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mardi 5 janvier 2016

Mantes-la-Jolie : un collectif (turc) réclame des horaires de piscine excluant les hommes

Dernières exigences musulmanes:  la privatisation de la piscine pour les femmes et la présence exclusive de " personnel féminin"

Certaines habitantes de Mantes-la-Jolie ont sur la piscine une culture d'ailleurs
Le collectif "Les femmes résidentes de la Camy" a lancé il y a une semaine une pétition qui perturbe dans cette commune des Yvelines, révèle Le Parisien. Les signataires souhaitent que le Centre aquatique de la ville mette en place des créneaux horaires exclusivement réservés aux femmes, aux heures d'ouverture aux scolaires,  afin que ces dames puissent  "régulièrement" pratiquer la natation entre elles.
Une tenue qui n'est pas moulante 
tant qu'elle est sèche:
mais est-elle adaptée à la natation?
Selon le mari -inquiet de la concurrence- à l'initiative de cette pétition, les "femmes sont actuellement exclues de la piscine et donc privées du bien être que cela pourrait leur procurer". Une information démentie catégoriquement par l'accueil du complexe aquatique. 

Le membre masculin qui craint pour ces "femmes résidentes de la Camy" (pour 'communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines') va plus loin et réclame "du personnel féminin" durant les plages horaires réservées aux femmes.

Pudibonderie archaïque ou repli communautariste religieux ?

L'homme, qui se dit confiant en sa virilité, plaide la cause de la pudeur. 
Des piscines suédoises ont introduit 

des horaires différents selon le sexe
"Même si la communauté arabo-musulmane est très majoritaire parmi les signataires, ce n'est pas du communautarisme. Nous vivons dans un territoire où cette communauté est très présente: on n'y peut rien", se défend-il auprès du Parisien. D'après ce gardien de la vertu des femmes, le complexe aquatique "ne profite pas aux femmes qui ont fait le choix de la pudeur, et ce quelles que soient leurs origines, leurs convictions, ou leur appartenance sociale, pourtant ces femmes sont nombreuses," assure le tartufe. 
Et d'ajouter à l'adresse des maris et des grands frères inconscients: "tout le monde aurait à y gagner finalement; il suffit juste de faire des efforts et de traiter les citoyens au même égard". 
Et de conclure en faisant la leçon aux mécréants: "La pudeur n'a pas de religion et est un droit légitime qui ne devrait même pas se discuter."

La république laïque devra-t-elle construire des piscines pour femmes ?
Une nageuse iranienne qui avait battu un record
en mer Caspienne a vu sa performance invalidée
à cause de sa tenue que les autorités ont jugée
inappropriée: non conforme à la charia.
Six jours après son lancement, la pétition électronique a récolté plus de 1000 soutiens. Les signataires sont nombreux et nombreuses à commenter cette initiative d'exclusion des hommes considérés comme des porcs. "Je signe parce que sa (sic) serait une avancée pour les sœurs, et que c'est tellement bien de pouvoir accéder à des choses 'banales' ", écrit une internaute. "Je signe parce que j'aime beaucoup la natation mais le fait que cela soit mixte m'empêche de pratiquer ce sport que j'apprécie tout particulièrement depuis petite", commente une seconde. "Depuis des années je souhaite bénéficier d'un créneau réservé aux femmes à la piscine, car je suis voilée et qu'actuellement toutes les femmes voilées s'en retrouve privées", explique une autre.

Conséquence: murer les baies vitrées des piscines ?

Les parcs aquatiques n'en peuvent plus des diktats intégristes,
mais CenterParcs dit oui aux burkinis en Normandie. 

"Il n'y a aucune raison objective qu'on accepte. La piscine a toujours bien fonctionné ainsi et on ne compte pas changer le mode d'accueil", a indiqué Paul Martinez (UDI), président de la Communauté d'Agglomération de Mantes en Yvelines.


La revendication d'horaires de piscine réservés aux femmes est récurrente dans le débat public.
Dans diverses villes de France, des expérimentations ont été menées en ce sens. 



  • Ce fut le cas en 2008 à La Verpillière, en Isère, où le maire avait pendant deux heures privatisé la piscine pour les femmes sous la surveillance de maîtresses-nageuses certifiées du genre féminin. Suite à l'indignation de la population, le maire avait rapidement dû faire marche arrière. 



  • Martine Aubry (PS) s'était prêtée à cette mascarade.

  • VOIR et ENTENDRE ce qu'est la laïcité dans la pratique socialiste à Lille:
    Lien PaSiDupes: Aubry affiche sa communauté de vues avec Tariq Ramadan

    Au départ, des cours d'aquagym, réservés à des femmes atteintes d'obésité, avaient servi de prétexte à la mise en place de ces plages horaires. L’histoire commence à la fin des années 90, sous Pierre Mauroy, le prédécesseur de Martine Aubry à la mairie. Denise Cacheux, ancienne députée socialiste et présidente d'un centre social lui demande de réserver un créneau spécifique d'un programme pour des obèses. "Elles n’avaient pas de sous (sic). J’ai négocié avec Pierre Mauroy un créneau d’une heure d’aquagym pour ces femmes obèses qui n’avaient pas envie qu’on voie leurs débordements de maillots", explique Cacheux à Libération qui pencha du côté socialiste en titre, mais nuança plus bas, dans le corps de l'article: une vieille ruse. 
    Puis, des maris du quartier d'origine maghrébine sont montées au créneau et des musulmanes sont venues s'y inscrire, une cinquantaine au total. "Des femmes du cours d’alphabétisation portant le foulard", précise la députée au quotidien, suggérant qu'elles étaient incitées par leur centre social. Elles ont demandé à occulter les hublots, "parce que des gamins du quartier venaient ricaner". Elles ont aussi obtenu qu'il n'y ait que des femmes maîtresses-nageuses, explique le journal.
    "Une autre revendication sera prise en compte: que les cours d'aquagym soient impérativement assurés par une femme". "C'était pour que les maris acceptent qu'elles puissent venir, sinon elles seraient restées chez elles", confessa Denise Cacheux qui refusa cependant de voir là une entorse à la laïcité. "Qui veut la fin, met les moyens", lâcha-t-elle", écrit L'Express.
    Cachez ces parties honteuses 
    que les femmes ne sauraient voir...
    En juillet 2003, lorsque Aubry arrive à la mairie, elle poursuit ce programme. Si Aubry nie aujourd'hui toute entorse à la laïcité, à l'époque, elle répond: "Faisons un petit détour [de nos principes républicains] pour que ces femmes gagnent et acquièrent leur émancipation", cite Libération. Un élément qui permet de nuancer, donc, ce qu'affirme le journal dans son sous-titre : lien PaSiDupes


  • En 2015, une initiative similaire, lancée par une association musulmane en Belgique, a suscité de vives réactions jusqu'au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais on n'était déjà plus en France.

  • Vingt années plus tard, la communauté musulmane a repris le harcèlement de la communauté d'agglomération.
    D'accord pour imposer la charia en France par la petite porte du grand bassin ?

    lundi 23 décembre 2013

    Conseil d'Etat: coup de frein au monopole de Canal+ sur la télévision privée

    Le Conseil d'État veut brider Canal+, selon l'AFP 

    Le tribunal administratif a annulé l
    'autorisation drachat de Direct 8 et Direct Star à Canal+ par l'Autorité de la concurrence 


    En 2011 et 2013, l'Autorité de la concurrence
    a remis en cause cette fusion:
      le 
    groupe Canal+ n'a pas respecté  ses engagements
    Les juges ont estimé lundi que le groupe acquiert trop de droits de rediffusion des films français récents en clair.

    Cette décision ne prendra effet qu'au 1er juillet 2014 pour que, d'ici là, l'Autorité de concurrence puisse réexaminer l'opération et imposer à Canal+ des contraintes supplémentaires, a expliqué le Conseil. 

    Le Conseil d'Etat n'annule pas le rachat 
     en 2012 des deux chaînes Direct 8 et Direct Star par Canal+ auprès du groupe Bolloré en 2012.

    Saisie par les rivaux de Canal+, TF1 et M6, la plus haute juridiction administrative a aussi partiellement annulé l'agrément du Conseil supérieur de l'audiovisuel sur cette opération. En 2011, Bolloré, qui détenait Direct 8 et Direct Star, avait en effet conclu un accord pour en apporter 60% à Vivendi, maison-mère de Canal+. En 2012, l'Autorité de la concurrence et le CSA avaient donné leur accord. 


    L'Autorité de la concurrence a commis "une erreur d'appréciation", estime le Conseil d'Etat.
    Elle a en effet accepté que Canal+ s'engage à ne pas acheter  les droits de diffusion de plus de 20 films français par an, à la fois pour la chaîne cryptée (payante) sur Canal+ et en clair, sur ses nouvelles chaînes gratuites de la TNT, rebaptisées D8 et D17. 

    Dénonciation d'un conflit d'intérêts

    La manigance aurait pu passer inaperçue, avec la complicité des media, mais pour le Conseil, cet engagement sur 20 films maximum ne suffit pas à éviter un monopole de Canal+ sur les droits de rediffusion des films français récents en clair, sachant que la chaîne (co-)produit des films et négocie les droits en même temps, ce qui lui donne une emprise considérable, explique le Conseil. 

    A titre d'exemple de main mise du groupe sur l'industrie du cinéma, Canal+ est maîtresse d'oeuvre du Festival de Cannes. Sans pudeur, le JDD s'était esbaudi sur les scores d'audience de la cérémonie de clôture 2013, les meilleurs depuis 2006. 
    Une consolation pour la chaîne après le dérapage dimanche soir sur Twitter, à propos de la Palme d'Or attribuée aux deux rôles principaux de La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche qui remporte la Palme d’or, mais se fait recaler -hors des frontières- à la sélection aux Oscar...


    Cette palme pourrait d'ailleurs interpeler également le Conseil d'Etat sur la position dominante de la société Pathé et la dynastie Seydoux...

    Non seulement Canal+ peut remporter les droits exclusifs -en payant et en clair- pour 20 films, mais pour les autres,
    la chaîne, compte tenu de son rôle dans le financement de la plupart des films français, peut souvent remporter  aussi les droits de diffusion en clair pour les 2ème et 3ème passages télé. Il ne reste aux chaînes rivales que les droits du 1er passage télé.
    Ce point particulier des 2ème et 3ème fenêtres de diffusion n'avait pas été couvert par les demandes de l'Autorité de la concurrence en 2012. 
    Une autre question serait celle de l'exclusivité des droits de retransmissions accordée à France Télévisions: en soutien d'un service public pléthorique en déficit, plutôt que de faire la chasse au gaspi ?

    Le Conseil d'Etat a aussi constaté un vice de forme

    La décision de l'Autorité de concurrence aurait dû être adoptée par une formation collégiale et non par son seul président, Bruno LasserreCet ex-président du groupe de travail du Commissariat général au Plan sur " l'Etat et les nouvelles technologies de l'information " (1999-2001) est ...conseiller d'Etat !
    C'est encore ce Bruno, énarque et grand manitou du monde des media, de l'Internet et des télécoms, qui a rendu en mars dernier un avis sur les conditions d'entrée de Free sur le marché des mobiles. Le gouvernement socialo-écolo lui avait confié le soin de donner son accord  avis sur l'accord d'itinérance qui a permis à Free d'utiliser le réseau d'Orange. Une décision (collective?) de l'Autorité de la concurrence prévoit que dès 2016, l'opérateur sera privé du réseau d'Orange dans les zones denses.

    mercredi 31 octobre 2012

    SNCF: le gouvernement veut reconcentrer les activités ferroviaires

    Le gouvernement place la SNCF au coeur de sa réforme ferroviaire


    Le gouvernement a accordé la primauté à la SNCF au coeur du nouveau dispositif, dès l'ouverture mardi du premier acte de la future réforme ferroviaire, promettant toutefois qu'il y aurait des garde-fous pour garantir une égalité de traitement entre les opérateurs entrant sur le réseau national. C'est bien le moins !"Nous aurons à construire, avec les acteurs du secteur, l'émergence d'un pôle ferroviaire public intégré", a déclaré le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier lors d'une conférence de presse, confirmant un rapprochement entre le gestionnaire de l'infrastructure, Réseau ferré de France (RFF) et l'opérateur historique SNCF.

    "Mais il n'y a ni vainqueur ni vaincu", a aussitôt assuré le ministre, en référence aux projets antagonistes portés devant les instances nationales et européennes depuis des mois par les deux groupes publics.
    La SNCF préconisait un rapprochement pour une plus grande efficacité du système. RFF plaidait pour une séparation stricte entre les rails et les trains afin de garantir l'équité entre les entreprises ferroviaires, comme le recommande la Commission européenne en vue de l'ouverture à la concurrence du transport national de voyageurs, au plus tard en 2019. "Il doit y avoir une séparation stricte entre les fonctions de gestionnaire d'infrastructure et d'opérateur. Sous quelle forme? 
    Cela est sujet à discussion", a déclaré lundi le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas."Il faut voir ce qui est proposé dans le détail", a poursuivi, méfiante, sa porte-parole Helen Kearns, pour qui il n'est "pas du tout sûr que les propositions soient contradictoires par rapport à ce qui est en train d'être proposé par la Commission européenne".

    VOIR et ENTENDRE BFMTV annoncer le coup d'envoi de la réforme ferroviaire
    (veuiller cliquer sur le lien imposé par l'AFP qui assure l'exclusivité  à Dailymotion...) :

    Le ministre des Transports veut réformer le... par afp

    "Impartialité et indépendance" ne vont pas de soi
    Le gouvernement se veut rassurant sur ce point et assure que la réforme comprendra des "garanties d'impartialité et d'indépendance" pour satisfaire aux exigences de Bruxelles.Mais même si plusieurs points restent à éclaircir, notamment sur la nature juridique du futur pôle public intégré, il est clair que le projet gouvernemental va dans le sens de ce que souhaitait la SNCF.
    Le nouveau pôle public regroupera un gestionnaire d'infrastructure unifié (GIU) et la SNCF, à laquelle il sera rattaché. Là encore, le schéma laisse la place aux interprétations car les conditions de ce rattachement n'ont pas encore été définies."Cette intégration sera un rattachement direct et public", a toutefois précisé le ministre venu présenter la réforme à quelque 2.500 cheminots réunis à Paris pour le 75e anniversaire de la SNCF.
    Il s'est aussi adjoint les services de deux hommes d'expérience, Jacques Auxiette, 73 ans en décembre, vice-président de l'Association des Régions de France (ARF), ex-responsable de la nébuleuse PS à l'Education nationale (MGEN, et  Fédération des Œuvres Laïques de Vendée), et Jean-Louis Bianco, 70 ans en janvier prochain, ancien ministre socialiste des Affaires sociales, chargé notamment du volet social. Deux serviteurs socialistes recasés et une occasion manquée d'ouverture: il ne manquait plus que Martine Brochen-Aubry.  
    Alignement des durée du travailDepuis 2006, et l'ouverture à la concurrence du fret, coexistent dans le secteur deux régimes distincts.Réseau ferré de France (RFF) ne devrait pas perdre au change et les syndicats de la SNCF se sont montrés à leur tour demandeurs d'avantages sur les premières orientations du gouvernement en échange de leur clémence: ils promettent de rester  "très vigilants" face aux "inconnues", dont le statut juridique du futur gestionnaire de l'infrastructure et la question du statut social.
    Autre point d'achoppement de la réforme, le GIU réunira Réseau ferré de France (RFF), la direction de la circulation ferroviaire (DCF), les cheminots de SNCF Infra (la branche infrastructure de la SNCF), soit au total 50.000 salariés."A ce stade les conditions de rapprochement des personnels ne sont pas arrêtées", a souligné RFF, soupçonneux.
    Depuis 1997, RFF gère en autonomie le réseau dont l'exploitation assurée par la SNCF et quelques opérateurs privés. Mais les compétences se chevauchent et l'endettement conjugué des deux entreprises (plus de 32 milliards) croît de plus d'un milliard par an.
    Le nouveau dispositif, supposé supprimer les dysfonctionnements actuels par le biais de l'unification, viserait à "assurer l'équilibre économique de long terme du système ferroviaire", selon le ministre.
    La mission de Cuvelier consiste plus assurément à renforcer la puissance de frappe et de blocage de la SNCF, de lui redonner son lustre d'antan...