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vendredi 28 février 2014

Par erreur, une détenue libérée dans les Vosges

Au "mur des cons", ils sont au premier rang !

Un fax a suffi
Une mère aimante, mais détenue à Epinal (Vosges) pour avoir simplement livré sa fille à un pédophile, a été remise en liberté jeudi, a-t-on appris de source proche du dossier. Un fax de onvocation était arrivé à un numéro erroné...
Ils appellent ça une erreur de procédure judiciaire.
Son avocat a obtenu la nullité de l'ordonnance de prolongation de sa détention provisoire parce qu'il n'avait donc pas été convoqué à un débat contradictoire devant un juge des libertés et de la détention à Metz, révèle le Républicain Lorrain ce vendredi.

Cette remise en liberté est toutefois provisoire car elle ne remet pas en cause l'affaire au pénal.
"Il y a une erreur de procédure, je me devais de la soulever. Mais ma cliente répondra de ses actes, cette nullité n'a pas été soulevée pour lui permettre d'échapper à la justice", s'est justifié son avocat, Me François-Xavier Koehl.

La "maman" remise en liberté est soupçonnée d'avoir fait subir à sa fille de graves sévices sexuels avec un homme d'une trentaine d'années, que la mère avait rencontré sur internet quelques mois avant les faits, survenus en août 2012 à Talange (Moselle).
Grièvement blessée, la fillette âgée de 5 ans à l'époque avait dû être opérée d'urgence le lendemain de son viol et de ses tortures, et ses blessures avaient interpellé le corps médical.
Placée en garde à vue, la mère avait fini par avouer et avait été placée en détention provisoire. En revanche le pédophile présumé, également interpellé peu après les faits et incarcéré à la maison d'arrêt de Metz, nie toujours les faits.

Le père de la fillette, chez qui l'enfant traumatisée vit désormais et qui est partie civile dans ce dossier, "a été vraiment choqué d'apprendre la remise en liberté de la maman, eu égard à la gravité des faits qui lui sont reprochés" et il craignait "qu'elle n'ait pas à répondre devant la justice de ces faits", a déclaré son avocat, Me Rémi Stephan.

Cette remise en liberté "ne préjuge en rien de la décision de la Cour d'Assises, parce qu'il y aura bien un procès" et qu'il y a des "éléments majeurs" à charge, a ajouté Me Stephan.

Contrairement à l'affaire du fax de Bobigny, ce "n'est pas un problème de moyens mais une erreur. Cela pose la question de la loi qui prévoit que la notification se fait ainsi (...).  
Même source, même date,
même parti-pris politique
Un homme soupçonné de meurtre vient aussi d'être remis en liberté en raison d'un manque ...d'encre dans un télécopieur

Le premier Parquet de France, celui de Bobigny (Seine-Saint-Denis) s'est ainsi illustré il y a seulement trois semaines par cet empêchement à la la transmission d'un document dans les délais légaux.
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a "diligenté" une inspection générale des services judiciaires après l'affaire du fax de Bobigny. Une commission des technologies du XXe siècle  s'impose à la justice du XXIe...
Le Monde, force d'obstruction partisane,
au détriment des citoyens 
La question se pose de la qualification de la juge aux affaires familiales qui a confié la malheureuse enfant martyrisée à cette mère très spéciale, mais jugée toujours mieux appropriée qu'un homme, fût-il le père.

jeudi 1 septembre 2011

La gauche conteste à la RATP le devoir de transporter des passagers

Parce que les passagers sont des expulsés, la police n'aurait pas droit au service public


L'utilisation d'un tramway de la RATP par la police pour évacuer des Rom crée une polémique insensée.


La RATP a prêté un tramway à la police pour expulser des Rom

France-Info fait toute une affaire de la mise à disposition de la police d'un des tramways de la RATP pour évacuer les Rom d'un campement illégal à Bobigny en Seine-Saint-Denis.
L'histoire a débuté mercredi matin avec une décision de justice en faveur de l'évacuation de quelque 150 Bulgares et Roumains.
La RATP, via son service de presse, a demandé aux personnes déplacées d'utiliser un tramway par groupe de dix. Mais plusieurs dizaines d'entre elles se sont présentées à l'heure de pointe à la gare de tramway avec des bagages volumineux, des bicyclettes, ou des caddies, selon la préfecture et la RATP.

La préfecture de Seine-Saint-Denis s'est exprimée ce jeudi

Dirigée par Christian Lambert, elle assure n'avoir « jamais réquisitionné de tramway, ni elle, ni la police ». « Ce n'est pas la préfecture qui a demandé une rame supplémentaire, mais la RATP qui a décidé de mettre en place cette rame », explique-t-elle.

Une mesure judiciaire d'urgence

Le service de presse de la RATP informe que « Vers 08H30, l'encadrement local de la ligne T1 du tramway s'est rendu sur place et a constaté que l'évacuation des Rom semblait se dérouler avec difficulté et gêner les voyageurs dans les rames. Afin de minimiser les troubles et les retards sur la ligne, le personnel de la RATP sur place et les forces de l'ordre sont convenues de l'intérêt d'utiliser un train qui se trouvait disponible pour acheminer les personnes évacuées ». Apparemment, la décision aurait été prise communément par la régie de transports et les policiers.

L'opposition s'indigne par voie de communiqués

En tête de rame, le PS estime évidemment que « la réquisition d'un tramway de la RATP par les forces de police pour évacuer un campement de Rom a réveillé de tristes souvenirs ».
Le conseiller général Gilles Garnier (PCF), dans une lettre au préfet et au PDG de la RATP, évoque aussi la déportation de Juifs vers les camps d'extermination durant l'Occupation.

Jean-Luc Benhamias, vice-président du MoDem, s'élève contre « politique de stigmatisation qui conduit à des pratiques inacceptables ». « Plus d'un an après le discours de Grenoble, rien n'a changé : le gouvernement continue sa politique d'expulsion systématique des Rom, de manière volontairement provocatrice », ajoute-t-il.

La volubile patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot, a exprimé jeudi sa "profonde révolte"

Sud-RATP n'a pas encore ajouté son couplet.

La décision émane pourtant de la justice...

jeudi 23 décembre 2010

Armes, drogue et explosifs saisis en Seine-Saint-Denis

L'économie parallèle du 9.3 ne connaît pas la crise
Vaste coup de filet en Seine-Saint-Denis

Deux opérations de police ont permis une importante saisie d'armes, de drogues et d'explosifs dans le 9.3 mercredi 23 et jeudi 24 décembre au matin.

Les policiers ont découvert 17 kilos de cannabis, des armes et des explosifs et de fortes sommes d'argent en liquide.

Les policiers de l’office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) ont découvert, jeudi matin, une kalachnikov (fusil d'assaut), 500 grammes d’explosif et deux détonateurs dans une cave abandonnée de la cité de l’Etoile à Bobigny. Sous les fenêtres du terrible tribunal répressif...

A Saint-Ouen, une équipe de la direction territoriale de la sécurité publique (DTSP) a saisi 12 kilos de résine de cannabis et 5 kilos de marijuana. Plus de 80.000 euros ont également été retrouvés sur place. Enfin, les enquêteurs sont tombés sur plusieurs armes dont deux pistolets automatiques, un revolver 357 magnum, une carabine 22 long Rifle, un pistolet d'alarme et un gilet pare-balles.
Le taser est dépassé


Quatre personnes interpellées
« Ces deux opérations engagées conjointement (...) ont permis de démanteler un réseau de trafiquants de drogue », a précise Christian Lambert, le préfet du département. Il devrait se rendre au commissarait de Saint-Ouen pour féliciter les fonctionnaires.

N'est-ce pas un coup trop rude porté au petit commerce qui a déjà tant de difficultés à payer ses charges sociales, alors qu'une politique vertueuse de prévention relancerait l'économie souterraine des quartiers défavorisés, abandonnés par le pouvoir oppresseur de droite ?
Un peu d'humanité, que diable !

Magistrate du TGI de Bobigny agressée

Agression de juge à la sortie du tribunal de ...Bobigny !

Trop de laxisme tue le laxisme...
En poste au Tribunal de Grande Instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), une magistrate a été victime d'une "violente agression", selon la presse, le vendredi 17 décembre 2010, à la sortie du palais de justice. Car certaines agressions sont respectueuses et délicates...

Vers 18 h 30, deux jeunes hommes dans la force de l'âge, le visage bravement dissimulé sous des capuches - qu'il ne faut surtout pas interdire - , se sont jetés sur cette femme seule - sans doute impure - avant de la précipiter au sol.

Dans l'action, les deux agresseurs - assurément motivés par la faim - se sont emparés de son sac à main - car il est bien connu que les fonctionnaires sont grassement payés - , avant de prendre rapidement la fuite.

La magistrate a été rapidement secourue.
Mais, ses papiers d'identité, une carte bancaire et sa carte professionnelle, elle s'est faite dérober un passe donnant accès au tribunal.

Détail de l'histoire

La victime est une magistrate du Parquet de Bobigny : des réprésailles ?


Le premier magistrat de la ville de Saint-Ouen (9.3) est Jacqueline Rouillon-Dambreville (PCF), poil ras à gauche.
En mars dernier, elle s'exclamait: "Il faut remettre de l'ordre dans la ville, on ne peut pas laisser des zones de non-droit s'installer sur notre territoire", deux jours après la mort de deux jeunes hommes dans la cité Arago.

La maire de Bobigy est Catherine Peyge (PCF)
, poil ras, à gauche également.
C'est de surcroît une ancienne professeure d'histoire-géographie. D'ailleurs le panégérique de sa vie qu'elle a rédigé pour Wikipedia assure que "sous la direction de Catherine Peyge, la municipalité a pris une initiative-phare concernant la jeunesse : le Contrat de réussite solidaire." La maire et la municipalité ont-ils mis autant de moyens financiers ou matériels au service des projets portés par ces jeunes qu'ils en mettent à leur propagande ? Les faits divers autorisent à en douter.

Mais la faute en revient en tout cas au ministre de la Justice !

On dit que l'amère Royal demande pardon pour ces jeunes "en grande détresse" poussés au désespoir par un pouvoir et que Benoît Hamon réclame la démission de Michel Mercier...

Les syndicats de magistrats sont occupés ailleurs.

samedi 18 décembre 2010

Les tribunaux jugent politique et politiciens

République des juges contre république des urnes



Faut-il rétablir
la peine de mort
pour les ministres ?



La judiciarisation de la politique est en marche

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a été condamné le 17 décembre à 1 euro de dommages et intérêts
par le tribunal de Grande Instance de Paris pour atteinte à la présomption d’innocence de l’ex-conseiller de Michèle Alliot-Marie à la Chancellerie, David Sénat.
Son avocat, Me Philippe Blanchetier, a annoncé à la presse son intention de faire appel.

Le ministre de l’Intérieur a rappelé que l’appel de ce jugement le rendait innocent aux yeux de la loi
, comme pour sa première condamnation pour injure raciale. "Il ne s’agit pas de condamnations définitives", a souligné sur Europe 1 le ministre de l’Intérieur, par conséquent réputé "innocent jusqu’à ce stade".
Lien PaSiDupes: collusion magistrats-PS contre la majorité

Au ministre, l'opposition refuse la présomption d'innocence !
Pas une minute à perdre.

  • Le Point parle de 'violation' de la présomption d'innocence
    A l'inverse et paradoxalement, dans l'affaire de l'affreuse tuerie de la jeune femme de 22 ans, Anne-Lorraine Schmidt, un autre récidiviste, Thierry Deve-Oglou, 46 ans, déjà condamné pour le viol d'une femme en 1995, Sylvie Auvigne, femme et militante de surcroît, de sa voix ânonnante sur France Info, ne relève, dans ce cas, qu'une 'agression sexuelle' indéterminée.

  • Avant que la Cour d'Appel n'ait à se prononcer, le PS et son porte-parole Benoît Hamon, se sont aussitôt jetés sur les micros pour 'stigmatiser' le ministre.
    Hier vendredi, sur Europe 1, Hamon, bien qu'élu de nulle part (sauf au scrutin de liste), a réclamé la démission de Brice Hortefeux. "Auparavant, il y avait un jurisprudcence qui voulait qu'un ministre mis en examen démissionne, a commenté Benoît Hamon. Aujourd'hui, on peut être ministre de l'Intérieur et être deux fois condamné, et être inamovible à ce gouvernement." Et auparavant, la présomption d'innocence était applicable à la droite comme à la gauche ...

  • Avec l'extrémiste socialiste, l'extrême gauche veut la démission du ministre.
    Agoravox publie un délire d'Imhotep. Jugez plutôt:
    "Dans une démocratie normale [comme la Cote d'Ivoire de Gbagbo?], un ministre, qui plus est de l'intérieur [pas de majuscule?], n'aurait pas pu rester, non pas même à la condamnation, mais au prononcé de son fameux, quand "il y en a un ça va, mais c'est quand il y en a plusieurs" [il serait judicieux de rappeler le contexte et de qui il est question]… A ce seul prononcé public et non volé, malgré les tentatives umpesques pour le faire croire, il aurai [on peut ajouter un 't'] dû quitter le gouvernement. A sa condamnation [on n'est pas au courant], à la seconde [pas une minute à perdre?] [,] il aurait dû quitter le gouvernement. Au lieu de cela [,] il a continué son travail de bouffon du roi, le rôle du père fouettard sans résultats mais avec un gros bâton et une grande gueule. A la sortie de la circulaire dite des Roms, pour non respect de la loi, il aurait dû démissionner, faisant en plus de la France [,] un pays au ban des nations, montré du doigt par [pour ?] ce qu'il y a de pire, son injustice stigmatisante."
  • Dès vendredi, le Parti communiste français (PCF) a également jugé "totalement incompréhensible" le maintien de Brice Hortefeux comme ministre après sa condamnation.
  • En revanche, Dominique Paillé dénonce un procès d'intention contre Brice Hortefeux (lien PaSiDupes)

    La séparation des pouvoirs devient un archaïsme

    Le grain de sel des juges
    La condamnation de policiers à Bobigny avait déjà déclenché une polémique il y a une semaine.
    L'Union Syndicale des Magistrats (USM, qui se dit apolitique) et le Syndicat National des Officiers de Police (SNOP, affilié à l'UNSA et qui a présenté en 2010 des listes communes avec le Syndicat général de la police-FO) entendent maintenant "mettre fin aux critiques et polémiques permanentes entre acteurs d'une même chaîne pénale, et retrouver la sérénité indispensable à la sécurité et à la justice", ont-ils expliqué dans un merveilleux communiqué commun, après avoir créé le malaise. Le SM (Syndicat de la magistrature, ancré à gauche) et Alliance-Police ou Synergie-officiers sont exclus de cette mascarade politico-médiatique.

    Les ministres de tutelle, comme c'est l'usage, avaient tout naturellement soutenu leurs fonctionnaires respectifs, mais la presse et l'opposition avaient pourtant stigmatisé le ministre de l'Intérieur, à des fins politiciennes.

    Un mois plus tard, la gauche et les journalistes militants ont relancé une polémique à propos de David Sénat, l'auteur présumé de fuites au profit du journal Le Monde, concernant l'affaire Woerth-Bettencourt. Brice Hortefeux avait en effet adressé un reproche à cet ex-conseiller au ministère de la Justice: « Il alimentait un journaliste sur des enquêtes qui étaient en cours d'instruction » en lui transmettant des « documents confidentiels ». Ce qu'on appelle 'révélations' dans la presse dite d'investigation... « Ca tombe sous le coup du non-respect du secret professionnel », a déclaré Brice Hortefeux sans d'ailleurs nommer David Senat, depuis muté en Guyane. Le nouveau ministre de l'Intérieur avait simplement commis l'imprudence de parler à l'indicatif, plutôt qu'au conditionnel, alors que le présomption d'innoncence était de rigueur. David Sénat avait assigné le ministre en référé le 19 novembre, lui reprochant ses propos tenus le 17 octobre, lors de l'émission «Le Grand Jury» (RTL-LCI-Le Figaro). Interrogé sur les conditions dans lesquelles le conseiller avait été identifié par les services du contre-espionnage comme source possible du Monde, le ministre avait répondu qu' « un haut fonctionnaire, magistrat, membre de cabinet ministériel, ayant donc accès à des documents précisément confidentiels, alimentait, selon ces sources, vérifiées, un journaliste sur des enquêtes ». Le fuiteur présumé réclama 10.000 euros de dommages et intérêts et la publication d'un communiqué.
    Le vendredi 17 décembre, le TGI de Paris lui accorda l'euro symbolique de dommages et intérêts pour atteinte à la présomption d'innocence.


    Ainsi, de polémique en polémique, plongeant le gouvernement dans les méandres de la justice, les juges prennent-ils le pouvoir avec la complicité du PS privé au Parlement de majorité démocratique.

    Montebourg récidive
    Ce n'est pas Sud Ouest qui titrerait ainsi
    "Pour la seconde fois en moins de six mois, le ministre de l'Intérieur est condamné en justice. Cette fois-ci, pour atteinte à la présomption d'innocence." C'est ce qu'écrit le journal régional, diffusé dans huit départements du sud-ouest de la France (Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Charente et Charente-Maritime).
    Or, ne cherchez pas; ce traitement est réservé au ministre de l'Intérieur, mais en revanche épargné à Nono Montebourg...
    Pourtant, si la magistrate Eva Joly ne s'est encore faite aligner qu'une seule fois par un collègue, le socialiste en est aussi à sa deuxième mise en examen.
  • samedi 11 décembre 2010

    Collusion magistrats-PS contre les policiers

    Laxisme pour les délinquants, sévérité contre la police

    Rappel des faits

    La scène se passe à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 9 septembre 2010. Un policier avait été blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Ses collègues et lui avaient alors accusé le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient. Ce dernier fut placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police. Les sept policiers poursuivis pour avoir porté de fausses accusations contre un homme ont été jugés coupables de "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures" et condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme, vendredi 10 décembre à Bobigny.

    Le juge de Bobigny a lourdement condamné sept policiers
    La faute est reconnue de part et d'autre et la condamnation de sept policiers, vendredi, n'est pas contestée, quoi que laisse croire la presse. Ce sont en effet les peines de prison ferme qui sont en cause. Elles ont provoqué l'indignation des fonctionnaires de l'Etat et environ 200 policiers, dont certains en uniforme, ont donc déclenché une manifestation devant le tribunal de Bobigny (9.3) pour montrer leur colère. Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, et le ministre de l'intérieur, n'ont d'ailleurs pas condamné cette expression de leur ras le bol. Outre qu'il est d'usage que le ministre de tutelle manifeste sa solidarité et son soutien à ses hommes, Brice Hortefeux a souligné le caractère "disproportionné" de cette décision de justice.

    La polémique politicienne
    Les socialistes s'accordent avec les magistrats pour fustiger le soutien du ministre en faveur des fonctionnaires de police, mais ils approuvent en revanche le ministre de la justice, Michel Mercier, lorsqu'il prend la défense des magistrats en affirmant que toute accusation de laxisme à leur encontre n'était pas fondée.

    Les ministres de la justice et de l'Intérieur accomplissent leur devoir
    Le ministre de la Justice apporte son soutien aux magistrats, comme celui de l'Intérieur aux policiers.
    "Je ne laisserai jamais dire que les magistrats sont laxistes. C'est totalement faux. Ils effectuent leur travail avec sérieux et responsabilité. Je serai toujours là pour défendre les magistrats qui ont toute ma considération", a déclaré Michel Mercier au Parisien.

    Interrogé sur le cas précis du tribunal de Bobigny qui a condamné les policiers à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures", M. Mercier reconnaît qu'en Seine-Saint-Denis (9.3) il "est sûrement plus difficile d'y travailler qu'ailleurs".
    "A Bobigny, la justice a fonctionné, la procédure suit son cours", poursuit le ministre, refusant également de la commenter. "Des faits, que tous les prévenus ne contestent pas d'ailleurs, ont été commis, explique le garde des sceaux. Le Parquet a requis des peines avec sursis. Le tribunal a jugé différemment et le Parquet a fait appel. Il appartient désormais à la cour d'appel de se prononcer. C'est ainsi que la justice fonctionne".

    Le partage des responsabilités, selon Michel Mercier
    "La Seine-Saint-Denis est un département où les policiers comme les juges travaillent dans des conditions très spécifiques. C'est pourquoi ils [les uns, les policiers, comme les autres, les magistrats] doivent être encore plus irréprochables qu'ailleurs", estime-t-il.

    Le tribunal de Bobigny est-il un tribunal politique ?

    Le tribunal de Bobigny est coutumier de la contestation


    En Seine-Saint-Denis, le tribunal de Bobigny est le théâtre de tensions régulières entre magistrats et policiers. Les syndicats policiers, à l'instar de Synergie-Officiers, dénonce un tribunal "connu pour receler les pires idéologues de la culture de l'excuse quand il s'agit de remettre dehors à tour de bras les trafiquants de stupéfiants, braqueurs, auteurs de tentatives d'homicide".

    Le tribunal de Bobigny sait parfois être sévère

    Réputé laxiste, ce tribunal confirme son engagement politique.
    Vendredi, trois des prévenus ont écopé de lourdes peines: trois d'entre eux ont été condamnés à douze mois de prison ferme, un à neuf mois, un autre à sept et deux à six.
    Des peines qui vont bien au-delà des réquisitions du substitut du procureur qui avait réclamé des peines assorties de sursis : trois mois contre trois policiers et six mois contre les quatre autres.
    Dans son jugement, plutôt que les difficultés spécifiques du maintien de l'ordre dans le 9.3, le tribunal a préféré mettre en avant "la gravité des faits". Il a tenté de se justifier en distinguant des autres policiers ceux qui étaient poursuivis pour violences aggravées. La victime avait reçu des coups après son interpellation et cinq jours d'incapacité totale de travail lui avaient été prescrits. Le tribunal a expliqué qu'il avait également jugé "selon le degré de participation aux faux en écritures publiques" et selon "l'attitude devant l'IGS [Inspection générale des services, la police des polices] et devant le tribunal".

    Agés de 23 à 32 ans, les jeunes policiers ont accueilli la décision dans l'abattement, certains ne cachant pas leurs yeux rouges. Le juge a signé la fin de carrière dans la police pour au moins cinq d'entre eux : les fonctionnaires ont l'obligation d'avoir un casier judiciaire vierge, or le tribunal a demandé l'inscription de la peine au casier pour ces policiers.

    Le parti-pris anti-flic du PS

    Le PS, activement d'accord pour casser du flic

    La gauche continue son agitation polémique sur les déclarations du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, soutenant les sept fonctionnaires de police condamnés à de la prison ferme. Elle accuse le ministre de mettre - implicitement - en cause les magistrats.

    Les syndicats de magistrats d'opposition s'en étaient immédiatement pris au gouvernement dans sa globalité, critiquant vivement l'appui de Brice Hortefeux aux policiers et mais tout aussi bien le silence du ministre de tutelle des magistrats. Tout en refusant de commenter les déclarations de son collègue, Michel Mercier avait souligné "simplement que [Brice Hortefeux] n'est pas ministre de la justice mais qu'il est chargé des policiers" et donc dans son rôle de soutien moral, le ministre de la Justice a expliqué à la presse: "Je ne vais pas jeter d'huile sur le feu et alimenter la polémique en commentant les déclarations des uns et des autres".
    Pas même ceux du PS.

    La gauche conteste au ministre le droit de désapprouver le jugement

    Mme Lebranchu réclame des têtes
    Au nom du Parti socialiste, la députée et ancienne Garde des Sceaux, Marylise Lebranchu, a condamné "avec fermeté" la manifestation. " Le ministre de l'Intérieur doit prendre des sanctions immédiates contre ceux qui viennent de mettre en cause publiquement la justice alors qu'ils sont dépositaires de l'autorité publique", estime-t-elle dans un communiqué.

    Des policiers maltraités
    "On a appelé les collègues du département à venir devant le tribunal. L'objectif est de montrer au président du tribunal qu'on n'est pas d'accord", a expliqué Sébastien Bailly, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance. " On est scandalisés par le jugement. Pour nous c'est une atteinte au métier de policier", a fustigé S. Bailly. Son syndicat s'est déclaré " en colère, atterré et écœuré " par ce jugement, affirmant relayer la "colère de la base".

    Le ministre de l'Intérieur soutient le moral des troupes
    Le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, "a jugé dans la soirée que « ce jugement, dans la mesure où il condamne chacun des sept fonctionnaires à une peine de prison ferme, peut légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné",. "Notre société ne doit pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu'il faut mettre hors d'état de nuire ».

    Le préfet de la Seine-Saint-Denis a expliqué
    Tout en admettant que " la faute commise est indéniable ", il s'est pour autant déclaré " très étonné de la décision du tribunal ".
    Il a en même temps demandé aux policiers d'arrêter leur manifestation. "On leur a dit qu'on comprenait leur émoi, mais que la police devait rester digne dans son comportement et son image, et qu'il fallait savoir raison garder", a-t-il expliqué.

    Le PS a donc tout naturellement choisi le camp de l'interprétation de la loi démocratique et de la contestation contre celui de l'ordre républicain et de la paix sociale.

    samedi 26 juin 2010

    Insulte à Sarkozy: 35 heures de travaux d'intérêt général

    La justice est-elle un jeu politique ?

    Les circonstances

    Le président de la République, Nicolas Sarkozy, rendait mercredi soir la visite qu'il avait promise à la Seine-Saint-Denis. L'opposition démocratique lui en avait lancé le défi, acceptant – avec certains de ses élus – que le 9.3 soit une zone de non-droit. Ce département souffre particulièrement de la délinquance à laquelle le Conseil régional oppose une politique de prévention aux effets que chacun peut apprécier dans l'insécurité au quotidien.

    Pendant près de trois heures, le président a néanmoins sillonné le département
    à partir de 21 heures.
    Il s'est notamment rendu à la Cité des 4.000 à La Courneuve, qu'il avait promis de "nettoyer au kärcher" en juin 2005, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, après la mort d'un enfant, Sidi Ahmed, tué par une balle perdue.
    Il était accompagné dans ces quartiers sensibles du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, du préfet de police Michel Gaudin, du directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert.

    La vulgarité qui n'interpelle pas Titine Aubry

    Le procureur avait réclamé une peine de 210 heures de TIG et sa privation des droits civils et civiques. En s'adressant au Président de la République, seul responsable politique démocratiquement élu au suffrage universel, Mohamed Bridji avait lancé, selon les propos rapportés à l'audience et que le jeune adulte de 21 ans a reconnus:
    "Va te faire enculer, connard, ici t'es chez moi", du Didier Porte dans le texte. Tels sont les mots injurieux du jeune Dionysien poursuivi pour outrage envers le chef de l'Etat et rébellion. Le président qui n'a d'abord pas bien entendu lui a demandé de répéter. Ce qu'il a fait.
    Avant l'audience, son avocate avait déclaré que, son client, n'avait fait que "donner son opinion sur la vie politique à Nicolas Sarkozy.

    Le premier secrétaire du PS, Mme Aubry-Brochen n'est encore pas au courant et ne condamne donc pas la vulgarité du Mohamed Bridji, son porte-parole a la tête ailleurs et Désirdavenir Royal ne demande pas pardon pour le malotru. Les insultes peuvent continuer de plus belle dans la « république du respect » et désormais du "bien-être" voulue par Titine Aubry !

    La juge rend la justice socialiste ?

    Martine Aubry nous a condamnés à la semaine de 35h et le juge de Bobigny aussi.
    Vendredi, la juge de la 17e chambre du tribunal le tribunal de grande instance de Bobigny a fixé le tarif de l'insulte à la fonction suprême à 35 heures de travaux d'intérêt général (TIG).
    L'humour de la juge prend-il sa source à France Inter chez les Porte-Guillon ou Rue de Solférino ?

    L'interpellation

    Mohamed Brigji peut opposer de la résistance, mais la police doit faire dans la dentelle.

    Version des accusés

    S'en était suivi une interpellation qualifiée de "musclée" par la présidente du tribunal Sophie Parmantier.
    Mohamed Brigji avait été interpellé à la gare de Saint-Denis où il y avait eu une interpellation musclée". "Il n'y avait pas lieu à menottage, à plaquer au sol la personne", a estimé l'avocate, ajoutant que son client "a la tête défigurée, un oedème au niveau du visage, le nez amoché, des pansements" et "ne va pas du tout bien".
    Elle a confirmé que son casier judiciaire était « vierge », comme un casier peut l'être en 2010. Comme Désirdavenir Royal "Il est droit dans ses bottes par rapport à ses déclarations", dans lesquelles " il a exprimé son opinion vis-à-vis du président", a ajouté, admirative, l'avocate, qui a des citations édifiantes, et qui préciseque la plainte émanait des policiers.

    Version des plaignants
    Les trois fonctionnaires de police présents à l'audience, qui s'étaient constitués partie civile, affirment ne pas s'être écartés de la procédure qui prévoit, dans ces circonstances, de mettre l'individu à l'écart "en moins de 30 secondes".
    Mohamed Bridji réfute la version policière. " Il ment. C'est un mytho(mane)", hurle-t-il au récit d'une des parties civiles. "Pour avoir ça, c'est qu'il y a eu un truc", dit-il, en montrant ses ecchymoses. Asthmatique, il affirme que la suffocation a brouillé sa mémoire.
    La procureure, Anaïs Leborgne, retient la provocation de l'insulte et en souligne "la vulgarité inadmissible". Elle requiert notamment 210 heures de TIG et la suspension du droit de vote.

    « Société du care »: la vulgarité pour plus de bien-être à la socialiste

    Dans la société socialiste la recherche du bien-être passe par l'extériorisation des tensions: il convient de se soulager sur l'autre et l'insulte serait un exutoire privilégié.

    Peut-on s'adresser au juge en ces termes ?

    Le condamné est victime de l'exemple d'humour véhiculé par le service public. A France Inter, Stéphane Guillon et Didier Porte ont été des mois durant les formateurs de la Seine-Saint-Denis. Il ont appris le respect sur France Inter. Mais à la différence de leurs modèles, les « d'jeuns » un peu justes du 9.3 doivent répondre devant le tribunal de leurs grossièretés.

    Un casier judiciaire vierge n'a pas de sens

    La presse fait valoir que le jeune homme n'a pas de casier judiciaire.
    Son avocate confirme, mais précise néanmoins qu' "il y a eu quelques signalements"... Voilà donc à quoi mène le laxisme de la justice et de Radio France

    mercredi 5 septembre 2007

    Les rebelles du Paris-Bamako sont blanchis

    Une énorme intox incitant à la défiance citoyenne
    Des non-dits inquiétants sur l’état de la justice et de la presse
    Dans l'affaire des passagers rebelles du vol Paris-Bamako, la magistrate du tribunal correctionnel de … Bobigny a finalement décidé mardi matin de relaxer Marie-François Durupt et Youssouf Soumounou (un autre passager, Malien), qui avaient incité à la rébellion face à l'expulsion de deux sans-papier maliens -en situation irrégulière- à bord d'un vol d'Air France, le 28 avril dernier, au point que leur intervention, ‘énergique’, avait conduit la police à renoncer à cette reconduite à la frontière.
    "Je recommencerai", a lancé Marie-Françoise Durupt à l'énoncé de ce jugement. Cette passagère qui défie la loi est soutenue par le Réseau Education sans frontières (RESF). Elle est passée en jugement le 3 juillet, pour avoir incité « directement MM. Ibbrahima Diakité et Samba Fofona, deux clandestins Maliens reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ». Que sont devenus l’ordre public et l’autorité publique ?
    L'avocat de l'inculpée, Maître Herrero, avait politisé les débats à l’audienceen demandant à la justice de se prononcer non pas sur les faits de rébellion, mais sur la liberté d’expression. Opprimés dans leur pays, les Maliens seraient opprimés en France et leur protectrice aussi. Celle-ci avait rappelé que le devoir de résistance à l’oppression est inscrit dans la constitution et demandé aux juges de prendre une décision d’une haute portée symbolique en reconnaissant aux citoyens le droit de parler et d’exprimer pacifiquement leur désaccord en démocratie.
    Autrement dit, des militants s’opposent à la volonté du peuple et de leurs représentants au Parlement, mais aussi au Conseil Constitutionnel qui n’a pas jugé de l’anti-constitutionnalité de la loi que les activistes radicaux contestent, comme le reste.
    Sans suivre explicitement la défense sur ce terrain, le Tribunal a prononcé ce matin, 5 septembre, une décision de relaxe, estimant en substance que les propos reprochés « ont bien participé à l’échec de la mesure d’expulsion », mais qu’ils étaient d’abord « l’expression d’une vive émotion et d’une grande réprobation » et n’avaient pas pour but « d’appeler les passagers à s’opposer de façon violente ». L’autre passager a lui aussi été relaxé. On croit rêver, à moins que ce ne soit le juge…
    La propagande trotskiste affirme que sa militante n’est ni une personnalité, ni une activiste, et assure qu’elle n’est qu’une citoyenne comme beaucoup d’autres : une manière de suggérer que n’importe quelle ménagère peut meubler sa retraite en s’opposant à la loi et aux expulsions.
    Cette décision de justice est une défaite pour la démocratie : elle encouragera les Français non seulement à la défiance citoyenne, voire à la révolte passive, mais plutôt à la rébellion active vis-à-vis des forces de l’ordre. Ainsi, d’une part les élus et la police sont réduits à néant et d’autre part, la volonté de la majorité des Français est bafouée dès lors qu’une poignée de révolutionnaires s’oppose à l’application de la loi démocratiquement votée. Des groupuscules décident pour le plus grand nombre si le droit d’asile ou celui de vivre en famille s’applique et à qui, au mépris de l’équilibre sociaux économique de ce pays. Ils méprisent la population française en situation régulière.
    Les révolutionnaires (communistes, trotskistes, anarchistes,…) tentent de déstabiliser le pays au nom d’une solidarité qui s’applique à des clandestins qui veulent s’infiltrer dans votre communauté, contre notre volonté et, on le voit, par la force. Avec la complicité de citoyens comme de ressortissants français d’origine étrangère, ils cherchent à développer le mouvement illégal de soutien dans les écoles ou dans les quartiers. Et une certaine justice œuvre solidairement.
    Le Réseau Education Sans Frontières continuera donc à s’y employer ! Il sera dans les semaines qui viennent aux côtés de tous ceux qui ont été poursuivis pour leur action solidaire, qu’il s’agisse des héros de la révolution, Florimond Guimard à Marseille, de Khadîdja à Bobigny, de François Auguste à Lyon, ou encore, au delà de nos frontières, de ces 7 marins emprisonnés à Agrigente pour avoir sauvé d’une mort certaine 44 migrants perdus en Méditerranée… Cet activisme se poursuit à l’échelle internationale.
    Des témoins au-dessus de tout soupçon ?
    Passons sur le fait que Le Monde présente le co-accusé Malien de la 'solide' sexagénaire à "la mise modeste, en chemisier bleu ciel comme ses yeux" (Le Monde !) comme « un patron d'une société d'import-export jusque-là sans histoire » Mme Durupt est décrite comme une innocente ‘grand-mère de cinq petits-enfants’ qui n'aurait « pas l'allure d'une guerrière, ni d'un Spartacus en jupon, pas même d'une remuante ‘Mamie Nova’ », puisqu’elle est ‘passionnée de jardinage’ ! Originaire de Saint-Nazaire elle est pourtant salariée de l'association … Léo-Lagrange, ce qui n’est pas anodin… L’objectivité du Monde est bien connue! D’ailleurs, si la vieille dame indignée prétend n'avoir "jamais manifesté dans la rue ni signé une pétition en faveur des sans-papiers", la révoltée tranquille de Saint-Nazaire avoue néanmoins qu’il lui est arrivé, "à titre personnel", d'aider des étrangers à régulariser leur situation. On apprend enfin que la dame qui déclare : "Je ne suis pas une délinquante, tout citoyen a le droit de dire ce qu'il pense de l'action de la police quand elle emploie des méthodes inhumaines", est… médiatrice de quartiers. Elle n’est donc pas engagée. La messe est dite.
    Croyez-vous qu’il n’y ait pas lieu de prendre certains témoignages avec des pincettes ?
    Une autre passagère, encore d’origine Malienne, qui a voyagé le 28 avril de Paris à Bamako sur un autre vol Air-France, était jugée le 3 juillet pour des faits identiques avec Kadidja, une militante APEIS mise en examen pour être également intervenue en novembre dernier dans les mêmes conditions sur un vol identique. On constate qu’il se trouve toujours des militants parmi les voyageurs… Car l’APEIS (Association Pour l'Emploi, l'Information et la Solidarité des chômeurs et des précaires) fait partie des membres fondateurs de l’organisation altermondialiste… ATTAC (en 1998) et participa aux Marches européennes contre le chômage. Pourquoi pas, mais que la presse ne nous présente pas les situations de manière tronquée.

    Le premier témoin, Laurent Cantet, est un réalisateur français né 1961 à … Melle (Deux-Sèvres) : ce n’est pas de chance, mais ça ne s’invente pas ! Il se fait bientôt remarquer grâce à une paire de courts métrages dans lesquels apparaissent déjà ses thèmes fétiches, les relations familiales et la lutte des classes, dans par exemple 'Tous à la manif' (Prix Jean-Vigo 1995). Examinant, les rapports sociaux dans une usine et une relation père/fils, le film joint la force du documentaire à celle du mélodrame. De là à penser que ce militant était en mission sur le Paris-Bamako... La question du travail est encore au coeur d’un deuxième long métrage. Avec son troisième film, il "met en regard la misère sociale des uns et la misère sexuelle des autres", nouvelle manière pour lui d'articuler l'intime et …le politique.
    Ce cinéaste, Laurent Cantet, était à bord d’un autre vol Paris-Bamako, celui du samedi 26 mai. Le climat passionnel plus que compassionnel, explique la subjectivité des réactions et récits des uns et des autres, dont cet artiste. Cantet affirmait avec l’objectivité que lui confère son engagement politique, que les réactions de protestations étaient unanimes chez les passagers proches du siège de Salif Kamaté, le Malien qui devait être expulsé, lequel est assisté depuis par un représentant de … Médecin du Monde. « Je n’avais jamais vu de faits aussi violents dans ma vie, raconte-t-il. Le pire, ce fut quand nous nous sommes rendu compte, lors de l’évanouissement, que la police commençait à être débordée. D’autant que des passagers disaient :"Il est mort, il est mort." J’ai été écoeuré par cette réaction policière qui a tenté de justifier ses actes en expliquant qu’ils avaient affaire à un multirécidiviste. Il n’y a aucune situation qui puisse justifier ces méthodes. » A part la violence des activistes que la presse appelle ‘aggressivité’?
    Sujette à caution aussi, selon le second témoin, l’assistant de …Laurent Cantet, serait l’attitude du commandant de bord (il faut en conclure qu'il n'adhère pas à ALTER...): « Il s’est tourné vers nous, vers les passagers, pour nous appeler au calme, alors que les violences étaient dans notre dos et qu’elles venaient de la police », soutient Michel Dubois, passager justement le plus proche de Salif, qu'il épaulait probablement, débarqué et placé en garde à vue. Laurent Cantet s’interroge sur la revendication de certains des syndicats d’Air France, compagnie nationale, et de RESF pour que la compagnie cesse de se faire la complice du ministre de l’Intérieur. En attendant, effectivement, d'autres syndicats demandent que soit respectée la sécurité des passagers que perturbent les révoltés. Conjointement, RESF réclame qu’Air France prenne ses responsabilités, en appelant à l’insubordination des personnels navigant, militants du syndicat extrémiste Alter, que PaSiDupes a déjà présenté (voir libellé).
    Les inculpés se trouvaient-ils dans l’avion par hasard, ou à point nommé ? RESF paie-t-il le prix des billets de certains passagers ? Question innocente… puisque les coups ne sont pas montés : nous avons à faire à des novices de la rébellion, mais que soutient la LCR !