Un incendie a détruit dimanche après-midi les deux bâtiments du centre de rétention administratif de Vincennes, où étaient retenus 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion.
Le sinistre a été déclenché après le décès d'un sans papier Tunisien, retrouvé mort d'une crise cardiaque dans sa chambre samedi. Selon plusieurs témoins, le sinistre est parti parce que des retenus ont mis le feu à des matelas alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien, à l’instigation de plusieurs collectifs de sans papiers et principalement du réseau ESF (Education Sans Frontières).
Selon la préfecture, au lendemain de l'incendie qui a entièrement détruit le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes sans faire de victime, un seul retenu a profité du chaos pour prendre la fuite. Alors pouvait s'ouvrir la guerilla de désinformation médiatique, tandis que se développait une polémique sur les responsabilités dans ces événements.
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a désigné les responsables.
"Le véritable scandale n'est pas que quelques centaines d'hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion", réplique RESF.
"L'explication aux événements d'hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules", justifie Réseau éducation sans frontières, anonymement.
Or, les soutiens de RESF sont sortis de l’ombre.
Le Parti communiste
Il ne représente plus grand-chose au plan électoral, mais fait de l'agitation de rue ou dans les aéroport, comme François Auguste, vice-président de Conseil regional en Rhône-Alpes: LIEN PaSiDupes ou Yahoo
VOIR et ENTENDRE
Communistes expulsant des immigrés
21 mai 1990, la feuille communiste, l’Humanité, réécrit l’histoire, lorsqu’Anne Sinclair fait référence au « bulldozer de Vitry », commune communiste : «Georges Marchais reconnaît que le PCF n’est pas exempt d’infaillibilité mais précise-t-il « Concernant ce qui s’est- passé à Vitry, sur le fond, nous avons eu raison, car dans ce cas c’est un maire de droite - celui de Saint-Maur - qui voulait transformer Vitry en ghetto et qui a expulsé des travailleurs maliens. Quant à la forme d’action, nous en avons fait la critique. Elle n’était pas la bonne ». LIRE PaSiDupes ou Yahoo
Volte-face aujourd’hui, le PCF soutient les hors-la-loi sans papiers.
Le parti socialiste
Son comportement sur le terrain est plus ambigüe
Moscovici a aussitôt classé ‘accident’ ce qui est ‘crime’.
Ils s'adressent au tout nouveau Contrôleur des lieux de privation des libertés, Jean-Marie Delarue, nommé ces derniers jours, pour qu'il se saisisse "en urgence" de la situation des retenus de Vincennes.
Cette organisation d'aide aux étrangers se radicalise et demande la remise en liberté de tous les anciens retenus de Vincennes, "qui ont traversé une situation particulièrement traumatisante". Il suffirait donc d’allumer des feux pour obtenir la citoyenneté française. A inscrire dans la constitution, à l’article 1.
Un peu d’histoire à l'attention des 'jeunes' communistes tenus dans l'ignorance des faits d'armes de leurs anciens
En 1981, Georges Marchais réclame « l’arrêt de l’immigration » Il tente de se justifier en dénonçant « le risque de ghettos dans les communes ouvrières ». Il demande aussi plus de sévérité contre la drogue et la délinquance. Violemment attaqué par le PS et l’extrême-gauche, Marchais riposte : « Quelle idée lamentable se font ces gens-là des travailleurs : Bornés, incultes, racistes, alcooliques, brutaux, voilà comment seraient les ouvriers et les ouvrières! De telles attaques ne déshonorent que leurs auteurs et ne méritent que le mépris ».
Marchais immigration

