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mardi 5 octobre 2010

Gérard Longuet: Aubry dit n'importe quoi en général et en particulier

Remaniement: Longuet réclame les hommes d'un programme de gouvernement

Gérard Longuet dénonce la mauvaise foi du premier secrétaire du PS: contradictions et hypocrisies.

VOIR et ENTENDRE le président du groupe UMP au Sénat, invité du Talk Orange-Le Figaro, le 5 octobre 2010:

J.-P. Raffarin l'a belle de donner des conseils sur les retraites. Les femmes et les handicapés devraient - comme prévu - profiter des concessions envisagées par le gouvernement avant l'ouverture du débat au Sénat;

Les centristes sont des partenaires constructifs de la majorité: ouverture, générosité et rigueur les caractérisent;

La retraite par points;

Sénatoriales, compliquées mais jouables;

Remaniement ministériel: le programme correspondant importe davantage que les hommes;

La défense commune de l'Europe: un devoir absolu pour les Anglais et les Allemands, avec les Français:

La trahison de Martin Hirsch, sur l' "anecdote" de ses accusations du présumé conflit d'intérêts visant l'usage qu'aurait fait G. Longuet des timbres reçus en sa qualité de ministre des Postes: irréaliste et déloyal.

jeudi 16 septembre 2010

La retraite: le point sur ce qui a changé

L'après 15 septembre 2010

Voici les principales mesures du projet de loi sur les retraites, adopté mercredi 15 septembre en première lecture par l'Assemblée nationale.

AGE LEGAL
Le recul à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ à la retraite est la mesure phare du projet du gouvernement. L'âge légal de départ augmentera donc progressivement de quatre mois par an, à compter du 1er juillet 2011. La première génération concernée par ce relèvement progressif est celle née après le 1er juillet 1951. L'âge du taux plein (âge auquel est annulée la décote même si la durée de cotisation nécessaire n'est pas atteinte) sera relevé progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.

DUREE DE COTISATION
La durée de cotisation pour une retraite à taux plein est actuellement de 40,5 ans et aura atteint 41 ans en 2012. Il est prévu dans le projet qu'elle passe à 41 ans et trois mois à partir de 2013.

PENIBILITE
Les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée, ont un taux d'incapacité physique supérieur ou égal à 20 % pourront continuer à partir à la retraite à 60 ans ; entre 10 % et 20 %, certains le pourront aussi, mais sous condition. Il faudra que l'assuré apporte la preuve qu'il a bien été exposé à des facteurs de risques professionnels et qu'il reçoive l'aval d'une commission. L'impact de la mesure devrait concerner 30.000 personnes sur quelque 700.000 qui partent en retraite chaque année. Le dispositif est étendu aux agriculteurs.
Les salariés occupant des postes de travail pénibles pourront bénéficier d'allègement de charge du travail ou de compensation de la charge dans le cadre d'accords collectifs de branche. Les salariés pourront bénéficier de ce dispositif s'ils ont cumulé deux facteurs de pénibilité, pendant une durée définie par l'accord collectif.

CARRIERES LONGUES
Le dispositif, créé en 2003, permettant un départ anticipé à la retraite avant l'âge légal sous réserve d'avoir une durée de cotisation de deux ans supérieure à celle requise pour le taux plein est reconduit. Il est élargi à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans. L'âge minimal de départ autorisé passe de 56 à 58 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 14 ans, mais la transition vers ces nouvelles règles a été atténuée pendant l'examen de la réforme.
Les études longues sont pénalisées...

FONCTION PUBLIQUE
Un alignement du taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55 %), étalé sur 10 ans, est prévu. La réforme prévoit la fin en 2012 du dispositif qui permet aux fonctionnaires parents de trois enfants et disposant de 15 ans de service de partir à la retraite à l'âge de leur choix.

NOUVELLES RECETTES
Le gouvernement compte apporter environ 4 milliards d'euros par an de recettes nouvelles au système de retraite. Il s'agit notamment d'un nouveau prélèvement sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu et les plus-values de cessions, d'une hausse des prélèvements sur les stock-options et les retraites-chapeaux, ou encore d'un nouveau mode de calcul des allègements de charges moins favorable aux entreprises.

EGALITE HOMMES/FEMMES
Les entreprises d'au moins 50 salariés pourront être sanctionnées financièrement (un pour cent de la masse salariale) à compter du 1er janvier 2012 si elles n'ont pas signé d'accord ou de plan d'action destiné à résorber les écarts salariaux hommes-femmes.

RETRAITE PAR CAPITALISATION
La moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l'entreprise est, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Possibilité pour un salarié d'alimenter de façon individuelle les fonds d'épargne retraite en entreprise. Sortie sous forme de capital, limité à 20 %, désormais autorisée pour le Perp (contrat d'assurance individuel), alors qu'aujourd'hui, seule la forme de rente viagère est possible.

mercredi 15 septembre 2010

Adoption de la loi sur la retraite, malgré l'hystérie à gauche

100 voix d'avance pour sauver les pensions

Mascarade à gauche:
l'opposition porte l'écharpe tricolore à l'envers en signe de protestation
mais non de respect pour la République

Le texte défendu par Eric Woerth a finalement été adopté, malgré le subterfuge de procédure de la gauche et son coup d'éclat de mercredi dernier.

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a dû montrer de la fermeté face aux mauvais élèves de l'opposition. Incapable de suivre le cours (du débat), décrochant pour s'agiter, elle accusa pourtant le maître au bureau de prendre le parti de l'UMP lorsqu'il a mis fin aux débats le matin même, parce que le temps de l'interrogation orale -19 heures- fut dépassé. L'ensemble des cancres de gauche, la casquette l'écharpe tricolore à l'envers, l'a hué, pendant que la droite lui offrait une longue standing ovation. Les meneurs de l'opposition avaient distribué les écharpes au mètre avant la séance et les couleurs en avaient été inversées en signe d'appartenance révolutionnaire.

En guise d'introduction, Bernard Accoyer a de nouveau expliquer qu'il avait écourté le débat parce que l'opposition avait épuisé son temps de parole et "tentait d'obstruer" la discussion parlementaire.
Pour le groupe des Verts, des communistes et des indépendants (GDR), Yves Cochet, tranchant, a ensuite pris la parole pour agresser la majorité: " la décision de Bernard Accoyer est représentative d'une dérive droitière, policière et autoritaire du pouvoir ". Selon lui et tous ceux qui veulent ignorer le règlement de l'Assemblée, " le président de l'Assemblée a mis fin au débat dans des conditions anticonstitutionnelles".

La gauche promet de saisir le Conseil constitutionnel

Grand bien lui fasse !
Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse et auteur de l'article 49.13 qui autorise les temps d'explication supplémentaires, connaît la loi, pour sa part. Il explique que "dans chaque texte, il y a la lettre et l'esprit. Ce texte a été voté pour donner la parole à un député en désaccord avec son groupe ou pour souligner un détail local." Or, pour la majorité, il n'y a pas d'ambiguïté: dans un esprit de blocage, l'opposition n'a fait que répéter le même message tout au long de ses interventions et ne peut prétendre à l'application de cet article en sa faveur.

La mauvaise foi tapageuse de l'opposition
Le passage de la réforme des retraites à l'Assemblée aura servi à mettre en lumière la nouvelle organisation du temps de parole, adoptée en 2009. La gauche n'a cessé de se plaindre du peu de temps dont elle disposait pour étudier l'ensemble des articles.
La droite a tenu bon, le président du groupe de la majorité, Jean-François Copé rappelant que l'opposition avait disposé "de 8 heures, quand le PS en avait eu 28" . Et les non-inscrits ont écouté, en silence.

Abstention de villepinistes

Daniel Garrigue, ex-député UMP de Dordogne, s'est soudainement emparé du micro, mais, en tant que non inscrit, il n'avait pas droit à la parole. Le règlement s'est imposé donc à ses intercesseurs, les MoDem, François Bayrou et Jean Lassalle (sans Aly), et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, sans Villain).
C'est finalement Martine Billard (Parti de gauche), qui, au nom du groupe GDR, s'est montrée méprisante du règlement et s'en est de nouveau prise au président de l'Assemblée chargé de l'appliquer.

Après 45 minutes d'invectives et de ripostes, dont celle très ferme et mesurée de Jean-François Copé, le projet de loi réformant le système de retraites a été adopté par 329 voix pour et 233 contre.

Les «anti-Sarkozy de la droite» étaient alors quinze
François Bayrou, Jean Lassalle et Aly (MoDem), Nicolas Dupont-Aignan et Villain (Debout la République) et des villepinistes (Montchamp, Le Guen, Goulard, Grand, Warsmann, Geoffroy, Raison, Ueberschlag et Garrigue).
La majorité UMP-Nouveau centre a fait bloc pour voter le texte. Huit députés villepinistes se sont abstenus.

François Bayrou a voté contre.
Est-il vraiment à droite et même du centre droit ?

samedi 29 août 2009

PS - La Ch'tite Aubry reprend du poil de la bête

Le Premier secrétaire conforte sa légitimité

Les inconscients amateurs de divisions et de défaites continuent de penser que le Premier secrétaire élu à la majorité aurait été « mal élu », selon les termes de l'agence impartiale R******... Malgré un vote démocratique et une victoire à la régulière de leur adversaire, les partisans de Sa Cynique Majesté Royal pourront-ils s'entêter à contester Martine Aubry après cette université d'été de La Rochelle? D'emblée Martine Aubry s'est imposée en annonçant une consultation des militants sur la rénovation et les primaires.
Dès l'ouverture de l'université d'été, le premier secrétaire du PS s'est fait chaudement applaudir vendredi en tranchant également sur la question des alliances: pas question de tendre la main au MoDem s'il ne prouve pas qu'il est de gauche.
"M. Bayrou nous dit qu'il n'est plus à droite, nous voulons vérifier", a lancé la maire de Lille à l'adresse de Vincent Peillon et des "quadras" du PS qui ont jeté les bases la semaine dernière d'un rapprochement avec les centristes. Pourtant, serait-elle maire de Lille si les voix des électeurs du MoDem ne s'étaient pas portée sur son nom?

Onze mois après le congrès de Reims, Martine Aubry a choisi de redonner la parole aux militants, au sein d'un PS laissé à vau-l'eau par François Hollande, égaré par l'indiscipline, déprimé par l'échec de Désirdavenir Royal et usé par la bataille des ego, qu'il s'agisse des éléphants ou des quadras. Le vote aura lieu le 1er octobre prochain.
Le premier secrétaire a promis une "rénovation totale, de A à Z, en commençant toutefois à la lettre C comme cumul des mandats pour sauter directement à la lettre P comme primaires: il semble donc qu'elle fait donc l'impasse sur quelques difficultés que n'occulte ni l'annonce d'une parité totale dans les institutions du parti ni la création d'une commission d'éthique "pour faire respecter les règles que les militants auront choisies". Ainsi, alors que Martine Aubry prônait des "modalités de vote qui soient fiables" au PS, la méfiance restait-elle à l'ordre du jour.

Martine Aubry a néanmoins rassemblé sur ses promesses accueillies par des vivats sous le regard de son ancienne rivale.

La Mort et les Masques, par James Ensor

La pétition des 100 sectaires pour des primaires, à l'instigation de l'intrigante Royal, est désormais nulle et non-avenue.

La pression est retombée, la maire de Lille a rebondi et l'amère de Melle, ancienne candidate battue de la présidentielle, a quitté la salle sans un mot. Ce serait trop dire qu'elle s'est retirée sans maudire.

En effet, dans la soirée, devant les adhérents de son association menée par J.-P. Mignard, celle qui, comme tout le monde jusqu'à l'UMP,
avait fait de la rénovation du PS son principal cheval de bataille pendant le congrès de Reims a laissé poindre son agacement.

Le vaudeville au clair de lune
"Les meilleures idées finissent par faire leur chemin, lentement", a-t-elle estimé. Barack Hussein Obama ne l'a-t-il pas -selon elle- déjà copiée ?... Le MoDem, a-t-elle poursuivi, "j'entends dire qu'il est le bienvenu? Qu'est-ce que j'avais entendu en 2007", quand François Bayrou, entre les deux tours de la présidentielle, avait repoussé ses avances: en décembre 2007, l'ambitieuse vertueuse avait été prise en flagrant délit, nuitament, sous son balcon, chez lui à Paris, rue Clerc dans le 7e, un arrondissement qualifié de riche, lorsqu'on veut faire du tort à la maire UMP, mais où les Hollande-Royal possèdent tout un immeuble cossu en SCI: 6 étages de rapport, 28 rue Duquesne. (
LIEN )
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PLUS dans 20Minutes )

Zizou-Bayrou avait craint pour sa vertu et refusé de laisser monter la « démone tentatrice » (N. Domenach), mais elle l'avait néanmoins relancé par téléphone pour lui proposer d’être son Premier ministre. La joueuse de mandoline s'était vengée de Bayrou le goujat en comparant le comportement de l'objet de son désir d'avenir à celui de l'amant qui a peur de la panne... Ses dents blanches, son brushing et son lifting ne dissimulent donc aucun charme caché ? Tout est en vitrine, tout est à vendre, mais rien ne disparaît. Attention, la prime à la casse, c'est bientôt fini...

En revanche, la Ch'tite Aubry ne roucoule pas et ne vend d'ailleurs pas non plus la peau de l'ours des Pyrénées avant de l'avoir tué. Elle somme Bayrou de se soumettre. La volonté hégémonique du PS a donc en effet de quoi refouler la gauche. Auraient-ils tous peur de la panne ? Pour remonter ses affaires, le magazine Marianne
ne va pas manquer de titrer aussi sur cette peur de la gauche.

Dans son discours de l'après-midi centré sur son bilan de présidente de région, l'humoriste picto-charentaise a ignoré la rénovation du PS et utilisé l'université d'été à faire sa propre campagne pour les Régionales.
L'amère Royal a consacré sa brève allocution à de la démagogique ordinaire et naturelle et aux problèmes quotidiens des Français:

  • le prix des fournitures scolaires, mais sans évocation de l'ARS (LIEN CAF ),
  • le surendettement sans évoquer ni la crise, ni ses propres options régionales (LIEN PaSiDupes)
  • ou la retraite des femmes, sans évoquer la réflexion menée par le gouvernement sur une modification de la législation dès l'automne dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010.
    Or, cette annonce a été faite le mardi 25 août par Nadine Morano. Concernant les salaires, la secrétaire d'Etat à la Famille a en outre rappelé que "nous avons une inégalité qui s'élève à près de 27%", et précisé que "le gouvernement devra trouver une solution qui permettra évidemment d'aller vers une meilleure égalité hommes-femmes". Sa Cynique Majesté Royal s'est donc appropriée les projets du gouvernement sans citer ses sources datant du mardi 25 août. (LIEN Boursorama)

    La récupération des idées des autres et leur recyclage éhonté est une solution de facilité prisée de l'amère Royal quand, de surcroît, la présidente de région en sursis ne se dit pas pillée par le président des Etats-Unis
    , Le Monde écrivait: le 20 janvier 2009: « Elle ne voit pas pourquoi elle "n'assumerait pas : oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés". (LIEN Le Monde ) Et le 22 janvier, la muse de Barack Hussein garantissait au Nouvel Observateur que ses confidences au Monde étaient de l'humour... (LIEN Nouvel Observateur )

    Des travaux de rénovation intérieure

    François Hollande, le gardien des monuments historiques socialistes pendant 11 années, est fort grognon: la poussière et le bruit vont perturber ses sieste digestives...
    Il va falloir travailler plus pour gagner plus d'adhérents. Une fois les militants consultés, les statuts du PS seront réécrits pour intégrer la primaire et ses modalités, avant l'été 2010. Le vote pourrait avoir lieu "au premier semestre 2011".

    La version Aubry des primaires pourtant "ouvertes" sera accessible à tous les sympathisants de gauche, mais elle ne servira qu'à désigner le candidat ...socialiste pour 2012 !
    Plus sûrement qu'Obama qui se serait inspiré de Sa Cynique Majesté Royal, selon la mythomane, Arnaud Montebourg n'a fait qu'emprunter cette procédure sur celle utilisée par la gauche italienne. On a le secrétaire innovant à la rénovation qu'on mérite... Ses amis militent pour l'ouvrir aux autres partis de gauche mais ces derniers ont pour l'instant opposé au PS une fin de non-recevoir et et le premier secrétaire oppose des réserves sur la sincérité de Bayrou.

    Qu'à cela ne tienne, Nono Montebourg, le poseur devant les media, a joué l'apaisementAprès quinze jours de petites phrases, et s'être fait remonter les bretelles par la patronne, devant les caméras, le député de Saône-et-Loire a remercié Martine Aubrypour son "audace". En clair, il s'est couché !
    "Il y a maintenant une route pour la transformation en profondeur du Parti socialiste", a estimé le secrétaire à la rénovation qui avait mis sa démission dans la balance.

    Sur une éventuelle alliance au centre, Martine Aubry a réclamé des gages importants au MoDem: Bayrou doit soutenir les listes de gauche aux régionales du printemps prochain et clarifier son projet politique: elle fait ainsi le distingo entre son antisarkozysme et son hypothétique appartenance à la gauche. Une majorité de socialistes émet en effet des doutes sur sa sincérité: son opposition à Sarkozy ne servirait qu'à semer la zizanie au PS. Un excès d'honneurs pour ce bouc émissaire facile
    "On n'est pas en guerre civile avec François Bayrou mais dans une cohérence politique. A chaque fois qu'on n'a pas été clairs, qu'on a été ambigus, on a perdu", s'est justifiée Martine Aubry dans la soirée lors d'une rencontre avec les journalistes où elle est apparue entourée d'une partie de sa direction et de la jeune garde du PS.

    Exemple instantané de clarté ?
    Les partisans d'un rapprochement avec les centristes considèrent pourtant que le premier secrétaire n'a pas totalement fermé la porte, ce qui constitue une victoire, mais, selon les pourfendeurs de l'alliance de centre-gauche, comme le porte-parole du PS Benoît Hamon, à la gauche du PS (ci-contre), "elle a clairement dit non".

    L'entourage du premier secrétaire se félicitait surtout de son recadrage après un été cacophonique. "Dans un parti où certains ont une ligne impressionniste, il est bon d'avoir une première secrétaire qui n'est pas impressionnable", a déclaré Guillaume Bachelay, membre de la direction du parti.
    Alors, oui ou non, l'harmonie règne-t-elle ésormais au Parti socialiste? Au-delà de l'image médiatique radieuse, la réalité est plus
    trouble. "L'harmonie non, mais l'ordre", a jugé Pierre Moscovici, homme d'ordre.