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jeudi 10 février 2011

Pétition - Pas de retraite à ceux qui n'ont pas travaillé en France !

Les Français offrent des retraites à ceux qui n'ont pas travaillé en France

Cette pétition sera adressée à M. Nicolas Sarkozy, président de la République (traitement de texte adapté au blog).

Monsieur le Président de la République,

J'ai appris récemment que des retraites sont accordées à des étrangers n'ayant jamais travaillé en France. A partir de 60 ans, s’ils ne peuvent plus travailler et dans tous les cas à 65 ans, ils peuvent toucher l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), avec un simple permis de séjour. Ainsi, des personnes n’ayant jamais cotisé le moindre centime dans notre pays peuvent toucher 7537,39 euros par an de retraite (soit un peu plus de 600 euros par mois).

Ces informations peuvent être consultées dans le livret d’accueil « Vivre en France » délivré par le ministère de l'Immigration, en page 54, sous le titre « Vieillir en France » (*).

Alors que votre réforme des retraites oblige les Français et les étrangers travaillant en France à cotiser deux ans de plus pour pouvoir toucher leur pension, je vous demande donc, par souci de justice, de mettre fin à cette dérive !

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma plus haute considération.

Soyez nombreux à signer cette pétition, et à la faire circuler largement autour de vous !


Lien vers la pétition: ICI

(*)
Vous n’avez pas travaillé en France ou vous n’avez pas assez travaillé pour avoir des droits à la retraite
Vous pouvez demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) (en 2008 : 7 537,29 € par an pour une personne seule ; 13 521,27 € par an pour un couple) si vous réunissez les trois conditions suivantes :
• vos ressources annuelles sont inférieures à un certain montant (en 2007 : 7 635,53 € pour
une personne seule, 13 374,16 € pour un couple marié) ;
• vous avez au moins 65 ans (ou au moins 60 ans si vous êtes inapte au travail) ;
• vous êtes autorisé à résider en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer.
Vous devez vous adresser à la caisse d’assurance vieillesse (...)

dimanche 30 janvier 2011

Cantonales UMP: le tour de chauffe de la présidentielle

La mise en jambes UMP aux cantonales

Jean-François Copé a donné samedi le coup d'envoi de la campagne de l'UMP pour les cantonales de mars.

Il a déclaré vouloir en faire un "tour de chauffe" des idées qui agiteront l'élection présidentielle de 2012.

Confrontation des idées
Le secrétaire général de l'UMP a une nouvelle fois défendu la nécessité de débattre de tous les sujets au sein de la formation, y compris ceux qui dérangent, comme les 35 heures ou le statut des fonctionnaires.
"Je le dis très gentiment, je ne veux vexer personne, mais des débats il va y en avoir matin, midi et soir", a-t-il prévenu. "Il ne doit pas y avoir de sujets que l'on n'évoque pas."

Mise en ordre de bataille
Le député-maire de Meaux, qui s'exprimait devant les secrétaires départementaux et les délégués des circonscriptions du parti réunis salle Gaveau, a déclaré que le moment était venu de se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle à quinze mois de celle-ci.
"Quinze mois, c'est un temps nécessaire pour lancer la mobilisation générale, pour réfléchir, pour débattre", a-t-il dit. "C'est juste le temps dont nous avons besoin pour bien remplir notre mission (...) conduire notre parti politique à la victoire".

Valeur des cantonales
J.-F. Copé a déclaré n'avoir pas tranché sur le caractère national des élections cantonales des 20 et 27 mars, la question devant se régler au cas par cas sur le terrain.
"Il est des endroits où on doit parler de sujets exclusivement locaux, d'autres où on doit répondre à des questions nationales", a-t-il estimé.

Déléguée générale aux élections de l'UMP, Nadine Morano, s'est démarquée du secrétaire général en indiquant que les débats liés aux cantonales "devaient avoir la priorité" par rapport à la préparation du projet 2012.
"Il n'est pas question de handicaper nos candidats par des débats qui alourdiraient leurs débats localement", a-t-elle dit à des journalistes.

Les grands thèmes du débat

L'UMP entend y porter trois thèmes qu'elle déclinera au niveau local mais qui auront à l'évidence une place importante dans la future campagne présidentielle :

- la prise en charge de la dépendance des personnes âgées
, un des derniers grands chantiers du quinquennat de Nicolas Sarkozy,

- l'attractivité fiscale des territoires
Elle doit permettre tout autant de mettre en cause la gestion "scandaleuse" des départements gérés par l'opposition de gauche que d'alimenter le débat sur la grande réforme que Nicolas Sarkozy a prévue cette année.

- et le "pacte républicain".
Ce thème doit permettre d'évoquer la sécurité, mais aussi l'identité nationale sous un angle moins polémique que le débat que le gouvernement a été contraint d'interrompre l'an passé à la suite de nombreux dérapages.

Pour Jean-François Copé, il ne s'agit plus de se livrer à un "débat de constat" mais de passer aux propositions. Elles doivent s'articuler selon lui autour de trois mots-clés :
- la fermeté,
- la générosité
- et l'ouverture au monde.

Réaffirmant qu'un parti qui ne débat pas "est un parti qui se meurt", celui qui a été porté à la tête de l'UMP après le remaniement du gouvernement en novembre a déclaré qu'aucun sujet ne serait tabou en la matière.

vendredi 24 décembre 2010

La solitude, grande cause nationale

Lancement de la campagne contre la solitude
Chaque mois devrait être consacré à une forme d'isolement : SDF, mères, personnes âgées…

«Pas de solitude dans une France fraternelle.»
C'est le slogan de la grande cause nationale, lancée mercredi à Matignon par François Fillon. Autour de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, connue pour son action auprès notamment des personnes âgées et des personnes isolées, se sont mobilisées 24 associations, parmi lesquelles le Secours catholique, le Secours populaire, l'Armée du salut, l'Ordre de Malte, mais aussi les Banques alimentaires, SOS Amitié et SOS Villages d'enfants pour l'organisation d'événements au cours de cette année.

30 % des Français disent souffrir de la solitude
C'est ce que révèle un sondage réalisé cette année par la SSVP. A des degrés divers, contrairement aux idées reçues, la solitude ne touche pas seulement les personnes âgées, mais aussi, et dans des proportions supérieures, les femmes de 35 à 49 ans, notamment frappées par des séparations.
Dans les grandes agglomérations, le phénomène est accru : à Paris, Lyon et Marseille, le sentiment d'isolement concerne 45 % des habitants, contre 30 % dans les autres zones urbaines. « La solitude n'a ni âge ni milieu social, lance Bruno Dardelet, président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Et aujourd'hui, pour lutter contre la solitude, il faut remettre à l'honneur la fraternité. »

Dans une société solidaire du "bien-être"...

Afin de communiquer concrètement sur la lutte contre l'isolement, les associations impliquées ont décidé de dédier chaque mois de l'année prochaine à un type de solitude et d'organiser des événements dans des villes différentes. Mercredi, saluant le travail de ces associations, François Fillon a indiqué qu'« il était temps de reconnaître l'ampleur du mal social qui continue de nous échapper ».

Le calendrier

Les événements du mois de janvier se dérouleront à Bordeaux sur le thème des sans-domicile fixe.
Le mois de février sera dédié, via des événements à Lille, à la formation de bénévoles.
Le mois de mars à la solitude des villes et des campagnes.
Le mois d'avril aux maisons de retraite et aux hôpitaux, avec des actions phares probablement à Paris.
Le mois de mai aux mères de famille.
Le mois de juin aux familles isolées.
Le mois de juillet aux handicapés.
Le mois de août aux enfants et aux départs en vacances.
Le mois de septembre aux jeunes en recherche d'emploi.
Le mois d'octobre à la solidarité intergénérationnelle.
Le mois de novembre aux appels téléphoniques aux personnes isolées.
Et enfin le mois de décembre traditionnellement aux exclus des fêtes de fin d'année.

Au-delà, chaque association partenaire proposera dans ses lieux d'accueil et ses permanences un panonceau «Point Fraternité». Bruno Dardelet prône la création d'un observatoire de la solitude. Il réfléchit également aux modes d'actions pour lutter contre la solitude, notamment le téléphone et les nouvelles technologies. Des contacts pour rompre l'isolement que la Société de Saint-Vincent-de-Paul trouve utiles et parfois moins intrusifs qu'une visite à domicile.

Enfin, comme chaque année, le collectif d'associations va bénéficier de campagnes d'information sur les écrans de télévision. Des réunions sont prévues avec France Télévisions, sur fond de remise prochaine par le CSA au premier ministre d'un rapport sur la représentativité des associations dans les media.

mercredi 13 octobre 2010

Les grévistes réussiront-ils à faire passer leurs rêves pour la réalité?

Les Français ne sont pas prêts à prendre des vessies pour des lanternes
Ils auront beau faire les malins

Ils pourront bien chanter et hurler ensemble pour ne pas avoir peur du noir; ils pourront bien reprendre en boucle des slogans éculés ou caricaturaux pour éviter de penser par eux-mêmes; ils pourront bien placer leur confiance auprès de démagogues irresponsables; ils pourront bien se bercer d'illusions pour revivre leur adolescence et berner les jeunes à leur tour. Ces derniers rejettent la solidarité inter-générationnelle, comme les premiers refusent les contraintes de la conjoncture. Transformer le monde, quand il faut et quand il est encore temps, n’inclut pas de faire passer ses rêves pour la réalité ni de faire prendre aux autres des vessies pour des lanternes.

Quel est le problème avec les retraites ?

Social, avec le retrait de la vie active ? Financier, avec 35 milliards le déficit budgétaire annuel ? Politique, du fait du gouvernement actuel, puisque tous les gouvernements successifs ont laissé pourrir la situation depuis 1975. Sans vergogne, ses critiques vertueux ont pourtant pratiqué la doctrine de Henri Queuille : « Il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre. » Le dernier gouvernement socialiste, celui de Jospin, auxquels tous les irresponsables du PS actuel ont participé, ont préféré repasser la patate chaude à la droite qui fait merveille à prendre les mesures impopulaires qui assurent le retour des foireux incompétents.

Le problème des retraites est le problème des vieux

Nos jeunes ont trop de vieux sur les bras
: 1 Français sur 5, aujourd’hui, a plus de 60 ans. Les baby-boomers insouciants sont ainsi devenus une charge pour les enfants qui ont échappé à la contraception et à la libération de la femme. Le problème se pose-t-il en effet dans les pays musulmans? Les enfants de l'islam font monter les taux de natalité dans l'accueillante France. Mais pourquoi leur nombre constitue-t-il, plus sûrement que le réchauffement climatique, un risque de submersion de l'Occident ?

Si l'avenir appartient aux jeunes, ce n'est pas parce qu'ils seraient dynamiques et entreprenants.
Si les jeunes étaient l'avenir des vieux, ce serait parce qu'ils constitueraient leur principal fonds de pension. Or, tout humanistes qu'ils se croient, les petits enfants de Mai 68 ne sont pas solidaires. Et les prévisions de l'INSEE ne sont pas faites pour dynamiser nos jeunes aspirants à la facilité et à la rêvasserie humanitaire. La réalité de leur avenir saute aux yeux de nos jeunes déboussolés, brutale, immédiate et proche: en 2050, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans. Et déjà, leurs parents leur sont une charge insupportable. Ils devront travailler plus pour assurer le strict nécessaire à ces parents encombrants, bien qu'ils aient accepté les heures supplémentaires pour leur apporter le superflu.

Epidémie de vieux à l'heure du jeunisme

Les acteurs politiques n'ont pas été pris par surprise. La Faculté les a mis en garde en 1975, lors de la parution de La Vie devant soi, de « vieillissement prévisible de la population », « d’allongement de l’espérance de vie ». Si les vieux sont trop nombreux, comment s’en séparer ? Personne n'a jamais tranché dans le vif. Les mesures à prendre étaient difficiles, il est vrai, puisque les guerres et la sélection naturelle ne sont plus ce qu'elles étaient...

Rien de plus simple pourtant que se séparer d’un vieux
L’arsenic ou le cyanure lui sera épargné: nous sommes des êtres évolués; tout le démontre.
Le plus vraisemblable est encore l’abandon. Il n'y aura pas de saison plus funeste qu'une autre. Plutôt que de saisir l'occasion d'un jeudi sur deux entre 14 et 18h pour faire emporter l'encombrant, ou de la période estivale pour l'attacher à un arbre en bordure d'une jolie route de campagne, l'avenir du vieux ou de la grabataire est à domicile, solitaire et assoiffé par temps de canicule, avec un peu de chance. Dans les cas extrêmes, les plus séniles seront enlevés de la vue délicate des jeunes élevés au bio et en ONG. Comment cette société oserait-elle envisager que des vieux gâteux qui auraient possiblement sacrifé leur vie à un enfant trisomique fasse honte à leurs enfants dans la force de l'âge.
Privé de relations sociales, le vieux crève, mais n'est-ce donc pas dans l'ordre des choses ? Les enfants ont un droit à la place nette.

Les progrès de la science n'arrangent rien
Les vieux tardent à partir: ils tapent l'incruste.
Alors, on descend dans la rue pour revendiquer la retraite forcée des travailleurs de plus de 60 ans. On a pourtant créé une exception en instituant la classe des fonctionnaires. Le maintien du départ du roulant de la SNCF à 50 ans permet de sauver les apparences. Un jour par semaine, il ira visiter l’ancêtre qui pue, à force de faire sous lui, le vieux dégueulasse, avec cette belle constance de ceux qui ne pensent qu'à vous gâter la vie. Se faire sur soi n’est quand même pas un avantage acquis, M'dame Aubry, si ?

Le castriste Régis Debray confirme
Il a, sous la forme du pastiche, écrit à ce sujet, il y a quelques années, un beau petit texte qui fleure bon l'eau de Cologne : Le Plan vermeil. Mais le pastiche est parfois une contre-façon. La vérité est qu’en 60 ans à peine, entre 1950 à aujourd’hui, les Français ont gagné 15 années d’espérance de vie supplémentaires. 15 années en fin de vie à la charge des jeunes, ça compte double. Adieu l'heureux temps où financer les pensions de gens qui passaient l’arme à gauche sitôt les 70 berges passées ne posait pas de trop gros problème. Promettre, en 1983, la retraite à 60 ans à des gens qui avaient cinq ans plus tard rendez-vous avec le croque-mort n’était pas encore insurmontable. C'était pourtant, en période socialiste de dévaluations successives, une mesure démagogique grave de conséquences, au final. La difficulté nouvelle - que le PS de Mitterrand n'a pas prévue - est que nos vieux n'arrêtent pas de vieillir et que, la médecine aidant, les soixante-huitards continuent de faire de la résistance. Ils ne trouvent nullement incongrues leurs réticences à se faire enfouir prématurement, fût-ce en compost.

Le système actuel de répartition devient intenable

En ce XXI' siècle plein de promesses, notre gauche vertueuse envisage sans ciller de paupériser les vieillards. Le PS trouve naturel que les importuns soient sanctionnés, dès 60 ans, vite et plus longtemps, par une baisse de leurs pensions. La pensée unique s'accorde parfaitement avec l'idée de dépossession des actifs des fruits de leur labeur ou de continuer, comme si de rien n'était, à faire peser la dette publique sur les générations futures. Comme disait le camarade Lénine, que faire ?

La lutte des générations, nouveau créneau de la gauche ?
Certes, la grippe H1N1 n'a pas fourni la réponse attendue. Que faire des vieux et de l’allongement de la vie ? Et de son avatar, l’augmentation des dépenses de santé liées au grand âge ? Sans compter le ralentissement de la rotation du parc locatif et des transmissions du patrimoine.
Le siècle devait être celui de la femme. Il ne sera pas non plus celui des jeunes. Ce sera tout au plus leur fête, mais les teufeurs y sont préparés. Alors que faire de nos politiques publiques qui seront, de plus en plus, hypothéquées sur la vieillesse ? Avons-nous ouvert trop de crèches quand il fallait construire plus d’unités Alzheimer ? La France devra consacrer les prochaines décennies à conduire des politiques de vieux, faites pour les vieux et par les vieux. Dont il faudra en écarter les jeunes angoissés qui manifestent si peu de zèle dans la solidarité.
Le système de répartition sera intenable lorsqu’en 2050, 1 Français sur trois aura plus de soixante ans. Préparons-nous donc, dès à présent. Le péril vieux menace : c’est Al Quaïda dans nos maisons de retraites. Vont-ils les précipiter discrètement sur les rails du métro St Michel ? De jeunes illuminés lanceront-ils sur les hospices une vague d'attentats anti-vieux et des kamikazes gagneront-ils ainsi le paradis qui leur épargnerait de participer à l'effort de solidarité? L' instinct de survie des 'seniors' (comme on affecte de les désigner avec tellement d'affection 'politiquement correcte') et, à défaut, leurs acquis culturels au contact de la FSU, pourraient les y pousser. Plus subtilement, les vieillards réactionnaires se verront-ils sûrement refuser le petit porto du dimanche au profit d'un rab de triglycérides à volonté.

Morts, bourrés et vaincus
La politique socialiste du « bien-être » arrive à pic !

Merci à la stimulation de Causeur.

lundi 15 juin 2009

Les arrêts maladie abusifs, ça n'existe pas: seulement les tours de vis !

La gauche soutient les profiteurs de la solidarité
Un rapport au gouvernement évalue à 20,1 milliards d'euros le déficit 2009 du régime général des salariés, soit le double de l'an dernier.

Les prévisions
La branche maladie sera la plus déficitaire (-9,4 milliards d'euros), devant la branche retraites (-7,7 milliards). La branche famille affichera un déficit de 2,6 milliards, tandis que la branche AT-MP (accidents du travail) aura un léger déficit de 0,3 milliard.
Aux déficits cumulés de ces quatre branches s'ajoutera celui du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), évalué à -2,1 milliards d'euros pour 2009.Pour l'ensemble du régime général, ce déficit de plus de 20 milliards d'euros constitue un quasi-doublement du déficit constaté en 2008, qui s'élevait à 10,2 milliards. De plus, le déficit 2009 est plus de deux fois supérieur aux prévisions faites par le gouvernement septembre dernier (-8,6 milliards), au moment de l'élaboration du budget de la Sécu qui devait atteindre l'équilibre d'ici 2012.

Les causes
Avec la crise et la hausse du chômage, la Sécu se retrouve privée d'une partie de ses recettes, qui reposent principalement sur les cotisations assises sur les salaires.
"La multiplication par deux du déficit, c'est tout simplement la division par deux du volume des recettes, c'est parce que l'argent ne rentre pas, ce n'est pas parce que les dépenses progresseraient de manière incontrôlée", a souligné le ministre du Budget, Eric Woerth, sur RCF-Radio Notre Dame-La Croix.
Les recettes de la protection sociale provenant aux deux tiers des cotisations sociales assises sur les revenus professionnels, la Sécu est très sensible à l'évolution de l'emploi.

Les avis
  • Des syndicats, des élus et certains économistes estiment qu'il faut revoir la structure de ces recettes, en élargissant par exemple l'assiette des cotisations ou en fiscalisant davantage les recettes.
  • Le ministre du Budget, a d'ores et déjà exclu toute hausse des prélèvements obligatoires. "Quand la masse salariale repart et que l'économie va mieux, vous retrouvez votre volume de recettes, donc la clé, au fond, c'est surtout de lutter contre l'excès de dépenses", a expliqué Eric Woerth.

    Est-il urgent de ne rien faire, ou de critiquer?

    Suspension des indemnités journalières
    "Si vous luttez contre la chute des recettes, à ce moment là vous augmentez les impôts et à ce moment là vous rendez totalement impilotable la sortie de crise", a-t-il souligné, jugeant que la France "subit une pression fiscale considérable".
    Ce lundi, après la publication du rapport, le gouvernement pourrait annoncer de nouvelles mesures sur la maîtrise des dépenses de la Sécurité sociale.
    Eric Woerth a déjà annoncé qu'il souhaitait s'appuyer sur "la lutte contre les abus". Dans le cadre du budget 2010 de la Sécu, il va généraliser une expérimentation en cours qui permet de suspendre le versement des indemnités journalières (IJ) de la Sécu à un salarié en arrêt de travail, sur la base d'un avis négatif d'un médecin envoyé par l'employeur. Les dépenses d'arrêts de travail, qui font l'objet de contrôles renforcés de l'assurance maladie depuis 2003, avaient fortement baissé de 2004 à 2006, mais les IJ sont depuis redevenues l'un des postes "les plus dynamiques" de dépenses.

    Aussitôt l'annonce faite d'une expérimentation, l'opposition se saisit donc des abus d'arrêts maladie pour contrecarrer le gouvernement dans ses efforts d'assainissement et les présente comme des tours de vis. Une certaine presse ressort à une terminologie agressive et estime que « le gouvernement repart à l'assaut des arrêts maladie abusifs ».
    Persuader ainsi les Français que réduire la dette publique, faire des économies et lutter contre le gaspillage et les abus seraient autant de tours de vis relève de la propagande malveillante et suicidaire. Ce sont en effet des tâches suffisamment difficiles en soi, en temps de crise internationale, sans que de criminels idéologues et d'irresponsables militants viennent polluer les esprits et l'économie nationale, donc le système de solidarité.

    Responsabilité contre populisme

    Depuis 2004, les contrôles mis en oeuvre par la Caisse nationale d'assurance-maladie avaient permis un reflux spectaculaire des indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale. Mais depuis le second semestre 2008 et la crise internationale, les dépenses de solidarité sont reparties à la hausse et continuent de progresser à vive allure en dépit de la crise (+ 6,7 % depuis le 1er janvier).

    A l'époque où les citoyens ne faisaient pas de la résistance et veillaient à ne pas scier la branche sur laquelle ils étaient assis, les périodes de simple ralentissement de l'économie étaient marquées par une modération des arrêts maladie (notamment parce que les salariés craignaient de perdre leur emploi). Or, la propagande politico-médiatique d'opposition au pouvoir par les battus de 2007 a développé un esprit de résistance et une volonté de harcèlement qui mettent l'intérêt général à mal. Malgré le passage d'un simple 'ralentissement de l'économie' à une crise économique internationale inégalée, les irresponsables politiques et les media qui guerroient contre la droite n'ont encore pas changé leur fusil d'épaule. Comment les allocataires et prestataires divers pourraient-ils donc réaliser qu'ils n'accomplissent pas des actes de résistance à l'ennemi en arrachant un arrêt maladie de confort à leur médecin et que prendre un taxi pour se rendre à l'hôpital en pleine possession de ses moyens n'est pas un acte de bravoure militant équivalent à faire sauter un convoi militaire en temps d'occupation?

    La communication du gouvernement, qui tend à responsabiliser les profiteurs égoïstes de la solidarité nationale, est parasitée: les media brouillent les ondes et font le malheur de la nation tout entière.

    C'est dans ce climat que le ministre du Budget, Eric Woerth « s'apprête à durcir le ton »
    , exemple de la terminologie offensive de la presse militante.

    Suite à la commission des comptes de la Sécurité sociale lundi, la CNAM devra renforcer ses contrôles. Et les entreprises seront elles-mêmes invitées à "monter au créneau". Les amateurs socialistes de chaos règleront-ils plus sûrement leurs problèmes internes en aggravant les difficultés extérieures au PS? Un transfert réussi de leur propre marasme à l'ensemble de la société serait-il une excuse valable à leur incapacité pathologique à se réformer? « Durcir le ton », « monter au créneau » et "tour de vis" rendent-ils objectivement compte de l'absolue nécessité d'enrailler les déficits? La presse militante, qui prétend par ailleurs tout nous expliquer, manque décidemment toutes les occasions de faire de l'éducation.

    L'opposition marche sur la tête.

    On sait qu'elle raisonne avec les pieds et le prouve au fil des déclarations incessantes qu'empilent les uns et des autres. Les mêmes qui défendent les 35 heures soutiennent les profiteurs d'arrêts de maladie abusifs. La gauche a ainsi sa méthode pour créer de la richesse, tout en coulant le système de protection sociale.Les soixante-huitards nostalgiques interdisent encore et toujours d'interdire, fussent les abus qui gangrènent le corps social dont ils sont pourtant des membres menacés.


    L'opposition sectaire flatte les pseudo-victimes du « tour de vis »
  • Pour la Fnath (accidentés du travail), la délégation des examens médicaux au privé constitue une « provocation ». Allez savoir pourquoi? Par conservatisme et par principe... Encore une fois, on pousse en première ligne ceux qui ne sont pas soupçonnés d'exploitation du système et ne sont donc pas visés. Le compassionnel joue à fond à des fins douteuses.
  • Des médecins se sont insurgés.
    Les prescripteurs d'arrêts maladie abusifs ne sont pas coupables. Et pas même responsables, d'ailleurs. Le coût de leurs arrêts démagogiques ne les effleure pas, puisqu'ils se croient encore dans une société d'abondance. N'ont-ils pas suffisamment bataillé pour la réévaluation du prix des consultations pour ne pas se donner meilleure conscience en en assurant les retombées sur leur clientèle leurs malades imaginaires? Face à ces basses considérations comptables auxquelles ils ne répugnent pas lorsqu'ils sont intéressés, c'est avec la dignité et l'assurance qui inspirent le respect qu'ils brandissent leur souci de santé publique. Ils ne songent qu'au bien de leurs patients, disent-ils. Et accessoirement, mais un peu trop souvent, à leurs exigences de soins, comme on l'a vu avec les pressions pour des prescriptions d'antibiotiques inutiles. Que n'exercent-ils pas bravement leurs facultés de résistance sur leurs demandeurs de prescriptions plutôt que sur le pouvoir ?

    Nous avons tous des exemples concrets d'abus dans notre voisinage. Nous ne citerons que celui qui dure depuis des années d'un kinésithérapeute qui reçoit les patients de son père, un médecin qui prescrit des bains bouillonnants à tous ceux qui en demandent, sans aucune raison médicale avérée, de l'aveu même des bénéficiaires. Et nous ne soulevons pas le problème des poursuites judiciaires et des indemnités ou dommages et intérêts obtenues des assureurs par des assurés qui poursuivent les grandes surfaces à la suite d'une chute dont ils sont les seuls responsables. Commentaire d'une procédurière: « Ca peut rapporter gros »!

    Strict respect de l'objectif
  • La situation

    Concernant les dépenses, la député UMP Marie-Anne Montchamp a fait part de ses estimations devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Elle a évalué le déficit et précisé que la branche maladie respecterait "globalement ses objectifs" et que la branche vieillesse économiserait plus de 700 millions d'euros du fait de la faible inflation, sur laquelle sont indexées les pensions. Il n'empêhe que, puisqu'ils ne sont pas poursuivis en justice pour être à l'origine de psychoses, des commentateurs sortent la menace de la réduction du montant des pensions...
    Marine-Anne Montchamp a également pointé "deux risques financiers de nature structurelle" pour la Sécurité sociale : les affections de longue durée (ALD, comme le cancer ou le diabète) et le vieillissement de la population. Le ministre a néanmoins pour objectif un strict respect de l'objectif de dépenses d'assurance-maladie voté par le Parlement pour 2009, alors que celui-ci risque d'être dépassé de 300 à 500 millions d'euros.
    Outre les arrêts maladie, les dépenses des ambulanciers sont très 'dynamiques' (!) et ce secteur n'est pas encore atteint par le chômage, quoi qu'en dise l'opposition qui manipule l'opinion sur le sujet des suppressions de lits vides d'hôpitaux et des distances à parcourir -en ambulance- pour se faire soigner.
  • Des mesures
    Sur le long terme, le gouvernement pourrait être tenté de confier directement la charge et la gestion des arrêts maladie de courte durée aux employeurs, comme c'est le cas dans d'autres pays. Mais les Français sont tellement persuadés que leur système est meilleur -parce qu'onéreux- qu'ils vont vouloir préserver leur exception médicale ! Les entreprises bénéficieraient pour cela d'une baisse de cotisations. Cette réforme de grande ampleur avait été envisagée dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, et pourrait ressurgir dans les prochains mois.

    Reste la piste de l'âge de départ à la retraite: 67 ans en Allemagne et 65 en France, où on a les moyens... Et c'est où le tour de vis?