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samedi 8 octobre 2016

Hollande veut sanctionner la Pologne pour annulation de contrat d'hélicoptères militaires

Crise entre Paris et Varsovie après l'annulation d'un contrat d'hélicoptères d'Airbus

Hollande a ouvert une crise diplomatique entre Paris et Varsovie

suite à l'annulation par la Pologne d'une commande de 50 hélicoptères militaires Caracal d'Airbus, au point que les autorités françaises envisagent des mesures de rétorsion.
La relation entre les deux pays membres de l'Union européenne et de l'OTAN va être "gravement affectée" par la décision polonaise et la France va "réexaminer l'ensemble" de sa coopération en matière de défense avec la Pologne, fait savoir une source française "proche du dossier"".

L'Etat français, actionnaire d'Airbus à hauteur de 11%, a besoin de ressources financières et Hollande ne tolère aucune réticence de ses "alliés". Contestant la souveraineté de l'Etat de Pologne, Hollande n'hésite pas à brandir le bâton pour que la Pologne réexamine ses projets d'investissements auprès du groupe européen, a ajouté cette source.

Le contrat, qui portait sur la livraison de 50 hélicoptères Caracal pour un montant de 13,5 milliards de zlotys (3,14 milliards d'euros), représentait plus de 3.000 emplois... en Pologne, selon Airbus.
Airbus Group n'emploie actuellement qu'environ 900 salariés en Pologne, dans le spatial, les hélicoptères et les avions militaires, avec un centre de recherche dans le pays.

Au plan diplomatique, 
les consultations envisagées le 13 octobre à Varsovie en présence de François Hollande ont été reportées sine die après la confirmation, vendredi, par le ministre polonais de la Défense de l'annulation de l'appel d'offres remporté en avril 2015 par Airbus Helicopters.
Prévue lundi dans la capitale polonaise, une visite du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian,  a elle aussi été annulée.
"Le président de la République a demandé au ministre des Affaires étrangères [le fameux Ayrault] de se rendre rapidement à Varsovie", indique-t-on dans l'entourage de François Hollande. 

Le Quai d'Orsay a fait savoir un peu plus tard que Jean-Marc Ayrault ne se rendra  pas jeudi à Varsovie, contrairement à ce qui avait été auparavant annoncé et à l'usage consistant à maintenir les contacts diplomatiques.

"Les consultations entre les gouvernements polonais et français ont été reportées, pas annulées".
Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a ainsi apporté la nuance que la presse a dissimulée, avec pour objectif de donner à penser en France que le président "normal" est un foudre de guerre diplomatique.
Expliquant que "l'offre finale d'Airbus Helicopters ne répondait pas à nos attentes", il a ajouté rester confiant dans la poursuite de la coopération avec la France. Un pataquès français qui n'a donc pas lieu d'être, sauf à considérer que l'état des finances publique est préoccupant. 
"Nos relations bilatérales sont stratégiques par nature et sont fondées sur un large éventail de priorités et de projets communs", a déclaré le Polonais.

"Négociation erratique"

L'accord sur le contrat avait été conclu par le précédent gouvernement polonais (libéral-conservateur, démocrate-chrétien et pro-européen de centre droit, Plateforme civique), battu aux législatives d'octobre 2015 par le parti Droit et Justice (PiS), national-conservateur (c'est le parti de Jarosław Kaczyński, membre et président du parti et juriste du comité de défense des ouvriers à l'époque du régime communiste) et eurosceptique. Airbus avait à l'époque été préféré à l'américain Sikorsky et à l'italien AgustaWestland.
"Avant on avait une plateforme de centre-droit qui comprenait qu'il était dans l'intérêt de la Pologne, au-delà de l'axe avec les Etats-Unis, d'entretenir une relation bilatérale avec les Français et les Allemands", admet une source diplomatique française, donc socialiste.
"Là on a un PiS qui manifestement ne réussit pas à comprendre les bénéfices que tire la Pologne, qui sont pourtant massifs, de son ancrage européen", ajoute-t-elle.

Dans la manière dont ont été menées les négociations, "il apparaît évident que les Polonais n'ont jamais eu l'intention de respecter l'appel d'offres", polémique une source française proche du dossier. "Dans cette négociation un peu erratique, Airbus a toujours cherché à coller aux règles de l'appel d'offres et donc à la souveraineté de la Pologne".

Plus tôt vendredi, Manuel Valls avait fait part de la préoccupation de la France pour l'avenir de la Défense européenne.
"Les choix qui viennent d'être annoncés, pour ce qui concerne la France, nous préoccupent - y compris par rapport à des négociations qui avaient été engagées - mais aussi (par rapport) à la conception de la Défense européenne", a raconté le premier ministre.

Jeudi, pointant les pays européens achetant uniquement des armes américainesFrançois Hollande avait appelé l'ensemble des pays de l'UE à se coordonner pour "participer à un effort de Défense" qui pourrait l'arranger"Il y a des pays européens qui pensent que les Etats-Unis seront toujours là pour les protéger, au point même d’acheter des armes uniquement aux Etats-Unis et pas aux Européens", avait tancé le chef de l'Etat dans un discours sur l'Europe.
Ce qui s'appelle du protectionnisme européen.

mardi 5 octobre 2010

Gérard Longuet: Aubry dit n'importe quoi en général et en particulier

Remaniement: Longuet réclame les hommes d'un programme de gouvernement

Gérard Longuet dénonce la mauvaise foi du premier secrétaire du PS: contradictions et hypocrisies.

VOIR et ENTENDRE le président du groupe UMP au Sénat, invité du Talk Orange-Le Figaro, le 5 octobre 2010:

J.-P. Raffarin l'a belle de donner des conseils sur les retraites. Les femmes et les handicapés devraient - comme prévu - profiter des concessions envisagées par le gouvernement avant l'ouverture du débat au Sénat;

Les centristes sont des partenaires constructifs de la majorité: ouverture, générosité et rigueur les caractérisent;

La retraite par points;

Sénatoriales, compliquées mais jouables;

Remaniement ministériel: le programme correspondant importe davantage que les hommes;

La défense commune de l'Europe: un devoir absolu pour les Anglais et les Allemands, avec les Français:

La trahison de Martin Hirsch, sur l' "anecdote" de ses accusations du présumé conflit d'intérêts visant l'usage qu'aurait fait G. Longuet des timbres reçus en sa qualité de ministre des Postes: irréaliste et déloyal.

vendredi 6 mars 2009

OTAN : PS et PC boycottent une réunion avec l’Elysée

L’opposition conservatrice résiste à l’effet Obama

L’opposition prend l’opinion à témoin : selon elle, l’omniprésident s’agiterait et déciderait de tout et tout seul. Les Français tomberont-ils dans le panneau de la com d’opposition. Qu'y a-t-il de vrai ?

Sait-on pourtant dans le public que l’Elysée encourage le dialogue ?

Jean-Louis Carrère, sénateur PS, explique que les sénateurs PS et PC ont boycotté le 4 mars 2009 une réunion «sans compte-rendu» avec deux conseillers de Sarkozy, au sujet de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Ainsi, l’élu socialiste révèle-t-il non seulement que l’opposition est bien consultée sur les grands enjeux nationaux, mais qu’elle bloque les échanges.
Le groupe PS, PC, et les eurosceptiques dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement ont demandé au gouvernement d’organiser un débat sur le sujet avec un vote sur lequel le premier ministre envisage d’engager la responsabilité de son gouvernement.

Interprétations

L’opposition républicaine justifie son mépris du dialogue avec le conseiller diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte, et l'amiral Edouard Guillaud, un autre conseiller de l’Elysée : « Les collaborateurs de l’Elysée ne sont absolument pas responsables devant le Parlement. » , disent-ils, comme si l’entretien devait se substituer à la discussion parlementaire.

L’opposition privilégie la manipulation de l’opinion sur le débat d'experts :en effet, l’argumentaire populiste de la gauche réactionnaire passe mieux par la propagande médiatique que par la raison. Jean-Louis Carrère y ajoute même une dose de subjectivité qui ne comble pas le vide de la démonstration. « Ils sont complètement à la ramasse. Ils n’ont plus la cohésion suffisante pour justifier les politiques qu’ils mettent en œuvre. Et ce qui se passe par rapport au Parlement est très grave. » Le sénateur socialiste s'y connaît en cohésion de parti et le communiste en liberté de pensér ! Carrère préfère donc s’écarter aussitôt du sujet pour polémiquer: « Entre la limitation du droit d’amendement et le fait d’envoyer les conseillers du Président, c’est vraiment la négation de la Constitution. »

Alors que les deux ex-premiers ministres, Villepin et Juppé, dénoncent la volonté présidentielle de réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN, le vote au Parlement confirmera-t-il la promesse socialiste de désunion de la majorité ou soulignera-t-il plutôt l’outrance dans la présentation de la réalité par ce socialiste malveillant ?

Que reste-t-il de l'effet Obama?

Au-delà des sympathies socialistes pour Barack Hussein, Obama reste Américain…
Selon la gauche, la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Otan met en péril l’indépendance de la France, « parce qu’on sait tous [‘tous’ ? Encore une simplification !] que l’OTAN est dirigée [et financée] par les Etats-Unis en grande partie. Le problème est qu’il ne faut pas réintégrer l’ OTAN avant d’avoir constitué un pôle de défense européen. »

La politique étrangère de la gauche s’appuie sur la droite

Ce qu’a écrit Alain Juppé, ou dit Villepin à ce sujet, correspond tout à fait à la position de sagesse qui semble convenable pour la France. C’est-à-dire qu’on ne dit pas non à la réintégration dans le commandement militaire intégré de l’OTAN, mais pas comme ça. On met la charrue avant les bœufs. »

La gauche a peu de foi en l’U.E…
Selon le vieil instituteur socialiste né en 1944, et vice-président du Conseil Régional d'Aquitaine, « notre crainte, c’est qu’au bout du bout, l’Europe ne s’engage pas dans la défense européenne, se croyant protégée par la défense américaine. La gauche n’est pas seule à protester. Les vieux gaullistes [les ‘vieux’, ce sont Juppé, né en 1945, et Villepin, né en 1953] et une partie de la majorité ne sont pas d’accord avec cette réintégration. Sans eux, que deviendrait la gauche ?
A la veille des Européennes de juin 2009, la question ne se pose plus de savoir quel crédit l'opposition accorde à l'Europe dans sa capacité à organiser sa défense commune...

Mais, puisqu’« au bout du bout » le débat et le vote auront bel et bien lieu au Parlement, ces faux-fuyants et ce refus de parler avec les conseillers de l’Elysée sont-ils faits pour complaire à une portion de la droite ?
Tout compte fait et "au bout du bout", Barack Obama n'inspirerait-il pas plus confiance que G.W. Bush ?