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lundi 2 mars 2015

Marignane: un mort dans les Bouches-de-Rhône où Valls a montré les muscles

La sécurité ne dépend pas d'un froncement de sourcil de Valls

Un super préfet pour le département de Jean-Noël Guérini
(ex-PS)


Septembre 2012: accompagné de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait installé le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, 62 ans, a été officiellement installé à son poste vendredi matin à Marseille par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accompagné de de la ministre de la Justice Christiane Taubira. "C'est un homme de terrain, pragmatique, fin connaisseur des questions de sécurité, qui a toutes les compétences et qualités pour relever une mission difficile qui le passionne déjà", avait assuré Manuel Valls devant un parterre d'élus, de magistrats, de policiers et de gendarmes. 
Ses pouvoirs seraient étendus (de Nice à Montpellier, notamment) par rapport à ceux de son prédécesseur et on allait voir ce qu'on allait voir...
"Nous n'allons pas capituler; il faut que ça s'installe dans les têtes que
l'Etat ne s'en va pas, que l'Etat est revenu", avait clamé de son côté la ministre de la Justice, l'illustre Christiane Taubira...

Février 2013: "Si je viens régulièrement à Marseille, c'est pour suivre cette priorité que je me suis fixée: assurer la tranquillité à laquelle les Marseillais aspirent", avait commenté Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, en inaugurant avec le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin le nouveau centre de supervision de la vidéosurveillance mis en place par la ville.

Vauzelle, Valls, Mennucci (derrière) 
et Vallaud-Belkacem (février 2015)
Mars 2013: Au lendemain d'une fusillade à la kalachnikov qui avait fait deux morts et un blessé en plein cœur de la cité des Bleuets, dans le XIVe arrondissement de Marseille, Manuel Valls avait claironné l'envoi de deux escadrons de gendarmerie mobile et deux compagnies républicaines de sécurité dans les quartiers sensibles de la Cité phocéenne, notamment pour lutter contre les homicides. Soit un renfort d'environ 240 policiers et gendarmes supplémentaires pour appuyer les forces de l'ordre de la ville. "Un renfort de ce type nous donne un sentiment de déjà vu puisqu'il a déjà imaginé par d'anciens ministres de l'Intérieur sans que cela ne règle le problème", avait prévenu David Olivier Reverdy, représentant du syndicat Alliance Police nationale pour la zone Méditerranée. Et les dernières mesures prises par Christiane Taubira, visant à trouver une alternative à la prison, n'étaient pas de nature à les rassurer.

10 février 2015: Valls, promu premier ministre, avait cette fois mis l’accent sur le volet social du plan de sécurité et de cohésion sociale
bâti pour la ville par l’ancien gouvernement Ayrault à l’automne 2013. "Les barrières doivent tomber !"

VOIR et ENTENDRE
 le premier ministre vanter la sécurité retrouvée:

Un homme tué à la kalachnikov au p'tit déj...

Un "homme" a été abattu à la boulangerie "Le Fournil de la barque' à 7h45 sur une grande avenue à la sortie de Marignane, à deux pas de l'aéroport, en direction de la commune voisine de Châteauneuf-les-Martigues. Le décès de la victime n'est pas survenu immédiatement. Les clients présents dans le commerce au moment de l'attaque sont en état de choc, sans assistance psychologique. 
Une habitante a témoigné du climat de terreur qui règne parfois dans les Bouches-du-Rhône. "Il y a un an, j'étais dans un autre salon du coin et j'ai été agressée avec cagoule, pistolet sur la tempe. A un moment donné, il y a un ras le bol, on se dit 'mais qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qu'on fait?" Une vidéo existe à l'antenne, mais BFMTV ne la rend pas accessible sur le Net...

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'opération aurait été menée par quatre "hommes" qui se trouvaient à bord d'une Seat Ibiza. L'un d'entre eux serait sorti de la voiture pour se rendre sur la terrasse de l'établissement et faire feu. Les quatre individus ont ensuite pris la fuite.
L'artisan-boulanger a fait part de sa stupéfaction: "Ça fait trois ans que je suis ici, c'est très calme, il n'y a pas risques, rien du tout. Ça nous a surpris," assure le commerçant...

L' "homme" visé était âgé de 36 ans. Il est connu des services de police pour des faits de petite et moyenne délinquance, notamment liés au trafic de stupéfiants. Selon l'un des clients de la boulangerie, la victime était un habitué des lieux. Il prenait son café tous les matins, au même endroit, à l'entrée de la terrasse.

Une riveraine rapporte que 4 ou 5 coups de feu auraient été tirés. Un "homme" habillé d'un sweat orange aurait ensuite sauté par-dessus le grillage de la terrasse de la boulangerie et se serait enfui.

Un petit tour de Valls et les règlements de compte continuent

Marseille avec vue sur La Castellane
Si la piste du règlement de comptes devait se confirmer, il s'agirait du 3e depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône présidées par le socialiste Jean-Noël Guérini. 

Le dernier en date a eu lieu le 1er février à Gignac-la-Nerthe (PS), lorsqu'un homme de 25 ans a été tué de plusieurs rafales de fusil d'assaut. Son assassin n'a pas été arrêté.

Le premier avait eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier dans une cité des quartiers nord de Marseille connue pour être un important centre de trafic de stupéfiants, plus précisément à La Castellane, aux alentours de 10h15 quelques heures avant le passage du Monsieur Muscle de Matignon. Intruse en cette zone de non-droit, la police a été visée lors de l'intervention, mais c'est un "homme" de 25 ans qui avait été abattu à la kalach d'une balle dans la tête. Selon Bernard Cazeneuve, 7 kalachnikovs et plusieurs kilos de drogue auraient été retrouvés. 

"Nous avons été 'rafalés' à notre arrivée sur place", a déclaré Pierre-Marie Bourniquel, directeur départemental de la sécurité publique, qui était dans l'une des trois voitures prises pour cible et "clairement identifiées comme étant des voitures de police", précisant que personne n'a été blessé. Malgré la présence de Superman sur place, et l'entrée  dans la cité des hommes du GIPN  à bord d'un véhicule blindé vers midi, le/les tueur(s) courent toujours. Henri Jibrayel, député PS de Marseille, a vivement réagi après les tirs de kalachnikov, dénonçant "un état de non-droit à la Castellane" à Marseille où se dresse le Conseil général socialiste.
VOIR et ENTENDRE une habitante confier son ras-le-bol de la violence, mais sa colère contre l'inaction du pouvoir a été coupée, ce qui s'appelle "auto-censure":

Saisie de l'enquête, la PJ de Marseille devrait faire d'autant plus diligence que la zone aéroportuaire est d'autant plus surveillée que le pays reste placé en alerte maximale Vigipirate attentats...
VOIR et ENTENDRE la sénatrice Samia Ghali (PS) confirmer que la population vit "la peur au ventre": 

Pour information, des coups de feu ont également éclaté ce lundi après-midi dans le quartier de Beaulieu, à Poitiers, PS (Vienne), et trois personnes ont été blessées, dont une grièvement, rapportent plusieurs médias locaux.

Il n'est pas certain que Manu vienne se montrer à Marseille ou à Poitiers pour sa campagne des Départementales, mais le maire PS d'Istres, François Bernardini, est prêt à tout pour le recevoir...


lundi 9 septembre 2013

Paris : deux attaques en deux jours, une bijouterie à la voiture-bélier et une entreprise à la kalachnikov

Marseille n'a pas le monopole du braquage

Une joaillerie, à deux pas du ministère de la Justice

Une provocation sur le secteur
de Taubira, la laxiste ?
De la Place Vendôme, Christiane Taubira aurait pu être témoin, si les braqueurs n'étaient pas des lève-tôt...
C’est à l’aide d’une voiture bélier que des malfaiteurs ont attaqué ce lundi matin une bijouterie du 1er arrondissement de Paris. Marignane n'a donc pas l'exclusivité des casses en modeste Seat, comme voiture-bélier...
Taubira, son escorte en costard
et sa voiture-bélier noirs

Le gros 4X4 BMW a été précipité sur la devanture de la bijouterie Casty, rue Castiglione, avant de prendre feu, sans que l’incendie ne fasse de blessé.
L’enseigne visée est notamment spécialisée dans les montres de luxe, telles que Rolex ou IWC: un haut-lieu de la joaillerie fréquenté par les bobos socialistes, tel Julien Dray.


Les hommes du 1er district de police judiciaire ont été chargés de l'enquête.

Selon une source policière, le montant du vol est estimé à 2 millions d'euros. Les braqueurs ont pu prendre la fuite à bord d'un second véhicule.

Deux braquages spectaculaires entre dimanche et lundi à Paris

A quelques heures d'intervalle, outre le casse contre cette bijouterie de luxe,
une attaque à la Kalachnikov a eu lieu contre les salariés d'une société. 
Dimanche soir, deux braqueurs, circulant à scooter, avaient menacé les vigiles d'une société de restauration d'une kalachnikov et d'un pistolet automatique. Cette entreprise travaille pour le train à grande vitesse (TGV) des chemins de fer français (SNCF). Les truands se sont emparés "de la recette du week-end", soit près de 60.000 euros, selon une source proche de l'enquête.
Les deux braqueurs ont ensuite pris la fuite sur leur scooter. Aucun coup de feu n'a été tiré.

Valls envisage-t-il un pacte national pour Paris ?

dimanche 25 août 2013

Le tueur de Marignane est un multirécidiviste: libérons-le !


Le suspect écroué est bien connu de Christiane Taubira

Flouté par délicatesse
Un "jeune" de 18 ans a été mis en examen samedi soir pour le meurtre de Jacques Blondel à Marignane, abattu jeudi pour avoir tenté d'arrêter les auteurs du braquage d'un bureau de tabac d'un sexagénaire jeudi à Marignane. 
Jeudi en fin d'après-midi, l'homme a été interpellé à Vitrolles quelques minutes après l'altercation avec Jacques Blondel. Après avoir heurté le scooter des malfaiteurs pour interrompre leur fuite, le retraité de 61 ans a tenté de les raisonner en agrippant leur fusil à pompe. Mais l'un des deux jeunes, qui paraissaient "affolés", estime un autre témoin, "a repris l'arme, a tiré une fois en l'air et deux fois dans sa direction".

Le tireur présumé est poursuivi pour "vol avec arme" et "meurtre afin d'assurer l'impunité de son auteur", avant d'être écroué, a déclaré le procureur adjoint à Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch. Ces faits sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. 
Quelques heures plus tôt, le magistrat avait confirmé que "l'ensemble des témoignages viennent confirmer le caractère volontaire du meurtre qui a suivi le vol avec arme". Le complice du tueur est  toujours en fuite et recherché.

Un jeune multirécidiviste

Au moment des faits,
Marouen R. était majeur depuis seulement quelques heures. Déjà connu pour une douzaine de délits, principalement des vols avec dégradation ou effraction en 2011 et 2012, alors qu'il était mineur, il a été interpellé pour la première fois à 15 ans. Condamné trois fois par le tribunal pour enfants, il exécutait une peine de quatre mois avec mise à l'épreuve. 
Suivi par la protection judiciaire de la jeunesse, il avait répondu à la plupart des convocations, mais sa personnalité se révélait, selon le juge des enfants, "de plus en plus fuyante et hermétique à tout accompagnement social et éducatif", commente Denis Vanbremeersch. "Dans ce cas de figure, il est clair que lors d'un compte rendu qu'on n'aurait pas manqué d'avoir au début de l'automne, une révocation de cette mise à l'épreuve aurait très vraisemblablement été envisagée", a-t-il précisé.

Ce n'est pas sa faute...
Son comportement était de plus en plus instable depuis l'abandon du domicile familial par son père, il y a un an et demi, quand il avait déjà maille à partir avec la justice. Sa mère a assuré qu'il est "très gentil et affectueux". Malgré ses antécédents, cette maman n'aurait jamais "cru qu'il ferait ce qu'il est accusé d'avoir fait".

Depuis qu'
il a été agressé à l'arme blanche il y a un an et demi, il semblerait que le jeune homme soit "devenu impulsif", a tenter de justifier son "grand frère". "On est tous sous le choc", a-t-il insisté samedi. "On n'aurait jamais pensé que mon petit frère aurait fait un truc comme ça, un braquage" [et un meurtre], a déclaré Hichem, 28 ans, au retour du TGI d'Aix-en-Provence où son frère a été présenté. "Je pense que c'est plus un accident par inconscience qu'un meurtre de sang-froid. Je compâtis pour la famille Blondel qui a perdu un proche, un père, un grand-père. Je fais toutes mes condoléances, je m'excuse personnellement", a-t-il ajouté, avec une belle faconde.

Le jeune suspect "nous dit qu'il prend conscience de la gravité des faits et qu'il est désolé pour la famille et les proches", ajoute le directeur adjoint de la PJ, Christian Sivy. 

La ville sous le choc

Évoquant la responsabilité des auteurs, le procureur Vanbremeersch souligne qu' "il leur faut maintenant réparer, avancer vers plus d'intelligence, et cela commence par se faire connaître pour celui qui n'a pas encore été interpellé. La prison participera à la sanction, mais elle ne sera qu'une partie de la solution si elle n'est pas assumée par l'un et l'autre des auteurs dans le respect des victimes et de leurs proches", a-t-il déjà prévenu.

Marignane, petite ville réputée calme, est sous le choc. 
Une marche silencieuse en hommage à la victime est organisée lundi à 18h00. Le cortège se réunira devant le bar-tabac où a eu lieu le braquage.

mardi 12 mars 2013

Plusieurs terroristes djihadistes neutralisés à Marignane

Les deux islamistes étaient prêts à faire sauter leur cible

Une célébration perturbée de la mort de Merah

Les deux hommes ont été interpellés par la police antiterroriste.
Jeudi, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), assistée du Raid, est intervenue dans un lotissement en périphérie de Marignane (Bouches-du-Rhône). Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a déclaré que ces Français  étaient "soupçonnés de préparer des actes de terrorisme, d'être en possession d'armes et de fabriquer des explosifs".

Ces deux amoureux de la France avaient planté un drapeau salafiste sur le toit de leur pavillon,
une provocation qui avait alerté le maire de la commune, il y a une dizaine de jours.L'élu ignorait que la police antiterroriste avait déjà repéré le duo depuis longtemps tant ils s'activaient sur Internet, sans la moindre retenue. Et ce dès novembre 2012.

Les perquisitions conduites à leur domicile n'ont pas permis de découvrir de bombesdans leur atelier de fabrication.

"Les investigations avant leur interpellation avaient permis de relever des échanges au terme desquels ils s'entraînaient à fabriquer des explosifs sur fond d'une radicalisation djihadiste, d'une glorification de Mohamed Merah et finalement d'une volonté affirmée de passer à l'acte", a expliqué le procureur. 
En novembre 2012, les deux jeunes gens de 18 et 20 ans, "sans doute un peu illuminés", selon une source policière, s'étaient déjà fait remarquer par les services de police et de renseignements qui surveillent étroitement le réseau mondial.


Deux fanatiques
Ces deux jeunes islamistes consultaient les sites islamistes radicaux, se mettaient en scène à la façon de moudjahidins sur leur page Facebook et avaient posté une vingtaine de vidéos djihadistes. Selon la police, ils avaient envoyé un "courriel de menace" visant le président Barack Obama. De quoi alerter tous les mouchards électroniques des agences de sécurité américaines et de la DCRI.

Le contexte de l'anniversaire de la mort de Mohamed Merah impose une extrême vigilance
"Mohamed Merah, avant de passer à l'action en 2012 à Toulouse, ne hissait pas de drapeau sur les toits, mais il a commencé son autoradicalisation sur la Toile, comme ces jeunes", rappelle un magistrat antiterroriste à Paris. Par ailleurs, . 
La SNCF, par exemple, vient de porter plainte après la découverte d'un tag à la gloire de Merah le long des voies ferrées menant à la gare de l'Est à Paris.

La garde à vue des deux islamistes présumés de Marignane devrait durer quatre jours. 
"Il y a en France aujourd'hui des dizaines de Merah potentiels", avait admis Manuel Valls, à plusieurs reprises, ces jours-ci. D'autres profils seraient donc ciblés par les services de renseignements.



 Une cellule de quatre déterminée prête à nuire


Le groupe djihadiste présumé était
en mesure de commettre "à très court terme, probablement dans les jours à venir," un attentat en France, a précisé  lundi le procureur de Paris. 
François Molins a ajouté que trois des quatre hommes interpellés jeudi et vendredi -des "apprentis", selon Le Figaro (!), ont été déférés en vue de leur présentation à un juge d'instruction. Agées de 21 à 27 ans, ils pourraient être mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Le quatrième a été interpellé à Saint-Cyr-sur-Mer (Var) et l'un des quatre - le père du principal suspect - a été remis en liberté.


Outre deux pistolets automatiques et un revolver, les policiers ont saisi environ 50 grammes de TATP, "explosif artisanal (...) utilisable comme détonateur", 10 kilos de mélange nitrate-fuel, 150 kg de nitrate et deux litres d'acétone pouvant permettre la fabrication de 600 grammes de TATP supplémentaire." Selon François Molins, ces produits correctement combinés auraient pu conduire à des "dégâts considérables sur un rayon de plusieurs centaines de mètres".
Des "apprentis" ? Vraiment ?
Et ils étaient tellement sympathiques et sans histoires que l'imam n'avait rien soupçonné ?

lundi 10 mars 2008

Municipales en région PACA : donné battu par les sondeurs, Gaudin résiste

La droite sous la pression des Conseils territoriaux
Sur le Vieux Port, comme ailleurs, les électeurs n’aiment pas qu’on décide de leur vote à leur place.

A Marseille, le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin qui brigue un troisième mandat, a mieux résisté que ne le laissaient prévoir les sondages, mais comme l'annonçait PaSiDupes. Son avance sur son concurrent PS Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, est toutefois un peu courte: 41,03% des voix contre 39,14%. FN, MoDem et extrême gauche devraient arbitrer le second tour dans trois des huit secteurs de la ville où les résultats sont jugés serrés.
Dans les Bouches-du-Rhône, deux maires sont réélus dès le premier tour, les yeux fermés. Il faut dire qu’ils sont PCF et maires sortants de villes pleines aux as : Hervé Schiavetti à Arles et Paul Lombard (80 ans) à Martigues.
A Aix-en-Provence, la maire sortante UMP Maryse Joissains est en tête du ballottage avec 33,81%, mais ses adversaires PS, DVG et MoDem - tous en position de se maintenir au second tour - pourraient lui voler la victoire à la faveur d'une alliance, si elle se faisait.

La surprise est venue de Marignane où l'UMP avait préféré le maire sortant Daniel Simonpieri, au détriment du conseiller national de l'UMP Eric Le Dissès qui s'est présenté sous l'étiquette DvD. Ce dernier est largement en tête (38,16%) sur Simonpieri (28,20%).
Istres est plongée dans un combat plus que jamais douteux, puisque l'ancien maire, François Bernardini, pourtant condamné pour abus de confiance au tribunal et inéligible pendant plusieurs annés (LIEN sur ses casseroles), revient avec 43%. Mais il a d'ores et déjà réussi à coaliser contre lui l'ensemble de ses adversaires.(LIEN critiques dans La Provence)

Dans les Alpes-maritimes, une triangulaire s'annonce à Nice pour le second tour: l'UMP Christian Estrosi est en tête avec 35,8% mais le maire sortant DvD Jacques Peyrat résiste mieux que prévu, avec 23,14%, devant le PS Patrick Allemand avec 22,30%.
Cinq maires, tous UMP, du département ont été élus: Jean Leonetti à Antibes, Louis Nègre à Cagnes-sur-mer, Michèle Tabarot au Cannet, Jean-Pierre Leleux à Grasse et Henri Revel à Saint-Laurent-du Var.

Le Var reste ancré à droite, avec trois maires sortants UMP réélus: Hubert Falco à Toulon, Elie Brun à Fréjus et Georges Ginesta à Saint-Raphaël.
En Vaucluse, Marie-José Roig, maire UMP d'Avignon (ci-dessus) depuis 1995, est arrivée en tête avec 39,2 %, mais dans une situation moins confortable qu'en 2001, où avec 49,81% elle avait frôlé l'élection dès le premier tour. Ne revenons pas sur les expériences malheureuses des parachutés successifs du PS, Bertrand Delanoë et Elisabeth Guigou, dans la Cité des Papes… Marie-Jo Roig retrouvera au second tour Michèle Fournier-Armand, sa conseillère municipale, qui a obtenu 21,23%. Celle-ci a recruté dans le « paquet fiscal » en faisant équipe avec Paul Hermelin, qui devrait logiquement faire fuir les 14,21% du PCF. Hermelin est en effet un patron du CAC 40 ! Il est le DG de Capgemini, une multinationale qui regroupe 85 000 salariés.
En Avignon, l'ouverture voulue par la droite fait des émules... Celle du maire comporte logiquement trois colistiers de la Gauche moderne et deux du MoDem. Mais elle stupéfie les Avignonais(es) quand la gauche s'y met, après l'acoir villipendée au gouvernement. La liste PS a accueilli deux grands patrons et la liste PCF deux figures locales du PS. Cette stratégie provoque l'ire de la fédération socialiste du Vaucluse : « Cette Gauche moderne avignonnaise me fait penser au temps des feuilles mortes qui vont là où le vent les porte, pour finir dans un état de putréfaction contre un mur », accuse Jean-François Lovisolo, le premier secrétaire du PS.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Digne, le maire sortant DvG Serge Gloaguen est largement en tête avec 44,03%, bien que l'investiture officielle du PS soit allée à son premier adjoint René Massette 28,05%. Le vertueux cumulard Jean-Louis Bianco, déjà député et président PS du Conseil général depuis 1998, qui s'est pourtant présenté à la cantonnale, est lui-même en ballottage favorable, a appelé les deux hommes à s'entendre face à la droite.
Contre, toujours, c'est tout ce qui compte !