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dimanche 7 décembre 2014

Manifestation de chômeurs et précaires aux Etats généraux du PS

60 chercheurs d'emploi interpellés

Soixante participants à une manifestation contre la précarité et le chômage ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte de l'assemblée

Des militants ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte où se tenaient les Etats généraux du Parti socialiste près de la Porte de la Villette, dans le nord-est de la capitale, samedi à Paris.

Les manifestants entendaient intervenir devant les cadres socialistes en lisant un texte critiquant la politique du gouvernement, affirme dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d'Ile-de-France. 

"Décidé à rester muré dans ses certitudes, à n'entendre aucune contestation, le parti socialiste a reçu les 300 manifestants présents avec des crachats et à coups de poings, de pieds, de gaz lacrymogène, de matraques télescopiques et de... taser", selon la CIP.


La Coordination a fait état de l'interpellation de "plus de 60 personnes", dont 53 ont été conduites au commissariat.

Les manifestants interpellés ont été remis en liberté dans les heures qui ont suivi

Les nervis du PS ont tapé dur: "le service d'ordre a fait son boulot" !
Le Parti socialiste a déclaré que des manifestants avaient "essayé d'envahir la salle. Le service d'ordre du parti a fait son boulot pour qu'ils ne rentrent pas".

On n'était pas à Sirvens, mais...
"Ils étaient plutôt remontés et pas forcément pacifistes dans leur manière d'aborder les choses, et, après, les policiers ont pris le relais et les ont fait sortir de l'enceinte du site", a minimisé l'entourage de Kosta, alias Jean-Christophe Cambadélis. 

Quelque 8.000 manifestants selon les organisateurs, 850 selon la police, avaient défilé auparavant de la Place Stalingrad, dans le Xe arrondissement, à la place de Clichy (XVIIIe), dans le nord de Paris contre le chômage et la précarité, à l'appel de plusieurs organisations: Agir ensemble contre le chômage (AC), Apeis (Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires, membre fondateur d'ATTAC), CGT Chômeurs, Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France (CIP-IDH), CGT Spectacle...

"Hollande, l'autre pays du chômage"

Autre cible du mécontentement, le gouvernement. "Hollande, l'autre pays du chômage", pouvait-on lire sur la banderole en début de cortège.

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), qui défilait, "cette manifestation prend une importance d'autant plus grande au vu du contexte actuel, alors que des milliards d'euros sont reversés dans les caisses patronales". "Cette manifestation est aussi une riposte à l'action du MEDEF toute la semaine passée", a-t-il déclaré.


"La loi Macron va participer de la dégradation des conditions des travailleurs du dimanche et du soir, et cette manifestation est l'occasion de dénoncer aussi cela", a affirmé Jérôme Gleizes, conseiller de Paris et membre du Groupe écologiste (EELV) de Paris.

"Actuellement, j'ai deux contrats et j'arrive à 20h par semaine et 500 euros de salaire par mois: ce n'est pas vivable", déplore Fred, travailleur dans l'animation. "On parle d'abrogation des 35 heures mais beaucoup aimeraient bien pouvoir travailler au moins ce nombre d'heures-là", ajoute-t-il.

Tensions à Toulouse depuis la mort de Rémi Fraisse

D'autres manifestations ont eu lieu en province. 
A Marseille, quelque 150 personnes se sont rassemblées sous la pluie dans le centre-ville, devant l'antenne locale du Medef. 
Ils étaient 300 à Bordeaux.

Minute de silence, à l'occasion de la marche
contre chômage, à la mémoire de l'activiste 
écologiste mort sur le site de Sivens 
(Toulouse, 6/12/2014)
A Toulouse, où le contexte est tendu depuis la mort de Rémi Fraisse, entre 300 et 400 personnes ont défilé. Elles ont dû renoncer à parcourir les rues les plus centrales de la ville dont tous les accès étaient interdits par d'importantes forces de police.

La ville en étant à son sixième samedi consécutif de manifestations, parfois violentes, depuis la mort du militant écologiste tué par l'explosion d'une grenade sur le site du projet de barrage de Sivens, la police a canalisé le cortège vers une zone plus périphérique.

vendredi 15 mars 2013

Sapin trouve les associations de chômeurs sur son chemin


Le PS a développé les associations de chômeurs: elles se dressent contre le gouvernement

Les représentants d'AC !, MNCP, Apeis, CGT chômeurs et SNC ont fait part de leur colère 
Militants MNCP devant les grilles du Luxembourg,
le 09 mars-2011 à Paris
Reçus ce vendredi par le ministre du Travail, Michel Sapin, ils venaient avec sept revendications. 

=>L'une d'entre elles exige un moratoire sur les sommes induement versées par Pôle emploi  (2,5% à 3% des allocations). L'ancienne ANPE réclame en effet le remboursement de 300 millions d'euros de trop perçus aux chômeurs qui ont reçu des versements par erreur, sans se plaindre... Certains doivent rembourser jusqu'à 10 000 euros.
Une autre concerne l'arrêt des radiations ou encore la création d'un fonds social pour les chômeurs. Ces représentants avaient été invités après le suicide d'un chômeur tracassé par Pôle emploi, qui s'était immolé par le feu devant une agence Pôle emploi.

Mesure d'urgence et endettement: 2.000 CDI chez Pôle emploi

Le ministère affirme, par communiqué, que le "gouvernement a  pleinement conscience des difficultés économiques et sociales que traverse la France et de leurs conséquences pour les personnes les plus fragiles". Il a étayé cette affirmation d'un rappel de " l'ensemble des mesures de justice sociale et d'urgence adoptées dès juillet 2012." Parmi elles, on compte le recrutement de 2.000 CDI d'ici la fin 2012 pour Pôle emploi (45 400 salariés), à commencer par 1400, des redéploiements, à dire vrai.

Le compte n'y est pas, selon les associations
"Il y a une grande déception de notre part", affirme Jacques-Henri Vandaele, président du Mouvement national des chômeurs et précaire (MNCP,1986), forte de 40 associations. Ce dernier regrette que "Michel Sapin soit parti au bout d'une heure", laissant la discussion se poursuivre avec le directeur de Pôle emploi, Jean Bassères.

Les associations "ne comptent pas en rester là"

Au-delà même des revendications "d'urgence",
ces associations expriment leurs doutes quant aux projets du gouvernement pour réduire le chômage, en hausse depuis 21 mois, et qui touche 10,2% de la population. "Personne n'y croit ,mais le gouvernement continue de maintenir que la courbe du chômage va s'inverser d'ici la fin de l'année", pointe à cet égard le président de MNCP, qui ajoute à propos du ministre : "On le voit toujours coincé sur la question de la dette". 
Le collectif d'associations prévoit des actions de protestation dans les prochaines semaines.

mardi 27 mars 2012

François Mitterrand avait sa table réservée au ...Fouquet's

Nicolas Sarkozy, héritier de François Mitterrand ?

Envahi par des chômeurs (retraités!) et des syndicalistes, le 7 mars 2012, le Fouquet's serait le "symbole" des "absurdités de son client le plus célèbre", affirment MNPC (Mouvement national des chômeurs et précaires = CGT chômeurs ), l'Apeis (Association pour l'Emploi, l'information et la solidarité = ATTAC) et AC (Agir ensemble contre le chômage = Union syndicale Solidaires, de la FSU et du courant gauche de la CFDT), dans un communiqué commun ignorant les activités du président Mitterrand.
Une action "symbolique" de l'absurdité des attaques faites au président-candidat !

Le PS et ses réseaux ne se sentent même pas ridicules ?

La table 83 au Fouquet's était celle réservée - à l'année - au dernier Président socialiste

Fustigé par l'opposition, Nicolas Sarkozy n'y est allé qu'une fois
, le soir de sa victoire en 2007, tandis que la presse inféodée auto-censura l'information: le socialiste François Mitterrand y avait ses habitudes quand il était à l'Elysée (cf. Le Monde 17/02/2012).

Aucun journaliste -même impertinent- n'en n'a jamais pipé mot
, et personne ne s'en est donc jamais scandalisé.
Alors que l'épisode du Fouquet's revient sans cesse sur le devant de la scène, Nadine Morano contre-attaque en rafraîchissant les mémoires. " C'est très hypocrite que de reparler du Fouquet's en permanence ", a souligné l'invitée de l'émission politique de la Radio de la communauté juive (RCJ), la ministre de l'Apprentissage dimanche 26 février 2012. Sans faire le buzz... Ce qui est parfaitement incompréhensible, si on songe que les honorables journalistes sont tous dévoués au pouvoir, mais vous n'êtes pas obligés, désormais, de croire l'opposition !

" Nicolas Sarkozy y a passé deux heures et on en a parlé pendant cinq ans ", a t-elle fait valoir, avant de rappeller que l'ancien président socialiste François Mitterrand y avait sa table " réservée à l'année ". " S'il fallait analyser le nombre de restaurants dans lesquels François Hollande va quelquefois, qui sont bien plus chers que le Fouquet's, on aurait, aujourd'hui, de quoi épater les Français ", a poursuivi Nadine Morano.
D'ailleurs, y avait-il matière à scandale, dans l'un et l'autre cas ?
Le vertueux PS a eu le cynisme d'entretenir le mythe du "président des riches, à propos d'un établissement une étoile !

François Mitterrand a toujours eu l'art de cultiver le secret, mais avec la complicité des media dévoués, qui n'avaient rien révélé de Mazarine, sa fille adultérine cachée.
Le président-monarque était certes ennemi de la transparence, qui, si elle s'était appliquée à l'époque, lui aurait certainement compliqué l'existence, et sans doute perturbé gravement sa vie politique.
Les libertés que la presse de gauche prend aujourd'hui avec sa déontologie professionnelle mettent en cause son honorabilité. Ce qui la regarde.

Mais sa fiabilité et la manipulation de l'opinion, ça NOUS concerne.

Combien de vertueux commentateurs ne sont-ils que des valets du PS et du SNJ ?
" C'est exaspérant d'avoir fait des procès indignes pendant cinq ans à Nicolas Sarkozy parce que ceux qui voulaient vraiment analyser son mandat auraient dû le faire sur son action ", a conclu Nadine Morano.

lundi 10 décembre 2007

François Auguste: la justice est vaincue

Communiqué de presse François Auguste
LIRE avant tout un rappel des faits dans PaSiDupes.

François Auguste, vice-président communiste du conseil régional de Rhône-Alpes, était cité à comparaître, le 7 mai, devant le tribunal correctionnel de Lyon, pour s'être opposé aux côtés de militants du réseau ESF au rapatriement de la famille Raba.



Communiqué du mardi 27 novembre 2007 par François Auguste
Le Tribunal se prononcera le 14 janvier en délibéré sur la réquisition de Madame la procureure d’une amende de 450 euros . De toute évidence, à ce stade–là, avec une demande de sanction aussi symbolique, le Tribunal peut prononcer la relaxe. C’est la mobilisation citoyenne régionale et nationale, le double de manifestants à Lyon par rapport au 7 mai, et la qualité de la défense, qui a permis d’obtenir ce résultat , qui revêt une grande importance pour la suite des procès, notamment celui de Kadidja le 12 décembre, et le délibéré de Florimont [Guimard] le 21 décembre, et pour la poursuite de l’action contre les expulsions arbitraires des sans-papiers.
Les deux combats sont étroitement liés : le gouvernement voulait faire des exemples et intimider l’opinion, les citoyens : c’est raté.
Les victoires judiciaires sont utiles pour rassurer les citoyens, les encourager à intervenir, à exprimer leur désaccord avec cette politique inhumaine et inefficace, à user de cette liberté d’opinion et d’expression si précieuse dans nos cœurs.
[la justice est-elle l'auxiliaire du PCF?]
La faiblesse de la réquisition, la possible relaxe montrent que ce message est entendu. C’est un formidable encouragement à continuer et intensifier la solidarité avec les sans papiers, contre les expulsions et la politique actuelle de l’immigration qui fait honte à notre pays, et pour une autre politique fondée sur la coopération, une politique empreinte d’humanité de justice sociale, pour construire un monde où l’on puisse choisir de vivre là où le hasard nous a fait naître et de circuler librement dans le monde, un monde chaleureux et accueillant.
Mobilisons-nous maintenant pour Kadidja le 12 décembre et Florimont le 21. Tissons une toile de la solidarité pour amplifier l’action avec les sans-papiers.
François AUGUSTE
1- Kadidja, habitante de Saint Denis et militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis a fait entrave à l'expulsion d'une famille sans papiers. Par hasard, le 29 novembre, à l’aéroport de Roissy, Kadidja prend justement un avion pour Bamako (Mali) pour retrouver sa famille paternelle. Alertée à l’enregistrement par des jeunes du syndicat Sud Etudiant de l’expulsion imminente d’un jeune sans-papiers, elle prend l’initiative de s’opposer à cette expulsion. Evidence d'une action spontanée...

2- Florimond Guimard
(ici auprès d'Aminata), instituteur et militant du RESF, également, il eut un procès le 20 avril devant le TGI d’Aix-en-Provence, pour avoir, "volontairement commis des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, faits commis par arme par destination" ( son véhicule) et "avoir volontairement exercé des violences [...], ces violences étant aggravées par les deux circonstances suivantes : sur un dépositaire de l’autorité publique et en réunion".

Aminata Dramane Traoré est une femme politique et écrivain malienne, née en 1947 à Bamako (Mali) qui a étudié en France. Militante altermondialiste, elle s’est engagée dans le combat contre le libéralisme, qu’elle considère comme responsable du maintien de la pauvreté au Mali et en Afrique en général. Elle est l'amie de Marie-George Buffet (PCF).


Verdict de son procès, le 14 janvier 2008

jeudi 6 septembre 2007

Hollande veut faire payer cher la transparence

Le patron du PS réclame encore des sous !

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, a décidé de s’attaquer au magazine « Choc », qui a publié des photos de vacances de Flamby 1er avec la compagne qu’il tenait cachée depuis bien avant le début de la campagne présidentielle.

François Hollande avait déjà fait appel à la justice contre le magazine « Closer », mais n’avait pas obtenu l’interdiction de parution du magazine. Il n'avait pas réclamé de dommages et intérêts. Seule sa compagne, la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, avait obtenu 15 000 euros en dédommagement du préjudice supposé.

Le magazine « Choc » a aussi publié des photos de François Hollande avec la même jeune femme. La justice rendra son verdict vendredi. François Hollande a tenu à préciser que l’argent irait directement dans les caisses d’une association d’aide aux chômeurs. Cette fois François Hollande réclame 100 000 euros de dommages et intérêts par l’intermédiaire de M° Bérès.

On notera que l’avocat de l’ex-concubin de Sa Majesté Royal n’est plus M° Mignard, l’ami du couple et le parrain de plusieurs de leurs enfants. C’est M° Pervenche Berès (photo), députée européenne (groupe du Parti des Socialistes Européens) et présidente de la commission affaires économique et monétaire du Parlement européen, qui représente Hollande dans cette affaire. Est-ce à dire que l’ami intime a fait le choix de la battue de la présidentielle ! Encore un dommage collatéral…

Les indemnités seront reversées au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNPC), a précisé l'avocat Bérès. Comment le tribunal refuserait-t-il de condamner l’hebdomadaire, puisque dommages et intérêts serviront à une bonne cause ?

Ce choix de l’encore Premier secrétaire du PS soulève tout de même un problème que le tribunal de Nanterre devra toutefois prendre en compte, puisque des photos prises sur une plage publique deviennent un enjeu politique : le MNPC est généralement associé à des organisations très sulfureuses marquées à l’extrême gauche : APEIS (voir le libellé de PaSiDupes), AC ! ou ATTAC, dont les fondateurs –entre autres– sont les journalistes engagés –dans le respect de la déontologie professionnellle, peut-être– Ignacio Ramonet, Daniel Mermet, Bernard Langlois, Philippe Val et les personnes morales parmi lesquelles on compte des syndicats tels FSU, CFDT des transports et des banques, UGICT et Fédération des finances CGT, SUD-PTT, Syndicat unifié des impôts (SUI), Confédération paysanne, Syndicat de la magistrature (SM) ; des associations (Droits devant !!) ; des publications ("Charlie Hebdo", "Politis",…).

Lors d’une manif de chômeurs à Paris le 13 janvier 1998 , avec Arlette LAGUILLER (LO) et Christophe AGUITTON (AC !), Robert CREMIEUX (MNPC) déclarait: "Nous manifestons contre le patronat", ce qui n’est pas la même chose que de manifester en faveur des chômeurs !…

mercredi 5 septembre 2007

Les rebelles du Paris-Bamako sont blanchis

Une énorme intox incitant à la défiance citoyenne
Des non-dits inquiétants sur l’état de la justice et de la presse
Dans l'affaire des passagers rebelles du vol Paris-Bamako, la magistrate du tribunal correctionnel de … Bobigny a finalement décidé mardi matin de relaxer Marie-François Durupt et Youssouf Soumounou (un autre passager, Malien), qui avaient incité à la rébellion face à l'expulsion de deux sans-papier maliens -en situation irrégulière- à bord d'un vol d'Air France, le 28 avril dernier, au point que leur intervention, ‘énergique’, avait conduit la police à renoncer à cette reconduite à la frontière.
"Je recommencerai", a lancé Marie-Françoise Durupt à l'énoncé de ce jugement. Cette passagère qui défie la loi est soutenue par le Réseau Education sans frontières (RESF). Elle est passée en jugement le 3 juillet, pour avoir incité « directement MM. Ibbrahima Diakité et Samba Fofona, deux clandestins Maliens reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ». Que sont devenus l’ordre public et l’autorité publique ?
L'avocat de l'inculpée, Maître Herrero, avait politisé les débats à l’audienceen demandant à la justice de se prononcer non pas sur les faits de rébellion, mais sur la liberté d’expression. Opprimés dans leur pays, les Maliens seraient opprimés en France et leur protectrice aussi. Celle-ci avait rappelé que le devoir de résistance à l’oppression est inscrit dans la constitution et demandé aux juges de prendre une décision d’une haute portée symbolique en reconnaissant aux citoyens le droit de parler et d’exprimer pacifiquement leur désaccord en démocratie.
Autrement dit, des militants s’opposent à la volonté du peuple et de leurs représentants au Parlement, mais aussi au Conseil Constitutionnel qui n’a pas jugé de l’anti-constitutionnalité de la loi que les activistes radicaux contestent, comme le reste.
Sans suivre explicitement la défense sur ce terrain, le Tribunal a prononcé ce matin, 5 septembre, une décision de relaxe, estimant en substance que les propos reprochés « ont bien participé à l’échec de la mesure d’expulsion », mais qu’ils étaient d’abord « l’expression d’une vive émotion et d’une grande réprobation » et n’avaient pas pour but « d’appeler les passagers à s’opposer de façon violente ». L’autre passager a lui aussi été relaxé. On croit rêver, à moins que ce ne soit le juge…
La propagande trotskiste affirme que sa militante n’est ni une personnalité, ni une activiste, et assure qu’elle n’est qu’une citoyenne comme beaucoup d’autres : une manière de suggérer que n’importe quelle ménagère peut meubler sa retraite en s’opposant à la loi et aux expulsions.
Cette décision de justice est une défaite pour la démocratie : elle encouragera les Français non seulement à la défiance citoyenne, voire à la révolte passive, mais plutôt à la rébellion active vis-à-vis des forces de l’ordre. Ainsi, d’une part les élus et la police sont réduits à néant et d’autre part, la volonté de la majorité des Français est bafouée dès lors qu’une poignée de révolutionnaires s’oppose à l’application de la loi démocratiquement votée. Des groupuscules décident pour le plus grand nombre si le droit d’asile ou celui de vivre en famille s’applique et à qui, au mépris de l’équilibre sociaux économique de ce pays. Ils méprisent la population française en situation régulière.
Les révolutionnaires (communistes, trotskistes, anarchistes,…) tentent de déstabiliser le pays au nom d’une solidarité qui s’applique à des clandestins qui veulent s’infiltrer dans votre communauté, contre notre volonté et, on le voit, par la force. Avec la complicité de citoyens comme de ressortissants français d’origine étrangère, ils cherchent à développer le mouvement illégal de soutien dans les écoles ou dans les quartiers. Et une certaine justice œuvre solidairement.
Le Réseau Education Sans Frontières continuera donc à s’y employer ! Il sera dans les semaines qui viennent aux côtés de tous ceux qui ont été poursuivis pour leur action solidaire, qu’il s’agisse des héros de la révolution, Florimond Guimard à Marseille, de Khadîdja à Bobigny, de François Auguste à Lyon, ou encore, au delà de nos frontières, de ces 7 marins emprisonnés à Agrigente pour avoir sauvé d’une mort certaine 44 migrants perdus en Méditerranée… Cet activisme se poursuit à l’échelle internationale.
Des témoins au-dessus de tout soupçon ?
Passons sur le fait que Le Monde présente le co-accusé Malien de la 'solide' sexagénaire à "la mise modeste, en chemisier bleu ciel comme ses yeux" (Le Monde !) comme « un patron d'une société d'import-export jusque-là sans histoire » Mme Durupt est décrite comme une innocente ‘grand-mère de cinq petits-enfants’ qui n'aurait « pas l'allure d'une guerrière, ni d'un Spartacus en jupon, pas même d'une remuante ‘Mamie Nova’ », puisqu’elle est ‘passionnée de jardinage’ ! Originaire de Saint-Nazaire elle est pourtant salariée de l'association … Léo-Lagrange, ce qui n’est pas anodin… L’objectivité du Monde est bien connue! D’ailleurs, si la vieille dame indignée prétend n'avoir "jamais manifesté dans la rue ni signé une pétition en faveur des sans-papiers", la révoltée tranquille de Saint-Nazaire avoue néanmoins qu’il lui est arrivé, "à titre personnel", d'aider des étrangers à régulariser leur situation. On apprend enfin que la dame qui déclare : "Je ne suis pas une délinquante, tout citoyen a le droit de dire ce qu'il pense de l'action de la police quand elle emploie des méthodes inhumaines", est… médiatrice de quartiers. Elle n’est donc pas engagée. La messe est dite.
Croyez-vous qu’il n’y ait pas lieu de prendre certains témoignages avec des pincettes ?
Une autre passagère, encore d’origine Malienne, qui a voyagé le 28 avril de Paris à Bamako sur un autre vol Air-France, était jugée le 3 juillet pour des faits identiques avec Kadidja, une militante APEIS mise en examen pour être également intervenue en novembre dernier dans les mêmes conditions sur un vol identique. On constate qu’il se trouve toujours des militants parmi les voyageurs… Car l’APEIS (Association Pour l'Emploi, l'Information et la Solidarité des chômeurs et des précaires) fait partie des membres fondateurs de l’organisation altermondialiste… ATTAC (en 1998) et participa aux Marches européennes contre le chômage. Pourquoi pas, mais que la presse ne nous présente pas les situations de manière tronquée.

Le premier témoin, Laurent Cantet, est un réalisateur français né 1961 à … Melle (Deux-Sèvres) : ce n’est pas de chance, mais ça ne s’invente pas ! Il se fait bientôt remarquer grâce à une paire de courts métrages dans lesquels apparaissent déjà ses thèmes fétiches, les relations familiales et la lutte des classes, dans par exemple 'Tous à la manif' (Prix Jean-Vigo 1995). Examinant, les rapports sociaux dans une usine et une relation père/fils, le film joint la force du documentaire à celle du mélodrame. De là à penser que ce militant était en mission sur le Paris-Bamako... La question du travail est encore au coeur d’un deuxième long métrage. Avec son troisième film, il "met en regard la misère sociale des uns et la misère sexuelle des autres", nouvelle manière pour lui d'articuler l'intime et …le politique.
Ce cinéaste, Laurent Cantet, était à bord d’un autre vol Paris-Bamako, celui du samedi 26 mai. Le climat passionnel plus que compassionnel, explique la subjectivité des réactions et récits des uns et des autres, dont cet artiste. Cantet affirmait avec l’objectivité que lui confère son engagement politique, que les réactions de protestations étaient unanimes chez les passagers proches du siège de Salif Kamaté, le Malien qui devait être expulsé, lequel est assisté depuis par un représentant de … Médecin du Monde. « Je n’avais jamais vu de faits aussi violents dans ma vie, raconte-t-il. Le pire, ce fut quand nous nous sommes rendu compte, lors de l’évanouissement, que la police commençait à être débordée. D’autant que des passagers disaient :"Il est mort, il est mort." J’ai été écoeuré par cette réaction policière qui a tenté de justifier ses actes en expliquant qu’ils avaient affaire à un multirécidiviste. Il n’y a aucune situation qui puisse justifier ces méthodes. » A part la violence des activistes que la presse appelle ‘aggressivité’?
Sujette à caution aussi, selon le second témoin, l’assistant de …Laurent Cantet, serait l’attitude du commandant de bord (il faut en conclure qu'il n'adhère pas à ALTER...): « Il s’est tourné vers nous, vers les passagers, pour nous appeler au calme, alors que les violences étaient dans notre dos et qu’elles venaient de la police », soutient Michel Dubois, passager justement le plus proche de Salif, qu'il épaulait probablement, débarqué et placé en garde à vue. Laurent Cantet s’interroge sur la revendication de certains des syndicats d’Air France, compagnie nationale, et de RESF pour que la compagnie cesse de se faire la complice du ministre de l’Intérieur. En attendant, effectivement, d'autres syndicats demandent que soit respectée la sécurité des passagers que perturbent les révoltés. Conjointement, RESF réclame qu’Air France prenne ses responsabilités, en appelant à l’insubordination des personnels navigant, militants du syndicat extrémiste Alter, que PaSiDupes a déjà présenté (voir libellé).
Les inculpés se trouvaient-ils dans l’avion par hasard, ou à point nommé ? RESF paie-t-il le prix des billets de certains passagers ? Question innocente… puisque les coups ne sont pas montés : nous avons à faire à des novices de la rébellion, mais que soutient la LCR !