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vendredi 10 janvier 2020

Matzneff aux talents cachés, hébergé en logement social de la Ville de Paris

L’écrivain des bobos-soixante-huitards, Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie, vit depuis 26 ans dans un logement HLM de la Ville de Paris


L'écrivain pédophile n'avait jamais été délogé du
 quartier Latin,  à la différence de Jean-Pierre Chevènement


Bien que le tout-Paris le connaisse comme écrivain pédophile et pédéraste, la Ville de Paris a continué à demander à Gabriel Matzneff un loyer ridicule de 348 euros par mois sous Delanoë et Hidalgo pour un studio au Quartier latin, au cœur de Paris. Agé de 83 ans, l’écrivain est pourtant sous le coup désormais d’une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans et d'une menace de suppression de l'aide du ministère de la Culture par Franck Riester.

L’individu jouit ainsi depuis 26 ans d’un studio de 34m² niché dans le quartier Latin, dans le Ve arrondissement de Paris. Un logement social (HLM) géré par le bailleur social Elogie SiempGestionnaire d'un patrimoine de près de 27.000 logements, ce bailleur social est le 3e de la Ville de Paris, laquelle loue à l'écrivain des Editions Julliard à 10 euros le mètre carré, sans les charges.

Gabriel Matzneff a obtenu le studio en 1994. Si la procédure n’a rien d’illégale, les conditions d’attribution et de maintien dans les lieux posent question. Un journal assure, sans donner ses sources, qu'"il y a eu des interventions en haut lieu, sous la mandature Chirac […] C’est Jean Tiberi, alors maire du Ve arrondissement, bras droit de Chirac, pilier du RPR, qui s’en est lui-même occupé," accuse l'anonyme. 

Des petites faveurs, Gabriel Matzneff en est un habile quémandeur. 
Il avait ainsi fait intervenir des élus et un ministre pour obtenir une bourse du Conseil national du livre (CNL) à laquelle il n’avait plus droit, rappelle le JDD.
L'écrivain, qui fait l'objet d'une enquête pour viols sur mineurs, va se voir retirer cette aide publique, après avoir aussi renoncé à sa chronique dans l'hebdomadaire Le Point, propriété de la famille Pinault, du nom de l'homme d'affaires, et dont la rédaction est désormais dirigée par Sébastien Le Fol qui déclare la CGT sadique.
L'actuel conseiller de la direction de la rédaction est Franz-Olivier Giesbert. Poursuivi pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera condamné six jours plus tard), le 18 janvier 2014, il annonça qu'il quittait volontairement la présidence du Point,
Pour mémoire, dans le cadre des aides de l'Etat à la presse écrite, Le Point touche environ 4,5 millions d'euros par an de subventions, auxquelles s'ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication, dont Franck Riester va devoir nous parler, au titre de la transparence dans le "monde nouveau" de Macron.
L’auteur qui, dans son dernier ouvrage, raconte ses voyages et dîners aux meilleures tables parisiennes - homard et palombe aux truffes, au menu - bénéficie depuis une quinzaine d’années – il en bénéficie encore –, en sus du minimum vieillesse, d’une allocation du Centre national du livre (CNL) pour les auteurs... indigents, d'un montant de 7.000 à 8.000 euros par an. Une "allocation annuelle aux auteurs" - complaisance financière de l'Etat -, qui dépasserait un total de 110.000 euros, versés selon le seul bon vouloir du président de cet organisme public, rattaché au ministère de la Culture. "Le soutien aux auteurs est l’une des missions historiques du Centre national du livre, indique le CNL sur son site. Il a pour objet de contribuer à la qualité et la diversité... Matzneff est issu d'une famille de hobereaux russes émigrée!
Le journaliste Jean Gattegno accéda à la présidence du CNL à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir (1981 - 1989) : réputé proche d'Arnaud Montebourg, il fut d'ailleurs rédacteur en chef de la cellule investigation du magazine Le Point. Il est actuellement directeur de la rédaction du Journal du dimanche (JDD) et de Paris Match, ainsi qu'éditorialiste à RMC et BFMTV. Depuis septembre 2018, le cumulard propose de surcroît un édito dans la matinale week-end d'Europe 1 présentée par Bernard Poirette, évincé de la matinale week-end de RTL en août 2018.
Journaliste qui a le record des révélations de scandales politico-financiers, notamment l’implication de Roland Dumas dans dans l’affaire Elf ou la
confession posthume enregistrée par Jean-Claude Méry – acteur-clé de l'affaire des HLM de la ville de Paris –Hervé Gattegno n'a pourtant jamais rien révélé sur Matzneff.
Renvoi d’ascenseur ?

Autre problème, il semble que, contrairement aux autres locataires, l’écrivain n’a jamais eu à justifier ses revenus, y compris l’année où il a remporté le prix Renaudot, ou celle où, en 2009, il a été lauréat du Prix Amic de l'Académie française (3.000 euros) et n’a jamais été soumis au supplément de loyer. Face à cette situation, une source de l’Hôtel de Ville affirme que la municipalité "aimerait bien le virer". Une option pourtant impossible puisque l’homme est âgé de plus de 65 ans et ne déclare, aujourd’hui, que de faibles ressources. 

Gabriel Matzneff préfaçait le catalogue d’Arnys, tailleur star des politiques.
Interrogé par la presse, Jean Tiberi a répondu sur le privilège de Matzneff: "c’est possible. Ça me dit quelque chose". En 2014, l’écrivain avait d’ailleurs signé une tribune dans... Le Point pour soutenir Dominique Tiberi, le fils de Jean Tiberi, qui se présentait aux municipales dans le Ve arrondissement de Paris.
En revanche, cette presse-là n'a pas investigué du côté des maires socialistes, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo, qui ont maintenu leur protection à Matzneff.

mercredi 29 mai 2019

Après-européennes : Macron laisse General Electric licencier, après avoir retardé l'annonce

A Belfort, GE envisage la suppression de plus de 1.000 emplois en France

Avatar de la transition écologique :  le plan social touche principalement la branche turbines à gaz de l’entreprise américaine 


L'annonce avait été différée pour ne pas mettre en difficulté la liste ...Renaissance de Macron aux Européennes. 
Implanté dans le Territoire de Belfort, le géant américain General Electric (GE) a confirmé, mardi 28 mai, deux jours après le scrutin, son projet de suppression de plus de 1.000 postes en France. Au lendemain des élections européennes, Macron est rattrapé par son passé de ministre de l'Industrie, .

L’annonce, redoutée depuis des mois par les salariés, a été officialisée mardi matin par un communiqué du groupe : GE a présenté aux instances représentatives du personnel "des projets d’évolution de l’organisation de ses activités gaz et de ses fonctions support". Celles-ci, détaille-t-il, sont susceptibles d’ "entraîner un maximum de 1.044 réductions de postes", essentiellement sur les sites franc-comtois de Belfort et de Bourogne (Territoire de Belfort), ainsi qu’à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Résultat de recherche d'images pour "macron belfort"Le groupe américain avait racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom : le 4 novembre 2014, le ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, avait approuvé et autorisé l’investissement de General Electric dans Alstom.
Emmanuel MACRON autorise l’investissement de General Electric avec Alstom
Emmanuel MACRON, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, a accordé aujourd’hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d’investissement en France avec Alstom et la constitution d’une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l’énergie.
Cette autorisation était une étape nécessaire. Elle a été délivrée sur la base du décret n°2014-479 du 14 mai 2014 sur les investissements étrangers soumis à autorisation préalable. Par ce décret, la France soumet l’acquisition d’entreprises nationales exerçant des activités stratégiques (défense nationale, transports, approvisionnement énergétique…) à l’engagement formel par l’acquéreur d’assurer la pérennité de ces activités, sous peine de sanctions. Elle vient clore un processus de six mois de discussions approfondies associant l’Etat (Agence des participations de l’Etat et Direction générale des entreprises, sous le pilotage du Ministre de l’Economie), GE, Alstom, mais aussi EDF et Areva qui sont les entreprises clientes d’Alstom. Les engagements pris par GE s’incarnent dans un ensemble de contrats signés respectivement avec l’Etat et les entreprises nationales concernées, dont les principes avaient été définis dans le protocole d’accord signé entre l’Etat, GE et Alstom le 21 juin dernier. Emmanuel MACRON s’est assuré, avec vigilance, que les intérêts de l’Etat, la pérennité de la filière nucléaire et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique de la France sont pleinement pris en compte dans cette opération.
Le nouveau groupe Alstom, par le biais de cette transaction disposera de
tous les moyens pour développer un champion français et européen dans le secteur des transports. Ces différents accords et contrats, signés le 4 novembre par les parties prenantes, constituent un dispositif juridique solide et complet, qui protège pleinement les intérêts nationaux que le gouvernement a poursuivis dans ce dossier depuis le mois d’avril. Un mécanisme de suivi des engagements sera immédiatement mis en place pour s’assurer de leur respect dans la durée. Par ailleurs, le Ministre rappelle que les dispositifs de l’accord conclu entre l’Etat et le groupe Bouygues, qui porte notamment sur un prêt de titres et une série de promesses de vente de Bouygues au bénéfice de l’Etat, portant sur un volume de titres pouvant représenter jusqu’à 20% du capital d’Alstom, seront activés à compter de la réalisation complète des opérations entre Alstom et GE.

En septembre 2016, Macron maintenait toujours qu'il n'avait pas fait des "promesses intenables"
, contrairement à d'autres responsables politiques...:


L'Américain envisage désormais jusqu’à 792 suppressions de postes
dans l’entité gaz, et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé un porte-parole du groupe.

Aux abords du site de Belfort, 
les salariés se sont dit, la mine fermée,
 "abasourdis" et "assommés" par l’ampleur de l’annonce et sa "rapidité après les élections européennes".
"C’est une nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté, et plus largement pour la filière énergie en France", ont fustigé dans un communiqué commun plusieurs élus locaux, parmi lesquels le maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, et la présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Insistant sur le timing de l’annonce, "au lendemain des élections européennes", ils ont sonné "la mobilisation générale" et prévenu : "nous ne lâcherons rien !"

VOIR et ENTENDRE
ce reportage mettant en cause le "développement des ...énergies renouvelables":


La "mort annoncée" du site

Au total, General Electric emploie à Belfort environ 4.300 personnes, dont 1.900 dans l’entité turbines à gaz visée par l’annonce et qui subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés : en France, l'entreprise se trouve en situation de surproduction. 
Il y a près de 6 ans, une commission travaillant pour le président Hollande conseillé par l’actuel président Macron engageait une course folle à la compétitivité, que poursuivit le conseiller devenu ministre, puis président : CICE, pacte de responsabilité, loi travail 1 (El Khomri), loi travail 2 (Pénicaud). Les statistiques du chômage et celles de la croissance sont venues démontrer le fiasco de leur politique de l'offre.
Pour GE, il s’agit "d’améliorer les performances opérationnelles et financières de ses activités gaz, de simplifier son organisation en adaptant ses fonctions support aux contraintes des divisions et ainsi retrouver le chemin d’une compétitivité durable".

Les procédures d’information-consultation auprès des organisations représentatives du personnel doivent s’ouvrir à la mi-juin. "Ces projets ne seront pas finalisés et aucune décision ne sera prise avant l’issue des procédures de consultation", insiste GE.
Même si salariés et élus redoutaient depuis plusieurs mois ces suppressions de postes, elles ont fait l’effet d’un électrochoc sur le site. C’est un "coup de tonnerre", a réagi sous couvert de l’anonymat un délégué syndical de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), à Belfort. "C’est la mort annoncée du site", a renchéri Dominique Thiriet, secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) à GE Belfort, qui a fustigé l’absence de "volonté de General Electric de [le] faire vivre".

VOIR et ENTENDRE Juppé casser les genoux du ministre Macron sur le sujet d'Alstom, lorsqu'il avait encore des espoirs à l'UMP :


Indignation de l’intersyndicale

Pour le gouvernement, ces suppressions tombent au plus mal, dans un contexte social dégradé et avec d’autres déconvenues industrielles, comme la reprise chaotique de l’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve (Nord), la fermeture annoncée de Ford à Blanquefort (Gironde) ou les difficultés de trésorerie du repreneur de Whirlpool choisi .

Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait l’objet de "la plus grande vigilance de la part de l’Etat". Dans un "contexte économique difficile", Belfort "dispose d’atouts", mais il est "indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin d’adapter l’outil industriel pour expertiser la faisabilité" des projets à l’étude, telle la "diversification dans le secteur aéronautique, dans l’hydrogène" ou dans "de nouvelles centrales nucléaires à l’international", avait-il, cependant, averti.

Fin mars, le ministre de l’Economie, Bruno
Le Maire, avait précisé qu’il entendait "étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l’emploi". Parmi ces pistes : puiser dans un fonds de 50 millions d’euros abondé par GE pour ne pas avoir respecté son engagement, pris après le rachat de la branche énergie d’Alstom, de créer un millier d’emplois net en France.

La semaine dernière
, B. Le Maire avait toutefois soulevé la colère de l’intersyndicale de GE Belfort, déclarant qu’
"aujourd’hui, [GE] a une empreinte très forte sur les turbines à gaz", secteur dans lequel ..."il n’y a pas de débouchés".

La responsabilité de Macron depuis 2014
Une responsabilité personnelle de Macron que ne manque pas de souligner sur son blog Jean-Pierre Chevènement, actuel sénateur du Territoire-de-Belfort :
"Je n’imagine pas que le Président de la République, que j’ai accompagné à Belfort en 2015 quand il était ministre de l’Economie et qui connait parfaitement bien le dossier Alstom, ne prenne pas aujourd’hui des initiatives d’abord pour rappeler à General Electric que le slogan 'America first !' ne saurait s’appliquer en violation des engagements pris", s'indigne l'ancien ministre.


"Etes-vous prêt vous aussi à vous battre à nos côtés ?", a demandé au gouvernement le député Michel Zumkeller (UDI) à l'Assemblée nationale mardi après-midi. Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron lui a répondu en promettant d'être "extrêmement vigilant":
"Le gouvernement est à l'oeuvre et les engagements qui avaient été pris par General Electric devront être tenus", a clamé le chef de l'Etat à l'issue d'un sommet informel de l'Union européenne, visant à contrecarrer la candidature de Weber.
De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est engagé à préserver "l'avenir industriel de Belfort". 
Des promesses qui ne suffisent pas à rassurer les salariés: "Le gouvernement fait rien pour nous aider, ils s'en foutent", gronde un salarié de l'usine.

A l'Elysée, la parole de l'ex-banquier est complètement démonétisée.
VOIR et ENTENDRE une synthèse du sujet mettant en cause Macron personnellement:

Le 18 mai 2017, Richard Ferrand, alors ministre de la Cohésion des Territoires, député du Finistère et secrétaire général d’En Marche!, affirmait sur Europe 1: "C'est le gouvernement de la promesse tenue !"

dimanche 5 novembre 2017

Le socialiste Chevènement se fait décorer par Poutine

Chevènement est allé chercher sa breloque

L'ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement a été décoré samedi de l'Ordre de l'Amitié 


Le président russe Vladimir Poutine a remis cette décoration à Chevènement, en sa qualité de représentant spécial de la France pour la Russie, et à d'autres étrangers pour les remercier de leurs efforts pour "renforcer la paix, l'amitié et la compréhension mutuelle entre les peuples", selon un communiqué du Kremlin, à la suite d'une cérémonie au Kremlin à Moscou.


"J'aimerais exprimer ma gratitude à nos amis étrangers qui ont reçu l'Ordre de l'Amitié. Votre attitude sincère et cordiale envers la Russie s'exprime par des actions concrètes", a déclaré V. Poutine, cité dans le communiqué. 

"Nous comprenons que ce n'est parfois pas facile"
"Il faut surmonter toutes sortes de stéréotypes et de préjugés,"
a souligné le chef d'Etat. Nous apprécions votre activisme, votre souci de la vérité et de la justice, vos efforts pour préserver la mémoire historique, pour renforcer les liens culturels, commerciaux et amicaux avec la Russie et ses citoyens", a-t-il ajouté.

"En renforçant les liens de tout type entre la France et la Russie, nous permettons la création d'une meilleure Europe, d'un équilibre et de la paix en Europe", a pour sa part déclaré J.-P. Chevènement, selon des propos traduits du russe cités par l'agence Ria Novosti.

Cette cérémonie au Kremlin avait lieu à l'occasion du jour de l'Unité nationale russe, qui commémore la révolte populaire qui expulsa de Moscou les forces d'occupation polonaises en 1612.

mercredi 8 mars 2017

Les juges inquiètent Chevènement sur "l'avenir de notre démocratie"

La date de la convocation judiciaire de Fillon est "de nature à fausser le fonctionnement normal de nos institutions"

Chevènement suspecte l'agenda judiciaire de l'affaire Fillon

Alors que la justice refuse de s'imposer une trêve électorale, l'ancien ministre de la Défense de Mitterrand est "inquiet pour l'avenir de la démocratie".
Le socialiste Jean-Pierre Chevènement dénonce l'agenda judiciaire du 'Penelopegate' mercredi dans l'Express. Bien qu'il ne valide pas le programme du candidat désigné de la droite républicaine, François Fillon peut compter sur le soutien inattendu d'un défenseur socialiste respecté. "Je suis très inquiet pour l'avenir de notre démocratie (...) je comprends l'état d'esprit de ceux que choque la convocation judiciaire du candidat de la droite à deux jours de la clôture des parrainages", affirme-t-il, puisqu'en effet l'ancien premier ministre est convoqué par les juges le 15 mars en vue d'une mise en examen annoncée et médiatisée. "La date de cette convocation est de nature à fausser le fonctionnement normal des institutions et je m'alarme des conséquences que cela pourrait avoir", déplore Jean-Pierre Chevènement.

"L'étroit concubinage de la justice et des media"

Il a "entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence," insiste Jean-Pierre Chevènement

"Je crains qu'une partie de ces électeurs n'accepte pas ce glissement vers ce qu'on appelle 'le gouvernement des juges' ", insiste l'ancien ministre de l'Education nationale. 

La publication, dimanche dernier dans le Journal du dimanche, des procès verbaux des auditions des différents protagonistes, l'indigne particulièrement. Il se souvient d'une de ses tribunes parue "il y a une dizaine d'années" dans Le Monde: "L'étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, le tribunal devenant bien souvent le pilori". "Je ne changerai pas un mot aujourd'hui", assure l'ancien ministre de l'Intérieur.

"Ma réflexion porte sur le fonctionnement de notre démocratie: la République, c'est d'abord le suffrage universel et la sérénité avec laquelle les citoyens doivent pouvoir s'exprimer", poursuit Chevènement. Et de plaider que, face au score important que devrait réaliser le Front national, "chacun devrait (s')imposer un minimum de déontologie et de sens des responsabilités".
Il est juste étrange que Chevènement soit le seul à gauche à exprimer un raisonnement de probité.


lundi 12 septembre 2016

"Ca va mieux", tellement que les fermetures d'usines continuent avec Alstom

Connaissant le sens moral de Hollande, les travailleurs ne seraient-ils pas instrumentalisés dans le coup monté d'un faux sauvetage ?

Percée historique d'Alstom aux Etats-Unis

"TGV : contrat historique pour Alstom aux Etats-Unis," titrait Le Monde,. le 27 août 2016.
"Alstom a décroché un contrat historique de 1,8 milliard d’euros pour vendre ses trains à grande vitesse [ou plutôt sa technologie] aux Etats-Unis", a annoncé le groupe vendredi 26 août. Le constructeur français pénètre un marché important au moment où la construction de lignes à grande vitesse est en forte croissance au niveau mondial, commentait le journal officieux du PS.
La compagnie ferroviaire américaine Amtrak a en effet commandé 28 trains de nouvelle génération au groupe français pour remplacer ses rames en service depuis 2000 et fabriquées par le consortium Bombardier-Alstom, lequel ne détenait toutefois que 25 % de la coentreprise, comme l'Etat ne détient que 20% de la société française, mais alors qu'Alstom a vendu sa filière énergie à General Electric en 2014. Or, en septembre 2016, Alstom annonce la fermeture du site de Belfort pour 2018, faute de commandes suffisantes de matériel ferroviaire, et le reclassement de ses salariés dans d'autres sites, principalement celui de Reichshoffen, Bas-Rhin.
Ces TGV nouvelle génération vont relier Boston et Washington, la capitale fédérale, via New York et Philadelphie, couvrant une distance de 730 kilomètres, dans une région habitée par un Américain sur sept. Le nouveau train pourra transporter à la vitesse de 257 km/h (puis 300 km/h) jusqu’à 35 % de passagers en plus par rapport à son prédécesseur. 

Ce contrat tombe à pic au moment où le développement des infrastructures de transport fait partie des enjeux de la campagne présidentielle aux Etats-Unis, pays où le train reste le moyen de déplacement le moins emprunté face à la voiture reine et à l’avion, et  pour le groupe français, qui cherche à augmenter son activité près d’un an après la cession pour 9,7 milliards d’euros de son pôle énergie au conglomérat américain General Electric (GE).
Il pourrait lui servir de tremplin pour vendre sa technologie à d’autres Etats américains tels que la Californie qui construit depuis 2015 une ligne à grande vitesse devant relier San Francisco à Los Angeles (Californie) prévue pour 2020. D’autres projets comme Dallas-Houston (Texas), Las Vegas-Palmdale (Californie) sont également à l’étude. 
De telles perspectives interpellent donc sur l'opportunité de la fermeture de l'usine de Belfort, quand Le Monde n'hésitait pas à faire miroiter que cette vitrine américaine de la technologie française pourrait séduire l’Espagne, le Royaume-Uni, la Turquie, la Russie, l’Australie et la Chine qui construisent actuellement de nouvelles lignes à grande vitesse et ont besoin de nouveaux TGV, tandis que l’Allemagne et le Japon songent, eux aussi, à renouveler leur flotte vieillissante.
"Le marché du train à grande vitesse est porteur", assurait encore Le Monde. Il devrait avoisiner les 6 milliards d’euros en 2017 contre 5,2 milliards en 2014, d’après l’Union internationale des chemins de fer. Environ 60.000 kilomètres de lignes à grande vitesse supplémentaires devraient, selon l’organisation, être construites d’ici à 2030. Et Belfort dans ce tableau idyllique?

Alstom a signé un contrat qui sacrifie Belfort, UMP depuis 2014. 
Le groupe fera fabriquer à Hornell, au nord de l’Etat de New York, les rames de son TGV américain. Ce contrat de 1,8 milliard d’euros permettra la création de 400 emplois directs dans l’Etat de New York et non pas en France.

Hollande se pose en sauveteur potentiel du site de Belfort

"Le président de la République nous a fixé un objectif,
Menaces de grève des éleveurs bretons
- et un 'objectif' n'est pas un engagement fort - , celui de faire en sorte qu'à Belfort les activités ferroviaires d'Alstom soient maintenues", a déclaré sur le perron de l'Élysée, façon le ministre de l'Économie, Michel Sapin,  grave, façon Valls, visiblement en retrait, en attendant l'issue favorable, au vu du contrat mirobolant pour son signataire américain, Amtrak, après mises en cause du patron d'Alstom, mais aussi du candidat Montebourg, ex-ministre de l'Industrie, rebaptisée ministère du redressement productif, dénomination fleurant fort le stalinisme.

Ce matin, dès 8h30, une réunion interministérielle de crise - une de plus, avec les séminaires anti-terroristes de l'été - autour d'Alstom -qui a annoncé l'arrêt de la production de trains à Belfort la semaine dernière- s'est tenue à l'Élysée, présidée François Hollande. Avaient pris place autour de la table, outre le chef de l'État, le premier ministre Manuel Valls, le ministre de l'Économie Michel Sapin, le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue et le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies. Le commissaire aux participations de l'État, Martin Vial, participe également à cette réunion concernant une entreprise dont l'État est actionnaire minoritaire.
A la sortie de cette réunion, confondant détermination affichée et colère rentrée, Michel Sapin a asséné que "le président de la République (nous) a fixé un objectif, celui de faire en sorte qu'à Belfort les activités ferroviaires d'Alstom soient maintenues". "C'est à cet objectif là que nous allons travailler, avec les élus, avec les organisations syndicales, avec la direction d'Alstom et avec l'ensemble de ceux qui, en capacité de passer un certain nombre de commandes en France, peuvent permettre d'assurer le plan de charge qui permettra de sauver les activités ferroviaires d'Alstom à Belfort". Ces discussions auront lieu cette semaine, a-t-il précisé.

Le dossier s'invite dans la campagne pour la présidentielle
Le ministre de l'Économie ne se contente pas de clamer un objectif, du même tonneau que le redressement de la courbe de l'emploi ou le relèvement du pouvoir d'achat. Il assure que ce "début de semaine sera décisif en termes de rencontres, de concertations, de décisions pour l'avenir du site de Belfort d'Alstom". Rien qui soit de nature à rassurer les familles de Belfort, après quatre années de fermetures d'usines, dont celle de l'usine sidérurgique du groupe ArcelorMittal à Florange, à 270 kms de Belfort. "Un objectif et un seul", claironne-t-il: "redonner de l'espoir aux salariés [à défaut du maintien de leur emploi actuel], mais pas d'espoir pour l'espoir, pour la réalité des choses, du travail pour ceux qui aujourd'hui sont inquiets pour leur avenir". Déjà Sapin avoue-t-il qu'il travaille à un plan social...

Cette fermeture d'usine marquera la campagne pour l'élection présidentielle du printemps 2017: le quinquennat aura été une catastrophe sociale et humaine. Pour le président, le sauvetage du site historique du groupe désormais détenu à 20% par l'Etat rappelle cruellement l'incapacité de son gouvernement à sauver les hauts-fourneaux sidérurgiques de Florange, devenue pour l'ensemble des Français et notamment une partie de la gauche le symbole de l'impuissance du pouvoir socialiste, voire d'une trahison.

Une manière de faire jugée "inadmissible"
A la différence des politiciens, les industriels ne maîtrisent pas la sémantique. Et le ministre de l'Économie leur adresse le reproche de ne pas endormir les travailleurs, soulignant qu'il y avait parallèlement des "problèmes de forme: nous avons dit déjà aux responsables de cette entreprise combien la manière de faire était inadmissible". 
Comme Montebourg critiqua les patrons de Goodyear -confrontés dès 2007 à la lutte vaine de la CGT contre la délocalisation de l’usine d’Amiens Nord qui frappa 1.300 salariés de l'entreprise américaine- ou de Peugeot en 2009, Michel Sapin a critiqué lundi la direction d'Alstom

Dimanche, Manuel Valls s'était dit convaincu de pouvoir "sauver" Alstom à condition que les dirigeants du groupe "jouent pleinement leur rôle," mettant clairement en cause la direction

Or, l'ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a quant à lui assuré qu'il n'a jamais été question d'un arrêt de la production à Belfort dans les discussions entre les dirigeants et l'Etat actionnaire. Ce qui donne à penser que dans cette affaire hautement médiatisée, l'exécutif joue le rôle trouble du pompier incendiaire. 

"Nous avons présenté un projet qui fait suite à un contexte que tout le monde connaissait (absence de charge, perte de commandes, etc.)", a d'ailleurs déclaré une porte-parole d'Alstom qui précise que sa direction garantit qu'aucune perte d'emploi n'est envisagée: "il s'agit d'un transfert de 400 personnes en France. On se donne deux ans pour étudier chaque cas". 

Pour mémoire, la semaine dernière, la direction d'Alstom a annoncé l'arrêt de la production de locomotives à Belfort (90) et son transfert à Reichshoffen (67, Bas-Rhin) - à deux heures de route - d'ici 2018. Ne resteront donc sur le site de Belfort, en 2018, que des activités de maintenance, ce qui entraînera le transfert de 400 des 480 postes de l'usine de Belfort. Les salariés se verront proposer un reclassement à Reichshoffen ou dans l'un des 12 sites du groupe dans 10 régions.
Depuis la vente de sa branche énergie à General Electric (GE), le premier actionnaire d'Alstom est Bouygues avec 28,3 % du capital (contre 29,2 % au 31 décembre 2015), l'Etat disposant désormais de 20% des droits de vote.
Le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge a été convoqué jeudi dernier à Bercy pour expliquer sa décision, que l'exécutif juge "soudaine" et menée "sans concertation", ce qui ne manque pas d'air après le passage en force de la loi Travail. 
Pourtant, depuis plusieurs mois, les dirigeants d'Alstom ont communiqué l'inquiétante baisse de commandes sur le site. Et ce sujet a été évoqué au conseil d'administration, auquel siège un représentant de l'État. 

De son coté, le nouveau secrétaire d'Etat à l'Industrie  (après Michel Sapin - un ex-Comités d'action lycéens, CAL, groupe d'ultra gauche animé par un trotskyste - et Macron), Christophe Sirugue - un apparatchik de 50 ans, permanent à la fédération socialiste de Saône-et-Loire depuis l'âge de... 24 ans - répond que Alstom traverse "une période difficile qu'il (nous) faut franchir, mais ce n'est pas la fin non plus de la filière ferroviaire dans notre pays". Sirugue fut le rapporteur de loi Travail en 2016...

Le conflit d'Alstom prend une tournure politique

"On a nationalisé Renault pour moins que ça",
a lancé un élu PS du Territoire de Belfort, Chevènement, cet après-midi.

Au moment où des membres du gouvernement se réunissent ce lundi matin en cellule de crise sur la situation d'Alstom,
Arnaud Montebourg les a appelés sur France Inter à empêcher la fermeture du site de Belfort.
"Quarante-quatre locomotives à fabriquer, c'est presque deux ans de travail", schématise Arnaud Montebourg
Pour Arnaud Montebourg, le gouvernement n’est pas assez réactif. Actionnaire majoritaire de la SNCF, l’Etat possède 20% des votes, souligne-t-il, et a le pouvoir d’agir, selon lui. 
Et c'est pourquoi, il est permis de penser que le président Hollande compte instrumentaliser cette crise sociale truquée pour faire reluire le candidat d'ici décembre. 
"Quarante-quatre locomotives à fabriquer, c'est presque deux ans de travail, a-t-il plaidé. Je demande que le gouvernement revienne sur ces décisions et que le site de Belfort soit maintenu en l'état".


Tout donne déjà à penser que
le président Hollande compte instrumentaliser cette crise sociale truquée pour faire reluire le candidat d'ici décembre.

mercredi 17 août 2016

Des "islamistes qui avancent mosquées", puis des "salafistes" et maintenant des musulmans

L'Etat de droit est une menace pour la survie de notre modèle de civilisation

L'
éclatante duplicité qui aveugle la gauche


"Comment les salafistes avancent mosquées" (Le Canard enchaîné, 2 déc. 15)

"DEPUIS le 13 novembre, les mosquées salafistes et intégristes [pléonasme?] rivalisent de communiqués d’indignation pour condamner les attentats. Difficile, pourtant, de donner Allah sans confession à ces bonnes âmes quand on découvre d’autres déclarations, bien plus guerrières ou fort alambiquées, faites précédemment par ces mêmes religieux. Une guerre sourde, mais parfois violente, avec menaces et coups de force, oppose les ultras aux musulmans pacifiques [continue-t-on, à gauche, de s'imaginer, tant elle se sent piégée à son idéologie marxiste et post-colonialiste, après l'avoir pourtant été au communisme]. Petite tournée dans ces lieux de prière pas très recueillis.

Trois jours avant d’être assigné à résidence, en vertu de l’état d’urgence, Mohamed Khattabi, l’imam salafiste de la mosquée Aïcha de Montpellier, a tenté de se refaire une virginité. Dans un prêche en français mis en ligne vendredi 20 novembre, le religieux tirait à boulets rouges contre les partisans de Daesh, ces "chiens de l’enfer" [dissidents].
Mais, le 13 novembre, jour des attentats, c’était un tout autre discours - en arabe, cette fois - que tenait l’imam. Il implorait Allah de 'soutenir les moudjahidines partout". Et de lancer cette diatribe : "Ils veulent nous contrôler pour que nous ne nous réveillions pas de notre sommeil, car le musulman est un géant endormi et, s’il se réveille, malheur à celui qui se trouve dans les parages." 

D’autres patrons de mosquées salafistes s’adonnent aux joies du double discours. Ainsi, à Roubaix, après l’arrestation de Mehdi Nemmouche (un jeune originaire de la ville et auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles), un responsable de la mosquée Abou Bakr Essedik [de Roubaix] s’était un peu énervé : "Est-ce qu’on doit encore répéter que l’islam n’a rien à voir avec ça ?" (La Voix du Nord, 3/6/14). Pourtant, un an plus tard, sa mosquée accueillait un excité : un cheikh saoudien [cheikh Mohammed Ramzan al-Hajiri] interdit de séjour sur le territoire "en raison de ses prêches islamiques radicaux" [et cela, malgré l'état d'urgence, déclaré à compter du 26 novembre 2015, par la loi du 20 novembre 2015]. Il a pu vitupérer devant 1.500 fidèles, comme l’a révélé Le Canard (20/5). [Lien La Voix du Nord "Un cheikh saoudien interdit d’entrée en France vient pour la troisième fois dans une mosquée de Roubaix")

Quand les sermons ne suffisent plus, certains de ces joyeux drilles passent aux arguments frappants. A Lunel (Hérault), l’imam Elhaj Benasseur, qui avait fermement condamné le départ pour la Syrie de quelques-uns de ses paroissiens, s’est vu menacé par deux djihadistes qui voulaient "tabasser à l’agonie ses trois enfants" (sic).
Depuis, il a obtenu la condamnation des (complètement) fous d’Allah, mais il n’en a pas moins été contraint de quitter la ville cet automne. Quelques furieux ont même tenté de prendre le contrôle de la mosquée, dont la construction a été financée, semble-t-il, par le Qatar. Finalement, sur les conseils du préfet, l’association des fidèles a pu verrouiller juridiquement ses statuts et élire, le 1er novembre, un président d’ouverture. Ouf...

A Montpellier, un autre imam, Farid Darrouf, a dû plier bagage pour échapper aux menaces qui visaient sa famille. En 2013, ce religieux progressiste avait osé prendre la place occupée jusqu’alors par l’imam Mohàmed Khattabi à la mosquée de La Paillade...

Longtemps cette chasse à l’homme contre les modernistes a été couverte par le silence gêné de la communauté musulmane, qui répugnait à voir les kouffar (mécréants) [les autochtones français] se mêler de leurs affaires religieuses [à cela près que, souvent comme souvent en pareils cas, il s'agit aussi bien d'une lutte d'influence pour la prise du pouvoir]. Et, dans ces conditions, il était difficile pour les élus locaux d’y voir clair [d'autant que ces municipalités sont ancrées à gauche (Montpellier, Gennevilliers ou Paris) ou en alternance avec la droite, à Roubaix et Lunel].

A Gennevilliers (Hauts-de-Seine), la municipalité communiste a soutenu la création d’un nouveau lieu de culte, inauguré en 2011. L’édifice est géré par une association légaliste et républicaine. En revanche, des salafistes ont profité du déménagement pour squatter l’ancienne mosquée du port, qui devait être détruite. Pour éviter les polémiques, les autorités ont préféré laisser faire. Jusqu’au 23 novembre, quand, au nom de l’état d’urgence, la police a pu débouler pour perquisitionner et fermer les lieux.

Un certain bazar règne également sur la scène musulmane parisienne, sans que l’on sache très bien qui est modéré et qui est extrémiste. Officiellement, la capitale ne compte qu’une demi-douzaine de mosquées. Mais d’inextricables querelles de minaret bloquent les projets [et non pas la majorité de gauche autour de Anne Hidalgo].
Ainsi, la reconstruction de la mosquée de la rue de Tanger - réputée, naguère, pour être un nid d’islamistes - se fait attendre depuis dix ans. Pendant que deux associations rivales [marocaine et algérienne] se battent comme des chiffonniers, sur fond d’accusations de malversations, les fidèles en sont réduits à prier dans des hangars provisoires [sous les caméras de la presse compatissante]. Et des sectes islamistes en profitent pour draguer les paroissiens esseulés ... [Le 29 juillet, cette mosquée se disait "bouleversée" par l'"assassinat abject d'un prêtre en prière" et se déclarait "en deuil"]

Le trop-plein de pratiquants se déverse dans près de 70 salles de prière au statut incertain. Une cinquantaine de lieux de culte se sont ainsi implantés dans des foyers de travailleurs migrants. Qui se retrouvent de facto transformés en mosquées de quartier, comme le relève une étude réalisée en 2010 par l’Atelier parisien d’urbanisme (lié à la Mairie).

Cette situation oblige parfois les associations d’alphabétisation à déménager dans d’autres lieux (réfectoires, hangars ... ), voire à émigrer à l’extérieur des locaux. Sans que personne semble s’en émouvoir..." souligne Le Canard


Et le nombre des musulmans "bifaces" est grandissant

Nous avons plus à craindre du double-jeu des musulmans intégristes dits "modérés" du mouvement associatif subventionné que des coups d'éclat de "gentils" électrons libres sortis de leur sommeil, dits "radicalisés récents". Lors de tueries ponctuelles, ces derniers font de nombreux morts, mais s'ils frappent les corps et les esprits, ils ne s'inscrivent pas vraiment dans la durée.

On a souvent entendu des musulmans clamer qu'ils sont "les premières victimes des attentats" et que, par conséquent, les mécréants n'ont pas à se plaindre. L'article du Canard enchaîné en date du 2 décembre 2015, intitulé "Comment les salafistes avancent mosquées", en fait corrobore largement ce détournement de la réalité.
Que ce soit le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) qui, en novembre 2012, fit une campagne d'amalgame entre racisme et islamophobie, intitulée "Nous sommes la nation" (déjà !) appelant l'État à l'exercice de son pouvoir et de son devoir de protection, de sécurité et de mieux-vivre ensemble", ou Abdallah Zekri (CFCM) qui déclara en avril 2015: "Je ne reconnaîtrai jamais l’Islam de France [..] c’est de la foutaise !", tous instrumentalisent la démocratie à leurs fins totalitaires de conquête.

De ces fanatiques "isolés", il faut distinguer les manipulateurs froids et organisés, souvent plus instruits et engagés dans un activisme sournois sur les moyen et long termes. 


La presse joue aussi un jeu dangereuxavec pour mission politique le maintien de la paix sociale, le temps de la présidence de Hollande.
BFMTV a donné la parole à "un hommece mardi. Il a témoigné  d'un acharnement raciste qui aurait causé la rixe à Sisco, en Haute-Corse, samedi dernier. Une version qui contredit celle évoquant une photo prise par des touristes de baigneuses en burkini, mais un témoignage partisan, puisque lla "personne d'origine maghrébine" n'est autre que le mari de la femme enceinte.


VOIR et ENTENDRE
 le témoignage d'un Maghrébin anonymé (filmé à hauteur de la taille):


Toutes tendances confondues, les musulmans institutionnels utilisent l'Etat de droit français

Le président de l’Observatoire contre l'islamophobie s’est dit "stupéfait" par une déclaration du député Malek Boutih, d'origine algérienne, dans le magazine L’Obs. "M. Boutif affirme que le salafisme a gagné la bataille idéologique et culturelle de l’islam en France, alors que nous menons un combat quotidien et sans relâche contre cette infime minorité qui prêche la haine et la violence dans notre pays", affirme Abdallah Zekri, dans un communiqué adressé à Algeriepatriotique. "Concernant le voile, souligne-t-il, je tiens à lui préciser que nous sommes dans un pays démocratique et que la loi s’applique à celles qui portent le voile intégral et non à celles qui ont le visage découvert."  

Zekri fait la leçon au député qui "n’est pas sans savoir que la laïcité ne s’immisce pas dans la tenue vestimentaire de la femme"

Zekri dit aussi s’inscrire "totalement en faux lorsqu’il [Malek Boutih] déclare que les responsables musulmans sont sous la pression des salafistes, car ils craignent des représailles". "Je suis musulman pratiquant qui milite pour le bien vivre ensemble depuis des années et je n’ai ni à craindre des salafistes ni des intégristes de tout bord y compris certains politiques" français qu’il accuse de jouer la carte de la division. "Concernant la peur que nous impute M. Boutih, il est complètement à côté de la plaque", réplique Abdallah Zekri, qui rappelle, pour étayer son propos, qu’il est "parmi les premiers responsables musulmans à avoir réclamé haut et fort à travers les médias la fermeture des mosquées salafistes" [mais, dans sa position de président, il  n'a rien tenté d'autre que des incantations]. Après toutes ces accusations, le président de l’Observatoire contre l’islamophobie affirme qu’il n’a pas "de leçon à recevoir de M. Boutih"

Et Bekri de rendre le pouvoir socialiste responsable des attentats islamistes et des provocations musulmanes. Il dénonce en effet  une "surenchère médiatique de la part de certaines personnalités publiques (françaises) qui par leurs déclarations intempestives font le jeu des recruteurs de Daesh", s’insurge Abdallah Zekri. 
Pour mémoire, Malek Boutih a en effet été chargé par le chef du gouvernement, Manuel Valls, d’une réflexion sur les phénomènes de "basculement des nouvelles générations dans le terrorisme en lien avec les filières djihadistes". Le député Malek Boutih a remis un rapport au chef de l’Exécutif français en juin 2015, intitulé 'Génération radicale', dans lequel l'ex-président de SOS Racisme conclut que "l’action publique en réponse au radicalisme doit s’inscrire dans une logique de contre-attaque".
La porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, association située à la mosquée En-Nasr à Marseille 10e, Feiza Ben Mohamed, est musulmane ou citoyenne française en fonction des circonstances.
VOIR et ENTENDRE la réaction de Feiza Ben Mohamed aux attentats de Paris :  

Et ce matin, 
Abdallah Zekri a pareillement haussé le ton. 
Il s'en est pris de manière virulente aux déclarations de Manuel Valls et de Jean-Pierre Chevènement. A propos des provocations au burkini sur les plages, de Cannes en Corse, le président de l'Observatoire contre l'islamophobie au Conseil français du culte musulman se dit "surpris" par Valls qui, à la fois, refuse de légiférer en la matière et condamne le port du burkini - ce qui, selon Zekri, est "une manière de faire du populisme" - appelle le premier ministre de Hollande à mettre fin à "un débat inutile"
Et d'argumenter de mauvaise foi: "Est-ce que 10 ou 12 femmes portant le burkini [aveu de la réalité des faits, alors que des parents des Maghrébins présents à Cisco (Haute-Corse) nient sur BFMTV les baignades en burkini] mettent en danger la République, lance-t-il. "Je n’y crois pas du tout", insiste-t-il, indiquant à plusieurs reprises "ne pas comprendre" la polémique. "Ces femmes portent librement le burkini; certaines pour se préserver, par pudeur, d’autres par convictions religieuses", maintient Abdallah Zekri.

Le président de l'Observatoire contre l'islamophobie
 clame son refus que les attentats islamistes et affrontements inter-communautaires soient imputés aux musulmans autant qu'ils sont et qu'ils soient rappelés à leurs devoirs, mais, en revanche il a violemment revendiqué des droits en tant que citoyens français. Appuyé en cela par la gauche révolutionnaire institutionnelle (PCF et NPA, notamment), ou non.
Le président du CFCM conteste le premier ministre, jugeant que "ce n'est pas de l'intégrisme", tandis que Rareq Oubrou, l'imam marocain "modéré" de Bordeaux,  considère que les propos du Premier ministre "ne vont résoudre aucun problème" et Olivier Dartigolle (PCF) affirmant que "Manuel Valls joue un jeu très dangereux".
VOIR et ENTENDRE pourquoi les ennemis de l'intérieur sont aussi menaçants que Daesh:

Et pendant ce temps, Flanby fait savoir qu'il n'a eu que onze jours de vacances.
Et tous nient que le CCIF et Tariq Ramadan ont conjointement appelé à voter pour François Hollande.