matières premières. Tant qu’ils n’auront pas diversifié leur économie, un retour à la croissance semble peu probable. "En principe, les pertes enregistrées par les pays producteurs devraient se traduire par des gains équivalents pour les pays importateurs, mais le bilan s’avère négatif", soulignent les économistes du Fonds.
Entre janvier et avril, ils ont notamment abaissé de 0,9 point leurs perspectives pour le Nigeria, premier exportateur africain de pétrole, dont la croissance devrait se limiter à + 2,3 % en 2016. Le Brésil, plongé dans une grave crise politico-financière impliquant directement la présidente de la République, Dilma Rousseff, une économiste, et la Russie, frappée par les sanctions occidentales liées à l’Ukraine -au bord de la faillite- et soutenues par Laurent Fabius, devraient de leur côté s’enfoncer dans la récession cette année avec un PIB en recul respectivement de 3,8% et 1,8%, d’après ces nouvelles prévisions.

La Chine enregistre à l'inverse une croissance de 6,5%,  un peu plus positive que prévu et devenant la première économie du monde. Mais la transition de Pékin vers une économie davantage fondée sur la consommation pourrait être "moins douce" que prévu, au risque de créer de nouvelles turbulences financières, avertit le FMI. Il doit y avoir un rapport entre la richesse des uns et l'appauvrissement des autres. Honte à l'Union européenne, donc.
Première petite bombe, le PIB de la Chine serait arrivé en tête de tous les PIB de la planète (17% du PIB mondial), devant celui des Etats-Unis (16%), de l’Inde (7%°) et du Japon (4,3%). En 5e position, on trouve l’Allemagne (3,4%), puis le Brésil et la Russie. Du coup, le Royaume Uni (2,4%) est au huitième rang et la France est en 9e position avec 2,3%…

L'intention du FMI est de donner le modèle chinois en exemple.
L'objectif du FMI n’est pas de souligner la faiblesse des européens mais bien de valoriser la performance de la Chine à un moment où Pékin essaie de changer son modèle économique en orientant l'activité beaucoup plus sur le marché interne que sur la marche externe. Ses performances prouvent que la mutation apporte déjà quelques résultats. Si les Chinois profitent des PIB, les pays occidentaux qui ont massivement délocalisé en Asie pour obtenir de prix bas vont en pâtir. Et ils en pâtissent déjà.


La prédiction du FMI d'un quasi stagnation des économies avancées est tout aussi préoccupante
: ses estimations pour les Etats-Unis, comme la zone euro, sont encore plus faibles que prévues (−0.2 point), avec une croissance de 2,4 et 1,5 % respectivement. Selon ses calculs,
le Japon devrait par ailleurs tomber en récession l’année prochaine. Dans ces économies, "l’impact négatif de la démographie, la faible croissance de la productivité et les séquelles de la crise financière continuent d’entraver la reprise de l’activité", regrette le FMI.

Les préconisations d'urgence du FMI 

Le Fonds préconise des politiques classiques de grands travaux. "Pour un certain nombre de pays, il peut être opportun d’investir dans les infrastructures […] afin de
profiter de la baisse des taux réels d’emprunt", indique Maurice Obstfeld. Afin d’inciter les entreprises à investir, notamment dans la recherche, l’économiste encourage aussi les gouvernements à adopter des politiques fiscales plus "amicales". Le tout sans plomber les finances publiques

Préoccupé par le niveau élevé du chômage dans de nombreux pays, le Fonds consacre un chapitre entier de son rapport à la réforme du marché du travail.
Pour faciliter le travail des femmes par exemple, il plaide pour des réductions du coût des gardes d’enfant, des aménagements dans les congés parentaux et des allègements d’impôts sur le deuxième salaire au sein d’un couple.
Il insiste aussi sur la nécessité de mieux intégrer les jeunes en mettant l’accent sur la formation, la baisse des cotisations sociales et l’adoption d’un salaire minimum spécifique.
L’intégration des migrants fait l’objet de recommandations spécifiques comme l’autorisation de travailler pendant l’examen de la demande d’asile, la prise en charge d’une partie de leur salaire ou encore la reconnaissance des qualifications professionnelles

Le Fonds suggère en revanche de limiter la durée et le niveau des indemnités versées à ceux qui ont perdu leur
emploi et de faciliter l’ajustement du temps de travail et du salaire en fonction de l’activité. Il reconnaît cependant que les effets de telles réformes peuvent créer des tensions à court terme. "Des réformes dans les systèmes de protection de l’emploi peuvent déclencher des licenciements rapidement alors que les embauches peuvent prendre plus de temps à se concrétiser", indique le rapport.

Mais un tel exercice d’équilibrisme est loin d’être gagné à l’échelle mondiale,
le FMI demande aux Etats de plancher sur un "plan de secours" au cas où la croissance économique continuerait de ralentir. Pour "améliorer à la fois le fonctionnement du système monétaire international et la stabilité des marchés financiers, la coopération internationale est fondamentale", a-t-il insisté. "Beaucoup de progrès ont été accomplis depuis la crise financière [de 2008] mais il reste beaucoup à faire". Un constat amer qui sonne d’abord comme un aveu d’inadaptation.

lundi 26 mai 2014

Européennes: 25% des Français sont-ils des fascistes ?

Qui sont ces électeurs qui ont fait du Front national le "premier parti de France"

Qui sont au juste les électeurs du Front national ?
 

Le PS arrive 3e
avec moins de  ...14%
Les jeunes et les catégories modestes votent frontiste. Alors que Hollande faisait pourtant sa priorité de la jeunesse, les moins de 35 ans sont plus nombreux à avoir fait le choix du FN (30%) que chez les plus de 60 ans (21%) et que l'ensemble des votants (25%), selon l'entreprise  commerciale de sondage Ispos-Steria. 

A parti populiste, électorat populaire
43% des ouvriers  ont voté FN et 37 % des chômeurs. Les employés sont même 38%. 
Par ailleurs, parmi les personnes avec un revenu annuel brut de moins de 20.000 euros qui ont participé au scrutin dimanche, 30 % ont voté FN selon Ispos-Steria.

Les moins diplômés ont également été plus nombreux à choisir le vote FN et l'abstention. 
37% des électeurs non-bacheliers ont choisi le FN, contre 11% des bac+3. De même, 59% des personnes n'ayant pas le bac et 61% des détenteurs du bac se sont abstenus, selon Ispos-Stéria, contre seulement 48% de ceux qui ont au moins un bac+3.

Sanction de la politique d'immigration de la gauche

Une écrasante majorité (68%) des électeurs frontistes ont voté en fonction des enjeux nationaux, selon un sondage Opinionway pour Le Figaro. Au moment de voter, l'immigration a été un thème déterminant pour 85% d'entre eux, contre 40% du total des votants.
Viennent ensuite les questions de sécurité (53%, l'emploi (48%) et le pouvoir d'achat (44%). 

Au contraire, le thème du libre échange n'a déterminé le vote que de 7% d'entre eux, et celui du poids de l'Europe dans le monde 8% des votants du Front national. 

Le sondage souligne que la majorité a échappé au pire

Le parti de Marine Le Pen n'a pas échappé à l''abstention: 54% des sympathisants frontistes ne se sont pas rendus aux urnes dimanche.

Tout au long de la campagne des européennes, plusieurs sondages prédisaient avec constance le succès du Front national depuis la première étude parue en octobre. Ce dimanche, le FN a néanmoins enregistré une victoire historique, avec un score quadruplé à hauteur de 25%, selon les estimations. Vers minuit, les estimations de résultats de sept grandes régions sur huit donnaient le Front national victorieux dans cinq circonscriptions.
 Au lendemain des élections européennes, de nouveaux équilibres se forment au sein de l'hémicycle du Parlement à Strasbourg, qui compte 751 sièges d'eurodéputés. 
Nouveaux équilibres  au Parlement de Strasbourg,
qui compte 751 sièges d'eurodéputés.
L'UMP est arrivée en tête dans trois des huit circonscriptions de l'Ouest, de l'Outre Mer et de l'Ile-de-France où l'UMP est première avec 22,61%.

 

mercredi 7 mai 2014

Le Français dépend toujours plus de sa famille

La solidarité nationale n’aide pas tous les Français équitablement

Il peut s’agir d’un soutien moral, matériel et/ou financier.
"Pouvoir mobiliser l’aide de ses proches en cas de besoin est un élément important de la qualité de la vie", écrit l’INSEE (Institut national de la statistique), dans une étude publiée mercredi. 
Engagé dans une processus de banalisation de l’abandon de certains Français sur le bord de la route socialiste, l’INSEE montre que 40% des personnes de plus de 16 ans ont reçu un soutien de la part de la famille, qu’il soit moral (35%), matériel (11%) et/ou financier (10%). Et l’assistance des proches ne cesse de se répandre depuis 2011.

Aide financière aux jeunes


Sans surprise, l’étude montre que 
“ce sont les moins de 30 ans qui reçoivent le plus souvent le soutien de leurs proches (54% contre 37% pour les personnes de 30 ans ou plus)”. Une situation qui est particulièrement vraie en ce qui concerne l’aide financière (22% contre seulement 7% pour les plus de 30 ans) et qui s’explique par leur statut d’étudiant ou de jeune précaire, alternant périodes d’activité et de chômage.

Les chômeurs et les plus de 75 ans doivent également être soutenus

Au-delà de 75 ans, la proportion de personnes bénéficiant d’un soutien repart à la hausse
(39% contre 29% pour les 60-74). Il est davantage moral (38%), que financier (moins de 10%) ou matériel (11%).
Autre catégorie de personnes bénéficiant d’une aide des proches: celle de ceux en recherche d’un emploi. Elles arrivent juste après les étudiants et les apprentis. Il y a deux ans, 51% déclaraient en avoir bénéficié. Là encore, ce soutien est avant tout moral (44%), même si 22% déclarent avoir reçu une aide financière et/ou 16% une aide matérielle.


mardi 27 août 2013

Toujours plus de chômage: 52.200 demandeurs d'emploi de plus qu'en juin

Juillet n'annonce encore pas l'inversement annoncé de la courbe...

Il a augmenté de 0,2% le mois dernier

 
Si le chômage des jeunes recule pour le 3ème mois consécutif: ils prenaient leurs vacances, le chiffre de juillet constitue un record.
L'accalmie du mois de mai a été de courte durée.
Le chômage avait déjà repris sa hausse en juin, après une stagnation en mai: le nombre de demandeurs d'emploi avait augmenté de 0,5% sur un mois, soit 3,279 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A.
Sur un an de socialisme, la hausse s'élevait à 11,2%.

La catégorie A

Le chômage continue d'augmenter: le nombre d'inscrits à Pôle emploi enregistrés fin juillet a augmenté de 0,2%, selon les chiffres du ministère du travail et de l’emploi dévoilés mardi. Cela représente 6.300 nouveaux demandeurs d’emploi en plus dans la catégorie A.
Rien que de février à avril, l'augmentation moyenne a atteint 38.000 chômeurs. Le nombre de chômeurs atteint 3.285.700 millions, un record.

Le total
S'agissant des personnes vulnérables exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emplois a augmenté un peu plus vite (+1,1%) pour atteindre 4.851.900 millions, soit 52.200 de plus qu'en juin. En incluant l'Outre-mer, le nombre total de chômeurs est à 5.148.200.

Le chômage des jeunes baisse encore
La vraie source d'espoir est à chercher du côté du chômage des jeunes : le nombre de jeunes demandeurs d’emploi en catégorie A continue de reculer pour le troisième mois consécutif avec une baisse de 0,8%.
Le ministère précise que "le 50.000e jeune bénéficiaire d’un emploi d’avenir a signé son contrat"  justement lundi.
Par régions, la Corse, la Bretagne et le Languedoc-Roussillon affichent les plus fortes progressions d'inscrits à Pôle Emploi dans la catégorie A sur un an.

Où en sont les espoirs d'inversement de la courbe ?
Le gouvernement s'est fixé comme objectif une inversion durable de la courbe du chômage à partir de la fin de l'année. .
Selon les dernières prévisions que l'INSEE publiera le 5 septembre, le taux de chômage pour le deuxième trimestre augmenterait à 10,7% fin 2013 pour la seule  métropole, contre 10,4% actuellement.


 

dimanche 25 août 2013

Le tueur de Marignane est un multirécidiviste: libérons-le !


Le suspect écroué est bien connu de Christiane Taubira

Flouté par délicatesse
Un "jeune" de 18 ans a été mis en examen samedi soir pour le meurtre de Jacques Blondel à Marignane, abattu jeudi pour avoir tenté d'arrêter les auteurs du braquage d'un bureau de tabac d'un sexagénaire jeudi à Marignane. 
Jeudi en fin d'après-midi, l'homme a été interpellé à Vitrolles quelques minutes après l'altercation avec Jacques Blondel. Après avoir heurté le scooter des malfaiteurs pour interrompre leur fuite, le retraité de 61 ans a tenté de les raisonner en agrippant leur fusil à pompe. Mais l'un des deux jeunes, qui paraissaient "affolés", estime un autre témoin, "a repris l'arme, a tiré une fois en l'air et deux fois dans sa direction".

Le tireur présumé est poursuivi pour "vol avec arme" et "meurtre afin d'assurer l'impunité de son auteur", avant d'être écroué, a déclaré le procureur adjoint à Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch. Ces faits sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. 
Quelques heures plus tôt, le magistrat avait confirmé que "l'ensemble des témoignages viennent confirmer le caractère volontaire du meurtre qui a suivi le vol avec arme". Le complice du tueur est  toujours en fuite et recherché.

Un jeune multirécidiviste

Au moment des faits,
Marouen R. était majeur depuis seulement quelques heures. Déjà connu pour une douzaine de délits, principalement des vols avec dégradation ou effraction en 2011 et 2012, alors qu'il était mineur, il a été interpellé pour la première fois à 15 ans. Condamné trois fois par le tribunal pour enfants, il exécutait une peine de quatre mois avec mise à l'épreuve. 
Suivi par la protection judiciaire de la jeunesse, il avait répondu à la plupart des convocations, mais sa personnalité se révélait, selon le juge des enfants, "de plus en plus fuyante et hermétique à tout accompagnement social et éducatif", commente Denis Vanbremeersch. "Dans ce cas de figure, il est clair que lors d'un compte rendu qu'on n'aurait pas manqué d'avoir au début de l'automne, une révocation de cette mise à l'épreuve aurait très vraisemblablement été envisagée", a-t-il précisé.

Ce n'est pas sa faute...
Son comportement était de plus en plus instable depuis l'abandon du domicile familial par son père, il y a un an et demi, quand il avait déjà maille à partir avec la justice. Sa mère a assuré qu'il est "très gentil et affectueux". Malgré ses antécédents, cette maman n'aurait jamais "cru qu'il ferait ce qu'il est accusé d'avoir fait".

Depuis qu'
il a été agressé à l'arme blanche il y a un an et demi, il semblerait que le jeune homme soit "devenu impulsif", a tenter de justifier son "grand frère". "On est tous sous le choc", a-t-il insisté samedi. "On n'aurait jamais pensé que mon petit frère aurait fait un truc comme ça, un braquage" [et un meurtre], a déclaré Hichem, 28 ans, au retour du TGI d'Aix-en-Provence où son frère a été présenté. "Je pense que c'est plus un accident par inconscience qu'un meurtre de sang-froid. Je compâtis pour la famille Blondel qui a perdu un proche, un père, un grand-père. Je fais toutes mes condoléances, je m'excuse personnellement", a-t-il ajouté, avec une belle faconde.

Le jeune suspect "nous dit qu'il prend conscience de la gravité des faits et qu'il est désolé pour la famille et les proches", ajoute le directeur adjoint de la PJ, Christian Sivy. 

La ville sous le choc

Évoquant la responsabilité des auteurs, le procureur Vanbremeersch souligne qu' "il leur faut maintenant réparer, avancer vers plus d'intelligence, et cela commence par se faire connaître pour celui qui n'a pas encore été interpellé. La prison participera à la sanction, mais elle ne sera qu'une partie de la solution si elle n'est pas assumée par l'un et l'autre des auteurs dans le respect des victimes et de leurs proches", a-t-il déjà prévenu.

Marignane, petite ville réputée calme, est sous le choc. 
Une marche silencieuse en hommage à la victime est organisée lundi à 18h00. Le cortège se réunira devant le bar-tabac où a eu lieu le braquage.

mardi 19 mars 2013

Au côté de Hollande, l'OCDE justifie un vaste train de mesures fortes

L'OCDE assure-t-elle la tutelle de la politique économique du gouvernement de la gauche socialo-écolo ?
Angelo  Gurria (OCDE)
à l'Elysée, dès juillet 2012

L'OCDE abaisse à 0,1% sa prévision de croissance économique en France 


Elle était jusqu'alors à 0,3% et prône des réformes pour dynamiser l'économie française,
dans un rapport présenté mardi.

Cette croissance économique atone ne devrait permettre de réduire le déficit public qu'à 3,5% du PIB fin 2013 puis 3,0% fin 2014, estime l'OCDE. Ces prévisions sont moins pessimistes que celles de la Commission européenne (3,7% et 3,9%),car cette dernière ne prend en compte que les décisions fermement actées.


L'OCDE pousse à un ...redressement productif !


Issue du Plan Marshall et de la Conférence des Seize après guerre, l'
Organisation de coopération et de développement économiques, organisation internationnale de 34 pays membres, située au Château de la Muette, juge nécessaire de redresser les comptes publics, d'accroître la faible compétitivité des entreprises françaises et de lutter contre un chômage structurel élevé.

"L'enjeu est de réaliser partout des gains d'efficience, afin de préserver le haut niveau de protection sociale cher aux Français", a dit son secrétaire général (depuis 2006), Angel Gurria, mexicain de 63 ans, lors d'une conférence de presse au ministère de l'Economie.


Cette voix s'ajoute à celles de nombreux économistes et institutions internationales
qui pressent la France de réduire ses dépenses publiques, parmi les plus élevées au monde en proportion de la richesse nationale.

L'OCDE recommande des efforts de réduction du déficit doivent se poursuivre comme prévu, et met en garde contre de nouvelles mesures d'austérité en catastrophe, ce qui est la ligne actuelle du gouvernement.

"Nous pensons, comme vous monsieur le ministre, qu'il convient de ne pas ajouter davantage de rigueur à la rigueur cette année", a asséné Angel Gurria, qui s'exprimait devant Pierre Moscovici, dans ses petits souliers.


La France pourrait obtenir de la Commission européenne un délai d'un an pour atteindre le seuil de 3% de déficit public promis à l'origine pour fin 2013

VOIR et ENTENDRE Hollande se donner des airs de visionnaire et fixer son objectif de réduction du chômage en dépit des prévisions de l'INSEE qui tablait déjà sur une croissance de 0.1% en 2013,  et promettre le 12 décembre l'inversion de la courbe d'ici la fin 2013:

Hollande devra en échange présenter une stratégie crédible de redressement de ses comptes.
Le chômage devrait poursuivre sa hausse pour atteindre 11,0%
Gurria prend les rènes
à Bercy ?

La population active pourrait être encore plus durement frappée à 11,2% l'an prochain, contre 10,3% en 2012, prévient l'OCDE,  qui ne laisse pas le gouvernement ignorer l'état critique de la situation.

"Les performances du marché du travail des jeunes et des seniors restent le talon d'Achille de la société française", a souligné Angel Gurria. 


Quelle piètre opinion a-t-il donc des "contrats de génération"?

Les entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent un jeune de moins de 26 ans en contrat à durée indéterminée et maintiennent conjointement en emploi un salarié de plus de 57 ans peuvent désormais bénéficier d'une aide financière pendant trois ans dont le montant est de 4 000 euros (décret du 15 mars en application de la loi relative au contrat de génération).


Pierre Moscovici confirme que "nos diagnostics sont souvent convergents
et les recommandations ou les diagnostics sont, à quelques exceptions près, partagés". Dix mois plus tard, il était temps.



L'organisation estime que la baisse des dépenses est particulièrement nécessaire pour les retraites, en ajustant les paramètres du système et en supprimant les régimes spéciaux (des grandes entreprises nationales, des parlementaires ou des journalistes ?) ; pour la santé, en favorisant les soins ambulatoires au détriment des familles déjà très sévèrement sollicitées), en ne remboursant que le prix des génériques et en supprimant des médicaments inefficaces ; et pour les collectivités, en supprimant les départements et en fusionnant les petites communes.


Pierre Moscovici s'aligne et abonde : "les efforts en dépenses sont essentiels, ils se poursuivront tout au long du quinquennat, dans un souci d'efficacité et de justice".

Pour la future réforme des retraites, l'OCDE prône un changement total de système pour aller vers un système à points ou à comptes notionnels, des pistes qui semblent écartées par le gouvernement.


Sur le plan fiscal, "supprimer les dépenses fiscales inefficaces et augmenter les taxes environnementales, la fiscalité immobilière et les droits de succession permettraient de réduire davantage la fiscalité sur le travail et sur les entreprises".
Accroître la concurrence, ouvrir des professions réglementées permettrait d'augmenter le potentiel de croissance de la France, estime encore l'OCDE.


Si la France est l'un des rares pays de l'OCDE où les inégalités ne se sont pas creusées au cours des 25 dernières années, la complexité du système de prélèvements et de transferts pèse sur l'économie et gagnerait à être profondément simplifié.


L'OCDE conseille "des réformes de grande ampleur" pour améliorer la situation des jeunes, dont le taux de chômage est supérieur à 16% pour les 20-24 ans depuis près de 30 ans.

Elle suggère de permettre aux jeunes ayant terminé leurs études de bénéficier du revenu de solidarité active (RSA), en échange d'une obligation de se former, de chercher un emploi et d'accepter les offres d'emploi proposées.

Le barème de ce RSA pour les jeunes devrait être progressif en fonction de l'âge, de même que le montant du salaire minimum, dont "le niveau élevé évince les jeunes les moins qualifiés du marché du travail", estime l'OCDE.


On aura compris qu' 
Angel Gurria, ministre des Affaires étrangères d'Ernesto Zedillo (Parti révolutionnaire institutionnel) de 1994 à 1998, est un progressiste proche de Moscovici...
 

2010: Martine Aubry (à gauche) s'installe
 au côté de Ségolène Royal et d'Angel Gurria, 
qui pilotent tous les deux le congrès de 
l'Internationale socialiste qui se tient à Paris

Zedillo et Gurria sont membres de l'Internationale socialiste, comme Enrique Peña Nieto, l'actuel président de la République du Mexique, depuis le 1er décembre 2012.


A. 
 Gurria est en fait venu apporter sa caution au tour de vis qui se prépare.

lundi 25 février 2013

Hollande veut nous prendre encore 6 milliards en 2014

Cahuzac n'a pas assez de recettes pour faire face aux dépenses de Hollande 

Le ministre du Budget avoue devoir compenser la disparition de rentrées fiscales exceptionnelles prévues cette année.

Hollande n'en a jamais assez

Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac va devoir trouver "6 milliards d'euros de recettes" supplémentaires en 2014 pour conserver "la stabilité fiscale", tout en refusant de parler d'augmentation d'impôts sur Europe 1 lundi. "Si nous ne faisons rien de plus en matière de fiscalité, l'année prochaine, il y aurait 5 à 6 milliards d'euros d'impôts de moins", a découvert Cahuzac.
Il s'est aperçu qu' en 2013, c'est pour près de 5 à 6 milliards d'euros d'impôts qui ont été levés et qui ne le seront pas en 2014, car ces impôts ne pouvaient l'être qu'une seule année".

VOIR et ENTENDRE les explications du sous-ministre de Ayrault:
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La situation est grave, mais pas désespérée...

"La situation budgétaire de la France ne nous permet malheureusement pas de nous priver de 6 milliards d'euros de recettes", a-t-il affirmé. 
Donc "à partir du moment où, en 2014, nous n'aurons pas, toutes choses égales par ailleurs, 6 milliards d'euros d'impôts que nous avons eus en 2013, il faudra évidemment, en 2014, obtenir cette recette". "Ce qui veut dire que, à tout le moins, la "stabilité" [?] fiscale [pour le budget de l'Etat] impose de trouver 6 milliards d'euros de recettes supplémentaires [dans les poches des Français, ceux qui paient l'impôt: ceux qui donnent et non ceux qui reçoivent...]", a-t-il poursuivi, s'efforçant d'éviter de traumatiser son auditoire avec le terme politiquement incorrect d' "impôt". 

Le socialiste a également esquivé les questions sur la façon dont le gouvernement envisage de trouver ces recettes, admettant que les "prélèvements obligatoires sont déjà très élevés en France".

Les Français trinqueront de toute façon
"Des économies dans la dépense publique sont inévitables, nous avons commencé à en faire, nous continuerons à en faire, non seulement au sein du budget de l'État mais au sein des opérateurs, au sein des différentes politiques publiques. (...) Tout ceci a commencé à être évalué (il était grandement temps] et il faut dégager des économies à la suite de ces évaluations", a-t-il relevé, appelant à ne pas confondre les deux sujets. 

Cahuzac n'est pas franc du collier
Les économies sur le budget de l'Etat, toutes choses égales par ailleurs ?, suffiront pas. "Il y a ces évaluations qui doivent générer des économies et, par ailleurs, on ne peut se permettre d'avoir 6 milliards d'euros de recettes en moins par rapport à 2013. Il faudra donc les compenser", a-t-il martelé.

Demi-part fiscale pour les étudiants: pas encore de décision

Par ailleurs, le ministre a été interrogé sur la suppression de la demi-part fiscale pour les parents d'étudiants de moins de 25 ans, envisagée par sa collègue de l'Enseignement supérieur: "normal", puisque le candidat Hollande avait promis de donner la priorité aux jeunes...
"La suppression de la demi-part fiscale n'est pas, à ma connaissance, d'actualité. Ca ne veut pas dire qu'elle est récusée a priori", a répondu M. Cahuzac. Comprend qui peut !

Il parle et parle encore, mais ...toutes choses égales par ailleurs !
"Ce qui est envisagé, c'est une allocation autonomie pour les jeunes (...)", ajoutant qu'"aucune décision n'est prise". "Il faut tenir l'engagement de permettre aux jeunes d'être autonomes. Soit c'est un effort qui se fait via leur famille, c'est la demi-part fiscale, soit (...) directement en leur faveur et on ne peut maintenir les choses en l'état", a-t-il relevé.

Ayrault a par ailleurs évoqué la possibilité de rétablir les IPES

Parfait, mais les IPES, jadis obtenus soit sur concours en première année soit par admissibilité à l’ENS à bac +2, sont des sortes de bourses au mérite. Or, si ces Instituts Préparatoires à l’Enseignement du Second Degré ont constitué un véritable vivier de professeurs jusqu'en 1978, ils ont un coût pour la collectivité. Par conséquent,  cette "piste" généreuse est-elle de nature à favoriser le financement de cette allocation d'autonomie et à compenser le déficit de rentrées fiscales exceptionnelles prévues pour 2013: ce n'est plus une rallonge de 6 milliards d'impôts de recettes qui est nécessaire, mais combien alors ?