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mercredi 28 août 2019

Volte-face de Macron sur les retraites

Ce revirement était-il un engagement de campagne ?...

Si Bolsonaro est un "menteur" sur le Mercosur,
sur les retraites, Macron, c'est quoi ?


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Si Macron dessine ici la courbe ascendante des pensions de retraite,
c'est une escroquerie
"Maintenir l'âge de départ à la retraite: Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite [62 ans], ni au niveau des pensions," promettait le candidat dans son chapitre sur le "Protection sociale".
Une fois président, Macron renonce à l'âge pivot de 64 ans pour un départ à la retraite sans décote. Il a finalement opté pour un âge individualisé et une durée de cotisation minimale. On s'en doute, ça ne cache rien de bon : outre le mensonge, où est l'entourloupe ? 

Lundi soirMacron a livré sa préférence, pour l'heure, sur le projet de refonte du système des retraites, pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ. La référence à l'âge de départ, c'était clair et juste pour tous, mais avec le nombre d'annuités, on verse dans l'aléatoire et l'inéquité.  Pour "que ce soit juste en termes de cotisations (...), je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge", a plaidé le président sur France 2, "car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt, vous partez plus tôt", a-t-il expliqué, sans crainte de pénaliser les temps d'études et le niveau de formation des Français ainsi incités à entrer le plus tôt possible dans la vie professionnelle, ni de défavoriser les femmes qui souhaitent avoir des enfants. 

Un nouveau revirement du chef de l'Etat
Et le maître d'oeuvre de ce changement de cap pourrait être  le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui a rendu ses propositions et dont le nom circule pour porter ce dossier sensible au gouvernement. Il a quant à lui recommandé un "taux plein" à l'âge "pivot" de 64 ans... assorti d'une décote et d'une surcote. Quand viendra la fin de "vie active", les mères de famille qui auront fait des études longues et pris plusieurs congés de maternité seront plus précarisées que l'artisan plombier. 

Deux années de plus officialisées
"Actuellement, l'âge de départ à la retraite légal et minimum est de 62 ans. La préconisation de Jean-Paul Delevoye est de mettre en place un âge 'pivot' à 64 ans, parce que c'est l'âge d'équilibre du régime qui assure que les recettes couvrent bien les dépenses", actuellement, explique l'économiste Philippe Crevel. Qu'en sera-t-il quand, d'ici 20 ans, le système sera parfaitement en place ?

Les personnes qui souhaitent partir à 62 ans le pourraient (!), mais elles seraient frappées d'un "malus" et d'une décote, équivalent à une baisse de 5 % de leur retraite. A l'inverse, pour les personnes qui partiraient plus tard, celles-ci bénéficieraient d'une surcote, sorte de bonus de 5 %. Un moyen "d'inciter les gens à retarder leur départ", commente l'économiste. Si, à 64 ans, le permettent leur situation financière et leur santé...
La durée de cotisation serait en effet moins efficace pour l'équilibre du régime général. 

L'ex-banquier reste un comptable
Cet âge pivot pose un problème majeur, explique le directeur de l'Institut des politiques publiques (IPP), Antoine Bozio, dont les réflexions ont inspiré les partisans de la mise en place d'un système universel par points en France. "Cela revient à mettre tous les salariés au même niveau, sans prendre en compte l'âge où chacun à commencer à travailler. C'est très surprenant". 

Pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il faut actuellement, avoir cotisé environ 41,5 ans. Cette durée est amenée à s'allonger, puisqu'elle va être relevée d'un trimestre tous les trois ans dès 2020. Dans seulement quinze ans, en 2035, il faudra aux enfants qui entrent en 6e en 2019 avoir cotisé environ 43 ans selon ce que prévoit la loi Touraine de 2014. 

Si, comme Philippe Crevel, on tient à positiver, on considère que "l'avantage, avec ce moyen de calcul, c'est que ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans partiront à la retraite plus tôt que ceux qui ont commencé à 25, puisqu'ils auront cotisé pendant assez d'années". Ceux qui sont entrés plus tard dans la vie professionnelle sont-ils des "fainéants" qu'il fallait sanctionner? Sans doute appartiennent-ils à la catégorie des Français à qui Macron lança : "Je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" ?

"En revanche, c'est une formule qui est moins avantageuse [sic] pour les cadres, par exemple, qui ont fait de plus longues études et vont donc devoir partir à la retraite plus vieux." Ce Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, qui clamait en 2018, qu'il ne faut pas faire de catastrophisme", malgré une quatrième hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et un ralentissement de la croissance, continue de négliger le pouvoir d'achat des Français. Selon lui, ce qui compte, c'est l'état des finances publiques et que ce calcul aurait moins d'effets sur l'équilibre financier, parce qu'il ne concerne pas tout le monde au même moment : "L'âge est un paramètre plus efficace que la durée de cotisation pour l'équilibre du régime", insiste-t-il, assumant ces inégalités annoncées. 
Retraités : faibles revenus mais gros patrimoines
Tout reste sur la table

"L'annonce d'Emmanuel Macron lundi soir n'est dans tous les cas pas très claire," admet Antoine Bozio. "Le président dit : 'Faisons un système individualisé', mais on ne sait pas encore sur quelles bases [...]. Comment va être faite cette individualisation ? Sur la durée des cotisations ? Tout reste encore à définir." Et l'article 49.3 n'est pas fait pour les chiens...

Macron a dû s'assurer du soutien de la CFDT. 
"La question de l'âge pivot a été très critiquée par les syndicats, notamment par la CFDT, et c'est clairement une main tendue", explique  le spécialiste des retraites, pour justifier la pirouette du président. Un avis que partage Philippe Crevel : "Macron a besoin d'alliés dans ce dossier épineux. S'il y va tout seul en franc-tireur, il risque de se retrouver face à des snipers. C'est une forme de concession à l'égard de la CFDT, son principal soutien", conclut-il. Si la bonne méthode est d'ouvrir les négociations par une reculade, c'est sûr, c'est nouveau !
La réforme - plusieurs fois annoncée, mais repoussée et enfin engagée - méritait-elle cette stratégie de retrait ?  Jupiter s'engage à reculons sur ce projet, se préparant à la bataille en s'assurant du soutien de la CFDT de Laurent Berger. Le "changement de fusil d'épaule" (Le Point) de Macron suffira-t-il à empêcher ce syndicat docile de rejoindre les rangs de la CGT et de Force ouvrière. 

Des manifestations contre la retraite à points sont déjà prévues le 21 septembre, à l'appel de FO, et le 24 septembre, à l'appel de la CGT. 

vendredi 5 décembre 2014

Le président Hollande ne s'applique pas la loi sur la transparence de la vie politique

Le socialiste "normal" touchera plus de 35.000 euros de retraite de haut fonctionnaire... 

Le président socialiste est-il atteint de 
"phobie administrative" ? 


Il a fait voter une loi pour les autres. Le haut fonctionnaire François Hollande a  en effet, omis de se mettre en disponibilité de la Cour des comptes et demeure ainsi — la nuance est de taille — en détachement, révèle l'hebdomadaire Marianne...  Le compteur retraite de Hollande continue de tourner, alors que Yann Galut et "la Gauche forte" (et équitable ?) s'agitent pour faire retirer à Nicolas Sarkozy les avantages liés à son statut d'ancien président 

Le président "normal" bénéficie donc  d'un traitement de faveur par rapport aux autres membres du gouvernement soumis quant à eux à la loi sur la transparence de la vie politique entrée en vigueur le 1er octobre dernier. Suite à l'affaire Cahuzac, tous les fonctionnaires élus ou membres du gouvernement doivent placer leur compteur retraite "en disponibilité", comme le rappelle opportunément l'hebdomadaire Marianne dans son édition de vendredi. 
Le compteur retraite de François Hollande serait placé en détachement à l'Élysée, c'est-à-dire qu'il continue à cotiser à la caisse de retraite dont il dépend au titre de sa fonction publique d'origine, ainsi que l'a fait l'ancien président Jacques Chirac, mais c'était avant le vote de la loi. Ainsi, Hollande continue-t-il ils de bénéficier de ses droits cumulés à l'avancement et à la retraite, alors que ses semblables ont dû y renoncer.

"Régime très favorable", voire d'exception

François Hollande se situe au-dessus des autres, tels 
Fleur Pellerin et Emmanuel Macron
qui ont cessé de laisser courir leurs droits. Il y a de cela environ 18 mois,  lors de la présentation de la loi en juin 2013, Alain Vidalies, alors ministre chargé des Relations avec le Parlement, assurait pourtant : "Le président de la République [...] se mettra en disponibilité." Un engagement manifestement non respecté. 
Interrogée par Marianne, la Cour des comptes couvre l'irrégularité, expliquant que la situation du président "n'est expressément prévue par aucun texte. C'est donc le droit commun qui s'applique."  Il s'applique aux uns, Pellerin et Macron, mais pas à l'autre... A l’heure de la liquidation de ses droits, Hollande devrait même dépasser Chirac - loi ou pas loi - et ses 31.000 € brut par mois. Le président "normal" devrait en effet toucher 35.700 € mensuels pour ses vieux jours.

"Il a intérêt à continuer de cotiser à la Cour des comptes. Le régime est très favorable", confirme Charles de Courson, député UDI de la Marne. C'est que, hormis quelques mois de mise en disponibilité entre 1993 et 1995, François Hollande s'est toujours fait maintenir comme élu en détachement dans l'institution, où il a déjà accumulé trente-deux années de droits. 

Viennent s'y ajouter ses innombrables mandats. 
Entre autres, président de Conseil général, maire de Tulle, conseiller régional, député, eurodéputé, membre de droit du Conseil constitutionnel et bien sûr président de la République... Ainsi, François Hollande devrait toucher à sa retraite, selon les calculs de Marianne, 35.700 euros mensuel. Est-ce le prix à payer pour en être débarrassé? Avec ses 31.000 euros brut par moisJacques Chirac, président de droite, l'a joué petits bras !

François Hollande prétend-il aussi à un compte pénibilité ?
Ce compte pourrait certes nous en libérer avant la fin de son mandat, mais serait-ce bien équitable et juste, Maître Galut, ex-avocat de SOS Racisme et président du comité ATTAC à l'Assemblée nationale ? Vous qui en 1997, fustigiez le Premier Ministre Lionel Jospin pour avoir laissé fermer l'usine Renault de Vilvorde et déclariez que "nous [socialistes] n'avons pas été élus pour fermer Vilvorde, tolérerez-vous du fossoyeur de Florange le régime d'exception que votre président exemplaire s'octroie ?

dimanche 3 juillet 2011

Grande Bretagne: les fonctionnaires combattent aussi la réforme des retraites par la grève


Les privilégiés opposent le bloquage au dialogue

Des centaines de milliers d'enseignants et de fonctionnaires ont entamé un mouvement de grève jeudi, en Grande-Bretagne

Ils protestent contre la réforme des retraites dans le secteur public
La grève s'annonce comme le défi le plus important lancé jusqu'ici au programme d'austérité de la coalition gouvernementale, Parti conservateur-Libéraux-démocrates.

Jeudi 30 juin, des milliers d'établissements scolaires sont en effet restés fermés faute de professeurs. Les voyageurs devaient s'attendre à des retards dans les aéroports, les services d'immigration se joignant à un mouvement qui pourrait mobiliser jusqu'à 750.000 personnes. Les services de la justice et de l'administration gouvernementale étaient également affectés.

Le Premier ministre, David Cameron, a qualifié ces grèves d'irresponsables
Il rappelle que les négociations entre les syndicats et les pouvoirs publics n'étaient pas encore achevées.
Francis Maude, ministre du Cabinet Office (services du Premier ministre), a rencontré les organisations syndicales lundi et une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine.
"Il est absolument injustifiable que des parents dans tout le pays subissent un tel désagrément, qu'ils soient obligés de perdre une journée de travail alors qu'ils travaillent pour gagner de l'argent et payer des impôts qui serviront à financer les retraites des enseignants", a-t-il déclaré à la BBC.

La France devient un modèle européen
En France, les syndicats ont mobilisé contre l'action du gouvernement Fillon, bien que les Français disposent d'un des âges de départ à la retraite les plus bas du monde, à 62 ans: l'âge légal est de 65 ans en Espagne et de 68 ans au Danemark mais doit passer de 62 ans en 2007 à 67 ans prochainement en Allemagne.
François Baroin annonça en mars 2011 que la France atteindra néanmoins tous ses objectifs budgétaires. Dans un entretien au Journal du Dimanche, le ministre du Budget affirmait que pour 2010, « nous sommes assurés que le déficit sera inférieur à 7,7 % du PIB. Cela signifie que nous atteindrons bel et bien 6% en 2011, voire mieux », ajouta le ministre.

Au Royaume-Uni, la réforme de Gordon Brown ne suffit pas
Le travailliste (juin 2007-mai 2010) a fait voter en 2007 une réforme qui prévoit d'augmenter l'âge de départ à la retraite à 68 ans en ...2046.
Les employés du secteur public de Grande-Bretagne sont déjà touchés par un gel des salaires et plus de 300.000 suppressions d'emplois, la coalition à dominante conservatrice s'étant donné pour objectif de supprimer presque en totalité d'ici à 2015 un déficit budgétaire qui a dépassé 10% de PIB.

Ils s'opposent à l'ajustement prévu par la réforme travailliste de 2007 et à ce que leurs syndiqués travaillent plus longtemps et cotisent davantage pour leurs vieux jours. Le gouvernement Cameron envisage en effet de porter l'âge légal de la retraite à 66 ans en 2020 et non plus en 2024 comme l’avait prévu l’ancien Premier ministre travailliste Gordon Brown, mais dès 2016.
Elle est actuellement fixée à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes. Mais le système de retraite par capitalisation y est historiquement dominant depuis un siècle, l'essentiel du fardeau des retraites reposant sur les épaules des salariés et des employeurs du secteur privé, via des assurances-privées

Ce sont donc les syndicats britanniques privilégiés de la fonction publique qui refusent de contribuer au financement des retraites.
Le gouvernement et l'opposition travailliste ont tous deux condamné les grèves en les déclarant prématurées du fait que des pourparlers sont en cours entre syndicats et ministres.

Les syndicats de fonctionnaires maintiendront-ils la pression ?


Préparatifs dans les locaux londoniens du syndicat University and College Union (UCU)

Les arrêts de travail de jeudi pourraient n'être qu'un avant-goût des événements à venir cette année si ces pourparlers ne permettent pas de combler le fossé entre les deux parties.
"Je comprends pourquoi ils appellent à la grève, mais je crois qu'ils feraient bien de s'éveiller aux réalités", déclare Phil Stanley, 47 ans, ingénieur à Bishop's Stortford, au nord de Londres. "On n'a pas augmenté mon salaire depuis trois ans, alors ils manquent un peu de réalisme."

Les grèves constituent un test pour la coalition
Arrivée au pouvoir en mai 2010 avec les Libéraux-démocrates de Nick Clegg, elle a pour mission prioritaire d'assainir les finances publiques.

Les mesures de réduction du déficit public
Le gouvernement a donc annoncé des réductions de dépenses totalisant 81 milliards de livres d'ici à 2015 et tout signe de recul sur les retraites serait mal perçu par les marchés financiers.

La première coalition au pouvoir en Grande-Bretagne depuis 65 ans a connu des débuts difficiles
Il a fait marche arrière sur des projets de réorganisation du système de santé publique (NHS) sous la pression du lobby médical et des libéraux démocrates, partenaires des conservateurs au gouvernement.

Le gouvernement a aussi renoncé à autoriser des détenus à purger des peines plus courtes à la suite d'un tollé médiatique.

"Cela pourrait être le début d'une assez longue série de grèves", estime Alastair Newton, analyste politique au bureau d'études Nomura. "Je crois que le gouvernement est vraiment sous pression pour qu'il reste ferme, cela se verra dans la presse."

Mais les organisations syndicales britanniques sont décrédibilisés
Ils ont en grande partie perdu leur puissance depuis les batailles remportées dans les années 1980 par le gouvernement de Margaret Thatcher contre les syndicats des mines ou du livre, épreuves qui ont transformé le monde du travail dans le pays.

Certains représentants de la droite du parti préconisent un durcissement législatif pour limiter les grèves. Les syndicats font valoir que les règles en vigueur sur ce plan sont déjà très restrictives.

jeudi 10 février 2011

Pétition - Pas de retraite à ceux qui n'ont pas travaillé en France !

Les Français offrent des retraites à ceux qui n'ont pas travaillé en France

Cette pétition sera adressée à M. Nicolas Sarkozy, président de la République (traitement de texte adapté au blog).

Monsieur le Président de la République,

J'ai appris récemment que des retraites sont accordées à des étrangers n'ayant jamais travaillé en France. A partir de 60 ans, s’ils ne peuvent plus travailler et dans tous les cas à 65 ans, ils peuvent toucher l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), avec un simple permis de séjour. Ainsi, des personnes n’ayant jamais cotisé le moindre centime dans notre pays peuvent toucher 7537,39 euros par an de retraite (soit un peu plus de 600 euros par mois).

Ces informations peuvent être consultées dans le livret d’accueil « Vivre en France » délivré par le ministère de l'Immigration, en page 54, sous le titre « Vieillir en France » (*).

Alors que votre réforme des retraites oblige les Français et les étrangers travaillant en France à cotiser deux ans de plus pour pouvoir toucher leur pension, je vous demande donc, par souci de justice, de mettre fin à cette dérive !

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma plus haute considération.

Soyez nombreux à signer cette pétition, et à la faire circuler largement autour de vous !


Lien vers la pétition: ICI

(*)
Vous n’avez pas travaillé en France ou vous n’avez pas assez travaillé pour avoir des droits à la retraite
Vous pouvez demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) (en 2008 : 7 537,29 € par an pour une personne seule ; 13 521,27 € par an pour un couple) si vous réunissez les trois conditions suivantes :
• vos ressources annuelles sont inférieures à un certain montant (en 2007 : 7 635,53 € pour
une personne seule, 13 374,16 € pour un couple marié) ;
• vous avez au moins 65 ans (ou au moins 60 ans si vous êtes inapte au travail) ;
• vous êtes autorisé à résider en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer.
Vous devez vous adresser à la caisse d’assurance vieillesse (...)

dimanche 7 novembre 2010

Les députés réforment leur régime de retraite

Quand les journalistes feront-ils le même effort ?
Retour des députés aux dures réalités


Le mercredi 3 novembre, le bureau de l'Assemblée nationale a adopté la réforme de la retraite des députés, qui prévoit notamment une baisse de 8% des pensions et un régime calqué sur celui de la fonction publique.

Le bureau de l'Assemblée nationale a fait savoir que, "par un large consensus", il a adopté une "importante réforme" du service de pension vieillesse des anciens députés, soulignant que celui-ci "ne peut être assimilé stricto sensu à une retraite professionnelle".

Les avantages acquis abandonnés

La réforme prévoit notamment la suppression de la double cotisation, permettant aux députés d'accumuler deux annuités de retraite par an.

Le système de pension-vieillesse des anciens députés deviendra un régime obligatoire calqué sur le celui de la fonction publique, ce qui inclut:
- le relèvement de 60 ans à 62 ans de l'âge légal de départ,
- l'allongement de la durée de cotisation
- et l'alignement du taux de cotisation sur celui des salariés du secteur privé. Lien PaSiDupes

L'austérité gagne le Palais Bourbon

Le montant des pensions versées aux anciens députés sera en outre diminué de 8% dès le 1er janvier 2011 pour les nouveaux pensionnés. Pour les actuels pensionnés, sa mise en oeuvre sera étalée sur deux ans.

Pourquoi tant de députés-avocats (et non plus professeurs) ?
Lorsqu'un ancien député deviendra membre du gouvernement, sa pension sera suspendue durant l'exercice de sa fonction ministérielle.
Il faut revoir le régime des journalistes: lien

La réforme sera mise en oeuvre dès le lendemain de la promulgation de la loi de réforme des retraites, avait précisé le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer.

Le PS compte-t-il revenir sur cette réforme en cas de retour aux affaires en 2012 ?
Le député René Dosière (PS), monsieur moins des dépenses de l' Etat, n'y est pour rien...

vendredi 1 octobre 2010

Démocratie: des syndicats pour faire pression sur les élus ?

Les sénateurs plieront-ils face à la rue ?

Fin prêts !

Les syndicats multiplient les journées d'action en espérant à chaque fois mobiliser de nouveaux salariés sans lasser ceux qui ont déjà participer. Ils comptent mobiliser « plusieurs » millions de mécontents et d'anxieux dans leurs défilés lorsqu'ils sont prudents, mais jusqu'à trois millions lorsqu'ils annoncent la couleurs de leurs estimations à l'heure de la constitution des cortèges. Dans tous les cas, ils n'auraient pas fait mieux que le 7 ou le 23 septembre: à force de gonfler les chiffres, ils dépassent le seuil de crédibilité.

Les syndicats nuiront-ils aux intérêts des travailleurs ?

Les syndicats espèrent cette fois afficher les salariés des petites entreprises à leur tableau de chasse samedi, sans augmenter le taux de participation. Ils envisagent donc des pertes avant même que d'avoir commencé.

Les nouveaux appelés à la grève seront sacrifiés
Dans ce contexte de lassitude, après plusieurs journées de manifestation et la perte d'une journée de salaire, le pari de l'extension de la mobilisation est osé, mais il est grave avant tout.

Les salariés des petites entreprises doivent en effet sacrifier, plus que d'autres, pour participer à un jour de grève, parce que leurs revenus sont trop modestes pour perdre un jour de paie.

Y ajouter les familles et les étudiants
, un samedi, pour leur troisième journée de mobilisation contre la réforme des retraites depuis la rentrée, est jouable, puisque les syndicats manipulent les salariés. Mais en tentant d'élargir leur public, ils souhaitent en fait faire la démonstration de leur force.
Or à ce petit jeu, ils ne pensent qu'à leurs petits intérêts, comme le démontre ce tract de Sud-rail qui prétend lutter pour les retraites, mais ne cherche qu'à récupérer sur le dos des étudiants, des familles et des petites entreprises, leurs avantages acquis perdus:
Ainsi, les Français qui déscendront le 2 octobre dans la rue ne seront pas mieux considérés que des militants socialistes des primaires manipulés par la Ch'tite Aubry qui s'entend secrètement avec DSK !

Un journée des dupes très classique

«Il y aura probablement plus de monde que la dernière fois», pronostique une source gouvernementale, comme pour pouvoir mieux expliquer dès ce samedi soir que l'événement n'a pas été aussi spectaculaire que prévu (le 23 septembre, entre 1 et 3 millions de personnes auraient manifesté).

Les syndicats, à l'inverse, font assaut de prudence, comme pour mieux pouvoir parler ensuite de démonstration de force, au-delà de leurs espérances. «On n'affiche aucun objectif parce qu'on vise ceux qui travaillent là où nous, les syndicats, sommes le moins présents, donc la mobilisation est très difficile à prévoir, justifie Éric Aubin, le «M. Retraites» de la CGT. Et ceux qui ont participé aux journées du 7 et du 23 risquent de se dire que c'est au tour des autres.»
Pas sûr non plus que les étudiants se joindront massivement aux cortèges, comme l'un de leurs syndicats, l'UNEF, les y encourage, mais la presse nous garantit qu'ils ne sont guère motivés.
Et ce, même si FO tente de les allécher en leur passant et repassant sous le nez un communiqué cosigné avec les lycéens de la FIDL qui ravive le mythe du combat contre le CPE, au temps où ils étaient encore collégiens.

«Notre objectif, c'est de faire aussi bien que la dernière journée», s'est tout de même risqué à déclarer François Chérèque (CFDT) à Libération.

Comment pigeonner les marcheurs
traduction (très) libre

Galop d'essai le 2, avant le 12 octobre

Le prochain grand blocage festif des syndicats est déjà programmé pour le mardi 12 octobre, quoi qu'il arrive, soit à mi-chemin de l'examen du texte au Sénat.

Pourtant, les débats ont commencé mardi à la Chambre haute. En commission, les sénateurs ont procédé à quelques retouches annoncées.

=> Les retraites anticipées pour handicap seront assouplies
. Les bénéficiaires actuels de l'allocation équivalent retraite (chômeurs en fin de droits ayant tous leurs trimestres mais pas encore 60 ans) concernés par le report de l'âge légal pourront continuer à la percevoir jusqu'à ce qu'ils soient pensionnés.

=> La commission a fermé la porte à des transferts de ressources entre caisses. L'article supprimé reconnaissait implicitement que, si la réforme doit permettre d'équilibrer globalement d'ici à 2018 le système de retraite, chacune des caisses concernées ne sortirait pas forcément du rouge: la présidente du régime de base des salariés (Cnav) estime en effet qu'il lui manquera encore 4 milliards par an en 2018. Mais, de FO au Medef, les partenaires sociaux ont protesté contre cet article, y voyant la menace d'un siphonnage de l'Agirc-Arrco qu'ils gèrent plutôt bien et le problème n'est donc pas réglé par le nouveau texte.

=> Mercredi 29 septembre, la commission des affaires sociales du Sénat a terminé l'examen du texte sur la réforme des retraites, la délégation aux droits des femmes de la chambre va déposer un amendement pour demander le maintien à 65 ans de l'âge de départ en retraite - sans décote - pour les personnes qui ont arrêté de travailler pour éduquer leurs enfants ou soigner un parent.

=> La délégation souhaite aussi que le calcul de la retraite soit fait sur les 100 meilleurs trimestres plutôt que sur les 25 meilleures années, afin de mieux prendre en compte les carrières morcelées, rapportent Les Echos.

=> L'amendement envisage également la possibilité de valider des trimestres pour les périodes de travail à temps très partiel (inférieur à un mi-temps), et propose un mécanisme qui permettrait aux couples mariés d'acquérir des droits à la retraite communs et de les partager en cas de séparation.

Autant d'annonces qui pourraient démobiliser les promeneurs des samedis syndicaux.
D'ailleurs, il n'est déjà plus guère question d'attirer les femmes dans la rue.
Les jeunes sont le dernier gisement de marcheurs exploitable. Mais se laisseront-ils pigeonner ?

jeudi 16 septembre 2010

La retraite: le point sur ce qui a changé

L'après 15 septembre 2010

Voici les principales mesures du projet de loi sur les retraites, adopté mercredi 15 septembre en première lecture par l'Assemblée nationale.

AGE LEGAL
Le recul à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ à la retraite est la mesure phare du projet du gouvernement. L'âge légal de départ augmentera donc progressivement de quatre mois par an, à compter du 1er juillet 2011. La première génération concernée par ce relèvement progressif est celle née après le 1er juillet 1951. L'âge du taux plein (âge auquel est annulée la décote même si la durée de cotisation nécessaire n'est pas atteinte) sera relevé progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.

DUREE DE COTISATION
La durée de cotisation pour une retraite à taux plein est actuellement de 40,5 ans et aura atteint 41 ans en 2012. Il est prévu dans le projet qu'elle passe à 41 ans et trois mois à partir de 2013.

PENIBILITE
Les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée, ont un taux d'incapacité physique supérieur ou égal à 20 % pourront continuer à partir à la retraite à 60 ans ; entre 10 % et 20 %, certains le pourront aussi, mais sous condition. Il faudra que l'assuré apporte la preuve qu'il a bien été exposé à des facteurs de risques professionnels et qu'il reçoive l'aval d'une commission. L'impact de la mesure devrait concerner 30.000 personnes sur quelque 700.000 qui partent en retraite chaque année. Le dispositif est étendu aux agriculteurs.
Les salariés occupant des postes de travail pénibles pourront bénéficier d'allègement de charge du travail ou de compensation de la charge dans le cadre d'accords collectifs de branche. Les salariés pourront bénéficier de ce dispositif s'ils ont cumulé deux facteurs de pénibilité, pendant une durée définie par l'accord collectif.

CARRIERES LONGUES
Le dispositif, créé en 2003, permettant un départ anticipé à la retraite avant l'âge légal sous réserve d'avoir une durée de cotisation de deux ans supérieure à celle requise pour le taux plein est reconduit. Il est élargi à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans. L'âge minimal de départ autorisé passe de 56 à 58 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 14 ans, mais la transition vers ces nouvelles règles a été atténuée pendant l'examen de la réforme.
Les études longues sont pénalisées...

FONCTION PUBLIQUE
Un alignement du taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55 %), étalé sur 10 ans, est prévu. La réforme prévoit la fin en 2012 du dispositif qui permet aux fonctionnaires parents de trois enfants et disposant de 15 ans de service de partir à la retraite à l'âge de leur choix.

NOUVELLES RECETTES
Le gouvernement compte apporter environ 4 milliards d'euros par an de recettes nouvelles au système de retraite. Il s'agit notamment d'un nouveau prélèvement sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu et les plus-values de cessions, d'une hausse des prélèvements sur les stock-options et les retraites-chapeaux, ou encore d'un nouveau mode de calcul des allègements de charges moins favorable aux entreprises.

EGALITE HOMMES/FEMMES
Les entreprises d'au moins 50 salariés pourront être sanctionnées financièrement (un pour cent de la masse salariale) à compter du 1er janvier 2012 si elles n'ont pas signé d'accord ou de plan d'action destiné à résorber les écarts salariaux hommes-femmes.

RETRAITE PAR CAPITALISATION
La moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l'entreprise est, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Possibilité pour un salarié d'alimenter de façon individuelle les fonds d'épargne retraite en entreprise. Sortie sous forme de capital, limité à 20 %, désormais autorisée pour le Perp (contrat d'assurance individuel), alors qu'aujourd'hui, seule la forme de rente viagère est possible.

vendredi 10 septembre 2010

Retraite: les députés votent le départ à 62 ans

La majorité fait bloc avec le gouvernement

Le vote

Les députés ont voté ce 10 septembre le relèvement à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite
, alors que, fait unique en Europe, les socialistes confirment leur intention de revenir un jour à 60 ans !
Considérant l'importance de l'enjeu, le vote de l'un des articles phares du projet gouvernemental de réforme des retraites a eu lieu à main levée. Cet article (et d'autres) a été adopté avec le soutien des députés de l'UMP et du Nouveau centre, alors que la gauche faisait courir la rumeur de tensions.

La mise en oeuvre
Elle se fera progressivement d'ici 2018, à raison d'un allongement de quatre mois par an de la durée de cotisation, à partir de la génération de salariés nés en juillet 1951.

Nicolas Sarkozy avait déploré la réforme menée par François Mitterrand

En 1982, le président socialiste avait ramené l’âge légal de la retraite de 65 à 60 ans.
“Vous savez, quand on pense à ce qu’a fait François Mitterrand en ramenant l’âge légal de départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problèmes s’il s’était abstenu ”, a rappelé Nicolas Sarkozy.
Ainsi aura-t-il fallu près de vingt-sept ans pour prendre la mesure impopulaire qui neutralise la décision populiste dont Mitterrand avait eu besoin dès le début de son premier septennat, lorsque le franc était en effet devenu fragile, après deux dévaluations menées par son ministre des Finances Jacques Delors, père de Martine Aubry et auteur du « tournant de la rigueur » à partir de 1982... D'autres suivront en 1983 et 1986.

Le report de 65 à 67 ans

L'âge auquel les travailleurs pourront bénéficier de la retraite à taux plein sans décote - qu'ils aient ou non cumulé les annuités requises – a été soumis au vote et adopté.

La presse partisane
François Bayrou a joint vendredi sa voix à celle de l'opposition, tandis que Chantal Brunel (UMP) a demandé une dérogation pour les femmes "qui ont donné deux enfants ou plus à notre pays".
"Est-il normal qu'une femme sur deux dans notre pays soit selon les termes de cette réforme amenée à travailler jusqu'à 67 ans ? Je ne crois pas", s'est affirmé Dominique de Villepin. Pourtant, « les femmes » ne sont pas toutes des « mères ».
Au final, la presse de gauche a eu la déception de noter – sans la publier – que la dizaine de députés villepinistes dont elle annonçait la fronde n'a pas pénalisé le gouvernement.

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, a précisé à la mi-journée qu'avec la réforme 170.000 personnes continueraient de partir en retraite à 60 ans sur 700.000 départs par an.

Le PS est à la traîne d'une génération

Sur France 2 le jeudi 9, la présidente de Poitou-Charentes parlait au nom des socialistes.
C'est en effet Désirdavenir Royal qui a annoncé l'abrogation du passage aux 62 ans en cas de victoire du PS en 2012 et donc un bond en arrière de 30 années. Le "dos au mur", Désirdavenir et le PS s'arc-boutent dur le dogme: lire PaSiDupes
Dans la matinée, Jean-Marc Ayrault le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale avait confirmé la position du parti.
"Oui, nous assumons pleinement les engagements pris par Ségolène Royal sur le droit à partir à 60 ans et, en 2012, si nous sommes au pouvoir, nous le rétablirons" a-t-il assuré en réponse au patron des députés UMP Jean-François Copé qui sommait les socialistes d'êtres "clairs" et lisibles" sur la question,

Jean-François Copé n'a pas manqué d'ironiser sur l'absence de la numéro un du PS, Martine Aubry, sur le plateau de France 2, "comme si elle avait un peu de mal à défendre la retraite à 60 ans", après sa valse hésitation: lire PaSiDupes
Qualifiant les socialistes de "fuyants", J.-F. Copé a alors estimé que "le faire, ça veut dire baisser le niveau de pension des Français. C'est inacceptable".

Pierre Méhaignerie, le président de la commission des Affaires sociales fustigeait le PS: "nous sommes dans le flou, dans l'ambiguïté, et parfois dans le mensonge".

De son côté, le ministre du Travail, Eric Woerth raillait la "super-décote, super-injustice" à propos d'un éventuel retour à la retraite à soixante ans.

Le calendrier

L'examen du projet, qui compte une trentaine d'articles et sur lesquels ont été déposés environ 600 amendements, devrait se poursuivre jusqu'au début de la semaine prochaine.

Les députés se prononceront le 15 septembre par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi que le Sénat examinera à son tour dès le 1er octobre.

L'objectif du gouvernement, qui a décidé d'utiliser la procédure d'urgence, est de faire adopter définitivement cette réforme par le Parlement à la fin octobre, début novembre.

jeudi 9 septembre 2010

Retraites: Sarkozy en dit plus sur les concessions promises

L'opposition parle aussitôt de recul sur la pénibilité

La gauche n'obtient que ce qui lui était promis

Le pouvoir s'était dit prêt à discuter certains points de son projet de réforme.
Nicolas Sarkozy confirme que la pénibilité est ouverte à la discussion, alors que l'âge légal de la retraite passera bien de 60 à 62 ans.

Pour faciliter une sortie de crise digne et éviter les débordements des syndicats représentatifs par les extrémistes, le Chef de l'Etat a précisé jusqu'où il pouvait aller pour garantir l'avenir des régimes de retraite.

Le gouvernement avait promis des avancées bien avant la mobilisation organisée mardi 7 septembre contre la réforme des retraites. Dans un communiqué diffusé par l'Elysée, le président de la République, Nicolas Sarkozy les a précisées, se disant «attentif» aux préoccupations des manifestants. « C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier. Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations qui sont ainsi exprimées », a dit le chef de l'Etat.

Pénibilité

Le texte originel prévoit que les personnes reconnues en incapacité au taux de 20% ou plus pourront continuer à partir en retraite à 60 ans. La nouvelle mouture prévoit d'accorder également ce droit aux salariés dont l'incapacité est comprise entre 10% et 20%, à condition qu'une commission constate que ces salariés restent soumis à des facteurs de pénibilité. Concrètement, « avec ce seuil, on inclut les troubles musculo-squelettiques de la caissière qui scanne des articles ou de la secrétaire qui tape à l'ordinateur toute la journée, ou le mal de dos du manutentionnaire», illustre une source élyséenne. Cette commission sera
« pluridiciplinaire », c'est-à-dire qu'elle incluera des médecins, des ergonomes mais aussi, sans doute, des partenaires sociaux - un point à préciser par décret, après une nouvelle consultation des syndicats.
COÛT: 300 millions d'euros par an, pour un nombre estimé de 20.000 bénéficiaires supplémentaires chaque année. Cette somme à la charge de la Caisse accidents du travail-maladies professionnelles. Autrement dit, des entreprises, puisque cette branche de la Sécu est exclusivement financée par des cotisations patronales - or le gouvernement n'entend pas que cette branche, grosso modo à l'équilibre financier, s'installe durablement dans le déficit.

Accord d'aménagement de fin de carrière

Les branches professionnelles et les entreprises pourront signer des accords d'aménagement de fin de carrière (temps partiel, tutorat...) pour les salariés exposés à des facteurs de pénibilité (travail de nuit, port de charges lourdes, exposition au bruit ou à des produits chimiques, tâches répétitives...). Rien d'obligatoire, mais les branches signataires bénéficieront d'une aide financière publique. « Un peu comme la loi Robien ».

Pas question toutefois que ces accords prévoient une cessation d'activité anticipée : l'exécutif ne veut pas recréer créer de nouveaux régimes spéciaux. Enfin, les agriculteurs pourront bénéficier du dispositif pénibilité.
COÛT: le «fonds public expérimental» pourrait être doté par l'Etat de quelques dizaine de millions d'euros.

Médecine du travail

La prévention de la pénibilité sera intégrée aux missions des services de santé au travail. Le gouvernement devrait aussi accepter un amendement parlementaire les dotant d'une gouvernance paritaire (patronats-syndicats), alors que jusqu'ici ils dépendent uniquement des chefs d'entreprises.

Enfin, les entreprises ne se dotant pas de plans de prévention de la pénibilité seront frappées d'une pénalité représentant 1% de leur masse salariale.

Carrières longues

Une exception sera faite au principe selon lequel les modifications de règles du jeu en matière de retraites s'appliquent toujours par année de naissance. Aménagement complexe mais aux conséquences très concrètes pour les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans et nées avant 1960. Exemple cité par la présidence de la République: un homme né en 1953 et ayant travaillé sans interruption depuis ses 16 ans peut actuellement partir en retraite à 58 ans. La réforme aurait dû repousser cette possibilité à ses 59 ans ; ce sera finalement 58 ans et quatre mois.
COÛT : 350 millions au total, d'ici 2018.

Polypensionnés

Les personnes ayant passé moins de 15 ans dans la fonction publique et le reste de leur carrière dans le privé sont jusqu'ici « transférées » dans le régime général (Cnav) pour toucher leur retraite. Avec une double conséquence: l'impossibilité de bénéficier du calcul de la pension sur les six derniers mois de salaire, et un désagréable rappel de cotisation de la Cnav. Cette question des « titulaires sans droits » sera largement atténuée en ramenant à deux ans la durée de travail dans l'administration nécessaire pour toucher une retraite de fonctionnaire.

Les autres cas de personnes ayant cotisé à plusieurs régimes au cours de leur carrière feront seulement l'objet d'un rapport, pour recenser les gagnants et les perdants d'une éventuel le harmonisation des règles.
COÛT : neutre pour les finances publiques, selon l'Elysée.

Fonctionnaires mères de trois enfants

Celles qui disposeront de 15 ans de service conserveront la possibilité de partir en retraite à tout âge, avec les mêmes conditions financières qu'actuellement, à condition d'être à moins de cinq ans de l'âge de la retraite dans leur catégorie (60 ans en général, mais 50 ou 55 ans chez les policiers et les aiguilleurs du ciel, des hyperprivilégiés ...) au moment de l'entrée en vigueur de la loi. Cette possibilité sera ensuite supprimée, comme prévu.
COÛT : 200 millions d'euros par an, pour un nombre total de 25000 bénéficiaires environ.

Parmi les laissés pour compte, les enseignants

On les aime bien les nazes, mais aucune pénibilité n'est reconnue à cette profession bien lotie en congés et qui travaille ...assise !

Tant pis s'il leur est interdit de tourner le dos à leurs têtes blondes et frisées et s'ils ont de belles notes de teinturier, en encre et en crachat, de garagistes, en carosserie et en pneumatiques, ou d'hôpital, en dépressions et en points de suture...

samedi 22 mai 2010

La fin de la retraite à 60 ans déjà actée?

La presse qui joue avec la mémoire et les nerfs des Français
Aubry en a ras la casquette et le fait savoir !


Nouvelle bulle médiatique pour un long weekend idéal

Attaquer le moral pour tuer le temps


Les salles de rédaction ont pris la paresseuse habitude de broder sur les dépêches d'agence. Elles reproduisent toutes les mêmes informations, réelles ou imaginaires, sans autre forme de procès. Les rumeurs prennent ainsi de la consistance: « ça doit être vrai, puisque tout le monde le dit », n'est-ce pas ? Ainsi va la presse et la manipulation de l'opinion.
Alors quand la saison s'y prête, l'aubaine de la Pentecôte est trop belle
La fin du joli mois de mai venue, le réchauffement climatique connaît justement un léger regain de crédibilité et Europe Ecologie reverdit. Alors les apprentis sorciers de la désinformation misent sur la douceur de l'air et l'esprit vagabond pour instiller le doute chez les migrants saisonniers prisonniers irritables des bouchons d'autoroute. Les 'chamans' de la presse (on se met au goût du jour) ont gardé les vieux grimoires et ressortent leurs formules magiques usagées pour concocter une potion à leur façon et de nature (pas bio du tout) à soulever des tripes de ministre. Les confrères se chargeront de la distribution du brouet, si les Ouvriers CGT du Livre ne ressentent pas les effets -sur eux désastreux- du printemps.

Pas de weekend, pas de répit donc pour E. Woerth

Après tout, il est au ministère du Travail et, vu ce que sont payés ces cochons de ministres, les agences ont sorti de la poche quelques glands pour la faim, quelques impertinents professionnels. Sans doute, il a dû démentir une nouvelle élucubration: le gouvernement dément à nouveau avoir déjà acté la fin de la retraite à 60 ans. Le choeur des media a en effet affirmé samedi que le projet « serait déjà scellée ». Qui connaît encore la valeur du conditionnel ? Les informations publiées parLeMonde.fr, LExpress.fr et LesEchos.fr sont parues le même jour et convergent jusque dans le détail, mais ont sait comment. Les vierges vont par trois, ces temps-ci ?

Alors pourquoi ce choeur des 'vierges' ?

Cohn-Bendit avait fustigé les media et le comportement de ses camarades de gauche dans l'affaire Clothilde Reiss
. Après Manuel Valls, le leader d'Europe-Ecologie, Dany-le-vert, a passé un savon 'peau sensible' à Benoît Hamon. "Clotilde Reiss a été libérée, c'est bien, et si le gouvernement a fait tout ce qu'il a pu pour la libérer, eh bien c'est comme ça", a déclaré le député européen sur Canal+. "On ne peut pas être content de la libération et en même temps tiquer parce que le gouvernement a fait ce que devait faire un gouvernement... Moi je trouve cette manière d'opposition absolument ridicule (...) Est-ce que vous croyez que c'est sur la place publique qu'on va négocier ?", a demandé Daniel Cohn-Bendit. Il a stigmatisé "cette manière d'opposition" du PS (singulièrement Hamon-le-benoît) et l'a prié "d'arrêter de jouer aux vierges" . L'autre pucelle effarouchée a piqué un fard et pleurniche encore dans son coin, mais mûrit une quelconque réplique oiseuse de plus.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des media affirment que les dés sont jetés. Malgré la poursuite de la concertation avec les partenaires sociaux, ils tentent d'accréditer l'idée saugrenue que le gouvernement serait aux abois face au vide prévisible de leurs contre-propositions à l'ancienne. Pffft !

Les trois organes de presse n'identifient pas leur source

Il n'empêche que le recul de l'âge de départ est acquis et aura lieu progressivement à partir de janvier 2011. Jusqu'à quel âge? 62 ou 63 ans "semblent plus probable", supputent LesEchos.fr, avouant que "la décision n'est pas formellement prise" par l'exécutif. Ca s'appelle faire de la copie.

Même certitude péremptoire sur la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012: elle va être allongée parallèlement au recul de l'âge légal. Pour L'Express.fr, elle atteindra ainsi "42 ans et un trimestre en 2030". Pas de conditionnel, que du béton armé.

Côté recettes nouvelles, ces grands 'décrypteurs' ont deviné que le gouvernement cherche des ressources et ils les chiffrent à 3 ou 4 milliards d'euros. Ils citent notamment la taxe sur les hauts revenus qui pourrait rapporter 600 millions d'euros et ajoutent que le taux de cotisation des fonctionnaires pourrait être relevé.

Or, le 13 mai, Luc Chatel avait réaffirmé: "Pas de baisse de salaires des fonctionnaires" ! Le gouvernement respecte tellement les partenaires sociaux et le débat en cours que trop d'égards indisposent ses interlocuteurs. Les oreilles de journalistes sont actuellement embourbées par le cérumen ...

E. Woerth en a la calculette qui lui tombe des mains


Le ministère du Travail "dément formellement ces informations".
"Tout sera connu au moment de la présentation du projet de réforme autour du 20 juin", a-t-il répété. C'est à croire que les journalistes impertinents ont eu l'insolence de prendre des vacances anticipées. "Aucune décision n'a été prise", a-t-on également assuré à l'Elysée.
Informations de presse suivies de démentis formels
Le même scénario s'était déjà produit au début du mois de mai, quand Le Monde avait prêté à Nicolas Sarkozy le projet de reporter l'âge légal jusqu'à 63 ans en 2030. Une désinformation par mois, c'est le rythme aussi des grèves...

La concertation a lieu: c'est la communication qui bloque

La circulation de l'information bloque dans les tuyaux

Le gouvernement peut bien publier son "document d'orientation", où il écrit noir sur blanc que sa priorité est d'allonger la durée d'activité des Français, pour les syndicats, le doute n'a plus lieu d'être: Sarkozy, c'est sûr, veut repousser l'âge légal jusqu'à 63 ans en 2030, dans 20 ans ! Reporter l'âge de départ à la retraite ne se justifierait nullement selon l'opposition, ou alors seulement à l'étranger; les déficits et la crise n'imposent pas leurs lourds tributs. Nous pouvons vivre encore longtemps au-dessus de nos moyens: les riches – et les classes moyennes – paient.

Un suspicion syndicale incurable
Après un entretien avec Eric Woerth mercredi, le leader de la CGT, Bernard Thibault, a encore donné son sentiment et, en matière budgetaire, c'est ce qu'on appelle du solide: le gouvernement va jouer "sur les deux leviers en même temps, l'âge et la durée de cotisation".
Son homologue de la CFDT, François Chérèque, reçu Rue de Grenelle vendredi, s'est livré à une estimation à vue de nez: "On a vraiment le sentiment qu'il va décaler l'âge de départ vers 61 ans, 62 ans ou plus".
Si véritablement il ne s'y dit rien, on se demande de quoi ils parlent. Feraient-ils de la rétention d'information ? La 'dream team' syndicale entretient-elle artificiellement les illusions de sa base ? Plus rude serait alors le retour à la réalité...

Si on discute de tout et de rien au ministère, il faut écouter la majorité

Quand Jean-François Copé a dévoilé mercredi les propositions des députés UMP et NC, favorables au recul de l'âge légal, il a parlé de "convergence" avec le gouvernement.
Mais la députée UMP de Moselle, Valérie Rosso-Debord, est allée plus loin: "Le groupe UMP, lui, est très en phase avec les pistes avancées par le ministre du Travail, Eric Woerth: le recul de l'âge légal de départ entre 63 et 65 ans par paliers, additionné à l'allongement nécessaire du nombre d'années de cotisations". Si l'opposition n'écoute pas l'oratrice principale du groupe UMP sur la réforme des retraites, la volonté de dialogue des acteurs politiques et sociaux - plus que celle de la majorité - devient douteuse.

Les syndicats en désaccord avec le PS

A l'exception de la CFE-CGC, les syndicats sont résolument hostiles à la remise en cause de la retraite à 60 ans, défendue par la Ch'tite Aubry et instaurée par papa Delors, en 1983.

I have a dream
Les spéculations autour de l'âge légal leur donnent du grain à moudre pour mobiliser en vue des manifestations intersyndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFTC, Unsa) risquées le 27 mai, malgré une suite d'échecs cuisants.
"S'il y a énormément de monde dans la rue, peut-être que le président de la République va y réfléchir à deux fois", a déclaré Bernard Thibault. Il lui reste Notre-Dame de la Garde: l'OM y a brulé des cierges pour devenir champion de France.

Il y a de l'encre dans le bénitier
« On ne salue pas la victoire de la gauche par une dévaluation », avait grondé Pierrot Mauroy en 1981.
Une dévaluation ?... Il y en aura trois: celles de Mitterrand-Mauroy-Delors dès octobre 1981, puis le 12 juin 1982 et celle de Mitterrand-Mauroy-Delors, le 21 mars 1983. Ce qui n'empêcha pas Mitterrand d'octroyer la retraite à 60 ans en ...1983.

Dominique Strauss-Kahn a provoqué des remous dans le bassin PS
En se démarquant du "dogme" de la retraite à 60 ans, il creuse son sillon vers une éventuelle candidature en 2012.
"Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que, d'une manière ou d'une autre, ça s'ajuste", a affirmé le directeur général du FMI dans l'émission "A vous de juger" sur France 2, réfutant tout "dogme" dans une réforme des retraites.

Souvent femme varie...
Les mécréants Thibault et Chérèque ne savent plus à quel saint se vouer. Auraient-ils perdu la foi en la fluctuante Martine Aubry, fille Delors ?
Le 19 janvier 2010, le premier secrétaire du PS n'arrivait-il pas encore à concevoir une retraite à "61 ou 62 ans", à condition de "prendre en compte la pénibilité" et "l'emploi des seniors" ? Apparition hallucinatoire ou femme battue ? De source bien informée (!), Hamon-le-benoît lui fait peur; ce serait un violent...
Bonne Mère, priez pour la famiile socialiste recomposée !

mardi 18 mai 2010

Retraites: le PS peine à masquer ses querelles internes

Le mystère des contre-propositions socialistes est levé: les courants dominants continuent de s'affronter !
On allait voir ce qu'on allait voir

Une certaine presse annonçait que, sur les retraites, le PS attendait le gouvernement au tournant. Lien PaSiDupes
En réalité, le PS a manqué le virage et effectué aujourd'hui un dérapage non contrôlé. A la sortie de la réunion du bureau national du PS, deux jours après la publication des propositions du gouvernement, le PS reste divisé.

L'idéologie paralyse le bureau national

=> La question essentielle de l’allongement de la durée de cotisation n'est pas tranchée. Les Français devraient attendre 2020 pour que les socialistes tombent d'accord. Les déficits publics peuvent attendre. Il n’y a a pas urgence, ont-ils répondu au député de l’Ardèche, Pascal Terrasse, membre du Comité d’Orientation des Retraites, qui prônait un allongement à quarante et une années ...et demie de cotisations à l’horizon 2020. Une proposition hardie, si l'on songe que l’allongement - déjà décidé - de la durée de cotisation concerne la période 2012-2020 et qu'elle est fixée à 41 ans. Lien PaSiDupes: l'exemple socialiste espagnol

=> L’âge légal à 60 ans déchire
C'est pour les conservateurs socialistes la ligne rouge symbolique à ne pas franchir. Le PS prône la retraite à la carte avec un système d’incitation. Les salariés qui prendraient leur retraite avant 60 ans seraient pénalisés par une décote, mais au-delà de 60 ans, ils auraient droit à une surcote. Une adaptation, version retraites, du célèbre slogan de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d’achat : "travailler plus pour gagner plus"... Ils y viennent ! Lien PaSiDupes

=> L’augmentation des cotisations patronales et salariales pose problème
La mise à contribution des banques avec une taxe sur les bénéfices ne fait pas l'unanimité.
La taxation des stock options et des parachutes dorés fait également problème.

A entendre
Hamon, tout semblait cadré; il ne restait plus qu'à valider. En vérité, tout reste à faire. Hamon-le-benoît ne serait-il pas en fait son propre porte-parole, plutôt que celui de sa patronne virtuelle ?
=> Enfin, le temps partiel en fin de carrière crée des tiraillements entre courants du parti socialiste. Ce qui paraissait acquis pour développer l’emploi des séniors ne l'est pas.
Toutes les fameuses contre-propositions dont le PS faisait mystère sont donc énoncées au conditionnel: le bureau national du PS n'a pas dit son dernier mot, mais l'aile gauche menée par Riton Emmanuelli et Hamon-le-benoît fait un blocage. Lien PaSiDupes

Illustrations des divisions
Cet après-midi dans les couloirs de l’Assemblée, Jean-Louis Bianco (dernier Mohican ségolénien), Pierre Moscovici (ex-Strauss-Kahnien) et Manuel Valls n'étaient pas du tout sur la même longueur d'onde: y avait même de la friture dans l'air !

La majorité se désespère d'avoir une opposition fantôme

Certes, toutes les vieilles branches du PS craquent et grincent sous le vent de la crise et des déficits et Hamon-le-benoît hullule à la vue de tous les micros qui passent, mais les bruits de la nuit profonde socialiste et les cris d'orfraie du PS entravent l'action du gouvernement.

Le PS est à découvert: finie la partie de cache cache

Pour Xavier Bertrand, l'auberge espagnole de la Rue de Solférino propose la retraite à la carte, au prix fort, comparée au menu du projet gouvernemental.
ENTENDRE Yannick Pfalz, sur France Info ce matin.

Marie-Eve Malouines et Yannick Pfalz se contredisent en conclusion

Contre toute attente et ajoutant à la confusion de la guerre des Malouines au PS
, la chef du service politique de France Info se montre résolument volontariste:
« Le PS est donc finalement sorti du bois après avoir longtemps tergiversé, histoire de ne pas laisser la majorité occuper seule le terrain. Sorti de bois, mais en laissant de larges zones d’ombre... » . La contorsion est remarquable, l'exercice était périlleux, mais aussi bien, n'est-elle pas chef ? Et elle est à bonne école auprès des illusionnistes socialistes.