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mardi 5 mai 2020

Déconfinement: département vert ou rouge, quelles différences après le 11 mai ?

Une infographie du gouvernement pour savoir ce qui est possible ou non

Nos libertés sont limitées et ce qui nous est autorisé dans l’après-11 mai exigeait d'autant plus d'éclaircissements que des sanctions peuvent s'abattre sur nous.

Samedi, la carte de synthèse préparant le déconfinement comptait plus de départements en vert (qui se préparent à un déconfinement plus large) que la veille: 47 contre 41. Un gros quart nord-est restait toutefois dans le rouge (32 départements, égal à la veille).

En vue du 11 mai, un jour attendu par beaucoup de Français, le gouvernement a publié ce week-end une infographie listant les activités qui seront possibles à partir de cette date, en fonction de la couleur de chaque département: vert, circulation épidémique faible; rouge: circulation épidémique élevée.

Ainsi, comme on peut le voir dans l’infographie gouvernementale ci-dessous, les parcs et jardins seront rouverts dans les départements verts, mais pas dans les rouges.

Plusieurs activités resteront interdites, que le département soit rouge ou vert, comme la visite de grands musées, l’accès aux lieux de cultes ou la célébration de mariages.







Et les départements en orange, me direz-vous?

Le gouvernement et son infographie ne les calculent pas...

La police et ses auxiliaires ne les manqueront pourtant pas: le flou qui entoure leurs droits favorise les contraventions, alors soyez sur vos gardes !


VOIR et ENTENDRE si l'Edouard est précis et prend bien tous les Français en compte:
Ouest France le dit bien: il "précise"...
Retenons au passage qu'il promettait de discuter au cas par cas des aménagements avec les maires de zone rouge...

samedi 18 janvier 2020

Retraites: "Les Grandes Gueules" interrompue en plein direct par des contestataires de la réforme

Macron exaspère les Français entretenant un climat insurrectionnel et provoquant  des actions "coups de poing"

Le sondage manipulateur qui met les démocrates en colère


"Les Grandes Gueules" diffusent le graphique erroné d'un sondage...Elabe.

Ils ont bien gagné leur abattement fiscal de 7.650 euros...

Peut-on parler de 'fake news' quand les réseaux sociaux ne sont pas en cause ?... 
Ce lundi 6 janvier 2020, RMC (groupe BFM) a diffusé un "étrange" (Libération) "graphique, où les pourcentages ne collent pas du tout à leur représentation." Le journal macronien accuse "le graphiste" qui "semble avoir mal transcrit les données des personnes favorables à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans". "Supposément diffusé sur RMC Story durant l’émission des Grandes Gueules, affichant un soutien majoritaire des Français au très contesté 'âge pivot' proposé par le gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites, cette tentative de manipulation de l'opinion a mis de l'huile sur le feu social.

Age pivot : «les Grandes Gueules» diffusent un graphique erroné sur un sondage


Selon l’infographie, 55% des personnes sont favorables à la mesure, contre 29% qui y sont opposées. Premier problème : la représentation des pourcentages semble erronée, puisque les 55% de personnes favorables (en vert) ne font la taille que d’un tiers du disque, tandis que les 29% de sondés opposés (en rouge) remplissent quasiment l’intégralité du camembert, à l’exception d’un pourcent en blanc. Autre erreur manifeste de graphiste "low cost" - un stagiaire, probablement - : le total ne fait pas 100% mais 85%.
Lors de sa parution à 09h09, l’animateur Olivier Truchot fait mention de l’âge pivot [à 64 ans], également appelé âge d’équilibre ou âge du taux plein, en déclarant "c’est ce qui pose problème aux syndicats , qui sont prêts à être d’accord avec la réforme" [les seuls réformistes]. Le graphique apparaît alors à l’écran mais n’est pas commenté sur le plateau. Image quasiment subliminale et à coup sûr sournoise.

Les données affichées à l’écran ne correspondent pas à celles qu’on peut voir en consultant le sondage ELABE pour BFM TV du 6 janvier 2020, mais diffusé à 10h17 sur Twitter. Sur le site du sondeur, on peut lire - selon l'heure -  que "33% des Français (et non 55%, comme sur le camembert de RMC) sont favorables à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans avec un système de bonus/malus, contre 66% opposés (et non 29%)".

Si la suppression des différents régimes est soutenue par 2 Français sur 3, la mise en place d’un âge pivot à 64 ans cristallise l’opposition.

Sondage @elabe_fr pour @BFMTV
➡️ https://elabe.fr/retraites-reforme/ 






Voir l'image sur Twitter



Le producteur de l’émission reconnaît "une erreur de l’infographiste", tout en soulignant que le graphique incorrect n’a été diffusé qu’une seule fois et en
assurant qu'"il n’y avait pas de volonté de désinformer".

VOIR et ENTENDRE la scène de colère en direct :

dimanche 12 mars 2017

Cachez ce nez de Macron que le "politiquement correct" ne saurait voir

Les Républicains contraints de retirer un dessin anti-Macron, jugé antisémite

Sur les réseaux sociaux 
qui seraient mieux nommés "réseaux politiques", 
les militants associatifs ont instrumentalisé une infographie diffusée par LR


GD associe banque Rothschild
et nez crochu : est-ce
une provocation antisémite?
Elle présente Emmanuel Macron en banquier allié de tous les déboussolés, communistes et libéraux, juifs et chrétiens ou hétéros et homosexuels dans le même coffre de banque. Tous les clichés s'y trouvent concentrés, du nez crochu, selon les media pro-palestiniens au chapeau haut-de-forme de banquier à gros cigare, rituels de la presse antilibérale, et coupe-cigare en forme de faucille communiste, rien qui ne choque un lecteur de Charlie hebdo, défenseur du second degré et du droit à la liberté d'expression. Mais il se trouve que le montage posté sur Twitter en fin de matinée ce vendredi est un visuel officiel de la campagne de François Fillon, issu des rangs LR, et ça change tout ! Il a donc suscité de nombreuses réactions outrées sur les réseaux sociaux pourtant sympathisants de Charlie hebdo.

Consacrée non pas à l'homme Macron mais à l'entourage du candidat  d'En Marche ! et intitulée "la vérité sur la galaxie Macron", cette infographie présente 12 élus et personnalités lui ayant apporté leur soutien au cours des dernières semaines. D'une manière ou d'une autre, le parcours de chacun d'entre eux est lié au PS, à François Hollande ou au communisme : Robert Hue (PCF), Bertrand Delanoë (PS), François Bayrou (centriste soutien du PS), Jacques Attali (collaborateur de Mitterrand et Hollande) ou encore des hommes d'affaires tel que l'actionnaire de "L'Obs", hebdomadaire sorti des Sanisettes de Claude Perdriel, et aussi du journal Le Monde (organe officieux du PS), Pierre Bergé, présenté comme un "soutien de François Hollande en 2012". Il en manque, notamment Patrick Drahi, propriétaire des media Libération et aussi du groupe L'Express, par l'entremise du SFR Group, ou Alain Weill, patron de BFM TV, surnommé BFM comme Macron.
Ainsi est-il plaisant de lire ce tweet du très partisan Nicolas Domenach, spécialiste en farces et attrapes nauséabondes :
Le ralliement à Macron, ancien collaborateur de l'Elysée, d'anciens ministres de Hollande, telles Nicole Bricq ou Michèle Delaunay (rivale socialiste de Juppé à Bordeaux), confirme la connivence entre le président sortant et le banquier-candidat et le président sortant. Si Macron est l'héritier de Bayrou, il est aussi le préféré de Hollande, contre le socialiste Hamon, candidat officiel du PS, issu de sa primaire.


Des réactions ambiguës de la gauche anti-sioniste
"Intéressant ce choix d'illustration qui rappelle les plus grandes [sic] heures de l'antisémitisme", a rapidement commenté l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron sur Twitter. De nombreux internautes ont également cru reconnaître l'esthétique de la propagande antisémite de la presse d'extrême droite des années 1930.
"L'usage de vocables et de représentations puisant dans l'imaginaire antisémite est extrêmement préoccupant pour la qualité républicaine des débats mais aussi pour l'état d'esprit qui prévaut dans certains états-majors", a dénoncé  le porte-parole d'En Marche!, Benjamin Griveaux.
Benjamin Griveaux est un ancien collaborateur (assistant parlementaire?) du député Dominique Strauss-Kahn (2003-07), tout en étant membre du conseil d'administration de Mediane Conseil (2006-13) mais aussi vice-président de la communauté d'agglomération du Grand Chalon, en charge du développement économique et de l'aménagement du territoire (2008-14), en tout bien, tout honneur, sans conflit d'intérêts ?
Peut-on être conseiller auprès de Marisol Touraine
, ministre des Affaires sociales et de la Santé, de 2012 à 2014, et, sans transition, directeur de la communication et des relations institutionnelles du groupe Unibail-Rodamco, premier groupe coté de l'immobilier commercial en Europe, spécialisé dans la gestion, la promotion et l'investissement de grands centres commerciaux et de leur parapharmacie.

De plus, en 2008, Benjamin
Griveaux occupa le poste de vice-président du Conseil général de Saône-et-Loire et vice-président de la communauté d'agglomération du Grand Chalon, jusqu'en 2014, un temps où il était collaborateur de la ministre Marisol Touraine.
A noter que Montebourg était député de ce département de 1997 à 2012 et président du Conseil général de Saône-et-Loire en mars 2008, mais qu'il soutient Hamon.
Mais, à l'inverse, de quel droit la gauche totalitaire interdirait-elle de dénoncer tel ou tel membre extrémiste quand elle présente elle-même en visuel des montages inverses ? 
Assimiler à l'extrême droite le Mouvement pour la France (MPF), d'inspiration souverainiste et présidé par Philippe de Villiers, se situe au même niveau de manipulation de l'opinion que d'associer le socialiste Chevènement à Lutte Ouvrière de Nathalie Arthaud... Ensuite, Gérard Longuet fut à Occident un proche d'Alain Madelin qui s'est rallié à Macron. Le 12 juillet 1967, cette recrue de Macron fut condamnée pour "violences et voies de fait avec armes et préméditation".

Quand Fillon a dans son entourage d'ancien militants de l'extrême droite au temps de leur jeunesse, Macron a choisi d'accueillir Robert Hue, sept ans secrétaire national (1994-2001), puis président (2001-2003) du Parti communiste français (PCF), alors âgé de 57 ans.


L'infographie n'était pourtant qu'une reprise du dessin du caricaturiste maison Xav, intitulé "Macron accueille un communiste !", déjà tweeté dans la semaine par le compte du parti au moment du ralliement de l'ex-PCF Patrick Braouezec. Le haut de forme de Macron selon Xav n'avait pas interpellé, malgré le nez aquilin, pas plus que le cigare des banquiers dans la mythologie de la gauche antilibérale, qui n'aime pas les riches, à l'instar du candidat Hollande, en 2012.
Par le passé, ce dessinateur, Xav, a régulièrement caricaturé Emmanuel Macron coiffé d'un chapeau haut-de-forme et avec un grand nez (à droite) pour la ressemblance avec l'original. Que dire du nez dont Riss affuble Macron, à gauche ?

Les Républicains ont retiré le tweet en milieu d'après-midi
: "Pour éviter toute polémique inutile, nous retirons notre dernier visuel", commente le parti dans un tweet, sans toutefois formuler d'excuses. "En aucune manière nous n'avons voulu heurter par la caricature". Avant de publier une nouvelle version de l'infographie, agrémentée cette fois d'une photo de l'intéressé.

Le tweet du 7 mars comprenant la caricature polémique a également été supprimé par l'équipe numérique du parti.
Restent les dessins de Riss: le chapeau haut de forme ne dérange plus. C'est une question de faciès, du dessinateur politique...
Image associée

mercredi 23 avril 2014

Délinquance: rage du MJS qui nie les faits et appelle à une chasse aux sorcières

Les Jeunes socialistes qualifient Le Progrès de journal "digne de l'extrême-droite"

Jeunes, mais dans le déni 

La relève socialiste peut être pire que ses aînés et le montre
Les "locaux" prioritaires dans la stigmatisation...
"Cachez ce sein  ces chiffres que je ne saurais voir" Les hypocrites refusent de voir la réalité en face et un petit tableau explicite du journal lyonnais Le Progrès met en rage le MJS. Un brin dans une provocation susceptible d'alerter de vrais jeunes, le titre du quotidien de Lyon, "Délinquance: à chacun sa spécialité", montre en clair quel type de population est spécialisé dans quel type de délinquance. Et c'en est trop pour les jeunes idéologues déformés par les profs de la FSU ! Il ne fallait pas, selon eux, informer les Français de l'identité des pirates de distributeurs de billets, des voleurs de ferraille ou des "petits vols", des gens du voyage, clandestins mais intouchables.

Les twittos et autres réseauteurs proches du Mouvement des Jeunes socialistes sont aussitôt montés dans les toursaccordant un large écho à ce document du 22 avril. Dans un communiqué publié sur son site, l'organisation parle d'un "journalisme de caniveau" et dénonce l'imprécision du tableau: "Qui sont les 'groupes des cités' ? Pourquoi les 'Rom' sont-ils classés aux côtés des Roumains, des 'gens du voyage', et des 'toxicomanes' ?" ont-ils ergoté.

Le MJS occulte l'enquête du Monde mais sort le bazooka contre Le Progrès

Dans la surenchère de leurs aînés, le propos est excessif et violent.
"Cette initiative désastreuse insulte des millions de citoyens et est digne d’un journal d’extrême droite. Il est temps que le Progrès retrouve le chemin du journalisme et cesse de copier Minute.
Le Progrès doit publier des excuses auprès des millions de femmes et d’hommes stigmatisés par cet encart."
Le secret des sources en question !
Le Progrès de Lyon (à gauche) ne fait qu'imiter Le Monde (à droite)
 avant lui et impunément
Les commentateurs affirment que Le Progrès ne fait pas mention de ses sources. Mais il leur suffit d'un titre pour s'enflammer, avant d'avoir lu la version payante de l'article incriminé où se trouve l'information qui les titille... L'objectif est clairement de détourner l'attention de la guerre politique qui secoue le PS sur la question des 50 milliards d'économies imposés aux Français et dont les clandestins sont affranchis. 
Le MJS fait donc de Twitter une machine à buzz d'enfumage et se borne à tweeter de simples articles mis en ligne.

Marie-Pierre de la Gontrie, vice-présidente de la région Île-de-France, se prête dignement à l'opération de désinformation, dénonçant un peu hâtivement une "infographie indigne" du Progrès... Que pense-t-elle - avec les jeunes coqs du PS - de la stigmatisation des "nationalités" par Le Monde ?
La vice présidente de région sera peut-être atterrée d'apprendre que Le Monde est également "indigne"... 

Lire PaSiDupes sur les développements orchestrés par le PS contre Le Progrès: lien

vendredi 22 juin 2012

Héritage social de Sarkozy: l'un des SMIC les plus élevés d'Europe

La supercherie de son augmentation par Hollande

Actuellement, la France se situe au cinquième rang des pays européens pour le niveau de son salaire minimum. Ces derniers mois, l'austérité budgétaire a contraint plusieurs pays à l'abaisser.La France n'y est pas contrainte, mais, bien qu'il ait déjà commencé à accuser ses prédécesseurs de tous les maux, le gouvernement Ayrault ne rend pas pour autant hommage à la gestion des gouvernements Fillon qui l'ont précédé...

Salaire minimum: une grande hétérogénéité en Europe 

LienLe rapport est de 1 à 13 entre le salaire minimum le plus bas, versé en Bulgarie (138 euros mensuels bruts) et celui le plus haut, accordé au Luxembourg (1801 euros). Même en tenant compte des différences de prix entre les pays, l'écart reste très important (272 euros en Bulgarie en standard de pouvoir d'achat (SPA), 771 euros en Espagne, 1495 euros au Luxembourg). 
La France se situe dans la fourchette haute: avec un SMIC à 1398 euros bruts, elle est le cinquième pays le plus généreux de l'UE, après le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas et la Belgique. Pouvoir d'achat de chaque pays pris en compte, la France gragne encore une place,au détriment de l'Irlande. Mais c'est bien l'Hexagone qui dispose du salaire minimum le plus élevé si on l'exprime en pourcentage du salaire moyen. Le SMIC y représentait en 2010 48% du salaire moyen, selon l'OCDE,contre 45% en Belgique, 35% au Luxembourg ou encore 42% aux-Pays-Bas. Il faut sortir de l'Union européenne et aller en Nouvelle-Zélande pour trouver un ratio supérieur. 

Tous les pays de l'UE, par ailleurs, ne disposent pas d'un salaire minimum. Seuls 20 pays sur 27 en ont adopté un, qui couvre l'ensemble de leurs salariés. En Allemagne, en Autriche, en Italie, qui se veut actuellement l'un des pays champions de la politique de croissance ou encore dans les pays nordiques, que la gauche française prend volontiers pour référence, les rémunérations minimales sont fixées par des accords de branches. "Dans les pays nordiques, la plupart des salariés sont couverts. Mais en Allemagne, le marché du travail est devenu dual: si les salariés de l'industrie sont bien protégés, ceux des services peuvent être rémunérés moins de 4 euros brut de l'heure", souligne Marion Cochard, économiste à l'OFCE. 

Un difficile arbitrage entre lutte contre la pauvreté et protection de l'emploi 
Le président Sarkozy l'avait bien compris dans les actes: " le salaire minimum est un instrument de lutte contre la pauvreté", insiste Christine Erhel, une chercheuse au Centre d'études de l'emploi. "Mais toute la difficulté est de le hisser à un niveau qui ne pénalise pas l'emploi", souligne-t-elle . A un niveau trop élevé, il écrase la hiérarchie des salaires et nuit à la compétitivité des entreprises." "D'une manière générale, on renchérit le coût du travail si la hausse du salaire minimum est supérieure à celle de la productivité. Or depuis la crise, la plupart des pays de l'UE ont perdu en productivité", observee Marion Cochard. 
Dans certains pays, comme l'Espagne ou le Portugal, "le salaire minimum est plutôt conçu comme une rémunération de subsistance, précise l'économiste. Au Royaume-Uni par exemple, qui l'a réinstauré en 1998, le salaire minimum constitue l'un des principaux moyens de lutte contre la pauvreté. À 1202 euros brut en 2012, il a été augmenté de 4,8% par an en moyenne entre 2000 et 2008, contre 2,5% en France. D'autres pays, comme la France ou la Belgique, y voient en outre un moyen de stimuler le pouvoir d'achat". Les "coups de pouce" accordés au SMIC se situent dans cette perspective.  Mais l'annonce d'une revalorisation du SMIC de 6% par Hollande-Ayrault ne sera en réalité qu'une tromperie dont les Français les plus défavorisés feront les frais, puisqu'il ne s'agira que d'une "pichenette" de 0,3% dans l'été, loin des 6% que FO réclamait et sans commune mesure avec la revendication du bateleur des communistes du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon en campagne qui voulait l'amener à ...1700 euros !

Des salaires minimums orientés à la baisse dans plusieurs pays 
Dans la plupart des pays européens, le salaire minimum est indexé annuellement sur l'inflation . Mais plusieurs pays en difficulté de la zone euro l'ont récemment gelé, voire rogné, sous l'effet de la crise. C'est le cas de la Grèce, de l'Irlande, de l'Espagne… Même les pays d'Europe de l'Est, dont les salaires minimums se situent en bas de l'échelle européenne, ont procédé ces derniers mois à des ajustements. "Baisser le niveau du salaire minimum permet de préserver l'emploi sans grever les finances publiques. C'est une façon de partager le travail", explique Marion Cochard. 

En Allemagne, en revanche, l'idée d'instaurer un salaire minimum national fait son chemin. En novembre dernier, le parti d'Angela Merkel, la CDU, a donné son accord pour introduire un seuil minimal dans les branches professionnelles qui en sont actuellement démunies. L'augmentation du nombre de travailleurs pauvres en Allemagne depuis la réforme du marché du travail du début des années 2000 et la bonne tenue de la croissance allemande ont fait grandir ces revendications. La Commission européenne leur a fourni un appui, en déclarant "plaider pour la généralisation de salaires minimaux (…) qui ont bien contribué à réduire la pauvreté et à soutenir la demande ".

dimanche 25 mars 2012

Présidentielle 2012: portrait de Nicolas Sarkozy

Livre de Catherine Nay et i nfographie


Retour sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, présenté sous l'angle de sa vie familiale très exposée durant son mandat.

Ce que les amers de la gauche défaite instrumentaliseront
" A toi, je peux le dire, c'était le jour le plus triste de ma vie. " Cet aveu, lâché un soir de septembre 2007 devant une amie très chère dans un moment d'abandon, Nicolas Sarkozy ne le fera plus jamais à personne. Il disait vrai pourtant, mais qui aurait pu le croire ? Ce triste jour étant le 6 mai 2007. Celui même de son élection à la présidence de la République. Le couronnement de son ambition depuis ses vingt ans. Ce n'est pas le poids des responsabilités à venir qui assaille et inquiète le nouveau Président : c'est le désastre de sa vie privée. Le vainqueur du 6 mai est un blessé de l'amour. Le jour de sa victoire à l’Élysée, il est roi, mais le roi est nu: sa reine s’en était allée qu'il espéra retrouver au Fouquet's.

C'est à partir de cette douleur originelle que Catherine Nay recompose toute l'histoire du quinquennat sarkozyste : de ses audaces à ses échecs, du bling-bling à la crise financière, de l'homme-orchestre des sommets européens au chef de guerre. Anecdotes, coulisses, secrets d'Etat alternent ici avec l'analyse - parfois empathique, parfois sévère - de ce que furent les grandes ambitions d'un quinquenat perturbé par le désordre du monde. Et si c'était à refaire ?
Dans ce roman d'un Président, Catherine Nay enquête, révèle, éclaire. Son Impétueux est, sans doute, le portrait le plus fidèle de l'homme qui, redevenu candidat en 2012, souhaite désormais reconduire son idylle avec la France.

Valéry Giscard d'Estaing prenait les gens de haut. Son lointain successeur a plutôt tendance à les prendre de face, de front, d’homme à homme. Il se dresse contre les vents mauvais des crises économique et financière internationales et fonce. Il y va. Et sa présidence de l'Europe sera un grand moment de relance de l'Histoire. Il ne cache rien. Sans limites ni tabous. Sur lui, ses épouses, ses enfants, ses ministres, ses amis, ses intentions…
Les Français n’ont pas l’habitude de cette pratique du pouvoir. Cela en a rendu fous. Secoués par un rythme effréné de réformes. Inca­pables de distinguer ses succès de ses échecs. De reconnaître ses mérites et son courage. Dépassés par les méthodes d’un chef dont la conduite de l’État s’apparente à celle d’un commando. Qui m’aime me suive. Las pour lui, tout le monde ne peut suivre pas. Combien ? On va en avoir le cœur net…





mardi 11 octobre 2011

Primaire PS: les deux candidats convoitent les électeurs de Montebourg a commencé

Les marchandages ont commencé

La chasse aux 17% est ouverte


Nono Montebourg est à l'écoute
des suppliques de Hollande et Aubry



Les partisans de Hollande et Aubry multiplient les appels du pied à Arnaud Montebourg , arrivé troisième du premier tour des primaires socialistes, et à ses électeurs.
Sans attendre l'intervention du député de Saône-et-Loire lundi soir sur France 2, depuis l'annonce des résultats du premier tour de la primaire PS, c'est à qui se découvrira des affinités avec ses thèses gauchistes.

Dans le camp Aubry, on affiche de la confiance.
Saluant le "bon score" de sa championne arrivée deuxième derrière François Hollande mais avec un écart de 10 points inférieur, Bruno Julliard prédit un second tour "très ouvert".
L'élu parisien espère un bon transfert des voix d'Arnaud Montebourg. " Nous pouvons penser que la campagne offensive, clairement à gauche de Martine Aubry devrait amener à ce qu'une partie importante des électeurs d'Arnaud se reportent sur Martine ", a-t-il espéré. Même si l'écart reste à dix points, " la marche n'est pas du tout insurmontable, bien au contraire " , selon lui.

Cette analyse homologuée est partagée par Laurent Fabius, qui affirme que Martine Aubry serait sur "une ligne compatible avec les principales thématiques d'Arnaud Montebourg " et torpille François Hollande en insistant sur le soutien que lui apporté Manuel Valls , "dont on connaît les thèses, plutôt à la droite du PS ", sans que ça gêne jusqu'ici qui que ce soit au PS.
VOIR et ENTENDRE Fabius:

Martine Aubry "incarne une ligne très précise et très claire, elle est au centre de la gauche" , insiste la racoleuse Élisabeth Guigou.
" Si nous constatons qu'Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Martine Aubry font 53,54%, les choses commencent à bien se présenter pour le deuxième tour " , analyse son côté Jean-Christophe Cambadélis, s'appropriant d'autorité les voix ségolénistes. "Comment ceux qui préconisent la démondialisation, la VIe République, une gauche radicale peuvent voter pour quelqu'un (Hollande) qui est le plus éloigné de leurs thèses politiques ? ", s'est interrogé le député de Paris, soutien de Martine Aubry.(le 10/10/2011).

Chez les pro-Hollande, on tente de convaincre les partisans de Montebourg de voter utile en estimant que le député de Corrèze est le mieux placé pour gagner la présidentielle de 2012. Bruno Le Roux rappelle que l'ex-premier secrétaire " arrive très largement en tête ".
" La logique, c'est d'avoir un vaste rassemblement, que le candidat qui sortira dimanche prochain soit un candidat qui ait de la force ". " Chacun devra faire preuve d'une extrême responsabilité ", met en garde Jean-Marie Le Guen. " Au premier tour, chacun a exprimé sa sensibilité, au deuxième, il faudra faire le choix de la personnalité qui peut battre Sarkozy ". " Nous n'avons pas à séduire les électeurs d'Arnaud, il doit dire en conscience quelle est la personnalité la mieux placée pour battre Nicolas Sarkozy ", croyait le député parisien.

Proche de Dominique Strauss-Kahn et coordonnateur de la campagne de François Hollande, Pierre Moscovici estime lui aussi qu'" Arnaud Montebourg et ses amis doivent se poser la question de savoir quel est le rassemblement le plus efficace pour battre Nicolas Sarkozy et je crois que c'est autour du candidat arrivé en tête, autour de François Hollande. Ensemble nous bâtirons une coalition de gauche pour la France ". " Il s'agit d'entendre ce qu'Arnaud Montebourg a vraiment porté: une exigence républicaine, de renouvellement en politique et une réorientation de la construction européenne ", commente Pierre Moscovici, un ancien de la LCR d’Alain Krivine, qui cornaque Olivier Besancenot. Se déclarant "post-strausskahnien" en 2008 au congrès de Reims, lors du dépôt des motions, il était du nombre des 'barons locaux' de la " Ligne Claire " qui apportaient leur soutien à Marie-sEGOlène Royal, tandis que Jean-Christophe Cambadélis et Arnaud Montebourg déclaraient soutenir la motion de Martine Aubry.

Sonnés par la déroute de leur égérie, les ségolénistes ont préféré évoquer le succès de la primaire et le rôle de la présidente de la région Poitou-Charentes. " Cette consultation est une formidable victoire pour la démocratie participative ", s'est consolé le sinistre député Jean-Louis Bianco plein de "tristesse", qui veut croire que " quel que soit son résultat, les idées de Ségolène Royal ont déjà gagné ". " C'est elle qui s'est battue la première pour ces primaires, la victoire de la gauche ne sera pas possible sans elle", a-t-il avancé, occultant l'exemple italien. " Soyez sûr que Ségolène Royal jouera un rôle éminent à gauche autour de celui ou celle qui sera désigné dimanche prochain ", a affirmé Guillaume Garot, dépité à l'idée de devoir se chercher une nouvelle écurie. " Il n'y aura pas de victoire de la gauche en 2012 sans Ségolène Royal, parce qu'on a bien vu pendant cette campagne qui a été capable de mobiliser dans les quartiers un électorat qui a du mal parfois à être entendu de la gauche ", a voulu croire le député de la Mayenne.

VOIR et ENTENDRE Bianco:


Mélenchon met en garde Montebourg contre tout marchandage

Les primaires sont avant tout une tribune de l'anti-sarkozysme primaire

Au PCF, on interprète la participation qui " confirme une envie forte et croissante de se mobiliser pour débarrasser la France de Nicolas Sarkozy, et montre une disponibilité citoyenne importante pour le débat d'idées à gauche. "

Mais les voix du radical Arnaud Montebourg sont aussi convoitée par la gauche du PS.
Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, espère que le partisan de la sixième république " n'acceptera aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le second tour. Il porte ses idées de rupture dans des termes souvent identiques à ceux du Front de gauche ". Tout en félicitant le PS de cette belle mobilisation du 1er tour, le sénateur d'extrême gauche ironise sur leur utilité notant que " les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel " du PS, dont les " nuances ont été trop faibles pour qu'ils soient clairement départagés " !...