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jeudi 11 juin 2020

Libération: Denis Olivennes, appelé à sauver le journal

Denis Olivennes est-il vraiment l'homme providentiel de la presse?

Faute de mieux, 'Libération' lui offre sa tête 

Il a dirigé Europe 1, Canal+ ou le Nouvel Obs, mais s'en portent-ils mieux depuis ?
Passé par Air France et Numéricable, il arrive à Europe 1 où il provoque les départs de Nicolas Demorand et Marc-Olivier Fogiel, suivis de C. Hanouna et J.-P. Elkabbach, et il échoue à réveiller les audiences de la radio, malgré, ironie de l'histoire, son slogan: "Europe 1 réveille les Français"...
Olivennes fait toujours illusion: le chef d'entreprise (PDG de la Fnac, puis de Lagardère Active et du groupe CMI France (groupement des media de l'homme d'affaires milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, soit neuf titres, dont Marianne), a été nommé directeur général et cogérant du journal, en remplacement de Clément Delpirou. Il est pourtant toujours président non-exécutif le groupe CMI France, donc du magazine Marianne.
 
Nouvelle aventure pour Denis Olivennes et surtout Libération 

Olivennes abandonne donc sa proie pour l'ombre. 
Jeudi 11,
il a dû 
quitter CMI France, le groupe de media 'français' du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky (Elle et ses déclinaisons, Version Femina, Télé 7 jours, Télé 7 jeux, France dimanche et Ici Paris, ainsi que l'hebdomadaire Marianne), après un an. 

"A la suite de l'annonce de la création du FDPI (fonds de dotation pour une presse indépendante) garantissant la stabilité et l'indépendance actionnariales de Libération, le management du titre est toutefois renforcé : Denis Olivennes est nommé DG et cogérant de Libération. 

L'attribution à Olivennes de la présidence de Presse indépendante SAS justifie la création du fonds de dotation. Il aura en effet le contrôle opérationnel de cette société chargée du management de journal. Il " travaillera avec Laurent Joffrin, directeur de la rédaction, le management et les équipes de Libération pour construire ensemble l'avenir du journal autour de cinq piliers fondamentaux : la stabilité actionnariale, d'abord, l'indépendance de la rédaction, ensuite, l'excellence éditoriale (!), le développement numérique, la pérennité économique".

"Poursuivre et amplifier la dynamique actuelle" 
Denis Olivennes, 59 ans, a dirigé Numericable, Canal+, la Fnac et le groupe Nouvel Observateur, avant de présider le directoire de Lagardère Active (ancienne division du groupe Lagardère dont dépendait notamment la radio Europe 1) entre 2011 et 2018. "Je remercie Patrick Drahi (fondateur d'Altice, propriétaire de Libération, ainsi que BFM) pour sa confiance et pour l'honneur qu'il me fait. Avec les équipes de Libération, nous allons travailler ensemble à construire l'avenir du journal, dans la fidélité à son histoire et le respect scrupuleux de ses valeurs de quotidien de gauche, incomparable sur le plan culturel, libre et provocateur dans son approche, rigoureux en termes d'information", indique-t-il dans son texte consensuel.
"Les journalistes, salariés, pigistes, lecteurs, partenaires et fidèles soutiens de ce titre unique dans l'univers des médias peuvent compter sur mon engagement à leurs côtés. Nous allons poursuivre et amplifier la dynamique actuelle, en particulier sur le numérique, afin d'assurer le développement de Libération et son équilibre économique qui sont la condition de sa liberté", poursuit le nouveau dirigeant. 
Clément Delpirou, directeur de Libération depuis deux ans et demi, a décidé de quitter le groupe pour une "nouvelle aventure".

Propriétaire de Libération, Altice France avait créé la surprise en annonçant, mi-mai, son intention de se séparer du journal pour le transférer dans une société à but non lucratif, un dispositif inédit pour un quotidien en France et censé garantir l'indépendance du titre, mais qui avait suscité des doutes chez les salariés.
Olivennes ne peut pas faire pire: pourvu qu'il annonce encore des 40% de mieux...
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mercredi 6 février 2019

Lagardère Active fait remonter Macron dans un sondage

Ce sondage compte ainsi effacer trois mois d'actions du  mouvement des Gilets jaunes

La cote de popularité du chef de l'Etat aurait bondi de six points en février

Résultat de recherche d'images pour "Lagardere Active"
C'est ce qu'affirme une enquête commandée par Denis Olivennes (Lagardère Active). Macron retrouverait ainsi son niveau d'avant la crise des "gilets jaunes", Selon l'entreprise commerciale Ifop-Fiducial, répondant à une commande de Paris Match et Sud Radio, deux produits du groupe dirigé par Olivennes, qui a annoncé son départ et attend sa récompense.
Cet aventurier entrepreneurial (ci-dessous) a été haut fonctionnaire (auprès de Pierre Bérégovoy), directeur général adjoint d'Air France, président de Numéricable (groupe SFR, donc Altice et BFM), directeur général de Canal+ (version André Rousselet et ses taxis G7), président directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur (sanisettes Perdriel), puis celui d'Europe 1 (Lagardère Active), avant de devenir président de Lagardère Active. L'un de ses fils, Simon, fut président de la section du Parti socialiste de l'ENS et cofondateur du 'Printemps républicain'. Classé à l'aile gauche du Parti socialiste, et soutien de Ségolène Royal au temps de ses prétentions présidentielles (encouragées par les sondages !), il s'était rapproché de Laurent Fabius avant de traverser la rue.
Est-il en train de réussir son pari ? interroge d'ailleurs l'AFP dans une question rhétorique suggérant la réponse. C'est aussi tout l'art du sondeur ! Après avoir littéralement dégringolé dans les sondages - jusqu'à atteindre un record historique d'impopularité avoisinant celui de François Hollande à la même époque -, Lagardère Active lui fait la courte échelle pour l'aider à reprendre la main. Affaibli par l'affaire Benalla cet été, puis par les démissions successives de Nicolas Hulot et Gérard Collomb à la rentrée, et enfin par la crise des «gilets jaunes» à l'automne, le chef de l'État s'est jeté à corps perdu dans le grand débat national qu'il a lancé cet hiver.

Si l'on en croit le dernier montage sondagier  Ifop-Fiducial publiée ce mardi par Paris Match et Sud Radio, sous le titre "Macron, la remontée spectaculaire", la mobilisation du président de la République serait en train de payer, aussi incroyable que cela puisse paraître, dans un contexte marqué par les mutilations par LBD 40 aux mains de policiers, sur ordre de Castaner, les huées adressées au président en régions ou les dépenses de confort au Palais de l'Elysée, sans parler des voyages infructueux à l'étranger.
Un seul Français sur trois lui fait confiance : youpie !
Résultat de recherche d'images pour "Macron paris match"Après avoir déjà engrangé +5 points d'opinions favorables en janvier, il aurait encore capitalisé +6 points en février. Ce qui porte le total de Français satisfaits de son action à 34%, un niveau supérieur à celui qui était le sien en octobre dernier... quand le mouvement des Gilets jaunes n'avait pas encore vu le jour.

Au sortir de l'été 2017, Emmanuel Macron avait connu une forte baisse de sa cote de popularité dans plusieurs enquêtes d'opinion. A l'époque, il avait su inverser la tendance, écrit l'AFP... Le Figaro titrait : "Sondage: Emmanuel Macron regagne la confiance des Français"... Mais son décrochage de l'automne 2017 était alors sans commune mesure avec celui des dernières semaines, après 20 mois de pouvoir. 
Reste donc à savoir si ce phénomène de "yoyo" va vers une stabilisation basse ou annonce une remontée qui durera le temps du grand débat national ou vers l'effondrement du soufflet. Semblant prendre ce sondage avec des pincettes, l'AFP met en garde: Nicolas Sarkozy et François Hollande n'étaient pas parvenus à retourner l'opinion après avoir dévissé.

Contrairement à Emmanuel Macron, le premier ministre Edouard Philippe ne parvient pas à remonter au même rythme, après avoir caracolé devant son patron. Beaucoup plus exposé sur les sujets actuels de politique gouvernementale, le chef du gouvernement prend des coups, ce qui explique qu'il tente à son tour de s'impliquer dans le grand débat national et d'investir lui aussi le terrain. Il ne regagne qu'un petit point. Cela lui permet d'atteindre 34% de bonnes opinions, comme son maître, ce qui n'était pas arrivé depuis juillet dernier, avant l'affaire Benalla.
On notera que, pour l'AFP, les causes du rejet populaire pour le président lui seraient extérieures : les Gilets jaunes ou Benalla, mais jamais sa politique... 

Dans le détail, l'exécutif n'a pas de quoi pavoiser

Le "président des riches" ne convient guère qu'aux professions libérales et aux cadres sups (42%, +17 points),  la société civile, devant les cadres moyens (+4 points). 
Plus incroyable, le chef de l'Etat regagne des points auprès des plus de 65 ans : +16 points en deux mois. 
Chez les sympathisants de La République en marche, Emmanuel Macron fait toujours l'unanimité : 95%, +3 points. 
Le président séduit également chez Les Républicains avec une hausse de 12 points (47%). 

Mais le président de la République reste tout de même impopulaire auprès de 66% des Français interrogés.
L'Edouard n'a pas droit à cette improbable remontée : il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin !
Comme le rapporte Paris Match, le Premier ministre stagne à 34% soit une hausse de seulement 1 point. Les deux hommes sont pourtant aujourd'hui à égalité, dans les mêmes basses eaux.

Le réveil risque d'être difficile à l'issue du grand débat national 
Lancée le 15 janvier dernier, cette initiative du président de la République n'avait retenu l'attention que de la moitié des Français. Comme l'annonçait les dévôts du JDD dimanche, Macron envisagerait également l'organisation d'un référendum le 26 mai prochain, date également des élections européennes. Et ça non plus, ça ne fait pas l'unanimité, pas même chez les députés qui, jusqu'ici, marchaient droit.

Kantar, au secours ! 
(le beau-fils y travaille...)
En attendant, Challenges (Groupe Perdriel, avec Renault de Carlos Ghosn, alors) révéla le 10 mars 2017 que Denis Olivennes, PDG de Lagardère Active, a participé le 6 mars à une réunion - sur l’économie numérique - du comité parisien du mouvement En marche ! d’Emmanuel Macron.

Or, en mars 2017, lors de la campagne de la présidentielle française, la Société des journalistes de Challenges dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron du fait d'une publication bien plus fréquente des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran (ancien PDG - condamné avec sursis, pour diffamation - de l'hebdomadaire Marianne, aujourd'hui éditorialiste politique à Challenges et intervenant occasionnel sur ...BFMTV) que ceux des autres éditorialistes. Elle déplora en outre "les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran, auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron"...

Ici, on voit
Marion Lagardère faisant campagne comme papa...

samedi 11 juillet 2015

Tarascon: la justice s'invite dans la villa d'Inès de la Fressange

Des bâtiments sont en construction: une association demande leur démolition

Malgré un arrêté du maire (UMP-UDI) demandant l'arrêt des travaux, le chantier de cette maison de 100 m² serait toujours en cours

Faits divers - Justice - Actualités - Tarascon : la villa d'Inès de la Fressange dans le viseur de la justice
Un mannequin qui ne tire pas la gueule, c'est suspect;
mais si elle plaque un sourire commercial, ça cache quelque chose !


De son propre chef, au lieu-dit du Pas de Bouquet, Inès de la Fressange a choisi d'installer sa maison de vacances sur neuf hectares au coeur de la Montagnette, avec une vue imprenable sur les châteaux de Beaucaire et de Tarascon, sans aucun voisin à des kilomètres à la ronde.

Or, depuis trois mois, deux bâtiments sont sortis de terre, en plus de la maison principale, de la piscine de dix-huit mètres et de la résidence de la gardienne qui occupaient déjà les lieux. Il a fallu qu'un randonneur avisé passe par là mi-avril pour donner l'alerte, déclenchant polémique et poursuites judiciaires. Car l'ADER (association de défense de l'environnement rural) assure que le chantier se poursuit sans le moindre permis de construire, et au mépris de tous les textes protégeant ce site pittoresque. Elle a donc demandé au juge des référés du tribunal de Tarascon l'arrêt des travaux et la remise en état des lieux. Il rendra sa décision le 23 juillet prochain.

Le maire veut faire cesser les travaux entrepris
"Madame de La Fressange (dont l'avocat ne s'est pas présenté à l'audience et n'a pas davantage daigné répondre aux questions du journal La Provence) a acheté cette propriété en 2005, précise le conseil de l'association, Me Anne-Victoria Fargepallet. Elle a transformé un cabanon en une maison de 297 m² et une ruine se résumant à quelques pierres en une résidence de 91 m² dévolue à la gardienne." Aujourd'hui, c'est une construction en bois dix fois plus grande que le bâti existant et une autre maison de cent mètres carrés qui sont en passe d'être achevés. "Ils ont abattu des arbres et éliminé de la végétation pour bâtir ces ouvrages et aménager des restanques", s'indigne Philippe Chansigaud co-président de l'Ader.

Les lieux sont pourtant situés en zone naturelle, classés site remarquable et monument historique. Le terrain d'Inès de La Fressange est donc "absolument inconstructible", insiste Me Fargepallet devant le juge. Le maire de Tarascon, Lucien Limousin, le confirme dans un arrêté daté du 17 juin 2015, dans lequel il réclame à l'icône de la mode de faire"cesser les travaux entrepris."

Mais selon l'avocate de l'Ader, "elle n'en a cure et poursuit le chantier, en pensant que vu son nom, personne ne lui demandera de démolir. Nous sommes devant un escroc, une femme qui se pense au-dessus des lois. Ses constructions sont un véritable massacre pour le massif de la Montagnette." Elles auraient permis, selon les experts mandatés par l'Ader, de faire bondir la valeur de la propriété, qui vaudrait aujourd'hui 5 millions d'euros alors qu'elle avait été acquise 730 000 euros il y a dix ans.


Fille du marquis André de Seignard de La Fressange, 
conseiller en investissements dont la famille est originaire d'Auvergne, l'ancien mannequin, avait déjà un pied à terre à Tarascon avant cette date. Inès Marie Lætitia Églantine Isabelle (à droite) s'est mariée à Tarascon, Bouches-du-Rhône (son château, ci-dessous à gauche), à une encablure du Luberon. 
Le 19 juin 1990, l'ancien mannequin dont le grand-père fut président de la République de Colombie, y avait épousé Luigi d’Urso, un homme d'affaires et marchand d'art italien, décède à l'âge de 55 ans, avec lequel elle avait eu deux filles, Nine en 1994 et Violette en 1999.

Depuis 2009, elle vit en couple avec Denis Olivennes, (né en 1960, ci-dessous à droite),  55 ans, ancien patron de la FNAC, puis du Nouvel Obs et depuis fin 2010 d'Europe 1. 
Il est désormais président directeur général d'Europe 1 et président du directoire de Lagardère Active. Pourvu que cette proximité ne nuise pas à la grande perche  

Mme la marquise s'est-elle encanaillée ?
Au lycée Henri-IV, c’était Denis le rouge:
entre 1973 et 1976 , il a fait partie d’un groupuscule proche de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) qui déclenchait la grève chaque printemps. Quelques kilos en moins et pas manchot, il se bagarrait avec les étudiants d’extrême droite qui avaient fait leur nid à la fac d’Assas. "Tout ça était plus lié à la testostérone qu’à l’idéologie(entre 13 et 16 ans !), commente l’agitateur assagi. 
Reste son tempérament sanguin. Denis Olivennes se vante ainsi d’avoir menacé Jean-Marie Messier d’un bourre-pif lors d’un raout de Vivendi à Deauville, en 2002. Trois jours avant de démissionner de la présidence de Canal Plus France.

mardi 18 janvier 2011

Radio France en perte d'audience sur le secteur privé

Le top 5 des audiences radios

Voici le classement de Médiamétrie, publié mardi 18/01 matin

1re : RTL (13,3% des Français de 13 ans et plus écoutent cette station une fois par jour en semaine),

2e : NRJ (10,4% l'écoutent),

3e : France Inter (10,1%),

4e : Europe 1 (8,9%),

et bon dernier, France Info (8,4%).

C'est le bilan des sondages d'audience pour la période de novembre-décembre 2010 :

=> RTL, radio privée généraliste, caracole plus que jamais en tête.
La station dirigée par Christopher Baldelli gagne du terrain en douze mois (12,7% l'écoutaient alors) et pulvérise son record de 2002 (chiffre le plus lointain disponible pour une comparaison identique sur la base des auditeurs de 13 ans et plus).
=> NRJ, radio privée de divertissement, la radio de Jean-Paul Baudecroux, confirme sa deuxième place et progresse sensiblement sur un an.
=> France Inter, service public, est stable.

=> Enregistrent une baisse:
Europe 1, radio privée, d'un point: (9,9% l'écoutaient en novembre-décembre 2009) et ce sont donc prés de 500 000 auditeurs qui ont pris la poudre d’escampette,
et France Info, service public, de 0,7 point (9,1% il y a un an).

Europe 1 est victime de la vacance du pouvoir, depuis le départ d'Alexandre Bompard pour la FNAC, et de 12 jours d'absence de Marc Olivier Fogiel, mais le débat politique quotidien instauré entre Nicolas Demorand, Olivier Duhamel et Philippe Manière, qui se traduit par un flop d‘audience retentissant, y est aussi pour beaucoup: Demorand est insupportable de suffisance et d'arrogance tonitruantes, il faut le dire et espérer que Denis Olivennes, nouveau patron au jeu des chaises musicales, en tirera les conclusions.

France Inter ne souffre d'aucun effet négatif consécutif au renvoi de Stéphane Guillon...
Est-ce la conséquence de plusieurs journées de perturbations de leurs antennes lors des mouvements de grèves en solidarité avec les syndicats radicaux, bien que chaînes de Radio France, France Inter et surtout France Info marquent le pas ou régressent. Le parti-pris de France Info, radio d'opposition fortement ancrée à gauche, non plus seulement insolente mais agressive, à l'instar de Marc Fauvelle, finira-t-il par indisposer durablement ?
Lien PaSiDupes: X. Bertrand ne se laisse pas malmener
Des journalistes militants, comme entre autres les envahissantes Raphaelle Duchemin ou Catherine Pottier, les archaïques Sophie Auvigne (lien) ou Claude Meinau, et le patelin Jean Leymarie, dans des styles différents - autoritaire, pesant ou sournois - nuisent beaucoup à la crédibilité de l'information et à la sérénité de l'auditeur. Marie-Eve Malouines, chef du service politique, venait de refuser la légion d'honneur par déontologie quand, pour lancer son sujet sur la suppression de la publicité sur le service public en janvier 2009, Sophie Auvigne (déléguée parents d'élèves FCPE au lycée Lavoisier, Paris 5e et très liée à Résistance Inventerre, qui par exemple soutient Wikileaks et Julian Assange) annonça dans le journal de 13h30 : "Il faudra prendre ses précautions autrement". Lien PaSiDupes
Quant au postillonnant Nicolas Poincaré, il est inarticulé et confus. Les militants sont légion et l'information partiale: Matthieu Aron, Danièle Ohayon, Florence Leroy ou Emmanuel Davidenkoff émergent du lot.
Il suffit qu'elle plaise à étoile-rouge.fr, mais Raphaëlle Duchemin a bien failli aussi être la cause d'accidentS de la route dont les victimes ont été gratifiés à l'antenne d'un somptueux: "Il a acquéri" ! Cela suffit à démontrer que devenir journaliste exige bac+6...

Cette chaîne partage un réseau d'envoyés spéciaux permanents et de correspondants avec France Inter, France Culture et RFI, et utilise le réseau de France Bleu.
Toutes ces chaînes entrelacées se justifient d'autant moins qu'elles sont subventionnées par la redevance et heurtent les sensibilités des contribuables.

De la 6e à la 10e place du palmarès radio, pas de bouleversement, sinon l'inexorable ascension de RMC.
6e : Skyrock (7,6%), en légère hausse ;
7e : France Bleu , seule radio de service public dans cette série (7,5%), en nette augmentation ;
8e : Fun Radio (7,4%) en légère hausse.
RMC arrive au 9e rang avec un taux d'écoute de 7% (contre 6,8% il y a an). C'est sa 38e vague consécutive en hausse.
Nostalgie se contente de la 10e place (6,3%), soit une forte baisse (7,1% il y a un an).

mercredi 29 décembre 2010

Montebourg: le Super U

Supermarché: Super U MONTEBOURG vous souhaite la bienvenue
Jeux, bons de réduction, conseils ainsi que nos promotions : tous vos contenus préférés vous attendent sur le site de son magasin !
Horaires d'hiver du 'Haut Gelé'
Du lundi au samedi : 8h30-19h30 NON-STOP
Fermé le dimanche

Pour les militants: mode d'accès au Haut Gelé
Avec en prime, le sourire d' Audrey Pulvar, dentier étincelant, à la caisse ?

A l'instar du Parti socialiste (PS)
Super U (SU) est une enseigne commerciale généraliste du groupe de grande distribution Système U, constitué en coopérative de commerçants indépendants et reconnaissable au
U rouge
ornant leurs façades.

Les directeurs du 4e groupe de grande distribution français

Que reste-t-il de l'esprit 'coopérateur' ?
Au regard de ce qui va suivre, il est permis de déplorer qu'un groupe aussi puissant - qui plus est une coopérative - ne choisisse pas de s'investir pas davantage dans le petit commerce de proximité... Si une association, théoriquement à but non lucratif et dont le but n'est pas le profit, ne se consacre pas au maintien du tissu social, qui le fera ?

Le fonctionnement de Système U

En juin 2009, Yves Petitpas, président de Système U Ouest et chargé de la stratégie du groupe, avait accusé Jean-Michel Lemétayer, alors président de la FNSEA d'avoir un « comportement de voyou ».


Daniel Gournay, président de Système U Nord-Ouest et responsable de l'extension nationale de l'enseigne, s'est associé aux Coopérateurs de Normandie-Picardie pour créer l’hypermarché de Grand Quevilly qui devient le plus grand hypermarché U de France.

Ancien de Unico, Gemo et Maxicoop, ancêtres du groupe, Marc Prou (1955), est, comme Montebourg, un cumulard: ce petit-fils d'agriculteurs de la région nantaise est président de la région Sud, l'une des quatre centrales régionales de l'enseigne d'indépendants, administrateur régional du groupe pour le développement, au Conseil d'administration national pour les ressources humaines et président du centre de formation 'Force U', près de Montpellier, "un outil adapté aux magasins U et un outil de communication sur les valeurs de notre groupe" déclare-t-il.

Michel Flanc, propriétaire de l'Hyper U de Rumilly, en Haute-Savoie, et président du conseil d'administration de Système U, a passé la main à la tête à la tête de la centrale régionale d'achat Système U Est, basée à Mulhouse: une entreprise de 14.000 personnes (CA: 2,889milliards d'euros).

Et pourtant, teint hâlé, allure décontractée, Serge Papin, néo-dandy de 55 ans né à Saint- Gilles-Croix-de- Vie (Vendée), PdG de Système U (depuis 2005), est serein. Les 'Nouveaux Commerçants' vont plutôt bien dans la conjoncture actuelle. Leur chiffre d’affaires atteignait 18,5 Md€ à la fin de l’année 2009 (carburant inclus), soit une progression de 4 % pour 900 points de vente et une part de marché de 8,8 %, qui les place à la 4e place du marché, quasiment à égalité avec Auchan ! Lors du congrès de Système U dans un lieu prestigieux, Monaco, Serge Papinse défendit: « Nous n’avions pas d’arrière-pensée “bling bling”,.
Cet 'anti Michel-Édouard Leclerc' s'associa à Denis Olivennes au temps où il présidait aux dextinées de la FNAC, l''agitateur culturel'.
Il a pris la succession de Jean-Claude Jaunait (1937), épicier visionnaire, qui régna pendant 30 ans sur Système U (1971-2005) et fit de la coopérative de petits commerçants Unico un solide poids moyen de la grande distribution. Il fut un temps président du MEDEF Pays de la Loire. Surnommé 'le petit Leclerc', Serge Papin n'a pas hérité de son papa, mais Jaunait était l'ami des parents Papin...

"Les non-musulmans aussi aiment le goût de la viande halal"

C'est ce qu'assure L'Islam en France,
un soupçon prosélyte, non ?

La propagande islamique donne en effet la liste des 6 hypermarchés de la région de Montargis qui vendent des produits halal
Parmi ceux-ci, il cite Super U à Châlette

mercredi 1 décembre 2010

Denis Olivennes passe du Nouvel Observateur à Europe 1

Olivennes quitte la direction de l'hebdomadaire, où il était directeur général délégué, pour devenir PDG d'Europe 1

Il prend en charge la direction opérationnelle du nouveau pôle d'information de Lagardère, marquant ainsi une volonté de réorganisation de ce secteur, et sera directement rattaché à Arnaud Lagardère.

Denis Olivennes, 50 ans , sera directeur opérationnel de Paris Match, du Journal du Dimanche et de Newsweb, pôle internet de Lagardère, a annoncé mardi soir Lagardère. En revanche, Lagardère Active, la branche media du groupe, reste actuellement dirigée par Didier Quillot.
Lien PaSiDupes: Olivennes et Hadopi

Jeu de chaises musicales

A la tête d'Europe 1, Denis Olivennes remplacera Alexandre Bompard, lui-même partant pour la direction de la FNAC (PPR), d'où est venu Olivennes.
"Denis Olivennes va nous quitter. Je le regrette, mais je comprends son départ", a déclaré dans un communiqué Claude Perdriel, président du conseil de surveillance de l'hebdomadaire. En deux ans et demi, avec courage et talent, il a réussi à redresser les comptes de l'Observateur et à dynamiser notre hebdomadaire. Nous lui devons beaucoup et je lui en suis très reconnaissant". "Il avait préparé une relance du journal que nous allons mener à bien", a ajouté Claude Perdriel.

Le parcours de Denis Olivennes

LCR un jour, trotskiste toujours
Proche de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire, depuis maquillée en NPA), selon Henri Weber (eurodéputé PS, mais ancien membre de l'Union des étudiants communistes et du PCF et co-fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire), et neveu de Claude Olievenstein, psychanalyste et médecin spécialisé en toxicomanie, Denis Olivennes, 50 ans, est diplômé de l'IEP de Paris et ancien élève de l'ENA (promotion Michel de Montaigne). Il sera auditeur à la Cour des Comptes, puis directeur général adjoint d'Air France en 1993.
En 1992, il est le conseiller du ministre de l'économie et des finances, puis du Premier ministre, Pierre Bérégovoy.
Président de Canal+ France en juin 2000, puis patron de la FNAC en 2003, il arriva à la tête du Nouvel Observateur en 2008.

Avec Inès de la Fressange (40 ans), Denis ­Olivennes forme une famille recomposée. Il a trois fils de 12 à 19 ans et Inès de la Fressange deux filles de 10 et 15 ans. Ils font cause commune et appartement à part.

D. Olivennes avait quitté la direction de la FNAC pour prendre la tête de l'hebdomadaire socialiste en mars 2008.

Considéré comme un manager et non comme un journaliste
par la rédaction, son arrivée n'avait pas été vue d'un bon oeil. Son éditorial hebdomadaire était régulièrement décrié en interne. "Il a mené une politique de réduction des coûts et de restructuration indispensable", selon un de ses proches.

  • Il n'avait toutefois pas les coudées franches, le véritable patron étant Claude Perdriel, fondateur du groupe, avec lequel il était en désaccord, a-t-on appris auprès de la rédaction. "Il avait été présenté il y a deux ans, comme l'héritier de Claude Perdriel (...) Son départ est exceptionnel, car il était promis à un bel avenir", a commenté le président de la société des rédacteurs (SDR) Sylvain Courage, ajoutant que la rédaction voyait "partir son directeur au quotidien et aussi la solution devant incarner son avenir pour les 25 futures années".
    Lien PaSiDupes: Perdriel, le bonze qui fige le Nouvel Obs dans le bronze
  • Pour sa part, l'autre figure emblématique du journal, Jean Daniel, a déclaré que le départ de Denis Olivennes "s'était fait avec sa bénédiction"...
    "Denis Olivennes n'était pas seulement patron de la rédaction du Nouvel Obs, président du directoire de la société qui édite le Nouvel Obs mais aussi l'associé de Claude Perdriel dans la société d'assainissement SFA", a précisé Sylvain Courage.

    Pour le président de la SDR, Denis Olivennes "a été efficace sur le plan managérial, avec des départs bien gérés en 2009, qui ont permis de faire baisser la masse salariale". L'hebdomadaire compte actuellement 160 journalistes.

    Le gestionnaire devient manager

    Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires du groupe Lagardère (presse, audiovisuel, livre, distribution, publicité, multimédia, sport) s'est établi à 5,8 milliards d'euros, sans changement sur celui de l'année précédente. Il a notamment progressé de 5,1% dans la presse magazine et la radio et de 5,5% dans la distribution.

    En arrivant à Europe 1, Denis Olivennes va trouver une radio aux audiences stables, aux recettes publicitaires en hausse. Il devra poursuivre les chantiers de la diversifications des recettes et celui du numérique, mis en route par son prédécesseur Alexandre Bompard.
  • mercredi 14 juillet 2010

    Affaire Bettencourt: Montebourg mordille le pouvoir au mollet

    Le député PS confirme sa collusion avec Mediapart
    Conflit d'intérêts politico-financier avec la presse ?

    Le député PS Montebourg a fait don d'un entretien à Mediapart jusqu'ici en difficultés financières

    Non content d'orchestrer un complot, l'élu socialiste apporte son soutien financier indirect au site internet payant Mediapart qui bat de l'aile. L'entretien n'est en effet accessible que contre espèces sonnantes et trébuchantes...

    Quand il ne fait pas don de sa parole à Mediapart, c'est à Terra Nova, comme le 15 juin dernier.
    Or, suite à l'échec de la gauche à la présidentielle de 2007, ce cercle de réflexion progressiste rassemble des personnalités engagées telles que Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie, avec Eva Joly – cf. lien PaSiDupes), Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, les sociologues Michel Wieviorka et Dominique Méda, l'économiste Daniel Cohen qui appartenaient à l'équipe de campagne de Désirdavenir Royal, Jean Peyrelevade (ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, PS) qui a soutenu François Bayrou au 1er tour de la dernière présidentielle, ou des patrons de presse comme Matthieu Pigasse (Le Monde) ou Denis Olivennes (Nouvel Observateur) dont on ne peut dire qu'ils sont tenus par la droite...
    Enfin, le président de Terra Nova, Olivier Ferrand, fut conseiller technique pour les affaires européennes du Premier ministre Lionel Jospin.

    Le site du trotskiste Edwy Plenel sait reconnaître les siens
    Il écrit ce jour: «Tandis que Ségolène Royal se déchaîne sur TF1 et qu'Arnaud Montebourg presse de passer à l'attaque, Solférino et le groupe parlementaire préfèrent poser des questions, sans certitude d'obtenir des réponses. »
    Il peut en revanche compter sur Europe Ecologie, moins circonspect et délicat sur la vulgarité et le respect de l'honneur des hommes.

    Le virulent Montebourg n'a que des amis de grande classe
    C'est ainsi qu'à titre d'exemple il co-fonda le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) en 2003, avec Vincent Peillon-la-honte (lire PaSiDupes) et Benoît Hamon (lire PaSiDupes), pour le quitter dès 2005, d'ailleurs.
    Or, si le PS l'avait chargé de marquer Eric Besson à la culotte, ce fut Cambadélis qui l'insulta. (lire PaSiDupes) tandis que Hamon déclarait que DSK « fait chier » Lire PaSiDupes
    Une belle brochette d'énergumènes !

    Quel est le cadeau de Montebourg à Plenel ?

    Pour le 14 juillet le député PS a déclaré: "Il me paraît inévitable, puisque le pouvoir bloque toutes les enquêtes indépendantes ["révélation" ou sentiment personnel sans plus de preuves ?), que le PS, en désespoir de cause, doive lui-même saisir la justice", déclare le député porfendeur de la (Ve) République.
    "Dans la mesure où il semble [!] évident [évidence ou apparence, il faut savoir], malgré que le financement de l'UMP s'est accompagné [et sans subjonctif...]d'infractions pénales, il est parfaitement fondé [sur des apparences...] à s'en plaindre devant toutes les juridictions compétentes, et qui ne sont pas dépendantes du gouvernement", ajoute l'insinuateur sans preuve: ne reconnaît-on pas, à défaut du style, des similitudes de méthode avec Mediapart: des insinuations ou "révélations", semble-t-il, "parfaitement fondées" sur du plausible !...
    Il a le sentiment que "les contre-pouvoirs sont aujourd'hui paralysés" "d'abord parce qu'on [ON ? l'accusation n'est pas très courageuse et, semble-t-il, susceptible de poursuites en justice] protège Eric Woerth (ministre du Travail, qui va abandonner ses fonctions de trésorier de l'UMP), de peur peut-être qu'il ne dévoile ses secrets".

    Si cela avait été le cas, F. Fillon aurait pu procéder à la manière de François Mitterrand qui avait tendance à mettre à l'abri les suspects en les nommant à des postes qui les protégeaient un temps, dans le secret espoir de les placer hors de portée : cf. Roland Dumas

    Esbroufe ?

    "Puisqu'il faut le sauver à tout prix [déduction qui met en cause la compétence de l'avocat qui fait fi du droit, d'autant que la présomption d'innocence n'est pas même en cause, faute d'accusation], le pouvoir a, selon lui, décidé d'empêcher la création de toute forme d'enquête parlementaire relevant pourtant de la responsabilité et du contrôle politique que le Parlement doit constitutionnellement exercer sur le gouvernement", accuse M. Montebourg, tentant de noyer le poisson.

    Or, à la vérité, plutôt que de diluer les responsabilités, Montebourg et ses amis (s'il en a) peuvent "parfaitement" agir plutôt que de baver sur le gouvernement: la création d'une commission d'enquête est en effet initiée par le dépôt, par un ou plusieurs parlementaires, d'une proposition de résolution.

    Et d'instiller son venin dans l'opinion
    "Il commence à se constituer sous nos yeux la preuve publique d'échange de services de complaisance, entre un ministre chef d'une administration fiscale et les fortunes qui financent l'UMP", accuse-t-il. Eric Woerth était ministre du Budget jusqu'en mars 2010.
    Pour le populiste Montebourg, le PS "a la responsabilité de ne pas laisser se poursuivre de tels agissements" alors que "la justice est impitoyable avec le citoyen ordinaire" et "ne pardonne rien à l'homme de la rue". La justice pardonne-t-elle aux hommes politiques et aux journalistes auteurs de dénonciations calomnieuses avec moins de pitié ?
    "Il ne s'agit pas de braver la loi, mais de la faire respecter. Comme pour tout un chacun [un acteur politique d'opposition est-il du nombre ?] Si les socialistes ne font pas vivre au quotidien l'esprit de justice, qui le fera?", s'interroge-t-il. Pour cela, ils ont, il est vrai, Julien Dray ou Roland Dumas...

    Nono Montebourg - qui n'est pas porte-parole du PS - n'engage que lui-même en libérant sa haine personnelle.
    Coupeur de tête,
    geste évocateur et regard d'acier

    Après Chirac, Montebourg s'attaque à son successeur

    Montebourg a toujours tenté de se hausser en se faisant une spécialité des attaques au premier personnage de l'Etat

    Donc, St-Just-Montebourg est coutumier de l'accusation publique.
    Il proposa en 2001 une résolution du Parlement tendant au renvoi de Jacques Chirac, Président de la République, devant la commission d'instruction de la Haute Cour de Justice.
    Il réclama en outre la "révocation" de Frédéric Mitterrand (Lire PaSiDupes) et la démission de Rachida Dati (lire PaSiDupes)

    Le "mauvais génie du PS"
    (Lire Laurent Pinsolle)
    A Lionel Jospin, le premier ministre d'alors, il "sembla évident" que Montebourg délirait déjà. La commission ne fut pas constituée, "malgré que" Montebourg "est" "peut-être" "parfaitement" vertueux.

    samedi 15 mai 2010

    Concentration de la presse: Le Nouvel Obs et Pierre Bergé convoitent Monde

    Le grand soir de l'indépendance du quotidien de gauche

    Sauf transfusion, mort prochaine du journal sous perfusion ?

    Le journal Le Monde se porte mal

    Le groupe Le Nouvel Observateur est à nouveau en discussion avec Le Monde pour reprendre l'ensemble du groupe fortement endetté, mais d'autres investisseurs ont des vues sur le quotidien fondé à la sortie de la guerre par Hubert-Beuve Mery.

    Le Nouvel Observateur
    Le groupe de presse fondé et présidé par Claude Perdriel est actuellement actionnaire à hauteur de 1,75% du Monde SA, la société qui coiffe l'ensemble du groupe Le Monde. Le Monde SA détient de son côté 6% du Nouvel Observateur. Les deux groupes avaient tenté l'an dernier de déboucler ces participations croisées mais avaient finalement renoncé. Lire PaSiDupes sur la passation (partielle)de pouvoir entre Perdriel et Denis Olivennes, venu de la FNAC

    Dans un bref communiqué, le Nouvel Obs est le premier à déclarer ouvertement son intérêt pour le quotidien du soir: "Devant les problèmes de financement qui se posent aujourd'hui, Le Nouvel Observateur ne peut rester indifférent et souhaite contribuer à une solution qui préserve cette indépendance". "Le Nouvel Observateur est actionnaire et administrateur du groupe Le Monde depuis le 19 juin 2002 afin de contribuer à défendre l'existence et l'indépendance de ce groupe", a encore dit le groupe de Claude Perdriel. PLUS sur leurs ententes, dans PaSiDupes
    "Vu les difficultés que traverse Le Monde, notamment la question de sa recapitalisation, Le Nouvel Obs propose ainsi une reprise qui assure la poursuite de l'indépendance du quotidien", a précisé une porte-parole du Nouvel Observateur. Plus sur l'éthique professionnelle du Nouvel Obs, dans PaSiDupes
    ENTENDRE Denis Olivennes, le directeur général délégué et directeur de la publication de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur: prochainement

    Le Monde confirme des pourparlers privilégiés
    "Nous avons eu des discussions ces derniers jours avec Claude Perdriel qui avait manifesté son intérêt, ces discussions se poursuivront dans les prochains jours", a dit le président du directoire du Monde, Eric Fottorino.
    La direction du Monde souligne également que cette offre n'est pas la seule à l'étude, mais se refuse à commenter qualitativement les différentes propositions.
    Le Monde SA a comme principaux actionnaires Lagardère (17,27%), l'Espagnol Prisa 15,01% et l'Italien Stampa Europe (2,90%). La majorité est détenue par Le Monde Partenaires et Associés qui regroupe notamment les actionnaires internes du quotidien, dont les cadres et les journalistes.

    Le parrain de Désirdavenir Royal se porte acquéreur

    Le socialiste multi-milliardaire de luxe Pierre Ber(ci-contre) s'est allié au banquier Matthieu Pigasse (patron de Lazard France et propriétaire du magazine Les Inrockuptibles) pour se faire remettre la dépouille du journal. Ils proposent une entrée au capital du Monde, révèle Le Figaro.fr qui souligne que les deux hommes auraient créé une "structure ad-hoc" pour ce faire.

    Lire aussi PaSiDupes sur les liens de Sa Cynique Majesté Royal avec Matthieu Pigasse

    => Plus sur Les Inrocks et Pigasse
    En février 2004, l'hebdomadaire culturel généraliste, qui agite volontiers le monde de la culture, publia un manifeste (« Appel contre la guerre à l'intelligence », sous-titré « Face à la politique du gouvernement Raffarin, enseignants, magistrats, chercheurs, artistes, avocats, psychanalystes étudiants etc, se mobilisent ». La pétition est signée par plusieurs milliers de personnes et le journal publie ensuite de nombreux témoignages de personnalités et d'anonymes.

    C'est l'ancien directeur-adjoint du cabinet de Laurent Fabius, Matthieu Pigasse (ci-dessus) qui, en 2005, vendit Libération à Édouard de Rothschild, actionnaire de la maison concurrente de Lazard.

    Des outsiders déclarés ou non
    Il manque au moins un groupe de presse parmi ceux qui se repassent la patate chaude. Le Monde ira-t-il à Olivennes ou à Pierre Bergé, semble interroger l'enseigne ci-contre.

    Le groupe de communication espagnol Prisa a souvent été évoqué comme étant prêt à monter au capital du Monde, mais est plombé par un endettement de près de deux milliards d'euros qui l'empêcherait d'agir seul.

    Le Monde, endetté à la grecque, bien avant la crise

    Le Monde s'est fixé dernièrement pour objectif de finaliser le projet de recapitalisation du groupe dans les prochaines semaines pour le soumettre au vote des actionnaires d'ici fin juin.
    Le groupe Le Monde est fortement endetté avec, en 2009, une perte nette (part du groupe) de 25,2 millions d'euros. Sa dette est estimée à 125 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 297 millions.
    A-delà des difficultés du quotidien, c'est le groupe entier qui se porte mal, malgré quelques pépites, tel Courrier International. Parmi elles, Télérama-La Vie détient 66% du Monde interactif au coté de Lagardère.

    L'urgence d'une recapitalisation du Monde est également motivée par la
    nécessité pour le groupe d'un remboursement d'emprunt (25 millions d'euros) qui à l'époque avait été gagé sur Télérama. N'est-ce pas pourtant un de ces journaux d'opposition qui critiquent notre déficit public ?

    Evidemment, en multipliant les journées de blocage d'imprimeries et donc des ventes, les Ouvriers du Livre CGT - lire PaSiDupes - (Syndicat général du livre et de la communication écrite – SGLCE-CGT - syndicat des ouvriers des imprimeries et de la distribution de la presse, n'ont pas appuyé sur la tête du groupe Le Monde ni cassé l'outil de travail...

    Sur les méthodes du syndicat unique du secteur
    ,
    lire PaSiDupes

    samedi 16 janvier 2010

    Vrai-faux SMS: Airy Routier fait valoir son droit à la retraite

    Une perte pour la presse vertueuse

    Une carrière respectable

    Qu'est-ce qu'une « figure du Nouvel Observateur » ?

    « Airy Routier, 64 ans, prend - officiellement - sa retraite. Ce journaliste d'investigation, devenu une figure du Nouvel Observateur, est surtout connu pour être à l'origine d'une information diffusée en février 2008, sur le site Internet de l'hebdomadaire. »

    Et c'est quoi une « information », selon Le Monde ?

    -> Cette 'information' « prêtait à Nicolas Sarkozy l'envoi d'un SMS à son ancienne épouse, Cécilia, dans lequel il aurait écrit : "Si tu reviens, j'annule tout. » La langue du journal Le Monde n'est pas aussi chargée qu'on le pense, car écrire que le vrai-faux SMS était "prêté" à Nicolas Sarkozy ne manque pas de légèreté.

    -> Pareillement, le titre du Monde est fort plaisant: "Airy Routier quitte le "Nouvel Observateur"... Faut-il croire que c'est avec les honneurs ? Nous y reviendrons plus bas et apprendrons ce qu'il faut en penser.

    La liberté de la presse de tromper le lecteur

    Le chef de l'Etat avait, dans un premier temps, déposé plainte contre le site Internet du Nouvel Observateur, avant de la retirer, ouvrant ainsi la voie à un classement du dossier.
    Le vieux Routier de la presse vertueuse, entendu par les policiers comme témoin, avait indiqué avoir écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables". Ce grand journaliste de l'illustre Nouvel Obs admettait ainsi implicitement qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé.
    Pourquoi se priver, puisque la loi sur la liberté de la presse permet à un journaliste de garder secrète l'origine de ses sources, qu'il soit honnête ou pas.

    -> Le Journal Officiel du 5 janvier 2010 a publié la Loi n° 2010-1 du 4 janvier 2010 relative à la protection du secret des sources des journalistes

    -> Et dans la foulée, le 15 janvier 2010, le Monde publiait la nouvelle du départ à la retraite, d'Airy Routier, l'âme en paix.

    Un journaliste incontrôlable peut faire carrière

    Airy Routier est un journaliste dont peut sans doute s'honorer l'école supérieure de journalisme de Lille; mais il faut bien dire qu'il arracha son diplôme comme un pavé, en mai 68.

    C'est en outre une chose d'être un journaliste insolent ou impertinent, puisque c'est même un devoir, mais s'en est une autre d'être un escroc.

    Airy Routier avait un titre de rédacteur en chef, mais fonctionnait dysfonctionnait en effet à sa guise en "électron libre" dans la rédaction. Le directeur de l'hebdomadaire, Denis Olivennes, parle d'un départ négocié : "Je ne retiens pas les personnes qui veulent partir en retraite dans la situation actuelle de la presse", déclare-t-il au Monde. Ainsi, Routier comptait-il s'incruster. Mais, à 64 ans, un manoeuvre ne négocie pas son départ.

    Depuis un an, une vingtaine de personnes ont quitté Le Nouvel Observateur, soit près de 10 % de l'effectif. "Il s'agit de départs sans annonce, ni pots d'adieu, mais avec de confortables indemnités", un parachute doré pour bons et loyaux services à la presse vertueuse. Un journaliste de l'hebdomadaire évoque un "nettoyage au silencieux".

    Le « kärcher » silencieux, ça ne fait pas polémique...