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lundi 23 décembre 2019

Macron aurait-t-il une "tête d'homosexuel," de celles que Bolsonaro détecte ?

Macron paie le prix de ses attaques contre le président brésilien

"La première attaque est venue de l'Elysée qui a dit que Bolsonaro est un menteur" (ambassadeur du Brésil en France)

Macron a décidément du mal à se contrôler.
Les yeux de Chimène...




Macron met le feu entre la France et le Brésil, accusant Bolsonaro de mensonge. 
A la veille de l’ouverture officielle du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron a déclenché une crise diplomatique avec le Brésil, sur fond d’incendies spectaculaires dans la forêt amazonienne. "Notre maison brûle. Littéralement", avait tweeté Macron en août dernier, reprenant les mots de Jacques Chirac lors d’un discours sur le climat prononcé en 2002 à Johannesburg. "L’Amazonie, le poumon de notre pla­nète, qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour en parler," écrivit le ligueur français.
Voir l'image sur TwitterIndignation instantanée du président brésilien, qui a accusé Macron d’"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels". Au passage, Jair Bolsonaro a dénoncé l’attitude française qui évoque pour lui "une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle".

Macron est monté dans les tours, accusant Jair Bolsonaro d’avoir "menti" sur ses engagements en faveur du climat. Le président français annonça que la France s’opposerait à la signature de l’accord avec le Mercosur, un traité de libre-échange entre l’Europe et plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil. " L’Amazonie est en feu et Jair Bolsonaro reste inactif sur le climat alors qu’il s’y était engagé, déplore un proche (masqué) de Macron. Il est dans le déni sur le sujet du réchauffement climatique. Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité," raconte cet inconnu bavard.




S'en suivent des observations, tues en France, mais très répandues à l'étranger sur l'âge de la capitaine. 
Le président brésilien a plaisanté sur le physique de l'épouse sexagénaire du quadra français dans un commentaire Facebook, informant de l'envoi de forces militaires pour renforcer les équipes qui tentent d'éteindre les incendies en Amazonie. Mais l'un de ses commentaires visant la retraitée a pu choquer….
La presse brésilienne fait campagne, comme son homologue française:
Michelle Bolsonaro en 2019.la première moque le quadra français qui vit avec une femme de 64 ans qui pourrait être sa mère et qui a 37 ans d'écart avec la femme de 37 ans, ci-contre, de Bolsonaro (64 ans, l'âge de Brigitte), plus jeune que son mari de 27 ans, tandis que la seconde accable le président sud-américain, tel Le Parisien ou BFMTV, cette dernière chaîne "libre et indépendante" faisant disparaître la video qui accable Macron.

Illustration.
"Cette femme est vraiment moche", a observé à son tour le ministre brésilien de l'Economie, Paulo Guedes. LCI le décrit par son âge (70 ans et un "crâne dégarni" : jugez, ci-contre, par vous-même avec cette photo de 2019), et dénonce pourtant le sexisme et le machisme brésiliens.

Bolsonaro, qui fait une intense utilisation des réseaux sociaux,  aurait écrit : "Ne l'humilie pas, mec. Kkkkkkk ['lol' en brésilien]", moqueur.




La grand-mère de sept petits enfants
invités au Noël des orphelins de l'Elysée (lien PaSiDupes) n'est pas le coeur de cible des Brésiliens. Le ministre de l'Education a en effet traité de "crétin" le président français sur son compte Twitter.

Les internautes brésiliens ne subissent pas la censure sournoise que vivent actuellement les blogs et les réseaux hexagonaux. Le montage ci-contre est l'un de ceux qui circulent dans les pays où la liberté d'expression n'est pas un mot creux.


Outre qu'il a suscité une polémique en critiquant la cuisine japonaise fin octobre, et après des accusations de sexisme et de machisme, notamment lancées par les lobbies féministes et LGBT, Jair Bolsonaro a aussi été taxé d' homophobie.

Interrogé par un journaliste du quotidien O Globo, vendredi 20 décembre, au sujet des soupçons de corruption concernant son fils, Jair Bolsonaro a établi une analogie qui a été soit incomprise, soit détournée. "Toi, tu as une tête d'homosexuel, mais ce n'est pas pour ça qu'on t'accuse d'être homosexuel. Même si ce n'est pas un crime d'être homosexuel". Le lendemain, il a présenté ses excuses au journaliste déstabilisé par sa rhétorique.

Le raisonnement par analogie est un raisonnement par association d'idées. Et, selon certains, 
Macron n'est encore pas épargné par cette similitude.


Didier Drogba, star en son pays, accompagnait Macron 
en Côte d'Ivoire : faire-valoir ?
(ici, le franco-guinéen Paul Pogba)
Macron a été décoré de l'ordre national [ex-impérial] de la Croix du Sud, ordre honorifique brésilien. 
Il s’agit d'une des décorations honorifiques les plus prestigieuses du Brésil. Macron est Grand-Officier de l'ordre, en tant que secrétaire-général adjoint au cabinet du président de la République, en 2012. Dilma Rousseff était présidente et le Sénat ne l'avait pas encore destituée (2016) pour falsification des comptes publics.

dimanche 15 septembre 2019

“T’es con ou quoi?” lance Brigitte à Macron

Les mots doux de Mamie au gamin


Ce que Gala appelle "un couple explosif": c'est moderne et pas du tout vulgaire...

Des journalistes "libres et indépendants", mais néanmoins proches du couple Macron, témoignent de la "grande franchise" (un peu trash) de cette "première dame", Brigitte, - classe, élégante et lumineuse -  qui se révèle plutôt brut de décoffrage avec son mari. "Elle ne mâche vraiment pas ses mots," commente un Gala, complice et attendri.
Un documentaire  prochainement diffusé sur BFMTV, fera pénétrer dans leur intimité ceux et celles qui s'en sentent le coeur. On imagine toutefois qu'il est interdit aux moins de sept ans...


Ce mardi 16 septembre, BFMTV diffusera à 21h le documentaire Brigitte, l’influente dans lequel de nombreux témoignages assurent les Français de  la "grande franchise de Brigitte Macron envers son mari". Comme on le découvre dans un extrait dévoilé sur les réseaux sociaux, celle qui a été assez logiquement mêlée (si elle a l'influence réelle qu'elle revendique) aux critiques du président Bolsonaro n'a pas du tout apprécié qu'en 2018, sous les micros et caméras, Emmanuel Macron ait lâché en pleine figure à un jeune homme qui recherchait un emploi: "Je traverse la rue et je vous en trouve du travail. Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler" .


Consciente de ce que ce propos de son mari a d'humiliant,
elle lui a passé "un petit savon". "T'es complètement con. Pourquoi t'as dit ça ?" lui aurait-elle balancé, façon Sibeth Ndiaye, d'après Bruno Jeudy, rédacteur-en-chef à Paris Match, journaliste qui a son rond de serviette sur France24 et BFM TV, ainsi qu'à C dans l’air sur France 5, l’émission politique d’Yves Calvi, produite par Lagardère Active, également propriétaire de... Paris Match.. La journaliste, Nathalie Schuck, confirme la colère de Brigitte Macron. "Elle a détesté toutes les petites phrases, que ce soit celle sur 'traverser la rue pour trouver du boulot', celle sur les fainéants ou sur les gens qui ne sont rien
", a-t-elle révélé, omettant notamment les "salariées illettrés" ou les deux grévistes cégétistes qui ont pris dans les dents sa réplique cinglante : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre Tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler." Et celle qui l'a entraîné à prononcer ses discours sur le ton des homélies à l'église Saint-Sulpice de conclure, "Elle lui a dit "Tu es en train de foutre en l'air ton quinquennat, arrête tes conneries"."


Toutes ces révélations ont été confirmées par Jacques Attali, un proche du couple, comme de tous les présidents de gauche qu'il a servi (Mitterrand, comme Hollande) qui concède : "Elle lui parle extrêmement franchement et n'a pas de retenue". 
BFMTV
@BFMTV
"Elle n'a pas de retenue, elle lui parle extrêmement franchement".
Comment Brigitte Macron s'adresse au Président et l'influence
"Brigitte Macron, l'influente", un document @BFMTV à découvrir ce lundi à 21h dans Ligne Rouge


"Derrière chaque grand homme, se cache une femme...": 
c'est Gala qui écrit ça 

Et Gala de citer pêle-mêle Bernadette Chirac, Cécilia Sarkozy, omettant toutefois Julie Gayet ou Yvonne de Gaulle, pour ne pas mélanger davantage les torchons et les serviettes... 

La vie politique française regorge d'exemples et, à cet égard, comme la plupart, le "monde nouveau" de Macron ne rompt pas avec le plus grand nombre. Depuis son arrivée à l'Elysée dans les bagages du président élu, Brigitte Macron s'est imposée discrètement comme intrigante sous l'apparence d'une partenaire essentielle auprès de son mari. Lors du G7 de Biarritz, hôtesse attentive des  premières dames - quant à elles reconnues par leurs institutions respectives - , proche de ministres comme Jean-Michel Blanquer ou Marlène Schiappa, mais aussi de Michèle Marchand, photo ci-dessous, la conseillère au passé sulfureux, la nature de son influence intrigue et inquiète. 

Résultat de recherche d'images pour "Michèle Marchand"Le journaliste Marc Endeweld - un Amiénois, comme Brigitte et Emmanuel Macron - a mené l'enquête sur ce couple de pouvoir. Le 13 novembre 2015, Marianne , dont il est l'un des collaborateurs (comme il le fut pour le magazine gay Têtu), y consacre sa Une : "Moi président. Emmanuel Macron, le livre enquête qui révèle les secrets d'une ambition."

A la fin du G7 à Biarritz, Donald Trump a tenu à remercier Brigitte Macron. Une courtoisie de rigueur à l'égard d'une hôtesse auprès des invités de son mari. Aussi discrète qu'indispensable à son mari, Brigitte Macron est un atout pour son président de mari, assure Gala, en dépit de la risée internationale suscitée par leur différence d'âges et les interprétations sexuelles désobligeantes attachées à ce type de relation inhabituelle. 

"L'ancienne prof de Français est connue pour son sens de l'humour et son caractère bien trempé," poursuit Gala...
On l'a encore vu avec les réactions de Jair Bolsonaro aux attaques de son mari, commente cette presse caniveau. Elle a répliqué, alimentant ainsi la polémique suscitée par les agressions verbales du président en mal de stature internationale, à l'heure du G7 de Biarritz qui devait être dédié aux femmes, mais qu'il a détourné au profit des changements climatiques, laissant aux associations la défense des femmes victimes de violences conjugales. La féministe Brigitte l'a-t-elle alors traité de "c*n"?... 

Si forte qu'elle soit, la battante a mal perçu les  railleries sur son âge ou encore son physique, ce qui se conçoit, mais appelle aussi à une prise de conscience de ses allures pathétiques de midinette qui refuse les outrages du temps bien naturels à 66 ans.  Brigitte Macron n'a toutefois pas eu à forcer la nature pour faire le  faire le dos rond. L'effet tête dans les épaules (à épaulettes !) est certes accentué par sa touffe d'extensions capillaires qui ne réussit à cacher ni les cicatrices laissées par ses liftings successifs, ni sa vilaine peau tavelée, mais il faudrait aussi pointer ses facettes dentaires. 

"Parfaite stratégie" que de passer à l'offensive", estime Gala, prenant ses lecteurs pour des pommes : "pour éviter toutes sorties qui pourraient faire du tort son époux", assure ce cireur de pompes à hauts talons qui lui font des jambes décharnées de sauterelle. 
Après avoir "choisi la discrétion médiatique", selon le même canard de hall de gare, elle n'abuse jamais de l'exposition dont elle bénéficie, continue la revue de presse people éditée par Prisma Media, détenu par le groupe allemand Gruner.

Bribri joue un rôle essentiel dans les coulisses de l'Elysée.
Sans limites, Gala titre "son entourage la considère comme une 'icône'"
Une omniprésence et une influence qui a rebuté Ismaël Emelien, l'un des très proches conseillers d'Emmanuel Macron, et isolé le président. Ses relations extrêmement tendues avec Brigitte Macron sont révélées dans "Le Grand Manipulateur", de Marc Endeweld, qui a longuement enquêté sur l’ascension de Macron, et qui accorde plusieurs lignes à l'épouse du président, sous-entendant qu'à l'Elysée, Brigitte n'a pas que des amis, notamment parmi les "Mormons" (le surnom que se sont donnés les conseillers du président). D'où l'objectif d'écarter à son tour celle qu'ils trouvent envahissante et constitue un barrage entre eux et le président... Leur méthode ne semble toujours pas efficace auprès du quadra sous influence depuis ses années lycée de  "la vieille", comme ils la surnomme entre eux, partageant donc au final l'avis de Bolsonaro....

Une anecdote "savoureuse" sur l'influence de Brigitte Macron ?
"A l'Elysée, la répartition des bureaux symbolise les divers jeux d'influence autour du président (...) Et, présenté un peu rapidement par la presse comme le 'directeur de campagne',  Jean-Marie Girier, fera les frais de la puissance de la première dame l'épouse, qui l'éjecte du dispositif dès les premières semaines. Son tort ? Il n'avait pas alloué suffisamment de place à Brigitte Macron et à ses équipes dans la première répartition des bureaux", explique le journaliste. Puis de poursuivre : "Au pouvoir, la vigilance de Brigitte Macron se trouve démultipliée". 
Gérard Collomb, ancien ministre de l'Intérieur, enfonce le clou, expliquant à BFMTV : "On voyait que le point de vue d'Emmanuel pouvait évoluer entre deux rendez-vous et on se disait que Brigitte était passée par là"... Preuve que le gamin est sous l'emprise de son ancienne maîtresse d'école : cette situation de domination est-elle compatible avec l'exercice du pouvoir confié par le peuple à un seul des membres de ce couple ?
Brigitte fait clairement le vide autour de Manu.
L'exercice du pouvoir s'en trouvera-t-il mieux d'ici la fin de l'Acte 2 de son quinquennat? 
Ce qui filtre des relations du couple permet d'en douter gravement.

mercredi 28 août 2019

Volte-face de Macron sur les retraites

Ce revirement était-il un engagement de campagne ?...

Si Bolsonaro est un "menteur" sur le Mercosur,
sur les retraites, Macron, c'est quoi ?


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Si Macron dessine ici la courbe ascendante des pensions de retraite,
c'est une escroquerie
"Maintenir l'âge de départ à la retraite: Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite [62 ans], ni au niveau des pensions," promettait le candidat dans son chapitre sur le "Protection sociale".
Une fois président, Macron renonce à l'âge pivot de 64 ans pour un départ à la retraite sans décote. Il a finalement opté pour un âge individualisé et une durée de cotisation minimale. On s'en doute, ça ne cache rien de bon : outre le mensonge, où est l'entourloupe ? 

Lundi soirMacron a livré sa préférence, pour l'heure, sur le projet de refonte du système des retraites, pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ. La référence à l'âge de départ, c'était clair et juste pour tous, mais avec le nombre d'annuités, on verse dans l'aléatoire et l'inéquité.  Pour "que ce soit juste en termes de cotisations (...), je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge", a plaidé le président sur France 2, "car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt, vous partez plus tôt", a-t-il expliqué, sans crainte de pénaliser les temps d'études et le niveau de formation des Français ainsi incités à entrer le plus tôt possible dans la vie professionnelle, ni de défavoriser les femmes qui souhaitent avoir des enfants. 

Un nouveau revirement du chef de l'Etat
Et le maître d'oeuvre de ce changement de cap pourrait être  le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui a rendu ses propositions et dont le nom circule pour porter ce dossier sensible au gouvernement. Il a quant à lui recommandé un "taux plein" à l'âge "pivot" de 64 ans... assorti d'une décote et d'une surcote. Quand viendra la fin de "vie active", les mères de famille qui auront fait des études longues et pris plusieurs congés de maternité seront plus précarisées que l'artisan plombier. 

Deux années de plus officialisées
"Actuellement, l'âge de départ à la retraite légal et minimum est de 62 ans. La préconisation de Jean-Paul Delevoye est de mettre en place un âge 'pivot' à 64 ans, parce que c'est l'âge d'équilibre du régime qui assure que les recettes couvrent bien les dépenses", actuellement, explique l'économiste Philippe Crevel. Qu'en sera-t-il quand, d'ici 20 ans, le système sera parfaitement en place ?

Les personnes qui souhaitent partir à 62 ans le pourraient (!), mais elles seraient frappées d'un "malus" et d'une décote, équivalent à une baisse de 5 % de leur retraite. A l'inverse, pour les personnes qui partiraient plus tard, celles-ci bénéficieraient d'une surcote, sorte de bonus de 5 %. Un moyen "d'inciter les gens à retarder leur départ", commente l'économiste. Si, à 64 ans, le permettent leur situation financière et leur santé...
La durée de cotisation serait en effet moins efficace pour l'équilibre du régime général. 

L'ex-banquier reste un comptable
Cet âge pivot pose un problème majeur, explique le directeur de l'Institut des politiques publiques (IPP), Antoine Bozio, dont les réflexions ont inspiré les partisans de la mise en place d'un système universel par points en France. "Cela revient à mettre tous les salariés au même niveau, sans prendre en compte l'âge où chacun à commencer à travailler. C'est très surprenant". 

Pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il faut actuellement, avoir cotisé environ 41,5 ans. Cette durée est amenée à s'allonger, puisqu'elle va être relevée d'un trimestre tous les trois ans dès 2020. Dans seulement quinze ans, en 2035, il faudra aux enfants qui entrent en 6e en 2019 avoir cotisé environ 43 ans selon ce que prévoit la loi Touraine de 2014. 

Si, comme Philippe Crevel, on tient à positiver, on considère que "l'avantage, avec ce moyen de calcul, c'est que ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans partiront à la retraite plus tôt que ceux qui ont commencé à 25, puisqu'ils auront cotisé pendant assez d'années". Ceux qui sont entrés plus tard dans la vie professionnelle sont-ils des "fainéants" qu'il fallait sanctionner? Sans doute appartiennent-ils à la catégorie des Français à qui Macron lança : "Je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" ?

"En revanche, c'est une formule qui est moins avantageuse [sic] pour les cadres, par exemple, qui ont fait de plus longues études et vont donc devoir partir à la retraite plus vieux." Ce Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, qui clamait en 2018, qu'il ne faut pas faire de catastrophisme", malgré une quatrième hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et un ralentissement de la croissance, continue de négliger le pouvoir d'achat des Français. Selon lui, ce qui compte, c'est l'état des finances publiques et que ce calcul aurait moins d'effets sur l'équilibre financier, parce qu'il ne concerne pas tout le monde au même moment : "L'âge est un paramètre plus efficace que la durée de cotisation pour l'équilibre du régime", insiste-t-il, assumant ces inégalités annoncées. 
Retraités : faibles revenus mais gros patrimoines
Tout reste sur la table

"L'annonce d'Emmanuel Macron lundi soir n'est dans tous les cas pas très claire," admet Antoine Bozio. "Le président dit : 'Faisons un système individualisé', mais on ne sait pas encore sur quelles bases [...]. Comment va être faite cette individualisation ? Sur la durée des cotisations ? Tout reste encore à définir." Et l'article 49.3 n'est pas fait pour les chiens...

Macron a dû s'assurer du soutien de la CFDT. 
"La question de l'âge pivot a été très critiquée par les syndicats, notamment par la CFDT, et c'est clairement une main tendue", explique  le spécialiste des retraites, pour justifier la pirouette du président. Un avis que partage Philippe Crevel : "Macron a besoin d'alliés dans ce dossier épineux. S'il y va tout seul en franc-tireur, il risque de se retrouver face à des snipers. C'est une forme de concession à l'égard de la CFDT, son principal soutien", conclut-il. Si la bonne méthode est d'ouvrir les négociations par une reculade, c'est sûr, c'est nouveau !
La réforme - plusieurs fois annoncée, mais repoussée et enfin engagée - méritait-elle cette stratégie de retrait ?  Jupiter s'engage à reculons sur ce projet, se préparant à la bataille en s'assurant du soutien de la CFDT de Laurent Berger. Le "changement de fusil d'épaule" (Le Point) de Macron suffira-t-il à empêcher ce syndicat docile de rejoindre les rangs de la CGT et de Force ouvrière. 

Des manifestations contre la retraite à points sont déjà prévues le 21 septembre, à l'appel de FO, et le 24 septembre, à l'appel de la CGT.