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jeudi 10 novembre 2011

Montebourg réclame la mise au rancart des députés de plus de 67 ans

"République du respect": Montebourg veut interdire 14 vieilles rosses socialistes


Le kärcher Montebourg
ou la faux de la Mort



"Place aux jeunes", dit l'odieux Montebourg aux députés socialistes
Le sinistre secrétaire national à la ...rénovation a jeté indigné la classe politique en réclamant que les investitures en vue des législatives soient réservées à des candidats de moins de 67 ans.

La liste noire du jeune lion du PS
Tout en délicatesse, le quinqua a même assorti sa requête d'une liste qui désigne 14 députés dépassant la limite d'âge et ayant l'intention de se représenter.
Le septuagénaire Jack Lang, poil teinté et frisoté, peau grumeleuse mais hâlée, s'est sans doute senti visé par la cure de jeunesse que le rénovateur Montebourg entend imposer au parti. Il a donc tancé le malotru sur RTL, arguant que l'âge n'est pas un critère de compétence. Pour étayer son propos, l'ancien ministre de la Culture a cité, pelle-mêle, Georges Clémenceau, 76 ans en 1917, Gaston Deferre, Charles de Gaulle, 75 ans en 1965, ou encore François Mitterrand, âgé de 71 ans au moment de sa réélection à la présidence de la République en 1988.
Cela n'a pas empêché Arnaud Montebourg de persister dans sa volonté de rajeunissement. Mercredi, sur le site Internet de L'Express, il s'interrogeait : " Quelle est la légitimité de certains députés qui se présentent à un 7e ou à un 8e mandat? Certains de mes collègues à l'Assemblée étaient députés alors que je n'étais qu'au collège. Pourtant, j'ai presque 50 ans." Et le député de Saône-et-Loire, statistiques à l'appui, de considérer que " l'Assemblée nationale et le Sénat sont deux chambres de retraités ".
Pour l'heure, rares sont les socialistes à soutenir Arnaud Montebourg dans sa démarche, hormis notamment Malek Boutih (47 ans) ou Lorianne Deniau (29 ans), présidente des Jeunes socialistes, laquelle veut les remplacer par des moins de 35 ans...

Ils sont bons pour la réforme

A 73 et 72 ans, Tony Dreyfus, député de Paris, et Jack Lang, député du Pas-de-Calais, figurent parmi les cibles. Ce dernier a d'ailleurs répondu à l'impudent, selon "Le Point", arguant que de nombreux personnages historiques avaient accédé aux responsabilités bien après 67 ans.

Gérard Bapt, 65 ans seulement, ne devrait pas figurer sur la liste d'Arnaud Montebourg. Ce champion de la lutte contre les laboratoires Servier, député de Haute-Garonne, est entré au palais Bourbon en 1978.

VOIR et ENTENDRE la réaction de Gérard Bapt:

G. Bapt, président de la commission de l'Assemblée nationale consacrée au Médiator, préfère rire de la malveillance du quinqua : " C’est Jacques Servier qui va être très content puisqu’il veut me faire taire!".
Jean-Louis Bianco échapperait à la réforme par le plus grand des mystères, bien qu'il soit né en 1943. Mais on peut avancer le motif que cet ancien 'sherpa' de Désirdavenir Royal en 2007 a rejoint l'écurie de François Hollande.
Est-ce donc à dire que tout socialiste non Hollandiste sera peu à peu privé de son picotin quotidien ?

Bernard Derosier, à bientôt 72 ans, le député du Nord va solliciter un neuvième mandat.

VOIR et ENTENDRE la réaction courroucée de D'Jack (bis):


René Dosière, 70 ans, connu pour ses rapports détaillés sur les dépenses de l'Etat -et notamment de l'Elysée-, est entré à l'Assemblée nationale en 1988, comme député de l'Aisne.

Henri Emmanuelli échappe à la liste de Montebourg, bien que né en 1947... Le copinage marche à plein régime ! Le compagnonnage des frères maçons ?



Elu du Pas-de-Calais, Serge Janquin, 68 ans, est entrée à l'Assemblée nationale en 1993.


Jean-Pierre Kucheida, député du Nord âgé de 68 ans, se présentera en 2012 pour la huitième fois.


Conchita Lacuey, à 68 ans, l'élue girondine va briguer en 2012 son quatrième mandat.



Député de l'Eure depuis 1981, François Loncle est âgé de 70 ans.

Apparemment, le socialiste Jean-Pierre Chevènement, 72 ans, n'échappe à la rafle que parce qu'il est maintenant au MRC, parti poil-à-gratter, mais frère. Mais Montebourg lui réserve un traitement de faveur visant son expulsion du logement social qu'il squatte à la Ville de Paris et sa stérilisation politique. Lire de prochains articles de PaSiDupes (cf. libellé à son nom, ci-dessous)

Et une charrette de socialistes pour la fosse commune

pour les deux premiers, Jean-Pierre Dufau et Michel Françaix, âgés de 68 ans, le troisième, William Dumas (69 ans) et le dernier, Gilbert Mathon (71 ans), sont bons pour la casse.

Aux valeureux militants, le Parti socialiste reconnaissant !
Pour le pot de départ, adressez vos dons au gommeux de Saône-et-Loire.



mardi 11 octobre 2011

Primaire PS: les deux candidats convoitent les électeurs de Montebourg a commencé

Les marchandages ont commencé

La chasse aux 17% est ouverte


Nono Montebourg est à l'écoute
des suppliques de Hollande et Aubry



Les partisans de Hollande et Aubry multiplient les appels du pied à Arnaud Montebourg , arrivé troisième du premier tour des primaires socialistes, et à ses électeurs.
Sans attendre l'intervention du député de Saône-et-Loire lundi soir sur France 2, depuis l'annonce des résultats du premier tour de la primaire PS, c'est à qui se découvrira des affinités avec ses thèses gauchistes.

Dans le camp Aubry, on affiche de la confiance.
Saluant le "bon score" de sa championne arrivée deuxième derrière François Hollande mais avec un écart de 10 points inférieur, Bruno Julliard prédit un second tour "très ouvert".
L'élu parisien espère un bon transfert des voix d'Arnaud Montebourg. " Nous pouvons penser que la campagne offensive, clairement à gauche de Martine Aubry devrait amener à ce qu'une partie importante des électeurs d'Arnaud se reportent sur Martine ", a-t-il espéré. Même si l'écart reste à dix points, " la marche n'est pas du tout insurmontable, bien au contraire " , selon lui.

Cette analyse homologuée est partagée par Laurent Fabius, qui affirme que Martine Aubry serait sur "une ligne compatible avec les principales thématiques d'Arnaud Montebourg " et torpille François Hollande en insistant sur le soutien que lui apporté Manuel Valls , "dont on connaît les thèses, plutôt à la droite du PS ", sans que ça gêne jusqu'ici qui que ce soit au PS.
VOIR et ENTENDRE Fabius:

Martine Aubry "incarne une ligne très précise et très claire, elle est au centre de la gauche" , insiste la racoleuse Élisabeth Guigou.
" Si nous constatons qu'Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Martine Aubry font 53,54%, les choses commencent à bien se présenter pour le deuxième tour " , analyse son côté Jean-Christophe Cambadélis, s'appropriant d'autorité les voix ségolénistes. "Comment ceux qui préconisent la démondialisation, la VIe République, une gauche radicale peuvent voter pour quelqu'un (Hollande) qui est le plus éloigné de leurs thèses politiques ? ", s'est interrogé le député de Paris, soutien de Martine Aubry.(le 10/10/2011).

Chez les pro-Hollande, on tente de convaincre les partisans de Montebourg de voter utile en estimant que le député de Corrèze est le mieux placé pour gagner la présidentielle de 2012. Bruno Le Roux rappelle que l'ex-premier secrétaire " arrive très largement en tête ".
" La logique, c'est d'avoir un vaste rassemblement, que le candidat qui sortira dimanche prochain soit un candidat qui ait de la force ". " Chacun devra faire preuve d'une extrême responsabilité ", met en garde Jean-Marie Le Guen. " Au premier tour, chacun a exprimé sa sensibilité, au deuxième, il faudra faire le choix de la personnalité qui peut battre Sarkozy ". " Nous n'avons pas à séduire les électeurs d'Arnaud, il doit dire en conscience quelle est la personnalité la mieux placée pour battre Nicolas Sarkozy ", croyait le député parisien.

Proche de Dominique Strauss-Kahn et coordonnateur de la campagne de François Hollande, Pierre Moscovici estime lui aussi qu'" Arnaud Montebourg et ses amis doivent se poser la question de savoir quel est le rassemblement le plus efficace pour battre Nicolas Sarkozy et je crois que c'est autour du candidat arrivé en tête, autour de François Hollande. Ensemble nous bâtirons une coalition de gauche pour la France ". " Il s'agit d'entendre ce qu'Arnaud Montebourg a vraiment porté: une exigence républicaine, de renouvellement en politique et une réorientation de la construction européenne ", commente Pierre Moscovici, un ancien de la LCR d’Alain Krivine, qui cornaque Olivier Besancenot. Se déclarant "post-strausskahnien" en 2008 au congrès de Reims, lors du dépôt des motions, il était du nombre des 'barons locaux' de la " Ligne Claire " qui apportaient leur soutien à Marie-sEGOlène Royal, tandis que Jean-Christophe Cambadélis et Arnaud Montebourg déclaraient soutenir la motion de Martine Aubry.

Sonnés par la déroute de leur égérie, les ségolénistes ont préféré évoquer le succès de la primaire et le rôle de la présidente de la région Poitou-Charentes. " Cette consultation est une formidable victoire pour la démocratie participative ", s'est consolé le sinistre député Jean-Louis Bianco plein de "tristesse", qui veut croire que " quel que soit son résultat, les idées de Ségolène Royal ont déjà gagné ". " C'est elle qui s'est battue la première pour ces primaires, la victoire de la gauche ne sera pas possible sans elle", a-t-il avancé, occultant l'exemple italien. " Soyez sûr que Ségolène Royal jouera un rôle éminent à gauche autour de celui ou celle qui sera désigné dimanche prochain ", a affirmé Guillaume Garot, dépité à l'idée de devoir se chercher une nouvelle écurie. " Il n'y aura pas de victoire de la gauche en 2012 sans Ségolène Royal, parce qu'on a bien vu pendant cette campagne qui a été capable de mobiliser dans les quartiers un électorat qui a du mal parfois à être entendu de la gauche ", a voulu croire le député de la Mayenne.

VOIR et ENTENDRE Bianco:


Mélenchon met en garde Montebourg contre tout marchandage

Les primaires sont avant tout une tribune de l'anti-sarkozysme primaire

Au PCF, on interprète la participation qui " confirme une envie forte et croissante de se mobiliser pour débarrasser la France de Nicolas Sarkozy, et montre une disponibilité citoyenne importante pour le débat d'idées à gauche. "

Mais les voix du radical Arnaud Montebourg sont aussi convoitée par la gauche du PS.
Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, espère que le partisan de la sixième république " n'acceptera aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le second tour. Il porte ses idées de rupture dans des termes souvent identiques à ceux du Front de gauche ". Tout en félicitant le PS de cette belle mobilisation du 1er tour, le sénateur d'extrême gauche ironise sur leur utilité notant que " les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel " du PS, dont les " nuances ont été trop faibles pour qu'ils soient clairement départagés " !...

vendredi 19 août 2011

Le Président Giscard d'Estaing ne cède pas au catastrophisme de la gauche


La zone euro «n'est pas en danger», affirme l'ancien ministre des Finances de de Gaulle


Contredisant les propos partisans de Jacques Delors, le père de Martine Aubry, l'ancien président de la République estime que l'euro «n'est pas menacé» et que la rencontre Merkel-Sarkozy mardi, quoique «insuffisante», a été une «bonne chose».

La réaction est claire et nette
«Le cours de l'euro -1,43 pour un dollar -c'est un cours stable qui n'a pas bougé, l'euro n'est pas menacé », a asséné vendredi Valéry Giscard d'Estaing sur RTL, interrogé sur les propos de Jacques Delors qui avait estimé jeudi que l'euro et l'Union européenne étaient au bord du gouffre.

Selon VGE, il existerait toutefois «deux menaces».
D'une part, «le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis et la crainte qu'ont les Américains d'une récession» et de l'autre, la «politique d'endettement particulièrement excessif» de l'Europe.

Il justifie la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, mardi
Il estime que c'est «une bonne chose»
parce que «l'Europe de la zone euro repose sur l'entente de deux grands pays, l'Allemagne et la France». «La direction qu'ils ont montré est la bonne», à savoir de «rétablir les équilibres dans les différents pays et en particulier chez nous» et «de dire que [les pays] de l'Europe de l'euro organisent ensemble leur politique économique».
«Mais ce n'est pas suffisant d'abord parce qu'il y a la durée. Il n'y a pas de mesures annoncées tout de suite», a-t-il souligné.

Les euro-obligations sont prématurés

Tir à l'arc politicien: suivez les flèches socialistes
:

Martine Aubry a regretté l'absence de proposition sur les eurobonds.
Laurent Fabius, qui soutient Martine Aubry dans sa campagne, a estimé que le chef de l'Etat s'était "couché" devant Mme Merkel: c'est une "faute majeure", a-t-il dit.

François Hollande
, a jugé que Nicolas Sarkozy avait fait, mardi, un "grand pas en arrière" en renonçant à l'instauration d'euro-obligations, lors de sa rencontre avec Angela Merkel.

Nicolas Sarkozy "s'est assis sur le porte-bagage de l'Allemagne", a renchéri Arnaud Montebourg.

"Rien sur la spéculation, rien sur les eurobonds, aucune solution concrète", a ainsi déploré Jean-Louis Bianco, soutien de Ségol'haine Royal, tous candidats à la primaire.

A la question de savoir s'il approuvait leur refus d'instaurer des euro-obligations, Valéry Giscard d'Estaing a estimé qu'on ne pouvait «pas le faire maintenant. Les gens qui disent ça disent des absurdités». Mais «il faut annoncer qu'on va le préparer, c'est ce que je me suis permis de recommander au président de la République», a-t-il souligné.

L'ancien Président de la République comprend que le Chef de l'Etat cherche à «rétablir» la confiance: «tant mieux. Il faut le faire par des annonces raisonnables, réalistes et qui s'inscrivent dans une certaine durée».


mercredi 24 novembre 2010

Aubry, DSK et Royal court-circuitent les primaires

Ils désigneront entre eux une candidature en 2012

Connivence et mépris

Martine Aubry a assuré mercredi que le pacte de non-agression tenait bon entre elle, Dominique Strauss-Kahn et Désirdavenir Royal et qu'ils décideraient ensemble d'une seule candidature à la primaire présidentielle.
Sur France 2, le premier secrétaire du PS a même précisé les dates de cette mascarade inédite, que plusieurs "présidentiables" souhaitent voir avancée.
"Au printemps nous aurons le projet des socialistes. En juin (...) nous aurons des candidatures et à l'automne - c'est cela notre calendrier - nous demanderons aux Français à nous aider à choisir notre candidat", a défendu la maire de Lille.
« Priée », selon les termes de l'agence Reuters (!), de dire si sa candidature éventuelle est toujours liée à la décision de Dominique Strauss-Kahn, l'actuel directeur général du FMI (Fonds monétaire international), elle a répondu implicitement (selon les termes de l'agence Reuters) par l'affirmative.

La Ch'tite Aubry s'est justifiée de son court-circuitage méprisant des petits candidats
La maire de Lille confirme la teneur de l'article de PaSiDupes (lien: Désirdavenir Royal cherche à s'infiltrer entre DSK et Aubry )
"Nous avons déjà dit que nous réfléchissons ensemble. Ségolène (Royal) a dit qu'elle souhaitait aussi réfléchir avec nous et donc nous proposerons une candidature véritablement ensemble, c'est-à-dire pas l'un contre l'autre ou l'une contre l'autre", a-t-elle expliqué, en sa qualité de premier secrétaire du PS.
"On a tiré toutes les leçons du passé : les leçons de la division, de l'absence de travail et d'une responsabilité qui n'a peut-être pas été suffisamment grande", a-t-elle admis.
Pas plus que la battue de la présidentielle 2007, elle ne penserait donc à sa pomme: c'est ce qu'elle assure. "Nous pensons d'abord aux Français. [sic] Nous préparons notre projet pour montrer qu'une autre France est possible". Tout est en effet possible.
Lien PaSiDupes: PS, le simulacre des primaires

Les seconds rôles tenus pour quantités négligeables
Seuls deux élus socialistes ont fait pour l'instant acte de candidature officielle aux primaires : Manuel Valls et Arnaud Montebourg.

Des vélléitaires ?
Hamon, Hollande, Bianco, Moscovici et Mezrag.
Ancien partisan de Sa Cynique Majesté Royal, Hacène Mezrag, 34 ans, assure avoir le soutien d'élu locaux et se construit une légitimité en mettant en avant dans la presse lilloise ses études à la London Business School, sa qualité “ de membre de l'association des Amis de Rochdale [club de foot]”, ou sa casquette de “ représentant des parents d'élèves à la caisse des écoles ”.
Convaincu que l’alliance Aubry-Royal est d’abord destinée à lui faire barrage, Hollande a ironisé sur les pactes : "Ça vaut pour ceux qui les signent, éventuellement les respectent, ça ne vaut pas pour ceux qui n’en sont pas."

Ceux que la presse précipite aux oubliettes
Christian Pierret, ancien ministre et maire de Saint-Dié (Vosges), s'est déclaré le 25 septembre ;
Daniel Le Scornet, ancien responsable mutualiste, est candidat depuis le 5 octobre.
Mais les media font le ménage: ils sont souvent pour la proportionnelle, mais éliminent les petits candidats...

DSK doit rester seul
Dans le cas où Dominique Strauss-Kahn se présenterait, Martine Aubry et l'amère Royal se coucheraient. Il est probable que dans ce cas, seuls Manuel Valls et Arnaud Montebourg maintiendraient leurs candidatures. Ca serait alors des primaires entre hommes.
Lien PaSiDupes: Primaires, les cinq pas de la danse des cocus

mardi 18 mai 2010

Retraites: le PS peine à masquer ses querelles internes

Le mystère des contre-propositions socialistes est levé: les courants dominants continuent de s'affronter !
On allait voir ce qu'on allait voir

Une certaine presse annonçait que, sur les retraites, le PS attendait le gouvernement au tournant. Lien PaSiDupes
En réalité, le PS a manqué le virage et effectué aujourd'hui un dérapage non contrôlé. A la sortie de la réunion du bureau national du PS, deux jours après la publication des propositions du gouvernement, le PS reste divisé.

L'idéologie paralyse le bureau national

=> La question essentielle de l’allongement de la durée de cotisation n'est pas tranchée. Les Français devraient attendre 2020 pour que les socialistes tombent d'accord. Les déficits publics peuvent attendre. Il n’y a a pas urgence, ont-ils répondu au député de l’Ardèche, Pascal Terrasse, membre du Comité d’Orientation des Retraites, qui prônait un allongement à quarante et une années ...et demie de cotisations à l’horizon 2020. Une proposition hardie, si l'on songe que l’allongement - déjà décidé - de la durée de cotisation concerne la période 2012-2020 et qu'elle est fixée à 41 ans. Lien PaSiDupes: l'exemple socialiste espagnol

=> L’âge légal à 60 ans déchire
C'est pour les conservateurs socialistes la ligne rouge symbolique à ne pas franchir. Le PS prône la retraite à la carte avec un système d’incitation. Les salariés qui prendraient leur retraite avant 60 ans seraient pénalisés par une décote, mais au-delà de 60 ans, ils auraient droit à une surcote. Une adaptation, version retraites, du célèbre slogan de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d’achat : "travailler plus pour gagner plus"... Ils y viennent ! Lien PaSiDupes

=> L’augmentation des cotisations patronales et salariales pose problème
La mise à contribution des banques avec une taxe sur les bénéfices ne fait pas l'unanimité.
La taxation des stock options et des parachutes dorés fait également problème.

A entendre
Hamon, tout semblait cadré; il ne restait plus qu'à valider. En vérité, tout reste à faire. Hamon-le-benoît ne serait-il pas en fait son propre porte-parole, plutôt que celui de sa patronne virtuelle ?
=> Enfin, le temps partiel en fin de carrière crée des tiraillements entre courants du parti socialiste. Ce qui paraissait acquis pour développer l’emploi des séniors ne l'est pas.
Toutes les fameuses contre-propositions dont le PS faisait mystère sont donc énoncées au conditionnel: le bureau national du PS n'a pas dit son dernier mot, mais l'aile gauche menée par Riton Emmanuelli et Hamon-le-benoît fait un blocage. Lien PaSiDupes

Illustrations des divisions
Cet après-midi dans les couloirs de l’Assemblée, Jean-Louis Bianco (dernier Mohican ségolénien), Pierre Moscovici (ex-Strauss-Kahnien) et Manuel Valls n'étaient pas du tout sur la même longueur d'onde: y avait même de la friture dans l'air !

La majorité se désespère d'avoir une opposition fantôme

Certes, toutes les vieilles branches du PS craquent et grincent sous le vent de la crise et des déficits et Hamon-le-benoît hullule à la vue de tous les micros qui passent, mais les bruits de la nuit profonde socialiste et les cris d'orfraie du PS entravent l'action du gouvernement.

Le PS est à découvert: finie la partie de cache cache

Pour Xavier Bertrand, l'auberge espagnole de la Rue de Solférino propose la retraite à la carte, au prix fort, comparée au menu du projet gouvernemental.
ENTENDRE Yannick Pfalz, sur France Info ce matin.

Marie-Eve Malouines et Yannick Pfalz se contredisent en conclusion

Contre toute attente et ajoutant à la confusion de la guerre des Malouines au PS
, la chef du service politique de France Info se montre résolument volontariste:
« Le PS est donc finalement sorti du bois après avoir longtemps tergiversé, histoire de ne pas laisser la majorité occuper seule le terrain. Sorti de bois, mais en laissant de larges zones d’ombre... » . La contorsion est remarquable, l'exercice était périlleux, mais aussi bien, n'est-elle pas chef ? Et elle est à bonne école auprès des illusionnistes socialistes.

jeudi 29 octobre 2009

France: Ph. Séguin nourrit la polémique sur le coût de la présidence française de l'UE

Les sommets internationaux auront-ils bientôt lieu à la baraque à frites?
« Pas très glorieux », le Grand Palais ?

Kebab, pour Mister Prime Minister ?

Un rapport a été commandé à la Cour des comptes, par le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, issu de l'éclatement de l'UDF. Elle a pour ambition de préparer la refondation d'une structure politique, réunissant les actuelles forces politiques centristes issues de l'UDF (Mouvement démocrate, Nouveau Centre, Avenir démocrate, Parti radical, etc.) Il rassemble les députés européens Thierry Cornillet (ex-MoDem, Parti radical) ou Jean-Marie Cavada, et les sénateursMichel Mercier, président du groupe Union centriste ou Jean-Claude Merceron .

L'UMP Philippe Séguin ne sait pas visiblement mis au régime, mais en revanche, le socialiste Jean-Louis Bianco a manifestement englouti un pâté pas frais.

Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, a durement critiqué jeudi les dépenses de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008, alimentant une polémique lancée par l'opposition.

"Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", selon Ph. Séguin sur Europe 1, commentant le rapport sur la présidence française de l'UE publié la semaine dernière par la Cour des Comptes, entre autres chargée de contrôler les dépenses de l'Etat français.

L'oppo-
sition et une partie de la droite ont fait leur quatre heures de ce rapport, dans le sillage du député apparenté PS René Dosière. Le parlementaire, déjà à l'origine d'une charge contre l'augmentation des dépenses de l'Elysée depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy en 2007, avait lancé mardi la polémique sur des dépenses jugées "insupportables et inacceptables". Un débat largement repris par la presse britannique.

"Avec Nicolas Sarkozy, les économies c'est pour les élus locaux, les dépenses somptuaires pour l'Elysée", a caricaturé jeudi le député PS Jean-Louis Bianco.
Voir ci-contre le Palais des Congrès de Lyon.

Tout en soulignant des "progrès" par rapport aux trois jours du sommet de Nice des 7, 8 et 9 décembre 2000 organisé sous la présidence française de Jacques Chirac, Ph. Séguin a lui déploré des "opérations mal programmées", une absence "de véritable stratégie" et des "décisions souvent tardives". Conséquence : "pas d'appel d'offres", pas de concurrence. "On a improvisé et les fournisseurs s'en sont par exemple donné à coeur joie", a-t-il critiqué, estimant qu'"on aurait pu avoir des prestations pour un tiers moins cher".
Centre Kleber

Le rapport pointe particulièrement du doigt "l'aménagement exceptionnel" du Grand Palais à Paris (lien Wikipedia ) à l'occasion du Sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) du 13 juillet 2008. Ce seul sommet a coûté 16 des quelque 175 millions d'euros de la présidence française de l'UE.

  • Dosière se douche tous les combien ?
    L'aménagement du Grand Palais (location, montage, démontage…), qui a accueilli ...44 chefs d'Etats et ...2 000 journalistes, a coûté 7 millions d'euros, selon Philippe Seguin. Et au centre de cette polémique, "l'installation d'une douche [dite] présidentielle" pour 4 heures et un coût de 245.000 euros, selon le député apparenté socialiste René Dosière qui a a lancé le sujet mardi.
  • Faux rétorque, Philippe Séguin
    Cette somme a servi à l'aménagement d'un espace de bureaux et salons dont "les douches ne sont qu'un élément". Et elles n'étaient pas destinées en particulier au Président. Toutefois, Philippe Séguin juge que "c'était absurde d'avoir des douches" qui n'ont au final pas servi. On a contrôlé la consommation d'eau ?

    Les hôtes de la France sortiront désormais leur casse-croûte du sac

    Le dîner du 13 juillet, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité", souligne le rapport. En revanche, il y a bien eu des douches aménagées, mais pas pour 245.000 euros, comme l'avait assuré dans un premier temps et non sans malignité par l'expert socialiste Dosière.
    Encore faut-il préciser que les 30 000 m² du no 19 de l'avenue Kléber (XVI e arrondissement ) qui fut l'ancien hôtel Majestic, où sous l'Occupation, le haut commandement militaire allemand s'était installé et qui a abrité le siège de l'UNESCO, a aussi hébergé des services du ministère des Affaires étrangères, notamment le Centre des conférences internationales, avant d'être vendu par l'État français pour 460 millions d'euros à la société d'investissement publique du Qatar, Qatari Diar, qui doit le transformer en hôtel de luxe

    Bref, "ça n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques". Mais surtout, l'ex-président de l'Assemblée nationale Séguin regrette de n'avoir "aucun moyen, s'il y a des responsables, de les sanctionner".

    Autres choix 'glorieux' de Ph. Séguin
  • Au-delà du sommet de l'UPM, Ph.Séguin critique certains choix budgétaires du gouvernement, l'accusant de "liquider les bijoux de famille". Il cite l'absence de centre de conférence international à Paris après la vente du centre Kléber, qui a conduit à devoir aménager à grands frais du Grand Palais pour le sommet de l'UPM, avec cinq salons d'échanges bilatéraux, par exemple, et les douches n'étaient pas réservées au Président Sarkozy comme on l'a affirmé: il a encore le privilège exorbitant d'avoir les siennes à l'Elysée.
  • "Il y a une politique immobilière et cette politique, ce n'est pas de vendre les bijoux de famille, c'est de vendre l'immobilier inutile", a rétorqué le ministre du Budget Eric Woerth sur la chaîne i>Télé.
    "On ne peut pas dire, d'un côté, il faut réduire les déficits, et de l'autre, quand on vend de l'immobilier inutile, quand on concentre les administrations, ce n'est pas une bonne idée", a-t-il relevé.
    M. Woerth avait déjà fait valoir mercredi que la France n'avait "pas à rougir", soulignant qu'elle avait dépensé moins que les 189 millions d'euros prévus initialement.
    Quant au coût par habitant, il est moindre pour la France que dans la plupart des autres pays, avait-il plaidé : 2,40 euros par Français et 6,70 euros par habitant au Portugal.

    République en peau de lapin: une polémique de plus

  • Le 28 février 2007, le Premier ministre, Dominique de Villepin, déclara que l’objectif de la vente était « d’aboutir à un parc moins onéreux et mieux adapté au service public, grâce à une gestion immobilière plus stratégique ».
  • Le 28 juin 2007, Richard Yung, sénateur socialiste des Français établis hors de France,avait interrogé le ministre des Affaires Etrangères et européennes sur la vente du centre des conférences internationales de l’avenue Kléber et son impact sur les sessions de l’Assemblée des Français de l’étranger qui s’y tenaient habituellement. La réponse du ministre du 2 août lui sembla, selon ses propres termes, « rassurante pour les futures réunions de l'AFE ».
  • Même si les prestations payées pour le sommet de l'UPM auraient pu coûter environ "un tiers moins cher", "l'organisation budgétaire a été plus rigoureuse et les créations d'emplois ont été limitées et temporaires", a tenu à souligner le président de la Cour des comptes, s'étonnant de cette polémique tardive.
  • samedi 17 janvier 2009

    Le PS fait des petits : Désirdavenir Royal accouche d’un nouveau courant

    Le bébé s’appellera « L'espoir à gauche », sans superstition...
    Rachida Dati fait des émules. En effet, l’amère de Melle a encore imité: on connaît la mère de son nouveau courant, mais le nom du père reste un mystère.

    Avatar du congrès de Reims
    Les séquelles du Congrès de Reims sont pérénisées.
    Vincent Peillon, un proche de Sa Cynique Majesté Royal, a annoncé vendredi la naissance du courant "L'espoir à gauche", du nom qui porte la poisse de la motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims, qui fédèrera ses soutiens, avec site Internet et "réseau social militant".

    La paternité socialiste est escamotée

    Le féminisme exacerbé de la mère porteuse s’exprime dans l’amputation de la référence socialisteFier(e)s d'être socialistes") de la motion E au Congrès de Reims: "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes".

    L’amère Royal continue à snober le PS

    Cette initiative vise à "poursuivre la rénovation des idées", à "structurer les gens dans le parti qui ont regroupé la motion E.[...]. C'est très collectif", a expliqué V. Peillon.
    "On a lancé jeudi le site. On a réorganisé la motion E en forme de courant, regroupé et unifié toutes les composantes, La ligne Claire (des "barons" régionaux Gérard Collomb et Jean-Noël Guerini), les amis du communiste Charles Fiterman [75 ans, ex-PCF, ex-ministre d'État chargé des transports], et fait un site moderne qui sera le premier réseau social militant à la fin du mois", a expliqué l'eurodéputé.
    L'association de soutien à la battue et rebattue ne ferait pas double emploi et se situera à la fois dans et en dehors du parti [ ! ], explique Peillon. « Nous, nous sommes les dirigeants du parti qui avons fait la motion E, qui avons suivi Ségolène Royal, qui allons continuer de la soutenir », a-t-il assuré. L’association dirigée par Me Jean-Pierre Mignard "a son mode d'expression à elle", "ses réseaux à elle", mais "on a décidé de faire --avec Ségolène-- le vrai courant", a précisé l'eurodéputé.

    Les derniers Mohicans
    Ceux qui se sont marqués au fer rouge de la présidente de Poitou-Charentes et n'ont pas trouvé à se reconvertir outre , sont:

    - des députés : Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Pascal Terrasse, Julien Dray, Jean-Jack Queyranne, Gaëtan Gorce,

    - des sénateurs: David Assouline, François Rebsamen, Louis Mermaz (76 ans);

    - des élus locaux: le maire de Lyon Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini;

    - des députés européens : Gilles Savary, V. Peillon;

    - et des représentants de la société civile: l'avocat Jean-Pierre Mignard et Malek Boutih, un proche de Juju Dray (SOS Racisme) mais qui se dit victime de Hollande depuis qu'il a été éliminé dès le premier tour des législatives du 10 juin 2007.
    Pas mal d'aigris, au total... Le nouveau né aurait donc pu être baptisé 'Le Désespoir à gauche'

    Peillon se croit toutefois obligé de nier l’évidence: « on n'a perdu personne en route », prétend-il…

    samedi 29 novembre 2008

    PS - Le gang Royal veut de la place, toute la place

    Mais les divergences ‘royalistes’ apparaissent

    Sa Cynique Majesté Royal fait mine de battre en retraite
    Personne ne se fait d’illusions !
  • Désirdavenir Royal a tempêté et menacé de saisir la justice contre l'élection de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste, elle a adressé un ultimatum à ses vainqueurs et annoncé que le « vent de révolte », qu’elle annonçait contre Sarkozy, s’était dérouté sur la Rue de Solférino.
  • Que le gang Royal opère maintenant ce qui ressemble à un repli doit donc être considéré comme un nouveau stratagème. Et qu’elle se déclare "pleinement disponible" pour participer à la direction, est lourd de menaces. C’était d’ailleurs vendredi !

    Pesante et encombrante

    "Nous sommes totalement disponibles pour prendre toute notre place au sein du Parti socialiste. Nous voulons faire pleinement partie de la direction", a affirmé vendredi Manuel Valls, l'un des principaux lieutenants de la chef de gang, depuis le QG de l'ex-candidate à la présidentielle.
    Valls souligne que l'équipe Royal veut de "véritables responsabilités à la direction du PS", sous-entendu au secrétariat national, véritable gouvernement de la nouvelle patronne.
    Restera-t-il assez de place pour l’équipe Aubry ?
  • Pédale douce
    Si Manuel Valls, qui s’était montré particulièrement virulent, menaçant de saisir la justice contre des "tricheries" lors du scrutin marqué d’irrégularités de part et d’autre, et dont est sortie gagnante Martine Aubry, l'heure serait désormais à "l'apaisement" et "au rassemblement".
    Le jeune loup d'Evry a mis la sourdine. "Il faut tourner la page du Congrès de Reims et des étapes difficiles et douloureuses qui ont suivi", "sortir de la guerre de tranchées", "l'urgence est de remettre le PS au travail", a-t-il assuré...
  • D’ici le 6 décembre et la réunion du Conseil national (parlement PS) qui doit entériner la direction proposée par la nouvelle première secrétaire, une deuxième rencontre, après celle mercredi, est prévue aujourd’hui samedi en fin de matinée, rue de Solférino, entre les deux rivales. L’amère Royal serait encore soutenue par Vincent Peillon et par le patron des socialistes des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, battu à la mairie de Marseille, mais cette évidence ne suate pas aux yeux.

    Des divergences d'intérêt sont pourtant déjà apparues dans le gang
  • Valls cesse de se mettre en avant et prend soin de préciser qu'il s'exprime "au nom de toute l'équipe" Royal - citant Vincent Peillon, le maire de Dijon François Rebsamen et celui de Lyon, Gérard Collomb, ou Jean-Noël Guérini- comme pour démentir que le camp Royal est fissuré.
  • Car des divergences d'intérêt sont vite apparues dans la bataille de l'après-élection entre les proches de la chef de gang et les "grands élus" de province qui l'avaient ralliée et l’avaient suppléée pendant son passage au « frigidaire ».
    Gérard Collomb n'était même pas présent à Paris mardi pour le dernier baroud d'honneur de l’amère Royal. Et dès l'élection de la Ch’tite Aubry actée, Guérini assurait qu'il ne "ferait rien pour (l')empêcher de travailler".
  • Le silence revenu, d’autres dissonances se font entendre, en particulier après le message video de Désirdavenir Royal appelant mercredi à préparer sa candidature à la présidentielle de 2012.
    "L'objet des mois qui viennent ce n'est pas 2012, c'est d'abord de rassembler le Parti socialiste", avait rétorqué Vincent Peillon.
    "L'urgence n'est pas 2012" et "on ne va en justice contre son propre camp," a répliqué Guérini.
    > Le message de Royal a été "mal interprété", se hasarde alors Manu Valls. Soit les exégètes sont des ânes, soit le message Royal manque de netteté, mais en mettant en veilleuse les ambitions présidentielles de sa championne, soit la chef et ses seconds couteaux n’ont plus les mêmes objectifs intérêts, et les membres du gang Royal entendent reprendre leurs places dans le PS: on "n'est pas une minorité dans le parti", "il n'y a pas deux partis socialistes", "Ségolène Royal est au coeur du PS".
  • Que deviennent les ‘vieux’ « royalistes »
    Abandonnés au milieu de la bataille pour faire place à la chaire fraîche à canons, les membres usagers bénéficieront-ils d’un retour en grâce et réapparaîtront-ils aux côtés de l’amère Royal. Déjà nous manquent (presque) la figure du traître de Juju Dray et la face d’enterrement de Jean-Louis Bianco.

  • Désirdavenir Royal espère négocier les postes au sein de la direction à partir d'une position de force, soulignant que la présidente de Poitou-Charentes a recueilli "50% voire plus" du vote des militants, mais toujours moins que les 102 voix d’avance de la vainqueur. "On est la première force dans le parti, on représente la moitié des adhérents, on présente une volonté de changement", insiste Valls, comme pour s’en convaincre. La première force socialiste n'est déjà plus, selon les "royalistes", celle de la première secrétaire, fraîchement sésignée ! Et c’est aussi comme si l’opposition réclamait près de la moitié des postes… au gouvernement !
  • Quant à la ligne politique autour de laquelle pourrait s'organiser une cohabitation au sommet du PS, elle reste à définir.
    Valls rappelle que le Congrès de Reims s'est achevé sans aucune synthèse, y compris dans le camp Aubry. Pourtant, l’absence de politique commune au sein du gang paraît d’autant plus invraisemblable qu’il était extrêmement isolé et inféodé. Les royalistes continuent d'improviser leurs propositions, notamment une transformation du PS en "parti de masse" et une baisse des cotisations. Sur de telles bases et sans méthode, la contribution « royaliste » à la rénovation du parti s’annonce limitée.
  • lundi 10 mars 2008

    Municipales en région PACA : donné battu par les sondeurs, Gaudin résiste

    La droite sous la pression des Conseils territoriaux
    Sur le Vieux Port, comme ailleurs, les électeurs n’aiment pas qu’on décide de leur vote à leur place.

    A Marseille, le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin qui brigue un troisième mandat, a mieux résisté que ne le laissaient prévoir les sondages, mais comme l'annonçait PaSiDupes. Son avance sur son concurrent PS Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, est toutefois un peu courte: 41,03% des voix contre 39,14%. FN, MoDem et extrême gauche devraient arbitrer le second tour dans trois des huit secteurs de la ville où les résultats sont jugés serrés.
    Dans les Bouches-du-Rhône, deux maires sont réélus dès le premier tour, les yeux fermés. Il faut dire qu’ils sont PCF et maires sortants de villes pleines aux as : Hervé Schiavetti à Arles et Paul Lombard (80 ans) à Martigues.
    A Aix-en-Provence, la maire sortante UMP Maryse Joissains est en tête du ballottage avec 33,81%, mais ses adversaires PS, DVG et MoDem - tous en position de se maintenir au second tour - pourraient lui voler la victoire à la faveur d'une alliance, si elle se faisait.

    La surprise est venue de Marignane où l'UMP avait préféré le maire sortant Daniel Simonpieri, au détriment du conseiller national de l'UMP Eric Le Dissès qui s'est présenté sous l'étiquette DvD. Ce dernier est largement en tête (38,16%) sur Simonpieri (28,20%).
    Istres est plongée dans un combat plus que jamais douteux, puisque l'ancien maire, François Bernardini, pourtant condamné pour abus de confiance au tribunal et inéligible pendant plusieurs annés (LIEN sur ses casseroles), revient avec 43%. Mais il a d'ores et déjà réussi à coaliser contre lui l'ensemble de ses adversaires.(LIEN critiques dans La Provence)

    Dans les Alpes-maritimes, une triangulaire s'annonce à Nice pour le second tour: l'UMP Christian Estrosi est en tête avec 35,8% mais le maire sortant DvD Jacques Peyrat résiste mieux que prévu, avec 23,14%, devant le PS Patrick Allemand avec 22,30%.
    Cinq maires, tous UMP, du département ont été élus: Jean Leonetti à Antibes, Louis Nègre à Cagnes-sur-mer, Michèle Tabarot au Cannet, Jean-Pierre Leleux à Grasse et Henri Revel à Saint-Laurent-du Var.

    Le Var reste ancré à droite, avec trois maires sortants UMP réélus: Hubert Falco à Toulon, Elie Brun à Fréjus et Georges Ginesta à Saint-Raphaël.
    En Vaucluse, Marie-José Roig, maire UMP d'Avignon (ci-dessus) depuis 1995, est arrivée en tête avec 39,2 %, mais dans une situation moins confortable qu'en 2001, où avec 49,81% elle avait frôlé l'élection dès le premier tour. Ne revenons pas sur les expériences malheureuses des parachutés successifs du PS, Bertrand Delanoë et Elisabeth Guigou, dans la Cité des Papes… Marie-Jo Roig retrouvera au second tour Michèle Fournier-Armand, sa conseillère municipale, qui a obtenu 21,23%. Celle-ci a recruté dans le « paquet fiscal » en faisant équipe avec Paul Hermelin, qui devrait logiquement faire fuir les 14,21% du PCF. Hermelin est en effet un patron du CAC 40 ! Il est le DG de Capgemini, une multinationale qui regroupe 85 000 salariés.
    En Avignon, l'ouverture voulue par la droite fait des émules... Celle du maire comporte logiquement trois colistiers de la Gauche moderne et deux du MoDem. Mais elle stupéfie les Avignonais(es) quand la gauche s'y met, après l'acoir villipendée au gouvernement. La liste PS a accueilli deux grands patrons et la liste PCF deux figures locales du PS. Cette stratégie provoque l'ire de la fédération socialiste du Vaucluse : « Cette Gauche moderne avignonnaise me fait penser au temps des feuilles mortes qui vont là où le vent les porte, pour finir dans un état de putréfaction contre un mur », accuse Jean-François Lovisolo, le premier secrétaire du PS.
    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Digne, le maire sortant DvG Serge Gloaguen est largement en tête avec 44,03%, bien que l'investiture officielle du PS soit allée à son premier adjoint René Massette 28,05%. Le vertueux cumulard Jean-Louis Bianco, déjà député et président PS du Conseil général depuis 1998, qui s'est pourtant présenté à la cantonnale, est lui-même en ballottage favorable, a appelé les deux hommes à s'entendre face à la droite.
    Contre, toujours, c'est tout ce qui compte !

    jeudi 15 février 2007

    PS- jeu de chaises musicales: Sapin remplace Besson.

    Le torchon brûle au PS…
    Tandis que la baba Royal éprouve un ‘sentiment d’harmonie’ depuis Villepinte!…,
    l’une des pierres angulaires du chiffrage du programme présidentiel présenté par Marie-sEGOlène Royal dimanche à Villepinte et un proche néanmoins de Yoyo Jospin, Eric Besson a annoncé hier mercredi qu’il se «mettait en retrait de la campagne». Sa décision semble motivée par des difficultés dans l’organisation de la campagne de la candidate socialiste. C’est un nouveau coup dur pour Sa Royal Zenitude.

    Sa Majesté Royal a donc demandé à
    - Michel Sapin (à gauche), un ancien ministre de l'Économie et des Finances entre 1992 et 1993 (né en 1952, ENA en1978, promotion Voltaire, avec François Hollande, Marie-Ségolène Royal et Dominique de Villepin), de succéder à Eric Besson à l’Economie
    - et au Fabiusien Didier Migaud (à droite) de remplir auprès d'elle la fonction de "conseiller budgétaire". Ces deux fonctions étaient jusqu'à assumées par Eric Besson jusqu’à mercredi soir.


    Eric Besson, le député de la Drôme, a confirmé la rumeur qui circulait qu'il avait annoncée sa décision dans la journée au premier secrétaire, François Hollande. "Il n'y a aucun problème sur le fond", a affirmé le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll. "Tout le monde est d'accord sur le chiffrage". Puisqu’il le dit !

    Pour dire la vérité maintenant, le député européen a cependant fait état d'un "débat interne" (participatif ?...) sur les priorités de campagne lors de la réunion du bureau national, transformé en comité de campagne, pas plus tard que la veille mardi , puis celle du secrétariat national mercredi matin. "Certains auraient préféré qu'on prenne le temps de valoriser nos propositions et qu'on ne tombe pas dans le piège de la droite" sur le financement, a-t-il tout de même expliqué. Et comme si c’était une preuve de quoi que ce soit, Stéphane Le Foll a insinué :"Nous n'avons pas plus de problèmes sur le financement que (Nicolas) Sarkozy n'en a". Qui sait tout ce qui se passe à l’UMP ?
    Et pour dire cette fois toute la vérité, Jean-Louis Bianco, celui qui détache et désinfecte, co-directeur de campagne de la rose perruche, a indiqué jeudi qu'Eric Besson avait démissionné de ses fonctions de secrétaire national à l'économie du PS après un "accrochage avec François Hollande". Ce qui exonère Sa Divine Majesté Royal. Et lui évitera -peut-être- de se faire débarquerà son tour. "C'est un problème personnel qui n'est pas lié au chiffrage du projet" de la candidate socialiste à la présidentielle, a affirmé M. Bianco devant la presse. Croyez-vous que nous puissions lui faire confiance? Qui dit la vérité? "Il y a eu un désaccord avec François Hollande sur une question de méthode", a-t-il dit, sans préciser les points de désaccord entre le premier secrétaire du PS et Eric Besson.
    Lundi, Eric Besson avait diffusé un communiqué dans lequel il chiffrait les dépenses nettes du projet présidentiel de la candidate "autour de 35 milliards d'euros", que les socialistes entendaient financer sans augmentation globale des impôts. Le chiffre a été repris depuis par tous les responsables socialistes.
    Ils refusent ainsi de prendre en compte l’avis des experts qui arrivent à un chiffrage de… 50 millions.
    Avec un financement aléatoire !

    A droite, on raille tant d’arrogance rappelée à l’humilité: «La succession de dysfonctionnements dans la campagne de la candidate socialiste est inquiétante pour des responsables politiques qui aspirent à diriger la France» et «fait clairement apparaître que l'équipe qui entoure la candidate socialiste n'est pas prête à mettre en oeuvre son programme», se sont amusés jeudi matin, Rachida Dati et Xavier Bertrand, les deux porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy. Royal s’est entourée de jeunes ‘inconnus’ à la botte, mais il apparaît qu’ils ne font pas plus le poids qu’elle. Et qui est-ce qu’on appelle à la rescousse : un ancien ministre ! C’est dire la qualité du vivier socialiste…

    Thierry Breton
    , le ministre de l’Economie, s’est donc lui aussi plu à commenter sa démission: «Il (Eric Besson) ne peut pas cautionner ce que tout le monde voit: le programme de Ségolène Royal, il n'est pas fini d'être chiffré, notamment par l'Institut de l'Entreprise, qui a mis trois experts indépendants. Ils en sont déjà à 50-60, on dit maintenant 80 milliards d'euros», a déclaré Thierry Breton sur Canal +.

    Il semble bien que Michel Sapin a lâché la proie pour l’ombre…


    Venue rencontrer les salariés d'une usine de peinture jeudi après-midi dans la Somme, la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue a éludé la question de la démission du "monsieur économie" du PS, Eric Besson, en soulignant qu'elle s'occupait "des vrais problèmes". Avec tout le respect dû à ses collaborateurs…
    VIDEO LCI pour ceux qui peuvent encore supporter son ricanement et ses déclinaisons creuses sur 'l'ordre juste'.
    Ce n’est pas le départ d’un petit serviteur qui va entamer son ‘sentiment d’harmonie’ !

    dimanche 28 janvier 2007

    Boulettes Royal : Bianco détache et désinfecte.

    Bianco récure la crasse mais laisse des auréoles.
    Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Marie-sEGOlène Royal et donc chef de meute PS, n’a rien remarqué de choquant dans les propos tenus par sa patronne ces dernières semaines. Il a donc cru bon de dénoncer dimanche une "campagne organisée" (ça change un peu du PS) de "la meute de l'UMP" contre sa candidate PS.

    Pour commencer, il est ravi, Bianco ! Car, invité du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1, il déclare :
    - "Je suis satisfait de la campagne actuelle. Je vois cette force qui reste intacte sur le territoire… » Il n’a pas lu les sondages, le directeur ?
    - « …et je vois ce que ça peut donner, je commence à le pressentir. » Le sourd a des visions. La méthode Coué, sans doute…
    - « …Quand on a un cap… » Mais quand on n’en a pas et qu’on vire à la moindre bise de l’opinion ?
    - « …quand on y croit… » Il n’y a pas que des mécréants au PS ?
    - « …quand les gens vous disent ‘il faut tenir’, j'ai confiance". Il a manifestement besoin de réconfort. Mais aurait-il moins confiance en Dame Royal qu’en les curieux venus engloutir les petits fours ?

    L'ancien ministre PS s'est ensuite attaché à blanchir Royal.
    Il a pris la défense de la candidate PS, puisqu’il le fallait bien, et puisqu’il en fallait un, assurant qu'il n'y avait "pas de gaffe" de la part de Miss Boulettes, non, non, non! que ce soit
    - sur le Québec,
    - sur la Corse,
    - sur les sous-marins nucléaires,
    - sur les 35 heures des profs
    - ou sur les positions prises énoncées durant sa tournée aux Antilles.
    Belle liste, tout de même, bien que provisoire… C’est tout juste s’il n’affirme pas que les boulettes sont inventées de toutes pièces.
    "La meute de l'UMP (respect !) est toujours prête à relever quelque chose. (Il faut dire qu'il a matière...) On prend une petite phrase et on dit ‘c'est la gaffe’ (...) (C'est comme ça que ça s'appelle! ) Le candidat de l'UMP dit, lui, ‘moi je suis très digne’ mais il dit aux autres ‘allez-y, cognez, cognez!’", a affirmé, Loulou Bianco le chien de berger de la brebis égarée. A l’inverse, Bianco qui parle de ‘meute’, c’est donc Loulou dans le rôle des ‘autres’ (‘allez-y, cognez, cognez!’) et ‘moi, je suis très digne’, est interprété avec force sourires figés, par la Dame Blanche. Ne faites donc pas aux autres, Bianco, ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse !
    Sur le Québec, "ce n'est pas une gaffe, c'est une vérité". Il aggrave son cas... Et le voilà parti à gloser : "Qu'a-t-elle dit? Qu'elle avait de la sympathie pour la souveraineté du Québec. Elle n'exercerait pas la fonction présidentielle en récitant la langue de bois diplomatique", a-t-il assuré. C’est gagné ! Les Canadiens ont apprécié ses sympathies à leur juste valeur et ont prié la candidate de se mêler de ce qui la regarde, singulièrement sur le territoire de ses invités…
    A propos de la Corse, "c'est un piège d'un imitateur" et "elle a dit une chose que j'entends tous les jours dans la rue", a-t-il dit, en invitant l'humoriste Gérald Dahan, "qui a participé à des meetings politiques qui ne sont pas socialistes", à faire de même avec les autres candidats. Or, c'est déjà fait, comme chacun sait, excépté Monsieur Loulou, directeur de Dame Royal, qui est 'à l'écoute'...'dans la rue'!... Efficace? Sa déclaration n’en reste pas moins une boulette et son ton rigolard aggrave son cas.
    S'agissant des sous-marins nucléaires, "on n'attend pas d'un commandant en chef qu'il connaisse le nombre de rafales, le nombre de canons, ce qui compte c'est la force de sa position" et "elle le montrera sur l'Iran", selon J.L. Bianco. Un commandant en chef n’a plus besoin de savoir sur quelles forces il peut compter ? Voilà par conséquent un margoulin tout désigné pour devenir ministre de la Défense de la candidate PS.
    Il a enfin schématiquement justifié les propos de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue aux Antilles, tant ses critiques contre "la loi qui veut enseigner les bienfaits du colonialisme, votée par l'UMP, et qui est une insulte à la mémoire des gens qui ont souffert de la colonisation", (mais qui rend justice aux Français qui ont contribué au développement de ces DOM actuels ainsi qu’à l’amélioration du bien-être des populations : enseignement, santé, etc…) que ses critiques sur la "préférence régionale" pour l'accès à l'emploi et à la retraite dans ces régions, où "on a un taux de chômage épouvantable". Chômage soudain, survenu en cinq ans après des années de socialisme.

    RIEN sur la bavure des cachoteries sur le projet Royal des 35 heures promises aux profs.
    S'ils n'ont pas encore compris en quelle estime Miss Boulettes les tient...

    A la question "Mme Royal a-t-elle un défaut?", Loulou Bianco, chien de berger de brebis égarée, a répondu: "j'ai trouvé un défaut, elle veut parfois trop en faire, elle a un tel souci de perfection qu'elle ne se ménage pas, et elle est têtue". En somme, elle est inconsciente et bornée. Jolie démonstration, Loulou, mais nous le savions déjà !
    Suivant les instructions de Miss Boulettes à la lettre, Loulou Bianco, chien de berger, qui n’est pas plus lucide, a élevé le débat…
    Le chien de berger de brebis égarée est aussi surnommé Bianco, l'Effaceur, de boulettes, of course... Le voici à l'affiche: