POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bruxelles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bruxelles. Afficher tous les articles

samedi 14 décembre 2019

Macron s'adresse aux Français depuis l'au-delà... des frontières

Macron avait assuré qu'il ne parlerait pas de politique française depuis l'étranger 

Est-il roi des Belges, maintenant ?


Lors de sa première conférence de presse avec la chancelière allemande à Berlin, en mai 2017, le nouveau président de la République avait pris l'engagement de ne plus évoquer la politique française depuis l'étranger. C’est une règle non écrite de la vie politique française que Macron promettait d'appliquer à la lettre. En présence d'Angela Merkel, il avait répliqué aux journalistes qui le pressait de questions qu'il ne répondrait pas à celle concernant la politique intérieure lorsqu'il serait en déplacement à l'étranger.
"Nous [1ère personne du pluriel] prendrons dorénavant la discipline à l'étranger de ne pas parler de politique française", a répondu le chef de l'Etat à un journaliste français qui l'interrogeait sur son choix de premier ministre, annoncé en début d'après-midi.
Il ne parlerait donc plus que de sa personne
A Bruxelles, il a estimé pourtant que la réforme n'est pas "avant toute chose budgétaire" : cette semaine, le quadra avait perdu la mémoire. "Nous faisons (cette réforme) parce que la France en a besoin, et que les générations futures en ont besoin pour recréer la confiance dans le système de retraite et une plus grande justice grâce à un système universel", a-t-il développé, brisant en Belgique, au 9e jour de grève contre la réforme, le silence qu'il observait en France. 

Le projet de réforme des retraites est "historique pour le pays", a encore déclaré le volubile Macron, vendredi 13 décembre à Bruxelles. Et ce n'est pas tout. "C'est une réforme de refondation avant toute chose, une réforme de transformation de notre système et qui va donner sa pleine force dans le temps", a ajouté le sphinx de l'Elysée, au cours de la conférence de presse qu'il a donnée à la fin du sommet européen. 
Et d'ajouter : "La réforme "n'est donc pas avant toute chose budgétaire".

VOIR et ENTENDRE Macron poursuivre, pour dire encore qu'il "y a une concertation qui doit se faire" :

Vous croyez qu'il s'est contrôlé et n'en a pas dit plus ? Eh bien, vous faites erreur...
La réforme "poursuit un travail historique mené depuis plus de deux ans et demi par le gouvernement [attention, c'esp pas ma faute à moi !] en termes de transformation du pays sur beaucoup de sujets qu'on pensait impossibles à toucher", a ajouté le président. Mais ce travail ne sera historique que s'il aboutit. Et sans mettre le pays à feu et à sang...

Au neuvième jour de grève contre la réforme, le premier ministre Edouard Philippe s'efforce d'endiguer le flot grossissant de contestataires du projet, reprenant les discussions avec les partenaires sociaux la semaine prochaine pour tenter d'obtenir d'eux des compromis. 
Après une réunion avec Christophe Castaner (Intérieur) et Jean-Paul Delevoye (Haut Commissaire aux retraites, affaibli par plusieurs révélations de potentiels conflits d'intérêts), les syndicats policiers ont arraché des concessions qualifiées d' "avancées" et annoncé la suspension de leur mouvement de protestation.
L'objectif de l'exécutif est notamment de reprendre le dialogue avec un allié potentiel, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger. 
Comme l'UNSA, ce syndicat défend un régime universel, mais à ses conditions. Après avoir brisé les genoux de son allié réformiste, en imposant un "âge d'équilibre" dès 2022,  le pouvoir lui passe désormais de la pommade...

mercredi 30 mars 2016

Polémique sur la centaine de 'Molenbeek' en France

Les propos de Patrick Kanner sur la "centaine" de Molenbeek en France agitent la gauche

Les députés godillots déjugés par le ministre de la Ville

Les élus qui courent les media sont contraints de sortir de leurs lignes
Ils doivent réorienter leurs déclarations en fonctions des propos décoiffants du ministre de la Ville, Patrick Kanner qui a indiqué dimanche 27 mars qu’il existe aujourd’hui une "centaine de quartiers français" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek"commune bruxelloise à la réputation de réservoir djihadiste de l'Europe, une évaluation basse

Cette histoire belge de Molenbeek n'est plus drôle du tout à gauche. Certes, l'extrême gauche exemplaire étale sa joie, notamment les anarchistes révolutionnaires de Charlie hebdo (ci-contre) dont l'humour subversif enchante les haineux, mais aussi la gauche républicaine prise au piège de sa propre idéologie, qualifiée d'humaniste.  

Kanner pointe au passage les partis politiques et la presse de 2005.
Ainsi, le ministre a-t-il jugé que les émeutes qui avaient secoué les banlieues françaises en 2005 et que les acteurs politiques ont instrumentalisé "ont permis manifestement un développement du salafisme" dans les quartiers populaires.
Les violences urbaines de 2005 ont commencé à Clichy-sous-Bois exploitant un double événement: d'abord la mort de deux délinquants, Zyed Benna et Bouna Traoré le 27 octobre 2005, électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique interdit au public alors qu'ils cherchaient à échapper à un contrôle de police; et trois jours plus tard, le jet d'une grenade lacrymogène à l'entrée d'une mosquée de la ville par des forces de l'ordre "caillassées." Les troubles se sont ensuite répandus à travers la France dans un grand nombre de banlieues socialo-communistes, fortement touchées par le chômage et l'insécurité. La France en quasi-guerre civile déclara l''état d'urgence le 8 novembre 2005, lequel fut prolongé pour une durée de trois semaines consécutives.
Le ministre socialiste souligne que des "prédateurs" se sont alors installés.
"Molenbeek, c'est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c'est un système ultra communautariste, c'est un système mafieux, avec une économie souterraine. C'est un système où les services publics ont quasiment disparu, c'est un système où les élus ont baissé les bras", a jugé le ministre.


Kanner a fait la leçon au pouvoir belge
"Mais il y a une différence énorme. Je n'ai pas de leçons à donner et je suis de tout cœur avec nos amis belges, mais il est vrai que nous prenons le taureau par les cornes dans ces quartiers", a assuré Patrick Kanner, avant de préciser qu'il existe une "cellule de veille pour vérifier qu'il n'y a pas d'association faisant l'objet de démarches salafistes" dans ces quartiers ou "la République n'a pas été à la hauteur de sa responsabilité".

Les réactions embarrassées, voire la fureur, de la gauche ne se sont pas faits attendre, après ces propos tenus lors du "Grand rendez-vous" Europe 1-i-télé-Le Monde.
Au "Grand jury" RTL-LCI-Le Figaro, Julien Dray, conseiller régional PS d'Ile-de-France, a sermonné le ministre, appelant à ne pas céder à des formules faciles qui "stigmatisent". "Depuis 20 ans, a dit le cofondateur de SOS Racisme, il y a une ghettoïsation sociale qui donne lieu (...) à une montée de la délinquance et puis aussi à des noyaux islamistes qui essaient d'instrumentaliser des points sociaux". "Ce sont des points communs" avec Molenbeek, a reconnu Julien Dray, mais "je n'aime pas qu'on stigmatise car la majorité de la population de ces quartiers en a assez d'être désignée à la vindicte populaire".

Cambadélis, premier secrétaire du PS, a lui aussi pris ses distances avec les propos du ministre de la Ville, évoquant "des poches", "des immeubles" et "des rues" présentant des "problèmes" similaires à Molenbeek, mais "pas de quartiers" entiers. "Moi, je ne suis pas pour ce discours", a dit Jean-Christophe Cambadélis sur France 5, appelant à "ne pas dissoudre la concorde nationale". "On doit avoir une stratégie vis-à-vis du terrorisme, c'est de ne pas isoler les musulmans, mais d'isoler" les terroristes.

Dans une tribune au Figaro vendredi, le député LR Eric Ciotti a accusé François Hollande d'avoir "délibérément renoncé à défendre la laïcité pour flatter un communautarisme religieux auquel il est redevable". "La France ne peut devenir un gigantesque Molenbeek!", a lancé ce poche de François Fillon.

Le Front national a, lui, estimé que la France n'est "pas épargnée par les zones de non-droit du type de Molenbeek". "Il faut dès aujourd'hui lancer une vaste opération de police pour investir l'ensemble de ces quartiers en marge de la République", avait demandé la présidente du FN Marine Le Pen. Sur Europe 1, Florian Philippot, vice-président du FN, a lui estimé lundi que Patrick Kanner est "lucide" en évoquant la "centaine de quartiers en France" aux "similitudes potentielles avec Molenbeek".
"C'est donc ça qui fait polémique au PS. Pour une fois qu'on a un ministre, M. Kanner, qui enlève le voile d'aveuglement qu'il a devant les yeux et la bouche, qu'il dit une vérité un peu lucide, il faut au PS qu"on lui tombe dessus", a critiqué le conseiller régional d'Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne sur BFM TV et RMC. "C'est lucide et ce n'est pas stigmatisant", a affirmé Florian Philippot, pour qui Patrick Kanner, avec son chiffre d'une centaine, "est probablement un peu optimiste."

Des propos quasi similaires tenus par Hervé Mariton (LR) lundi sur France Info: "Kanner a le mérite d'un diagnostic lucide sur une situation réellement dangereuse". "Il ne faut pas faire d'amalgame" mais "les quartiers sortis de tout contrôle existent", a-t-il précisé.

De son côté, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde s'est dit le même jour sur RMC "très agacé" par les propos de Patrick Kanner, "parce que c'est le genre de formule qui débilise, qui mutile le débat politique français". "Je ne crois pas du tout qu'il y ait des centaines de Molenbeek en France, a-t-il affirmé. La vérité, c'est qu'on a des quartiers qui sont ghettoïsés".
C'est dans sa commune de Molenbeek (environ 100.000 habitants) que Salah Abdeslam, le 10e homme des attentats parisiens, a été arrêté le 18 mars après une cavale de plus de quatre mois. L'enquête sur les attaques de Bruxelles a montré qu'un même réseau franco-belge est responsable des tueries de novembre et mars.
Valls en partie d'accord

Le Premier ministre estime qu'"une centaine" de quartiers français présentent des "similitudes" avec le quartier bruxellois réputé être un fief djihadiste" a-t-il admis, avant de nuancer. C'est donc difficile de faire des comparaisons", a-t-il nuancé. "Mais ce qu'a voulu dire Patrick Kanner sur les processus d'enfermement, de communautarisation et de radicalisation... tout cela existe, bel et bien !" a affirmé Manuel Valls devant les parlementaires socialistes. Kanner (PS) a mis le chaos à gauche.


Molenbeek, symbole de l'échec des pays démocratiques

Molenbeek apparaît comme la capitale européenne du djihadisme, la base arrière du terrorisme islamiste, sorte de camp avancé de Raqqa, en Syrie. Mais nous assistons à une des marches arrières de l'Etat-PS et les media sont chargés de convaincre que seul le vieux centre est une zone de non-droit. La journaliste Hind Fraihi, présentée comme flamande, le décrit dans un livre comme "un quartier voué à la démolition et habité par des immigrés", là même où a été retrouvé Salah Abdeslam, le 18 mars. Or, un, elle est belgo-marocaine et, deux, elle insiste sur les difficultés sociales, en décrivant un territoire où "dans certains quartiers, le nombre d’immigrés atteint 80 %. Elle omet juste de noter que le maire de Bruxelles, Yvan E.C. Mayeur, est ancien président socialiste de la commission des affaires sociales de la Chambre des représentants et que son prédécesseur, Freddy Thielemans, l'était déjà depuis 2001. cette communauté allochtone tient à vivre en communauté, et ne met pas en cause Le chômage des jeunes s’élève à quelque 40 %. Selon le quartier, ce chiffre peut même grimper jusqu’à 80 %."
"Dès les années 1980, des reportages télévisés ont montré de Molenbeek une image assez négative, mais qui concernait uniquement à l’époque la pauvreté et le chômage", se souvient le politologue belge Dave Sinardet. Il faut dire que la crise économique est passée par là.

"Les gens ont eu peur d’être taxés d’islamophobes ou de racistes"
Dans les années 1990 quand Hind Fraihi a publié son livre consacré aux musulmans radicaux molenbeekois, ceux que le sociologue Felice Dassetto appelle les "Molmuslims" levait le voile sur l'activité des mosquées radicales sous influence sunnite de l'Arabie saoudite et aurait dû à l’époque de sa sortie tirer la sonnette d’alarme, mais c'était sans compter avec le tabou sur tout ce qui est musulman et qui permet au salafisme de prospérer.
Pour des raisons politiques, au sens misérable, ces signaux n’ont pas été pris en compte, probablement en partie parce que certaines vérités étaient inconfortables. Les gens ont eu peur d’être taxés d’islamophobie ou de racisme ", indique Dave Sinardet. 
L’ex-bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, se retrouve aujourd’hui sous le feu de la critique pour sa gestion de ce quartier de 95.000 personnes. Elu en 1992 à la tête de la commune, il est accusé notamment par sa successeure, Françoise Schepmans (MR) d’avoir "fermé les yeux".

Les politiciens, comme la presse, se disculpent.
"Il y a évidemment une part de responsabilité de Philippe Moureaux, même si tout ne peut pas lui être imputé. Par conviction idéologique, mais aussi par électoralisme, il n’a pas pris assez au sérieux les problèmes existants dans certains quartiers de Molenbeek", remarque Dave Sinardet. Entre les difficultés sociales, l’influence de l’Arabie saoudite et du wahhabisme et la forte population immigrée d’origine marocaine - plus du tiers de la population de Molenbeek- la situation avait de quoi devenir inquiétante, pourtant.
Ce que la presse ne dit encore pas, c'est que le socialiste Moureaux est responsable de l’ouverture de la mairie aux candidats d’origine non européenne à partir des élections de 2000, à l'issue desquelles le collège compte deux échevins PS d'origine marocaine, Mohammed Daïf et Jamal Ikazban, qui sont reconduits dans leurs fonctions en 2006.
On ne parle plus de radicalisation islmamiste dans les prisons
D’après Bahar Kimyongur, la communauté marocaine de Molenbeek est effectivement la plus active dans la radicalisation djihadiste. "En comparaison, les Turcs de Belgique (plus de 200.000 Turcs ou Belgo-turcs) sont très peu touchés par ce type de radicalisation", explique-t-il. "Les Turcs ont leur propre "clergé" : la Diyanet liée au régime d’Ankara, les mosquées du réseau Fetullah Gülen… La communauté marocaine est beaucoup moins structurée. Elle a souvent affaire à des imams formés en Arabie saoudite. 
L’Exécutif des musulmans de Belgique censé encadrer les musulmans du pays est miné par les conflits internes. Elle ne répond pas aux questionnements existentiels des jeunes Maghrébins", assure-t-il.

Une crise identitaire
Car les difficultés économiques et le wahhabisme n’expliquent pas tout. "La "Daeshmania" qui s’est développée dans certains quartiers de Molenbeek n’est pas à proprement parler liée au chômage. Les jeunes radicalisés ne sont pas forcément des miséreux. L’attraction exercée par Daesh sur les jeunes Maghrébins est davantage liée à la crise identitaire que les media et l'école favorisent, une similitude partagée par la France, ne se sentant pas assez arabes, pas assez marocains et pas assez musulmans", note Bahar Kimyongur. Et très peu Belges...

dimanche 27 mars 2016

Bruxelles: le recueillement, perturbé par des manifestants "nationalistes" ?

L'ultra-gauche ne dit encore pas son nom et la presse les couvre

Un rassemblement interdit et placé sous haute surveillance

La "marche contre la peur" avait été annulée pour des raisons de sécurité, mais les Belges se sont néanmoins rassemblés ce dimanche pour rendre hommage aux victimes des assassinats islamistes qui ont fait 28 morts, mardi dernier dans la capitale belge. Ils étaient "plusieurs centaines", d'après l'AFP, et "des centaines", d'après Le Point, réunis pacifiquement place de la Bourse en début d'après-midi. 
"La manifestation a perturbé le recueillement de dizaines de personnes qui se relaient depuis mardi pour rendre hommage, en silence ou en chansons, aux 28 morts des attaques jihadistes et fait près de trois cent cinquante blessés." (Le Monde)
Ce rassemblement interdit a été perturbé par l'arrivée de hooligans
Rapportant en seconde main les informations de media belges, Le Monde a aussitôt classé les perturbateurs "vraisemblablement" à l'extrême droite (Le Monde), mais "visiblement proches de l'extrême droite" selon l'AFP et Le Point, précisant que, "vêtus de noir, certains portant des cagoules [pour preuve visible qu'ils n'appartiendraient pas à l'ultra-gauche !], ils sont arrivés de la gare de Bruxelles-Nord, en provenance de Vilevorde [indication évoquant des militants de la Nederlandse Volks-Unie, une organisation d'extrême-droite active aux Pays-Bas], ils ont fait irruption" vers 14h45 à "au moins 200 hooligans", toujours selon Le Monde, pour finalement s'installer sur les marches de la Bourse. 
A noter qu'ils étaient "au nombre de 400, selon le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur, et 450, selon celui de Vilvorde, Hans Bonte", d'après Le Soir, quotidien belge.
Or, la situation est plus complexe que ce qu'en dit notre presse binaire. En octobre dernier, le bourgmestre de Vilvorde (Belgique, avait indiqué ne pas pouvoir assurer la sécurité des réfugiés de sa ville, mais c'était face à... des musulmans qui estiment que les 'migrants' auraient dû rester dans leur pays pour instaurer le califat.
Il n’y a pas qu’en Allemagne, en effet, que les ouvertures de centre pour réfugiés déplaisent. Sauf qu’
à Vilvorde, ville de la province du Brabant flamand, les plus féroces opposants sont… des musulmans radicaux.
Surveillés à distance par les forces anti-émeute, ils ont scandé des slogans virulents contre le groupe terroriste État islamique, qui a revendiqué les attentats. "Complices terroristes, complices terroristes ", ont-ils crié face aux manifestants recueillis.

"On est des ultras de foot, a assuré Andres, un supporteur du FC Bruges; on n'a rien à voir avec la politique. On est ici pour les victimes et leur rendre hommage". La police anti-émeute a dû faire usage de canons à eau pour disperser les manifestants. 
Des hooligans ont perturbé un rassemblement pacifique place de la Bourse, le 27 mars 2016
(photo VIRGINIE NGUYEN HOANG/HANS LUCAS/POUR "LE MONDE" qui n'était pas sur place
Une dizaine de personnes a, en tout et pour tout, été interpellée, a indiqué plus tard dans l'après-midi un porte-parole de la police.

Monument souillé, comme vendredi à Paris

Des cris, des projectiles incendiaires et des canons à eau au milieu du recueillement.
De gauche ou de droite extrême, ces activistes ont notamment lancé des projectiles incendiaires et dégradé du mobilier urbain, a rapporté la police. 
La police a évacué des hooligans à l'aide de canons à eau, place de la Bourse.
Le mémorial aurait été endommagé sur le passage de ces militants.
 
Cette dégradation rappelle celle de la place de la République à Paris, dans la nuit de vendredi à samedi derniers. Lire PaSiDupes
Des internautes, se disant scandalisés par ces débordements, multiplient les témoignages non contrôlés sur les réseaux sociaux et aux micros des chaînes d'information présentes sur place. 

Les agitateurs pro- et anti-Daesh se sont défiés. 
Nombre des militants anarcho-révolutionnaires "recueillis" ont scandé "Bruxelles multiculturelle" ou encore "le fascisme ne passera pas", en écho aux chants des "hooligans" opposés aux musulmans intégristes. Twitter a d'ailleurs été investi par les activistes de toutes appartenances et de nombreux anonymes ont ainsi dénoncé "une opération minable" en l'imputant principalement à l'extrême droite, saluant même l'intervention de la police.

"Des crapules aux visées de nazis"
Après ces débordements, le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, PS, a appelé à une "réaction du gouvernement fédéral":
"Je suis scandalisé de constater que de telles crapules aux visées de nazis viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage. C’est une honte pour le pays. Nous avons été prévenus hier par la sûreté de leur venue possible [place de la Bourse] et je constate que rien n’a été fait pour les empêcher de s’y rendre."
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation relatée par les media est plus que confuse et les diverses mises en causes, suspectes.
Le quotidien Le Soir précise que les extrémistes se sont d'abord "rassemblés dimanche en début d'après-midi à Vilvorde, puis ont pris le train vers Bruxelles sous escorte policière, avant d'envahir la place de la Bourse."
Le même quotidien a ensuite indiqué que, fortement "encadrés", ils ont été redirigés vers la gare du Nord et embarqués dans des trains en direction d’Anvers, selon le quotidien belge Le Soir
Les manifestants se sont ensuite dispersés, avant de se diriger par petits groupes vers la gare du Nord, d'après Le Point. "Etat, complice de Daesh", ont dit certains d'entre eux aux policiers et militaires.

Le Point cite aussi un témoin interrogé par BFMTV qui, plus tôt dans l'après-midi, accusait les policiers d'
avoir "laissé passer les hooligans" et même de les avoir "accompagnés".

VOIR et ENTENDRE le "pacifiste" accusant les "fachos" et la police dans un même amalgame digne de l'extrême gauche:  

Au final, les policiers ont mis presque une heure à évacuer de la place les indésirables.

Vilvorde, ça vous dit quelque chose, Lionel Jospin ?

D'abord, Vilvorde évoque une histoire d'amour tragique franco-belge,
 avec le drame social de la fermeture de son usine Renault. En 1997, 3.100 emplois disparurent... Lionel Jospin, premier ministre socialiste, n'avait rien pu ou su faire pour Vilvorde-Renault qui a dû fermer. Il s'est justifié de cette casse en ces termes : "L'Etat ne peut pas tout". Rappelez-vous avec ce reportage de France Télévisionslien

Ensuite,  
Vilvorde, "riante" commune
 flamande limitrophe, située au nord de la région Bruxelles-Capitale, compte deux importantes minorités allochtones, l'une d'origine marocaine, l'autre d'origine espagnole (au moins 4.000 ressortissants sur 41.000). Au total, un habitant sur cinq environ est de nationalité ou d'origine étrangère (Maroc, Espagne, Italie, France, Pays-Bas, Portugal). 
Aux élections communales d'octobre 2006, trois des six élus de la liste SP.A-Groen!-Spirit (socialistes internationalistes et Verts radicaux, proche d'EELV) étaient d'origine marocaine, ainsi qu'un des neuf élus de la liste CD&V-N-VA (démocrate-chrétien). Ce dernier, Abdeslem Belahrir, est par ailleurs le président de la mosquée de Vilvorde.

 

mardi 22 mars 2016

Séries d’explosions à Bruxelles, au moins 13 morts et 35 blessés

L'aéroport et le métro étaient simultanément visés, au coeur de la capitale de l'Union européenne

Plusieurs explosions ont 
fait au moins 13 morts et 35 blessés à Bruxelles


Le drame s'est produit à l'aéroport de Zanentem à Bruxelles peu avant 08h ce matin.
Les déflagrations auraient eu lieu près du comptoir de la compagnie American Airlines et seraient des attentats suicides, selon la chaîne VRT. 
Autre document Twitter, alors qu'à la télévision, les chaînes d'information en continue répètent en boucle les mêmes images de particuliers qui font le 'job' en lieu et place des professionnels, lecteurs de dépêches d'agences depuis leurs pupitres... 
Par ailleurs, au moins une explosion a eu lieu dans le métro Maalenbeek, près du quartier des institutions européennes
EN DIRECT - La chaîne de TV publique belge VRT parle d'attentat suicide à l'aéroport de Bruxelles https://t.co/OKNu2cVQoK
Au PS, la politique politicienne profite de la situation, si dramatique soit-elle, chez "nos amis" belges !

Pour le socialiste Le Roux, l'heure n'est ni à la compassion, ni à la dignité.

En fin de matinée,
le bilan s'était alourdi à 28 morts et 90 blessés et ce soir la Tour Eiffel sera illuminée aux couleurs de la Belgique...


dimanche 20 mars 2016

L'avocat de Salah Abdeslam raconte qu'il pourrait porter plainte contre le procureur de Paris

Le cabinet d'avocats d'activistes a encore frappé

Salah Abdeslam 
a confirmé son intention de "se faire exploser au Stade de France"
Sven Mary n'est pas le terroriste
Le terroriste islamiste a déclaré aux enquêteurs qu'il avait bien l'intention de mourir en martyr d'Allah avant de choisir de vivre et de faire "machine arrière", révèle le procureur de Paris, François Molins. Des confidences publiques qu'exploite l'avocat du terroriste présumé incarcéré à la prison ultra-sécurisée de Bruges.

Me Sven Mary, 44 ans, déclare vouloir porte  plainte
"C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer", a-t-il déclaré dimanche à la radio-télévision belge RTBF.  L'avocat de Salah Abdeslam accuse  le procureur de Paris, François Molins, d'avoir violé le secret de l'instruction en divulguant hier le projet de son client de se faire exploser au Stade de France, le 13 novembre dernier, alors que le président Hollande se trouvait dans la tribune officielle.
VOIR et ENTENDRE le journaliste belge pointer les "conditions drastiques" de détentions de l'islamiste: 
Pourvu que ce régime pénitentiaire ne le radicalise pas...

S'exprimant au surlendemain de la capture Salah Abdeslam, Sven Mary a déclaré: "la lecture d'une partie de sa conférence de presse est une violation. C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer".

François Molins a lu samedi lors d'une conférence de presse une déclaration recueillie par les enquêteurs belges dans laquelle Salah Abdeslam déclarait qu'il avait initialement projeté de se faire exploser au Stade de France et qu'il avait fait "machine arrière".
"Ces premières déclarations qu'il faut prendre avec précaution laissent en suspens toute une série s'interrogations sur lesquelles Salah Abdeslam devra s'expliquer, en particulier quant à sa présence dans le 18e arrondissement le 13 novembre au soir dès 22h", a ajouté le procureur.

Quand Salah Abdeslam sera t-il extradé et remis à la justice française ?
Dans 3 mois maximum. Tous les 15 jours, une nouvelle étape : il y aura d'abord dans 2 semaines une première décision de la justice belge qui dira si oui ou non elle accepte la remise de Salah Abdeslam à la France et il y a tout à penser que ce pays européen ne pourra pas opposer une réponse négative.
Le terroriste présumé aura alors 24h pour faire appel de cette décision. S'il le fait, la justice belge aura de nouveau 15 jours pour rendre sa décision d'appel, puis encore 15 jours s'il se pourvoit en cassation.
Mais entre temps, Salah Abdeslam subira des interrogatoires de la justice belge sur le fond du dossier et il risque bien de parler.

Comment l'interrogatoire va-t-il se dérouler en France ?
Le terroriste présumé ne sera pas entendu sous le régime de la garde à vue: il sera interrogé par les juges du pole antiterroriste de Paris. La justice va vouloir savoir quel était le scénario précis de la soirée du 13 novembre et le rôle de Salah Abdeslam. Devait-il vraiment se faire exploser au stade de France comme il l'a indiqué hier, lors de sa premier audition en Belgique ?

Sven Mary, "l'avocat des crapules" ?

Présenté comme l'un des dix meilleurs avocats pénalistes de Bruxelles, depuis l’affaire Fortis ou encore le dossier Habran, Sven Mary est bien connu des activistes de tout poil. Ou presque. C'est lui qui a acquis la confiance de l'islamiste et il prend l'offensive: c'est le "dossier de sa vie", reconnaît-il et il n'entend pas la laisser lui échapper. Depuis l'arrestation de Salah Abdeslam, Maître Sven Mary prend la lumière alors que son client a passé sa première nuit à l'ombre.
Crâne rasé et barbe rare, il ne porte pas la robe traditionnelle de l'avocat, selon Le Point. Ce samedi, il était en anorak kaki de combat, sur tee-shirt noir (un indice !),  pour annoncer que Salah Abdeslam refuse son extradition vers la France. Premier coup d'éclat pour ce militant qui n'entend pas plier face à l'énorme pression de la justice française. Ce dimanche, en redoutable procédurier, il déclencha le tonnerrelançant qu'il va porter plainte pour violation du secret de l'instruction contre le procureur de Paris, François Molins. Un coup médiatique, puisque le droit français ne permet pas encore de poursuivre un procureur !

La robe ne fait pas la fillette 
Ce baroudeur du barreau, qui porte souvent le jean à défaut de 'battle dress', est pourtant décrit comme "l'un des dix meilleurs avocats pénalistes" de Bruxelles par le quotidien La Capitale, mais il reproche à François Molins d'avoir dévoilé samedi des éléments du premier interrogatoire de Salah Abdeslam après son arrestation. "La lecture d'une partie de l'audition de M. Abdeslam en conférence de presse constitue une violation" du secret de l'instruction, a estimé dimanche Me Sven Mary. François Molins avait précisé qu'Abdeslam avait affirmé aux enquêteurs belges qu' avant de faire "machine arrière", il "voulait se faire exploser au stade de France" le soir des attentats. 

La meilleure défense, c'est l'attaque
L'avocat bruxellois, qui en tant que jeune du quartier a joué à Anderlecht, le prestigieux club de la capitale belge,  considère que l'attaque reste la meilleure des défenses. "A un moment, il faut arrêter de s'agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu'on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats.
Dutroux, en avant, suivi de son avocat
On a l'impression qu'il suffit qu'elle claque des doigts... Il faut d'abord balayer sur son propre trottoir avant d'aller sur celui d'un autre", a-t-il lancé dans un entretien avec le quotidien La Dernière Heure. C'est
un spécialiste du grand banditisme, ce qui lui a valu le surnom d'"avocat des crapules". Il a notamment défendu Michel Lelièvre, l'homme à tout faire de Marc Dutroux, (ci-contre, à droite) auteur de meurtres et de viols sur des enfants et des jeunes adolescentes.

Sven Mary, qui a défendu le chef du groupuscule Sharia4Belgium, groupuscule aujourd'hui dissout,
Fouad Belkacem, ci-contre au centre, l'une des figures de proue du djihadisme en Belgique, avait été approché fin 2015 par l'entourage de Salah Abdeslam, à la recherche d'un éventuel avocat sur le fugitif le plus recherché d'Europe. Les avocats de Fouad Belkacem, leader de Sharia4Belgium, ont introduit une requête en récusation visant le président de la chambre du conseil d’Anvers. Celui-ci a donc décidé de laisser la place à un autre juge, qui être choisi et rendre sa décision aujourd’hui. Dans le cas contraire, Fouad Belgacem devra être libéré.
Leur maître à penser est Anjem Choudary, un théoricien de l’action subversive. Très actif, il a créé les branches indienne et indonésienne de la multinationale islamiste. Elles s’appellent respectivement Sharia4Ind et Sharia4Indonesia.
Et si la rigueur des lois de la "charia" peut être affaiblie dans certaines sociétés, ce n’est pas la conception d'Anjem Choudary, né au Royaume-Uni. Selon lui, par exemple, les homosexuels méritent la peine de mort, les femmes musulmanes ou non doivent porter la burqa, les ivrognes doivent être fouettés, une femme adultère doit être lapidée à mort. Et devant un tribunal, le témoignage d’un homme vaut celui de deux femmes.
L'avocat bruxellois avait expliqué au quotidien Le Soir : "Moi, ce qui me motive, c'est de lutter contre l'arbitraire et l'abus de pouvoir. Et là, on est en plein dedans", disait-il à propos du volet belge de l'enquête sur les assassinats de masse islamistes de Paris, en partie fomentées depuis la Belgique.

Une affaire comme cela, "ça change la vie"
Néerlandophile, Me Sven Mary dénonce la 
soumission de la Belgique 
qui collabore avec la France
dans la lutte contre le terrorisme islamiste 
"Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m'a écoeuré cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir", arguait-il. 
A nouveau sollicité par un proche de Salah Abdeslam après son arrestation, à moins qu'il n'ait plutôt offert lui-même ses services, Me Mary n'a pas longtemps hésité, reconnaissant qu'un "dossier comme celui-là, ça change la vie", y compris "celle des proches".

Malgré la pression, cet avocat subversif marqué à l'extrême gauche a décidé d'aller de l'avant. "J'ai choisi mon métier et ma spécialité et j'assume. Les attentats parisiens m'ont révulsé et j'ai des idées personnelles au sujet du djihadisme qu'on ne m'enlèvera pas de la tête. Mais mon mandat est de défendre les personnes qui me demandent de le faire", a raconté Sven Mary dans la presse locale.

Capable de tout défendre, sauf l'extrême droite
Il a toutefois posé une condition : que Salah Abdelslam ne nie pas sa présence à Paris le 13 novembre. Car c'est le terrorisme islamiste que l'avocat entend justifier. Une ligne que le Français d'origine marocaine de 26 ans, qui a grandi à Molembeek, a d'ailleurs suivie lors de son premier interrogatoire, en confirmant qu'il n'a pas voulu y mourir. 
Pour le reste, Sven Mary, qui avait dû s'y prendre à trois reprises pour réussir sa première année de droit à l'université néerlandophone de Bruxelles (VUB), ne dément pas son goût pour les arcanes du Code pénal. "J'aime le droit. Les règles de procédures sont capitales. Tout avocat, s'il a un peu de fierté, est par définition procédurier", a-t-il assuré. 
Sur le site de son ancienne université, il se dit prêt à défendre tout le monde. A l'exception de l'extrême droite. Ce qui n'implique pas son rejet de tout extrémisme...