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mercredi 16 octobre 2013

L'expulsion de Leonarda, jeune rom du Kosovo, met le gouvernement Ayrault en péril

Les associations s'opposent à la loi, la gauche radicale s'enflamme et Peillon fustige son collègue Valls

Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, a demandé mercredi qu'on "sanctuarise l'école" contre son "camarade" Valls.


Le professeur Peillon a tiré l'oreille du p'tit Valls , lui faisant promettre qu'il ne recommence pas. Demain la fessée déculottée?
La gauche veut-elle la tête de Valls ?

Les conditions d'expulsion de la collégienne Leonarda, une collégienne kosovare, la semaine dernière dans le Doubs, plonge la majorité dans une nouvelle crise politique. Les réactions d'indignation se succèdent contre le ministre de l'Intérieur, très populaire dans l'opinion, mais beaucoup moins au sein de son propre parti.

"Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme", a écrit Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale sur Twitter
Le député socialiste du Nord Bernard Roman a quant à lui qualifié de "rafle" l' expulsion de Leonarda alors qu'elle était en sortie scolaire, revendiquant un "devoir d'insurrection" contre de tels actes. "Je soutiens sans aucun problème la politique et le positionnement de Manuel Valls dans sa tâche de ministre de l'Intérieur. Mais il y a des limites au-delà desquelles on sort du champ de ce qui est acceptable pour la gauche, et là on l'a fait", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée. "Aller chercher un enfant dans une activité scolaire, ce n'est pas une expulsion, c'est une rafle. Ce n'est pas acceptable" (...). "Si cela avait été la droite, nous l'aurions condamné avec force, ce n'est pas parce que c'est la gauche qu'on ne doit pas le condamner avec force. On n'a pas respecté nos valeurs", a-t-il ajouté.

Deux responsables du PS ont tweeté pour exprimer leur fort mécontentement, l'un d'entre eux se montrant particulièrement incisif à l'encontre du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en prônant même sa démission du gouvernement. "Manuel Valls qui justifie l'expulsion de #Leonarda ! Quand est-ce qu'on prend une mesure d'éloignement du gouvernement à l'encontre de Valls ?", a lancé Frédéric Hocquard, secrétaire national du PS à la Culture, en réagissant à la reconduite à la frontière de la jeune fille de 15 ans. "Perso, je ne me vois pas rester à la direction du PS si rien n'est fait pour #Léonarda j'en tirerai les conséquences"a appuyé dans un autre tweet Stéphane Delpeyrat, le secrétaire national du PS à la Recherche, évoquant "la goutte d'eau" qui fait déborder le "vase".

Peillon : "Je souhaite que ce genre de situation ne se renouvelle pas"

Dans un registre plus modéré, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon n'a pu s'empêcher de regretter cette expulsion  "à l'intérieur du temps scolaire". "Le ministre de l'Intérieur est dans son rôle quand il exécute des décisions de justice mais elles doivent être exécutées avec discernement. Et dans ce discernement il y a le respect de ce sanctuaire qu'est l'école", a-t-il déclaré à la sortie du conseil des ministres. "Je souhaite que ce genre de situation ne se renouvelle pas", a-t-il  prévenu.



"On ne doit pas aller chercher des enfants à l'école"

En attendant les résultats de l'enquête administrative ordonnée par le gouvernement pour déterminer les circonstances de cette expulsion,
Harlem Désir demande le retour en cours de la jeune fille. "Aujourd'hui, le gouvernement demande une enquête administrative urgente, c'est un premier pas. En attendant, Leonarda doit pouvoir revenir dans sa classe", explique le premier secrétaire du PS. Et avec elle son père accusé de violences conjugales, sa mère et ses quatre frères et soeurs, soit 7 personnes. Une pétition, signée par de nombreux responsables politique de la gauche, a d'ailleurs été mise en ligne pour exiger le retour en France de Leonarda. Sur les faits, Harlem Désir estime que "les conditions de l'interpellation de cette jeune collégienne sont choquantes, pendant une sortie scolaire, devant les autres enfants".

Le porte-parole du PS, David Assouline , qualifie également de choquantes les conditions dans lesquelles cette élève de 3e a été remise à la police : "Faire descendre d'un bus par les forces de l'ordre une élève devant l'ensemble de ses camarades de classe est insupportable et inacceptable", a-t-il estimé. 

Invité mercredi matin sur i>Télé, le député de Seine-Saint-Denis (comme Bartolone...) Bruno Le Roux s'est également élevé contre les conditions d'expulsion de la jeune Kosovare. "On ne doit pas aller chercher des enfants à l'école", a déploré le député socialiste. Cette expulsion aurait dû "être différée", selon lui. "Il faut avoir quelques principes : il y a les textes, il faut avoir quelques capacités de discernement", a précisé l'élu.


Même agacement de la part de Sandrine Mazetier sur LCI. Selon la députée et secrétaire nationale du PS en charge de l'immigration fait valoir que cette famille aurait pu, dans quelques jours, déposer une demande de régularisation. Elle accuse, quant à elle, le préfet du Doubs d'avoir manqué de discernement.




Valls demande à ce "que chacun garde son sang-froid"

Pour calmer les esprits, Manuel Valls a lancé ce mercredi une enquête administrative sur les "conditions d'éloignement" de la jeune Leonarda. "J'ai vu qu'il y a une polémique que je crois stérile, inutile", a déclaré-t-il. Il demande par ailleurs "que chacun garde son sang-froid". En marge d'un déplacement à Lorient, il recommande d'attendre le rapport de l'inspection générale de  l'administration qui doit se pencher sur le sujet. "Ne doutez pas un seul  instant que les règles de droit public sont appliquées avec intelligence, discernement, humanité (...) par mes services", a-t-il ajouté.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a lui aussi tenté de légitimer l'action des forces de l'ordre. Interrogé sur LCI, Pierre-Henry Brandet a assuré que dans cette affaire, "le respect du droit des étrangers a été total". Selon lui, l'expulsion "a été faite en concertation avec un membre de son comité de soutien", précisant que l'opération s'était faite "dans les conditions les plus sereines possibles". "On est venu chercher cette jeune fille dans le bus, on ne l'a pas arrachée à ses camarades", explique le porte-parole. Il a reconnu toutefois que "ce sont des situations traumatisantes".
Enfin, malgré la colère qui monte dans les rangs socialiste, le président Hollande se tient bravement à distance de la mêlée. "Il y a des divergences d'appréciation sur la façon dont les choses se sont réellement passées (...). Il nous appartient d'y voir plus clair avant de commenter les faits", a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

Valls expulse une collégienne kosovare

Valls se fait justifier par son porte-parole

L'affaire a été révélée le 15, mais remonte au 9 octobre


Une Rom kosovare de 15 ans a été expulsée vers le Kosovo. 
Leonarda, qui vivait à Levier (Doubs), faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire comme ses parents et ses cinq frères et soeurs, après que la famille nombreuse eût été déboutée de ses demandes d'asile. 
L'adolescente a été extraite du car alors qu'elle participait à une sortie scolaire et remise à la police. 

Valls ne se montre plus aux caméras

Une semaine plus tard, dans la soirée du 15, Manuel Valls a fait justifier les conditions de renvoi au Kosovo de cette adolescente scolarisée en France, le ministère assurant qu'il a veillé "au respect des droits des étrangers" et qu'il applique "avec fermeté les décisions d'éloignement tout en veillant scrupuleusement au respect des droits des étrangers".
Selon lui, le 9 octobre, lorsque la police aux frontières du Doubs et la gendarmerie "se sont rendues au domicile de la mère et des enfants pour assurer leur retour au Kosovo", où le père de famille avait été expulsé la veille, elles ont constaté que "l'une des enfants était absente".
"Un membre du comité de soutien de la famille a, en présence de la mère, appelé cette jeune fille sur son téléphone portable. Il a été convenu entre la famille, le représentant de son comité de soutien, l'enseignante en charge de la sortie scolaire et les forces de l'ordre de laisser la jeune fille sortir du bus afin de lui permettre de rejoindre sa famille dans le cadre de l'exécution de la mesure d'éloignement", a précisé le ministre dans un communiqué chargé en sémantique d'un goût douteuse.
Comme ces choses-là sont bien dites..."La jeune fille est descendue du bus pour attendre les fonctionnaires
(de police) qui sont venus la prendre en charge", raconte à sa façon le ministère, se bornant à affirmer qu'il s'agit d'une famille kosovare.

Les socialistes vertueux pris en flagrant délit


La crème du PS de Marseille:
Masse, Ghali, Mennucci, Guérini et Andrieux.
Il manque déjà MA Carlotti
Pour Samia Ghali, candidate des primaires PS pour la prise de Marseille à l'UMP, c'est le rôle de l'Etat que de trouver des solutions de relogement pour les Rom expulsés. L'Etat, incapable de protéger ces familles de rom face à la colère des marseillais n'a rien trouvé de mieux que d'expulser à nouveau mais cette fois "dans les règles" ces familles. 
Pour la maire socialiste des 15e et 16e arrondissements des quartiers nord de la cité phocéenne,  corrompus par la députée socialiste Sylvie Andrieux, l'expulsion des Rom par les habitants est compréhensible : "Je ne la condamne pas, je ne la cautionne pas mais je comprends quand les pouvoirs publics n'interviennent plus". 

En revanche, Assouline juge "choquantes" les conditions dans lesquelles cette élève de 3e de Pontarlier a été remise à la police. "Les circonstances et les responsabilités qui ont amené la préfecture à prendre une telle décision doivent être clairement établies", a déclaré le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, en l'absence de Harlem Désir, ancien de SOS Racisme qui est du voyage présidentiel en Afrique du Sud, pays de l'...apartheid.
"Faire descendre d'un bus par les forces de l'ordre une élève devant l'ensemble de ses camarades de classe est insupportable et inacceptable", a-t-il estimé.

C'est seulement lundi soir après 21h00 que Mehdi Ouraoui, directeur de cabinet de Harlem Désir, qualifia -sur Twitter- cette arrestation "d'insupportable". 

D'origine iranienne, le député socialiste Pouria Amirshahi a exprimé son "effroi"
(sic) et demandé "le retour immédiat de Leonarda ainsi que sa famille en France".
Le communiqué des jeunes socialistes (capture)
Chasse aux sorcières de Sandrine Mazetier  
L'élue socialiste de Paris, vice-présidente de l’Assemblée nationale et en charge justement du dossier de l’immigration au PS, a réclamé des "sanctions" contre le Préfet du Doubs Stéphane Fratacci (dont on a appris dans la soirée qu’il avait été nommé à ce poste après avoir été un collaborateur de l’ancien socialiste Eric Besson au ministère de l’Immigration et de l’identité nationale).

A Libération, Laurence Rossignol, porte-parole du parti, déclare qu'au "bureau national, tout le monde était d’accord pour dire qu’il y a eu une bavure."

Le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon a également fustigé mardi la "politique inhumaine" du ministre de l'Intérieur. "Manuel Valls a beau jeu de décréter que les Rom ne veulent pas s'intégrer, alors même qu'il les pourchasse jusque dans les écoles", s'est insurgé le PG dans un communiqué. 
Et d'affirmer: "la lepénisation des esprits a décidément pris ses quartiers place Beauvau".

Les Verts de Cécile Duflot ne sont guère réactifs
Il a fallu jusqu'au soir, comme le raconte Rue 89, pour que plusieurs membres du bureau national du Parti Socialiste réagissent, estimant cette interpellation "choquante". Une appréciation partagée par des personnalités aussi diverses que Jean-Vincent Placé, sénateur d'Europe Ecologie les Verts :

Le sénateur demande des sanctions contre le préfet du Doubs © f3
Les altermondialistes ne sont pas plus vigilants que l'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot :center>

Il ne s'agit pas "de l'arrestation d'une jeune fille dans sa classe", a maintenu le secrétaire général de la préfecture du Doubs, Joël Mathurin. "Les choses se sont déroulées sans coercition et sans incident. C'est un éloignement triste, mais tous les recours légaux avaient été utilisés", a assuré Joël Mathurin.
Manuel Valls a été vivement critiqué à gauche, y compris par d'autres ministres, pour ses récents propos niant la volonté d'intégration d'une majorité de Rom. Son ministère a affirmé que la collégienne est "un cas d'immigration irrégulière qui n'a rien à voir avec les campements illicites de Rom".

Devant les réactions d'indignation à gauche, Manuel Valls a été contraint de s'expliquer sur l'expulsion de la collégienne.
Pour gagner du temps et clamer les esprits, le chouchou des sondages a décidé - mercredi matin - d'ouvrir une ...enquête administrative.

Manuel Valls fait-il mieux que Hortefeux?


Le MJS demande lui aussi des explications directement au ministère de l'Intérieur, qui  n'a pas encore répondu.
"Nous prions le ministre de l’Intérieur d’apporter des explications à cette affaire et de rassurer l’ensemble des humanistes en affirmant que des policiers ne peuvent pas arrêter des élèves dans le cadre scolaire. De tels actes seraient un révélateur du manque de changement en terme de politique migratoire depuis la triste période Hortefeux-Guéant-Besson-Sarkozy."

Dans la foulée, le président des MJS, Thierry Marchal-Beck, réclame sur Twitter à Manuel Valls la régularisation de toute la famille de Leonarda. 

C'est le maire de Levier qui a téléphoné à l'adolescente et demandé ensuite aux professeurs d'arrêter immédiatement le véhicule, rapporte  une enseignante présente dans le car, rendu public par le Réseau éducation sans frontières (RESF), "Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas me demander une telle chose car je trouvais ça totalement inhumain", a raconté cette enseignante, Mme Giacoma.
Dans le récit de l'enseignante, l'autocar se serait finalement arrêté sur le parking d'un autre établissement scolaire, où des policiers seraient venus chercher la jeune fille, hors de vue de ses camarades. Où étaient donc passés les 52 autres élèves du car?
Via un article mis en ligne par RESF, les professeurs de Leonarda et d'une de ses soeurs à Pontarlier se sont déclarés "profondément choqués par les méthodes utilisées pour renvoyer des enfants issus de la minorité rom vers des pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils ne parlent pas la langue".

Territoire aujourd'hui à majorité albanaise, un temps pro-chinoise, le Kosovo faisait partie de l'ex-Yougoslavie jusqu'en 2008 et environ 90 % de la population est musulmane.

Le taux de natalité y est élevé. Environ 65 % de la population a moins de 30 ans et affirme massivement sa volonté d'émigrer en Europe de l'Ouest, y compris illégalement.Lien JDD - "Mariages à la sauce kosovare" Payées à leurs familles 1.000 euros, cédées contre 10 fois plus, une trentaine de gamines auraient été "importées" en France pour être mariées à des jeunes gens issus de la même communauté rom, du Doubs, de l'Allier et de Belgique
Nous sommes confrontés à une nouvelle vague de demandeurs d’asile venus des Balkans avec de faux papiers, dans leur grande majorité des Rom qui sont déboutés et renvoyés chez eux: de vrais Rom, mais de faux Kosovars.



lundi 14 janvier 2013

Manif pour tous: son succès suscite mauvaise foi et Vacheries au PS

Les socialistes malsains s'en prennent à ceux des leurs qui combattent le saccage du Code civil

Représailles de la gauche émue par la mobilisation de près d'un million d'opposants à son projet

Manifestation morbide des
extrémistes de la cause homosexuelle
Pour le PS, la droite "a réussi son mariage avec l'extrême droite"
La phrase de son porte-parole,David Assouline ne va pas manquer de susciter l'indignation de la droite républicaine ce lundi au sujet de la manifestation contre le sacage du Code Civil.

Les socialistes peuvent-ils en dire autant
de leur mariage avec les altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts et l'union libre avec les staliniens du Front de gauche et Mélenchon.


Jean-Christophe Cambadélis (PS) a jugé lundi qu'il serait "inopportun" d'introduire la procréation médicalement assistée
(PMA) pour les couples homosexuels, qui risque selon lui d'entraîner vers la procréation pour autrui. 


Georgina Dufoix est devenue la cible des militants d'Act Up Paris 
L'ex-ministre socialiste a publiquement rejoint les rangs des opposants au projet de loi sur le "mariage pour tous", au côté du collectif de Frigide Barjot, mais se voit contesté sa liberté de conscience.

Alors les sectaires ont déversé du faux sang aujourd’hui sur les marches du Grand Palais parisien (photo ci-dessus) pour empêcher la concertation prévue et finalement annulée de l'ex-ministre de François Mitterrand à une conférence du collectif "La Manif pour tous", opposé à l'adaptation du mariage aux personnes de même sexe, avant qu'elles ne revendiquent la filiation homosexuelle ensuite.


Act Up remet en cause un jugement du tribunal
Avec Laurent Fabius, Georgina Dufoix, son ex-ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale (1984-1986) est l'une des personnalités mises en cause dans l'affaire du sang contaminé, avant d’être finalement relaxée en 1999 par la Cour de Justice de la République. Or, en droit pénal français, la relaxe est une décision prononcée par un tribunal correctionnel lorsque la preuve de la culpabilité d'un prévenu n'est pas établie au cours du procès.


Le lourd passif de cette association de lutte subventionnée
Son mode d'expression, le recours à l'illégalité et à la désobéissance civile, fait régulièrement l'objet de controverses, notamment lors du Sidaction 1996 où son président apostropha grossièrement le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy pour s'opposer aux expulsions de malades étrangers, traitant la France de " pays de merde " (cf. Mathieu Kassovitz).

Le 5 juin 2005, lors d'un raid après la messe dominicale, ses militants investirent la cathédrale Notre-Dame de Paris pour célébrer un simulacre de mariage homosexuel suivi d'une vive altercation.
Citons encore en 2005, la campagne d'affiches dont Nicolas Sarkozy a été la cible. 
Act Up a par ailleurs été mise en cause dans la dégradation de la façade de l'Élysée le 30 novembre 2004.

En 1999, les intolérants d'Act Up ont également menacé de chantage un député, homosexuel.

Suite à l'irruption dans Notre-Dame de Paris en 2005, 115 députés ont adressé une tribune au Premier ministre, Dominique de Villepin, pour interdire le versement de subventions à des associations troublant ostensiblement l'ordre public.

Le vote de la filiation homosexuelle a-t-elle la moindre chance d'apaiser ces activistes ? 


Mariage PS-extrême gauche branlant

"Nous avons vu l'arithmétique politique qui était présente: UMP, FN... Et cela peut se faire* parce que ça se fait* contre l'égalité", a accusé, dans son charabia, le sénateur de Paris lors du point presse hebdomadaire du PS.
"Cette manifestation est paradoxale", a-t-il commenté. 


"Très souvent, on se mobilise parce qu'on se sent attaqué dans un droit (1), ou alors parce qu'on veut conquérir un nouveau droit (2) , mais pour empêcher certains d'avoir les mêmes droits(3)  alors qu'aucun de ses droits (4)  n'est menacé, c'est très rare. Seule la droite sait nous faire ça". 
On a même décrypté le sabir d'Assouline !

Une mobilisation "pas aussi importante que prévu"
Certes, la mobilisation avait été "importante", a concédé Assouline, mais "pas aussi importante que ce qui avait été prévu ou annoncé, en particulier par les organisateurs et M. (Jean-François) Copé".

"Les enquêtes d'opinion montrent aujourd'hui que
ceux qui ont manifesté, aussi importants qu'ils soient, ne représentent pas la majorité de l'opinion des concitoyens à l'instant T", a-t-il estimé avec toute la bonne foi dont il est capable, indiquant que le PS ne ferait pas de "course à l'échalote du nombre de manifestants".
Petits bras, les socialistes ?

vendredi 16 novembre 2012

Conseil national du PS: Harlem Désir présente bientôt les "béni-oui-oui" du pouvoir

Qui ne sera pas un élu godillot ?

Un nouvel "homme faible" -non élu- désigne les impétrants
Hollande détient tous les pouvoirs
et bientôt aussi au PS
Harlem Désir, premier secrétaire désigné du Parti socialiste, présentera samedi matin son équipe dirigeante au conseil national, le "parlement" du parti, un premier test pour celui qui tente d'imprimer sa marque au sein du parti majoritaire, tout en étant un dirigeant non élu.

La présentation de l'exécutif du parti - à la fois le "bureau national" et le "secrétariat national" - à La Mutualité à Paris, sera l'ultime étape du processus de succession de Martine Aubry et le point d'orgue du Congrès de Toulouse de fin octobre, lors duquel Harlem Désir était devenu officiellement patron coopté pour sa soumission par Hollande et Ayrault, contre la volonté de la sortante, Martine Aubry, qui avait donné la préférence à Jean-Christophe Cambadélis. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault assistera son homme de paille.

Désir H reste très discret, voire secret

Système pyramidal 2008
Ce métis de 54 ans, qui se fait appeler Harlem, Noir à la façon Obama, en plus agressif, s'est seulement engagé à ce que son équipe soit paritaire, faisant place à de nouvelles générations et à la diversité. "C'est un peu comme quand on fait son gouvernement", observe un cadre du parti. 

Harlem est le fils d'une puéricultrice alsacienne et syndicaliste CGT et d'un directeur d'école martiniquais, sympathisant communiste et anticolonialiste.

Seules certitudes, annoncées dès septembre: c'est le député Guillaume Bachelay, fabusien, ex-conseiller politique de Martine Aubry, qui est numéro deux, et David Assouline, pareillement désigné, qui exerce déjà la fonction de porte-parole .


C'est au sein du "secrétariat nationalqu'Harlem Désir pourra apporter sa touche personnelle. Il est composé de quelque 80 membres, où chaque secrétaire se voit attribuer une spécialité thématique ou organisationnelle.
Ce secrétariat a déjà été renouvelé en juillet, avec l'émergence de nouvelles têtes de la génération montante. Harlem Désir a proposé d'ouvrir l'instance aux responsables des motions concurrentes, notamment à ceux de la motion de l'aile gauche d'Emmanuel Maurel (Motion 3 - Maintenant la gauche). "Nous sommes partants, nous avons des échanges, mais pas de propositions concrètes pour le moment", affirmait jeudi une des membres de cette motion.
Cette motion 3 est en outre portée notamment par Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj, Gérard Filoche (ex-membre de la LCR), Paul Quillès et Julien Dray
Sans oublier, d'une part Un Monde d'Avance (Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, Pouria Amirshahi, Razzy Hammadi ou Bruno Julliard), un courant éparpillé entre la motion d'Harlem Désir et celui de Julien Dray et Emmanuel Maurel, 
et d'autre part le mouvement Utopia, groupe politique trans-partisan de gauche radicale (PS, Europe Ecologie-les Verts, Parti de gauche (PG de Mélenchon, candidat des communistes, notamment), animé par Franck Pupunat, co-fondateur. C'est aussi clair qu'à EELV !


Le "bureau national" (54 membres, direction politique du parti) comprend, selon les textes du PS, des représentants de chacune des motions ayant obtenu plus de 5% des voix des militants, en nombre proportionnel aux résultats.

Il faudra voir à qui reviennent les postes régaliens, tels que le responsable aux fédérations, aux élections et le trésorier.
Autre poste-clé, très sensible, celui de porte-parole s'avère être un vrai casse-tête. Combien occuperont cette fonction, qui pourrait elle aussi être paritaire? "1, 2, 4, voire 6 ?", plaisantait jeudi une habituée de Solférino.
Le sénateur David Assouline (53 ans), qui a succédé à Benoît Hamon depuis son départ au gouvernement, n'entend pas quitter le poste. 
Le député Olivier Faure (44 ans), ex-conseiller de Jean-Marc Ayrault, qui y aspire aussi, au nom de la diversité (la mère de ce quadra est d'origine vietnamienne), bénéficie, pour sa part de soutiens de poids: ce diplômé de Sciences-Po-Paris fut directeur adjoint du cabinet de François Hollande, alors Premier secrétaire du Parti socialiste, de 2000 à 2007. Il fut d'ailleurs présenté comme le candidat du consensus pour succéder à Martine Aubry. 
Depuis le mois de septembre, la députée Karine Berger (39 ans, députée des Hautes-Alpes, économiste affidée à Pierre Moscovici et cireuse de pompes intolérante et irrespectueuse de la parole de ses contradicteurs), est également régulièrement citée elle aussi, au nom de la parité, tandis que circule aussi le nom de la sénatrice Frédérique Espagnac (40 ans), ancienne attachée de presse de François Hollande.Quatre personnes au porte-parolat ? "Ce serait dangereux. C'est multiplier les risques de divergences". "C'est risquer les couacs et la comparaison", analysaient deux cadres du parti.
Un Premier secrétaire contesté
Jean-Philippe-Harlem Désir n'a jamais remporté aucun mandat électif en nom propre.
Au Congrès de Toulouse, cet intérimaire de Martine Aubry, le temps des primaires socialistes à la désignation du candidat à la présidentielle, est le candidat officiel, coopté par le président Hollande. Lors du vote d' octobre 2012, le taux de participation n'est que de 46,5 %.
"Il y a beaucoup de pression sur Harlem Désir", y compris de la part des différentes sensibilités de sa propre motion.
Les noms des lâcheurs seront connus samedi parmi les refoulés du pouvoir: Liste de ses soutiens officiels, dont une forte concentration de ministres du gouvernement Ayrault: lien 
Il "affronte son premier vrai test", observe une secrétaire nationale sortante.
En attendant,  ce jeudi soir et vendredi soir et donc d'ici samedi, les militants socialistes sont appelés à élire que leurs secrétaires de section (porte-parole de section) et leurs premiers secrétaires fédéraux (responsable du département), lesquels figurent au Conseil national.
Le nouveau parlement devra entériner samedi la composition du nouveau secrétariat national.
Lors de son discours, le premier secrétaire devrait également annoncer les prochaines initiatives du PS.
A Toulouse, Jean-Philippe Désir, très offensif contre la droite, avait déjà fixé le cap pour son parti, un PS "ouvrant grandes ses portes" aux Français, qui devienne le "plus européen des partis socialistes".
On demande à voir !

vendredi 9 novembre 2012

Les Verts, quantité négligeable au gouvernement, selon J.-V. Placé

Europe Ecologie-les Verts au bord de la crise de nerfs



Si Canfin est la potiche des Verts,
Duflot est une jarre
et Placé, le jars du capitole écolo

Le sénateur Placé (EELV) pose une question déplacée

Savoir ce que les deux EELV, Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement), font au gouvernement"

"Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons au sein du gouvernement", a lancé le sénateur Jean-Vincent Placé vendredi sur Radio Classique.
Et le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV)  au Sénat de dénoncer notamment un "virage post-rapport Gallois et les annonces très en faveur des entreprises sans contreparties et sans conversion écologique" (faites mardi par Jean-Marc Ayrault).

Au point que  "de plus en plus les écologistes s'interrogent".
"Je suis moi-même de plus en plus perplexe quant à cette participation gouvernementale", a-t-il poursuivi.
"Heureusement que nos ministres (Cécile Duflot, ministre du Logement et Pascal Canfin, ministre délégué du Développement) sont bons et qu'ils font le boulot. Parce qu'il est vrai que la tournure et le virage, quelque part sinon idéologique, du moins d'une politique économique, fait depuis trois jours, nous laissent très perplexes", a-t-il expliqué.
"Heureusement qu'elle (Cécile Duflot) est dans ce gouvernement, parce que, aujourd'hui, au bout de six mois, c'est vrai que le bilan est bien maigre ", a poursuivi le sénateur dans une charge sans précédent de sa part contre le gouvernement.

Duflot, prise en étau
Pressé de dire si ses analyses embarrassent la ministre du Logement, Jean-Vincent Placé a répondu que Cécile Duflot est "tenue à un devoir de réserve" gouvernementale: elle est " très solidaire " du gouvernement et en même temps " " vis-à-vis des écologistes, a-t-il souligné.

Ce coup de semonce du sénateur retentit alors que le Front de Gauche se crispe également
L'humeur de ce allié d'extrême gauche s'est  notamment manifestée par le rejet au Sénat de deux textes importants par les sénateurs communistes..
Il s'agissait d'une proposition de loi socialiste sur l'énergie et de la programmation budgétaire 2012-2017  Les sénateurs communistes ont voté contre ces deux textes, avec les sénateurs UMP et centristes, entraînant leur rejet.

Mamère,  péteux fort en gueule
En novembre 2011, Noël Mamère était en colère contre le PS et le clamait sur les toits. Alors que son parti, Europe Ecologie-Les Verts, et le PS reprenaient leurs négociations pour un accord de gouvernement et des circonscriptions, le député et maire écologiste de Bègles (Gironde) avait dénoncé la sortie d'André Vallini, du mercredi 20 octobre, dans laquelle le sénateur socialiste de l'Isère avait déclaré que le PS n'a pas "à céder à quelque diktat que ce soit de la part des Verts". Il faisait ainsi référence à la candidate écologiste, Eva Joly, qui avait exigé dans un entretien au Monde la sortie du nucléaire avant tout accord entre partis. On sait quel intérêt Hollande a accordé à ces cris.


Aujourd'hui, Mamère n'est pas amer. Non, non, non !  
En milieu de matinée, ce vendredi, Noël Mamère abonde dans le sens du sénateur Placé, revendiquant des droits d'auteur sur BFMTV en rappelant qu'il s'était "posé la question la semaine dernière".


Et puis, après avoir aboyé avec Placé, le roquet de la république bananière EELV a admis que les écologistes n'ont guère le choix, se disant "pris en quelque sorte dans un piège".
"C'est suicidaire de se soumettre et d'avaler des couleuvres mais ce serait aussi suicidaire pour nous et pour l'avenir de l'écologie que de partir du gouvernement et de quitter cette majorité", a-t-il avoué à des journalistes. "Donc nous n'avons pas beaucoup le choix." La gauche, c'est Alcatraz ?


Le frêle de Rugy, député écologiste (Loire Atlantique) aux dents longues, qui s'accommode fort bien de l'aéroport Ayrault (N-D-des-Landes) à  Nantes, s'est également déplacé sur le service public pour s'exprimer sur le "Placé Comedy Club"
Le président du groupe écologiste à l'Assemblée s'est dissocié de son homologue du Sénat tout en concédant un "trouble" dans les rangs écologistes. "Le moment n'est pas venu de dire 'nous allons peut-être quitter le gouvernement demain matin', parce que je crois que quand on s'engage dans une majorité, dans un gouvernement, on ne le fait pas pour le remettre en cause tous les quatre matins", a commenté l'arriviste sur France Info. Il est clair qu'il répondrait présent, en cas de remaniement...

Les socialistes montent au créneau


Jean-Vincent Placé s'interroge parce qu'il n'est pas ministre

C'est le socialiste David Assouline, un laissé-pour compte du gouvernement Ayrault, qui a lâché ce commentaire. Porte-parole du PS, il a ainsi ironisé sur son compagnon d'infortune: "Il dit qu'il se pose des questions. Je pense que les ministres écologistes n'ont pas l'air de se poser des questions. Ils ont l'air épanoui, ils sont utiles (...) Peut-être que Jean-Vincent Placé se poserait d'autant moins la question s'il était ministre lui-même."

 


Le ministre de l'Intérieur bondit sur le service public

Valls nie 'sincèrement' tout état d'âme : les "écologistes sont solidaires de la majorité."


Désir H., le premier secrétaire nommé du PS, marginalise Placé
Selon lui, la "remarque" du patron des sénateurs est à la fois "personnelle" et "décalée". Bien qu'il n'ait évidemment pas le feu à gauche, la déclaration mobilise néanmoins les cadres socialistes: 

L
'UMP observe le spectacle avec compassion


Invitée sur France 2, vendredi matin, Valérie Pécresse a déclaré voir dans les interrogations du sénateur écologiste la démonstration que la majorité continue de "se fissurer". "Il y a une grande fragilité de la majorité hétéroclite que François Hollande a soudée uniquement sur l'anti-sarkozysme". 

L'ancienne ministre du Budget déplore qu' "ils ne pensent rien de commun sur rien".


Les propos de Placé ne cassent pas quatre pattes au canard Hollande 
Le même matin,  Marianne publie des propos fatalistes tenus par François Hollande que  diffuse l'A*P. Dans l'édition du samedi 10 novembre, le président dit qu'il juge"possible" un départ des écologistes du gouvernement, mais qu'il "ne le souhaite pas". Anticipant sur les interrogations de Placé, il ajoute avec indifférence : "  Enfin nous verrons bien...Dans tous les cas, pas de panique !"

EELV lâche Placé, qui se renie

Jean-Philippe Magnen, porte-parole d'EELV, a réagi officiellement aux propos de Jean-Vincent Placé en fin de matinée. Selon lui, le pékinois du groupe des sénateurs écologistes s'est exprimé en son nom "personnel" et que ses propos n'engageaient "que lui".

Placé est rapidement revenu sur ses propos. 
"Ce n'est pas une mise au point, a-t-il assuré. C'est la position du parti. Bien sûr que nous sommes inscrits dans la durée. Je n'ai jamais indiqué que nous sortirions demain du gouvernement."


Le soufflé est retombé et les Français n'avaient donc encore rien compris...Placé va-t-il maintenant menacer de rejoindre le Parti de gauche de Mélenchon ?