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jeudi 8 août 2019

Castaner, visé par des graffs à Lannion, en Bretagne

La férocité tranquille du pouvoir macronien exacerbe le ressentiment partout en France

Après la répression du mouvement des Gilets jaunes, 
l’affaire Steve Maia Caniço suscite des slogans de colère contre le ministre de l'Intérieur et sa police 
au rond-point du Boutil et en centre-ville de Lannion, Côtes-d'Armor.

Des conteneurs explicites Place du Marc’hallac’h, à Lannion  

De Nantes à Lannion, en passant par plusieurs villes de France, des inscriptions ripostent à Castaner, ministre de l’Intérieur de Macron.

Nancy, 28 juillet 2019
Le corps du jeune fêtard de la Fête de la musique à Nantes était encore recherché dans la Loire, 
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quand, derrière la Poste, un anonyme avait interpellé les autorités de police avec un cri d'inquiétude "Où est Steve ?" 

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Cet appel à une volonté plus manifeste du gouvernement de retrouver le disparu relayait le hashtag #OùEstSteve qui s’est répandu à la suite de la disparition de Steve Maia Caniço.

Castaner "assassin" ? Son donneur d'ordre détourne le regard...

Résultat de recherche d'images pour "Lannion Macron sac a merde"Apparues au rond-point du Boutil, mais aussi sur des conteneurs de poubelles ou encore à l’entrée du lycée Saint-Joseph-Bossue, les inscriptions sont restées apparentes dans la ville PS depuis 1989. Depuis des semaines, dans le bas de la rue des Augustins, les passants peuvent savourer d'un nauséabond "Macron, sac à merde"…
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En réaction à la charge présumée mortelle de la police, sur ordre du préfet, subordonné au ministre, et au parti-pris de l'IFPN, service juge et partie du ministère, qui refuse d'établir tout lien entre la violence policière et la noyade de la victime retrouvée dans la Loire, Christophe Castaner la colère monte et le ministre est maintenant traité d’ "assassin" ou encore de "tueur", font polémique alors que les deux juges d’instruction de Nantes ont demandé à être dessaisis de l'affaire.

jeudi 2 mars 2017

Qui sont les lâcheurs de Fillon et violeurs de la présomption d'innocence ?

"Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer"

Combien de ténors, combien de faussets ?

Résultat de recherche d'images pour "juppé fillon"Une quinzaine de maires - plus ou moins identifiables du grand public - de moyennes et grandes villes et d’élus locaux ont lancé ce 2 mars un appel à François Fillon pour qu'il cède sa place à un substitut non encore identifié. 
La plupart sont de nouveaux venus sur la scène politique et la plupart ne sont pas des proches au candidat désigné par 4 millions d'électeurs de la primaire à la candidature pour l'élection présidentielle dans moins de deux mois.

Il est cosigné par des proches de candidats éliminés 
Laurent Hénart (Parti radical), Arnaud Robinet (soutien de Bruno Le Maire) et Catherine Vautrin (soutien de Sarkozy), Franck Riester (soutien de Bruno Le Maire ), Jean Rottner (Nicolas Sarkozy), Gaël Perdriau (Bruno Le Maire), David Valence (Parti radical), Jean-René Etchegaray (soutien d'Alain Juppé), Valérie Debord (Sarkozy, puis Fillon), Ludovic Jolivet (Bruno Le Maire), Pascal Blanc (UDI), Karl Olive (Alain Juppé), Laurent Lafon (UDI), Brigitte Fouré (Bruno Le Maire), Virginie Duby-Muller (Sarkozy), François Werner (UDI pour Bruno Le Maire), Bernard Bonne (Alain Juppé), etc 

D'autres orchestrent la fuite des rats du navire, mais ne sont pas signataires de cet appel, car trop visibles, tels Philippe Gosselin (soutien de Mariton, puis de Juppé) ou l'amer Georges Fenech, outre les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Grand ou Gilles Boyer ...trésorier de la campagne présidentielle de Fillon, qui était décidément bien entouré.

Le conseil stratégique des Républicains avait décidé de sanctionner Georges Fenech, député sarkozyste, en lui retirant son investiture aux législatives dans le Rhône pour avoir - bien que magistrat - bafoué la présomption d'innocence de Fillon, jugeant par avance - dès le début février - que "la situation est très compromise" à droite après la diffusion par le journal anarchiste, le Canard Enchaîné, de soupçons d'emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et que "le résultat de la primaire est caduc".

Voici le texte des motifs des opposants à François Fillon

"Le fonctionnement de notre démocratie est aujourd’hui à bout de souffle. A la veille d’une échéance capitale pour notre pays, nous n’avons jamais connu une telle situation de confusion et de désordre.

Sur le fond, une majorité de nos concitoyens estime que seule une alternance pourrait sortir notre pays du marasme. Mais les conditions ne paraissent plus réunies pour que notre candidat puisse porter sereinement notre projet et nos valeurs et nous risquons de connaître, soit une prolongation des années Hollande, soit l’élection de Marine le Pen. C’est une alternative que nous ne pouvons pas laisser advenir sans réagir.

Si, hier, la primaire légitimait un homme et son programme, aujourd’hui un pacte moral a été rompu. Il ne s’agit plus de faire de la résistance mais de reconstruire notre pays. [Une chose après l'autre, pourtant ?] Les Français, que nous rencontrons quotidiennement dans nos mandats de proximité [mais qui sont un reflet fragmentaire et ponctuel], l’expriment avec fermeté [plus d'incertitude que de rigueur, en vérité]. Ils adhèrent à nos idées [dans certaines circonscriptions à leurs images de LeMairistes, centristes ou Juppéistes], mais ils ne valident plus ces pratiques d’un autre âge. Les Français exigent de la transparence et le respect de la parole donnée [les signataires ne représentent pas "les Français", mais une partie des électeurs de leurs villes, le plus souvent de moyenne importance].

La situation est exceptionnellement grave et menace d’une instabilité durable nos institutions et notre cohésion nationale. [Font-ils référence à l'état insurrectionnel dans lequel l'Etat-PS laisse la France, comme à Nantes, ou en oublient-ils l'intérêt général ?] Nous sommes des élus issus du terrain et de la proximité [comme les soutiens du candidat légitime désigné par quatre millions d'électeurs de la  primaire qui a écarté leurs favoris]. Chaque jour, nous prenons le pouls de la vie des Français et nous sommes en mesure, dans le temps qui nous sépare des échéances, d’impulser un débat de fond [qui, en France et Outre-mer, connaît Jean-René Etchegaray, Pascal Blanc ou Gaël Perdriau ?] qui puisse mettre la droite et le centre en situation de l’emporter. [Ont-ils un nom fédérateur à proposer ? Et qui n'ait pas été déjà éliminé ?]

Dans ce contexte et ce climat délétère, nous, élus de la droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de prendre ses responsabilités et de tenir sa parole face aux Français en retirant sa candidature en cas de mise en examen. C’est à cette condition que le peuple retrouvera sa pleine et entière liberté afin de choisir le projet de redressement dont la France a besoin.

Assassinat par la majorité socialo-écolo, mais lynchage par les battus de la primaire à droite

Fillon est convoqué par le juge Serge Tournaire, "capable de tout", le 15 mars. Personne ne sait jusqu'alors s'il sera mis en examen, mais les élus semblent avoir tout à craindre du pouvoir judiciaire. La vingtaine d'élus locaux - des foireux qui se donnent des airs de matamores - a-t-elle anticipé la décision de la triade de trois juges ou se charge-t-elle de la basse besogne de la majorité politico-médiatique ?

Du juge désigné contre Fillon, un avocat d'Aix-en-Provence, Luc Febbraro, dit: "Ses qualités du point de vue technique ? C'est quelqu'un de très intelligent, fin limier, travailleur, performant", confie le pénaliste, mais "il a une mentalité d'inquisiteur", lâche-t-il. Son état d'esprit : "tout faire pour que les bonshommes soient condamnés, à partir du moment où il les pense coupables". Les co-signataires de l'appel accorde-t-il une prime à un juge "capable de tout" ?
"Sincèrement, il [Tournaire] fait peur. Il débarque comme un cow-boy, après il réfléchit. J'ai eu le sentiment qu'il m'a mis dans une machine à laver avec le bouton essorage, pour voir ce qui en sortait. Pour savoir s'il n'y a rien, il déclenche la bombe atomique. Quand vous êtes irradié et qu'il constate qu'il n'y a rien, il vous relâche." (François Pupponi
à franceinfo)
Quel est leur "plan Z" ?
Leur alternative à un possible mis en examen est-elle un authentique recours ? 
Quand en 1995, l’Association des contribuables parisiens - création ad hoc d'Arnaud Montebourg - déposa contre Alain Juppé une plainte pour "prise illégale d’intérêts" dans une affaire de logement de la ville de Paris, une information judiciaire fut ouverte par le procureur de la République de Paris, mais le procureur général près la cour d'Appel de Paris, jugea que l’infraction n'était pas constituée.

Et en 1999, ses démêlés judiciaires dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris conduisent Juppé à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et au RPR : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député en septembre et Nicolas Sarkozy est désigné pour le remplacer à la direction de l'UMP. 

En 2005, des remous dans le monde universitaire québécois l'empêchent d'obtenir, pour des raisons d'éthique, un poste à l'université du Québec à Montréal (UQAM).

lundi 2 juin 2014

Un portrait odieusement subjectif de l'assassin des quatre Juifs du musée de Bruxelles

L'avocate du tueur nous sert l'aigre soupe habituelle 

Un suspect de la fusillade du Musée juif de Bruxelles a été arrêté vendredi à Marseille 
Il s’agit de Mehdi Nemmouche, M.N. , selon le procureur belge... Que sait-on de ce jeune homme ? Pourquoi aurait-il commis ce geste, le 24 mai 2014 ? Sa famille qui a appris la nouvelle à la télévision est sous le choc... Le suspect arrêté dans le cadre de la fusillade du Musée juif de Bruxelles est un "jeune" Français, voire un adulte, de 29 ans !  Nemmouche a été arrêté à Marseille vendredi lors d’une opération antidrogue des douanes.

Déjà condamné pour braquage

Nemmouche est originaire de Roubaix et n’est pas inconnu de la justice: en clair, il était bien connu d'elle ! Il avait été condamné avec deux autres prévenus en mai 2009, à deux ans de prison pour le braquage le 13 août 2006, d'une supérette de Tourcoing (nord de la France). "Il m'avait écrit de la maison d'arrêt en me demandant de bien vouloir intervenir", a indiqué Me Soufila, son ex-avocate. Il avait été emprisonné pendant cinq ans à la prison de Grasse.

Une enfance difficile, mais un jeune homme intelligent

L’avocate a également expliqué à nos confrères de BFMTV que M. Nemmouche n’avait pas eu une vie facile. Il a été placé très jeune et s’est retrouvé à la rue à l’âge de 17 ans." Il avait une intelligence et était vif d’esprit. Je ne suis pas convaincue que la prison ait été la meilleure solution à ses difficultés. Ce ne serait pas quelque chose d’étonnant qu’en maison d’arrêt des jeunes hommes finissent par dévier, notamment lorsqu’on a à faire à des jeunes gens qui sont en déshérence, qui on rencontré des difficultés d’ordre familial, d’ordre personnel comme ce fut le cas pour M. Nemmouche. Et qui n’ont pas su trouver dans la société la société à leurs difficultés", a-t-elle ajouté.

Djihadiste en Syrie?

Le suspect présente un profil similaire à celui de Mohamed Merah, jeune délinquant radicalisé dans ses convictions islamistes qui avait séjourné en Afghanistan et au Pakistan avant de tuer trois parachutistes puis trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban en mars 2012. M. Nemmouche est soupçonné, selon une source proche de l'enquête, d'avoir combattu par le passé auprès de djihadistes en Syrie. Il était d'ailleurs fiché pour ces raisons en France, par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le suspect n'était en revanche pas connu en Belgique.

Il aurait de la famille et une petite amie en Belgique

D’après ce qu'on croit savoir, "le suspect aurait de la famille en Belgique, "il aurait même une petite amie belge". Les autorités auraient également perquisitionné les milieux djihadistes en Belgique. Ce sont des éléments qui sont encore à confirmer", a indiqué la journaliste Julie Denayer.

VOIR et ENTENDRE le portrait idéalisé et attendu que livre son avocate...


Il a fait une année d'université (comme quasiment tout le monde !)

Une tante de Nemmouche décrit son neveu, placé dans un foyer d'accueil peu après sa naissance avant d'être hébergé par sa grand-mère à l'âge de 17 ans, comme "quelqu'un de gentil, d'intelligent, scolarisé, qui avait fait une année d'université", mais aussi "très discret" et qui "ne se confiait pas facilement". La famille n'a "plus eu de contact avec lui" à partir du milieu des années 2000 [sa grand-mère n'a pas pu le voir beaucoup], alors qu'il était en détention. "Apparemment, il était dans une prison dans le sud. Nous, on ne savait plus rien. Il ne voulait pas donner de ses nouvelles, il ne voulait pas nous causer de problèmes", a expliqué un autre membre de sa famille. [3e membre mentionné de la famille de ce jeune homme bien sous tous rapports, mais abandonné très jeune à son sort ?]

"Il ne fréquentait pas la mosquée, il ne parlait pas de religion"

A sa sortie de prison, fin 2012, la famille a "eu la surprise de le revoir. Il est venu faire un petit bonjour, pour nous rassurer, puis on ne l'a plus jamais revu", raconte sa tatie. "Il ne fréquentait pas la mosquée, il ne parlait pas de religion (...). C'est forcément en prison" qu'il a pu se radicaliser, affirme cette proche, visiblement dûment briffée... Le jeune homme était tombé à l'adolescence "dans la petite délinquance", mais son arrestation dans le cadre de l'enquête sur la tuerie du Musée juif de Bruxelles, un "acte horrible, odieux", constitue "un fossé", a estimé l'un des membres de sa famille.



Des complices éventuels ?


Une perquisition a eu lieu dans la région de Courtrai, en Belgique, où le suspect a séjourné et
deux personnes sont "actuellement entendues par la police", annonce le procureur fédéral de Belgique Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse. "Ces personne ne sont pas arrêtées", insiste-t-il, "nous voulons voir si ces personnes sont impliquées ou pas".

dimanche 1 juin 2014

Tuerie au Musée juif de Bruxelles: un Français connu des services de police interpellé à Marseille

Ce djihadiste de retour de Syrie a-t-il subi le prosélytisme de Hollande et Fabius en faveur des rebelles islamistes ?

Racisme de BFMTV qui présenta d'abord le tueur comme "Blanc"...

Blanc, certes, mais pas comme on l'entend
Le correspondant de la chaîne d'information en continu s'était révélé partisan, en détournant l'attention des intégristes maghrébinsau vu des vidéos de surveillance. Le Français soupçonné d'avoir tué quatre personnes le samedi 24 mai au Musée juif de Bruxelles (Belgique) est en garde à vue depuis vendredi. Le porte-parole du Parquet fédéral belge, dont le procureur donnera une conférence de presse à 15 heures, a confirmé cette arrestation.
Un mandat d'arrêt européen a été émis par la justice belge en vue de l'extradition du suspect, après son aller et retour criminel, ni vu ni connu, a indiqué la RTBF (radio et télévision publiques belges).

L'individu, appréhendé à Marseille (Bouches-du-Rhône), était en possession d'un fusil d'assaut Kalachnikov et d'un revolver avec des munitions. Il s'agit d' "armes du type de celles utilisées le 24 mai à Bruxelles", selon une source proche de l'enquête. Le suspect possédait aussi une caméra portative de type GoPro. Après le drame, la presse belge avait rapporté que le tueur portait une caméra fixée à la bandoulière d'un de ses sacs. Parmi ses vêtements se trouvait également une casquette semblable à celle que portait le tireur du Musée juif d'après les images de vidéosurveillance diffusées par la police belge

La garde à vue du tueur peut durer jusqu'à jeudi

Cet homme âgé de 29 ans, Mehdi Nemmouche, originaire de Roubaix (Nord), est soupçonné de s'être rendu rendu en Syrie en 2013 auprès de jihadistes. Il était fiché pour ces raisons par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), mais il avait pu voyager sans encombres, traversant la France de part en part.
Il a été arrêté à la gare routière Saint-Charles à Marseille par les douaniers, lors d'un simple contrôle, alors qu'il se trouvait dans un autocar en provenance d'Amsterdam, via Bruxelles. Selon BFMTV, ce binational avait l'intention d'aller se réfugier en Algérie pour échapper à la police.

Remis vendredi aux agents de la DGSI, le tireur présumé y a été placé en garde à vue à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), notamment pour assassinat et tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste, a précisé une source judiciaire. Sa garde à vue, qui a commencé vendredi à la mi-journée, peut durer 96 heures, c'est-à-dire jusqu'à mardi, voire 144 heures jusqu'à jeudi, si les enquêteurs devaient invoquer une menace terroriste imminente.

VOIR et ENTENDRE les commentaires de Claude Guéant à Europe 1 sur le sujet  




Quelle est la part de responsabilité de Hollande et Fabius?


Ont-ils incité ce jeune, comme les autres, en soutenant les rebelles islamistes en lutte contre le pouvoir légitime syrien de Bachar el-Assad ? En cautionnant la révolte des intégristes radicaux, ont-ils validé la démarche djihadiste de Mehdi Nemmouche, ainsi que la tuerie de Bruxelles ?   

jeudi 22 mai 2014

Toulouse: la soeur de Mohamed Merah suspectée de fuite en Syrie pour faire le djihad

Le ministère de l'Intérieur a perdu la trace de Souad Merah

La soeur du tueur aurait provoqué Valls 
Souad, la soeur de Mohamed Merah,
 le 19 décembre 2012 à Toulouse
lancé dans la  traque des jeunes djihadistes français

Souad Merah, la sœur de Mohamed Merah, serait elle aussi partie faire le djihad en Syrie.
Les services de la préfecture de Toulouse cherchent sa trace depuis plusieurs jours. 
L'islamiste voilée aurait rejoint son nouveau compagnon toulousain parti en Syrie avec épouse A et enfants.

La jeune femme avait été placée en garde à vue puis relâchée à la mi-avril, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle, dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier le "tueur au scooter". Ce n'était pas la première fois que la police échouait à trouver contre elle des éléments de preuve de son activisme.

Filmée à son insu par une chaîne de télévision, la jeune femme s'était dite "fière" de son frère Mohamed lors d'un entretien avec un de ses autres frères. Elle avait ensuite condamné les meurtres. L'affaire avait finalement été classée sans suite en janvier 2013, car ses propos ne pouvaient être considérés comme publics puisqu'elle ignorait être filmée ! A la différence de certaines écoutes de portables par la police. 

La Ville Rose n'a pas oublié 

En quelques heures il y a deux ans, Mohamed Merah a assassiné trois soldats à Toulouse et Montauban, puis trois enfants, Myriam Monsonego, 8 ans, Gabriel et Arieh Sandler, 4 et 5 ans, et un enseignant, leur père Jonathan, tous tués à l'école Ozar Hatorah -parce que juifs- par Merah, présenté comme un petit délinquant des quartiers devenu assassin au nom du djihad. entre le 11 et le 19 mars 2012.
Malgré l'horreur, Jean-Jacques Urvoas, député spécialiste des questions de sécurité, n'avait pas hésité à se livrer à une polémique malveillante : "Si je comprends bien le RAID n'est donc pas capable en 30 h d'aller chercher un individu seul dans un appartement ?" avait-il froidement ironisé.

lundi 18 novembre 2013

Insécurité: la presse partisane ciblée par un tueur à Paris

Les media prennent-ils la mesure de leurs provocations? 

Fusillades à Paris : la première image du tireur présumé"

Fusillade", "terreur": la presse dramatise l'agression contre BFMTV et les autres.

Sensationnalisme: 
"il s'agit du "premier cliché" du tireur présumé qui "sème la terreur" à Paris ce lundi. "

L'image est tirée du film des caméras de surveillance de BFMTV vendredi,
quand le suspect s'est introduit au sein de la rédaction de la chaîne de télévision. L'homme, armé, a le visage dissimulé sous une casquette et porte des lunettes. 
La gauche dans l'opposition stigmatisait la droite au pouvoir qui voulait réglementer le port de la capuche et de la casquette pour se dissimuler le visage dans les lieux publics. La presse qui avait alors combattu l'idée se retrouve aujourd'hui face à face avec un agresseur - par chance de "type européen" (!) -  à casquette et lunettes de soleil pour dissimuler son regard et son identité. Et les caméras de surveillance sont impuissantes. De quoi faire réfléchir les idéologues réactionnaires ?

Une victime au pronostic vital engagé
"Les journalistes arrivés avant la police ont vu un homme à terre, la flaque de sang au sol, des choses qu'on peut voir dans une guerre", a raconté lundi soir Fabrice Rousselot, directeur d'une rédaction "sous le choc" après l'attaque de Libération lundi matin par un homme armé, qui a blessé grièvement un assistant photographe. "La question qui revenait sans cesse était de savoir comment allait ce jeune assistant, qui venait travailler à Libération pour la première fois. Maintenant il est sorti du bloc opératoire, les médecins sont un peu plus optimistes", a-t-il confirmé, sans préciser si, quant à lui, il est de "type européen".

Une cellule psychologique a été mise en place,
car les journalistes bobos de Libération ont une plus grande expérience du téléphone que des théatres de guerre.

Les témoignages et les images de vidéosurveillance renforcent la piste d'un tireur unique. 

La police est en alerte, lundi 18 novembre, après
des coups de feu dans le hall du journal Libération, à Paris, puis devant le siège de la Société générale
, à la Défense. Au moins un suspect est recherché et une photo du tireur présumé a été diffusée dans l'après-midi par la police.

Peu après 17 heures, le procureur de la République de Paris  a confirmé que "la piste d'un tireur unique" est "privilégiée" en raison de "similitudes" en matière d'habillement et d'armement.  François Molins a lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver le tireur grâce à d'éventuelles dénonciations: si vous avez des éléments pouvant aider les enquêteurs, appelez le 0800 00 27 08 ou écrivez à pppj-appelatemoin@interieur.gouv.fr. 

Francetv info participe à la traque

Son apparence physique
Un portrait  raciste: le tireur est décrit par François Molins comme un "homme de type européen, âgé de 35 à 45 ans, avec des cheveux poivre-sel, une barbe de deux ou trois jours, des baskets vertes à semelle blanche, une casquette, des lunettes et un ou deux sacs en bandoulière". Le procureur de Paris relève également que l'homme portait "une veste trois-quarts kaki" pour les faits s'étant déroulés au siège de Libération et "un pull vert, une doudoune foncée sans manches" dans les locaux de BFMTV. Il portait également des "gants", vendredi, à BFMTV. 

Une source proche du dossier évoquait plus tôt "un jean clair". Le directeur de la rédaction de Libération, Fabrice Rousselot, a dépeint un homme "aux cheveux courts", plutôt que rasés.
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Son armement
"Deux douilles de calibre 12" ont été retrouvées dans le hall de Libération, indique le procureur de Paris. Les cartouches sont de deux sortes : à plombs multiples et de type Brenneke. Ces éléments font apparaître une similitude avec les deux cartouches de calibre 12 ramassées à BFMTV, après que l'homme a actionné son fusil à pompe sans tirer : "une de type Brenneke qui sert souvent pour le gibier et l'autre à plombs multiples".
Une kalachnikov aurait évoqué le banditisme ou le terrorisme, mais un fusil à pompe, d'accès facile sur le marché, oriente plutôt vers un individu isolé et mis à cran par le système et possiblement par le traitement partisan de l'information.

L'homme entré à Libération était armé d'un fusil à "canon scié", selon François Sergent, directeur-adjoint de la rédaction du quotidien. Par ailleurs, l'automobiliste qui dit avoir été pris en otage entre la Défense et les Champs-Elysées affirme que son ravisseur lui a indiqué être en possession de grenades, précise LCI.

Ses déclarations
"La prochaine fois, je ne vous louperai pas." Ces mots sont les seuls attribués, à l'heure actuelle, au tireur. Ils ont été prononcés, vendredi, peu avant 7 heures, à BFMTV, devant le rédacteur en chef de la télévision Philippe Antoine, qui raconte la scène, d'une durée de "40 secondes". Lundi matin, à Libération, la scène a duré "dix secondes" et "le tireur n'a rien dit", selon un employé du service d'accueil du journal.

Les motivations du tireur restent donc obscures

"On ne sait pas s'il a choisi sa victime au hasard ou pas", indique un journaliste de Libération à la radio de service public n continu. A la Défense, "il tirait plutôt en l'air; il n'avait pas l'air de vouloir viser une personne", selon un témoin de la scène cité par BFMTV. Il n'y a "aucun contexte revendicatif", reconnaît le procureur de Paris.

Hollande a pourtant déjà accusé le suspect:
 
C'est "la liberté d'information qui était visée" par le tireur à Paris, a affirmé le président depuis Israël, ce qui ne saute toutefois pas aux yeux dans l'épisode de la Société générale...

Il est encore
prématuré de ranger le tueur dans la catégorie des "factieux"...