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samedi 4 octobre 2008

« Entre les Murs » : Philippe Meirieu ne reconnaît pas son enfant !

Nouvelle Palme d’Or à Cannes flétrie et conspuée
Meirieu a produit des animateurs socio-culturels,
et non des enseignants,
pas même des éducateurs

Bien que PaSiDupes ait dit précédemment ce qu’il fallait penser de ses financements, il reste que le microcosme de la bien-pensance agissante et servile a primé le film -à l'unanimité- du jury lors du dernier Festival de Cannes. Il est convenu d’affirmer que l'ensemble de la presse aurait salué ce film, qui suit une classe de 4e du ‘paisible’ XIXe arrondissement de Paris du maire socialiste aux bras ballants, Roger Madec. Or, Entre les murs provoque -à dire vrai - de vives réactions parmi les enseignants et le public libres de toute influence médiatique ou syndicale totalitaire.

L’attribution des récompenses littéraires et cinématographiques répond à de douteux critères.
Ainsi, « Entre les murs », ce faux film, qui sonne comme un vrai documentaire, lève-t-il en fait le voile idéologique d’une réalité atterrante. Laurent Cantet (né à …Melle et militant extrémiste du vol de Bamako en sympathie avec le Réseau ESF, à retrouver sur PaSiDupes) révèle au grand jour les méfaits d’une pédagogie supposée secourir les plus défavorisés, mais qui, au prétexte d’égalitarisme, a produit des monstres, distrayants à l’écran, mais des monstres que la pensée unique à Cannes a sacrés stars.

Accuser le système pour ne pas se remettre en cause
Un journaliste dépaysé de Marianne aurait pu faire du politiquement correct et raconté à la façon qui convient aux investisseurs, à peu près en ces mots :
Une jeune fille s'approche en tremblant du professeur. Il vient de demander à ses élèves ce qu'ils ont retenu de leur année scolaire. Elle a attendu la fin du cours, d'une voix défaite, elle lui murmure une accusation à peine voilée, vu la nature de ce qu’il est difficile d’appeler un cours : « Moi, Je n'ai rien appris, monsieur, je ne comprends pas ce que nous faisons, mais je ne veux pas aller en professionnel. » Le professeur, décontenancé, bafouille : « Mais tu as encore la troisième. «Telle est la dernière scène, avant la sonnerie de fin d’Entre les murs, le film encensé par les presse, radios et télévisions noyautées par la gauche et qui a laissé la droite et les professionnels incertains.
Elsa Bourot, professeur en ZEP qui a vu le film, ne décolère pas: « Une fois de plus, on laisse entendre que la filière professionnelle, c'est une punition, et qu'il faut entasser tout le monde en filière générale quitte à fabriquer des chômeurs ! » Ce qui confirmerait d’ailleurs que cette filière en fabriquerait…
Ce film, malgré un effet trompe-l’œil de réel, habilement répété pendant plusieurs mois en ateliers d’improvisation, n'est pas un documentaire. C'est en tout cas l'argument derrière lequel se retranchent maintenant les auteurs pour dénier toute responsabilité dans les débats que cette palme d'or politique fait naître, dès lors que, le matraquage médiatique passé, le spectateur peut enfin se faire une idée personnelle avec la sortie en salles, le 24 septembre dernier.
Car des voix peuvent maintenant s'élever contre l'image terrifiante que le film donne des cours, car parler d'acte d'enseignement serait présomptueux, non seulement au vu du film, mais aussi de ce que les cellulaires révèlent sur l’Internet de la réalité prise sur le vif dans les classes. Les idéologues des médias peuvent bien y voir au contraire un modèle pour l'intégration, le dialogue, la démocratie… et laisser de côté cette épineuse question de la reconstruction dramatique de scènes improbables pour quiconque ne connaît pas le quotidien d'une école. L'Humanité, La Croix, Le Monde, France Inter, Libération, Le Parisien et toutes les télévisions du service public, ou marquées à gauche, jouent les candides... Tant d'unanimité militante cloue le bec à la minorité. Surtout aux enseignants syndiqués. Mais ils ne sont pas tous alignés : la FSU forme de jeunes rebelles, mais n’en supporte pas dans les salles des profs…

Fanny Capel, professeur de lettres en Seine-et-Marne, se dit dérangée par ce qu’elle perçoit comme une récupération. Allons donc ! « En tant que spectateur, je pense que c’est un bon film, plus nuancé que le livre, analyse-t-elle, mais en tant que professeur, je le trouve gênant. On ne peut faire abstraction du discours de François Bigaudeau, qui s'est toujours affirmé comme un "prof qui n'enseigne jamais". D'ailleurs, c'est vrai, dans le film, il n'enseigne rien à ses élèves, d’où les craintes de ré-orientation injuste. "En fait, le plus mauvais prof de France est devenu une star." Comme la starisation des cancres.

Cette palme si politique (Sean Penn revendiquant en coulisses d’être venu la décerner pour critiquer la politique américaine de désengagement de l'Etat) réveillerait donc l'interminable guerre entre anciens et modernes ? Justement non, et voilà qui devrait mettre la puce à l'oreille des innombrables louangeurs béats. Sans aucun a priori, LePost titre « La Palme d'or pour Entre les murs: une incursion dans le vrai », car ce sont probablement des enseignants qui ont préféré se reconvertir (et ne le regrettent pas) ou des parents investis, comme on n’en rencontre pas beaucoup. Mais le site n’a même pas honte de l’admettre dès le 26/05/2008: « Cette Palme d'or pour ‘Entre les murs' m'a fait bien plaisir. Je n'ai pas vu le film ni lu le bouquin qui l'a inspiré, mais je peux dire que dès le visionnage de la bande-annonce, il y a un parler vrai qui se dégage. Le 15 octobre, j'irai voir le film. » C’est ça le sérieux de ce site proche de Le Monde et le déplacement en salle n’est donc pas utile.
VOIR et ENTENDRE la bande annonce, et çà suffira donc amplement!

Entre les murs - Bande Annonce envoyé par leblogcine

« C'est tragiquement drôle, commente Jean-Pierre Morand, professeur de philosophie, de voir les pédagos l'aimer pour l 'apparence d'égalité, la "mise en danger du professeur", et de savoir que ce film ne va faire que renforcer ceux qui prétendent qu 'en ZEP on n'apprend rien et qu'on ne peut rien apprendre. »

Signe de cette ambiguïté, l’inspirateur des pédagogues de l'école moderne et de cet égalitarisme qui anime François Bégaudeau, Philippe Meirieu, (instituteur né en 1949 et promu en IUFM est aujourd'hui professeur des universités en sciences de l'éducation) a cru nécessaire de réagir rapidement pour dire combien il jugeait le film " dangereux ».
« Je serais même prêt à cosigner un texte avec Alain Finkielkraut », va-t-il jusqu'à concéder. A ceux qui citent la phrase de François Bégaudeau, l'une des branches mortes du système, apprenant cette « trahison » d'un « père spirituel » : « Je représente pour lui un bras mort dont il veut se défaire », Philippe Meirieu répond que l'on n'est pas responsable de ses épigones. » Il était temps de le faire savoir, et de juger le résultat: Meirieu n’est ni coupable, ni responsable ! Du déjà entendu au PS ! Meirieu pose du même coup le problème de savoir si les géniteurs de ces élèves grossiers, vulgaires et prétentieux sont responsables de leurs épigones, mais répond à l’interrogation de ceux qui se demandent encore si la gauche coupable va un jour devenir responsable de ses actes.

Car il se défend, Meirieu, et renie son enfant.

« Mon discours n'a rien à voir avec ce qui n’est que de l’animation socio-culturelle ou l'affect domine, précise habilement le gourou de la pédagogie mitterrandienne et Cie. Se mettre à la portée de l'enfant, ce n'est pas se mettre à son niveau. Mais le pire est l'élitisme qui en résulte : dans le fîlm, on ne donne la parole qu'aux élèves qui la prennent,[sans autorisation, tombé du camion], et qui sont toujours des personnages "exotiques", ethniquement ou culturellement. »
Un élitisme qui a visiblement échappé à la gauche française

La Mairie de Paris, qui ne souffre pas de la décentralisation, a décidé d'offrir 10000 places de cinéma aux collégiens parisiens, et Désirdavenir Royal diffuse le film en ouverture de son meeting. Pour envoyer quel message ? Pour dire quoi de l'école et des établissements difficiles?Une des scènes clés du film est celle où le personnage joué par François Bégaudeau répond à son collègue professeur d'histoire qui lui propose une synergie sur l'étude des Lumières que « Voltaire, c'est trop compliqué pour eux ». Voltaire n’est pas au programme de quatrième de collège 'normal', mais il est vrai qu’en ZEP toutes les ‘synergies’ sont encouragées et les initiatives transversales et pluridisciplinaires les plus stupides sont donc possibles, dès l’instant que ce sont des ‘synergies’ ! Les professeurs qui, tous les ans, enseignent Voltaire dans les lycées de banlieue et ailleurs, où il est au programme, apprécieront...

D’ailleurs, l’exemple de Voltaire n’est-il pas significatif ? En collège, Daudet n’est pas politiquement correct et le moraliste La Fontaine est trop moralisateur ! Au lycée, le professeur qui proposerait Montherlant verrait se dresser la FSU sur son passage. La vie Entre les murs de classes ne se réduit donc pas à la vision sociétale de la paire Bégaudeau -Cantet.

Et Bayrou, l’ex-ministre de l’Education dominé par Maîtresse Vualliat, n’a-t-il donc rien à déclarer ?

La critique que la gauche voudrait faire taire

  • Le Figaro
    « Ni vraiment documentaire, ni vraiment fiction, un film inclassable qui nous plonge dans l'univers clos d'un collège où l'on voit un prof se battre avec toute son énergie pour donner un sens à son cours. Pas de parti pris ici mais un constat que l'on peut interpréter de façon contradictoire sur l'échec de l'intégration, les méfaits du collège unique ou, au contraire, sur les chemins chaotiques de l'enseignement. » LIEN
  • Le Point : Le maître et le néant
    « On se demande si on a vraiment compris le film. Qui prend aux tripes, certes, mais qui risque de désespérer les profs, de déprimer les parents, et qu’on aurait bien vu porter la mention « interdit aux élèves d’IUFM ». Ne pas manquer l’article : c’est du condensé de langue française comme il faudrait désormais l’enseigner. Mais à ceux qui sont allé à l'école pour apprendre... Le processus est engagé !… LIEN
  • Véronique Bouzou, professeur de français qui a exercé plusieurs années dans des collèges en ZEP, est l'auteur du livre "L'école dans les griffes du septième art".
    Cette professionnelle observe que l'école sert de décor à de nombreux films de cinéma et de télévision.Le jury du 61e festival de Cannes a même décerné la Palme d'or à Entre les murs ... Ni fiction, ni documentaire, ce long métrage ressemble, selon elle, à une téléréalité, avec tous les travers du genre. Élèves, professeurs et familles en sont généralement les dindons de la farce ; quant au spectateur, il sombre, bien malgré lui, dans un voyeurisme exacerbé. Véronique Bouzou reprend ceux qui confondent classe d'école et plateau de cinéma. Elle dénonce la récupération politique, médiatique et financière de ce genre de spectacle. Et encore était-ce avant le Rassemblement de la Fraternité où Sa Cynique Majesté Royal a déconsidéré la politique aussi.

  • Du même auteur, lire aussi Confession d’une jeune prof

  • Elle y raconte son expérience, son apprentissage sur le terrain, confrontée aux plus rudes difficultés d'une jeunesse en quête d'idéal, mais souvent en rupture. Elle décrit les similitudes de plus en plus évidentes entre les collèges " difficiles " et ceux réputés calmes. Véronique Bouzou rend sa profession attachante, humaine. Elle offre son regard plein de compréhension et d'impertinence sur la jeunesse actuelle avec ses codes et son langage.Sans laxisme, ni idéologie: un bol d'air frais entre ses mains.

    « Entre les Murs », un produit du marketing de la gauche anti-libérale

    Entre les murs, entre idéologie gauchiste et déontologie professionnelle, sans honte

    Avec les jets d’encre et les crachats ?

    Le financement de ce film éclaire d’une lueur glauque l’engouement de la gauche dont la liberté d’expression s’arrête où commencent marketing et idéologie.

    D’abord, le Prix France Culture/Télérama, un prix littéraire de France Culture et Télérama.
    Il a été créé en 2006 comme pour aussitôt récompenser dès 2006 le livre écrit par le scénariste et interprète principal, François, le professeur du film. Et sans vergogne, Télérama, qui semble n’avoir rien à vendre, écrit à propos du film que co-produit pourtant son groupe : « François n'est pas un prof exemplaire - il lui arrive de tâtonner, de se tromper -, mais il possède une qualité indéniable : il incite à parler, il la joue collectif, pour filer la métaphore footballistique. Peut-être n'a-t-il pas le choix - faire jouer l'autre pour ne pas être débordé, c'est aussi une stratégie. D'où, en tout cas, un feu d'arti­fice de la langue, tour à tour soutenue, familière, voire vulgaire selon le locuteur. » (
    LIEN )
    Qu’ont-ils fait de la ‘langue’ de Molière? Revisitée, dépoussiérée, liftée, défigurée !

    Télérama pourrait donc se permettre tous les ‘feux d’artifice’ et les manipulations médiatico-financières, puisqu’il n’appartient pas à Bouygues ou Bolloré, mais au groupe La Vie-Le Monde,
    produit de la prise de contrôle des Publications de la Vie Catholique par le groupe Le Monde en 2003 : Le Monde n’est donc pas en effet un groupe capitaliste glouton.
    Et si on tient pourtant à lire son analyse indépendante et objective du film, mais un brin racoleur («Les salles de classe sont des pièces aussi mystérieuses que les chambres conjugales. Entre les murs éclaire ce mystère en mettant les outils de l'expérience directe au service de la fiction. »), on peut toujours perdre son temps et aller à ce
    LIEN
    Attention, ce film est interdit aux plus de quinze ans, car «Entre les murs, […] plutôt qu'un plaidoyer, offre un constat lucide sur une école menacée. » Les parents sont prévenus et vont se pencher sérieusement la dérégulation de la carte scolaire : bonjour les délocalisations d’élèves et les ghettos entretenus par cette gauche militante que prétend combattre Réseau Education sans frontières qu’affectionne Cantet de Paris à Bamako, en participant à leur ‘pérennisation’ (LIRE PaSiDupes à 'Cantet') …
    Ce groupe La Vie-Le Monde a également pris le contrôle du Midi Libre et nous nous dispenserons donc d’aller lire la critique du film dans ce quotidien.

    Ensuite, le marketing de la presse co-productrice
    TV5Monde : Concours !

    Gagnez le livre
    de François Bégaudeau
    qui a inspiré le film
    "Entre les murs" !

    Il faut savoir que le matraquage publicitaire est moins justifié par les qualités artistiques intrinsèques du produit que par l’appât de l’argent, aux relents fussent-ils capitalistiques du retour sur investissement, pendant que les Français au pouvoir d’achat pourtant en berne crache au bassinet leur redevance audiovisuelle, puisque le service public manque si cruellement de ressources …

    Ce film, produit et distribué par Haut et Court, passe à la catégorie ‘chef d’œuvre’ sous l’impulsion de
    ses sociétés co-productrices
    : France 2 Cinéma, Canal + (France) et Ciné Cinéma
    (une société de production qui rassemble sept chaînes cinéma... .
    Pour la partie immergée, c’est aussi France 2 (FR 2 en participation) - Centre National de la Cinématographie (CNC, en participation, établissement public du ministère de la Culture, qui a lui-même indiqué l’avoir choisi pour concourir dans la catégorie du meilleur film étranger…- Soficinéma 3 (la banque BNP, en association) - Cofinova 4 (Capital social :800.000,00 euros, c’est ARTE, donc France Télévisions, en association). Et quoi encore ?
    France Télévisions a mis le paquet : si ce n’est pas du militantisme aveugle…

    France 2 Cinéma serait-elle critique, par le plus étrange des hasards? N’attendons pas de l’ensemble des chroniqueurs de France Télévisions, comme un seul homme, qu’il émette la moindre réserve… «Tout cela est passionnant de bout en bout, filmé avec recul et un style naturaliste conduit de main de maître. Une très belle palme. » (extrait du
    LIEN )

    Alors prenons le groupe Canal +, tout aussi désintéressé?
    « François est un jeune professeur de français d'une classe de 4ème dans un collège difficile [19e de Paris…]. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, [Et nous qui pensions que les profs exerçaient encore leur pouvoir ‘monarchique’ sur de jeunes enfants opprimés sans défense !…]Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales [ ‘stimulantes’ interruptions insolentes, grossièretés gratuites mais non moins ‘stimulantes’ et violence physique évidemment ‘stimulantes’ et convaincantes : le ‘débat participatif ! ], comme si la langue [c’est à dire la ‘tchache’] elle-même était un véritable enjeu [ce qu’elle n’est pas, si on a vu le film…]. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques. » Et, si l’identité des bénéficiaires de cet événement médiatique fabriqué ne fait pas de doute, quel est le bénéfice pour les protagonistes ? Depuis le palce du Carlton, Denizot n’a aucun état d’âme ?

    Cerise sur le gâteau
    Entre les murs a été choisi par les membres de la commission de sélection pour les Oscars 2009, composée de sept membres, parmi lesquels Thierry Frémaux le délégué général du Festival de Cannes, Alain Terzian le président de l'Académie des Césars, l'actrice Jeanne Moreau et les réalisateurs Jean-Jacques Annaud, Costa-Gavras et Régis Wargnier.
    Les amis de leurs amis sont leurs amis...

    VOIR et ENTENDRE - L’ineffable Wolton s’adresse au reste du monde sur
    Ô (France Télévisions ! )

    "entre les murs" Zemmour - Wolton envoyé par o-r-i-o-n

    Deux commentaires sur Dailymotion suscités par "entre les murs" Zemmour - Wolton
    par
    Simric23

    "Merci Orion. Il est con le gars qui nous dit que les élèves ne geulent pas sur les professeurs, il devrait chercher des films tournés avec des cellulaire sur le net, il verrait ce qu'est la réalité."
    et par threepiglets
    " On nous vend l'immigration comme une richesse, et ensuite, voyant que cela ne fonctionne pas, on change la mission de l'école en lui confiant "la paix sociale", le niveau s'écroulant bien entendu. Culé! "

    Wolton devra défendre son point de vue archaïque auprès de Philippe Meirieu, qui ne reconnaît pas son propre enfant, dont Wolton veut rester le parrain … (LIRE PaSiDupes) A-t-il vu le film, qu’il ne persiste à poursuivre de vieilles lunes que le film involontairement détruit.

    LePost (Le Monde) conclut pourtant ainsi son article du 26/05/08 : « En tout cas, une Palme sympathique dans cette ambiance hyper-commerciale et artificielle de Cannes. J'espère juste que le retour à la réalité ne sera pas trop brutal pour ces gosses ! » Comme ce vieux Wolton, ne sont-ils pas trognons sur ce beau site neutre et insolent, mais pourtant fétide ?

    mercredi 24 septembre 2008

    Xavier Darcos voudrait honorer les bacheliers avec mention

    Les médailles, ou l’éducation au mérite, contre « Entre les murs », ou la permissivité à l’école
    PaSiDupes a déjà pointé Laurent Cantet (libellé à son nom) , le réalisateur du film « Entre les murs », primé à Cannes , comme l’un des « anonymes » qui se trouvaient par hasard à bord de cet avion du retour à Bamako, quand des passagers lambdas ( ?) ont pris parti -contre la police- pour des clandestins maliens soutenus par le réseau ESF.

    Les spectateurs sont invités à sourire aux arrogances, aux manques de respect et aux âneries d'une classe intenable pour qui l'« argenterie» serait un habitant de l'Argentine. Le niveau n’a pas baissé… Tellement pas qu’une élève de 4° du collège Paul-Gauguin, horrifiée, s’exclame : « C'est pas nous
    Le niveau s’est même élevé, à l’oral, peut-être ! Des virtuoses de naturel, ces ados à la langue bien pendue et à la brutalité à fleur de peau, qui pourtant assurent : « C'était un rôle de composition ». Car ils se sont entendu parler et c’est apparemment plus vrai que nature…Ces élèves qui « parlent trop mal », c’est impardonnable, selon certains jeunes spectateurs. « Conjuguer croire en nous 'croitrons", sérieusement, c'est abuser! », lance Nina. Et ce prof «trop mou » avec l'orthographe, le verlan, les insanités...

    Seraient-ils peu fiers d’être montrés, bruts de décoffrage, par un réalisateur, qui les utilise pour illustrer sa thèse ? Du professeur, M. Marin : «Il est vraiment d’une ambiguïté dérangeante, tranche une jeune fille. Et tous les personnages sont tellement stéréotypés
    « Ambiguïté? » interroge Alice. « Stéréotypés », ajoute Alexandre. Caricature ?
    « Le film nous fait passer pour des idiots et ça donne une mauvaise image des ZEP», se lamente au final Angelica, qui se découvre à l’écran, au risque de ruiner la promotion d’une certaine école.
    Question d'élève: «Et le salaire?» « 1000 euros par semaine», répond Lucie. Xavier Darcos ne joue pas dans la même catégorie cours de récréation…

    Les professeurs qui ont vu le film sont plus interloqués les uns que les autres par l'indiscipline des élèves du collège Dolto dans le 20° arrondissement de Paris, où les violences inter-communautaires émaillent aussi la vie des jeunes dans la rue : pensez à Rudy, le jeune juif plongé dans le coma par ses agresseurs, puis aux trois autres jeunes qui se sont faits agresser, au début du mois, alors qu’ils portaient la kippa.

    Conclusion : un film caricatural ? Et pourquoi ?
    «Pas de Mohamed ni d’Aïssata », comme dirait la perfide Esméralda, qui n’a pas été sélectionnée pour sa seule spontanéïté… Pur hasard ? Esméralda est dans la vraie vie une ancienne élève renvoyée du collège Gauguin et placée à Dolto (Paris 20), où le réalisateur a trouvé sans les chercher les élèves croquignolés qu’il lui fallait pour sa satire militante du système éducatif. Une journaliste, dépaysée, la dit « géniale tête à claques ». Si elle est géniale, mais que dire d’Einstein ?
    Mais il suffit aux acteurs d’avoir monté les marches de Cannes, comme Sharon Stone. Voilà qui sidère une ‘jeune’ élève : « C'est satisfaisant d'avoir les félicitations, mais la Palme ! » Celle-ci apprécie les félicitations : une « médaille en chocolat » l’aurait contentée, elle, mais elle n’est pas adhérente à l’UNL et Florian Lecoultre ne lui a pas glissé ce qu’il fallait dire et penser …

    Le film a pourtant reçu en 2008 la Palme d’Or au Festival de Cannes, dont le jury était placé sous la présidence de Sean Penn, avec des membres comme Marjane Satrapi. On notera que personne ne vante la réalisation : un détail à Cannes et pour le réalisateur Penn !

    Sean Penn, né en 1950 dans une famille juive immigrée de Lituanie, se revendique laïc et agnostique. Au cinéma, il s’est fait le spécialiste des rôles de mauvais garçons indomptables Puis, il a multiplié les rôles d'hommes violents et désespérés, dominés par la soif de vengeance, comme une thérapie à sa propre histoire familiale. Son père figura au nombre des cinéastes soupçonnés de sympathies communistes et inscrits sur la liste noire du sénateur Joseph McCarthy.
    Dans ses propres films, à partir de 1995, il s’est intéressé aux thèmes de la culpabilité (The Indian Runner), de la folie (Crossing Guard) et du pardon (The Pledge). Ce tatoué est aussi célèbre pour sa personnalité marquée, sa violence (il menaça un passant de lui couper l'oreille avec une bouteille cassée) et ses prises de position politiques, en particulier à propos du conflit en Irak en 2003 (il conspua en public les Républicains). Il était à prévoir que « Entre les murs » pourrait lui devoir beaucoup et, en toute neutralité, les responsables de la sélection des films et de la composition du jury ne pouvaient pas l’ignorer …
    La palme ne pouvait donc guère échapper à ‘Entre les Murs’, sachant en outre que France Télévisions co-produit ce film partisan. On peut dès lors se demander enfin si le service public ne pourrait pas vivre décemment de ses investissements militants dans l’économie de marché (que décrient ses journalistes) et de son marketing forcéné, comme en cette période actuelle de promotion, plutôt que de réclamer leur contribution aux pauvres gens par le biais de la redevance audio-visuelle.


    Cette nouvelle version de l’arroseur arrosé convient naturellement à ceux qui se plaisent dans leur jus ou à la gauche caviar qui observe de loin et n’y voit que dépaysement ou exotisme et sujet d’étude ethnologique. « Entre les murs » justifie donc la fuite des élèves, pour qui compte plutôt ce qu’ils ont « Entre les oreilles », et les demandes de dérogations à la carte scolaire. Le ministre Darcos a bien mérité la palme … en chocolat !

    Le 14 septembre, le ministre de l'Education a envisagé dans un entretien au Parisien que des médailles soient attribuées aux bacheliers
    Dans la foulée des Jeux Olympiques de Pékin, Xavier Darcos a précisé son intention de "valoriser" l'obtention du baccalauréat: "Nous envisageons même que les bacheliers puissent recevoir une médaille. Elle serait de couleur différente, peut-être sur le mode des médailles sportives, or, argent, bronze, selon la mention obtenue."
    Interrogé ensuite sur RTL, X. Darcos a assuré que cette proposition ressortait d'une "attitude pédagogique qui n'a rien de réactionnaire". "Je ne suis pas un nostalgique, je suis résolument moderne". Selon lui, il s'agit de "reconstituer des rites, des modes de reconnaissance" et de "donner un peu de solennité aux récompenses".
    Le ministre a développé cette argumentation le 15 au matin sur France Info, en demandant que l'on ne "caricature" pas. "Je suis, a-t-il dit, à la recherche de la reconnaissance du mérite (...), notamment des élèves qui viennent des milieux les plus modestes et qui ont réussi." Le ministre a d’ailleurs souligné le "succès" rencontré par des expériences de cérémonies de remise du baccalauréat dans certains établissements et a précisé que le mérite pouvait être reconnu "par une médaille ou par autre chose".


    La gauche s’est félicitée de opposée à cette proposition
    Les organisations tutélaires de l’Education Nationale n’ont pas supporté l’initiative venue de cet audacieux ministre qui ne prend pas les ordres auprès d’elles. Elles n’ont donc pas tardé à ironiser. "Ce n'est pas du tout une demande des lycéens, affirma Florian Lecoultre, nouveau président de l'Union nationale lycéenne (UNL), c'est du bling-bling, c'est insignifiant. On peut multiplier les annonces inutiles comme celle-là, reste que pendant ce temps on ne s'attaque pas aux vrais problèmes."
    Daniel Robin, son tuteur du SNES-FSU, syndicat de professeurs de gauche du second degré, jugea "pathétique et dérisoire qu'un ministre de l'éducation consacre son temps à faire des annonces de cette nature alors qu'il y a bien d'autres problèmes à régler".
    Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, parla de mesure "complètement déphasée renvoyant à une vision de la société particulièrement rétrograde".
    Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), fédération de parents située à gauche, rappelait n'avoir "jamais demandé" ce type de mesure.
    Seule la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui ne milite pas à gauche, , par la voix d'Anne Kerkhove, sa présidente, se démarqua timidement de la nébuleuse opposée : "Certains parents disent qu'ils aimeraient bien des remises de prix comme celles pratiquées dans les pays anglo-saxons. Mais je ne suis pas persuadée que ce soit une demande de tout le monde." L’élection des représentants de parents d’élèves se profile.
    Ainsi, une palme d’or remise entre amis à des amis aurait à gauche plus de valeur morale que la réussite à un examen national au mérite. Que le bac soit le sésame pour l’enseignement supérieur de 80% des candidats n’est certes plus l’exploit d’antan. C’est que la gauche considère que réussir au bac n’est plus aujourd’hui un exploit et que les lycéens ont plus de respect pour le disque d’or d’une chanteuse ou le soulier d’or d’un footballeur !


    Suggestions au ministre de l’Education Nationale :
    - rebaptiser l’enseignant en « coach » : c’est plus prestigieux et les entraîneurs de foot, bien que contestés, restent respectés et maîtres de leur équipe.
    - faire remettre les médailles ‘en chocolat’ sur les marches du festival de Cannes par 2Z (Zinédine Zidane), devant micros et caméras, ou sur le perron de l’Elysée, si toutefois Désirdavenir Royal montait un jour sur le podium.
    - ne distribuer que des médailles palmes -ou des lingots- , et exclusivement en or (bien que « bling-bling »): l’argent est discriminatoire et le bronze, cet alliage, est humiliant, dans les quartiers.

    mercredi 25 juin 2008

    Là où se trouve RESF, les choses tournent mal : responsables mais pas coupables

    Et on reparle de Maliens et de l’opposition…
    Un incendie a détruit dimanche après-midi les deux bâtiments du centre de rétention administratif de Vincennes, où étaient retenus 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion.
    Le sinistre a été déclenché après le décès d'un sans papier Tunisien, retrouvé mort d'une crise cardiaque dans sa chambre samedi. Selon plusieurs témoins, le sinistre est parti parce que des retenus ont mis le feu à des matelas alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien, à l’instigation de plusieurs collectifs de sans papiers et principalement du réseau ESF (Education Sans Frontières).
    Deux retenus maliens de ce centre ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'incendie, dit-on de source policière. Ils sont soupçonnés d'avoir allumé l'incendie ou d'avoir incité à le faire. Or, chacun se rappelle qu’un avion pour Bamako (Mali) avait été empêché au décollage par une bande de prétendus passagers qui se trouvaient là par hasard et qui se sont opposés à l’expulsion d’un Malien sans papiers. PaSiDupes a révélé que, parmi les meneurs, outre Marie-Françoise Durupt qui clama à l'issue de son procès: "Je recommencerai !", on avait identifié Laurent Cantet, récompensé d’une palme d’Or au Festival de Cannes pour son militantisme et un film documentaire engagé sur ...la diversité dans les écoles, dont la ...sortie est programmée en support à la prochaine …rentrée 'sociale permanente'.

    Selon la préfecture, au lendemain de l'incendie qui a entièrement détruit le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes sans faire de victime, un seul retenu a profité du chaos pour prendre la fuite. Alors pouvait s'ouvrir la guerilla de désinformation médiatique, tandis que se développait une polémique sur les responsabilités dans ces événements.

    Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a désigné les responsables.
    Les associations de défense des étrangers sans papiers, notamment RESF, sont présumées en partie responsables de l'incendie du centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) dimanche.
    "Le véritable scandale n'est pas que quelques centaines d'hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion", réplique RESF.
    "L'explication aux événements d'hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules", justifie Réseau éducation sans frontières, anonymement.

    Or, les soutiens de RESF sont sortis de l’ombre.
    Le Parti communiste
    Il ne représente plus grand-chose au plan électoral, mais fait de l'agitation de rue ou dans les aéroport, comme François Auguste, vice-président de Conseil regional en Rhône-Alpes: LIEN PaSiDupes ou Yahoo
    Malgré un passé plus lourd en actions contre les immigrants qu'n nombre de voix, le PCF aujourd’hui dénonce.
    « S'en prendre aux associations, "quel délire!" "L'aveuglement sécuritaire de cette droite leur fait décidément perdre la raison". Le PCF a perdu la mémoire courte : il ‘perdait la raison’ et vidait les foyers Sonacotra au bulldozer. Le PCF n’a pas toujours aimé les Maliens. Il ne les a jamais autant eu en affection que depuis qu’il est dans l’opposition et en voie d’extinction.
    1980- Le PCF synthétise, raccourcit, tronque,élimine.
    Il faut au jeune militant une solide culture de base du parti pour avoir accès aux turpitudes de ses camarades anciens et savoir. En mars 2006, dans ‘Evolutions récentes en France, en Europe- Les migrants : le monde en mouvement’, çà devient : «En décembre 1980, ce sera le cataclysme politique du “bulldozer de Vitry” ! » C’est tout : lapidaire, non ?
    VOIR et ENTENDRE


    Communistes expulsant des immigrés

    21 mai 1990, la feuille communiste, l’Humanité, réécrit l’histoire, lorsqu’Anne Sinclair fait référence au « bulldozer de Vitry », commune communiste : «Georges Marchais reconnaît que le PCF n’est pas exempt d’infaillibilité mais précise-t-il « Concernant ce qui s’est- passé à Vitry, sur le fond, nous avons eu raison, car dans ce cas c’est un maire de droite - celui de Saint-Maur - qui voulait transformer Vitry en ghetto et qui a expulsé des travailleurs maliens. Quant à la forme d’action, nous en avons fait la critique. Elle n’était pas la bonne ». LIRE PaSiDupes ou Yahoo
    La CNT n’a pas oublié et fait le procès du PCF
    Episode d'Aubervilliers
    LIRE PaSiDupes ou YAHOO

    Volte-face aujourd’hui, le PCF soutient les hors-la-loi sans papiers.
    Sa déclaration souligne sa motivation politique plus qu’humanitaire : "L'incendie regrettable du (centre de Vincennes) n'est que le symptôme d'une désastreuse politique du chiffre ou l'essentiel est toujours plus de s'acharner sur les sans-papiers coûte que coûte, l'humanitaire devenant quantité négligeable", souligne le communiqué communiste. Au PC, lorsque des vies de sans papiers sont menacées par un violent incendie criminel qui détruit complètement deux bâtiments, l'humanitaire ne devient-il pas «quantité négligeable » ?

    Le parti socialiste
    Son comportement sur le terrain est plus ambigüe
    Le député socialiste Pierre Moscovici confirme l’instrumentalisation des sans papiers à des fins de subversion politique. Selon lui, la politique d'immigration du président élu et de Brice Hortefeux "risque d'aboutir à la multiplication de ce type d'accidents". La menace est claire… Ils reviendront et, par ces exercices d’entraînement, préparent déjà un été chaud dans les prisons de France.
    Moscovici a aussitôt classé ‘accident’ ce qui est ‘crime’.
    Il accrédite dans l’opinion la thèse qui nie l’incendie volontaire, psychologiquement allumé de l’extérieur. "Ce que montre cet accident très grave, c'est qu'on ne peut pas traiter les immigrés, quelle que soit la situation légale, illégale, dans des conditions humaines", a-t-il déclaré sur France Info. Le candidat en campagne au poste de Premier secrétaire du PS a une haute idée de la loi votée par la représentation nationale au Parlement.
    Les Verts
    Ils s'adressent au tout nouveau Contrôleur des lieux de privation des libertés, Jean-Marie Delarue, nommé ces derniers jours, pour qu'il se saisisse "en urgence" de la situation des retenus de Vincennes.
    Le Cimade
    Cette organisation d'aide aux étrangers se radicalise et demande la remise en liberté de tous les anciens retenus de Vincennes, "qui ont traversé une situation particulièrement traumatisante". Il suffirait donc d’allumer des feux pour obtenir la citoyenneté française. A inscrire dans la constitution, à l’article 1.

    Un peu d’histoire à l'attention des 'jeunes' communistes tenus dans l'ignorance des faits d'armes de leurs anciens
    En 1981, Georges Marchais réclame « l’arrêt de l’immigration » Il tente de se justifier en dénonçant « le risque de ghettos dans les communes ouvrières ». Il demande aussi plus de sévérité contre la drogue et la délinquance. Violemment attaqué par le PS et l’extrême-gauche, Marchais riposte : « Quelle idée lamentable se font ces gens-là des travailleurs : Bornés, incultes, racistes, alcooliques, brutaux, voilà comment seraient les ouvriers et les ouvrières! De telles attaques ne déshonorent que leurs auteurs et ne méritent que le mépris ».
    VOIR et ENTENDRE - Georges Marchais réclame l’arrêt de l’immigration

    Marchais immigration

    dimanche 1 juin 2008

    Le Festival de Cannes : spectacle total d’un scandale rituel

    Une punition générale administrée par la gauche internationale
    Le Festival de Cannes est depuis longtemps typique de l’événementiel réservé aux privilégiés de la gauche caviar. PaSiDupes a déjà signalé les scandaleuses coïncidences qui entourent la Palme d’Or 2008, depuis la sélection du film de Laurent Cantet, un proche de RESF , né à ...Melle, qui s’est trouvé par hasard sur un avion du retour mouvementé à Bamako, jusqu’à la récompense par les amis de l’Internationale socialiste.
    PaSiDupes s’est aussi indigné que les défavorisés de Canal+ se fassent héberger à l’Hôtel Martinez sur la Croisette de Cannes. La chaîne démocratique à péage réussit la gageure morale de combiner promotion d’un grand groupe hôtelier, Concorde Hôtels, et marketing d’un film-documentaire engagé, co-produit par France 2, une chaîne publique!

    Ni DAL ni Les Enfants de Don Quichotte ni Mardi Noir, ni aucun réseau vertueux ne les a rappelés à la décence. Pas une seule tente rouge de Décathlon à l’horizon de la Croisette… Jojo Balasko et Guy Bedos regardaient ailleurs, Gégé Depardieu et Carole Bouquet soignaient leurs vignobles et Jean Rochefort ne s’est pas détourné de son chemin entre son haras, La Baule et Deauville pour exhiber son indignation. Il n’a pas même remarqué. Le cinéma et les pauvres gens peuvent donc se passer d’eux ?

    Pourquoi, les yeux écarquillés et baveux d’envie, le peuple n’a-t-il pas trouvé scandaleux ce mixage de richesse réelle et de simplicité apparente? Certes, il avait bien trop à faire devant ses écrans pour penser et condamner. Il s’est donc laissé convaincre que le cinéma de Cannes serait fait pour eux, pour leur éducation et leur émancipation, futures. En attendant l’automne prochain, quand la sortie de Entre les Murs, le film de Cantet coïncidera justement avec la rentrée sociale promise par les syndicats, les pauvres gens se sont gavés de luxe et d’ostentation, d’illusion d’un monde meilleur pour eux.

    La supercherie consiste à voiler ces turpitudes d’un voile (im)pudique. Les media assurent la couverture hypocrite des manigances du monde politique du spectacle et les dissimulent derrière des émissions futiles ou grotesques à destination du public des travailleurs.
    Il arrive que les gauchistes expriment leur respect de ce public populaire au cours de séances mémorables de remises de Palmes d'or, notamment durant l'édition 1987, lorsque Maurice Pialat fut récompensé pour Sous le soleil de Satan, ou encore en 1994 lors de la remise du prix à Quentin Tarantino pour son Pulp Fiction. Les deux réalisateurs réagirent vivement : Pialat répondit au public « Si vous ne m'aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus ! », et leva le poing au ciel ; Tarantino répondit par un doigt d'honneur. C’est le chic absolu ! Il était d’ailleurs de retour cette année sur le lieu de ses exploits: il le mérite bien!…
    Les malhonnêtes y ont leurs habitudes. Plus récemment, le même Quentin Tarantino, président du jury en 2004, fut soupçonné de partialité pour avoir attribué la Palme d'or à l'escroc Michael Moore, un américain bien-aimé- et son odieux Fahrenheit 9/11.
    La grossièreté méprisante et l’escroquerie ne suffisent pas à cette gauche privilégiée qui participe aussi volontiers à l’intox des braves gens. En 1999, le prix d'interprétation masculine revint à Emmanuel Schotte, celui de l'interprétation féminine à Emilie Dequenne et Séverine Caneele. Lors de leur montée, les deux jeunes femmes furent sifflées par le public. Certains confieront à des journalistes : « On veut du strass et des paillettes ».

    L’opposition médiatique a joué son rôle : au peuple, la gauche fournit du pain et des jeux. voilà tout ce que demandaient les Romains de la décadence, du pain et les jeux du cirque, c'est-à-dire du blé au forum et des spectacles gratuits. Plus que jamais, le cinéma est l’opium du peuple.
    A l’issue de ce grand spectacle people, la France d’en bas s’est endormie, trompée mais ravie. Pour prolonger le rêve, elle est prête à mettre des sommes élevées pour son budget. Pourvu que son pouvoir d’achat leur permette encore cet écart inconsidéré. En salles, ils se casseront les dents sur des œuvres indigestes.

    Exemples récents de films populaires d’éducation des masses :
    2006 – Président du jury, le réalisateur Wong Kar-wai:
    Le Vent se lève de … Ken Loach reçut évidemment la Palme d’Or car il a pour thème la guerre d'indépendance irlandaise et les troubles qui suivirent, tandis que le Grand Prix du Jury alla naturellement à Flandres de Bruno Dumont sur le sujet des ravages de la guerre et le tribut des soldats d’Afrique.
    2007 - Président du jury, le réalisateur Stephen Frears
    Prix du Jury : Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ou la Palme d’Or : 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu (le réalisateur y fait de l'avortement un acte de résistance contre la dictature Roumaine en place, avec DVD pédagogique promis par le prix de …l'Éducation !)

    Un film n'a pas été honoré d'une sélection au festival de Cannes... JCVD ne vaut-il pourtant pas mieux?
    Il faut beaucoup d’abnégation ou de masochisme aux spectateurs inconscients…
    Lire aussi le ‘post’ suivant de PaSiDupes, constitué du commentaire d’un lecteur.

    mardi 27 mai 2008

    Education: la Palme d'or de Cannes instrumentalisée par le PS

    Le réalisateur milite au côté de RSF…

    PaSiDupes révèle ce que le PS dissimule


    La Palme d'or 2008 du Festival de Cannes remportée par "Entre les murs", un film sur l'école, a embrasé mardi la séance des questions au gouvernement, avec une bronca socialiste contre le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
    Le comportement du PS est extrêmement ambigu

    Michel Ménard, député PS de Carquefou (Loire-Atlantique), qui posait une question sur les réductions d'effectifs dans l'enseignement, a illustré son propos par la Palme d'or, "formidable coup de projecteur sur la vie des collèges", selon lui.
    Contrairement au ministre qui a fait carrière dans l’Education Nationale, Michel Ménard (1961), le député PS de Loire-Atlantique, doit son siège de député au soutien de l'Union Démocratique Bretonne, des Verts et du Parti communiste français pour se faire élire au 2e tour et son expertise en matière d’éducation n’est pas spécialement reconnue par ses pairs, puisqu’il est membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Ce qui n’empêche pas ce proche de Jean-Marc Ayrault de lancer : "Ce film montre la diversité du métier des enseignants, ne les découragez pas!", ce qui lui attira évidemment des exclamations réprobatrices des bancs de l'
    UMP
    .
    Ce socialiste qui a fait des études d’instituteur, sans jamais enseigner, aime tellement l’enseignement qu’il a fait une carrière pépère de salarié de la Fédération des Amicales Laïques de Loire-Atlantique dans l'
    agglomération nantaise. Il fait partie de ces enseignants qui n’ont jamais été en face d’élèves et qui peuplent les associations para-éducatives et constituent le réseau associatif qui militent à gauche. Ainsi, la Fédération des Amicales Laïques eqst-elle une composante de la Ligue de l'Enseignement, généralement nommée Fédération des Œuvres Laïques (FOL), laquelle maîtrise près de …30 000 associations, proches du SNU-ipp (FSU). Il continua pourtant d’apostropher Xavier Darcos, docteur de troisième cycle en lettres et sciences humaines et inspecteur général de l’Education.

    "Vous cherchez à exploiter un film qui montre le dévouement des enseignants" a poursuivi le ministre. Les huées socialistes se sont amplifiées et des "Périgueux, Périgueux" ont commencé à s'élever dans l'hémicycle, parce que Xavier Darcos a perdu la mairie de Périgueux aux dernières municipales.

    Alors que certains jeunes élus socialistes lettrés ( !) –et de moins jeunes– mimaient le long nez menteur de Pinocchio, Xavier Darcos a souligné ce qui aurait appelé n’importe quel parti honorable à plus de réserve. "Si je comprends bien, au palmarès de Cannes, il y a deux Palmes d'or, la Palme d'or du film ‘Entre les murs’ et la Palme d'or de la récupération par le Parti socialiste d'un film qui a été cofinancé par les services de Fadela Amara".
    Co-produit aussi pas France 2, qui, jusqu’à plus ample informé, n’est pas hostile à la gauche.

    Xavier Darcos a alors fustigé la "vision apocalyptique" des socialistes, la "fiction" dans laquelle ils vivent et "les attaques personnelles" contre lui. Les députés de la majorité se sont alors levés pour applaudir et soutenir le ministre.

    Un deuxième fait aurait pu inspirer plus de pudeur aux socialistes.

    En novembre 2007, Laurent Cantet avait souhaité parrainer certains de ses jeunes acteurs ou certains de leurs proches. C’est ainsi que Cantet a choisi un de ses acteurs primés à Cannes sachant que c’est un sans papiers , tout comme la mère d'un de ses partenaires à l'écran, rapporte France Info. Selon Réseau éducation sans frontière (RESF), en pointe sur le dossier des régularisations, d'autres proches de membres de l'équipe du film pourraient être dans la même situation. Une action concertée sur le collège Françoise-Dolto, dans le 20e arrondissement de Paris … (LIRE PaSiDupes à 'Paris XXe' ).

    Or, en 2007, la tentative d’expulsion le samedi 26 mai, de Salif Kamaté, vers Bamako, à bord d’un vol d’Air France au départ de Roissy, suscitèrent des réactions d’indignation qui dépassèrent celles des passagers de l’appareil et de l’équipe du cinéaste …Laurent Cantet. L’affaire avait alors permis au Réseau Éducation sans frontières, de médiatiser les poursuites contre une Française retraitée disponible pour militer, Marie-Françoise Durupt, passagère soi-disant inopinée du Paris-Bamako du 28 avril. L’activiste de RESF avait en effet incité « directement MM. Ibbrahima Diakité et Samba Fofona, tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ».
    Le réalisateur subventionné par le gouvernement n’en est donc pas un sympathisant, bien au contraire, et l’esprit d’ouverture du pouvoir ne mérite pas les attaques injustifiées du PS, qui gagne le bonnet d’âne et remporte la palme d’or dur de l’impudeur.


    Le réalisateur Laurent Cantet, primé de la Palme d'Or lors du 61ème Festival de Cannes 2008, pour son film 'Entre les murs', est né en 1961 à …Melle (Deux-Sèvres), ex-circonscription de la présidente de la région Poitou-Charentes, Sa Cynique Majesté Royal.