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mercredi 24 septembre 2008

Xavier Darcos voudrait honorer les bacheliers avec mention

Les médailles, ou l’éducation au mérite, contre « Entre les murs », ou la permissivité à l’école
PaSiDupes a déjà pointé Laurent Cantet (libellé à son nom) , le réalisateur du film « Entre les murs », primé à Cannes , comme l’un des « anonymes » qui se trouvaient par hasard à bord de cet avion du retour à Bamako, quand des passagers lambdas ( ?) ont pris parti -contre la police- pour des clandestins maliens soutenus par le réseau ESF.

Les spectateurs sont invités à sourire aux arrogances, aux manques de respect et aux âneries d'une classe intenable pour qui l'« argenterie» serait un habitant de l'Argentine. Le niveau n’a pas baissé… Tellement pas qu’une élève de 4° du collège Paul-Gauguin, horrifiée, s’exclame : « C'est pas nous
Le niveau s’est même élevé, à l’oral, peut-être ! Des virtuoses de naturel, ces ados à la langue bien pendue et à la brutalité à fleur de peau, qui pourtant assurent : « C'était un rôle de composition ». Car ils se sont entendu parler et c’est apparemment plus vrai que nature…Ces élèves qui « parlent trop mal », c’est impardonnable, selon certains jeunes spectateurs. « Conjuguer croire en nous 'croitrons", sérieusement, c'est abuser! », lance Nina. Et ce prof «trop mou » avec l'orthographe, le verlan, les insanités...

Seraient-ils peu fiers d’être montrés, bruts de décoffrage, par un réalisateur, qui les utilise pour illustrer sa thèse ? Du professeur, M. Marin : «Il est vraiment d’une ambiguïté dérangeante, tranche une jeune fille. Et tous les personnages sont tellement stéréotypés
« Ambiguïté? » interroge Alice. « Stéréotypés », ajoute Alexandre. Caricature ?
« Le film nous fait passer pour des idiots et ça donne une mauvaise image des ZEP», se lamente au final Angelica, qui se découvre à l’écran, au risque de ruiner la promotion d’une certaine école.
Question d'élève: «Et le salaire?» « 1000 euros par semaine», répond Lucie. Xavier Darcos ne joue pas dans la même catégorie cours de récréation…

Les professeurs qui ont vu le film sont plus interloqués les uns que les autres par l'indiscipline des élèves du collège Dolto dans le 20° arrondissement de Paris, où les violences inter-communautaires émaillent aussi la vie des jeunes dans la rue : pensez à Rudy, le jeune juif plongé dans le coma par ses agresseurs, puis aux trois autres jeunes qui se sont faits agresser, au début du mois, alors qu’ils portaient la kippa.

Conclusion : un film caricatural ? Et pourquoi ?
«Pas de Mohamed ni d’Aïssata », comme dirait la perfide Esméralda, qui n’a pas été sélectionnée pour sa seule spontanéïté… Pur hasard ? Esméralda est dans la vraie vie une ancienne élève renvoyée du collège Gauguin et placée à Dolto (Paris 20), où le réalisateur a trouvé sans les chercher les élèves croquignolés qu’il lui fallait pour sa satire militante du système éducatif. Une journaliste, dépaysée, la dit « géniale tête à claques ». Si elle est géniale, mais que dire d’Einstein ?
Mais il suffit aux acteurs d’avoir monté les marches de Cannes, comme Sharon Stone. Voilà qui sidère une ‘jeune’ élève : « C'est satisfaisant d'avoir les félicitations, mais la Palme ! » Celle-ci apprécie les félicitations : une « médaille en chocolat » l’aurait contentée, elle, mais elle n’est pas adhérente à l’UNL et Florian Lecoultre ne lui a pas glissé ce qu’il fallait dire et penser …

Le film a pourtant reçu en 2008 la Palme d’Or au Festival de Cannes, dont le jury était placé sous la présidence de Sean Penn, avec des membres comme Marjane Satrapi. On notera que personne ne vante la réalisation : un détail à Cannes et pour le réalisateur Penn !

Sean Penn, né en 1950 dans une famille juive immigrée de Lituanie, se revendique laïc et agnostique. Au cinéma, il s’est fait le spécialiste des rôles de mauvais garçons indomptables Puis, il a multiplié les rôles d'hommes violents et désespérés, dominés par la soif de vengeance, comme une thérapie à sa propre histoire familiale. Son père figura au nombre des cinéastes soupçonnés de sympathies communistes et inscrits sur la liste noire du sénateur Joseph McCarthy.
Dans ses propres films, à partir de 1995, il s’est intéressé aux thèmes de la culpabilité (The Indian Runner), de la folie (Crossing Guard) et du pardon (The Pledge). Ce tatoué est aussi célèbre pour sa personnalité marquée, sa violence (il menaça un passant de lui couper l'oreille avec une bouteille cassée) et ses prises de position politiques, en particulier à propos du conflit en Irak en 2003 (il conspua en public les Républicains). Il était à prévoir que « Entre les murs » pourrait lui devoir beaucoup et, en toute neutralité, les responsables de la sélection des films et de la composition du jury ne pouvaient pas l’ignorer …
La palme ne pouvait donc guère échapper à ‘Entre les Murs’, sachant en outre que France Télévisions co-produit ce film partisan. On peut dès lors se demander enfin si le service public ne pourrait pas vivre décemment de ses investissements militants dans l’économie de marché (que décrient ses journalistes) et de son marketing forcéné, comme en cette période actuelle de promotion, plutôt que de réclamer leur contribution aux pauvres gens par le biais de la redevance audio-visuelle.


Cette nouvelle version de l’arroseur arrosé convient naturellement à ceux qui se plaisent dans leur jus ou à la gauche caviar qui observe de loin et n’y voit que dépaysement ou exotisme et sujet d’étude ethnologique. « Entre les murs » justifie donc la fuite des élèves, pour qui compte plutôt ce qu’ils ont « Entre les oreilles », et les demandes de dérogations à la carte scolaire. Le ministre Darcos a bien mérité la palme … en chocolat !

Le 14 septembre, le ministre de l'Education a envisagé dans un entretien au Parisien que des médailles soient attribuées aux bacheliers
Dans la foulée des Jeux Olympiques de Pékin, Xavier Darcos a précisé son intention de "valoriser" l'obtention du baccalauréat: "Nous envisageons même que les bacheliers puissent recevoir une médaille. Elle serait de couleur différente, peut-être sur le mode des médailles sportives, or, argent, bronze, selon la mention obtenue."
Interrogé ensuite sur RTL, X. Darcos a assuré que cette proposition ressortait d'une "attitude pédagogique qui n'a rien de réactionnaire". "Je ne suis pas un nostalgique, je suis résolument moderne". Selon lui, il s'agit de "reconstituer des rites, des modes de reconnaissance" et de "donner un peu de solennité aux récompenses".
Le ministre a développé cette argumentation le 15 au matin sur France Info, en demandant que l'on ne "caricature" pas. "Je suis, a-t-il dit, à la recherche de la reconnaissance du mérite (...), notamment des élèves qui viennent des milieux les plus modestes et qui ont réussi." Le ministre a d’ailleurs souligné le "succès" rencontré par des expériences de cérémonies de remise du baccalauréat dans certains établissements et a précisé que le mérite pouvait être reconnu "par une médaille ou par autre chose".


La gauche s’est félicitée de opposée à cette proposition
Les organisations tutélaires de l’Education Nationale n’ont pas supporté l’initiative venue de cet audacieux ministre qui ne prend pas les ordres auprès d’elles. Elles n’ont donc pas tardé à ironiser. "Ce n'est pas du tout une demande des lycéens, affirma Florian Lecoultre, nouveau président de l'Union nationale lycéenne (UNL), c'est du bling-bling, c'est insignifiant. On peut multiplier les annonces inutiles comme celle-là, reste que pendant ce temps on ne s'attaque pas aux vrais problèmes."
Daniel Robin, son tuteur du SNES-FSU, syndicat de professeurs de gauche du second degré, jugea "pathétique et dérisoire qu'un ministre de l'éducation consacre son temps à faire des annonces de cette nature alors qu'il y a bien d'autres problèmes à régler".
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, parla de mesure "complètement déphasée renvoyant à une vision de la société particulièrement rétrograde".
Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), fédération de parents située à gauche, rappelait n'avoir "jamais demandé" ce type de mesure.
Seule la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui ne milite pas à gauche, , par la voix d'Anne Kerkhove, sa présidente, se démarqua timidement de la nébuleuse opposée : "Certains parents disent qu'ils aimeraient bien des remises de prix comme celles pratiquées dans les pays anglo-saxons. Mais je ne suis pas persuadée que ce soit une demande de tout le monde." L’élection des représentants de parents d’élèves se profile.
Ainsi, une palme d’or remise entre amis à des amis aurait à gauche plus de valeur morale que la réussite à un examen national au mérite. Que le bac soit le sésame pour l’enseignement supérieur de 80% des candidats n’est certes plus l’exploit d’antan. C’est que la gauche considère que réussir au bac n’est plus aujourd’hui un exploit et que les lycéens ont plus de respect pour le disque d’or d’une chanteuse ou le soulier d’or d’un footballeur !


Suggestions au ministre de l’Education Nationale :
- rebaptiser l’enseignant en « coach » : c’est plus prestigieux et les entraîneurs de foot, bien que contestés, restent respectés et maîtres de leur équipe.
- faire remettre les médailles ‘en chocolat’ sur les marches du festival de Cannes par 2Z (Zinédine Zidane), devant micros et caméras, ou sur le perron de l’Elysée, si toutefois Désirdavenir Royal montait un jour sur le podium.
- ne distribuer que des médailles palmes -ou des lingots- , et exclusivement en or (bien que « bling-bling »): l’argent est discriminatoire et le bronze, cet alliage, est humiliant, dans les quartiers.

mercredi 7 mai 2008

Les manifestants lycéens ne trouvent pas leur second souffle

Motivés, motivés ? On ne peut pas dire!
Le mouvement devait « prendre de l’ampleur »… La presse militante, et au premier chef les agences qui donnent le ton, baisse pavillon.

Les journalistes militants étaient allés prendre les consignes auprès de l’UNL pour battre le rappel.
Selon l'Union nationale lycéenne, des manifestations étaient prévues mardi 6 mai dans une quarantaine de villes. A Paris, les horaires et le parcours avaient été publiés, afin que nul n’en ignore… Mais des manifestations étaient également convoquées par voie de presse régionale à Marseille, Strasbourg, Toulouse, Lyon, Toulon, Reims, Avignon, Le Havre, Dieppe, Dijon, La Rochelle, Angoulême, Limoges, Nantes, Rouen, Albi, Orléans, Grenoble, Epinal, Flers, Caen, Saint-Malo, Chartres, Annecy, Annemasse, Valence, Tarbes, Besançon, Alençon, Le Mans ou encore Poitiers.

Or, les lycéens motivés ont fait la sourde oreille mardi aux appels à la relance du mouvement contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, qui avait débuté fin mars. Des excités répandent la rumeur de classes à 35 élèves mais le temps est passé des canulars.
Si les manifestants se sont bien mobilisés dans trois quatre grosses villes comme Toulouse, Rouen ou Orléans, le défilé de Strasbourg a été annulé faute de participants et le cortège parisien a fondu par rapport aux précédentes journées d'action.
Les responsables des syndicats étudiants ne veulent pas reconnaître leur échec et ont parlé d'une mise en jambes satisfaisante dans l'attente de la journée du 15 mai où des lycéens se faire plaisir sans nuire en se fondant dans l'ensemble des syndicats d'enseignants qui se tiennent en réserve et sortiront de l’ombre.
Selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), plus de 200 assemblées générales et sit-in témoignent de la mobilisation : on a baissé le ton ! "Le gouvernement, qui joue la sourde oreille, devrait entendre au plus vite les revendications lycéennes." Il faudrait faire vite en effet.
"La zone C a fait un retour attendu dans le mouvement lycéen en prouvant sa capacité de remobilisation après ces vacances", a prétendu pour sa part Florian Lecoultre, président de l'Union nationale lycéenne (UNL). Lui-même n’a pas donné l’exemple puisqu’il a séché la manif pour suivre quelques cours de rattrapage intensif, histoire de justifier le parchemin que ne lui mégoteront pas ses camarades profs. C’est l’illustration de la ‘France juste’ de demain ?…

Dans la capitale, on est loin des 30.000 manifestants précédemment affichés, avec cette fois 6.000 irréductibles selon les organisateurs, mais 1.900 d'après la police, qui ont défilé derrière une banderole proclamant: "Ils n'auront pas la peau de l'éducation." Encore n’a-t-on pas vérifié leur carte de lycéens…
Dépité un second couteau lycéen remplace le meneur-chef dans les commentaires de débâcle. "C'est plus un tour de chauffe qu'autre chose dans l'attente de la journée du 15 mai", veut croire Léo Moreau. La dernière mobilisation parisienne le 17 avril avait rassemblé 13.000 lycéens, selon la police, 40.000 d'après l'UNL et la FIDL. Il n’y a pourtant pas photo.

Les comparaisons de taux de participation dans les régions sont troublantes. Le défilé de Strasbourg, qui compte 272 500 habitants, a dû être annulé faute de combattants, avec moins d'une centaine de lycéens rassemblés en début d'après-midi sur la place Kléber, contre 2.500 et 3.000 au plus fort du mouvement en Alsace, le 24 avril dernier.
Etrangement en revanche, Angoulême (Charente), avec ses 45.000 habitants, aurait rassemblé 200 lycéens environ pour une action violente (mais ‘citoyenne’ ! ). Des lycéens ont occupé dans l'après-midi durant un quart d'heure les voies de chemin de fer, selon la SNCF. La région Poitou-Charentes de Sa Cynique Majesté Royal serait-elle donc à la pointe de la ‘défiance citoyenne’. Qui est l’instigateur/trice de cette action ‘cohérente et sereine’ ? Les casseurs sont-ils subventionnés, comme à Martigues ? (Lire PaSiDupes)
Les lycéens ont levé le blocage avant que les forces de l'ordre n'aient à intervenir. Deux TGV, les Paris-Bordeaux et Paris-Toulouse, ont cependant accusé un retard d'environ un quart d'heure à la suite de ce raid lycéen.
La Présidente de la région s'est-elle exprimée sur ce qui se passe dans sa zone?...

mercredi 23 avril 2008

La Fidl et l'UNL représentent-ils les lycéens ?

Manifestations lycéennes mardi dernier, en attendant jeudi prochain !

Depuis un mois,

des lycéens, un jour sur deux au lycée,

à deux mois du bac…

Sont-ils en manque de profs ?

Lycéens, on vous ment !

Alors que le second degré continue de perdre des élèves, la gauche demande davantage de professeurs. Depuis la rentrée 2005, on en enregistre 45.000 élèves en moins et le déficit sera encore de 40.000 supplémentaires à la rentrée prochaine.
Le nombre moyen d’élèves par classe
est de 29 en lycée général , 19 en lycée professionnel, 24 en collège et 19 en zone d’éducation prioritaire (ZEP) : pas de quoi grimper aux arbres et jeter des pavés…

Lycéens, on vous ment !


La désinformation s’emballe lorsque la FSU et les organisations lycéennes annoncent une prochaine rentrée catastrophique : les syndicats et les partis pratiquent avec succès la politique de la peur. Or, les parents, qui se désintéressent habituellement au nom sacré de l’autonomie, ou ne font pas l’effort de s’informer sur l’avenir de leurs chers tyrans domestiques, s’en remettent volontiers aux professeurs. S’ils contestent les notes et les sanctions, ils abandonnent néanmoins tout sens critique et acceptent le risque de se faire rouler dans la farine, pourvu qu’ils aient la paix. Facile de les berner sur les prévisions ! Plus elles sont alarmistes, plus les parents délèguent leurs prérogatives aux éducateurs de leurs rejetons. Et ils en profitent comme ils profitent de la tribune qui leur est offerte dans les classes pour manipuler les cerveaux immatures, remonter à bloc les révoltes adolescentes et lâcher dans la rue des révoltés qui veulent montrer qu’ils ne sont pas aussi nuls que leurs parents mais refaire Mai 68 , qui réclament pour eux le respect qu’ils refusent à leurs proches et mener et qui exigent la considération due aux rebelles capables de défier l’autorité qualifiée d’oppression, voire de dictature, quand ils n’y voient pas de ce nazisme qu’ils ont découvert dans les livres quand leurs aînés pourris l’ont vécu dans leur chair !

Lycéens, on vous ment !

Des lycéens sont donc dans la rue : la gauche fait leur éducation politique sur le pavé, puisqu’ils manquent de tout dans les lycées. Puisque le monde entier leur veut du mal, en leur infligeant le réchauffement climatique qu’ils vivent en avril sous la pluie, la pollution qu’ils entretiennent en crachant et en jetant leurs papiers et mégots au sol ou la globalisation que leurs parents combattent à coups d’heures supplémentaires pour leur assurer le superflu.
Ces lycéens qui défilent dans la rue n’ignorent pas seulement l’hortografe, mais aussi pour quoi ils se mettent en troupeau hurlant. Ni la FIDL, ni l’UNL, ni la FSU, ni l’UNEF, ni la FCPE, enfin personne ne leur a dit, et pas même la presse, que malgré 8830 suppressions de postes compensées partiellement mais largement en heures supplémentaires, les effectifs de classes ne varieront pas l’année prochaine.

Lycéens, on vous ment !

Ils ne sont pas représentatifs, ceux qui se disent les défenseurs de leurs camarades lycéens.
La FIDL
La Fédération indépendante et démocratique lycéenne est bien mal nommée, sauf s’il s’agit de jeter de la poudre aux yeux. Ce qui pourrait être prometteur est une imposture, car cette fédération n’est ni indépendante, ni démocratique.
La FIDL qui puise ses origines dans le combat contre la loi Devaquet fut créée en 1987 par des militants de SOS Racisme elle-même fondée par Julien Dray (PS). Succédant à Tristan Rouquier , elle est présidée par Alix Nicolet, qui n’ jamais connu que 17 printemps. Elle s'est également mobilisée sur des thèmes comme la guerre en Irak en 2003 ou encore le passage de JM Le pen au deuxième tour des élections présidentielles en 2002.
La FIDL est surtout étroitement encadrée par un syndicat d’enseignants, la FSU, et par un syndicat ouvrier, FO. Voilà pour l’indépendance. Pour ce qui est de la démocratie, on peut avoir de meilleurs exemples…
Représentatifs ? La FIDL annonce 6000 adhérents sur 2 millions de lycéens… A vous de juger !

L’UNL
Florian Lecoultre qui n’a connu que 18 mois de Mai est, à la suite de Karl Stoeckel et de Floréale Mangin, élue depuis septembre 2006 et qui ne se représentait pas, le nouveau président de l’Union Nationale lycéenne, fondée en 1993, mais dons le congrès fondateur ne date que de 1997. C’est une organisation sensiblement plus à gauche que son aînée. Le jeune homme a été élu en mars dernier, sur les terres de ses maîtres, à … l'université Paris VI, par environ … 250 lycéens de la zone de Jussieu (Pierre et Marie Curie) qui n’est pas réputée modérée…
Mais l’UNL n’est pas plus indépendante et démocratique que la FIDL, puisqu’elle est noyautée par la … CGT et encadrée par son bras étudiant de l’UNEF-ID , comme Indépendante et Démocratique, puisqu’il faut en avoir le nom à défaut des méthodes : on y vote à main levée quand on est incertain d’un scrutin… Que répond-il à la question : Quelle est la nature des relations qui unissent l'UNL au groupe étudiant UNEF?« Comme je l'ai déjà dit, nous nous traitons d'égaux à égaux avec tous nos partenaires, c'est donc le cas également avec l'UNEF. L'UNEF est le premier syndicat étudiant, nous travaillons quelquefois avec, sur des problématiques qui sont communes aux lycéens et aux étudiants. » Même pas ‘parfois » honnête !
Pourtant, Lucas Jourdain et Karl Stoeckel ont milité par la suite à l'UNEF et en sont actuellement membre du Bureau National. Michaël Delafosse, premier président de l'UNL, est devenu par la suite vice-président de … l'UNEF-ID, puis président de la LMDE, mutuelle étudiante rebaptisée à la suite de la vilaine affaire de la MNEF. Consulter le lien Wikipedia sur l'affaire qui éclaboussa le vertueux PS.
Bien que la CGT y fasse sa loi, l’organisation est plus implantée dans les centres villes que dans les banlieues où Julien Dray occupe le terrain.

Représentatifs ? La FIDL annonce 6000 adhérents également (sur 2 millions de lycéens)… A vous de juger à nouveau!


Tête de liste Organisation Nombre de voix

Manon Aubry FIDL-CIEL 80 voix
Céline Afchain UNL 76 voix
Floréale Mangin UNL 74 voix
Tristan Rouquier FIDL-CIEL 72 voix
Séverine Antonioni FIDL-CIEL 66 voix
Médrick Zamy UNL 66 voix

mercredi 16 avril 2008

Xavier Darcos dialogue à nouveau avec les organisations lycéennes

Les nostalgiques de la gestion paritaire s’obstinent
Outre des retraités, intermittents du spectacle de rue et oisifs de tout poil, des lycéens, enseignants et parents d'élèves (disponibles le mardi non pas pour garder leurs enfants mais pour une petite cure de jouvence) se sont mobilisés en nombre mardi avant les vacances à Paris, où ils étaient au total quelques dizaines de milliers à défiler contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes que Xavier Darcos a défendues avec la même détermination. A Paris, les manifestants, toutes catégories confondues, y compris les militants de la CGT réquisitionnés, étaient 20.000 selon la police, 40.000 et jusqu’à 50.000 selon les organisateurs. Ils vont bientôt en annoncer trois fois plus : même la CGT se contentent de seulement les doubler…

Côté manifestant, en dépit de la réalité du terrain, Alix Nicolet, présidente de la Fidl, n’a pas craint d’affirmer : "On est en train de creuser le rapport de force avec le ministre" ! Son compère de l'UNL, Florian Lecoultre a ajouté : "Les lycéens sont satisfaits d'être associés à une réforme du lycée. On retiendra donc que l'UNL admet que le gouvernement pratique la concertation. Mais, à la façon de son mâitre, Gérard Aschiéri, le meneur des professeurs du SNES-FSU, il a estime que "la revendication centrale reste les moyens". Bien que la démonstration de mardi ait été un franc succès, elle ne semble pas si déterminante que cela, car Florian Lecoultre, le président de cette organisation abusivement qualifiée de 'syndicat', a appelé à une nouvelle mobilisation jeudi. Ces défilés à répétition laissent la grande majorité des lycéens de marbre, pour peu qu’ils veuillent acquérir non seulement le niveau du bac, mais celui qui leur permettra de ne pas se faire éliminer de l’enseignement supérieur, puisque ni la randonnée ni le graphisme sur banderole n’est inscrit dans le cursus universitaire : ils ne rapportent aucun point en première année, sauf pour faire carrière au PS qui ne recrute que les meilleurs meneurs, comme le MEDEF.

Côté enseignant, l'appel à la grève en Ile-de-France, seule avec Bordeaux à ne pas encore être en vacances de printemps, a été suivi par moins d'un professeur sur cinq selon le ministère, près d'un sur deux , selon le principal syndicat, le SNUipp-FSU, mais seulement un sur quatre (26%)dans le primaire, selon le ministère. Le zélé SNUipp du primaire anticipe donc les problèmes du lycée ? Il serait donc plus sensibilisé que les professeurs de lycée pourtant directement concernés puisque le SNES-FSU ne juge pas utile de perdre des journées de salaires pour des suppressions de postes qui ne l’affectent donc pas tant que cela! Ils envoient les jeunes au front...
Nouveauté mardi, de nombreux professeurs des écoles ont grossi les rangs du front anti-Darcos lycéens-étudiants-enseignants-parents, constitué la veille avec un appel de 18 organisations à deux nouvelles journées de mobilisation les 15 et 24 mai. L’appellation -très personnalisée- de ce front anti-Darcos est symptomatique de la volonté politique des enseignants d’utiliser les lycéens pour en découdre avec le gouvernement.

Pour ce qui est des programmes du primaire à proprement parler, puisque la réforme du bac pro est devenu le cadet des soucis des responsables lycéens, X. Darcos a assuré que "plus de la moitié des enseignants sur deux les approuvent".
Pourtant, contre toute évidence,"ce qui anime les professeurs des écoles aujourd'hui, ce sont des questions éducatives" et non de moyens ou de conditions de travail, a insisté Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, en fustigeant la "volonté du ministre d'imposer une vision passéiste de l'école"... Ce qui est un comble de la part d’un syndicat qui entend figer l’école et invoque Jules Ferry en permanence. Très hostiles aux nouveaux programmes de l'école primaire présentés le 20 février par le ministre Darcos, des professeurs des écoles souhaitent que "le ministre prenne la mesure du mécontentement" qu'il suscite et qu’il "s'appuie sur leur "expérience professionnelle", a ajouté M. Moindrot. Que le ministre s’appuie sur ce que l’Europe évalue comme un échec lorsqu’elle fait le constat de ses résultats?
Ce syndicat passéiste refuse toute évolution et se fige dans un système qui n’a pas fait ses preuves et que l’Europe situe très moyennement parmi les autres nations. Les maths modernes lui convenaient très bien, comme la méthode globale d’apprentissage de la lecture ! Le SNIuipp et les IUFM recommandent encore la méthode semi-globale pour ne pas admettre leur erreur. Ajoutez à cela que les syndicats enseignants font un blocage sur tous les projets dont ils n’ont pas l’initiative, gardant la nostalgie des époques où ils squattaient le ministère et décidaient de ce que le ministre mettait en œuvre : la gestion paritaire est morte mais ils ne se résignent pas à faire leur deuil.

Xavier Darcos a rétabli la vérité sur las suppressions effectives de postes d’enseignants (3.500) : LIRE PaSiDupes. Il a en outre suggéré un travail avec les organisations lycéennes sur une réforme du lycée passant entre autres par l'accroissement de l'autonomie des élèves -une vieille revendication tarte à la crème que la gauche au ouvoir n'a pas satisfaite- et la création d'un réel statut lycéen, des revendications traditionnelles de l'UNL et de la Fidl. Les parents qui pratiquent l'autonomie savent ce que çà donne...

300 lycéens ont manifesté à Bordeaux, 100 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et 100 à Grenoble, selon les organisateurs (diviser par deux au moins pour avoir la vérité), alors que les vacances débutent vendredi en région parisienne, terrain principal et presqu’exclusif de la contestation depuis plus de trois semaines. Les syndicats organisations lycéennes se sont pourtant dites confiantes dans la poursuite du mouvement. "La Fidl a un très gros comité parisien: il va aller aider la province à amplifier la mobilisation" lorsque la zone B rentrera de vacances, a assuré Alix Nicolet. ‘Aider’ signifie en fait ‘débaucher’: ce qui n'est pas gagné car la province n'aime pas se faire dicter sa conduite par Paris et ce qui met en évidence que le mouvement n’est pas aussi important que le prétend la presse militante. Quant à la cause!...
De son côté, le jeune Florian Lecoultre, passéiste, remue le passé pour évoquer l'exemple du mouvement anti-CPE qui a survécu en 2006 à un long mois de vacances tournantes.
Quant à Gérard Aschieri (FSU), il a rappelé les "larges perspectives" du mois de mai avec, outre les 15 et 24 mai, une manifestation nationale à l'appel de sa fédération, le 18. Passéiste, le retraitable Aschiéri va-t-il évoquer Mai 68 avec nostalgie
Les deux organisations lycéennes ont confirmé que le ministre, Xavier Darcos, leur maintient ses portes ouvertes et poursuivrait le dialogue mercredi.