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samedi 26 avril 2008

En novembre 2005, Thierry Tintoni (SUD) et des standardistes du Ministère de l’Intérieur

Tintoni, officier du Renseignement à temps plein pour le syndicat SUD ?
Selon Libération, en novembre 2005, « le syndicat Sud-Intérieur dénonçait un "détournement de fonction" des « standardistes du ministère de l'Intérieur ». Alors que le gouvernement était en pleine crise sur les banlieues, le syndicat gauchiste a déjà cru pouvoir regretter que « les opérateurs du standard aient reçu [...] directement du cabinet du ministre (on ne faisait pas dans la dentelle) instruction de distinguer, dans le flot d'appels entrants, chaque coup de fil "Favorable" ou "Défavorable" à Nicolas Sarkozy »! Le cabinet n'était pas débordé et la crise des banlieues lui laissait des loisirs, tandis que SUD foisonnait d'idées pour créer des rumeurs.

« Les standardistes ont commencé à râler en estimant que leur travail consiste uniquement à orienter les gens qui téléphonent au ministère, assure Thierry Tintoni, capitaine de police et responsable de ... la section Beauvau de Sud-Intérieur ». Ainsi, contrairement à ce que disent la presse et les partis de gauche, ce sont les ministres qui sont ainsi dans le collimateur des syndicats, et non pas l’inverse.
La cohérence du syndicaliste qui a manifestement placé le ministère sous son contrôle enregistre quelques défaillances. Il ajoute en effet que "noter si les gens sont pour ou contre le couvre-feu, c'est-à-dire recueillir leur avis concernant une mesure du ministère de l'Intérieur, passe encore". A la bonne heure ! Pour lui, dans certains cas, le principe du « détournement de fonction » pourrait ainsi souffrir de détournements. En revanche, la personnalisation qui aurait été faite en commandant un sondage sur le ministre lui pose un réel problème. "Comme ils sont en première ligne, les standardistes ont le sentiment d'être les sondeurs de l'UMP ", plaide-t-il. Conclusion : à l’Intérieur, SUD ne sert pas l’Etat, mais combat l’UMP, de l’intérieur. Or, considérant qu’un ministre de l’Intérieur sert l’Etat, ne pas servir le ministre, c’est desservir l’Etat. Ce n’est pas seulement lui nuire, c’est surtout ne pas accomplir la tâche qu’on s’est engagé à servir. La question n’est même plus de savoir si le capitaine des RG sert le gouvernement à l’Intérieur ou s’il sert le syndicat SUD-Intérieur. Le syndicat prend-il à son compte la rémunération du capitaine ?

Il n’est donc pas étonnant d'apprendre, aujourd'hui, que ce même capitaine de police est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire par la juge d'instruction chargée d'enquêter sur les fuites dans la presse d'une note sur Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace devenu membre de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal. La publication de cette note était intervenue en pleine campagne de soutien à Désirdavenir Royal et la presse dite au service de son adversaire avait déclenché une vive polémique. Les tiques socialistes avaient joué la carte éthique et aussitôt réclamé le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur. Oublieux de la règle vertueuse de la présomption d’innocence, les faux-culs l’avaient accusé bille en tête d'avoir demandé 'directement' l'actualisation de la fiche des RG. Le jury populaire n’a pourtant pas suivi les réquisitions des procureurs socialistes. Ils ont même élu l’accusé à la Présidence.
Si Thierry Tintoni est reconnu coupable des faits pour lesquels il est à présent mis en examen, cela signifiera qu'un syndicaliste qui accuse à tort et qu’un syndicat qui se livre à ce type d'agissements haïssables, sont punissables. Ce serait un progrès de la démocratie sur la dictature des syndicats.
Bruno Rebelle, qui était scandalisé des faits lorsqu'ils furent rendus public, manifeste aujourd’hui de l’indulgence à l'endroit d’un « bouc-émissaire facile », selon lui.
On le voit ici à gauche, le regard droit et franc, au côté de et son avocat M° Mignard, des Ségollande et parrain de deux de leurs enfants.
La taupe du syndicat SUD a depuis rejoint le syndicat UNSA-police. Il s'est d’ailleurs affiché au côté de Sa Cynique Majesté Royal, Machiavel de la ‘république du respect’.

Pour info, un petit détail: une pétition
Pour une saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel
Contre la loi prorogeant l'état d'urgence

Et quels noms trouve-t-on par exemple parmi les signatures électroniques enregistrées depuis le 22 novembre 2005 ?
Pierre STAMBUL (Professeur, Marseille), … (Bibliothécaire-documentaliste (92), Thierry TINTONI (Sud Intérieur), Emile …

En savoir plus sur le co-signataire Pierre Stambul ?
Ce profeseur militant est un pro-palestinien, adhérent du Mrap à Marseille et vice-président de l’Ujfp (Union Juive Française pour la Paix) qui prononça un discours à la manifestation de soutien à Florimond Guimard (cf. libellé PaSiDupes).
En savoir plus ?
Au SNES-FSU le courant 'Emancipation' a gardé la dénomination Ecole Emancipée liste Stambul, mais il existe l'autre Ecole Emancipée dirigée par la LCR et qui co-gère le SNES avec Unité et Action. L'EE est actuellement présente sous forme de tendance dans la FSU mais les militants de l'EE se répartissent dans de nombreux autres syndicats (SUD Éducation, CGT, UNSA...).

samedi 29 décembre 2007

Relaxe, la justice! Relaxe pour Florimond Guimard…

La justice de classe, on le voit, ça existe…
RESF (Réseau Education sans Frontières) est conforté par cette décision de justice: elle encourage ce militant extrémiste à recommencer et les autres à suivre son exemple. Un des militants RESF hors-la-loi, poursuivi pour "violences aggravées sur un agent de la force publique", a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence." Justice a été rendue", a considéré, à sa sortie du palais de justice, Florimond Guimard, le professeur des écoles mis en cause, triomphant.

La tâche ingrate de la police va s'en trouver encore facilitée. Il était accusé d'avoir tenté de percuter un véhicule des forces de l'ordre avec sa voiture -rien que ça- et d'avoir lancé une grille sur un policier -avis aux amateurs! Ces violences sont intervenues lors d'une manifestation contre l'expulsion d'un père de famille algérien sans-papiers, dont les enfants étaient scolarisés dans son établissement. Florimond Guimard, âgé de 31 ans, a toujours nié toute violence lors de cette action, qui a eu lieu le 11 novembre 2006, à l'aéroport Marseille-Provence. Où commence la violence? La justice cautionne-t-elle la montée de la violence associative?
Le procureur -bonhomme- avait requis une "peine de principe" de deux mois de prison avec sursis. Il encourait jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende: la loi n'est pas faite pour être appliquée...

Trois à quatre mille personnes selon les organisateurs, mais seulement mille cinq cents selon la police, s'étaient rassemblées le 22 octobre devant le tribunal à l'appel d'associations, de syndicats , de partis de gauche et de gauche extrême , pour demander la relaxe de Florimond Guimard derrière une banderole où était inscrit: "La solidarité n'est pas un délit".

Parmi les manifestants, des profs délégués syndicaux qui avaient abandonné leurs élèves: ce n'est pas non plus un délit et la FCPE ne s'est d'ailleurs pas offusquée, puisque ce jour-là les cartables des petits étaient allégés…
"Cette décision rendue par des juges indépendants rappelle utilement que s'opposer à la chasse aux sans-papiers est un droit légitime de tout citoyen", a réagi la Ligue des droits de l'Homme dans un communiqué. La LDH ne va pas jusqu'à prétendre que le magistrat n'était pas un 'bon' militant… "Plus nombreux seront ceux qui suivront l'exemple de Florimond Guimard et mieux seront garanties les libertés de tous, Français comme étrangers, sur le sol de la République." Les magistrats de Rachida Dati y seront pour quelque chose dans leur grande bonté.

lundi 10 décembre 2007

François Auguste: la justice est vaincue

Communiqué de presse François Auguste
LIRE avant tout un rappel des faits dans PaSiDupes.

François Auguste, vice-président communiste du conseil régional de Rhône-Alpes, était cité à comparaître, le 7 mai, devant le tribunal correctionnel de Lyon, pour s'être opposé aux côtés de militants du réseau ESF au rapatriement de la famille Raba.



Communiqué du mardi 27 novembre 2007 par François Auguste
Le Tribunal se prononcera le 14 janvier en délibéré sur la réquisition de Madame la procureure d’une amende de 450 euros . De toute évidence, à ce stade–là, avec une demande de sanction aussi symbolique, le Tribunal peut prononcer la relaxe. C’est la mobilisation citoyenne régionale et nationale, le double de manifestants à Lyon par rapport au 7 mai, et la qualité de la défense, qui a permis d’obtenir ce résultat , qui revêt une grande importance pour la suite des procès, notamment celui de Kadidja le 12 décembre, et le délibéré de Florimont [Guimard] le 21 décembre, et pour la poursuite de l’action contre les expulsions arbitraires des sans-papiers.
Les deux combats sont étroitement liés : le gouvernement voulait faire des exemples et intimider l’opinion, les citoyens : c’est raté.
Les victoires judiciaires sont utiles pour rassurer les citoyens, les encourager à intervenir, à exprimer leur désaccord avec cette politique inhumaine et inefficace, à user de cette liberté d’opinion et d’expression si précieuse dans nos cœurs.
[la justice est-elle l'auxiliaire du PCF?]
La faiblesse de la réquisition, la possible relaxe montrent que ce message est entendu. C’est un formidable encouragement à continuer et intensifier la solidarité avec les sans papiers, contre les expulsions et la politique actuelle de l’immigration qui fait honte à notre pays, et pour une autre politique fondée sur la coopération, une politique empreinte d’humanité de justice sociale, pour construire un monde où l’on puisse choisir de vivre là où le hasard nous a fait naître et de circuler librement dans le monde, un monde chaleureux et accueillant.
Mobilisons-nous maintenant pour Kadidja le 12 décembre et Florimont le 21. Tissons une toile de la solidarité pour amplifier l’action avec les sans-papiers.
François AUGUSTE
1- Kadidja, habitante de Saint Denis et militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis a fait entrave à l'expulsion d'une famille sans papiers. Par hasard, le 29 novembre, à l’aéroport de Roissy, Kadidja prend justement un avion pour Bamako (Mali) pour retrouver sa famille paternelle. Alertée à l’enregistrement par des jeunes du syndicat Sud Etudiant de l’expulsion imminente d’un jeune sans-papiers, elle prend l’initiative de s’opposer à cette expulsion. Evidence d'une action spontanée...

2- Florimond Guimard
(ici auprès d'Aminata), instituteur et militant du RESF, également, il eut un procès le 20 avril devant le TGI d’Aix-en-Provence, pour avoir, "volontairement commis des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, faits commis par arme par destination" ( son véhicule) et "avoir volontairement exercé des violences [...], ces violences étant aggravées par les deux circonstances suivantes : sur un dépositaire de l’autorité publique et en réunion".

Aminata Dramane Traoré est une femme politique et écrivain malienne, née en 1947 à Bamako (Mali) qui a étudié en France. Militante altermondialiste, elle s’est engagée dans le combat contre le libéralisme, qu’elle considère comme responsable du maintien de la pauvreté au Mali et en Afrique en général. Elle est l'amie de Marie-George Buffet (PCF).


Verdict de son procès, le 14 janvier 2008

lundi 22 octobre 2007

Indulgence de la justice pour l'activiste Florimond Guimard

Permis de stock-car décerné à RESF et ses agités
Joseph Bové 'démonte' tout ce qui lui chante. Florimond Guimard cherche à percuter un véhicule de police et que lui en coûte-t-il ?
Le parquet du tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a requis aujourd’hui lundi une "peine de principe" (?) de deux mois de prison … avec sursis contre Florimond Guimard, modèle de professeur des écoles à Marseille et activiste du Réseau Education Sans Frontière (RESF), à ses nombreux moments perdus, poursuivi pour "violence aggravée sur un agent de la force publique" lors d'une action contre l'expulsion d'un parent d'élève sans-papiers en 2006. Que vaut un agent de police contre un clandestin ? Seul le sans papiers est respectable.
Le paisible militant à lunettes de RESF, âgé de 31 ans, est donc accusé d'avoir tenté de percuter un véhicule de police avec sa voiture et d'avoir lancé –par inadvertance- une grille sur un policier lors d'une manifestation contre l'expulsion du papa algérien sans-papiers, dont les ‘jeunes’ enfants étaient scolarisés dans son groupe scolaire, le 11 novembre 2006 à l'aéroport Marseille-Provence. Le devoir professionnel ? Espérons que les tout-petits avaient école aujourd’hui et qu’un instit ordinaire –et non un héros- leur a appris à lire les tracts RESF, par la méthode extrêmement globale.
Florimond Guimard a toujours nié toute violence lors de cette action. C’est à l'évidence un pacifiste, mais un brin schizophrène et amnésique. Poursuivi pour "violence aggravée sur un agent de la force publique" (qui a dû se jeter une grille dessus, comme des prévenus se jettent contre les murs pour crier aux violences policières), il risque trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. C'est théorique. Le parquet a d'ailleurs déjà demandé la requalification d'une partie des faits en "rébellion". Il faut dire que des profs avaient pris des congés ‘pour convenance personnelle’ ou s’étaient fait porter pâles, pour soutenir le camarade 'rebelle', c'est officiel. Leurs élèves ont dû se rendre à l'école, mais aujourd'hui, c'était garderie!
La partie civile a demandé 1.000 euros au titre de préjudice moral et 1.000 euros pour frais de justice pour chacun des trois policiers plaignants.
Le jugement a été mis en délibéré au 21 décembre prochain. "M. Guimard a résisté à un Etat qui ne respecte pas le droit et les conventions internationales sur le droit de l'enfant", a déclaré Me Claudie Hubert, l'une des avocates du militant. Vous ne rêvez pas… Et elle ne s'en est pas tenue là!
"S'il est poursuivi, tous les manifestants de France devraient l'être. J'ai d'ailleurs déposé au tribunal les 257 noms de personnes qui demandent à comparaître également", a-t-elle ajouté, sans provocation, outrepassant aussi les limites des droits de la défense, mais il est vrai qu’on peut tout dire et n’importe quoi si on est avocat et que tout le barreau militant est près à défendre l’indéfendable.
Miracle! Les transports publics étaient rétablis dans la zone Aix-Marseille aujourd'hui... Les franciliens n'ont pas eu cette chance: ils n'avaient pas de Florimond dans la manche! Mille cinq cents personnes, selon la police, mais trois mille selon les organisateurs, ont donc pu se déplacer sans encombres et se sont rassemblées devant le tribunal à l'appel d'associations, de syndicats, de collectifs, de réseaux et de partis de gauche pour demander la relaxe de Florimond Guimard derrière une banderole où était inscrit: "La solidarité n'est pas un délit". Tout dépend de la manière d'exprimer sa solidarité. La fin jusitifie désormais les moyens...
Combien de classes désertées aujourd’hui et d’enfants sans maîtres, ni cours ? Et ça recommencera au jour du verdict... 'Convenance personnelle' et certificats médicaux de complaisance: tous coupables!
La FCPE est-elle du côté des professeurs des écoles (SNUipp-FSU) ou des parents de leurs enfants ?
‘Les conventions internationales sur le droit de l'enfant’ ne comporteraient-elles pas quelques lacunes ?

dimanche 21 octobre 2007

Des professeurs absents pour soutien politique à Florimond

Vos enfants seront sacrifiés : ils n’auront pas cours
La grève du 18 octobre a perturbé les cours du 1er trimestre, mais ça ne suffit pas. Des professeurs feront le choix d’abandonner leurs postes et leurs élèves pour aller dans la rue faire pression sur les juges du tribunal d’Aix-en-Provence. Un de leurs camarades, Florimond Guimard (photo, ci-contre) est poursuivi pour s’être mis hors la loi, le 11 novembre 2006.
L’affaire remonte à l’avant-présidentielle, lorsque RESF mettait toute son énergie à créer un climat de peur et de chasse aux sorcières. Pendant la campagne présidentielle 2007, le quotidien Libération transmettait le mot d’ordre des agitateurs: ‘«Tous à Aix-en-Provence le 20 avril pour le procès !» lance le Réseau éducation sans frontières (RESF) sur son site Internet. Objectif : soutenir Florimond Guimard, le professeur des écoles marseillais qui répondra cet après-midi devant le tribunal correctionnel de «violence aggravée sur agent de la force publique ». Le RESF veut aussi engager, à deux jours de la présidentielle, un nouveau bras de fer avec Nicolas Sarkozy, qualifié de «ministre de la chasse à l'enfant» pour son refus de régulariser tous les parents sans papiers d'enfants scolarisés.’ Depuis, les Français en ont jugé autrement.

Florimond Guimard se retrouvera devant les tribunaux un jour très prochain, pour avoir participé, le 11 novembre 2006 donc, à une action collective illégale d’entrave à la justice, destinée à s'opposer à l'expulsion de Lahcène Douibi, Algérien sans papiers. Florimond Guimard raconte : «Le 9 novembre, Lahcène Douibi avait fait l'objet d'une première tentative d'expulsion par bateau. Nous avions été un groupe d'enseignants, parents d'élèves, élus, collectif de sans-papiers à descendre vers le port. On a prévenu la CGT de la SNCM (Société nationale maritime Corse Méditerranée) qui a décidé de ne pas laisser partir le bateau.» Le réseau fonctionne bien et spontanément.
Plusieurs écoles de Marseille se mettaient alors en grève! Le 11 novembre, les militants apprennent que Lahcène Douibi va être rapatrié par avion et convergent vers Marignane. Là, les versions de Florimond Guimard et des forces de l'ordre diffèrent. Un policier affirme que l'enseignant lui a envoyé une barrière automatique sur le pouce, entraînant un jour d'incapacité totale de travail (ITT). Un autre, que Florimond a suivi la voiture de police avec son propre véhicule et a tenté de la percuter. L'enseignant nie. «Il n'y a aucun dégât matériel», précise l’avocate du forcéné, Claudie Hubert. Embarqué dans l'avion, Lahcène Douibi protesta, soutenu par des passagers, et fut débarqué.


Il faut savoir que les passagers à bord peuvent comporter des militants RESF. Pensez à François Auguste (ci-contre), vice-président du conseil régional Rhône-Alpes, qui devait être jugé le 7 mai (mais ne le sera que le 26 novembre prochain) pour «entrave à la circulation d'un aéronef». Il se trouvait par hasard dans l'avion qui expulsait la famille kosovare Raba (Libération du 6 février), il avait protesté auprès du pilote, ameutant les passagers inconscient d'une manipulation préméditée, ce qui lui valut d'être débarqué, placé en garde à vue et donc, traduit devant les tribunaux. L’Humanité : ‘La solidarité avec les familles sans-papiers d’enfants scolarisés a marqué le déplacement de militants de l’Isère, du Rhône, mais aussi des Bouches-du-Rhône, de la Haute-Saône (d’où a été arrachée la famille Raba), de la FSU, de RESF (dont Richard Moyon, un de ses porte-parole nationaux RESF), de la CGT, de SUD, de la LDH, du PCF…
Etait-il par hasard à bord du vol Air France Paris-Bamako du 28 avril 2007, quand des passagers protestèrent, parmi lesquels Marie-Françoise Durupt, une associative, qui fut placée en garde à vue. (RELIRE PaSiDupes :
- le libellé de l’époque
- et celui qui suit celui-ci)
La police a-t-elle voulu se venger sur Florimond Guimard, ose se demander Libération? Un mois plus tard, en tout cas, l'enseignant et une étudiante, autre figure de proue du RESF, sont convoqués par la police et placés en garde à vue. Aucune charge n'est retenue contre la jeune femme. Florimond, lui, fait l'objet de deux plaintes. Il est passible de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
A l'affût de la moindre occasion lui permettant de batailler contre Sarkozy et sa politique à l'égard des sans-papiers, RESF voit dans cette mise en examen une déclaration de guerre. Bové n'a guère à souffrir de ses nombreuses exactions, pourquoi pas RESF? «La solidarité ne doit pas devenir un délit», clame le réseau, dans une tentative de ralliement des benêts. «Notre résistance perdurera quelles que soient les intimidations» , insiste Florimond Guimard. Trois autres militants font l'objet de poursuites, dont l'élu François Auguste (photo).
A deux jours de l'élection présidentielle, le RESF entendait médiatiser au maximum le procès de Florimond Guimard. Une pétition était lancée, exigeant l'arrêt des poursuites engagées.
Les syndicats enseignants ont également décidé de monter au créneau : «Après l'affaire de la rue Rampal à Paris [une directrice avait été placée en garde à vue suite à des heurts entre parents d'élèves et forces de l'ordre lors de l'interpellation d'un Chinois en situation irrégulière venu chercher ses petits-enfants], ce procès est symbolique d'une démarche qui, une fois de plus, cherchait à judiciariser l'action collective», affirmait le SNES-FSU dans un communiqué. La CGT et plusieurs syndicats de l'éducation (FSU, SUD, SNUipp) appellent leurs adhérents à y participer.

Slogan de RESF: Arrêt des poursuites contre les militants de RESF et Florimond Guimard
Appel RESF:

Organisations à l’initiative de cet appel :
Aix Solidarité, Alternative Libertaire, Article 13, Asti Aix, ATTAC Marseille, ATMF Aix, Ballon Rouge, Cimade Paca, CNT, CTDR, FCPE 13, Femmes en Noir, FSU 13, FSU Paca, LCR 13, LDH 13, LO 13, Mille Babords, MRAP 13, PCF 13, RESF13, Résister, SDU-FSU 13, SGEN-CFDT 13, SNEP Aix- Marseille, SNES 13, SNUipp 13, Solidaires 13, SUD Santé Sociaux 13, SUD-STSF, SUD Education 13, UCIJ 13, UDAS, UD CFDT, UD CGT, UJFP 13, UNEF Aix-Marseille, UNSA 13, Unis avec Bové 13, VERTS 13
Premiers signataires (à l'époque):
M. ANGOT (Secrétaire général du SNUClias/FSU), M. AOUNIT (Pdt MRAP), G. ASCHIERI (Secrétaire général FSU), JL BENHAMIAS (député européen), O. BESANCENOT (candidat à l’élection présidentielle LCR), M. BILLARD (députée), B. BOISSEAU (Co-secrétaire général SNES/FSU), J. BOVE (candidat à l’élection présidentielle), R. BRET (Sénateur), MG. BUFFET (Secrétaire nationale du PCF, candidate à l’élection présidentielle), E. CASELLI (Secrétaire général PS 13), M. CHESSA (Secrétaire générale UD CGT 13), Y. COCHET (député), A. COUPE (porte-parole SOLIDAIRES), D. DAENINCKS (écrivain), JP DUBOIS (Pdt LDH), C. DUFLOT (Secrétaire nationale des Verts), F. DUTOIT (maire des 15/16è arrdts de Marseille), H. FLAUTRE (députée européenne), J. GAILLOT (Evêque de Partenia), L. GIOVANNONNI (Secrétaire général Cimade), F. HAMANA (Pdt FCPE), J. HARRIBEY / A. TROUVE (Coprésident-e-s d’Attac France), C. HENON (co-secrétaire générale SUD Éducation), G. HOVSEPIAN (maire des 13/14è arrdts de Marseille), A. KRIVINE (Porte parole LCR), J. LAFONTAN (Secrétaire général SNEP/FSU), A. LAGUILLER (LO, candidate à l’élection présidentielle), J. LANG (député), N. MAMERE (député), P. MENNUCCI (Pdt groupe PS PACA, équipe de campagne présidentielle de Sa Cynique Majesté Royal), G. MOINDROT (Porte parole SNUipp/FSU), R. MOYON (Porte parole RESF), C. ROIRON (secrétaire nationale PS), E. SIRE-MARIN (Magistrat, Co-présidente de la Fondation Copernic), L. THURAM (Footballeur), M. VAXES (député communiste des Bouches-du-Rhône), JL. VILLENEUVE (Secrétaire Général SGEN-CFDT), C. VILLIERS (Porte parole J. Bové), D. VOYNET (Sénatrice et candidate à l’élection présidentielle Les Verts), F. WURTZ (député européen)…

Solidaire elle aussi de Florimond Guimard, rappelons-le, la LCR exige l’arrêt des poursuites à son égard et la régularisation de tous les sans papiers.


L'indépendance de la justice est-elle menacée par les radicaux?