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mercredi 22 janvier 2020

Brigitte Macron reprend le travail à 64 ans, âge pivot

La femme du président interrompt sa retraite de professeure de français

En avril dernier, Brigitte Macron annonçait à la terre qu'elle s'apprêtait à enseigner à nouveau le français

Son coeur de cible sera de jeunes adultes non diplômés  sans formation et sans emploi -, inscrits dans des écoles financées par LVMHpropriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault, magnat de la presse libre et indépendante comme on sait (il détient  le magazine Le Point, ainsi que Les Echos, Le Parisien ou Radio classique), dont les journalistes, aussi dévoués au président que leur patron, pensent n'avoir pas besoin de cours de français : ils savent ce qu'est une 'décennie' et quand elle commence..Lien PaSiDupes 

Ces écoles appelées LIVE - un anglicisme - pour "l'Institut des vocations pour l'emploi", ce qui n'a pas de sens, devaient ouvrir à Valence dans la Drôme et à Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, mais l'incendie de Notre-Dame de Paris, la veille, est venu interférer avec l'événement de leur lancement.
Son déplacement à Clichy-sous-Bois, "ville pauvre de banlieue parisienne' soulignait Le Point, devait être reprogrammé dans les semaines suivantes, en vue d'une ouverture à la rentrée de septembre, précisa son cabinet, confirmant une information... du Point, prévenu avant quiconque. Un deuxième institut devait ouvrir également en 2020 près de Valence (Drôme). Mais les Gillets Jaunes, puis les grévistes CGT et SUD n'ont pas participé à réunir les conditions idoines pour un déplacement à risques de la senior.

LVMH maintient le projet d'ouverture de deux écoles pour l'épouse. 
"En même temps", la sexagénaire s'engage ainsi devant les media pour l'emploi des jeunes déscolarisésMais elle ne se surchargera pas : elle n'assurera que quelques heures de français dont le nombre reste flou, aussi bien que la fréquence, mensuelle ou toutes les deux semaines. L'ancienne professeure de lycée avait arrêté d'enseigner à 62 ans en 2015 pour soutenir la carrière politique de son mari. 
En Louis Vuitton ou non, elle reprend donc du service - avec modération - à 67 ans, pour ce projet financé par LVMH, ce qui oblige l'entourage de l'épouse a justifier ce mécénat : "Le géant du luxe, dont la première dame privilégie les tenues, maîtrise ce type de formation, animant depuis cinq ans un institut des métiers d'excellence où sont dispensées 21 formations à l'artisanat d'art".

Une action innovante ?
Son service de com' s'est en fait inspiré des écoles de la Deuxième Chance (Réseau E2C France, présenté par la socialiste Edith Cresson, premier ministre (10 mois) de Mitterrand, de mai 1991 à avril 1992, et adopté par la Commission européenne en 1995) animées par la Fondation Edith Cresson (la première des 48 a été créée à Marseille en 1997, sur la base des principes inscrits dans le Livre Blanc "Enseigner et apprendre : vers la société cognitive"!) et des 8 écoles de cuisine du chef Thierry Marx, ouvertes aux jeunes adultes à la recherche d'un emploi et inscrits à Pôle Emploi.

Les deux écoles privées LIVE seraient "en cours de développement", mais PaSiDupes n'a trouvé aucune photo de l'état d'avancement de leurs bâtiments. Dans la première, 50 élèves sont attendus en septembre 2020. Ils auront entre 25 et 30 ans,  et suivront un cursus composé de mathématiques, d'histoire, d'anglais et de lettres. Les élèves de cette école privée seront rémunérés:  de quoi susciter des envies et de la rancoeur parmi les élèves de BTS.

"Le magazine Le Point qui a révélé le projet", lit-on dans la presse bien informée, n'explique pas tout

Ces 'Live' proposent non pas un programme mais un 'challenge' à 53 adultes sans emploi, âgés de 25 à 48 ans
 : suivre 35 heures d'atelier par semaine, avec à la clé, si l'assiduité est au rendez-vous, une prime de 1.000 euros. Des cours contre de l'argent, bienvenue dans le "monde nouveau" de Macron, s'étranglent les partisans de l'école publique. Les élus par 'Live' - dont on ne connaît pas les critères de sélection - se verront administrer un enseignement tel que l'auront conçu le prince et la reine-mère, financé par des ultra-riches qui auront un droit de décision sur les contenus de l'enseignement et les niveaux requis pour l'obtention de diplômes. 
Les LIVE des Macron s'inscrivent en marge de la République de l'égalité des droits et de la solidarité pour tous. Département déjà copieusement doté à fonds perdus depuis des décennies et hyper-administré, la Seine-Saint-Denis est une nouvelle fois assistée, au détriment de départements reculés en souffrance, telle la Lozère et, dans une bien moindre mesure, la Drôme, ne réclament ni opération de com', ni charité. Ils exigent des emplois stables, des services publics pour tous et des moyens suffisants pour vivre dignement. Et ce n'est ni à Coca Cola, ni à McDo, mais à l'Etat de remplir ce devoir.

Justement, l'institut Brigitte Macron a été cambriolé et vandalisé 

Ce n'est pas l'incendie de Notre-Dame, mais Brigitte est traumatisée
Alors qu'à deux mois des municipales, la femme Macron est en pleine opération Pièces Jaunes à travers la France. Ne pas confondre avec les Gilets Jaunes... 

Son "institut de beauté a été cambriolé ce mardi 21 janvier.
Quinze ordinateurs portables volés, des casiers forcés, etc… selon le journaliste du Point, Aziz Zemouri. L'Institut des vocations pour l'emploi fondé offert par LVMH à Brigitte Macron a été vandalisé. C'est l’établissement de Seine-Saint-Denis a été visité, à Clichy-sous-Bois, dont le maire a quitté le PCF pour rejoindre le PS en 2006.

"L’épouse d’Emmanuel Macron y préside le comité pédagogique tout en dispensant des “masterclass” de français une fois par mois (minimum) aux 57 inscrits", raconte Femmes Actuelles : info ou intox ? Investis dans la lutte contre le décrochage scolaire, le chef étoilé Thierry Marx, le rappeur Ben-J du groupe Nèg'Marrons ou le maire de Clichy-sous-Bois auraient insisté pour que l’ancienne professeure de lettres des lycées privés Franklin et de La Providence intervienne auprès de décrocheurs scolaires tout au long de l’année scolaire … 
Le journal Le Parisien a déjà rencontré l’un de ses élèves et il s’est réjoui d'assister aux cours de Brigitte Macron : “Elle a expliqué le rôle social du théâtre dans l'Antiquité, et leur a fait jouer de petites scènes de Molière, Racine, Corneille ou Alfred Jarry".

Le sort peut-il être invoqué pour expliquer le début d'année compliqué des Macron ?
Avant ce cambriolage, ils se sont exposés à la colère populaire sous des formes innovantes: intimidations et de menaces. Le 17 janvier dernier, le couple présidentiel a été exfiltré du théâtre des Bouffes du Nord, dans le Xe arrondissement de Paris : alors qu’il se payait du bon temps pendant les grèves des transports, ils ont été surpris à une représentation de La Mouche. Une trentaine de manifestants a réussi à pénétrer à l'intérieur en clamant son mécontentement contre la réforme des retraites, avant leur expulsion par des forces de police  et un caillassage de leur voiture officielle.
Selon la légende développée par des media "le président est sorti un court instant pour mettre sa femme en sécurité, avant de revenir, imperturbable. Il est revenu seul, sans Brigitte Macron, et je le comprends compte tenu des violences et des appels sur les réseaux sociaux”, a raconté Gala.

mercredi 30 mars 2016

Polémique sur la centaine de 'Molenbeek' en France

Les propos de Patrick Kanner sur la "centaine" de Molenbeek en France agitent la gauche

Les députés godillots déjugés par le ministre de la Ville

Les élus qui courent les media sont contraints de sortir de leurs lignes
Ils doivent réorienter leurs déclarations en fonctions des propos décoiffants du ministre de la Ville, Patrick Kanner qui a indiqué dimanche 27 mars qu’il existe aujourd’hui une "centaine de quartiers français" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek"commune bruxelloise à la réputation de réservoir djihadiste de l'Europe, une évaluation basse

Cette histoire belge de Molenbeek n'est plus drôle du tout à gauche. Certes, l'extrême gauche exemplaire étale sa joie, notamment les anarchistes révolutionnaires de Charlie hebdo (ci-contre) dont l'humour subversif enchante les haineux, mais aussi la gauche républicaine prise au piège de sa propre idéologie, qualifiée d'humaniste.  

Kanner pointe au passage les partis politiques et la presse de 2005.
Ainsi, le ministre a-t-il jugé que les émeutes qui avaient secoué les banlieues françaises en 2005 et que les acteurs politiques ont instrumentalisé "ont permis manifestement un développement du salafisme" dans les quartiers populaires.
Les violences urbaines de 2005 ont commencé à Clichy-sous-Bois exploitant un double événement: d'abord la mort de deux délinquants, Zyed Benna et Bouna Traoré le 27 octobre 2005, électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique interdit au public alors qu'ils cherchaient à échapper à un contrôle de police; et trois jours plus tard, le jet d'une grenade lacrymogène à l'entrée d'une mosquée de la ville par des forces de l'ordre "caillassées." Les troubles se sont ensuite répandus à travers la France dans un grand nombre de banlieues socialo-communistes, fortement touchées par le chômage et l'insécurité. La France en quasi-guerre civile déclara l''état d'urgence le 8 novembre 2005, lequel fut prolongé pour une durée de trois semaines consécutives.
Le ministre socialiste souligne que des "prédateurs" se sont alors installés.
"Molenbeek, c'est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c'est un système ultra communautariste, c'est un système mafieux, avec une économie souterraine. C'est un système où les services publics ont quasiment disparu, c'est un système où les élus ont baissé les bras", a jugé le ministre.


Kanner a fait la leçon au pouvoir belge
"Mais il y a une différence énorme. Je n'ai pas de leçons à donner et je suis de tout cœur avec nos amis belges, mais il est vrai que nous prenons le taureau par les cornes dans ces quartiers", a assuré Patrick Kanner, avant de préciser qu'il existe une "cellule de veille pour vérifier qu'il n'y a pas d'association faisant l'objet de démarches salafistes" dans ces quartiers ou "la République n'a pas été à la hauteur de sa responsabilité".

Les réactions embarrassées, voire la fureur, de la gauche ne se sont pas faits attendre, après ces propos tenus lors du "Grand rendez-vous" Europe 1-i-télé-Le Monde.
Au "Grand jury" RTL-LCI-Le Figaro, Julien Dray, conseiller régional PS d'Ile-de-France, a sermonné le ministre, appelant à ne pas céder à des formules faciles qui "stigmatisent". "Depuis 20 ans, a dit le cofondateur de SOS Racisme, il y a une ghettoïsation sociale qui donne lieu (...) à une montée de la délinquance et puis aussi à des noyaux islamistes qui essaient d'instrumentaliser des points sociaux". "Ce sont des points communs" avec Molenbeek, a reconnu Julien Dray, mais "je n'aime pas qu'on stigmatise car la majorité de la population de ces quartiers en a assez d'être désignée à la vindicte populaire".

Cambadélis, premier secrétaire du PS, a lui aussi pris ses distances avec les propos du ministre de la Ville, évoquant "des poches", "des immeubles" et "des rues" présentant des "problèmes" similaires à Molenbeek, mais "pas de quartiers" entiers. "Moi, je ne suis pas pour ce discours", a dit Jean-Christophe Cambadélis sur France 5, appelant à "ne pas dissoudre la concorde nationale". "On doit avoir une stratégie vis-à-vis du terrorisme, c'est de ne pas isoler les musulmans, mais d'isoler" les terroristes.

Dans une tribune au Figaro vendredi, le député LR Eric Ciotti a accusé François Hollande d'avoir "délibérément renoncé à défendre la laïcité pour flatter un communautarisme religieux auquel il est redevable". "La France ne peut devenir un gigantesque Molenbeek!", a lancé ce poche de François Fillon.

Le Front national a, lui, estimé que la France n'est "pas épargnée par les zones de non-droit du type de Molenbeek". "Il faut dès aujourd'hui lancer une vaste opération de police pour investir l'ensemble de ces quartiers en marge de la République", avait demandé la présidente du FN Marine Le Pen. Sur Europe 1, Florian Philippot, vice-président du FN, a lui estimé lundi que Patrick Kanner est "lucide" en évoquant la "centaine de quartiers en France" aux "similitudes potentielles avec Molenbeek".
"C'est donc ça qui fait polémique au PS. Pour une fois qu'on a un ministre, M. Kanner, qui enlève le voile d'aveuglement qu'il a devant les yeux et la bouche, qu'il dit une vérité un peu lucide, il faut au PS qu"on lui tombe dessus", a critiqué le conseiller régional d'Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne sur BFM TV et RMC. "C'est lucide et ce n'est pas stigmatisant", a affirmé Florian Philippot, pour qui Patrick Kanner, avec son chiffre d'une centaine, "est probablement un peu optimiste."

Des propos quasi similaires tenus par Hervé Mariton (LR) lundi sur France Info: "Kanner a le mérite d'un diagnostic lucide sur une situation réellement dangereuse". "Il ne faut pas faire d'amalgame" mais "les quartiers sortis de tout contrôle existent", a-t-il précisé.

De son côté, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde s'est dit le même jour sur RMC "très agacé" par les propos de Patrick Kanner, "parce que c'est le genre de formule qui débilise, qui mutile le débat politique français". "Je ne crois pas du tout qu'il y ait des centaines de Molenbeek en France, a-t-il affirmé. La vérité, c'est qu'on a des quartiers qui sont ghettoïsés".
C'est dans sa commune de Molenbeek (environ 100.000 habitants) que Salah Abdeslam, le 10e homme des attentats parisiens, a été arrêté le 18 mars après une cavale de plus de quatre mois. L'enquête sur les attaques de Bruxelles a montré qu'un même réseau franco-belge est responsable des tueries de novembre et mars.
Valls en partie d'accord

Le Premier ministre estime qu'"une centaine" de quartiers français présentent des "similitudes" avec le quartier bruxellois réputé être un fief djihadiste" a-t-il admis, avant de nuancer. C'est donc difficile de faire des comparaisons", a-t-il nuancé. "Mais ce qu'a voulu dire Patrick Kanner sur les processus d'enfermement, de communautarisation et de radicalisation... tout cela existe, bel et bien !" a affirmé Manuel Valls devant les parlementaires socialistes. Kanner (PS) a mis le chaos à gauche.


Molenbeek, symbole de l'échec des pays démocratiques

Molenbeek apparaît comme la capitale européenne du djihadisme, la base arrière du terrorisme islamiste, sorte de camp avancé de Raqqa, en Syrie. Mais nous assistons à une des marches arrières de l'Etat-PS et les media sont chargés de convaincre que seul le vieux centre est une zone de non-droit. La journaliste Hind Fraihi, présentée comme flamande, le décrit dans un livre comme "un quartier voué à la démolition et habité par des immigrés", là même où a été retrouvé Salah Abdeslam, le 18 mars. Or, un, elle est belgo-marocaine et, deux, elle insiste sur les difficultés sociales, en décrivant un territoire où "dans certains quartiers, le nombre d’immigrés atteint 80 %. Elle omet juste de noter que le maire de Bruxelles, Yvan E.C. Mayeur, est ancien président socialiste de la commission des affaires sociales de la Chambre des représentants et que son prédécesseur, Freddy Thielemans, l'était déjà depuis 2001. cette communauté allochtone tient à vivre en communauté, et ne met pas en cause Le chômage des jeunes s’élève à quelque 40 %. Selon le quartier, ce chiffre peut même grimper jusqu’à 80 %."
"Dès les années 1980, des reportages télévisés ont montré de Molenbeek une image assez négative, mais qui concernait uniquement à l’époque la pauvreté et le chômage", se souvient le politologue belge Dave Sinardet. Il faut dire que la crise économique est passée par là.

"Les gens ont eu peur d’être taxés d’islamophobes ou de racistes"
Dans les années 1990 quand Hind Fraihi a publié son livre consacré aux musulmans radicaux molenbeekois, ceux que le sociologue Felice Dassetto appelle les "Molmuslims" levait le voile sur l'activité des mosquées radicales sous influence sunnite de l'Arabie saoudite et aurait dû à l’époque de sa sortie tirer la sonnette d’alarme, mais c'était sans compter avec le tabou sur tout ce qui est musulman et qui permet au salafisme de prospérer.
Pour des raisons politiques, au sens misérable, ces signaux n’ont pas été pris en compte, probablement en partie parce que certaines vérités étaient inconfortables. Les gens ont eu peur d’être taxés d’islamophobie ou de racisme ", indique Dave Sinardet. 
L’ex-bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, se retrouve aujourd’hui sous le feu de la critique pour sa gestion de ce quartier de 95.000 personnes. Elu en 1992 à la tête de la commune, il est accusé notamment par sa successeure, Françoise Schepmans (MR) d’avoir "fermé les yeux".

Les politiciens, comme la presse, se disculpent.
"Il y a évidemment une part de responsabilité de Philippe Moureaux, même si tout ne peut pas lui être imputé. Par conviction idéologique, mais aussi par électoralisme, il n’a pas pris assez au sérieux les problèmes existants dans certains quartiers de Molenbeek", remarque Dave Sinardet. Entre les difficultés sociales, l’influence de l’Arabie saoudite et du wahhabisme et la forte population immigrée d’origine marocaine - plus du tiers de la population de Molenbeek- la situation avait de quoi devenir inquiétante, pourtant.
Ce que la presse ne dit encore pas, c'est que le socialiste Moureaux est responsable de l’ouverture de la mairie aux candidats d’origine non européenne à partir des élections de 2000, à l'issue desquelles le collège compte deux échevins PS d'origine marocaine, Mohammed Daïf et Jamal Ikazban, qui sont reconduits dans leurs fonctions en 2006.
On ne parle plus de radicalisation islmamiste dans les prisons
D’après Bahar Kimyongur, la communauté marocaine de Molenbeek est effectivement la plus active dans la radicalisation djihadiste. "En comparaison, les Turcs de Belgique (plus de 200.000 Turcs ou Belgo-turcs) sont très peu touchés par ce type de radicalisation", explique-t-il. "Les Turcs ont leur propre "clergé" : la Diyanet liée au régime d’Ankara, les mosquées du réseau Fetullah Gülen… La communauté marocaine est beaucoup moins structurée. Elle a souvent affaire à des imams formés en Arabie saoudite. 
L’Exécutif des musulmans de Belgique censé encadrer les musulmans du pays est miné par les conflits internes. Elle ne répond pas aux questionnements existentiels des jeunes Maghrébins", assure-t-il.

Une crise identitaire
Car les difficultés économiques et le wahhabisme n’expliquent pas tout. "La "Daeshmania" qui s’est développée dans certains quartiers de Molenbeek n’est pas à proprement parler liée au chômage. Les jeunes radicalisés ne sont pas forcément des miséreux. L’attraction exercée par Daesh sur les jeunes Maghrébins est davantage liée à la crise identitaire que les media et l'école favorisent, une similitude partagée par la France, ne se sentant pas assez arabes, pas assez marocains et pas assez musulmans", note Bahar Kimyongur. Et très peu Belges...

mercredi 28 octobre 2015

Hollande refuse le droit de vote aux étrangers

Valls enterre l'idée d'un référendum sur le droit de vote des étrangers

La promesse tombe à l'eau, faute de majorité qualifiée au Congrès 

Le Premier ministre a exclu une telle consultation qui aboutirait à "un vote massivement contre". Invité du Bondy Blog, qui s'est fait absorber par... Libération (en janvier 2015!), le Premier ministre Manuel Valls a douché les espoirs de certains sur l'idée d'un référendum sur le droit de vote aux étrangers non communautaires

Reculade: c'était une promesse du candidat François Hollande
"Si vous voulez faire un référendum pour changer cela, je vous donne le résultat, c'est-à-dire massivement contre, 
et en plus nous allons exacerber les tensions autour de cette question", n'a pas envoyé dire Manuel Valls, invité du Bondy Blog à l'occasion des dix ans de la mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de 2005
On pourrait donc voir de l'inconscience ou de la provocation dans l'annonce de Valls, car, ouvert pendant les émeutes dans les banlieues provoquées par l'issue fatale de leurs incivilités, ce blog a pour vocation de raconter la France de la diversité ethnique et d'être la voix des quartiers sensibles dans les débats qui animent la société française.

Le dangereux timing de Valls dans les banlieues

Le premier ministre a en fait ravivé les rancoeurs des jeunes des banlieues. Valls s'en défend, mais confirme ses mauvaises intentions en agitant le chiffon rouge du Front national. "On va dire qu'on a utilisé ce sujet à des fins politiques pour faire monter le Front national, comme cela nous a été souvent dit", s'est plaint Manuel Valls. 

Et de détourner l'attention en se flattant: "Ca ne me paraît pas utile, je préfère me concentrer sur l'essentiel et notamment sur les naturalisations". 
Le Premier ministre se retranche derrière l'absence de "majorité qualifiée au Congrès" qui l'empêche de modifier la Constitution et donc affirme qu'il voudrait "toujours" bien réformer le droit de vote des étrangers à l'Union européenne. 
Et de s'écarter toujours plus de la promesse abandonnée.
"Moi, ce que je souhaite, c'est que d'abord, dans ce pays, on vote davantage, et notamment dans ces quartiers. Les Français qui vivent dans ces quartiers eux-mêmes ne votent pas: les taux d'abstention y sont particulièrement importants et donc inquiétants", a-t-il estimé. Tout en préconisant davantage de naturalisations...

Manuel Valls joue avec le feu en désignant l'ennemi des quartiers
Il a en effet estimé qu'il est "hors de question de laisser le Front national gagner une région" lors des élections régionales des 6 et 13 décembre. 
Tout devra être fait pour l'empêcher. Je vous donne rendez-vous le soir du premier tour", a lancé le pyromane de Matignon. 

lundi 18 mai 2015

Relaxes pour les deux policiers: Zyed et Bouna morts d'avoir pénétré par effraction dans transformateur électrique

Emeutes à Clichy-sous-Bois (2005) pour des ados morts d'avoir pénétré par effraction dans un lieu dangereux

Le Parquet avait requis la relaxe 

Accusés de non-assistance à personne en danger après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, deux jeunes voleurs de matériel, les deux policiers poursuivis ont été relaxés lundi, par le tribunal correctionnel de Rennes, 10 ans après  trois semaines d'émeutes dans les banlieues parisiennes. Pour se soustraire aux policiers, les deux jeunes avaient pénétré dans un site privé et clôturé appartenant à EDFà Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

La preuve de la culpabilité des prévenus n'est pas établie.
Les deux policiers, un homme et une femme, étaient poursuivis après la mort par électrocution de Bouna Traoré, 15 ans, et de Zyed Benna, 17 ans, qui cherchaient à échapper à la police, le 27 octobre 2005

Maître Mignard exacerbait les tensions depuis son cabinet décentralisé dans le 9.3

Instauration de l'état d'urgence pour la première fois depuis la guerre d'Algérie. 
Le bilan de trois semaines d'émeutes s'éleva à 300 bâtiments et 10.000 véhicules incendiés, 130 policiers et émeutiers blessés.
Lors de la course-poursuite entre jeunes et policiers, Sébastien Gaillemin, gardien de la paix affecté à l'époque à la police de proximité, avait vu deux "silhouettes" enjamber un grillage délimitant un cimetière, et pénétrer ainsi dans un petit bois dans lequel, cinq mètres plus loin, un mur interdisait l'accès au site EDF.
Comment une hypothèse non vérifiée devient un motif d'accusation
"S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau", avait-il observé sur la radio de la police, à l'écoute de laquelle -à distance- se trouvait sa collègue Stéphanie Klein, alors policière stagiaire, accusée elle aussi de ne pas avoir réagi.
Bouna Traoré et Zyed Benna sont morts électrocutés pour avoir voulu se cacher dans un local en béton abritant une réactance (un transformateur électrique) situé sur le site protégé d'EDF à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un troisième jeune, Muhittin Altun, 17 ans, qui les accompagnait, avait été grièvement blessé.
L'audience s'était déroulée du 16 au 20 mars dernier dans un climat serein et les deux fonctionnaires de police étaient sous la menace d'une peine de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

Quelques proches des familles des victimes - des grands frères qui laissaient vagabonder les ados - ont laissé échapper leur colère lundi à l'annonce de la relaxe des deux policiers.
"C'est choquant!" a lancé Me Jean-Pierre Mignard (cabinet Lysias Partners, rue Censier Paris Ve, outre Marseille ou Alger), parrain de deux enfants Ségollande et avocat des familles des deux jeunes décédés, commentant la décision de justice à la sortie de l'audience.

De son côté, l'avocat des deux policiers, Me Daniel Merchat, a en revanche estimé que cette relaxe reflète "ce que la défense soutient depuis le début".

SOS Racisme dénigre la justice et ses magistrats
L'association estime que cette relaxe laisse "un immense sentiment de gâchis" et la justice n'exonère pas les autorités d'une réflexion sur l'action des forces de l'ordre [de proximité...] dans les quartiers populaires.
SOS Racisme ne nous épargne pas les amalgames.  "Manifestement, notre pays a une grande capacité à s’émouvoir pour ce qui se passe à Ferguson aux Etats-Unis et identifie avec une déconcertante facilité les mécanismes du racisme et du contrôle sécuritaire des territoires où vivent des Afro-américains",  polémique l'organisation socialiste."Par contre [en revanche?], cette lucidité s’envole comme par magie [sic] lorsqu’il s’agit de regarder notre société en face et d’en analyser les dysfonctionnements."
Les syndicats de policiers et de magistrats éprouveront sans doute le besoin de réagir à cette mise en cause.

dimanche 15 mars 2015

Justice politique: deux policiers accusés en justice de la mort de Zyed et Bouna

Les forces de l'ordre, poursuivies par la justice politique depuis 10 ans

L'émotion fera-t-elle jurisprudence en faveur des délinquants?

Nouvelle mise en procès de la police  
Entre le drame humain - la mort de deux ados de 15 et 17 ans, Bouna Traoré et Zyed Benna, électrocutés dans un transformateur EDF laissé ouvert - ou fracturé ? - dans lequel ils avaient pénétré - sur une zone interdite et connue comme dangereuse - aux abords de la cité qui borde le centre commercial du Chêne-Pointu à Clichy-sous-Bois  (Seine-Saint-Denis), le 27 octobre 2005, l'ampleur de ses conséquences sociales et politiques – l'embrasement des banlieues pendant trois semaines, le retour de l'état d'urgence dans le pays - et sa traduction judiciaire, dix ans après les faits, le décalage est vertigineux.


Morts d'avoir vécu sur une zone de non-droit ?
L'émotion risque encore de dominer le procès qui s'ouvre lundi 16 mars au tribunal correctionnel de Rennes. Une fois passée au tamis du droit et de la procédure, l'affaire de Clichy-sous-Bois et tout ce qu'elle a révélé des fractures françaises, comme des négligences d'EDF, se réduit désormais à la seule question insensée: seuls les deux responsables de l'ordre public, Sébastien Gaillemin, chef de bord de l'équipage 833 de la brigade anticriminalité (BAC) qui patrouillait le 27 octobre 2005 dans les rues de Clichy-sous-Bois, et Stéphanie Klein, qui assurait ce jour-là le standard du commissariat de Livry-Gargan, peuvent-ils ou non être tenus pour responsables de la mort des deux délinquants et coupables de non-assistance à personne en danger ? 

Premier producteur et fournisseur d'électricité dans le monde, EDF est-elle exempte de toute responsabilité dans le défaut de protection de l'accès interditmais franchissable -  de ses dangereuses installations, singulièrement ce transformateur mortel ? En fait, à 15 et 17 ans, Zyed et Bouna savent qu'ils sont dans l'illégalité, en franchissant le mur de béton - surmonté de fils barbelés - qui longe le terrain vague jusqu'au cimetière. 

Le drame du 27 octobre 2005
Huit adolescents traversent le chantier de construction de logements sociaux pour rentrer à la maison. De sa fenêtre, l'employé du funérarium voisin, qui les voit s'approcher d'un cabanon et un des jeunes faire le guet, soupçonne une tentative de vol et alerte la police. Le signalement est transmis à la BAC 833 qui reçoit l'ordre d'aller sur place. Il est 17 h 25 min 43 s.

Bouna Traoré est le premier à repérer la police. "Courez !", crie-t-il au groupe, qui se disperse aussitôt. La BAC interpelle un ado, en poursuit deux autres dans le cimetière, repère encore deux silhouettes dans le terrain vague et demande du renfort par radio. Il est 17 h 35 min 7 s. Une minute plus tard, l'un des policiers, Sébastien Gaillemin annonce à la radio : "Les deux individus sont localisés. Ils sont en train d'enjamber pour aller sur le site EDF." Il répète : " J'pense qu'ils sont en train de s'introduire sur le site EDF, faudrait ramener du monde, qu'on puisse cerner un peu le quartier: ils vont bien ressortir." Et il ajoute : "En même temps, s'ils rentrent sur le site, je donne pas cher de leur peau."
Une hypothèse en forme de commentaire qui est exploitée par les parties civiles.

A la nuit tombée,
personne ne voit Bouna Traoré, Zyed Benna et leur copain kurde, Muhittin Altun escalader le mur de parpaings de quatre mètres de hauteur qui protège le transformateur et qui, à cet endroit-là, n'est pas hérissé de barbelés, puis sauter à l'intérieur. Une demi-heure plus tard, à 18 h 12 min exactement, un arc électrique se forme entre Bouna et Zyed, les deux gamins reçoivent une décharge de 20.000 volts et meurent sur le coup.

Brûlé sur tout le corps, Muhittin Altun parvient à s'échapper à donner l'alerte aux grands frères de la cité, au centre commercial. Il racontera plus tard que la dernière chose dont il se souvient, c'est Zyed lui disant, plus inquiet des réactions de sa famille que de la police : "Si les civils m'attrapent, mon père, il m'envoie au bled en Tunisie…"
 
Quinze minutes après l'annonce officielle de la mort de Bouna Traoré et Zyed Benna, il est mis le feu à un premier véhicule de Sevran.

La loi est-elle la même pour tous ? interroge la gauche radicale…

Ouverte dans un climat politique détestable pour "non-assistance à personne en danger" et "mise en danger délibérée de la vie d'autrui",  l'instruction de l'affaire  est confiée à deux juges de Bobigny. Tous les policiers de la BAC sont entendus, mais seuls deux d'entre eux, Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein, sont mis en examen. 

Les juges reprochent au premier de n'avoir rien fait pour avertir les jeunes gens sur le danger "grave et imminent" qu'ils couraient en s'approchant  pénétrant par effraction sur le site et le transformateur, puis de ne pas avoir alerté EDF alors qu'il avait acquis la conviction qu'au moins deux des fuyards étaient à l'intérieur.
"Sa priorité n'était pas de conjurer le danger mais de rattraper les deux individus qu'il avait vu franchir le grillage", accusent les juges d'instruction, tout en relevant, à sa décharge, que "tout s'était passé dans un laps de temps très court et alors qu'il était engagé dans la poursuite d'un groupe de jeunes suspectés d'avoir commis une infraction"

Le même reproche de manquement au devoir de secours est retenu contre Stéphanie Klein, qui n'a pas réagi à l'écoute des messages de Sébastien Gaillemin avertissant que les adolescents étaient "en train d'enjamber pour aller sur le site EDF". Pénétrer sur le site EDF ne signifie pas pénétrer encore dans le transformateur.

La suite est un long tunnel judiciaire de dix années. 
Le Parquet requiert le non-lieu en faveur des deux policiers, les jeunes juges militants passent outre et signent en octobre 2010 l'ordonnance de renvoi des deux policiers devant le tribunal correctionnel. Ils renoncent toutefois au délit de "mise en danger" et ne maintiennent plus que la qualification de "non-assistance à personne en danger". 
Le Parquet de Bobigny fait appel et saisit la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel de Paris qui contredit l'ordonnance des juges et prononce un non-lieu en avril 2011

Cet arrêt est cassé en octobre 2012 par la Cour de cassation qui renvoie le dossier devant la Cour d'Appel de Rennes. Là encore, le Parquet général soutient le non-lieu en jugeant que les deux policiers n'ont jamais eu la certitude de la présence des trois jeunes gens dans le transformateur. La chambre de l'instruction de la Cour d'Appel de Rennes  déjuge ses confrères de la capitale et donnent la même analyse du dossier que les premiers juges de Bobigny et décide de renvoyer Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein devant le tribunal correctionnel. 
Dix années ont passé; le droit a pu s'exercer tout à loisir, mais la justice s'y est sans doute déjà perdue.

samedi 23 février 2013

Les banlieues s'impatientent sur le droit de vote aux étrangers extra-européens

Les banlieues ne souffrent ni du chômage, ni de l'austérité: bizarre ...  

Après le "mariage" pour tous, voici le vote pour tous

La Tunisie ou le Mali accorde-t-il
le droit de vote à ses résidents ?
Les responsables associatifs et les élus de la diversité manifestent de plus en plus ouvertement leur déception, dix mois après l'élection de François Hollande. Bizarrement, leur impatience ne monte pas en banlieue sur leur niveau de vie.
"Où est le droit de vote des étrangers ? La lutte contre le contrôle au faciès ?", interroge Mehdi Bigaderne, un proche des familles de Zyed Benna et Bouna Traore et adjoint (vie associative et AC !: Agir contre le chômage et la précarité, réseau gauchiste) au maire PS de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), d'où sont parties les émeutes de l'automne 2005, et membre de l'Association nationale des élus de la diversité (Aneld).
"Le gouvernement aurait au moins pu envoyer des signes forts sur la lutte contre les discriminations. Or ce sont toujours les mêmes conseillers dans les ministères...", prétend cet élu, avant de conclure en référence au slogan de campagne de François Hollande: "il est où le changement?"
Les quartiers ont largement contribué à la victoire du socialiste qui a berné 77% des électeurs à Trappes (Yvelines) ou 76% à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Pendant la campagne, il les avait courtisés lors d'un tour des banlieues. "Je ne veux rien dire que je ne puis être capable de tenir demain", promettait le candidat de la gauche à cette occasion.Lien PaSiDupes - " Le vote des étrangers: le PS compte rafler la mise " : Les comptables socialistes bradent la citoyenneté

Hollande a été assez cynique pour promettre sans être assuré de pouvoir tenir  
Aujourd'hui, Hollande peine à concrétiser une promesse très attendue dans les quartiers à forte mixité: donner le droit de vote aux élections locales aux étrangers à l'Union européenne. Une promesse déjà abandonnée par le candidat de la gauche, François Mitterrand, en 1981. C'est pourtant comme le Pacs, premier pas vers le "mariage" pour tous, lequel est le pas suivant vers la filiation homosexuelle.
Cette réforme passe par une révision de la Constitution, qui ne peut être adoptée que par 3/5e des parlementaires ou par référendum. Cette contrainte n'était-elle inconcevable que par lui ou a-t-il sciemment pris ce risque ? Alors qu'il manque une trentaine de voix pour la première option, le chef de l'Etat a renoncé à tout référendum sur le sujet.
Certains minimisent la portée de ce renoncementIls assurent que les habitants de banlieues s'intéressent plus au chômage  et aux difficultés à se nourrir et à se chauffer qu'au droit de vote.  "Mais c'est quand-même très important, insiste Mehdi Bigaderne qui est à l'abri du besoin. C'est la reconnaissance des efforts de nos parents à la construction de la France." Car la France serait le Mali sans les Maliens...
L'enjeu serait de l'ordre de l'affectif plutôt que politique !
Les banlieues et les descendants d'immigrés ont entretenu le sentiment développé par la gauche et sa nébuleuse d'association du style de SOS Racisme et des media engagé à gauche d'être stigmatisés sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Les quartiers attendaient plus de considération une fois la gauche au pouvoir et réalisent aujourd'hui qu'ils ont été instrumentalisés. Le fait n'est pas nouveau: Bigaderne  peut-il ignorer que le PS a déjà trompé la diversité. Que sont devenus Aurélien Tricot, Will Mael Nyamat ou Hacène Mezrag ?
  • Le PS a envoyé ses militants au casse-pipe des municipales de 2008
  • Lien PaSiDupes - " 
  • Primaire PS: les huit candidats de base écrasés par les 6 éléphants des media" : Les socialistes défavorisés qui ont finalement dû renoncer...
  • Lien PaSiDupes -" 
  • L'amère Royal serait-elle raciste et xénophobe ? : Vallaud-Belkacem?" Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là" !

    Pour eux, cela passe aussi par la fin des contrôles d'identité abusifs, qui  irritent les jeunes qui ont quelque chose à se reprocher. François Hollande s'était engagé à lutter contre ces "contrôles au faciès", mais le gouvernement a abandonné l'idée de "récépissés" réclamés par les associations. Il n'en a pas fallu plus au collectif Stop le contrôle au faciès pour accuser Valls de mener une politique sécuritaire et le PS d'avoir "trahi les minorités".
    D'autres, dont Les Marianne de la diversité et le club Averroes (qui promet la diversité dans les media), ont dénoncé dans le Monde une "mise au ban systématique" des citoyens ultramarins et issus de l'immigration dans les dernières nominations."Je comprends très bien les attentes et l'impatience légitime", a déclaré lundi le foireux Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lors de son premier déplacement en banlieue, à Clichy-sous-Bois. Le lendemain, il promettait même "le retour de l'Etat dans les quartiers", à l'issue d'un Comité interministériel des Villes.
    Cette réunion, qui a réuni 20 ministres, a permis d'adopter 27 mesures pour la banlieue.
    Mais faute de marge de moyens budgétaires, le gouvernement a surtout misé sur le redéploiement de dispositifs existants vers les zones sensibles: déshabiller Pierre pour habiller Paul. 
    Il n'est pas sûr que Hollande puisse mener longtemps les jeunes en pédalo. Pour le rappeur et militant associatif Axiom, l'idée d'une réunion interministérielle était "plutôt saine et positive". Mais il craint qu'elle ne soit pas suivi d'effets puisque, selon lui, "tout le monde se fiche de la lutte contre les discriminations car personne ne mesure l'ampleur de la colère."