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mercredi 6 juin 2012

Détournement de fonds: Christian Pierret (PS) placé en garde à vue

La Justice reprend son cours après la présidentielle...

L'ancien ministre socialiste, Christian Pierret, a été placé en garde à vue jeudi après avoir été interpellé à l'issue d'une audience au tribunal de Saint-Dié.

L'actuel maire de Saint-Dié-des-Vosges, Christian Pierret (1946),  a été placé en garde à vue jeudi, à Épinal, après avoir été interpellé dans une affaire portant sur des vacations fictives de sapeurs-pompiers, a-t-on appris auprès deTrois policiers ont publiquement invité M. Pierret à les suivre pour être entendu. 

Selon l'avocat de l'ex-secrétaire d'État chargé de l'Industrie (1997), Maître Gilles-Jean Portejoie, cette garde à vue intervient "dans le cadre d'un dossier différent de celui plaidé jeudi". Il s'agirait d'une affaire financière dans le cadre de la municipalité, a-t-on pudiquement indiqué "de bonne source".
Il est "difficilement compréhensible" que le "premier magistrat d'une commune, très présent dans sa ville, qui peut se rendre disponible à tout moment, puisse être interpellé dans de telles conditions", s'est indigné l'avocat.

L'interpellation de Ch. Pierret (ci-contre à droite), ancien conseiller aux Finances de Laurent Fabius  intervient au lendemain de la mise en examen pour "recel de détournements de fonds publics" de Jacky Homel, un ancien directeur de cabinet du maire de Saint-Dié. M. Homel, qui a été placé sous contrôle judiciaire, a été président de l'ARDIES, une agence para-municipale de développement industriel économique et social qui est au centre d'une information judiciaire pour escroquerie, ouverte en 2002.

L'audience de jeudi, à l'issue de laquelle M. Pierret a été interpellé, portait sur un dossier pour détournements de fonds publics instruit depuis trois ans. 
Trois pompiers sont accusés d'avoir touché le surplus de vacations forfaitaires majorées: le maire, alors secrétaire d'Etat à l'Industrie, est accusé d'avoir signé un certificat ordonnant de les payer sur le budget de la ville.

Le procès avait été reporté en janvier pour une éventuelle requalification pour escroquerie, suggérée par le Parquet mais qui n'a pas été retenue par le tribunal.
Jeudi, le procureur a requis trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende contre Christian Pierret à qui l'on reproche d'avoir signé en 1999 un certificat administratif confirmant que les sapeurs-pompiers devaient être rémunérés sur le budget de la ville.
Les détournements portent sur une somme totale d'environ 230 000 euros.

Un franc-tireur à abattre


Le député de Corrèze a profité de sa visite-éclair à Saint-Dié en mars dernier pour afficher son soutien à Jack Lang: le candidat de la présidentielle en avait profité pour afficher son soutien au parachuté du Pas-de-Calais qui s’apprête à briguer un nouveau siège parlementaire dans les Vosges en juin.

En septembre 2010, Ch. Pierret annonça sa candidature à la primaire présidentielle socialiste de 2011, se présentant comme un "social démocrate modéré."

En 2012, François Hollande à Saint-Dié ne pouvait ignorer les démêlés judiciaires de l'énarque Christian Pierret auquel il apportait son soutien.


Dans un entretien de mars 2010, Christian Pierret s'est déclaré proche des idées de Dominique Strauss-Kahn mais est alors resté très critique envers ses autres concurrents potentiels, déclarant qu' " il faut arrêter les petites formules comme le fait François Hollande ou ânonner des vieilles idées comme Martine Aubry ". Après s'être déclaré " réservé " quant à la candidature de Sa Cynique Majesté Royal (qui a, selon lui, " avancé sans ligne claire en 2007 "), cet élu franc-maçon a estimé que ses quatre principaux concurrents potentiels (Strauss-Kahn, Aubry, Royal et Hollande) étaient en train de " confisquer les primaires ".


Il lui manqua cependant quelques parrainages de maires de villes socialistes de plus de 10 000 habitants, ce qui ne lui permit pas de se porter candidat à la primaire. Raison officielle.


" C’est un saumon qui a su remonter tous les courants ", raille un bon connaisseur de l’homme, selon le dévoué Républicain Lorrain. Il reconnaît à ce maire actif une grande intelligence mais aussi son opportunisme, voire un aspect " un peu mégalo ". Poursuivi par la justice à plusieurs reprises (on parle de coups bas politiques, selon le quotidien régional), Christian Pierret a toujours été blanchi. Mais l’homme peut déplaire. Son rival local, le député UMP Gérard Cherpion se refuse ainsi à dire le fond de sa pensée le concernant… Mais c'est le Républicain Lorrain, propriété du Crédit Mutuel-CIC (dont EBRA, pour la presse régionale: Est républicain, Le Progrès, l'Alsace...), qui, en militant actif, l'affirmait en décembre 2010 et qui assume parfaitement son ridicule aujourd'hui... 
Puisqu'on vous dit que la presse est toute dédiée à la droite !

vendredi 6 janvier 2012

Législatives: Jack Lang, de la place des Vosges aux Vosges

Jack Lang, le bobo socialo, ouvre son parachute à Saint-Dié (Vosges)


Jack Lang, député en passant par la Lorraine avec ses gros sabots

Aux élections législatives, le parachutiste socialiste se fera larguer dans la deuxième circonscription des Vosges, à Saint-Dié, c'est-à-dire saint Didier (ou Dieudonné en ancien français), a fait savoir le PS. Or, dans la mémoire traditionnelle ancienne, ce saint est associé à une quantité prodigieuse de sources, tel l'esprit jaillissant du septuagénaire.

J. Lang était jusqu'alors en mal de circonscription
Il était en recherche d'un point de chute
Il avait refusé de se soumettre au vote des militants, le 1er décembre à Boulogne-sur-Mer, et il n'avait pas été réinvesti dans le Pas-de-Calais. Il avait toutefois indiqué qu'il serait "candidat aux législatives l'année prochaine". "Je ferai connaître en janvier la circonscription où je me présenterai", avait-il déclaré le 26 décembre.

Le Conseil régional de Lorraine est dans l'opposition. Il est tenu par Jean-Pierre Masseret (PS)

En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.




Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée vilaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.


Depuis mi-décembre, des rumeurs avaient annoncé l'arrivée de l'ancien ministre de la culture dans les Vosges, département où il est né il y a 72 ans. Il briguera le siège de l'UMP Gérard Cherpion (né en 1948 à ... Dombasle !)
Madame Royal aussi est originaire de Lorraine, mais elle a choisi de faire le siège de La Rochelle, ville longtemps occupée par les Anglais boutés hors de France par Jeanne d'Arc... et de La Rochelle à la suite du siège de La Rochelle par Louis XIII et Richelieu (1627-1628).
Pourtant, les Vosges auraient pu la recueillir, puisque son lieutenant-colonel de père adoré (!), Jacques Royal, fut adjoint au maire de Chamagne (Vosges), où la famille s'établit en 1963. Evidemment, le meilleur point de chute eût encore été la Martinique...

Lang cherche des voix du côté de Domrémy

C'est le lieu de naissance de Jeanne d'Arc en 1412, terre de miracles, là où où elle entendit des voix
Il pourrait aussi se faire un jour inhumer à Saint Dié, auprès de Jules Ferry (1832-1893), avocat et ancien ministre de l'Instruction publique (et des Beaux-Arts, 1879-1883), né et enterré à Saint-Dié.
Mais aussi de Christian Didier, assassin de René Bousquet, collaborateur du régime de Vichy qui apporta son concours financier au candidat François Mitterrand contre Valéry Giscard d'Estaing. En 1981, après la victoire du socialiste à la présidentielle, René Bousquet se rendra à l'Élysée " pour parler politique " et du bon vieux temps. Mais en 1989, l'association des Fils et filles de déportés juifs de France de Serge Klarsfeld, la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes et la Ligue des droits de l'homme, déposèrent plainte contre René Bousquet pour crimes contre l'humanité dans le cadre du dossier de la déportation de 194 enfants de six départements du sud de la France. Il fut inculpé en 1991, mais l'instruction n'était pas achevée lorsqu'il fut assassiné de cinq balles par Christian Didier, le 8 juin 1993. Didier fut notamment défendu par Arnaud Montebourg, avocat commis d'office, condamné à dix ans de prison et libéré au bout de cinq.

L'intéressé n'a pas encore confirmé...
"Jack Lang sera candidat à Saint-Dié", a indiqué la Rue de Solférino vendredi soir.
Une conférence de presse du maire de Saint-Dié, Christian Pierret (1946), est prévue samedi pour officialiser cette annonce.

Mardi, le premier secrétaire fédéral du PS des Pyrénées-Atlantiques avait d'ailleurs jugé "inopportun et inutile" le gel par le parti de la 5ème circonscription, où une candidate a déjà été désignée par les militants, et avait espéré qu'il n'était "pas prévu de la réserver à Jack Lang".

L'indésirable furet socialiste
D'autres rumeurs avaient aussi bien annoncé ses apparitions en Haute-Garonne, dans la Somme, dans l'Aisne, ou dans les Pyrénées-Atlantiques.
Dans son tour de France électoral, l'ancien ministre de François Mitterrand a été député de 1986 à 2000 dans le Loir-et-Cher, puis depuis 2002 dans le Pas-de-Calais, le temps d'une législature.
L'actuel député de la deuxième circonscription des Vosges, Gérard Cherpion (UMP), avait été réélu en 2007 au deuxième tour avec 54,99% des suffrages exprimés, contre le franc-maçon Christian Pierret. Ce dernier, le 25 septembre 2010, avait annoncé sa candidature à la primaire socialiste de 2011. Les père et grand-père de Lang, Roger et Albert, étaient eux-mêmes francs-maçons à Nancy.

mercredi 24 novembre 2010

Aubry, DSK et Royal court-circuitent les primaires

Ils désigneront entre eux une candidature en 2012

Connivence et mépris

Martine Aubry a assuré mercredi que le pacte de non-agression tenait bon entre elle, Dominique Strauss-Kahn et Désirdavenir Royal et qu'ils décideraient ensemble d'une seule candidature à la primaire présidentielle.
Sur France 2, le premier secrétaire du PS a même précisé les dates de cette mascarade inédite, que plusieurs "présidentiables" souhaitent voir avancée.
"Au printemps nous aurons le projet des socialistes. En juin (...) nous aurons des candidatures et à l'automne - c'est cela notre calendrier - nous demanderons aux Français à nous aider à choisir notre candidat", a défendu la maire de Lille.
« Priée », selon les termes de l'agence Reuters (!), de dire si sa candidature éventuelle est toujours liée à la décision de Dominique Strauss-Kahn, l'actuel directeur général du FMI (Fonds monétaire international), elle a répondu implicitement (selon les termes de l'agence Reuters) par l'affirmative.

La Ch'tite Aubry s'est justifiée de son court-circuitage méprisant des petits candidats
La maire de Lille confirme la teneur de l'article de PaSiDupes (lien: Désirdavenir Royal cherche à s'infiltrer entre DSK et Aubry )
"Nous avons déjà dit que nous réfléchissons ensemble. Ségolène (Royal) a dit qu'elle souhaitait aussi réfléchir avec nous et donc nous proposerons une candidature véritablement ensemble, c'est-à-dire pas l'un contre l'autre ou l'une contre l'autre", a-t-elle expliqué, en sa qualité de premier secrétaire du PS.
"On a tiré toutes les leçons du passé : les leçons de la division, de l'absence de travail et d'une responsabilité qui n'a peut-être pas été suffisamment grande", a-t-elle admis.
Pas plus que la battue de la présidentielle 2007, elle ne penserait donc à sa pomme: c'est ce qu'elle assure. "Nous pensons d'abord aux Français. [sic] Nous préparons notre projet pour montrer qu'une autre France est possible". Tout est en effet possible.
Lien PaSiDupes: PS, le simulacre des primaires

Les seconds rôles tenus pour quantités négligeables
Seuls deux élus socialistes ont fait pour l'instant acte de candidature officielle aux primaires : Manuel Valls et Arnaud Montebourg.

Des vélléitaires ?
Hamon, Hollande, Bianco, Moscovici et Mezrag.
Ancien partisan de Sa Cynique Majesté Royal, Hacène Mezrag, 34 ans, assure avoir le soutien d'élu locaux et se construit une légitimité en mettant en avant dans la presse lilloise ses études à la London Business School, sa qualité “ de membre de l'association des Amis de Rochdale [club de foot]”, ou sa casquette de “ représentant des parents d'élèves à la caisse des écoles ”.
Convaincu que l’alliance Aubry-Royal est d’abord destinée à lui faire barrage, Hollande a ironisé sur les pactes : "Ça vaut pour ceux qui les signent, éventuellement les respectent, ça ne vaut pas pour ceux qui n’en sont pas."

Ceux que la presse précipite aux oubliettes
Christian Pierret, ancien ministre et maire de Saint-Dié (Vosges), s'est déclaré le 25 septembre ;
Daniel Le Scornet, ancien responsable mutualiste, est candidat depuis le 5 octobre.
Mais les media font le ménage: ils sont souvent pour la proportionnelle, mais éliminent les petits candidats...

DSK doit rester seul
Dans le cas où Dominique Strauss-Kahn se présenterait, Martine Aubry et l'amère Royal se coucheraient. Il est probable que dans ce cas, seuls Manuel Valls et Arnaud Montebourg maintiendraient leurs candidatures. Ca serait alors des primaires entre hommes.
Lien PaSiDupes: Primaires, les cinq pas de la danse des cocus

samedi 20 novembre 2010

Primaires du PS: Nono Montebourg se dévoile

Rénovateur du PS depuis deux ans , Montebourg entend toujours transformer son parti

'Transformer 3' arrive au PS

Transformers est une science-fiction américaine. Le dernier épisode de cette trilogie est prévu pour le 1er juillet 2011.
De mystérieux robots d'origine extra-terrestre, capables de se transformer en véhicules (électriques: Bumblebee ou Mia ?) et objets de manufacture humaine, attaquent les systèmes de défense de l'armée américaine la démocratie française.
Avec l'aide de robots, les Autobots dirigés par Optimus Prime, il s'agit d'empêcher les redoutables Decepticons (strauss-kahniens) dirigés par Mégatron (DSK) de s'emparer du cube (l'Elysée) qui leur permettra de dominer la planète.

Optimus Prime
Or, Arnaud Montebourg, 48 ans (lien PaSiDupes) et en crise de la cinquantaine précoce, le député socialiste officialise samedi dans son fief de Frangy-en-Bresse son union avec la journaliste Audrey Pulvar de i-télé sa candidature aux primaires socialistes. En se mettant sur les rangs, l'ex-époux divorcé de la fille du comte Antoine de Labriffe le secrétaire national du PS à la Rénovation a l'ambition de faire son petit G1 rue de Solférino et de "transformer le système économique et socialiste".
Lien PaSiDupes sur la rupture du contrat avec la petite-fille de Jacques de Lacretelle

Visiblement au stade des intentions et des déclarations, le candidat à la candidature se dévoile peu.
Le recalé au concours de l'ENA a déclaré vendredi: "La gauche en France est attendue sur sa capacité à tracer un autre chemin, elle doit parler aux Français et à la société, le moment est venu de dire qu'il y a un autre chemin, d'autres réformes possibles".
Lien PaSiDupes: Aubry ne convainc pas Nono
Lien PaSiDupes: Montebourg demandait la révocation de Frédéric Mitterrand

Critique du PS, il promet de faire mieux ou moins pire.
"Le PS a fait des propositions, ce sont de bonnes propositions, mais elles sont souvent gestionnaires du système, alors que MOI JE me propose de le transformer", a affirmé le "jeune lion", se voulant porteur d'une "transformation exigeante et audacieuse".
Lien PaSiDupes: MOI Je - selon les méchantes langues - ne serait pas un député assidu...

Nono-le-petit robot n'a pas la marche arrière
A la question de savoir s'il retirerait sa candidature si Dominique Strauss-Kahn (ci-contre à droite) se présentait aux primaires, Nono-le-petit-robot (ci-contre à gauche) a répondu au journal de 20h de France 2 vendredi soir: "Je ne me présente pas contre les autres. Je suis porteur d'un certain nombre de propositions qui sont le résultat d'expériences de terrain, d'explorations, de rencontres".

Vous irez jusqu'au bout ?
"Si le bout,

c'est la victoire, je suis candidat à la victoire", a bravement éludé Nono-le-petit robot (ci-dessus à gauche), député (ric-rac) de Saône-et-Loire.

Reuters fait de l'à-peu-près

Optimus Prime n'est pas le « seul défaut » du PS
Bien qu'ils s'y soient mis à deux, Jean-Baptiste Vey, édité par Alexandre Boksenbaum-Granier, la dépêche de l'agence de presse fait erreur en affirmant « L'élu de Saône-et-Loire est après le député-maire d'Evry Manuel Valls le deuxième candidat déclaré à l'investiture. »
Pour être exact et sérieux, il fallait en effet respecter toutes les candidatures, car le député socialiste Nono Montebourde (ci-contre) n'est que le troisième candidat déclaré aux primaires socialistes "après le député-maire d'Evry Manuel Valls" (Sam Witwicky incarné par Shia Saide LaBeouf dans Transformers et étoile montante du cinéma socialiste), Christian Pierret, ancien ministre et maire de Saint-Dié (Vosges), déclaré le 25 septembre et Daniel Le Scornet, ancien responsable mutualiste (Mutuelles de France), candidat depuis le 5 octobre... Il s'est déclaré candidat aux primaires en octobre dernier, dans une vidéo mémorable postée sur YouTube. Une vidéo qui n'avait pas été vue moins de ...1.800 fois, dès la première journée. Mais soit Reuters n'en a pas entendu parler, ce qui serait embarrassant, soit cette agence partisane fait d'autorité le tri entre les candidats, ce qui serait grave. Ils sont en effet dix, mais elle a déjà dépouillé les votes des militants avant même l'ouverture des primaires...

Une dernière pour la route...
Le postulant n°3 des primaires est animateur d'un courant du Parti socialiste intitulé Rénover Maintenant (sic !), créé le 10 décembre ...2005 !

samedi 25 septembre 2010

Christian Pierret, candidat de plus aux primaires socialistes

La liste commence à se faire longue

Christian Pierret s'est déclaré candidat à l'investiture socialiste pour 2012
Dans une émission de sa télévision locale de Saint-Dié (Vosges), Déodat TV, reprise par le quotidien régional Vosges-Matin , cet ex-secrétaire d'Etat, puis ministre délégué à l'Industrie sous le gouvernement Jospin (1997-2002), a expliqué dans une déclaration à la télévision locale de sa ville sur internet, Déodat TV, reprise par le quotidien régional: «Je serai un candidat social démocrate modéré».

Le maire de Saint-Dié indique notamment vouloir faire entendre sa voix sur les thèmes de l'énergie ou sur «une vision économique axée sur l'innovation».
La primaire socialiste est prévue à l'automne 2011 et il aurait 66 ans en 2012.

Le Lorrain
n'a pas peur de la foule


Qui sont ses rivaux et quelles étaient les estimations de leurs chances début juin 2010 ?

1- Martine Aubry (35%)
2- Dominique Strauss-Kahn (30%)
3- Ségolène Royal (19%)
4- François Hollande (10%)
5-Manuel Valls (5%)
6-Pierre Moscovici (1%)
7-Laurent Fabius (0%)
et Pierret est encore non classé, mais plus on est de fous, mieux on est !


Son parcours

Né en 1946 d'un père directeur de société (ingénieur des Arts et Métiers et de l’École navale), Christian Pierret qui a profité du milieu privilégié d'une famille bourgeoise catholique, est lui-même sorti de l'ENA. D'abord au côté de Jacques Delors, père de Martine Aubry, il est ensuite responsable du CERES (animé par Jean-Pierre Chevènement, en particulier) qui permet à François Mitterrand d’accéder aux responsabilités de Premier secrétaire PS au Congrès d’Epinay en 1979. En 1982, il se rallie à Pierre Mauroy et à Laurent Fabius. Il ne cache pas son appartenance à la franc-maçonnerie dans la Grande Loge nationale française.

Ses casseroles
Depuis la fin des années 1980, Christian Pierret a fait l'objet de plusieurs procédures pour lesquelles les jugements rendus ont levés les accusations dont il faisait l'objet, lui accordant 5 non-lieux et 3 relaxes (affaire des pompiers de Saint-Dié, détournement de fonds publics dans l'affaire de l'ARDIES et corruption et complicité d'abus de biens sociaux dans l'affaire concernant l'emploi de collaborateurs par la Lyonnaise des Eaux).

mardi 6 février 2007

PS- Encore un procès pour corruption et détournement de fonds

PS, ou l'art de ne pas respecter les lois de la République.
Etre social, ou le devenir, le temps de la campagne? Le traitement social du travailleur par les socialistes, ça consiste en quoi?

De Marie-sEGOlène Royal (*) à Christian Pierret, en passant par J.-P. Huchon (prise illégale d'intérêt), les élus socialistes ont du mal à payer leurs collaborateurs et qu’il s’agisse de CPE, de CNE ou de CDD, rien ne trouve grâce à leurs yeux : il importe avant tout de ne jamais rien payer, ni personne !

Cette fois, c’est Christian Pierret (lien Wikipedia), âgé de 60 ans,
- propulsé en politique par Jacques Delors,
- franc-maçon (Grande Loge nationale française),
- maire socialiste de Saint-Dié (Vosges) depuis 1989 ,
- député jusqu’en 1993, lorsqu’il est mis en cause dans l’affaire du Comptoir des inventions pour l’automobile (CIPA) [il devint alors vice-président du groupe hôtelier …Accor -'parachute doré, ou non?], puis de 1997 à 2002, et
- ancien secrétaire d'Etat à l'Industrie du gouvernement Jospin.
Le comble, c’est qu’il fut affecté au ministère de l’Économie de 1972 à 1976, puis à la … Cour des comptes de 1976 à 1978 ! Autrement dit, il s'est laissé abuser...

Il comparaît à partir du 5 février devant le tribunal correctionnel de Nancy pour corruption, détournement de fonds publics et complicité d'abus de biens sociaux. Il est reproché à l'élu d'avoir fait rémunérer des proches collaborateurs par une association para-municipale ou par la Sogest, une filiale de la Lyonnaise des eaux (groupe Suez) qui aurait obtenu en contrepartie la gestion de l'eau dans la commune. Les délits reprochés à Christian Pierret sont passibles d'une peine maximale de 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende assortie ou non d'une période d'inéligibilité. Le procès doit durer entre trois et cinq jours.
Olivier Stasse, l'ancien directeur de la Sogest, est également renvoyé devant le tribunal pour corruption et abus de biens sociaux ainsi que six cadres ou anciens cadres de la ville de Saint-Dié poursuivis pour recel de détournement de fonds ou d'abus de biens sociaux.
Si les faits ont été révélés en 2001, ils datent pour les plus anciens de 1988, soit un an avant que Christian Pierret, alors député des Vosges, conquière la mairie de Saint-Dié. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que ça a duré comme ça jusqu’au cours des années 90. "Nous contestons les faits qui nous sont reprochés qui sont, de surcroît, largement prescrits", a déclaré à Reuters Me Gilles-Jean Portejoie, avocat de l'élu socialiste.
La Sogest aurait escompté sur la victoire de Pierret en embauchant durant neuf mois son attaché parlementaire et directeur de campagne, Jacky Homel. Celui-ci devenu directeur de cabinet du nouveau maire, elle aurait salarié durant seize mois son successeur auprès du député.
Plusieurs collaborateurs de Christian Pierret ont encore été rémunérés, jusqu'au milieu des années 1990, par l'Agence régionale de développement industriel, économique et social (Ardies), une association (ça peut servir à ça...) qui gérait le contrat de ville financé par des fonds nationaux, régionaux et européens.
Quatre mois après la victoire de Christian Pierret aux municipales, la ville de Saint-Dié avait concédé à la Sogest la distribution et l'assainissement de l'eau… S'il n'y a pas collusion socialiste avec le grand capital, c'est quoi? La Lyonnaise des eaux deviendra dès lors un important mécène de la ville, versant, selon l'enquête, près de 1,4 million d'euros, de 1990 à 2002, à diverses associations, dont l'Ardies. "Tout ce qui a été fait l'a été dans l'intérêt des Déodatiens", ironise Me Portejoie, vraiment impartial … et quelque peu subjectif…

L'avocat rappelle finement que … quatre procédures pénales ont déjà visé Christian Pierret depuis son élection comme maire [c’est-à-dire en quelque 18 ans, tous les 4 ans environ] et que "toutes se sont terminées par une relaxe, un non-lieu ou un classement sans suite". Ce qui prouve quoi ? Certainement pas que le présumé innocent n’est pas un habitué des tribunaux !
Il déclare pourtant : "Je suis un peu meurtri [sic! et sob!] de me retrouver ici, alors que pour la ville, c'était extraordinaire", a déclaré l'élu, au premier jour d'un procès qui prendra fin mercredi.

Pour plus de précisions, LIRE l’article de boursier.com, vous ne serez pas déçu d’apprendre entre autres choses que « L'ancien sous-préfet à Saint-Dié, Gérard Lemoine, est venu témoigner de la note qu'il avait adressée au préfet en 1992 pour s'étonner que l'Ardies rémunère l'assistant parlementaire et le directeur de la communication du maire.
Une note classée sans suite après que le ministre de l'Intérieur socialiste de l'époque, Paul Quilès, a-t-il soutenu, eut demandé au préfet de faire preuve de "plus de souplesse" vis-à-vis du maire de Saint-Dié.
»

[* Marie-sEGOlène Royal, ministre socialiste déléguée aux enseignements scolaires dans le gouvernement de M. Lionel Jospin, a été condamnée le 15 février 1999 à régler à son ancienne assistante parlementaire et à deux secrétaires des compléments de salaires, pour les avoir employées sans les rémunérer pendant sa campagne législative du printemps 1997 dans sa circonscription du département des Deux-Sèvres. La ministre a déclaré être "soulagée" par cette décision de justice la concernant. Réaction ‘sociale’…
En mars 2001 la même Marie-sEGOlène Royal, ministre socialiste déléguée à la famille, a été déboutée de la plainte en diffamation qu'elle avait déposée contre son ancienne assistante !
En mai 2003 Dame Royal, députée socialiste des Deux-Sèvres, a bénéficié d'un non-lieu pour l'accusation de "recours au travail clandestin". Les faits remontent aux législatives de 1997, suite à la dissolution de l'Assemblée. Sa Gracieuse et Très Sociale Majesté avait alors liœncié ses collaboratrices. Mais celles-ci étaient restées à son service. La ministre ayant refusé de régler leurs salaires de mai, juin et juillet, trois des quatre anciennes collaboratriœs ont alors attaqué leur patronne aux prud'hommes de Niort en déœmbre 1998, qui ont condamné l’employeur Royal au paiement de salaires pour le temps de la campagne électorale. Elles ont ensuite porté plainte au pénal pour obtenir une mise en examen de l'ex-ministre, pour recours au travail clandestin. La juge d'instruction de Poitiers (Poitou-Charentes…) a rendu un non-lieu, estimant qu'«aucune charge sérieuse» ne pèse contre Ségolène Royal de s'être intentionnellement soustraite à ses obligations»."
Libération, 3 mai 2003, p. 14
]
La future candidate socialiste était alors présumée innocente!… Elle était déjà patronne de la Région, mais ça n'a rien à voir.