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dimanche 24 février 2019

Un acteur vole la vedette à Macron en s'engageant pour les agriculteurs en détresse

L'acteur Guillaume Canet a annoncé son engagement pour les agriculteurs en détresse

L'acteur n'est resté ni 12, ni 15 heures, au Mondial de l'Agriculture, mais il a pris un engagement
L'acteur Guillaume Canet s'engage pour les agriculteurs en détresse
Il n'est pas chef de l'Etat, mais il n'attend pas que le secteur s'auto-régule naturellement. Présent au Salon de l'Agriculture avec son ami Edouard Bergeon, qui a réalisé le film "Au nom de la terre", Guillaume Canet est revenu sur la détresse du monde agricole au micro de Public Sénat.
 “Ca fait pas rêver”, a osé commenter une internaute...

"Au nom de la terre" retrace la vie du père d'Edouard Bergeon, le réalisateur. Un monde que l'acteur - qui est bon cavalier - connait bien. "J'ai grandi à la campagne parmi les chevaux avec un père qui a fait de l'élevage et avec des agriculteurs, mais j'ai découvert une triste réalité qui fait que, un jour sur deux, un agriculteur se suicide en France. Et c'est un chiffre assez insupportable...", raconte Guillaume Canet. Pour le coup, ça ne fait pas rêver...

Il est allé à la rencontre de plusieurs agriculteurs en France avec l'association Solidarité Paysans, 
mouvement de lutte contre l'exclusion en milieu rural, explique ensuite le comédien. Cette association nationale fédère des structures départementales et régionales.

Il dénonce aujourd'hui la "non-assistance à personne en danger" du pouvoir et attend des mesures concrètes pour le monde agricole. "Ça fait très très longtemps qu'on attend l'action des politiques", assure-t-il.

mardi 26 mai 2015

Le parti-pris d'un film sur les "skinheads": pourquoi pas sur les "black blocs" ?

"Un Français", titre stigmatisant l'ensemble 

Un succès de scandale assure déjà sa pub

D'après un billet d'humeur posté sur son blog, le réalisateur français Patrick Asté - Diastème pour nom de scène - s'interroge et s'inquiète sur un début de boycottage de son nouveau film "Un Français" dont la sortie est prévue pour le 10 juin. 
Les producteurs accusent les critiques de subodorer la provocation irresponsable d'un film bobo insultant la nation et les français financé par les contribuables. Or, les éléments disponibles avant sa sortie publique suffisent à alarmer les professionnels eu-mêmes. Le film polémique fait en effet peur aux exploitants de cinéma. C'est un "bad buzz" que redoutent tous les producteurs de cinéma. L'objectif est-il de provoquer des remous exploitables à la rentrée et pendant la campagne des régionales?
Allociné, à lui seul, donne le ton général de cette bleuette : "Avec ses copains (…), Marco cogne les Arabes et colle les affiches de l’extrême droite. Jusqu’au moment où il sent que, malgré lui, toute cette haine l’abandonne. Mais comment se débarrasser de la violence, de la colère, de la bêtise qu’on a en soi ? C’est le parcours d’un salaud qui va tenter de devenir quelqu’un de bien". Nul doute que les éloges de la critique bien pensante seront au rendez vous. Bientôt récompensé d'Ours d'or au prochain festival de Berlin?
Depuis ce matin, Radio France prend sa défense et pour la bonne cause: "c'est un film France Info", clame la chaîne publique d'info en continu. Ce long métrage est en fait coproduit par France 3 et par Mars Films, préacheté par Canal + et Orange Cinéma Séries, proches du pouvoir socialiste, soutenu par le Centre national du cinéma (CNC), les SOFICA (Société pour le financement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle) Cinémage et Soficinéma… Or, les Sofica financent des œuvres cinématographiques ou audiovisuelles agréées par le ministère français de la Culture, occupé par Fleur Pellerin qui les accumule......

Un coup tordu

Sur le papier, ce film s'annonce comme un "American History X" (1998) à la française, car l'histoire suit l'évolution sociale et psychologique d'un skinhead d'extrême-droite sur trois décennies. Problème : "les 50 avant-premières du film qui devaient avoir lieu dans 50 villes de France le mardi 2 juin sont annulées", selon l'une des productrices - anonyme- du film citée sur le blog du réalisateur.

Ce film de rédemption à petit budget subirait aussi les annulations des salles qui comptaient le diffuser en juin. 
D'où les sueurs froides du réalisateur qui confie sur son blog son désarroi : "Cela veut dire que si les choses restent en l’état, le film est quasiment mort-né, il ne fera pas d’entrées dans les salles, alors qu’on n’arrête pas de me dire, depuis que les premières projections ont eu lieu, que c’est un film "important", un film "nécessaire", un film "que les gens doivent aller voir", "surtout ici et maintenant", un film avec "un sujet que personne n’a jamais traité", un film avec une "actualité" et un "engagement".
C’est "un sujet grave et d’autant plus brûlant que les questionnements identitaires et les problématiques liées aux violences 'communautaires' sont depuis plusieurs mois au centre de l’actualité qui électrise le pays," oppose un critique d’Ecran large.

Un Français ordinaire ?
Le réalisateur a expliqué ses motivations dans un récent entretien. On y apprend que la mort du militant antifa (antifasciste) Clément Méric - lui-même militant d'extrême gauche -fut l’une de ses sources d’inspiration. Il est également question de la noyade dans la Seine du marocain Brahim Bouarram en 1995, en marge du défilé du 1er mai organisé par le Front National. Par ailleurs, Patrick Asté affirme rappeler, je cite : "Ce que la presse semble occulter : le Front National est un parti qui a du sang sur les mains. (…) Ce parti a été créé par des nazis français; on ne peut pas le traiter comme les autres partis. (…).".

Les exploitants auraient peur des réactions du public dans un contexte national tendu. En prenant le risque d'attiser les colères des skinheads et des antifa de Paris, le ministère de la Culture joue quant à lui, avec le feu, les violences urbaines et la paix sociale: de quoi agiter les extrêmes à point nommé, celui des élections.
Plus de 4 mois après les attentats de Charlie Hebdo, le metteur en scène pose aussi la question : "Mais dans quel pays est-ce qu’on vit ? Sans déconner?".


samedi 8 novembre 2014

Education nationale: polémique sur un film "pédagogique" sur l'homosexualité diffusé dans les lycées et collèges

L'Education nationale ne respecte pas toutes les sensibilités

Le gouvernement fait la promotion de l'homosexualité dans les collèges et les lycées



Le réalisateur préfère "s'en amuser", selon Europe 1. "Gay-friendly", Benjamin Parent raconta une "histoire familiale" personnelle dans  une première version du scénario, quand son père steward avait fait son coming-out. "Les enfants sentent qu'il y a quelque chose qui va pas", indique-t-il.

L
'initiative "pédagogique" de la gauche progressiste présente les hétérosexuels comme des ringards
, voire des pervers, mais un collectif s'en indigne et veut interdire la diffusion dans les lycées de "Ce n'est pas un film de cowboys", clin d'oeil trouble à l'oeuvre de Magritte "Ceci n'est pas une pipe". 
Après Tomboy, un film de cow-boys. La gauche réformatrice de la société trace sa route, comme après le Pacs, le mariage homosexuel. A chaque rentrée sa polémique et son film anti-genre, donc. 
Après avoir tenté début 2014 d'empêcher la diffusion sur Arte du film Tomboy - l'histoire d'une fillette de 10 ans qui se fait passer pour un garçon - la "droite traditionaliste et religieuse" informe l'opinion de ce qui se passe dans les collèges et les lycées, à leur insu. Le court-métrage "Ce n'est pas un film de cowboys" du réalisateur Benjamin Parent, en effet, ce n'est pas un western, et cette fois, c'est  diffusé dans les établissements scolaires. A défaut de la PEEP, la présidente de la "Manif pour tous Loire-Atlantique" a donc adressé il y a deux mois un courrier à 1048 directeurs/trices d’établissement leur demandant de ne pas évoquer de sujets liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Ce court-métrage cru, co-produit par le CNC (Centre National du Cinéma, présidé par la socialiste Frédérique Bredin), établissement public dont les missions principales sont de réglementer, soutenir et promouvoir l'économie du cinéma en France et à l'étranger grâce à la levée de l'impôt au corps défendant de nombre de contribuables, et Canal+, récompensé dans plusieurs festivals (notamment le Festival de Cannes 2012, présidé par l'homme d'affaires Pierre Lescure, fils de journaliste au quotidien communiste L'Humanité, mais ex-Pdg du groupe ...Canal+ de 1994-2002), et sélectionné pour un César 2013, après "J'aurais pu être une pute (de Baya Kasmi) en 2012, raconte l'histoire de quatre adolescents qui discutent entre eux du film Le Secret de Brokeback Mountain qu'ils ont vu la veille à la télévision.

L'occasion d'échanger autour de l'homosexualité - dans les toilettes plutôt qu'à la cafétéria - et surtout d'aborder le sujet qui tient tant à coeur à la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem: la théorie du genre, l'égalité entre les sexes ou encore de la tolérance au collège et au lycée. Vincent, un lascar ému comme une femmelette, a été perturbé par le film. À la récréation, il s'ouvre de son trouble en racontant à Moussa, son camarade de classe, ce film vu la veille. De l’autre côté du mur, dans les toilettes des filles, Jessica, elle aussi marquée par ce film, questionne son amie Nadia sur son père homosexuel.

VISIONNER
le "teaser" de "Ce n'est pas un film de Cow-boys" :


"Rien de pédagogique", estiment les  partisans de l'hétérosexualité. 
Le 25 septembre dernier, la section Loire-Atlantique de la Manif pour tous et le collectif Vigi-Gender ont envoyé un courrier aux responsables des lycées pour demander le retrait pur et simple du film de la programmation. Dans cette lettre, les deux mouvements vigilants pourfendent "un militantisme qui n'a pas sa place dans un établissement scolaire" et dénoncent un film prosélyte "primé au festival du film gay et lesbien de Saint-Etienne" qui "ne traite pas d'égalité garçon-fille (et) n'a rien à faire dans un parcours pédagogique".

Les projections maintenues

"Si offrir des espaces de parole aux jeunes relève du militantisme, alors oui, nous sommes militants ! ", admet Sylvie Clebecq, la responsable du Festival du film de l''éducation en Pays-de-La Loire. Le court-métrage sera projeté, comme prévu, à Nantes, Saint-Nazaire et au Mans entre les 17 et 28 novembre. Mais le réalisateur comme les organisateurs du festival veulent à tout prix éviter des débordements, le jour de la projection du court-métrage, assure-t-on du côté militant.
Offensive de la mairie de Paris?
La capitale fait aussi de la pédagogie...

(bientôt en régions !)


Les parents n'auraient plus aucun droit de regard ?

Pub Orangina:
ceci n'est pas un puma gay
"Les enseignants n’ont pas à être sous surveillance, estime William Marois, le Recteur de l’académie de Nantes. Ils enseignent les principes de la République, loin des fantasmes développés dans ce courrier par quelques groupes." 
Même position du côté de Thierry Chouquet, le principal du collège Salvador-Allende (tout un programme!) à Rezé (PS), qui se dit "assez mécontent" d’avoir reçu un tel courrier. "On a le sentiment d’être sous une éventuelle surveillance en dehors de tout cadre légal. On a l’impression qu’il se passera quelque chose si ces organisations estimaient qu’on ne fait pas notre travail. Je serais bien incapable d’enseigner la théorie du genre et je pense que les enseignants de nos établissements, pour eux c’est quelque chose qui n’existe pas." Circulez, il n'y a rien à voir ? 

Dans le département de Seine-et-Marne, où le court-métrage est mis à la disposition des profs, l'accueil réservé au film a été chaleureux. "J'ai eu un rendez-vous il y a trois semaines à Chelles, avec une quarantaine d'enseignants pour leur donner des clefs de lecture et engager des thèmes de discussion, ça s'est très bien passé", se félicite le réalisateur Benjamin Parent, alors que les autorités rectorales cautionnent ainsi la formation des professeurs par des militants et des artistes. 
Les parents comprendront-ils que la réforme des rythmes scolaires vise à remettre les clés aux associations partisanes et à déléguer l'éducation des enfants à des intervenants échappant à tout contrôle.
Vous avez dit "complot" ?

"Ils n'ont même pas vu le film !" prétend Benjamin Parent qui, avec mépris,  dit aux uns qu'il est "fier de devenir la cible de la Manif pour tous" avec "qui il ne parlera définitivement jamais la même langue", et aux autres qu'il en a été "presque amusé". "En 24 heures, il a été visionné par 6.000 internautes, se félicite par ailleurs ce réalisateur, et pas un seul visiteur ne serait un opposant !
"Dès lors qu'il a été primé dans un festival LGBT, ils voient ça comme un outil de propagande", polémique le cinéaste. "Quand j'ai eu connaissance de l'existence de cette lettre, j'ai d'abord trouvé ça risible, ensuite, je dois reconnaître que ça m'a inquiété, c'est révélateur d'une montée de l'obscurantisme en France", lance Sylvie Clebecq, qui trouve le court-métrage "bourré d'humour et de tendresse". Mais la dame est la responsable du ...Festival du film de l'éducation en Pays-de-La Loire, faut-il le rappeler.
La Manif pour tous, "meilleur attaché de presse du cinéma français", ironise le site socialiste Slate, pour qui s'est un "formidable" court-métrage (12mn) "qui parle d'homosexualité, d'homophobie, de virilité, de tolérance avec une intelligence rare. Forcément, ça ne pouvait que déplaire aux membres de la Manif pour tous..."  

"Nous nous battons pour que les sexes homme-femme et fille-garçon soient respectés en tant que complémentarité, et pas indifférenciés", a déclaré la présidente de la section Loire-Atlantique au micro de France Bleu Loire Océan (à partir de 2’40).
LIRE la lettre envoyée par La Manif pour tous : 

Après les dangers de la masturbation qui rend sourd, l'hostilité à la Manif pour tous qui bloque les synapses.


lundi 23 décembre 2013

Conseil d'Etat: coup de frein au monopole de Canal+ sur la télévision privée

Le Conseil d'État veut brider Canal+, selon l'AFP 

Le tribunal administratif a annulé l
'autorisation drachat de Direct 8 et Direct Star à Canal+ par l'Autorité de la concurrence 


En 2011 et 2013, l'Autorité de la concurrence
a remis en cause cette fusion:
  le 
groupe Canal+ n'a pas respecté  ses engagements
Les juges ont estimé lundi que le groupe acquiert trop de droits de rediffusion des films français récents en clair.

Cette décision ne prendra effet qu'au 1er juillet 2014 pour que, d'ici là, l'Autorité de concurrence puisse réexaminer l'opération et imposer à Canal+ des contraintes supplémentaires, a expliqué le Conseil. 

Le Conseil d'Etat n'annule pas le rachat 
 en 2012 des deux chaînes Direct 8 et Direct Star par Canal+ auprès du groupe Bolloré en 2012.

Saisie par les rivaux de Canal+, TF1 et M6, la plus haute juridiction administrative a aussi partiellement annulé l'agrément du Conseil supérieur de l'audiovisuel sur cette opération. En 2011, Bolloré, qui détenait Direct 8 et Direct Star, avait en effet conclu un accord pour en apporter 60% à Vivendi, maison-mère de Canal+. En 2012, l'Autorité de la concurrence et le CSA avaient donné leur accord. 


L'Autorité de la concurrence a commis "une erreur d'appréciation", estime le Conseil d'Etat.
Elle a en effet accepté que Canal+ s'engage à ne pas acheter  les droits de diffusion de plus de 20 films français par an, à la fois pour la chaîne cryptée (payante) sur Canal+ et en clair, sur ses nouvelles chaînes gratuites de la TNT, rebaptisées D8 et D17. 

Dénonciation d'un conflit d'intérêts

La manigance aurait pu passer inaperçue, avec la complicité des media, mais pour le Conseil, cet engagement sur 20 films maximum ne suffit pas à éviter un monopole de Canal+ sur les droits de rediffusion des films français récents en clair, sachant que la chaîne (co-)produit des films et négocie les droits en même temps, ce qui lui donne une emprise considérable, explique le Conseil. 

A titre d'exemple de main mise du groupe sur l'industrie du cinéma, Canal+ est maîtresse d'oeuvre du Festival de Cannes. Sans pudeur, le JDD s'était esbaudi sur les scores d'audience de la cérémonie de clôture 2013, les meilleurs depuis 2006. 
Une consolation pour la chaîne après le dérapage dimanche soir sur Twitter, à propos de la Palme d'Or attribuée aux deux rôles principaux de La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche qui remporte la Palme d’or, mais se fait recaler -hors des frontières- à la sélection aux Oscar...


Cette palme pourrait d'ailleurs interpeler également le Conseil d'Etat sur la position dominante de la société Pathé et la dynastie Seydoux...

Non seulement Canal+ peut remporter les droits exclusifs -en payant et en clair- pour 20 films, mais pour les autres,
la chaîne, compte tenu de son rôle dans le financement de la plupart des films français, peut souvent remporter  aussi les droits de diffusion en clair pour les 2ème et 3ème passages télé. Il ne reste aux chaînes rivales que les droits du 1er passage télé.
Ce point particulier des 2ème et 3ème fenêtres de diffusion n'avait pas été couvert par les demandes de l'Autorité de la concurrence en 2012. 
Une autre question serait celle de l'exclusivité des droits de retransmissions accordée à France Télévisions: en soutien d'un service public pléthorique en déficit, plutôt que de faire la chasse au gaspi ?

Le Conseil d'Etat a aussi constaté un vice de forme

La décision de l'Autorité de concurrence aurait dû être adoptée par une formation collégiale et non par son seul président, Bruno LasserreCet ex-président du groupe de travail du Commissariat général au Plan sur " l'Etat et les nouvelles technologies de l'information " (1999-2001) est ...conseiller d'Etat !
C'est encore ce Bruno, énarque et grand manitou du monde des media, de l'Internet et des télécoms, qui a rendu en mars dernier un avis sur les conditions d'entrée de Free sur le marché des mobiles. Le gouvernement socialo-écolo lui avait confié le soin de donner son accord  avis sur l'accord d'itinérance qui a permis à Free d'utiliser le réseau d'Orange. Une décision (collective?) de l'Autorité de la concurrence prévoit que dès 2016, l'opérateur sera privé du réseau d'Orange dans les zones denses.

samedi 15 septembre 2012

Des islamistes manifestent dans le quartier de l'Elysée

Le président Hollande ne leur a pas fait visiter ses jardins ?


Des fanatiques musulmans se sont rassemblés devant l'ambassade américaine à Paris à proximité de l'Elysée pour protester contre le film islamophobe qui a embrasé le monde musulman. Bien que non autorisée, cette manifestation s'est tenue samedi 15 septembre a donné lieu à quelques violences et conduit à 150 interpellations.  Parmi les manifestants, de nombreux hommes, dont certains habillés à la mode salafiste, mais aussi des jeunes vêtus de manière plus européenne, venus car, explique l'un d'eux, Suleimane, 24 ans, ils n'acceptent pas que le "Prophète soit tourné en dérision". 

Spontanéité de l'indignation ?
Selon une source policière, des appels à manifester avaient été repérés dans la journée sur les réseaux sociaux, la plupart avec une "tonalité salafiste". Selon la préfecture de police, un total de 150 personnes ont été interpellées puis conduites dans des commissariats pour vérification d'identité. 
Un ou deux manifestants ont été placés en garde à vue pour outrage et violences sur des fonctionnaires, a ajouté une source judiciaire. Quatre policiers ont été légèrement blessés, a indiqué la police.

Le CFCM appelle à refuser toute exploitation du film

La manifestation, qui a réuni plus de 200 personnes "aux alentours de l'ambassade des Etats-Unis", a expliqué une source policière. Ils "ont été maintenus au niveau des Tuileries" mais "des petits groupes se sont ensuite éclatés", notamment en direction du ministère de l'Intérieur tout proche, adresse de Manuel Valls. D'importantes forces de police y étaient présentes, notamment en raison des Journées du patrimoine. Les manifestations place Beauvau sont rarissimes.

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohamed Moussaoui a déploré cette manifestation et a appelé à "ne pas associer l'ensemble des musulmans de France à des événements marginaux comme celui-ci""Les musulmans doivent user des moyens légaux et justes pour défendre leur religion. Ce message a été relayé par les imams de mosquées lors de la prière du vendredi", a encore dit Mohamed Moussaoui. "La vraie réaction des musulmans de France, c'était vendredi, quand aucun incident n'a été déploré", a-t-il insisté.
Jusqu'alors, aucun incident n'avait été relevé en France en lien avec le petit film video "Innocence of Muslims" (L'Innocence des musulmans) qui décrit l'islam comme un "cancer" et a embrasé nombre de villes dans le monde musulman, faisant au moins onze morts.


"On n'est pas là pour brûler"


Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui s'exprimait sur I-Télé, a découvert et jugé "assez grave" que des salafistes aient "réussi à mobiliser quelques centaines de personnes" à Paris. En début de soirée, une dizaine de personnes dont certains vêtus à la manière des Tablighs, restaient encerclées par les forces de l'ordre près de la place de la Concorde, tandis qu'une autre dizaine attendait qu'ils soient libérés, sans slogan ni banderole. Vers 20 heures, les derniers manifestants ont fait leur prière, encerclés par les forces de l'ordre, avant d'être à leur tour conduits dans un commissariat.
"On est venu pour redorer le blason de Mahomet. On est dans la liberté d'expression, on voulait marcher comme Gandhi. On demande un minimum de respect", a expliqué Abdelnour Karzaï, 23 ans, originaire de banlieue parisienne, évoquant une manifestation "pacifique". Il est venu "jeter un coup d'oeil après avoir vu des infos sur internet""On ne peut pas faire de caricature des grands prophètes", a-t-il fait valoir. "L'ambassade américaine, c'est juste un symbole, on n'est pas là pour la brûler", s'insurge un jeune d'une vingtaine d'années, qui a souhaité conserver l'anonymat.
Eric Chaumont, chargé de recherches au CNRS et spécialiste du droit musulman, avait jugé prévisibles des manifestations en France: "Je ne peux pas prédire si elles seront violentes ou pas. Les leaders religieux ont lancé des appels au calme, ils ne pouvaient pas faire autrement. Mais évidemment, il y a des éléments ni contrôlés ni contrôlables."
120 interpellations en Belgique
Quelque 120 personnes ont été interpellées samedi à Anvers, dans le nord de la Belgique, à l'issue d'une manifestation contre le mauvais petit film islamophobe samedi. Les manifestants lançaient des slogans hostiles aux Etats-Unis et à la gloire du prophète Mahomet, avant que le mouvement ne dégénère en bagarres avec les forces de l'ordre. Les policiers ont alors interpellé une centaine de personnes, qui ont été conduites au poste de police pour des vérifications d'identité, et devraient retrouver la liberté dans la soirée, selon la police.

Un responsable du groupuscule islamiste radical actif en Belgique Sharia4Belgium faisait partie des personnes interpellées, selon la RTBF. Les manifestants avaient répondu, comme à Paris, à des appels lancés vendredi par SMS, qui les incitaient à protester contre le film islamophobe "Innocence of Muslims".

Piqûre de rappel du 11 septembre par des fanatiques musulmans violents

Violences arabes commémoratives du 11 septembre  

Le 11 septembre 2012, l'ambassadeur américain en Libye a été tué dans une attaque à Benghazi

Il était inconvenant de montrer la dépouille
de Ben Laden. 
Quid de celle d'un ambassadeur US ?...


L'ambassadeur des États-Unis en Libye, J. Christopher Stevens, et trois fonctionnaires américains ont été tués mardi soir dans l'attaque du consulat à Benghazi. 


Benghazi est hautement symbolique du "printemps arabe" : elle est en effet le point de départ de l'insurrection dans l'est de la Libye, en février 2011 .

A Benghazi, le 23 octobre 2011, le président du CNT Moustapha Abdeljalil proclame la ' libération ' de la Libye, mettant officiellement fin à la guerre civile qui durait depuis huit mois. Le lendemain, Abdeljalil annonce son souhait que la charia soit à la base de la future législation libyenne, ce qui provoque l'inquiétude gratuite de l'Union européenne et des États-Unis sur le respect des droits de l'homme - et de la femme - en Libye.


Le président des États-Unis Barack Hussein Obama a promis mercredi que justice serait faite après l'attaque de Benghazi qu'il a qualifiée de ..."scandaleuse".


Le ministre des Affaires étrangères français, qui par ailleurs soutient les insurgés syriens manipulés par l'Arabie saoudite, a pourtant fustigé "ces actions absolument inqualifiables." 
On appréciera ainsi au passage la lucidité et la cohérence de Laurent Fabius, qui ne tire aucune conséquence de ces violences de fanatiques arabes:  " Nous avons condamné ces actions absolument inqualifiables, nous voulons dire aux autorités libyennes d'arrêter les coupables et de ne pas permettre ces exactions ", a déclaré le chef de la diplomatie française.

Le film islamophobe "L'innocence des musulmans", tourné aux USA, a été le prétexte à des mouvements violents d'indignation



Au Bangladesh, des manifestants ont brûlé des drapeaux américains et israéliens



De nouveaux affrontements entre protestataires et forces de sécurité  se sont déroulés comme une traînée de poudre dans le monde musulman, où de nombreuses ambassades américaines ont été prises pour cibles après la grande prière hebdomadaire du vendredi. 

C'est le cas au Yémen, en passant par le Bangladesh et jusqu'en Australie.

VOIR et ENTENDRE ce reportage de France 24 (13/9/2012) devant l'ambassade US au Yémen:


Au total, les affrontements qui ont opposé manifestants et force de l'ordre déployées pour défendre les missions américaines ont fait une dizaine de morts  à Khartoum, à Tunis, au Caire et à Tripoli et au Liban. Trois décès ont ainsi été signalés à Khartoum en république islamique du Soudan, deux à Tunis, un au Caire et un au Liban. 

Washington a dépêché des renforts pour assurer la sécurité de ses ambassades.
Deux militaires américains ont en outre été tués dans le sud de l'Afghanistan, lors d'une attaque revendiquée par les taliban, qui affirment avoir agi en représailles à la diffusion du film. 
Lors de la cérémonie organisée sur la base aérienne Andrews, dans l'Etat du Maryland, pour le retour des dépouilles des quatre Américains tués mardi soir dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, Barack Hussein Obama s'est engagé à rester ferme face à la violence.
  "Les Etats-Unis ne se retireront jamais du monde", a assuré le président, qui briguera un nouveau mandat le 6 novembre.

Le président américain a en outre rappelé aux autorités des pays concernés, où le printemps arabe a souvent porté des islamistes au pouvoir, leur "obligation d'assurer la sécurité" des installations et du personnel diplomatiques.
A Tunis, le ministre de la Santé Khalil Zaouia a fait état de deux morts et de 29 blessés, après les affrontements qui ont éclaté aux abords de l'ambassade américaine, où un groupe de manifestants avaient réussi à s'introduire avant d'en être délogé.


USA: "un pays ami"
Le président tunisien, Moncef Marzouki, a condamné "l'attaque de l'ambassade d'un pays ami", qu'il a jugée "inacceptable étant donné ses conséquences sur nos relations" avec Washington.
"Cette attaque entre dans le cadre d'un plan plus large visant à semer la haine entre les gens", a-t-il poursuivi. Les manifestants, pour beaucoup des militants salafistes, ont en outre mis le feu à l'Ecole américaine voisine de l'ambassade, qui était fermée.
A Khartoum (Soudan), les manifestants sont aussi parvenus à pénétrer dans l'ambassade en dépit de l'intervention des agents de sécurité qui ont procédé à des tirs de sommation. La radio soudanaise a fait état de trois morts. L'ambassade allemande a également été prise pour cible.
La photo montre des manifestants qui remplacent un drapeau allemand par un drapeau islamiste.

Au Caire (Egypte), un manifestant a été tué par balles, a-t-on appris de source proche des services de sécurité. Il s'agit du premier décès signalé dans la capitale égyptienne depuis l'assaut lancé mardi soir contre l'ambassade américaine par une foule dénonçant le film.
D'autres manifestations, pacifiques celles-là, ont été organisées à l'appel des Frères musulmans devant les mosquées du au Caire ou place Tahrir, après la grande prière hebdomadaire.
Dans le Sinaï, deux militaires colombiens ont été blessés dans l'attaque d'une base de la mission d'observation internationale, selon un représentant de ce contingent.

"C'est Obama qui nous a attaqués !"

La tension place le président égyptien Mohamed Morsi, un islamiste issu des Frères musulmans, devant l'obligation de trouver un juste équilibre. 

Quelque 3.000 manifestants se sont déchaînés devant l'ambassade américaine.

Les Etats-Unis fournissent une aide militaire annuelle de l'ordre de 1,3 milliard de dollars.
En visite en Italie, où il poursuivait vendredi une tournée européenne, Morsi a de nouveau condamné le film, dénoncé les violences et promis de protéger les représentations diplomatiques. 
"Morsi les protège et nous agresse alors qu'il devrait nous laisser entrer (dans l'ambassade)", a lancé un jeune manifestant croisé vendredi au Caire. "Avant la police, c'est Obama qui nous a attaqués !", hurlait un autre cairote, accusant le président et le gouvernement américains d'avoir insulté le prophète Mahomet.

A Tripoli, dans le nord du Liban, un manifestant qui dénonçait également la visite préparée de longue date que le pape Benoît XVI a entamée à Beyrouth, a été tué par les forces de l'ordre.
En Libye, l'espace aérien a été fermé au-dessus de l'aéroport de Benghazi, où des drones américains ont été pris pour cible par des miliciens islamistes. Deux contre-torpilleurs de l'US Navy sont attendus sous peu devant les côtes libyennes et Barack Obama a promis que les assassins de l'ambassadeur américain Chris Steven, tué mardi soir, auraient à répondre de leur crime.

D'autres rassemblements ont été organisés en Malaisie, au Pakistan, où est mort Ben Laden en mai 2011, au Bangladesh, en Iran, en Irak, au Nigeria, en Jordanie, à Bahreïn, au Qatar et au Yémen, où quatre personnes avaient été tuées jeudi selon un nouveau bilan.

Des musulmans radicaux s'en prennent ici au consulat américain  à Sanaa, lieu de la révolte yéménite de 2011.
 
Trente mille personnes ont en outre défilé dans la bande de Gaza.

En Afghanistan, où un mannequin à l'effigie de Barack Obama a été brûlé dans la province orientale de Nangarhar, la tête du pasteur américain Terry Jones, associé à la promotion du film et déjà à l'origine d'émeutes anti-américaines en 2008, a été mise à prix pour 100.000 dollars.
Trois jours après les premières violences imputées à la diffusion sur internet de "L'innocence des musulmans", les conditions dans lesquelles ce brûlot amateur a été produit et réalisé commencent à se préciser. 

Le producteur de ce navet serait un promoteur immobilier israélo-américain de 52 ans du nom de Sam Bacile, pseudonyme d'un activiste accusé tantôt d'être un extrémiste chrétien, tantôt de militer à l'extrême droite. D'après lui, ce film à petit budget et au titre ironique serait une façon de "dénoncer les  hypocrisies de l'islam", une religion qu'il considère comme "un cancer". Un film de haine et d'intolérance qui présente le prophète Mahomet comme un idiot, soumis au péché de la luxure et maltraitant les enfants, des attaques classiques et récurrentes.   
Ce prophète, un "beau modèle", comme dit le Coran, qui serait un schizophrène pour les uns, un épileptique pour les autres,  consomma une union avec une mineure en bas âge (neuf ans),  séduisit la femme de son fils adoptif, et  pratique régulièrement l'assassinat de ses opposants, dont 700 juifs  décapités en une seule journéeRenan le décrit comme un "ambitieux machiavélique et sans cœur" et Voltaire en "imposteur".

Morris Sadek, un activiste copte vivant en Virginie, a affirmé dès mardi soir avoir joué un rôle dans la promotion du film, dont un clip de 13 minutes en anglais circule sur internet, tout en précisant n'être "intéressé que par la première partie du film" qui mettrait selon lui en lumière les discriminations dont sont effectivement victimes les coptes d'Egypte.


Il a communiqué un numéro de téléphone qui serait celui du réalisateur. Ce numéro correspond au domicile de Nakoula Basseley Nakoula, un autre copte égyptien résidant à Cerritos, une banlieue de Los Angeles, en Californie.

Condamné en 2010 pour fraude, il est sorti de prison en juin dernier, selon les autorités américaine. Une enquête a été ouverte pour déterminer s'il a respecté les termes de sa remise en liberté conditionnelle.