POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est pensions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pensions. Afficher tous les articles

vendredi 21 mars 2014

Pouvoir d’achat des retraités: fins de mois difficiles

Nouveau coup dur pour les retraités

L’augmentation des pensions du régime général est reportée à octobre et les retraites complémentaires  en 2014.

Hollande tape les plus faibles  
Le gouvernement rompt avec l'habitude d'une revalorisation des pensions de base en avril: l'augmentation est reportée à octobre. La CGT pointe désormais du doigt le fait que les complémentaires du privé vont par ailleurs être touchées durement en 2014. 11,8 millions de retraités veront les pensions complémentaires de l'Arrco gelées cette année, ont indiqué mardi plusieurs source, à l'issue d'un vote du conseil d'administration de ce régime des salariés du privé. Conséquence : le pouvoir d’achat des retraités devrait en pâtir. "Pour les retraités qui connaissent des fins de mois difficiles, cela ne va pas s'arranger", a regretté Gérard Rodriguez, en charge du dossier retraites à la CGT.

Les retraites complémentaires ? 

et l’Agirc sont les principaux régimes de pensions complémentaires du secteur privé. Gérés par les partenaires sociaux, ils versent à environ 15 millions d’anciens salariés une partie (parfois la moitié) de leur retraite. Le reste est versé par le régime des retraites de base.

Un accord de mars 2013. Il y a un an, les conseils d’administration des deux régimes ont négocié un accord visant à assainir leurs finances. Le texte prévoit que pour 2014 et 2015, les pensions seraient revalorisées à hauteur d’un point de moins que l’inflation.

Problème auquel ne s’attendaient par les partenaires sociaux au moment de la signature de l’accord : l’inflation n’a été que de +0,7%, contre la prévision de +1,3% attendue à l’époque par le gouvernement. Logiquement, les pensions complémentaires devraient donc baisser. Heureusement l’accord signé en 2013 prévoit qu’une baisse n’est pas possible.

Suites possibles en 2015. 
Conséquence de la faible inflation, finalement, les régimes économiseront moins que ce qu’ils avaient prévu. Si l’accord avait réellement été appliqué, 550 millions d’euros auraient été économisés, selon le quotidien économique Les Echos.

Les conseils d’administration des deux régimes doivent donc discuter d’un nouveau dispositif. Et ce ne sera pas une partie de plaisir puisqu’il est possible qu’ils décident de reverser le manque à gagner sur 2015. Autrement dit, l’année prochaine, les pensions pourraient être valorisées à plus d’un point de moins que l’inflation. Le risque est que les pensions complémentaires stagnent à nouveau.

Les pensions pour octobre. 
L’alarme sur les pensions complémentaires, sonnée pour la CGT à l'occasion de sa mobilisation de 240.000 manifestants le 18 mars contre le pacte de responsabilité, vient s’ajouter aux craintes sur les retraites classiques. Dans le cadre de la dernière réforme des retraites, Hollande a décidé de ne revaloriser ces pensions qu’au mois d’octobre 2014. Jusque là, l’augmentation intervenait au mois d’avril.

mercredi 30 mars 2011

Les retraites augmenteront de 2,1% au 1er avril


Les retraites vont rattraper la hausse de l'inflation

La prévision d'inflation du gouvernement est passée mardi de 1,5% à 1,8% , ce qui entraînera une revalorisation de 2,1% des pensions de retraite. À la nouvelle prévision 2011 de 1,8% s'ajoute en effet 0,3 point de rattrapage correspondant à la différence entre l'inflation 2010 désormais constatée (1,5%) et celle prévue à la même époque l'année dernière (1,2%), explique le ministère de l'Economie.

Le relèvement de la prévision d'inflation a un effet mécanique sur la revalorisation des retraites. Et la hausse qui interviendra vendredi, avec effet sur les pensions versées début mai, est amplifiée par un effet retard de l'inflation de 2010.

L'an dernier, la revalorisation des retraites du régime général au 1er avril n'avait été que de 0,9%.

Le régime général concernait fin 2010 près de 12,9 millions de retraités, dont la pension moyenne relevant du régime général était de 609 euros.

Le minimum vieillesse, appellation commune de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, augmentera quant à lui de 4,7% le 1er avril, a précisé le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand.
Cette allocation, que le gouvernement s'est engagé à revaloriser de 25% sur cinq ans, est actuellement fixée à 708,95 euros par mois pour une personne seule et 1 157,46 euros pour un couple.

La nouvelle prévision d'inflation a été arrêtée par la Commission économique de la Nation, qui regroupe 28 économistes et personnalités qualifiées et se réunit quatre fois par an, notamment au printemps pour étudier les prévisions économiques.

L'inflation et pouvoir d'achat

Les prix à la consommation en France ont augmenté de 1,7% en rythme annuel en février, décélérant légèrement après un pic à 1,8% en janvier, en raison principalement de l'accélération des prix de l'énergie et des produits alimentaires.

Le débat sur le pouvoir d'achat s'est donc concentré ces derniers jours sur les tarifs réglementés de l'électricité et sur ceux du gaz.

Le prix du gaz domestique augmentera ainsi de 5,2% vendredi, a confirmé lundi la Commission de régulation de l'énergie.
Quant aux prix de l'électricité, leur progression, qui intervient traditionnellement en août, dépendra notamment du prix qui sera retenu pour la revente aux concurrents d'EDF du quart de sa production, imposée par la récente réforme du marché français.

Alors qu'un scénario élaboré par EDF évoque une hausse moyenne de 4,7% par an des tarifs, le ministre de l'Energie, Eric Besson, a assuré mardi que le gouvernement s'opposerait à toute hausse "importante" des tarifs réglementés d'EDF au cours de l'année qui vient.
Cette accélération des prix a conduit plusieurs organisations de défense des consommateurs à réclamer ces dernières semaines une surveillance, voire un encadrement accru des prix.

lundi 20 décembre 2010

Espagne: le gouvernemant socialiste va vers la retraite à 67 ans

Dans l'opposition, le PS marche à reculons vers la retraite à 60 ans

Le réalisme des socialistes aux affaires

Tout socialiste qu'il est, le ministre espagnol du Travail Valeriano Gomez a confirmé lundi que, dans sa prochaine réforme des retraites, le gouvernement Zapatero va proposer de reculer l'âge du départ de 65 à ...67 ans tout en allongeant la période de référence de 15 à 20 ans. " La meilleure façon d'allonger la durée du travail est de reculer l'âge de départ en retraite à 67 ans ", a-t-il déclaré à la radio privée Cadena Ser. Ceux qui " veulent continuer à partir à 65 ans pourront le faire, mais dans ce cas ils devront accepter une baisse de leur pension", a-t-il ajouté.

Concernant la période servant de référence pour calculer le montant de la pension, " il faut passer de 15 à 20 ans, sans abandonner ensuite la possibilité de l'augmenter peu à peu jusqu'à 25 ans ", a-t-il dit, estimant que " l'objectif est que la majeure partie de la carrière des personnes soit prise en compte au moment de calculer la pension ". Le Parti socialiste (PSOE) a conclu cette semaine un accord partiel sur cette réforme avec le principal parti d'opposition, le Parti populaire (PP, droite) , concernant justement l'allongement de cette période de référence pour calculer le montant des retraites.

Le ministre a assuré qu'il n'y aurait " pas de baisse des pensions des retraités actuels ". Le gouvernement a déjà décidé en mai, dans le cadre de son plan d'austérité, de geler la revalorisation de certaines retraites en 2011.
La réforme des retraites, réclamée par les marchés et les institutions internationales comme la Banque Centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), doit être approuvée le 28 janvier en Conseil des ministres.

Les deux grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont organisé samedi une quarantaine de manifestations contre cette réforme, dont un rassemblement de quelques dizaines de milliers de personnes à Madrid.
Si l'Espagne a la chance d'avoir une opposition de droite intelligente, que dire de ses syndicats ?

Marche arrière démagogique des socialistes de progrès dans l'opposition

Mme Brochen-Aubry, le Premier secrétaire du PS, maintient mordicus sa promesse de retour à l'âge de départ à la retraite à 60 ans, si le PS revenait aux responsabilités...

La Ch'tite Aubry avait déclaré en début d'année que l’âge de la retraite pouvait passer à 61 ans ou 62 ans, à condition que soit concédées des contreparties pour les métiers pénibles et le maintien dans l’emploi des cinquantenaires. Mais il semblerait que les décrypteurs se soient mis le doigt dans l'oeil jusqu'à la cornée: personne n'avait rien compris !

Mais avant la fin janvier 2010, l'otage d'Emmanuelli-Hamon avait rétropédalé sur sa bécane b'Twin, fabriqué par les défavorisés chinois et assemblés par les assistés français de sa région.
Après l’adoption - à l’unanimité - par le Bureau national d’un texte qui se prononce pour le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans, Martine Aubry expliqua que cette position ne diffère pas de ce qu’elle avait dite… "Le départ à 60 ans doit rester un droit mais la réalité aujourd’hui, c’est que beaucoup de Français partent à 61 ou 62 ans", a-t-elle déclaré sur le plateau de TF1 qui l'interviewait pour essayer d'y voir clair.

En mai 2010
, pas d'ambiguïté pour Martine Aubry. Si le Parti socialiste revenait au pouvoir en 2012, il maintiendrait l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ou le rétablirait si la réforme du gouvernement prévoyait de le repousser. Pour la butée, un tel report de l'âge légal serait en effet «injuste». « En plus, cela ne réglerait qu'une partie des déficits du système de retraite, et pas la plus grande », a-t-elle déclaré dans un entretien au Parisien dimanche. Selon la maire de Lille, repousser cet âge reviendrait à « transformer les retraités en chômeurs ». Mais le départ à 60 ans garantirait-il un taux plein de retraite ou un taux réduit ?

En octobre 2010, elle s'enfonce: " Je crois que les Français me connaissent. [Pas encore suffisamment!] Je crois n'avoir jamais rien dit que je crois ne pas pouvoir faire. C'est pour ca que je redis que nous reviendrons aux 60 ans [avec des nuances...] pour ceux qui ont fait des travaux pénibles et qui ont commencé à travailler tôt. Je m'y engage. Et tous les socialistes sont d'accord là-dessus [?], je le dis aussi parce que les petites manipulations et la communication du gouvernement, ca va !"

Zapatero s'apprête à montrer qu'il connaît la maire de Lille mieux que les Français.
Tous les Espagnols sont d'accord là-dessus.

Le socialisme est inaudible

Les responsables socialistes espagnols n'ont pas dû bien comprendre non plus la Ch'tite Aubry. Il est vrai qu'ils ne connaissent pas la même crise internationale et ne vivent pas dans la même Europe.

“Vérite en deca des Pyrenees, fausseté au-dela”
(Montaigne)
En bref, 'droit' en-deça de la Rue de Solférino, erreur alentour...

mercredi 13 octobre 2010

Les grévistes réussiront-ils à faire passer leurs rêves pour la réalité?

Les Français ne sont pas prêts à prendre des vessies pour des lanternes
Ils auront beau faire les malins

Ils pourront bien chanter et hurler ensemble pour ne pas avoir peur du noir; ils pourront bien reprendre en boucle des slogans éculés ou caricaturaux pour éviter de penser par eux-mêmes; ils pourront bien placer leur confiance auprès de démagogues irresponsables; ils pourront bien se bercer d'illusions pour revivre leur adolescence et berner les jeunes à leur tour. Ces derniers rejettent la solidarité inter-générationnelle, comme les premiers refusent les contraintes de la conjoncture. Transformer le monde, quand il faut et quand il est encore temps, n’inclut pas de faire passer ses rêves pour la réalité ni de faire prendre aux autres des vessies pour des lanternes.

Quel est le problème avec les retraites ?

Social, avec le retrait de la vie active ? Financier, avec 35 milliards le déficit budgétaire annuel ? Politique, du fait du gouvernement actuel, puisque tous les gouvernements successifs ont laissé pourrir la situation depuis 1975. Sans vergogne, ses critiques vertueux ont pourtant pratiqué la doctrine de Henri Queuille : « Il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre. » Le dernier gouvernement socialiste, celui de Jospin, auxquels tous les irresponsables du PS actuel ont participé, ont préféré repasser la patate chaude à la droite qui fait merveille à prendre les mesures impopulaires qui assurent le retour des foireux incompétents.

Le problème des retraites est le problème des vieux

Nos jeunes ont trop de vieux sur les bras
: 1 Français sur 5, aujourd’hui, a plus de 60 ans. Les baby-boomers insouciants sont ainsi devenus une charge pour les enfants qui ont échappé à la contraception et à la libération de la femme. Le problème se pose-t-il en effet dans les pays musulmans? Les enfants de l'islam font monter les taux de natalité dans l'accueillante France. Mais pourquoi leur nombre constitue-t-il, plus sûrement que le réchauffement climatique, un risque de submersion de l'Occident ?

Si l'avenir appartient aux jeunes, ce n'est pas parce qu'ils seraient dynamiques et entreprenants.
Si les jeunes étaient l'avenir des vieux, ce serait parce qu'ils constitueraient leur principal fonds de pension. Or, tout humanistes qu'ils se croient, les petits enfants de Mai 68 ne sont pas solidaires. Et les prévisions de l'INSEE ne sont pas faites pour dynamiser nos jeunes aspirants à la facilité et à la rêvasserie humanitaire. La réalité de leur avenir saute aux yeux de nos jeunes déboussolés, brutale, immédiate et proche: en 2050, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans. Et déjà, leurs parents leur sont une charge insupportable. Ils devront travailler plus pour assurer le strict nécessaire à ces parents encombrants, bien qu'ils aient accepté les heures supplémentaires pour leur apporter le superflu.

Epidémie de vieux à l'heure du jeunisme

Les acteurs politiques n'ont pas été pris par surprise. La Faculté les a mis en garde en 1975, lors de la parution de La Vie devant soi, de « vieillissement prévisible de la population », « d’allongement de l’espérance de vie ». Si les vieux sont trop nombreux, comment s’en séparer ? Personne n'a jamais tranché dans le vif. Les mesures à prendre étaient difficiles, il est vrai, puisque les guerres et la sélection naturelle ne sont plus ce qu'elles étaient...

Rien de plus simple pourtant que se séparer d’un vieux
L’arsenic ou le cyanure lui sera épargné: nous sommes des êtres évolués; tout le démontre.
Le plus vraisemblable est encore l’abandon. Il n'y aura pas de saison plus funeste qu'une autre. Plutôt que de saisir l'occasion d'un jeudi sur deux entre 14 et 18h pour faire emporter l'encombrant, ou de la période estivale pour l'attacher à un arbre en bordure d'une jolie route de campagne, l'avenir du vieux ou de la grabataire est à domicile, solitaire et assoiffé par temps de canicule, avec un peu de chance. Dans les cas extrêmes, les plus séniles seront enlevés de la vue délicate des jeunes élevés au bio et en ONG. Comment cette société oserait-elle envisager que des vieux gâteux qui auraient possiblement sacrifé leur vie à un enfant trisomique fasse honte à leurs enfants dans la force de l'âge.
Privé de relations sociales, le vieux crève, mais n'est-ce donc pas dans l'ordre des choses ? Les enfants ont un droit à la place nette.

Les progrès de la science n'arrangent rien
Les vieux tardent à partir: ils tapent l'incruste.
Alors, on descend dans la rue pour revendiquer la retraite forcée des travailleurs de plus de 60 ans. On a pourtant créé une exception en instituant la classe des fonctionnaires. Le maintien du départ du roulant de la SNCF à 50 ans permet de sauver les apparences. Un jour par semaine, il ira visiter l’ancêtre qui pue, à force de faire sous lui, le vieux dégueulasse, avec cette belle constance de ceux qui ne pensent qu'à vous gâter la vie. Se faire sur soi n’est quand même pas un avantage acquis, M'dame Aubry, si ?

Le castriste Régis Debray confirme
Il a, sous la forme du pastiche, écrit à ce sujet, il y a quelques années, un beau petit texte qui fleure bon l'eau de Cologne : Le Plan vermeil. Mais le pastiche est parfois une contre-façon. La vérité est qu’en 60 ans à peine, entre 1950 à aujourd’hui, les Français ont gagné 15 années d’espérance de vie supplémentaires. 15 années en fin de vie à la charge des jeunes, ça compte double. Adieu l'heureux temps où financer les pensions de gens qui passaient l’arme à gauche sitôt les 70 berges passées ne posait pas de trop gros problème. Promettre, en 1983, la retraite à 60 ans à des gens qui avaient cinq ans plus tard rendez-vous avec le croque-mort n’était pas encore insurmontable. C'était pourtant, en période socialiste de dévaluations successives, une mesure démagogique grave de conséquences, au final. La difficulté nouvelle - que le PS de Mitterrand n'a pas prévue - est que nos vieux n'arrêtent pas de vieillir et que, la médecine aidant, les soixante-huitards continuent de faire de la résistance. Ils ne trouvent nullement incongrues leurs réticences à se faire enfouir prématurement, fût-ce en compost.

Le système actuel de répartition devient intenable

En ce XXI' siècle plein de promesses, notre gauche vertueuse envisage sans ciller de paupériser les vieillards. Le PS trouve naturel que les importuns soient sanctionnés, dès 60 ans, vite et plus longtemps, par une baisse de leurs pensions. La pensée unique s'accorde parfaitement avec l'idée de dépossession des actifs des fruits de leur labeur ou de continuer, comme si de rien n'était, à faire peser la dette publique sur les générations futures. Comme disait le camarade Lénine, que faire ?

La lutte des générations, nouveau créneau de la gauche ?
Certes, la grippe H1N1 n'a pas fourni la réponse attendue. Que faire des vieux et de l’allongement de la vie ? Et de son avatar, l’augmentation des dépenses de santé liées au grand âge ? Sans compter le ralentissement de la rotation du parc locatif et des transmissions du patrimoine.
Le siècle devait être celui de la femme. Il ne sera pas non plus celui des jeunes. Ce sera tout au plus leur fête, mais les teufeurs y sont préparés. Alors que faire de nos politiques publiques qui seront, de plus en plus, hypothéquées sur la vieillesse ? Avons-nous ouvert trop de crèches quand il fallait construire plus d’unités Alzheimer ? La France devra consacrer les prochaines décennies à conduire des politiques de vieux, faites pour les vieux et par les vieux. Dont il faudra en écarter les jeunes angoissés qui manifestent si peu de zèle dans la solidarité.
Le système de répartition sera intenable lorsqu’en 2050, 1 Français sur trois aura plus de soixante ans. Préparons-nous donc, dès à présent. Le péril vieux menace : c’est Al Quaïda dans nos maisons de retraites. Vont-ils les précipiter discrètement sur les rails du métro St Michel ? De jeunes illuminés lanceront-ils sur les hospices une vague d'attentats anti-vieux et des kamikazes gagneront-ils ainsi le paradis qui leur épargnerait de participer à l'effort de solidarité? L' instinct de survie des 'seniors' (comme on affecte de les désigner avec tellement d'affection 'politiquement correcte') et, à défaut, leurs acquis culturels au contact de la FSU, pourraient les y pousser. Plus subtilement, les vieillards réactionnaires se verront-ils sûrement refuser le petit porto du dimanche au profit d'un rab de triglycérides à volonté.

Morts, bourrés et vaincus
La politique socialiste du « bien-être » arrive à pic !

Merci à la stimulation de Causeur.

lundi 4 octobre 2010

Le PS appelle l'UNEF à la rescousse pour la manifestation du 2 octobre

L'UNEF est missionnée pour pousser les jeunes dans la rue

Spontanément, les étudiants n'avaient pas pas encore bougé.

Ils se sentent tout à coup concernés
Les responsables de l'organisation étudiante de gauche ne manqueront pas l'occasion de se distinguer et d'assurer leur carrière politique au PS.
Les étudiants ont beaucoup moins à gagner, mais le romantisme de la révolution opère à chaque fois: il suffira de les convaincre qu'ils ne sont pas plus nuls que leurs anciens combattants contre le CPE.
La FIDL et l''UNL ne devraient pas tarder à s'inviter à la fête.

VOIR et ENTENDRE Jean-Baptiste Prévost, président de l'organisation d'étudiants, lance une campagne pour mobiliser les jeunes le 2 octobre.


L'UNEF agite certaines peurs

Selon lui, la réforme "va se traduire par plus de chômage pour les jeunes en début de carrière" et pas de retraite à la fin."

L'UNEF en tait d'autres
Il a, en revanche, la consigne de ne surtout pas aborder la question du maintien du niveau des pensions et de la baisse inéluctable du pouvoir d'achat des retraités, si le PS revient au pouvoir pour ramener - comme promis - l'âge de départ à 60 ans...

vendredi 17 septembre 2010

Présidentielle 2012: gag du tutoiement Villepin-Sarkozy

Un sondage CSA met Villepin et Sarkozy à égalité
Villepin, talon d'Achille de Sarkozy

Selon l'enquête exclusive CSA, Nicolas Sarkozy et son rival Dominique de Villepin sont les deux candidats préférés des Français, à parité, pour représenter la droite en 2012. Ce sondage et ses analyses ont paru mardi 14 septembre dans Le Parisien et Aujourd'hui en France, mais il a été réalisé les 8 et 9 septembre, au lendemain de la journée d'action syndicale du 7...
Un candidat sans assise électorale

Jusqu'ici figé dans une posture hautaine au-dessus de la mêlée, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac n'a jamais brigué le moindre suffrage populaire et n'a reçu aucun mandat électoral. Lire l'article que PaSiDupes consacre à l'hôtel particulier que Villepin guigne: l'hôtel du comte d'Evreux, autrement connu sous le nom de l'Elysée ?
S'il n'a probablement pas encore décidé de se lancer pour de bon dans la course à l'Elysée en 2012, il travaille néanmoins à étoffer ses réseaux et prend des contacts avec d'improbables renforts. Alors que Villepin veut faire figure d'opposant à Nicolas Sarkozy, des pourparlers ont commencé avec Bayrou et Dupont-Aignan et d'autres s'engagent maintenant avec Nicolas Perruchot du Nouveau Centre, dans l'espoir de la création d'un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale. Lire PaSiDupes
Et voici un sondage qui renforce l'illusion de la réalisation de ses ambitions.

Les données du sondage CSA

L'enquête téléphonique accorde autant de Français (15 %) qui le préféreraient comme candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle que de Français préférant Nicolas Sarkozy. Les deux hommes qui se haïssent cordialement rivaliseraient.


=> Mais Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA, ne dissimule pas que Villepin doit sa percée notamment aux sympathisants de gauche. Les sondés de l'oppostition montrent comment les sondages peuvent être faussés. En effet, 20 % d'entre eux ont soit émis le souhait sincère de le voir représenter la droite, soit fait l'habile calcul de manipuler l'opinion et le candidat, alors que la famille UMP, relativement soudée derrière Sarkozy, ne lui accorde que 5 %.

Ce score de Dominique de Villepin participe de l'intox générale

La presse engagée s'emploie à convaincre la population de l'isolement de Sarkozy. Ainsi affirme-t-elle que le président est montré du doigt par l'Europe entière sur le sujet des Rom, alors qu'en vérité nos alliés s'irritent depuis toujours de notre laïcité et de notre droit qui ignore les minorités ethniques au profit des personnes.
Dommages collatéraux du sondage
Autre effet pervers de cette promotion de Villepin, c'est la rejet artificiel de François Fillon en troisième position à droite.
Les autres possibles postulants à droite peinent visiblement. Alain Juppé — disponible si Sarkozy n'y va pas — paie (7%) son éloignement à Bordeaux. Jean-François Copé (5%), qui jure viser 2017 et non 2012, n'est pas encore installé aux yeux des Français dans la peau d'un candidat alternatif à Sarkozy. Quant aux derniers de notre « classement », ils ne sont tout simplement pas dans l'écran-radar des Français.

A gauche, Martine Aubry profite du silence de Dominique Strauss-Kahn
Alors que la patronne du PS serait à l'évidence largement distancée par Dominique Strauss-Kahn dès l'annonce de sa candidature à la course présidentielle, le sondage assure que les Français la verraient mieux présidente de la République que n'importe lequel des champions de droite. L'offensive démagogique de l'opposition sur le maintien de la retraite à 60 ans ne doit pas être pour rien dans ce regain de forme. Il est pourtant assez peu concevable que les Français coupent dans les bobards du PS, d'une part, de son retour à la retraite à 60 ans en cas de retour au pouvoir et, d'autre part, de sa capacité à maintenir le niveau des pensions. Qui sont donc les électeurs qui accepteraient de cumuler les handicaps d'un retour des actifs aux 35 heures et d'une baisse du pouvoir d'achat des retraités.

Il reste encore vingt mois avant l’élection présidentielle

Or, depuis 1974 et Valéry Giscard d'Estaing, tous les présidents sortants après un premier mandat ont été candidats. Or, en mai 2010, Désirdavenir Royal devançait encore la Ch'tite Aubry dans la perspective de la présidentielle 2012 (23% contre 19% chez les sympathisants socialistes). Le vent (de révolte) a tourné: l'amère de Melle est désormais à 17%...

lundi 15 juin 2009

Les arrêts maladie abusifs, ça n'existe pas: seulement les tours de vis !

La gauche soutient les profiteurs de la solidarité
Un rapport au gouvernement évalue à 20,1 milliards d'euros le déficit 2009 du régime général des salariés, soit le double de l'an dernier.

Les prévisions
La branche maladie sera la plus déficitaire (-9,4 milliards d'euros), devant la branche retraites (-7,7 milliards). La branche famille affichera un déficit de 2,6 milliards, tandis que la branche AT-MP (accidents du travail) aura un léger déficit de 0,3 milliard.
Aux déficits cumulés de ces quatre branches s'ajoutera celui du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), évalué à -2,1 milliards d'euros pour 2009.Pour l'ensemble du régime général, ce déficit de plus de 20 milliards d'euros constitue un quasi-doublement du déficit constaté en 2008, qui s'élevait à 10,2 milliards. De plus, le déficit 2009 est plus de deux fois supérieur aux prévisions faites par le gouvernement septembre dernier (-8,6 milliards), au moment de l'élaboration du budget de la Sécu qui devait atteindre l'équilibre d'ici 2012.

Les causes
Avec la crise et la hausse du chômage, la Sécu se retrouve privée d'une partie de ses recettes, qui reposent principalement sur les cotisations assises sur les salaires.
"La multiplication par deux du déficit, c'est tout simplement la division par deux du volume des recettes, c'est parce que l'argent ne rentre pas, ce n'est pas parce que les dépenses progresseraient de manière incontrôlée", a souligné le ministre du Budget, Eric Woerth, sur RCF-Radio Notre Dame-La Croix.
Les recettes de la protection sociale provenant aux deux tiers des cotisations sociales assises sur les revenus professionnels, la Sécu est très sensible à l'évolution de l'emploi.

Les avis
  • Des syndicats, des élus et certains économistes estiment qu'il faut revoir la structure de ces recettes, en élargissant par exemple l'assiette des cotisations ou en fiscalisant davantage les recettes.
  • Le ministre du Budget, a d'ores et déjà exclu toute hausse des prélèvements obligatoires. "Quand la masse salariale repart et que l'économie va mieux, vous retrouvez votre volume de recettes, donc la clé, au fond, c'est surtout de lutter contre l'excès de dépenses", a expliqué Eric Woerth.

    Est-il urgent de ne rien faire, ou de critiquer?

    Suspension des indemnités journalières
    "Si vous luttez contre la chute des recettes, à ce moment là vous augmentez les impôts et à ce moment là vous rendez totalement impilotable la sortie de crise", a-t-il souligné, jugeant que la France "subit une pression fiscale considérable".
    Ce lundi, après la publication du rapport, le gouvernement pourrait annoncer de nouvelles mesures sur la maîtrise des dépenses de la Sécurité sociale.
    Eric Woerth a déjà annoncé qu'il souhaitait s'appuyer sur "la lutte contre les abus". Dans le cadre du budget 2010 de la Sécu, il va généraliser une expérimentation en cours qui permet de suspendre le versement des indemnités journalières (IJ) de la Sécu à un salarié en arrêt de travail, sur la base d'un avis négatif d'un médecin envoyé par l'employeur. Les dépenses d'arrêts de travail, qui font l'objet de contrôles renforcés de l'assurance maladie depuis 2003, avaient fortement baissé de 2004 à 2006, mais les IJ sont depuis redevenues l'un des postes "les plus dynamiques" de dépenses.

    Aussitôt l'annonce faite d'une expérimentation, l'opposition se saisit donc des abus d'arrêts maladie pour contrecarrer le gouvernement dans ses efforts d'assainissement et les présente comme des tours de vis. Une certaine presse ressort à une terminologie agressive et estime que « le gouvernement repart à l'assaut des arrêts maladie abusifs ».
    Persuader ainsi les Français que réduire la dette publique, faire des économies et lutter contre le gaspillage et les abus seraient autant de tours de vis relève de la propagande malveillante et suicidaire. Ce sont en effet des tâches suffisamment difficiles en soi, en temps de crise internationale, sans que de criminels idéologues et d'irresponsables militants viennent polluer les esprits et l'économie nationale, donc le système de solidarité.

    Responsabilité contre populisme

    Depuis 2004, les contrôles mis en oeuvre par la Caisse nationale d'assurance-maladie avaient permis un reflux spectaculaire des indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale. Mais depuis le second semestre 2008 et la crise internationale, les dépenses de solidarité sont reparties à la hausse et continuent de progresser à vive allure en dépit de la crise (+ 6,7 % depuis le 1er janvier).

    A l'époque où les citoyens ne faisaient pas de la résistance et veillaient à ne pas scier la branche sur laquelle ils étaient assis, les périodes de simple ralentissement de l'économie étaient marquées par une modération des arrêts maladie (notamment parce que les salariés craignaient de perdre leur emploi). Or, la propagande politico-médiatique d'opposition au pouvoir par les battus de 2007 a développé un esprit de résistance et une volonté de harcèlement qui mettent l'intérêt général à mal. Malgré le passage d'un simple 'ralentissement de l'économie' à une crise économique internationale inégalée, les irresponsables politiques et les media qui guerroient contre la droite n'ont encore pas changé leur fusil d'épaule. Comment les allocataires et prestataires divers pourraient-ils donc réaliser qu'ils n'accomplissent pas des actes de résistance à l'ennemi en arrachant un arrêt maladie de confort à leur médecin et que prendre un taxi pour se rendre à l'hôpital en pleine possession de ses moyens n'est pas un acte de bravoure militant équivalent à faire sauter un convoi militaire en temps d'occupation?

    La communication du gouvernement, qui tend à responsabiliser les profiteurs égoïstes de la solidarité nationale, est parasitée: les media brouillent les ondes et font le malheur de la nation tout entière.

    C'est dans ce climat que le ministre du Budget, Eric Woerth « s'apprête à durcir le ton »
    , exemple de la terminologie offensive de la presse militante.

    Suite à la commission des comptes de la Sécurité sociale lundi, la CNAM devra renforcer ses contrôles. Et les entreprises seront elles-mêmes invitées à "monter au créneau". Les amateurs socialistes de chaos règleront-ils plus sûrement leurs problèmes internes en aggravant les difficultés extérieures au PS? Un transfert réussi de leur propre marasme à l'ensemble de la société serait-il une excuse valable à leur incapacité pathologique à se réformer? « Durcir le ton », « monter au créneau » et "tour de vis" rendent-ils objectivement compte de l'absolue nécessité d'enrailler les déficits? La presse militante, qui prétend par ailleurs tout nous expliquer, manque décidemment toutes les occasions de faire de l'éducation.

    L'opposition marche sur la tête.

    On sait qu'elle raisonne avec les pieds et le prouve au fil des déclarations incessantes qu'empilent les uns et des autres. Les mêmes qui défendent les 35 heures soutiennent les profiteurs d'arrêts de maladie abusifs. La gauche a ainsi sa méthode pour créer de la richesse, tout en coulant le système de protection sociale.Les soixante-huitards nostalgiques interdisent encore et toujours d'interdire, fussent les abus qui gangrènent le corps social dont ils sont pourtant des membres menacés.


    L'opposition sectaire flatte les pseudo-victimes du « tour de vis »
  • Pour la Fnath (accidentés du travail), la délégation des examens médicaux au privé constitue une « provocation ». Allez savoir pourquoi? Par conservatisme et par principe... Encore une fois, on pousse en première ligne ceux qui ne sont pas soupçonnés d'exploitation du système et ne sont donc pas visés. Le compassionnel joue à fond à des fins douteuses.
  • Des médecins se sont insurgés.
    Les prescripteurs d'arrêts maladie abusifs ne sont pas coupables. Et pas même responsables, d'ailleurs. Le coût de leurs arrêts démagogiques ne les effleure pas, puisqu'ils se croient encore dans une société d'abondance. N'ont-ils pas suffisamment bataillé pour la réévaluation du prix des consultations pour ne pas se donner meilleure conscience en en assurant les retombées sur leur clientèle leurs malades imaginaires? Face à ces basses considérations comptables auxquelles ils ne répugnent pas lorsqu'ils sont intéressés, c'est avec la dignité et l'assurance qui inspirent le respect qu'ils brandissent leur souci de santé publique. Ils ne songent qu'au bien de leurs patients, disent-ils. Et accessoirement, mais un peu trop souvent, à leurs exigences de soins, comme on l'a vu avec les pressions pour des prescriptions d'antibiotiques inutiles. Que n'exercent-ils pas bravement leurs facultés de résistance sur leurs demandeurs de prescriptions plutôt que sur le pouvoir ?

    Nous avons tous des exemples concrets d'abus dans notre voisinage. Nous ne citerons que celui qui dure depuis des années d'un kinésithérapeute qui reçoit les patients de son père, un médecin qui prescrit des bains bouillonnants à tous ceux qui en demandent, sans aucune raison médicale avérée, de l'aveu même des bénéficiaires. Et nous ne soulevons pas le problème des poursuites judiciaires et des indemnités ou dommages et intérêts obtenues des assureurs par des assurés qui poursuivent les grandes surfaces à la suite d'une chute dont ils sont les seuls responsables. Commentaire d'une procédurière: « Ca peut rapporter gros »!

    Strict respect de l'objectif
  • La situation

    Concernant les dépenses, la député UMP Marie-Anne Montchamp a fait part de ses estimations devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Elle a évalué le déficit et précisé que la branche maladie respecterait "globalement ses objectifs" et que la branche vieillesse économiserait plus de 700 millions d'euros du fait de la faible inflation, sur laquelle sont indexées les pensions. Il n'empêhe que, puisqu'ils ne sont pas poursuivis en justice pour être à l'origine de psychoses, des commentateurs sortent la menace de la réduction du montant des pensions...
    Marine-Anne Montchamp a également pointé "deux risques financiers de nature structurelle" pour la Sécurité sociale : les affections de longue durée (ALD, comme le cancer ou le diabète) et le vieillissement de la population. Le ministre a néanmoins pour objectif un strict respect de l'objectif de dépenses d'assurance-maladie voté par le Parlement pour 2009, alors que celui-ci risque d'être dépassé de 300 à 500 millions d'euros.
    Outre les arrêts maladie, les dépenses des ambulanciers sont très 'dynamiques' (!) et ce secteur n'est pas encore atteint par le chômage, quoi qu'en dise l'opposition qui manipule l'opinion sur le sujet des suppressions de lits vides d'hôpitaux et des distances à parcourir -en ambulance- pour se faire soigner.
  • Des mesures
    Sur le long terme, le gouvernement pourrait être tenté de confier directement la charge et la gestion des arrêts maladie de courte durée aux employeurs, comme c'est le cas dans d'autres pays. Mais les Français sont tellement persuadés que leur système est meilleur -parce qu'onéreux- qu'ils vont vouloir préserver leur exception médicale ! Les entreprises bénéficieraient pour cela d'une baisse de cotisations. Cette réforme de grande ampleur avait été envisagée dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, et pourrait ressurgir dans les prochains mois.

    Reste la piste de l'âge de départ à la retraite: 67 ans en Allemagne et 65 en France, où on a les moyens... Et c'est où le tour de vis?