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samedi 4 juillet 2020

Affaire Fillon: qui va enquêter sur la procureure générale de Paris chargée de l’affaire ?

"Je n'ai reçu aucune instruction", assure la procureure générale de Paris

Catherine Champrenault, est interrogée par la commission d'enquête sur l'indépendance de la justice.


"Je n'ai reçu dans l'affaire Fillon, comme dans tous les autres dossiers relevant de mon contrôle hiérarchique, aucune instruction de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), aucune instruction du pouvoir exécutif et […] je n'ai jamais relayé une demande du garde des Sceaux ou du pouvoir exécutif pour influer sur une procédure," a soutenu Catherine Champrenault, jeudi 2 juillet, devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'indépendance de la justice. Une déclaration qui fait écho à la déclaration - également sur l'honneur -  de l'ex-cheffe du Parquet national financier (PNF) Eliane Houlette qui ont suscité des accusations d'"instrumentalisation" de la justice.

A la stupéfaction générale des membres de la même commission, le 10 juin, Eliane Houlette avait pourtant évoqué le "contrôle très étroit" qu'a exercé le Parquet général, son autorité de tutelle directe (indirectement, le ministère), dans la conduite des investigations. 
L'ex-cheffe du PNF avait notamment mentionné des demandes de transmission rapide" sur les actes d'investigation ou les auditions. Elle avait aussi révélé avoir été convoquée par le Parquet général, qui plaidait pour que l'enquête soit confiée à un juge d'instruction.

Tout va bien madame le marquise

"Il ne faudrait pas céder à la facilité d'une réécriture de l'histoire", a suspecté Catherine Champrenault. "Le suivi de l'action publique par le procureur général, loin d'être une pression, constitue le mode de fonctionnement normalinstitutionnel, légal et même déontologique pour l'ensemble des magistrats du ministère public", a-t-elle estimé.

Rappelant le contexte de l'ouverture de l'enquête préliminaire visant le candidat en campagne présidentielle François Fillon, le 25 janvier 2017, soit "à trois mois de l'élection présidentielle", la procureure générale Champrenault a souligné que les actes d'investigation étaient "menés tambour battant"donc dans l'urgence électorale, sous la pression politique. "L'intensité de la remontée d'informations [du PNF vers le parquet général] a été à la seule mesure de l'intensité des actes diligentés" qui ont été "annoncés ou commentés dans la presse", a-t-elle indiqué.
 
La loi de la République inspire-t-elle le respect ?

La DACG a fait "deux demandes" visant "les résultats des actes d'enquête, mais jamais" avant, selon Catherine Champrenault
Par ailleurs, "neuf transmissions" ont été "adressées directement" par le PNF au parquet général, "spontanément", nuance le bon petit soldat.
Quant au Parquet général, il  a fait "quatre demandes d'informations", confirme-t-elle. 

"Je sais qu'on voudrait me faire dire qu'on a ouvert une information pour faire démissionner François Fillon", a-t-elle poursuivi. 

"Mais sa défense demandait une ouverture d'information judiciaire", dès "le 9 février", s'est-elle justifiée. Un juge d'instruction sera finalement saisi quinze jours plus tard, le 24 février. 
Donné favori à la présidentielle, le candidat de la droite républicaine avait pourtant échoué au premier tour après une campagne minée par cette affaire. "Cette affaire méritait qu'un juge d'instruction, plus indépendant en raison de son statut, soit saisi", a-t-elle jugé.

Si le Parlement décide de supprimer ces remontées d'informations,  "effectivement, nous appliquerons et nous ne ferons plus rien remonter", a déclaré la procureure générale. A contrario, puisqu'elles ne sont pas supprimées, il y a bien des remontées d'informations... Toutefois, "cela fait 40 ans que je suis magistrat du ministère public et aucun Parlement n'a pris cette décision. Alors, ne me reprochez pas d'appliquer la loi de la République", a-t-elle grincé. 

Eliane Houlette a ressenti une "pression psychologique" en conduisant cette enquête, selon Catherine Champrenault.
"Ce qui était somme toute assez normal, concède-t-elle, parce que son enquête pouvait effectivement être lourde de conséquences". Et elle l'a été, au point de rejaillir sur Macron que d'aucuns considèrent sa présidence usurpée. "Mais il ne faut pas confondre la pression psychologique et des pressions illégitimes", a  insisté la maligne.

Des méthodes pour le moins troublantes déjà pratiquées par le Parquet National Financier contre les avocats de Sarkozy

Le scandale avait éclaboussé l'Elysée et, cette fois, pour calmer le jeu, Macron n'a pas pu éviter de désigner la Garde des Sceaux. Elle a donc diligenté une enquête. 

Or, devinez à qui à qui Nicole Belloubet l'a confiée! A Catherine Champrenault, procureure générale de Paris, dont les compétences sont incontestables mais, sans nul doute, inversement proportionnelles à son éthique: elle a amplement démontrées les deux lors de l’affaire Fillon en 2017. 

D’après la déposition sous serment d’Eliane Houlette, à la tête alors du PNF, la procureure générale Champrenault la harcelait quotidiennement pour qu’elle accélère la procédure.
Certains, mal intentionnés, soutiennent que le but était que Fillon soit mis en examen avant l’élection présidentielle. D’autres, bien intentionnés (car ils ont pactisé avec LREM), affirment que c'est une vue de l'esprit. Et que, si on a un peu stimulé Eliane Houlette, c’était pour qu’elle économise l’argent du contribuable en allant plus vite.  

Notre république bananière témoigne d’une arrogance sans limite. 
La garde des Sceaux Belloubet charge de l'enquête Fillon une Catherine Champrenault qui devrait faire l’objet d’une enquête dans l'affaire Sarkozy ! Mais nul n'aura besoin d'ouvrir une enquête sur les instructions de Nicole Belloubet. Du moins, tant qu'elle occupe son squat de la Place Vendôme. Trois membres du gouvernement font déjà l'objet de plaintes dans l'affaire de la gestion de la Covid-19... 

Quelques journalistes, un peu retors, ont retrouvé l'expression "la République du poisson noyé" pour qualifier cette piètre comédie. 
Ils se trompent, car les poissons savent nager. "Noyer le poisson" est certes une expression pleine de sens, mais il y en a une autre plus appropriée, "qui veut tuer son chien, l’accuse d’avoir la rage". Elle s'applique à l'élimination de Fillon.
De plus, en eaux troubles, il a abondance de genres de poissons : les soles, douces et pacifiques, les requins, agressifs et méchants, mais, parmi les juges du Syndicat de la Magistrature (SM), on n'observe pas la présence de poissons rouges: plutôt du thon rouge, chaire rouge à l'intérieur comme l'écaille rouge à l'extérieur.
 
Flotte le poisson avarié, voire pourri, aux trois noms évoqués.
Le verdict outrageusement sévère prononcé contre Fillon - deux années ferme - l'atteste. Les juges (assis) sont (peut-être) indépendants, mais attachés leur idéologie. Quant à la magistrature debout, c'est tout vu: malgré les textes et les apparences, elle est couchée. Sur le Parquet. 

mardi 30 juin 2020

Affaire Fillon : la Justice libère des détenus, mais condamne Fillon à la prison

"La prison devrait être réservée aux gens qui sont dangereux pour la société"

Les hommes politiques échappent au laxisme de la Justice... 

Il ne manque que les menottes...

L
a décision du tribunal de condamner les époux Fillon et le suppléant de l'ancien candidat à la présidentielle met les acteurs politiques "hors-la-loi". Le traitement spécial réservé à l'ancien premier ministre et à son épouse indigne les avocats de la défense à la suite de la décision du tribunal de les condamner à cinq ans de prison, dont deux ans ferme

"Les hommes politiques ne sont pas au-dessus des lois, mais ils n'ont pas moins de droits que les autres", souligne sur BFM TV, l'avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, qui a fait part de sa stupéfaction face à la sévérité du jugement du tribunal, qui a condamné l'ancien candidat LR à la présidentielle


Une colère partagée par Jean Veil, l'avocat de Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon, également condamné. "La prison devrait être réservée aux gens qui sont dangereux pour la société. Les autres, on devrait les faire travailler", a-t-il insisté sur France Info, mardi 30 juin. 

Selon l'avocat, les infractions financières devraient faire l'objet de peines adaptables. "Il conviendrait de trouver des modes de sanctions qui soient différents."

Les époux Fillon et Marc Joulaud ont tous interjeté appel. 
Le nouveau procès n'aura pas lieu avant au moins un an en raison du rallongement des délais d'audience induits par la crise du Covid-19.
Dans les prisons de France, vingt-cinq détenus sont actuellement porteur du virus mortel.

vendredi 19 octobre 2018

Affaire Fillon : les juges d'instruction ont terminé leur tri sélectif

Les juges Serge Tournaire, Aude Baresi et Stéphanie Tacheau ont-ils réussi à étayer leurs soupçons ?

Les juges chargés de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse et des enfants de François Fillon ont notifié la fin de leurs investigations

Au vu de leurs conclusions vendredi, il revient désormais au Parquet national financier (PNF) de donner son avis sur un éventuel procès de l'ex-candidat de la droite à la présidentielle en 2017 avant la décision finale des juges.

Mis en examen dans ce dossier, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a été réentendu au pôle financier du Tribunal de Grande Instance de Parisdébut septembre, après que les policiers ont remis cet été aux juges leur rapport de synthèse.

Le PNF avait ouvert une enquête après des accusations du Canard enchaîné le 25 janvier 2017, qui se sont avérées fatales pour la candidature de François Fillon. Parti favori dans la course à l'Elysée, il avait finalement été éliminé en avril, dès le premier tour, bien que présumé innocent, victime d'accusations de la presse anarcho-révolutionnaire.

Au cœur du dossier, des soupçons sans preuves d'emplois fictifs de sa femme Pénélope et de ses enfants quand ils étaient ses assistants parlementaires. Les investigations portaient aussi sur les salaires - 3.500 euros net par mois - touchés de mai 2012 à décembre 2013 par son épouse pour un emploi à la "Revue des deux mondes", 
propriété d'un homme d'affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière, que l'on voit ici avec le président Hollande.

Mis en examen le 14 mars 2017, notamment pour "détournement de fonds publics" et "complicité et recel d'abus de bien sociaux", François Fillon s'était alors borné à lire une brève déclaration devant les juges.

Résultat de recherche d'images pour "Robert Bourgi Hollande"Outre ces déboires judiciaires, la campagne du candidat avait été plombée par les accusations d'une figure des réseaux de la "Françafrique", le franco-libanais Robert Bourgi qui s'est vanté d'avoir offert deux costumes d'une valeur de 13.000 euros à l'ancien Premier ministre.

François Fillon avait été entendu pour la première fois sur le fond de l'affaire quelques mois après la présidentielle par les juges Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau.
Image associéeLe juge Tournaire (ici au côté de sa consoeur Stéphanie Tacheau)

Lors de cette audition, fin juillet 2017, François Fillon avait défendu la réalité des emplois d'assistants de sa femme à l'Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu'il était député, et de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.
Quatre personnes ont été mises en examen dans cette enquête : les époux Fillon, Marc Joulaud (ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale), et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Le tableau de chasse de Serge Tournaire est impressionnant : Vincent Bolloré, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bernard Tapie, Serge Dassault. Un juge dédié à la droite ?

Aude Buresi, qui fuit les micros et caméras, un comportement généralement attribué aux trotskistes, est la dernière juge de cette triade et elle enquête aussi sur le Front national, probablement du fait de ses sympathies pour la droite. En janvier 2016, elle avait convoqué Marine Le Pen comme témoin assisté. 

Le Penelopegate est antérieur aux lois pour la confiance dans la vie politique, adoptées en août 2017, qui désormais interdisent notamment aux parlementaires d’employer des membres de leur famille directe (conjoint, parents, enfants, beaux-parents et beaux-enfants).

La question se pose donc de savoir s'il existe des magistrats hostiles à certains politiques ?

Résultat de recherche d'images pour "penelopegate"
Les réponses varient en fonction des préférences idéologiques des témoins. Oui, selon ce magistrat qui l'a dénoncé dans une tribune. "Il y a un groupe de militants zélés qui essayent de s'approprier l'élection présidentielle", assure Me Philippe Fontana. Invité d’Yves Calvi dans "24 heures en questions" sur LCI, en mars 2017, il dénonçait un coup d’Etat institutionnel à l’encontre de François Fillon.

En revanche, pour maître William Bourdon, un avocat spécialisé dans la lutte contre la corruption, et initiateur initiateur des premières procédures engagées en France à l'encontre de certains responsables de crimes contre l'humanité, notamment serbes et rwandais. Il est également l'avocat de familles franco-chiliennes victimes du dictateur Augusto Pinochet, "mettre en cause l'impartialité des juges est une stratégie bien connue," insinuait le gauchiste.

L'avocat de Mélenchon, maître Mathieu Davy, 52 av. des Champs-Elysées, est est curieusement spécialisé en droit de la propriété intellectuelle et droit commercial, des affaires et de la concurrence. Croyez-vous que depuis le mardi 16 octobre, il partage l'avis de son camarAde William Bourdon ?

Si on écoute maintenant Alexis Corbière (LFI) qui faisait partie du lot d'Insoumis qui hurlaient lors des perquisitions qu'il n'est pas un voleur, mais qui occupait un logement social avec Raquel Garrido, avocate et LFI, on peut considérer que François Fillon est "peut-être coupable", et non pas présumé innocent...



Il faut accepter de subir une pub...

Isabelle Prévost-Desprez, 58 ans, ancien juge d'instruction au pôle financier, qui s'intéressa aux banques blanchisseuses d'argent ou aux vendeurs d'armes en Angola, est réputée adhérente au Syndicat de la Magistrature (SM) étiqueté à l'extrême gauche et donc qualifiée de "juge rouge". Or, elle est mariée à un polytechnicien, banquier d'affaires, et vit à Paris, au coeur du quartier préféré de la bourgeoisie intellectuelle, Rue Gay-Lussac...

jeudi 2 mars 2017

Qui sont les lâcheurs de Fillon et violeurs de la présomption d'innocence ?

"Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer"

Combien de ténors, combien de faussets ?

Résultat de recherche d'images pour "juppé fillon"Une quinzaine de maires - plus ou moins identifiables du grand public - de moyennes et grandes villes et d’élus locaux ont lancé ce 2 mars un appel à François Fillon pour qu'il cède sa place à un substitut non encore identifié. 
La plupart sont de nouveaux venus sur la scène politique et la plupart ne sont pas des proches au candidat désigné par 4 millions d'électeurs de la primaire à la candidature pour l'élection présidentielle dans moins de deux mois.

Il est cosigné par des proches de candidats éliminés 
Laurent Hénart (Parti radical), Arnaud Robinet (soutien de Bruno Le Maire) et Catherine Vautrin (soutien de Sarkozy), Franck Riester (soutien de Bruno Le Maire ), Jean Rottner (Nicolas Sarkozy), Gaël Perdriau (Bruno Le Maire), David Valence (Parti radical), Jean-René Etchegaray (soutien d'Alain Juppé), Valérie Debord (Sarkozy, puis Fillon), Ludovic Jolivet (Bruno Le Maire), Pascal Blanc (UDI), Karl Olive (Alain Juppé), Laurent Lafon (UDI), Brigitte Fouré (Bruno Le Maire), Virginie Duby-Muller (Sarkozy), François Werner (UDI pour Bruno Le Maire), Bernard Bonne (Alain Juppé), etc 

D'autres orchestrent la fuite des rats du navire, mais ne sont pas signataires de cet appel, car trop visibles, tels Philippe Gosselin (soutien de Mariton, puis de Juppé) ou l'amer Georges Fenech, outre les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Grand ou Gilles Boyer ...trésorier de la campagne présidentielle de Fillon, qui était décidément bien entouré.

Le conseil stratégique des Républicains avait décidé de sanctionner Georges Fenech, député sarkozyste, en lui retirant son investiture aux législatives dans le Rhône pour avoir - bien que magistrat - bafoué la présomption d'innocence de Fillon, jugeant par avance - dès le début février - que "la situation est très compromise" à droite après la diffusion par le journal anarchiste, le Canard Enchaîné, de soupçons d'emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et que "le résultat de la primaire est caduc".

Voici le texte des motifs des opposants à François Fillon

"Le fonctionnement de notre démocratie est aujourd’hui à bout de souffle. A la veille d’une échéance capitale pour notre pays, nous n’avons jamais connu une telle situation de confusion et de désordre.

Sur le fond, une majorité de nos concitoyens estime que seule une alternance pourrait sortir notre pays du marasme. Mais les conditions ne paraissent plus réunies pour que notre candidat puisse porter sereinement notre projet et nos valeurs et nous risquons de connaître, soit une prolongation des années Hollande, soit l’élection de Marine le Pen. C’est une alternative que nous ne pouvons pas laisser advenir sans réagir.

Si, hier, la primaire légitimait un homme et son programme, aujourd’hui un pacte moral a été rompu. Il ne s’agit plus de faire de la résistance mais de reconstruire notre pays. [Une chose après l'autre, pourtant ?] Les Français, que nous rencontrons quotidiennement dans nos mandats de proximité [mais qui sont un reflet fragmentaire et ponctuel], l’expriment avec fermeté [plus d'incertitude que de rigueur, en vérité]. Ils adhèrent à nos idées [dans certaines circonscriptions à leurs images de LeMairistes, centristes ou Juppéistes], mais ils ne valident plus ces pratiques d’un autre âge. Les Français exigent de la transparence et le respect de la parole donnée [les signataires ne représentent pas "les Français", mais une partie des électeurs de leurs villes, le plus souvent de moyenne importance].

La situation est exceptionnellement grave et menace d’une instabilité durable nos institutions et notre cohésion nationale. [Font-ils référence à l'état insurrectionnel dans lequel l'Etat-PS laisse la France, comme à Nantes, ou en oublient-ils l'intérêt général ?] Nous sommes des élus issus du terrain et de la proximité [comme les soutiens du candidat légitime désigné par quatre millions d'électeurs de la  primaire qui a écarté leurs favoris]. Chaque jour, nous prenons le pouls de la vie des Français et nous sommes en mesure, dans le temps qui nous sépare des échéances, d’impulser un débat de fond [qui, en France et Outre-mer, connaît Jean-René Etchegaray, Pascal Blanc ou Gaël Perdriau ?] qui puisse mettre la droite et le centre en situation de l’emporter. [Ont-ils un nom fédérateur à proposer ? Et qui n'ait pas été déjà éliminé ?]

Dans ce contexte et ce climat délétère, nous, élus de la droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de prendre ses responsabilités et de tenir sa parole face aux Français en retirant sa candidature en cas de mise en examen. C’est à cette condition que le peuple retrouvera sa pleine et entière liberté afin de choisir le projet de redressement dont la France a besoin.

Assassinat par la majorité socialo-écolo, mais lynchage par les battus de la primaire à droite

Fillon est convoqué par le juge Serge Tournaire, "capable de tout", le 15 mars. Personne ne sait jusqu'alors s'il sera mis en examen, mais les élus semblent avoir tout à craindre du pouvoir judiciaire. La vingtaine d'élus locaux - des foireux qui se donnent des airs de matamores - a-t-elle anticipé la décision de la triade de trois juges ou se charge-t-elle de la basse besogne de la majorité politico-médiatique ?

Du juge désigné contre Fillon, un avocat d'Aix-en-Provence, Luc Febbraro, dit: "Ses qualités du point de vue technique ? C'est quelqu'un de très intelligent, fin limier, travailleur, performant", confie le pénaliste, mais "il a une mentalité d'inquisiteur", lâche-t-il. Son état d'esprit : "tout faire pour que les bonshommes soient condamnés, à partir du moment où il les pense coupables". Les co-signataires de l'appel accorde-t-il une prime à un juge "capable de tout" ?
"Sincèrement, il [Tournaire] fait peur. Il débarque comme un cow-boy, après il réfléchit. J'ai eu le sentiment qu'il m'a mis dans une machine à laver avec le bouton essorage, pour voir ce qui en sortait. Pour savoir s'il n'y a rien, il déclenche la bombe atomique. Quand vous êtes irradié et qu'il constate qu'il n'y a rien, il vous relâche." (François Pupponi
à franceinfo)
Quel est leur "plan Z" ?
Leur alternative à un possible mis en examen est-elle un authentique recours ? 
Quand en 1995, l’Association des contribuables parisiens - création ad hoc d'Arnaud Montebourg - déposa contre Alain Juppé une plainte pour "prise illégale d’intérêts" dans une affaire de logement de la ville de Paris, une information judiciaire fut ouverte par le procureur de la République de Paris, mais le procureur général près la cour d'Appel de Paris, jugea que l’infraction n'était pas constituée.

Et en 1999, ses démêlés judiciaires dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris conduisent Juppé à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et au RPR : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député en septembre et Nicolas Sarkozy est désigné pour le remplacer à la direction de l'UMP. 

En 2005, des remous dans le monde universitaire québécois l'empêchent d'obtenir, pour des raisons d'éthique, un poste à l'université du Québec à Montréal (UQAM).