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jeudi 13 décembre 2018

Olivier Faure (PS) reproche à Gilles Le Gendre (LREM) de mentir

"Il ne faut pas mentir, Gilles !" : le secrétaire général du PS Olivier Faure tacle le patron des députés LREM

"Voilà le sens de la démocratie porté par monsieur Faure", a riposté Gilles Le Gendre 



Olivier Faure et Gilles Le Gendre, le 13 décembre 2018.
Le Gendre, hautain et méprisant, ne regarde pas son contradicteur...
Ce cinglant échange a eu lieu dans la salle des quatre colonnes, à l'Assemblée nationale. 
Jeudi 13 décembre, les députés ont débattu de la motion de censure contre le gouvernement. Une séance sous tension, notamment lorsque le patron des députés PS, Olivier Faure, a estimé que la majorité avait "fait le choix cynique d'utiliser le drame [attentat islamiste de Strasbourg] pour mieux cacher la crise", confirmant les réactions spontanées des réseaux sociaux indignés que la presse officielle a aussitôt pointées, les taxant de 'fake news' véhiculées par la "peste brune". 

Peu après cette intervention dans l'hémicycle, le député PS est revenu à la charge contre le patron des députés de la majorité, Gilles Le Gendre, au cours d'un entretien qu'il donnait à la chaîne LCP.

Quand @faureolivier (PS) interrompt en plein direct @GillesLeGendre (LaREM), le patron de la majorité à l'Assemblée nationale...

"Monsieur Faure a une fâcheuse tendance à perdre son calme, a riposté Le Gendre, un ancien journaliste"La vérité, c'est que la Parti socialiste était très divisé", a polémiqué le député LREM. 
Une déclaration qui a fait réagir Olivier Faure, qui se tenait à quelques mètres.

"Absolument pas, la preuve tout le monde a voté ensemble", interrompit le député socialiste. 

"Attendez, moi je ne débats pas avec monsieur Faure en direct, s'est emporté Gilles Le Gendre, lequel semble plus à l'aise face à un 'Gilet jaune' moins blindé face aux déclarations à l'emporte-pièce et aux intimidations. "Ce n'est pas ce qui est prévu. Voilà le sens de la démocratie porté par monsieur Faure".

"On a aujourd'hui une majorité qui cherche a déplacé le débat. (...) Personne ne me fera taire", a finalement conclu Olivier Faure.

dimanche 22 juillet 2018

L'affaire Macron-Benalla déclenche une crise politique ouverte, mais Macron reste fermé

Le président se mure dans le silence, suite aux révélations des brutalités et des privilèges de son favori à l'Elysée

Une série de mises en examen s'annonce

Mensonge de l’Elysée : Benalla assurait encore la protection rapprochée du Président, le 13 juillet à Giverny
La crise politique provoquée par l'entourage d'hommes en noir du président Macron ne cesse de prendre de l'ampleur, à partir des violences de ses hommes de main, masquées pendant onze semaines, nourrie du silence d'Emmanuel Macron et des rebondissements - dignes d'une république bananière -  de l'enquête, avec une possible mise en examen dimanche de son ex-collaborateur à l'Elysée, dans l'attente de l'audition du fusible gouvernemental, Gérard Collomb, lundi à l'Assemblée.
Flagrant délit de violences par deux hommes en noir du président :
Vincent Crase (lunettes sur le front) et Alexandre Benalla (casque et capuche) tabassant un manifestant, le 1er mai à Paris

Cinq suspects au total doivent être présentés dans la journée à un juge d'instruction. Les 'Men in Black' de Macron, censés protéger son "monde nouveau" sont Alexandre Benalla, filmé frappant des manifestants le 1er mai, en garde à vue depuis vendredi matin, Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie employé de LREM à ses côtés lors de la Fête du travail, et de trois policiers soupçonnés d'avoir transmis à Benalla des images de vidéo-surveillance.
La femme et l'homme frappés le 1er mai ont demandé à être entendus ultérieurement par les enquêteurs.

Appartement et voiture de fonction, salaire... Le joli train de vie d’Alexandre Benalla
Alors que les révélations tombent comme si elles n'attendaient que le signal  notamment sur les avantages accordés à l'ex-collaborateur de 26 ans (d'un logement quai Branly de fonction et d'un véhicule avec chauffeur à un badge pour accéder à l'hémicycle du Palais Bourbon, en passant par un salaire d'environ 10.000 euros mensuel disproportionné eu égard à son grade au sein de la réserve citoyenne, le chef de l'Etat a provoqué sa plus grave crise politique depuis le début du quinquennat, mais reste mutique.
D'après le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a parlé au téléphone à son chargé de mission préféré, licencié à contre-coeur vendredi matin.

Résultat de recherche d'images pour "benalla collomb"
Alors que le porte-parole de l'Elysée, un ex-journaliste connu pour ses parti-pris et sa servilité, Bruno Roger-Petit, avait affirmé seul devant la caméra, jeudi, qu'il avait été après le 1er mai soi-disant "démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président", A. Benalla apparaît sur plusieurs clichés récents au côté de Macron ou du couple présidentiel, notamment le 13 juillet à Giverny (Eure), alors qu'il était déclaré "suspendu" (document 1, ci-dessus). L'Elysée ne fait plus aucune communication.

Les oppositions de droite et de gauche sont montées au front pour demander au président "des comptes", selon les mots de Laurent Wauquiez (LR). 

L'affaire est un 'Benallagate' "du niveau du Watergate", considère Jean-Luc Mélenchon, le leader des Insoumis.
Mais le porte-parole du parti du président, La République en marche (LREM), Gabriel Attal, qui fut socialiste et membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, argue que si le président s’exprimait "sur cette affaire, on trouverait partout des commentateurs pour s’indigner du poids potentiel de ses mots sur les enquêtes en cours". 
"On dirait que (sa parole) interférerait", lui fait écho Marc Fesneau, chef de file des députés MoDem, interrogé dimanche par France Info, et soucieux du qu'en-dira-t-on ! Le Monsieur Propre bien connu du paysage politique, François Bayrou, n'est en revanche pas venu devant micros et caméra bafouiller ses conseils et sentences.

Collomb, bientôt sacrifié sur l'autel du président Macron ?

Le premier à donner sa version des faits ne fait qu'appliquer les ordres. Le ministre de l'Intérieur est attendu lundi à 10h00 devant la commission des Lois de l'Assemblée, qui dispose de prérogatives d'enquête. Les députés d'opposition, qui dénoncent un mensonge jeudi dernier devant le Sénat, ne vont pas manquer de le passer à la question, sans violence, ni arme de poing.

L'Elysée a organisé un déjeuner de crise samedi autour d'Emmanuel Macron, réunissant Gérard Collomb et la ministre de la Justice Nicole Belloubet.
Celle-ci, tremblante, est en première ligne à l'Assemblée, à l'origine sur le projet de révision constitutionnelle, dont l'examen est bloqué depuis jeudi soir, mais à l'arrivée pour transmettre les ordres de l'Elysée, via le premier ministre.

Dans l'hémicycle dimanche matin, les représentants de la nation se livraient encore un bras de fer autour de  l'"affaire Macron-Benalla", comme la désigne le patron du groupe LR Christian Jacob.

Dans une atmosphère tendue, les oppositions ont de nouveau réclamé la venue du Premier ministre ou, "au moins", de Castaner, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

"On ne lâche pas", assurait-on dans les rangs de la majorité, alors que samedi soir, la séance nocturne avait été écourtée après des heures de dialogue de sourds.

Les élus juppéistes d'UDI-Agir ont en revanche décidé de ne plus "participer à ce triste spectacle". Abstentionnistes ?...

Vidéo. Affaire Benalla : altercation entre Marine Le Pen et Christophe Castaner à l’Assemblée

Un affrontement verbal a marqué les esprits: salle des Quatre colonnes samedi en fin de journée, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen et Christophe Castaner ont eu une vive altercation, la première déplorant notamment que ses "amis de LREM refusent" de le convoquer devant la commission d'enquête.
Il est aussi légitime de souhaiter assister à cette querelle dans son intégralité:

L'hyper-président est-il paradoxalement l'artisan du retour à la IVe République ?

samedi 16 janvier 2016

Humour au second degré: Valls s'emporte contre un invité d' "On n'est pas couché"

La diva de Matignon ne supporte pas la critique

Pas moins de 5 heures d'enregistrement pour 1h30 de diffusion

Des bisous, des bisous !
Pour la première fois un Premier ministre s'invite sur une émission de divertissement politique. Le locataire socialiste de Matignon n'est donc pas de l'avis de Nicolas Sarkozy ou Gérald Darmanin qui ne mettront jamais les pieds sur le plateau de Laurent Ruquier, apprenait-on en octobre dernier. Quelques jours plus tôt, c'est François Fillon qui affirmait boycotter le talk-show. A noter qu'il s'agira de la troisième participation à On n'est pas couché pour Manuel Valls. La dernière en date remonte à avril 2013 lorsqu'il était encore ministre de l'Intérieur. A l'époque, aucun clash n'était survenu avec Natacha Polony ou Aymeric Caron.

La réquisition du service public
par Manuel Valls et le temps détourné des tâches gouvernementale par le premier ministre et consacré à sa communication personnelle dans l'émission On n'est pas couché (ONPC) sur France 2 rappellent les heures les plus sombres de notre...  ORTF.  Menée par le laquais socialiste Laurent Ruquier, l'entretien a été tourné jeudi soir pour être diffusé samedi 16 janvier: il aura été calibré, coupé et monté selon les volontés du chef du gouvernement. Mais si ce décalage de trois jours a permis de mettre au point un produit aseptisé, il a aussi donné lieu au fuitage de quelques informations...
 
A en croire Télé 7 Jours, Manuel Valls s'est accroché avec le chroniqueur et humoriste Jérémy Ferrari, un protégé -version jujitsu- de Laurent Ruquier depuis 2010 dans l'émission d'humour On n'demande qu'à en rire, et lui aussi invité de France 2 pour ses thèmes de prédilection, le racisme, la xénophobie, la misogynie, l’extrémisme religieux et d'autres formes de discrimination, qui auraient dû convenir au contexte de terrorisme islamiste et à l'état d'urgence. Contactée par le Scan Télé du Figaro, la société de production de l'émission -co-produite par France Télévisions- a confirmé l'altercation.

Manuel Valls a perdu son sang-froid lors d'un échange sur le thème de la politique française en Afrique. Ce moment d'affrontement verbal a eu lieu à la fin de l'intervention-fleuve, plus de 90 minutes, de Manuel Valls. Le passage ne sera pas (totalement) coupé au montage.

Les deux chroniqueurs attitrés n'ont pas égratigné la rose à épines de Matignon 

L'agression verbale est la "raison sociale" de l'émission, sorte de jeu du cirque, avec ou sans mise à mort, selon qu'on appartient ou non à la tendance-maison: socialiste (critique, mais point trop), progressiste, libérée, homophile et vulgaire. Au total, soixante-huitarde demeurée, trente ans plus tard. Catherine Barma, la fille de... Claude est septuagénaire épargnée par l'âge légal de la retraite. Or, si les producteurs, C. Barma et L. Ruquier, mettent systématiquement leurs hôtes en situation d'infériorité face aux trois permanents, assistés d'invités choisis pour leur hostilité à l'invité(e), cette fois, les deux chroniqueurs se sont, dit-on, allongés comme des carpettes. 
Malgré un temps de parole abondant, les chroniqueurs habituels de Laurent Ruquier, Léa Salamé et Yann Moix, n'ont pas trouvé les questions dérangeantes qu'ils savent pourtant décocher sur des interlocuteurs moins puissants qu'ils prennent  chaque samedi pour leurs âmes damnées. Si bien que, mercredi 13 novembre, lors des questions au gouvernement, le député Les Républicains Jean-Charles Taugourdeau a épinglé le Premier ministre en lui reprochant "de ne pas servir la grandeur de l'engagement politique" en passant cinq heures sur le plateau de Laurent Ruquier. L'annonce avait été faite le matin même par France 2.

Manuel Valls n'a pas supporté d'être chahuté.
 
Quel doigté !
"C'est justement tout l'intérêt de l'émission. On est davantage dans une forme de sincérité. C'est un exercice non policé, sans langue de bois", s'est justifiée au Figaro la société de production. L'accrochage sera conservé au montage, assure le quotidien, lequel ne précise pas si la totalité est préservée... 

"Voilà qui devrait susciter encore davantage l'intérêt des téléspectateurs pour ce moment de télévision," lâchent les polémistes malsains de l'hebdomadaire Le Point,  qui fait monter la sauce en accusant l'opposition d'avoir "déjà décrié" l'opération - au risque de souligner, à l'inverse, le silence complice de la majorité présidentielle - et confirmant ainsi que le fuitage est orchestré, en sorte de faire plus d'audimat que ce que Valls serait susceptible de réaliser sur son seul nom.
"Manuel Valls chutent lourdement en janvier," titre le HuffPost. Selon un sondage YouGov, le locataire de Matignon a en effet perdu 5 points de confiance en janvier avec 27% d'opinions favorables... Pour TNS Sofres-One Point, Valls perd même 7 points par rapport à décembre.

A cette manipulation, répondons par le boycottage de l'émission.
Arte propose Pink Floys et LCP, pour ceux qui ne souhaitent pas changer de sujet, Centres commerciaux : la grande illusion.

 

mercredi 13 janvier 2016

Valls agresse Mamère: "Vous ne comprenez rien, ni à la France, ni à la gauche" !

La déchéance de nationalité met la gauche en pétard jusqu'à l'Assemblée

Se sentant frontalement attaqué par le député écologiste Noël Mamère, et le gel capillaire  sec, 
l'irascible Manuel Valls n'a pas manqué de répliquer brutalement.

Le député-maire écologiste radical
(ex-EELV, comme tant d'autres) de Bègles en Gironde avait eu l'outrecuidance de lui adresser une violente critique.
"Comment ne pas dire notre indignation devant la dérive sécuritaire du président de la République et du gouvernement [...] Vous nourrissez la peur plutôt que d'affirmer les valeurs démocratiques. Après le tournant social-libéral, les aventures militaires, vous êtes en train d'enfoncer aujourd'hui un clou de plus sur le cercueil de la gauche. C'est une déchéance ! Au regard de ce que la gauche a pu faire en 1981. (...) 

Vous êtes en train de recycler une obsession de l’extrême-droite et vous légitimez la logique xénophobe en la faisant entrer par la grande porte! 
Obsession de Mamère, aussiLIRE PaSiDupes: "Le PS est coupable de " glissement progressif vers le lepénisme", selon Mamère"

Vous ne rassemblez pas les Français, vous les divisez.
Vous êtes en train de détricoter l'Etat de droit pour un Etat de sécurité," a lancé de la tribune l'élu de Gironde, à propos du projet controversé de l'exécutif d'inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité. 

Méprisant, le Premier ministre a piqué une nouvelle colère, froide sous Prozac



Piqué à l'échine, Valls a envoyé une ruade. "Je veux affirmer le désaccord absolu et total avec votre vision de la gauche et de la France. Nos compatriotes ont besoin de sécurité," estime-t-il au regard des sondages de commande.

Le locataire de Matignon est rapidement parti en vrille. 
"Vous parlez de valeurs, Monsieur Mamère. Quand des gens proches de vous, avec qui vous signez des pétitions, participent de mouvements avec Monsieur Tariq Ramadan. (…) 
Le premier ministre de Hollande fustige ainsi la conseillère régionale Front de gauche Clémentine Autain, au centre d'une polémique à la veille des régionales pour avoir annoncé sur le site de son parti, Ensemble!, une réunion organisée par la Ligue des droits de l'Homme à laquelle était invité l'islamiste T. Ramadan.

Monsieur Mamère vous ne ratez rien.
Vous êtes toujours en dehors de la réalité. Vous ne comprenez rien. Ni à la France, ni à la gauche !"  

"
Monsieur Mamère, vous ne ratez rien [...]. Vous ne comprenez rien, ni à la France ni à la gauche". Le 
maire de Bègles est parti rhabillé pour l'hiver.


Interrogé par LCP à sa sortie de l'hémicycle, le maire de Bègles a jugé que "les arguments du Premier ministre n'étaient pas au niveau du débat". Au Figaro, l'ancien candidat à la présidentielle insiste : "Comme il n'avait rien à dire, il s'est accroché à l'expression 'aventure militaire' et il m'a attaqué sur des conneries". 
"J'ai trouvé que c'était très petit. Mais cela prouve bien que j'ai mis le doigt là où ça faisait mal... Et c'était fait pour", conclut-il, jurant aussi n'avoir "jamais rencontré Tariq Ramadan", mais chacun sait ce que valent les affirmations de l'ex-socialiste. 
LIRE PaSiDupes : "Mélenchon et Mamère, deux menteurs piégés
Ou encore: "Le petit vélo écolo de Mamère, allié du PS en Aquitaine" (Dailymotion a accepté de censurer le document vidéo...)
La voici, car Dailymotion ne censure pas tous les Français équitablement...
VOIR et ENTENDRE l'aisance de Mamère dans le mensonge, alors qu'il est encore député écologiste (en mars 2010, il n'a pas encore quitté EELV, après avoir quitté le PS et plusieurs autres, dont GE ou MDC):
Un festival de boniments...

Gag: Mamère est juge suppléant à la Cour de justice de la République. S'il vous plaît! On n'est pas en "république bananière"...

dimanche 16 août 2015

Yann Moix dénonce une lettre de Patrick Cohen pour le faire renvoyer

Une révélation qui mobilise la presse solidaire du délateur

Une altercation a éclaté mercredi entre Patrick Cohen et Yann Moix sur le plateau de C à vous, émission de France 5

Accusateur public sur une radio d'Etat

En mai dernier, le présentateur contesté de France Inter a frontalement agressé l’écrivain, lui demandant s’il "respecte vraiment toujours les autres". Et d'enchaîner sans respirer dans son entretien à charge"Moi je me souviens de choses assassines que vous écriviez quand vous teniez le feuilleton littéraire du Figaro".

Une attaque à laquelle le futur chroniqueur de Laurent Ruquier a aussitôt réagi. "Ne me forcez pas à rentrer dans ce débat parce que je risquerais peut-être de vous rappeler un épisode qui pourrait être désagréable pour vous", prévient-il. "J’ai écrit un jour un article très méchant sur un livre. Et, une lettre a été envoyée à mon rédacteur en chef, signée de votre part, pour me faire renvoyer." Une information que Patrick Cohen dément, bien que Yann Moix maintienne son affirmation.

"Je n’ai jamais demandé votre renvoi", a nié le journaliste militant. 

"Je vous parle d’un écrit qui était insultant. Vous traitez une écrivaine de poissonnière". "Vous n’étiez pas d’accord avec ce que j’écrivais", s’est indigné Yann Moix. "Vous êtes suffisamment intelligent pour savoir que la méthode qui consiste à dire devant tout le monde ce qu’on pense dans un journal est beaucoup plus acceptable que celle qui consiste à dire par derrière "vire ce mec"." C'est sans compter avec les moeurs de la presse des copains et des coquins. A-t-on jamais entendu Cohen rappeler au respect quiconque qualifie Nadine Morano de "poissonnière" ou Guy Bedos, condamné en justice pour avoir traité une ancienne ministre de "conne" et de "salope" en spectacle ? A-t-il déjugé la très distinguée Sophia Aram qui la juge "vulgaire" sur la même antenne de service public ?

Yann Moix est revenu sur cette intervention 
après un magnéto
"J’apprécie beaucoup Patrick Cohen. On s’allège de tout ça, c’est important de le dire. Vous êtes un excellent journaliste et tout ça, ce sont des trucs de gamins potaches", a-t-il assuré, conciliant.
Patrick Cohen a réagi en poissonnière à ce règlement de compte. "Il est dingue, c’est tout", a-t-il estimé sur le plateau de C à vous, après un serrement de mains... "Je n’ai jamais demandé la tête de personne. A l’époque, journaliste-présentateur à Europe 1, qui j’étais pour demander la tête de Yann Moix au patron du Figaro? Je ne m’appelle pas Serge Dassault", a-t-il reconnu le fielleux.
Le linge sale ne se lave pas en famille sur le service public.

vendredi 29 mai 2015

Front de gauche: délit de faciès de Mélenchon à l'encontre d'un journaliste

Les a priori d'un intello aigri d'extrême gauche relèvent-ils le niveau du débat ?

Voilà que les journalistes seraient des menteurs d'extrême... droite !
Prochaine tête de turc ?
Crâne rasé et... tatouages !
Jean-Luc Mélenchon attaque un journaliste sur son apparence
"Vous voulez me comparer à l’extrême droite, c’est ça ? Avec votre crâne rasé, là ?" C'est par cette agression sur le physique de son contradicteur que Jean-Luc Mélenchon exprime cette fois sa haine de ses opposants. Les multiples récidives de ses attaques contre la presse sont des marqueurs pathétiques de la marginalisation politique de l'extrême gauche. Le "bon client" des media en mal d'audimat se trouve de plus en plus souvent acculé dans ses contradictions sectaires. A la différence de Georges Marchais qui se délectait au jeu du chat et de la souris, des questions perfides et des réponses éludées, des provocations et des esquives, des coups de gueule et des indignations, l'oeil de Mélenchon ne frise pas. Si vitreux soit-il, le mépris se lit dans son regard. Il a toujours la bave au bord des commissures des lèvres. Ce tribun-là n'a que haine à la bouche. Haine du système, haine des gens, haine des journalistes. Et sa dernière piteuse échappatoire à caractère physique donne un petit aperçu de la bassesse qui habite cet esprit qui s'évertue à l'apparence de la hauteur de sa réflexion et de la dignité de sa mission.

Depuis Valls, la colère - qu'elle soit rouge ou noire - devient une méthode 

Le méprisant animateur du Parti de gauche s'est donc emporté contre son interlocuteur, jeudi 28 mai sur le plateau de "PolitiqueS" occupé par le socialiste Serge Moati, à grand renfort de manches trop grandes pour ce corps, une émission de la chaîne LCP, l'attaquant sur son look, après un échange tendu sur les rapports du député européen Front de gauche avec les journalistes. En avant-première, l'extrait a été mis en ligne, jeudi, avant la diffusion de l'émission, prévue samedi 30.

Jean-Luc Mélenchon réagissait à une question de Sylvain Chazot, journaliste du site Le Lab d'Europe 1, qui lui demandait s'il se sent en partie responsable des récentes agressions dont ont été victimes certains journalistes, notamment ceux du "Petit Journal", pris à parti lors du rassemblement du FN le 1er mai
L'équipe de trois personnes du "Petit journal" de Canal+ dit avoir été "violemment molestée" lors du défilé du FN: une "molestation" est déjà une intolérable brutalité physique en soi, mais qu'en penser si, de surcroît, elle est "violente"! Cette escalade verbale est toutefois un brin excessive si l'équipe n'en profite pas pour se faire accorder quelques jours d'arrêt maladie... 

VOIR et ENTENDRE
Jean-Luc Mélenchon stigmatiser un journaliste, au motif qu'il a le crâne rasé: 
Le journaliste "indépendant" était tout d'abord revenu sur l'altercation télévisée de Mélenchon au Grand journal du mardi 26 mai avec Jean-Michel Apathie (lequel l'a traité de "salaud"). L'ex-candidat à la présidentielle concéda alors que "peut-être que ma blague est mal tombée, je suis rude mais pas cruel". Rude certainement. Il déclare à propos des journalistes :
Ceux qui me cherchent me trouvent.(...) Non, je ne vais pas assez loin, souvent, je n'allonge pas les coups, ce serait terrible!
Une repentance après l'émission, hors micros et caméras
"Rien que votre question est une offense", s'est indigné le délicat Mélenchon, piqué au vif par la comparaison des comportements d'extrême gauche et d'extrême droite. 
L'agitateur du Front de gauche a tenté de justifier son emportement en élargissant à la violence, selon lui, des attaques des journalistes contre les politiques, en général: "Est-ce que vous ne pensez pas, vous, avoir une responsabilité, par vos pratiques, (...) votre façon de traiter toujours les dirigeants politiques comme des gens qui sont des menteurs ?"

Et d'avouer à la fin de l'extrait: "Je ne peux pas le blairer, il ne peut pas me blairer"
L'intolérant débatteur n'avait pas supporté que ce journaliste ne pose pas les questions négociées.
Selon Le Lab, Jean-Luc Mélenchon aurait fini par retrouver ses nerfs et par se montrer moins paranoïaque après l'enregistrement de l'émission, reconnaissant que Sylvain Chazot "n'avait rien de fasciste". Il a ajouté n'avoir rien à reprocher au site d'information, qu'il avait déjà stigmatisé  en 2013, le qualifiant de "proche de la droite extrême". L'extrême gauche a la haine tenace: chevillée au corps.


mercredi 5 février 2014

Valls, ministre caractériel et brut de décoffrage

Un ministre de l'Intérieur qui ne maîtrise pas ses nerfs

C'est un 
Manuel Valls tendu qui croisa 
Pierre Lellouche


Un peu républicain,
mais très agressif...
député UMP de Paris et ancien ministre, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, mardi 4 février, peu avant la séance des Questions au gouvernement qui promettait  de "ne pas être calme", selon la presse, c'est-à-dire agitée.

Lançant la conversation, le député UMP évoqua l’entretien du  ministre de l’Intérieur, Manuel Valls au JDD, ce dimanche 2 février. Le ministre appelait à un " sursaut de la gauche" et se plaignait d'un climat politique comparable à "celui des "années 1930". Il exhortait même la "droite républicaine (...) à se démarquer clairement des mouvements qui n'acceptent pas la démocratie et les choix du Parlement", selon lui.  

Lellouche revint sur cette référence déplacée aussi bien qu'injuste aux années 30:
"Tu y es allé un peu fort dans ton interview, on n’est pas le 6 février 1934 !"
Mais l'allusion n'eut pas l'heur de plaire au personnage.

La réponse de Manuel Valls fut concise, mais verte : 

"Je t’emmerde !"

Interloqué, Pierre Lellouche riposte sur le même ton :
"La réciproque est vraie. Je t’emmerde aussi. On n’est pas le 6 février 1934."
Pierre Lellouche confirme la brutalité de l'échange et partage son indignation avec Europe 1 quelques heures plus tard:
"Jamais en vingt ans de politique on ne m’a parlé avec une telle violence.On ne parle pas comme ça à un député, à un ancien ministre !"
P. Lellouche observe un "raidissement idéologique inouï" au sein du gouvernement 
"Tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont des factieux, des fascistes, c’est intolérable."
Témoin de l'échange, un autre député UMP confirmel'intégralité de l'échange, parlant d'une "altercation virile", signe, selon lui "d’un mauvais climat politique".

L’entourage de Manuel Valls n’a pas souhaité communiquer, ni par mails, ni textos, ni DM (message privé sur Twitter).

La "république du respect" n'est pas au rendez-vous du changement socialiste.