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mardi 12 octobre 2010

Les cheminots grévistes prennent leur retraites à ...52 ans: qui dit mieux ?

Leurs otages manifesteront aussi ...par des marches forcées

Seront-ils décomptés avec leurs preneurs ?
Les cheminots grévistes bloquent le pays pour refuser la retraite.. à 52 ans !
Ce n'est pas le jour pour rêver ? Et pourtant, ceux-là même qui, à partir du mardi 12 octobre vont pourrir nos journées pour une durée non déterminée, sont des privilégiés qui vont nous empêcher de gagner notre croûte.

Les cheminots, entraînés par les trotskistes de SUD-rail et par FO, toujours partants pour se lancer dans une surenchère syndicaliste, surtout à l'approche des élections qui visent à renouveler les élus syndicaux, tentent donc de faire reculer la réforme de retraites en bloquant le pays, endommageant son économie en temps de crise économique internationale et menaçant et nos emplois et notre pouvoir d'achat.

Les Français ont compris qu'il était nécessaire de travailler plus et plus longtemps pour pérenniser leur système de retraites qui, à horizon 2030, ne sera plus viable si rien n'est fait pour inverser la vapeur. La navette parlementaire, notamment le vote des articles-clés au Sénat, a permis de peaufiner la réforme. La prise en compte de la pénibilité et des situations compliquées des personnes handicapées ou des mères de famille n'ont pas fait réfléchir les extrémistes des services publics.

Ces justes aménagements, aussi nécessaires qu'utiles, avaient été ppromis par le pouvoir avant la mise en route de la chienlit. Il est donc d'autant plus injuste que ce soit en outre les cheminots, les fonctionnaires les mieux protégés, qui durcissent le ton, alors qu'ils bénéficient d'un régime plus qu'avantageux !

Il ne serait pas question de pointer du doigt une catégorie de salariés et de les jeter à la vindicte populaire, si ces derniers n'avaient pas fait le choix de bloquer le pays. Cette prise de possession du bien public, dont ils devraient être les serviteurs et les garants du bon fonctionnement, confère aux citoyens vigilants le droit de se pencher de plus près sur leur cas. Pour plus d'équité et de justice sociale !

Epargnés par cette réforme qui ne les concernera qu'en 2017, les cheminots pourront alors, tenez-vous bien, partir à la retraite à... 52 ans au lieu de 50 ans pour les agents de conduite et 57 ans au lieu de 55 ans pour les autres. Nous sommes très loin des 70 ans qu'ils brandissent, tel un épouvantail pour faire peur aux Français !

Alors des blocages durables sont-ils justes ?
Les Français sont juges de l'indécence des cheminots.

vendredi 1 octobre 2010

Démocratie: des syndicats pour faire pression sur les élus ?

Les sénateurs plieront-ils face à la rue ?

Fin prêts !

Les syndicats multiplient les journées d'action en espérant à chaque fois mobiliser de nouveaux salariés sans lasser ceux qui ont déjà participer. Ils comptent mobiliser « plusieurs » millions de mécontents et d'anxieux dans leurs défilés lorsqu'ils sont prudents, mais jusqu'à trois millions lorsqu'ils annoncent la couleurs de leurs estimations à l'heure de la constitution des cortèges. Dans tous les cas, ils n'auraient pas fait mieux que le 7 ou le 23 septembre: à force de gonfler les chiffres, ils dépassent le seuil de crédibilité.

Les syndicats nuiront-ils aux intérêts des travailleurs ?

Les syndicats espèrent cette fois afficher les salariés des petites entreprises à leur tableau de chasse samedi, sans augmenter le taux de participation. Ils envisagent donc des pertes avant même que d'avoir commencé.

Les nouveaux appelés à la grève seront sacrifiés
Dans ce contexte de lassitude, après plusieurs journées de manifestation et la perte d'une journée de salaire, le pari de l'extension de la mobilisation est osé, mais il est grave avant tout.

Les salariés des petites entreprises doivent en effet sacrifier, plus que d'autres, pour participer à un jour de grève, parce que leurs revenus sont trop modestes pour perdre un jour de paie.

Y ajouter les familles et les étudiants
, un samedi, pour leur troisième journée de mobilisation contre la réforme des retraites depuis la rentrée, est jouable, puisque les syndicats manipulent les salariés. Mais en tentant d'élargir leur public, ils souhaitent en fait faire la démonstration de leur force.
Or à ce petit jeu, ils ne pensent qu'à leurs petits intérêts, comme le démontre ce tract de Sud-rail qui prétend lutter pour les retraites, mais ne cherche qu'à récupérer sur le dos des étudiants, des familles et des petites entreprises, leurs avantages acquis perdus:
Ainsi, les Français qui déscendront le 2 octobre dans la rue ne seront pas mieux considérés que des militants socialistes des primaires manipulés par la Ch'tite Aubry qui s'entend secrètement avec DSK !

Un journée des dupes très classique

«Il y aura probablement plus de monde que la dernière fois», pronostique une source gouvernementale, comme pour pouvoir mieux expliquer dès ce samedi soir que l'événement n'a pas été aussi spectaculaire que prévu (le 23 septembre, entre 1 et 3 millions de personnes auraient manifesté).

Les syndicats, à l'inverse, font assaut de prudence, comme pour mieux pouvoir parler ensuite de démonstration de force, au-delà de leurs espérances. «On n'affiche aucun objectif parce qu'on vise ceux qui travaillent là où nous, les syndicats, sommes le moins présents, donc la mobilisation est très difficile à prévoir, justifie Éric Aubin, le «M. Retraites» de la CGT. Et ceux qui ont participé aux journées du 7 et du 23 risquent de se dire que c'est au tour des autres.»
Pas sûr non plus que les étudiants se joindront massivement aux cortèges, comme l'un de leurs syndicats, l'UNEF, les y encourage, mais la presse nous garantit qu'ils ne sont guère motivés.
Et ce, même si FO tente de les allécher en leur passant et repassant sous le nez un communiqué cosigné avec les lycéens de la FIDL qui ravive le mythe du combat contre le CPE, au temps où ils étaient encore collégiens.

«Notre objectif, c'est de faire aussi bien que la dernière journée», s'est tout de même risqué à déclarer François Chérèque (CFDT) à Libération.

Comment pigeonner les marcheurs
traduction (très) libre

Galop d'essai le 2, avant le 12 octobre

Le prochain grand blocage festif des syndicats est déjà programmé pour le mardi 12 octobre, quoi qu'il arrive, soit à mi-chemin de l'examen du texte au Sénat.

Pourtant, les débats ont commencé mardi à la Chambre haute. En commission, les sénateurs ont procédé à quelques retouches annoncées.

=> Les retraites anticipées pour handicap seront assouplies
. Les bénéficiaires actuels de l'allocation équivalent retraite (chômeurs en fin de droits ayant tous leurs trimestres mais pas encore 60 ans) concernés par le report de l'âge légal pourront continuer à la percevoir jusqu'à ce qu'ils soient pensionnés.

=> La commission a fermé la porte à des transferts de ressources entre caisses. L'article supprimé reconnaissait implicitement que, si la réforme doit permettre d'équilibrer globalement d'ici à 2018 le système de retraite, chacune des caisses concernées ne sortirait pas forcément du rouge: la présidente du régime de base des salariés (Cnav) estime en effet qu'il lui manquera encore 4 milliards par an en 2018. Mais, de FO au Medef, les partenaires sociaux ont protesté contre cet article, y voyant la menace d'un siphonnage de l'Agirc-Arrco qu'ils gèrent plutôt bien et le problème n'est donc pas réglé par le nouveau texte.

=> Mercredi 29 septembre, la commission des affaires sociales du Sénat a terminé l'examen du texte sur la réforme des retraites, la délégation aux droits des femmes de la chambre va déposer un amendement pour demander le maintien à 65 ans de l'âge de départ en retraite - sans décote - pour les personnes qui ont arrêté de travailler pour éduquer leurs enfants ou soigner un parent.

=> La délégation souhaite aussi que le calcul de la retraite soit fait sur les 100 meilleurs trimestres plutôt que sur les 25 meilleures années, afin de mieux prendre en compte les carrières morcelées, rapportent Les Echos.

=> L'amendement envisage également la possibilité de valider des trimestres pour les périodes de travail à temps très partiel (inférieur à un mi-temps), et propose un mécanisme qui permettrait aux couples mariés d'acquérir des droits à la retraite communs et de les partager en cas de séparation.

Autant d'annonces qui pourraient démobiliser les promeneurs des samedis syndicaux.
D'ailleurs, il n'est déjà plus guère question d'attirer les femmes dans la rue.
Les jeunes sont le dernier gisement de marcheurs exploitable. Mais se laisseront-ils pigeonner ?

mercredi 23 septembre 2009

Le gouvernement peaufine la réforme de la retraite des mères

La situation des pères sera prise en compte

Xavier Darcos a fait savoir que le gouvernement a "décidé de sauvegarder le dispositif" actuel pour la retraite des mères de famille salariées du secteur privé qui bénéficient de deux ans de majoration d’assurance-vieillesse par enfant élevé. Il est donc aménagé et non pas remis en cause.


La situation des mères

Les mères de famille courent en effet plus de risques d’avoir des «trous» dans leur vie professionnelle; elles gagnent moins qu’un homme (25% en moyenne). Au moment de prendre la retraite, les écarts sont donc encore plus importants: de l’ordre de 40% de retraite en moins.
Ainsi, la Dares a justement publié une étude explicite : 70% des employeurs déclarent préférer recruter un homme plutôt qu’une femme, notamment en raison des problèmes liés à la maternité (congé de maternité, congé parental, enfants malades…)

Aujourd’hui, dans le privé, les textes accordent aux mères salariées huit trimestres de cotisation par enfant. Dans le public, c’est seulement deux... Cela ne donne pas droit pour autant à partir à la retraite deux ans plus tôt. Le travail est obligatoire jusqu'à 65 ans, mais elles toucheront une retraite un peu plus élevée grâce à ces annuités…

Polémique née de la crainte des femmes d'être dépossédées de leurs annuités supplémentaires

  • «Il faut que cette question soit réglée au plus vite, commence Pascale Coton, la vice-présidente de la CFTC, en charge du dossier des retraites. Pour elle, ces annuités supplémentaires ne font que «combler un peu les inégalités homme-femme».
  • Pour Familles de France, “la solution qui consisterait à supprimer ou réduire les droits familiaux des mères de famille ne peut que déclencher des manifestations de rue de toutes les femmes de France.” La menace de la rue, pour changer...

    Il suffisait pourtant simplement de dire qu’on accorde «cette majoration de durée d’assurance aux personnes qui s’arrêtent de travailler pour donner naissance à un enfant»: une manière différente – et non discriminante – de cibler uniquement les femmes.

    Alignement des pères

    Or, la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations, a relancé le débat en décembre dernier, considérant que cette compensation devait être également versée aux pères.

    En 2001, la Cour de Justice européenne avait en effet jugé discriminatoire envers les hommes le système en vigueur. Il datait de 1971.
    Alors, en 2004, la France avait rétabli l’égalité pour les fonctionnaires, en accordant la majoration au parent qui s’était occupé de l’enfant. Pour le privé, elle avait obtenu des dérogations.
    Mais en décembre 2008, un père a voulu faire reconnaître ses droits devant la justice et, deux mois plus tard, la Cour de Cassation a entériné les recommandations de la Halde et a décidé, par arrêt, d’accorder cette majoration au père plaignant.

    Le ministre du Travail a entendu jeudi la proposition de réforme proposée par la majorité des partenaires sociaux du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Elle consiste à associer les pères à un système dont les femmes étaient les principales bénéficiaires.

    Un dispositif vieux de 38 ans à la refonte

    Chaque femme salariée qui a donné naissance et élevé un enfant bénéficie de deux ans de majoration d’assurance vieillesse pour lui permettre de recalculer à la hausse la durée de sa cotisation retraite. Cela vise à compenser des carrières plus courtes et des salaires moins élevés que ceux des hommes.

    L'aménagement de la loi prévoit que la première année de bonification bénéficie toujours à la mère, au titre de la grossesse et de l'accouchement, mais que la deuxième, accordée au titre de l'éducation de l'enfant, puisse désormais être partagée entre mère et père. Cela sera possible "à condition qu'il soit bien démontré que c'est bien le père qui s'est arrêté de travailler pour élever l'enfant", a souligné Xavier Darcos, à la suite de l'arrêt de la Cour de cassation jugeant discriminatoire le bonus accordé aux mères.
    "C'était la volonté du président de la République, c'était la volonté du gouvernement: sauver le dispositif en dépit de ce qu'a dit la Cour de cassation", a déclaré le ministre du Travail pour qui il fallait "sauver cet élément de justice".