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jeudi 8 août 2019

Castaner, visé par des graffs à Lannion, en Bretagne

La férocité tranquille du pouvoir macronien exacerbe le ressentiment partout en France

Après la répression du mouvement des Gilets jaunes, 
l’affaire Steve Maia Caniço suscite des slogans de colère contre le ministre de l'Intérieur et sa police 
au rond-point du Boutil et en centre-ville de Lannion, Côtes-d'Armor.

Des conteneurs explicites Place du Marc’hallac’h, à Lannion  

De Nantes à Lannion, en passant par plusieurs villes de France, des inscriptions ripostent à Castaner, ministre de l’Intérieur de Macron.

Nancy, 28 juillet 2019
Le corps du jeune fêtard de la Fête de la musique à Nantes était encore recherché dans la Loire, 
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quand, derrière la Poste, un anonyme avait interpellé les autorités de police avec un cri d'inquiétude "Où est Steve ?" 

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Cet appel à une volonté plus manifeste du gouvernement de retrouver le disparu relayait le hashtag #OùEstSteve qui s’est répandu à la suite de la disparition de Steve Maia Caniço.

Castaner "assassin" ? Son donneur d'ordre détourne le regard...

Résultat de recherche d'images pour "Lannion Macron sac a merde"Apparues au rond-point du Boutil, mais aussi sur des conteneurs de poubelles ou encore à l’entrée du lycée Saint-Joseph-Bossue, les inscriptions sont restées apparentes dans la ville PS depuis 1989. Depuis des semaines, dans le bas de la rue des Augustins, les passants peuvent savourer d'un nauséabond "Macron, sac à merde"…
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En réaction à la charge présumée mortelle de la police, sur ordre du préfet, subordonné au ministre, et au parti-pris de l'IFPN, service juge et partie du ministère, qui refuse d'établir tout lien entre la violence policière et la noyade de la victime retrouvée dans la Loire, Christophe Castaner la colère monte et le ministre est maintenant traité d’ "assassin" ou encore de "tueur", font polémique alors que les deux juges d’instruction de Nantes ont demandé à être dessaisis de l'affaire.

dimanche 11 novembre 2018

L'AFP annonce quatre défenestrations lors d'un incendie : campagne anti-Gaudin ou info ?

Le buzz aura-t-il fonctionné dans le respect des désespérés ?

L'effondrement d'immeubles vétustes à Marseille a été instrumentalisé par les oppositions de gauche au maire. 

Elles ont dressé les habitants en situation de faiblesse pour nuire à la majorité, notamment par leurs déclarations vengeresses et une manifestation politicienne qui ont exacerbé la rancune et la peur. Cette instrumentalisation est-elle responsable de la psychose créée dans le quartier historique du Panier ?  Ce climat alimenté par certains candidats à la mairie en 2020 a-t-il contribué à la panique qui a saisi les habitants surpris par l'incendie qui s'est déclaré ce jour 

Un homme de 52 ans s'est jeté du premier étage et une femme de 38 ans et ses deux enfants, une petite fille de 4 ans et un garçon de 11 ans, se sont jetés du deuxième étage pour échapper à l'incendie de leur immeuble du quartier du Panier, à Marseille. Grâce à des matelas jetés au sol, ils n'ont été que légèrement blessés.

"Le drame a été évité de peu," semble déplorer France 3 Provence.

A deux pas du Vieux-Port, la cage d'escalier s'est effondrée en raison du feu, piégeant ainsi les habitants.
"Grâce à l'action rapide d'un témoin et de la police, qui ont disposé des matelas au sol pour amortir leur chute, les 4 occupants de l'immeuble qui ont sauté de leur fenêtre n'ont été que légèrement blessés", ont expliqué les marins-pompiers dans un communiqué. 
Peut-on parler de 'défenestration' ? Selon le Petit Robert, c'est en effet le fait de jeter ou de pousser un individu par une fenêtre dans le vide. 

Le feu, éteint vers 10h, a mobilisé 17 engins et 40 marins-pompiers.
Au cours des reconnaissances, les secours ont pris en charge une 5ème personne intoxiquée par les fumées. Les cinq blessés ont été transportés à l'hôpital.

Marseille en deuil

"La cité phocéenne est actuellement au cœur de l'actualité", une remarque sensationnaliste dans sa tournure : l'effondrement de plusieurs immeubles de ce même quartier populaire a fait 8 morts. 


Plusieurs milliers de Marseillais ont défilé samedi en hommage aux victimes, exprimant leur "colère noire" à leur arrivée sous les fenêtres de l'hôtel de ville aux cris de "Gaudin assassin ! Gaudin démission !"
Réaction excessive à chaud, volonté constructive ?

 

mercredi 22 avril 2015

Eglises menacées d'attentats: le hasard fait briller Cazeneuve; il déjoue un projet d'attentat en dormant

Un projet d’attentat déjoué "fortuitement" contre des églises d'Ile-de-France

Le ministricule de l’Intérieur a avoué un projet d’attentat contre une ou deux églises de la banlieue parisienne  

Le terroriste "présumé" est un étudiant - étranger et boursier - de nationalité algérienne âgé de 24 ans arrivé en France en 2009 dans le cadre du regroupement familial. Il a un nom, Sid Ahmed Ghlam, ci-contre, et sa compagne a également été interpellée, indique une source proche de l’enquête.

Interpellé (fortuitement ?) et placé en garde à vue, l'individu est aussi soupçonné du meurtre de la monitrice de fitness retrouvée assassinée dans sa voiture dimanche à Villejuif (Val-de-Marne), a répété après la presse Bernard Cazeneuve, mercredi 22 avril.

Connu des services de renseignement

Le banal appel au SAMU d'un homme blessé par balle dans une rue du 13e arrondissement de Paris, dimanche matin peu avant 9 heures, retient l'attention de la police. Il affirme avoir été agressé et perdre beaucoup de sang.  Blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles, il est arrêté avant de mettre son projet terroriste supposé à exécution. 

Sur place, le SAMU appela la police, comme il se doit en cas de blessure par arme. En remontant les traces de sang, les policiers arrivèrent jusqu’à un véhicule garé non loin de là. A l’intérieur, ils découvrent un arsenal de guerre : kalachnikov, arme de poing, gilet pare-balles, munitions et... gyrophare.

A l’hôpital, le blessé reconnaît être le propriétaire du véhicule. En perquisitionnant son appartement, les policiers découvrent des documents écrits "établissant sans ambiguïté que l’individu projetait de commettre un attentat, vraisemblablement contre une ou deux églises", un dimanche, jour d'affluence, pour faire un maximum de victimes chrétiennes, a précisé Bernard Cazeneuve. Plusieurs armes et des gilets tactiques laissent penser qu’il aurait pu avoir des complices.
Il  "était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église", rapporte le procureur de Paris François Molins. Les perquisitions au domicile parisien du candidat au djihad ont permis de retrouver, outre de l'armement et du matériel de vidéo, des "documents en langue arabe évoquant les organisations terroristes Al-Qaïda et État islamique", a poursuivi François Molins.

A son domicile, les enquêteurs ont retrouvé un arsenal de guerre dont trois Kalashnikov supplémentaires, des gilets pare-balles, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus prochesIl est mis en garde à vue pour 96 h. Sa garde à vue pourrait être portée à six jours, une durée dérogatoire prévue notamment en cas de risque d'action terroriste imminente.

Arrivé avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier, il est retourné en Algérie en 2003 où il a passé son baccalauréat en 2010, a rapporté François Molins. Revenu en France, il a entamé des études d'électronique. Ce boursier franco-algérien résidait dans un foyer étudiant ultramoderne du 13e arrondissement de Paris. 

Une personne de son entourage a été interpellée mercredi à Saint-Dizier et placée en garde à vue, a par ailleurs confirmé, sans plus de détail, François Molins. Selon une source proche de l'enquête, il s'agit d'une femme de 25 ans.

Le Figaro se pose la question: face à la menace d'attentats islamistes, "faut-il mieux protéger les églises ? "...
Le quotidien observe en effet que la communauté chrétienne s'inquiète de devenir la cible des islamistes. "Les chrétiens sont parmi les premières cibles des islamistes", a affirmé ce matin le président Hollande  l'avocat spécialiste du terrorisme Thibault de Montbrial sur BFM-TV. Depuis quelques mois, en Irak, en Syrie, en Afrique, les chrétiens sont en effet devenus les victimes privilégiées des djihadistes. Une menace "qui semble" gagner la France. L'attentat qui a été inopinément évité dimanche visait probablement une ou deux églises de la banlieue parisienne, ce qui -même en république farouchement laïque- pose la question de la sécurisation des lieux de culte chrétiens.
"Au moins une église" était visée à Villejuif (Val-de-Marne) par un attentat que les autorités affirment avoir "évité" grâce à l'arrestation fortuite d'un homme dimanche, a déclaré mercredi  Mgr Michel Santier, évêque de Créteil. "En France on avait des profanations, mais on ne pensait pas à un attentat terroriste" contre les églises, a ajouté ce haut responsable religieux évoquant son "sentiment de stupeur" soudaine. Eduardo Rihan Cypel, secrétaire national du Parti socialiste chargé de la Défense et  né au Brésil, n'a pas tardé à prévenir les Chrétiens sur Europe 1  qu'il convenait de "discuter avec les responsables de la communauté catholique" [...] mais ça ne veut pas dire qu'il y aura forcément un Vigipirate, a-t-il lâché. Et l'évêque du Val-de-Marne d'abonder : appelant à "ne pas céder à la peur", il a estimé impossible de "mettre un policier devant chaque église." Ses brebis seront bien gardées...

L'insouciance des services de prévention du terrorisme

"Notre pays fait face à une menace terroriste sans équivalent", a estimé  à la sortie du conseil des ministres hier Manuel Valls, après l’arrestation, dimanche, d’un individu soupçonné de vouloir commettre des attentats. C'est faire peut de cas de la flambée de terrorisme d'extrême gauche qui a endeuillé la mandature du précédent président socialiste, François Mitterrand...

VOIR et ENTENDRE le Premier ministre prononcer les mots classiques de détermination. Après s'être ostensiblement montré décontracté cette semaine -main dans la poche-  tranchant avec sa face habituelle de gardien de prison, il affichait mercredi une 
chemise d'un bleu vif qui confirmait un  relooking affligeant vu la circonstance.
Le sombre petit ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, n'a quant à lui rien eu à ajouter, mercredi, qu’on ne savait déjà et que "l’enquête déterminera les raisons du crime commis contre cette jeune femme de 32 ans", jouant toutefois de la corde sensible pour ajouter à l'émotion suscitée dans le pays.  Aurélie Châtelain était "mère d’une petite fille de 5 ans", a commenté Bernard Cazeneuve, ce qui compense le vide de l'enquête.
"L’individu avait été signalé aux services de police comme ayant des velléités de départ en Syrie. Des vérifications sur l’environnement de cet étudiant en informatique de 24 ans avaient été effectuées à deux reprises en 2014 et 2015, sans révéler d’éléments susceptibles de justifier l’ouverture d’une enquête judiciaire" a-t-il ajouté.

Le sombre petit ministre de l’Intérieur ne nie donc pas que
les services de renseignement connaissaient le jeune musulman depuis qu’il avait manifesté son désir de rejoindre la Syrie en 2014. Mais il n'a pas été pour autant jugé dangereux. Son environnement technique (données de connexion, téléphonie…) avait été établi, et il faisait l’objet d’une "fiche S", comme sûreté de l’Etat, qui implique une surveillance policière "sans attirer l’attention". Une surveillance toute théorique.
Cazeneuve livre l'âge et la nature des études de l'étudiant étranger, mais omet d'indiquer sa nationalité.

Un fanatique religieux déterminé à tuer

L'islamiste avait disparu une semaine en Turquie en février 2015. Une nouvelle analyse de son environnement technique n’avait pas permis de "justifier l’ouverture d’une information judiciaire", a raconté Bernard Cazeneuve mercredi matin.

Les investigations menées depuis dimanche conduisent les enquêteurs à établir un lien entre ce jeune homme, sa blessure à la jambe, son projet d’attentat et le meurtre jusqu’ici non élucidé d’une jeune femme âgée de 32 ans, originaire de Caudry, près de Valenciennes (Nord), précisions fournies par Cazeneuve, jusqu'à l'âge de la petite fille de la victime, laquelle avait rejoint samedi la banlieue parisienne pour y suivre un stage de Pilates. Aurélie Châtelain avait été retrouvée morte dimanche matin à Villejuif (Val-de-Marne) sur le siège passager de son véhicule, frappée par trois tirs.

VOIR et ENTENDRE le témoignage de Guy Bricout, maire de Caudry dans le Nord où vivait Aurélie Châtelain:

Les enquêteurs soupçonnent l’étudiant d’avoir tenté 
de voler son véhicule, pour une raison inconnue, dit-on, mais qui pourrait être l'attaque d'une ou plusieurs églises
. Une tentative de vol manquée à l’occasion de laquelle il se serait tiré une balle dans la jambe par inadvertance, si toutefois aucun complice n'est en fait impliqué. Il est établi qu’il s’est rendu à Villejuif le matin des faits et son ADN ainsi que des traces de sang ont été retrouvés dans la voiture d’Aurélie Châtelain.
Christiane Taubira le destine probablement à un internement hospitalier...

jeudi 20 novembre 2014

France: l'école et les mosquées, fabriques à barbares islamistes

Les réseaux sociaux, alibis à l'échec de l'Ecole et du Conseil Français du Culte Musulman

L'Ecole était facteur d'intégration et le CFCM devait contrôler la formation de certains
imams
Djihadiste normand,
"gentil et serviable"...
Mais la FSU, syndicat dominant de professeurs, développe l'idée que les  islamistes n'auraient rien à voir avec l'islam.

Le ministre des Affaires étrangères de Hollande et Valls, le socialiste Laurent Fabius fait de la dissimulation en voilant l'islam derrière les islamistes, insistant pour que la presse maquille l'Etat Islamiste en IE, puis en Daesh...
Le Rassemblement des musulmans de France voulait quant à lui contribuer à l'émergence d' "un islam modéré, tolérant et respectueux des lois de la République, un islam du juste milieu" et le CFCM n'intervient guère que dans la construction des mosquées ou le marché des aliments halal... Le CFCM se dit toutefois " horrifié par l’annonce dramatique qui affirme que notre compatriote M. Hervé Gourdel vient d’être odieusement exécuté par ses ravisseurs." Sans attribuer "ce crime barbare", cette association déclare qu'il" heurte toutes les consciences et nous amène à condamner avec la plus grande énergie un tel acte hautement condamnable par toutes les valeurs humaines universelles. Le CFCM s’associe à la douleur [...] et patati et patata. Mais, concrètement, son efficacité -auprès des convertis comme des autres- reste plus que jamais à démontrer. 

L'imam est le guide spirituel et temporel de la communauté islamique. Alors que la Cour d'Appel de Grenoble renvoie en correctionnelle un médecin psychiatre et l'hôpital qui l'employait pour avoir laissé s'échapper un schizophrène meurtrier poursuivi pour homicide involontaire, les imams de Maxime Hauchard et de Mickaël Dos Santos ne sont pas mis en cause. Celui de Louviers où Olivier Besancenot a passé son enfance (Eure, Normandie) est l'imam du premier, alias Abu Abdallah al Faransi, et celui de Champigny-sur-Marne (PCF, Val-de-Marne), de cet autre jeune français converti' "gentil et serviable", plus connu sous son nom de guerre Abou Uthman. Les deux adultes de 22 ans ont pourtant été identifiés parmi les bourreaux du groupe Etat islamique (IE ou Daesh) et assassins de l'otage américain Peter Kassig avec 18 soldats syriens.


Balayée, la responsabilité partagée des imams et de l'Ecole

Pour des raisons de craintes d'exploitation du lien islam-islamistes et de troubles à l'ordre public, ce sont les réseaux sociaux qui sont incriminés. D'après les services spécialisés, "Abou Othman" présentait un profil très inquiétant, notamment en raison d'images choquantes postées sur les réseaux sociaux, insiste-t-on. Mais ni l'imam de ce converti, ni ses professeurs ne sont blâmés. 
Ironie de l'histoire, avant de prendre l'avion en août 2013, Maxime Hauchard avait expliqué à sa famille qu'il partait faire de l'humanitaire. Ses parents croyaient encore à cette version il y a quelques mois. Ils racontaient autour d'eux que leur fils allait bien et qu'il était devenu maître d'école pour des enfants syriens.

Quant au maire communiste, il fait valoir qu'il ne peut pas connaître tout le monde. Pas de "citoyens vigilants" dans le meilleur des mondes communistes possibles, pas de conseils de quartier à Champigny ?  


Pour sa part, le président Hollande se livre à des commentaires, observant que l'EI cherche à "créer un effet d'horreur" avec ce message: "Voyez (...) de quoi vos éventuels ressortissants seraient capables".


"En sélectionnant Hauchard, l'EI montre que la désertion atteint la jeunesse française jusque dans ses pavillons les plus pavillonnaires, loin des cités à problème." (Daniel Schneidermann, Arrêt sur images)
"Je savais que le visage de Michael allait ressortir dans les media" explique un ami du djihadiste

Michael Dos Santos, le deuxième Français identifié sur la vidéo de l'État islamique publiée dimanche 16 novembre où un otage américain et 18 soldats syriens ont été décapités, a été reconnu par sa mère mais aussi par un ami d'enfance : "Ça a toujours été un sportif quand je l'ai connu. C'est bien Michael Dos Santos, j'en suis convaincu".
"On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique", souligne un ami d'enfance de Michael dos Santos  
En trois ans, le jeune homme d'origine portugaise a progressivement coupé les ponts avec sa mère et ses deux frères pour s'enfermer dans cette idéologie : "Je savais très bien que son visage allait ressortir dans les media. On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique".
"Je l'ai vu avec la barbe, une grande djellaba blanche", confie une voisine de son village à BFMTV. Pas de quoi les inquiéter pour autant.
"Tout le monde à sa part de responsabilité"

Selon cet ami, l'État et ses institutions, au premier rang desquels l'Ecole, la population et ses acteurs religieux, les gens qui ont permis cette radicalisation sont les principaux fautifs, après Abou Uthman lui-même: "Tout le monde a sa part de responsabilité. Les forces d'État n'ont pas été assez fortes pour lui (...) Il venait au lycée avec ses idées et a continué sa radicalisation jusqu'au point de partir en Syrie".
"On a enlevé [sic] un fils à ses parents, on a enlevé son âme, son identité. Il s'est créé une autre identité et n'appartient plus à ses parents, à ses origines. Appartient-il encore à la France ?" (Ami d'enfance de Michael dos Santos)
Le témoignage est binaire.

Tentative de relativisation de l'horreur par les chiffres bruts et froids

Les chiffres avoués grossissent à vue d'oeil. Multipliés par dix depuis l'arrivée de Hollande, le risque serait de banaliser les actes de barbarie religieuse. Selon les estimations, 376 sont actuellement en Syrie ou en Irak. Les convertis représentent 20% de ces jihadistes qui sont, dans leur écrasante majorité, recruté sur internet.
Près de 1.100 citoyens français pourraient être impliqués dans ces filières djihadistes, selon Manuel Valls qui tient avant tout à défendre son bilan. Pour ce faire,  le Premier ministre - ex-ministre des cultes  - évoque d'autres pays qui tour à tour identifient leurs ressortissants, comme la Belgique ou l'Angleterre. L'un d'entre eux a-t-il été identifié comme bourreau d'otages sans défense et innocents ? Hollande et Valls ont ce privilège.

lundi 2 juin 2014

Un portrait odieusement subjectif de l'assassin des quatre Juifs du musée de Bruxelles

L'avocate du tueur nous sert l'aigre soupe habituelle 

Un suspect de la fusillade du Musée juif de Bruxelles a été arrêté vendredi à Marseille 
Il s’agit de Mehdi Nemmouche, M.N. , selon le procureur belge... Que sait-on de ce jeune homme ? Pourquoi aurait-il commis ce geste, le 24 mai 2014 ? Sa famille qui a appris la nouvelle à la télévision est sous le choc... Le suspect arrêté dans le cadre de la fusillade du Musée juif de Bruxelles est un "jeune" Français, voire un adulte, de 29 ans !  Nemmouche a été arrêté à Marseille vendredi lors d’une opération antidrogue des douanes.

Déjà condamné pour braquage

Nemmouche est originaire de Roubaix et n’est pas inconnu de la justice: en clair, il était bien connu d'elle ! Il avait été condamné avec deux autres prévenus en mai 2009, à deux ans de prison pour le braquage le 13 août 2006, d'une supérette de Tourcoing (nord de la France). "Il m'avait écrit de la maison d'arrêt en me demandant de bien vouloir intervenir", a indiqué Me Soufila, son ex-avocate. Il avait été emprisonné pendant cinq ans à la prison de Grasse.

Une enfance difficile, mais un jeune homme intelligent

L’avocate a également expliqué à nos confrères de BFMTV que M. Nemmouche n’avait pas eu une vie facile. Il a été placé très jeune et s’est retrouvé à la rue à l’âge de 17 ans." Il avait une intelligence et était vif d’esprit. Je ne suis pas convaincue que la prison ait été la meilleure solution à ses difficultés. Ce ne serait pas quelque chose d’étonnant qu’en maison d’arrêt des jeunes hommes finissent par dévier, notamment lorsqu’on a à faire à des jeunes gens qui sont en déshérence, qui on rencontré des difficultés d’ordre familial, d’ordre personnel comme ce fut le cas pour M. Nemmouche. Et qui n’ont pas su trouver dans la société la société à leurs difficultés", a-t-elle ajouté.

Djihadiste en Syrie?

Le suspect présente un profil similaire à celui de Mohamed Merah, jeune délinquant radicalisé dans ses convictions islamistes qui avait séjourné en Afghanistan et au Pakistan avant de tuer trois parachutistes puis trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban en mars 2012. M. Nemmouche est soupçonné, selon une source proche de l'enquête, d'avoir combattu par le passé auprès de djihadistes en Syrie. Il était d'ailleurs fiché pour ces raisons en France, par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le suspect n'était en revanche pas connu en Belgique.

Il aurait de la famille et une petite amie en Belgique

D’après ce qu'on croit savoir, "le suspect aurait de la famille en Belgique, "il aurait même une petite amie belge". Les autorités auraient également perquisitionné les milieux djihadistes en Belgique. Ce sont des éléments qui sont encore à confirmer", a indiqué la journaliste Julie Denayer.

VOIR et ENTENDRE le portrait idéalisé et attendu que livre son avocate...


Il a fait une année d'université (comme quasiment tout le monde !)

Une tante de Nemmouche décrit son neveu, placé dans un foyer d'accueil peu après sa naissance avant d'être hébergé par sa grand-mère à l'âge de 17 ans, comme "quelqu'un de gentil, d'intelligent, scolarisé, qui avait fait une année d'université", mais aussi "très discret" et qui "ne se confiait pas facilement". La famille n'a "plus eu de contact avec lui" à partir du milieu des années 2000 [sa grand-mère n'a pas pu le voir beaucoup], alors qu'il était en détention. "Apparemment, il était dans une prison dans le sud. Nous, on ne savait plus rien. Il ne voulait pas donner de ses nouvelles, il ne voulait pas nous causer de problèmes", a expliqué un autre membre de sa famille. [3e membre mentionné de la famille de ce jeune homme bien sous tous rapports, mais abandonné très jeune à son sort ?]

"Il ne fréquentait pas la mosquée, il ne parlait pas de religion"

A sa sortie de prison, fin 2012, la famille a "eu la surprise de le revoir. Il est venu faire un petit bonjour, pour nous rassurer, puis on ne l'a plus jamais revu", raconte sa tatie. "Il ne fréquentait pas la mosquée, il ne parlait pas de religion (...). C'est forcément en prison" qu'il a pu se radicaliser, affirme cette proche, visiblement dûment briffée... Le jeune homme était tombé à l'adolescence "dans la petite délinquance", mais son arrestation dans le cadre de l'enquête sur la tuerie du Musée juif de Bruxelles, un "acte horrible, odieux", constitue "un fossé", a estimé l'un des membres de sa famille.



Des complices éventuels ?


Une perquisition a eu lieu dans la région de Courtrai, en Belgique, où le suspect a séjourné et
deux personnes sont "actuellement entendues par la police", annonce le procureur fédéral de Belgique Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse. "Ces personne ne sont pas arrêtées", insiste-t-il, "nous voulons voir si ces personnes sont impliquées ou pas".