POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est mobilisation interprofessionnelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mobilisation interprofessionnelle. Afficher tous les articles

vendredi 1 octobre 2010

Démocratie: des syndicats pour faire pression sur les élus ?

Les sénateurs plieront-ils face à la rue ?

Fin prêts !

Les syndicats multiplient les journées d'action en espérant à chaque fois mobiliser de nouveaux salariés sans lasser ceux qui ont déjà participer. Ils comptent mobiliser « plusieurs » millions de mécontents et d'anxieux dans leurs défilés lorsqu'ils sont prudents, mais jusqu'à trois millions lorsqu'ils annoncent la couleurs de leurs estimations à l'heure de la constitution des cortèges. Dans tous les cas, ils n'auraient pas fait mieux que le 7 ou le 23 septembre: à force de gonfler les chiffres, ils dépassent le seuil de crédibilité.

Les syndicats nuiront-ils aux intérêts des travailleurs ?

Les syndicats espèrent cette fois afficher les salariés des petites entreprises à leur tableau de chasse samedi, sans augmenter le taux de participation. Ils envisagent donc des pertes avant même que d'avoir commencé.

Les nouveaux appelés à la grève seront sacrifiés
Dans ce contexte de lassitude, après plusieurs journées de manifestation et la perte d'une journée de salaire, le pari de l'extension de la mobilisation est osé, mais il est grave avant tout.

Les salariés des petites entreprises doivent en effet sacrifier, plus que d'autres, pour participer à un jour de grève, parce que leurs revenus sont trop modestes pour perdre un jour de paie.

Y ajouter les familles et les étudiants
, un samedi, pour leur troisième journée de mobilisation contre la réforme des retraites depuis la rentrée, est jouable, puisque les syndicats manipulent les salariés. Mais en tentant d'élargir leur public, ils souhaitent en fait faire la démonstration de leur force.
Or à ce petit jeu, ils ne pensent qu'à leurs petits intérêts, comme le démontre ce tract de Sud-rail qui prétend lutter pour les retraites, mais ne cherche qu'à récupérer sur le dos des étudiants, des familles et des petites entreprises, leurs avantages acquis perdus:
Ainsi, les Français qui déscendront le 2 octobre dans la rue ne seront pas mieux considérés que des militants socialistes des primaires manipulés par la Ch'tite Aubry qui s'entend secrètement avec DSK !

Un journée des dupes très classique

«Il y aura probablement plus de monde que la dernière fois», pronostique une source gouvernementale, comme pour pouvoir mieux expliquer dès ce samedi soir que l'événement n'a pas été aussi spectaculaire que prévu (le 23 septembre, entre 1 et 3 millions de personnes auraient manifesté).

Les syndicats, à l'inverse, font assaut de prudence, comme pour mieux pouvoir parler ensuite de démonstration de force, au-delà de leurs espérances. «On n'affiche aucun objectif parce qu'on vise ceux qui travaillent là où nous, les syndicats, sommes le moins présents, donc la mobilisation est très difficile à prévoir, justifie Éric Aubin, le «M. Retraites» de la CGT. Et ceux qui ont participé aux journées du 7 et du 23 risquent de se dire que c'est au tour des autres.»
Pas sûr non plus que les étudiants se joindront massivement aux cortèges, comme l'un de leurs syndicats, l'UNEF, les y encourage, mais la presse nous garantit qu'ils ne sont guère motivés.
Et ce, même si FO tente de les allécher en leur passant et repassant sous le nez un communiqué cosigné avec les lycéens de la FIDL qui ravive le mythe du combat contre le CPE, au temps où ils étaient encore collégiens.

«Notre objectif, c'est de faire aussi bien que la dernière journée», s'est tout de même risqué à déclarer François Chérèque (CFDT) à Libération.

Comment pigeonner les marcheurs
traduction (très) libre

Galop d'essai le 2, avant le 12 octobre

Le prochain grand blocage festif des syndicats est déjà programmé pour le mardi 12 octobre, quoi qu'il arrive, soit à mi-chemin de l'examen du texte au Sénat.

Pourtant, les débats ont commencé mardi à la Chambre haute. En commission, les sénateurs ont procédé à quelques retouches annoncées.

=> Les retraites anticipées pour handicap seront assouplies
. Les bénéficiaires actuels de l'allocation équivalent retraite (chômeurs en fin de droits ayant tous leurs trimestres mais pas encore 60 ans) concernés par le report de l'âge légal pourront continuer à la percevoir jusqu'à ce qu'ils soient pensionnés.

=> La commission a fermé la porte à des transferts de ressources entre caisses. L'article supprimé reconnaissait implicitement que, si la réforme doit permettre d'équilibrer globalement d'ici à 2018 le système de retraite, chacune des caisses concernées ne sortirait pas forcément du rouge: la présidente du régime de base des salariés (Cnav) estime en effet qu'il lui manquera encore 4 milliards par an en 2018. Mais, de FO au Medef, les partenaires sociaux ont protesté contre cet article, y voyant la menace d'un siphonnage de l'Agirc-Arrco qu'ils gèrent plutôt bien et le problème n'est donc pas réglé par le nouveau texte.

=> Mercredi 29 septembre, la commission des affaires sociales du Sénat a terminé l'examen du texte sur la réforme des retraites, la délégation aux droits des femmes de la chambre va déposer un amendement pour demander le maintien à 65 ans de l'âge de départ en retraite - sans décote - pour les personnes qui ont arrêté de travailler pour éduquer leurs enfants ou soigner un parent.

=> La délégation souhaite aussi que le calcul de la retraite soit fait sur les 100 meilleurs trimestres plutôt que sur les 25 meilleures années, afin de mieux prendre en compte les carrières morcelées, rapportent Les Echos.

=> L'amendement envisage également la possibilité de valider des trimestres pour les périodes de travail à temps très partiel (inférieur à un mi-temps), et propose un mécanisme qui permettrait aux couples mariés d'acquérir des droits à la retraite communs et de les partager en cas de séparation.

Autant d'annonces qui pourraient démobiliser les promeneurs des samedis syndicaux.
D'ailleurs, il n'est déjà plus guère question d'attirer les femmes dans la rue.
Les jeunes sont le dernier gisement de marcheurs exploitable. Mais se laisseront-ils pigeonner ?

jeudi 27 mai 2010

Enième grève-rêve de maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans

Six syndicats contre le sens de l'Histoire !

Culture syndicale du refus du dialogue

Six syndicats (CGT, CFDT, UNSA, Solidaires, FSU et CFTC) vont sacrifier à l'habitude de la grève. La journée d'action du jeudi 27 porte sur le maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans. Elle aura un impact faible, malgré des appels dits « unitaires » - sans FO- à des arrêts de travail d'une durée variable, certains mouvements commençant dès mercredi soir.

Cette routine de la grève est d'autant plus indécente que les régimes spéciaux de retraite sont épargnés par la réforme.
La réforme a deux vitesses ne rend pas raisonnable:
- certaines grandes entreprises publiques, (SNCF, RATP),
- ou dans le secteur de l'énergie (EDF, GDF)
- certaines professions liées à la fonction publique (militaires, policiers, etc.)
mais aussi marins, clercs de notaire, salariés de l'Opéra de Paris, etc.

Les secteurs exposés

Transports
A la SNCF, bien que non concernée par le report de l'âge de la retraite, un appel à une grève de 24 heures a pourtant été lancé par les quatre syndicats représentatifs (SUD, non représentatif, la CGT, l'UNSA et la CFDT) dès mercredi, à 20 heures. Les perturbations prévues seront limitées, puisque les régimes spéciaux de retraite sont épargnés...
La direction prévoit 75 % des TER, 80 % des Transiliens et circulation quasi normale des TGV sauf sur les lignes Paris-Nice et Paris-Nantes (deux trains sur trois).

Les syndicats de la RATP, bien qu'également épargnée par la réforme, appellent néanmoins à la grève. Mais la direction prévoit un trafic normal ou quasi normal sur les réseaux métro, bus, tramway et sur sa partie du RER A, mais seul un RER B sur deux circulera. Dans le reste de la France, les réseaux de transports seront peu touchés à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Marseille, Montpellier et Toulouse.

Dans les airs, la situation sera plus complexe. La direction générale de l'aviation civile (DGAC) a recommandé aux compagnies de réduire leur programme de vols de 30 % sur Orly et de 10% pour Roissy, sur la tranche 7 heures-13 heures, après le dépôt des préavis de grève par plusieurs organisations syndicales.

Poste, télécoms et media
Quatre syndicats de La Poste et de France-Télécom appellent à la grève et à participer aux manifestations.
La distribution des quotidiens nationaux pourrait être perturbée, en raison d'un appel à la grève du syndicat CGT du Livre: syndicat non pas 'dominant', mais unique... A France Télévisions, la CGT a appelé les salariés du groupe public à "cesser le travail pour une durée de 24 heures". Les chaînes privées bénéficieront donc d'une sorte de 'journée portes ouvertes'.
Bon réveil ce matin avec RTL, bien moins aggréssif que France Info.

Education nationale et fonction publique
Un tiers des professeurs des écoles primaires refusera froidement de faire cours aux enfants, selon le SNUipp-FSU, toujours partant et dans des proportions invariables. Le SNES, dans le secondaire, bien que FSU, sera bien moins motivé.
Le service minimum d'accueil devrait aider les familles à faire face à ces difficultés cycliques, lorsque les municipalités ne mépriseront pas leurs problèmes.
Dans l'enseignement supérieur et la recherche, une large intersyndicale a lancé un appel commun -un pack de mobilisation- "pour les salaires, l'emploi et les retraites".
Dans l'enseignement privé, le FEP-CFDT, principal syndicat du secteur, s'est joint au mouvement. Pour l'ensemble de la fonction publique, six fédérations de fonctionnaires sur huit "appellent l'ensemble des personnels à participer massivement aux grèves et manifestations".

Energie/EDF-GDF
Selon la fédération CGT, "de nombreuses baisses de production sont attendues en électricité et d'autres déjà décidées par les assemblées générales". Des perturbations sont aussi "à prévoir dans le transport, la distribution de l'électricité et du gaz".
Le secteur EDF/GDF n'est pas exposé à la réforme, mais l'économie sera néanmoins prise en otage.

Justice
Huit organisations de professions judiciaires, allant du pénitentiaire à la magistrature engagée (que l'on dit soumise pour partie au ministère) en passant par des avocats militants, appellent à se joindre au mouvement "pour défendre le service public de la justice", contre "le gel des dépenses" et pour "un vrai débat sur les retraites".

Banques, assurances et commerce
Des velléités d'arrêts de travail ont été signalées chez LCL, HSBC, Caisses d'épargne, CIC, Goupama, MMA ou encore Axa Paris. Un appel « unitaire » -sans FO-, très rare, a été trouvé entre les cinq fédérations syndicales du commerce, même si les modalités d'action restent des plus floues.

samedi 28 février 2009

Jeudi 19 mars d’enfer confirmé : grèves et manifs

La crise ne sera pas seule responsable des difficultés des Français

L’opposition de gauche avait promis d’être positive…

L’intersyndicale « elkapiste » métropolitaine «confirme la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays».

Déclaration commune intitulée «appel du 19 mars 2009».

L’intersyndicale «confirme la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays», ont annoncé les huit confédérations CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA et Solidaires (dont SUD qui s’est illustré à la gare Saint-Lazare de Paris), à l’issue de la réunion qui s’est tenue lundi 23 février.
Selon eux, le sommet social n’a conduit qu’à «une légère inflexion sociale» au plan de relance gouvernemental. «Les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique», ont-ils anticipé a priori sur l'avenir,
malgré les grandes difficultés du Royaume Uni, de l’Espagne et même de l’Allemagne qui mettent en œuvre tout ou partie des préconisations des syndicats français, sans succès..

Des syndicats qui réclament tout ce qui ne réussit pas


Les syndicats n’ont d’autres propositions que
les vieilles recettes du passé qui ne réussissent pas mieux aujourd’hui chez nos voisins européens.
Alors que les Français réduisent leur consommation en gonflant leur Livret A au risque d'entraver le plan de relance et de retarder la reprise, les syndicats s'obstinent à réclamer des augmentations des salaires, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et le changement de politique dans la Fonction publique où des suppressions de postes sont prévues pour 2009. Les suppressions de postes d'enseignants-chercheurs sont repoussées à 2010 et 11, mais les syndicats ne révisent pas leurs chiffres à la baisse...

S’y ajoute, ont-ils déploré, «l’attitude dogmatique du patronat». Ce qui est sans commune mesure avec l’attitude idéologique des syndicats conservateurs.

Des syndicats qui envisagent déjà les suites du 19 mars...

Une nouvelle réunion intersyndicale est d’ores et déjà prévue, le 20 mars au matin, dès le lendemain de la journée de mobilisation.
La première grande mobilisation interprofessionnelle, le 29 janvier, à l’appel des huit confédérations, avaient réuni plus ou moins 1 million d’anxieux de la crise, selon les sources.
Ils espèrent profiter de la dynamique de la crise en Guadeloupe: Besancenot n'a-t-il pas annoncé son importation en métropole ? (cf. photo ci-dessus prise en Guadeloupe)

A moins qu'à cette ocasion les métropolitains n'aient vu clair dans le jeu des extrémistes.