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samedi 20 décembre 2008

La teuf lycéenne contre la réforme tourne mal

Les lycéens ne soupçonnent pas qu'ils sont manipulés
Voici un exemple de la propagande médiatique de la FIDL
Xavier Darcos reporte la réforme du lycée
mais les suppressions de postes restent !
IL recule pour mieux nous arnaquer !
Environ 160 000 lycéens ont manifestés Jeudi dans toute la France ...
Restons mobilisés pour une vraie réforme du lycée et une éducation de qualité !
NON aux SUPPRESSIONS !

Des estimations invraisemblables

L’actualité suggère que la fédération lycéenne ferait mieux de contrôler ses comptes financiers. Mais en a-t-elle la capacité, puisque, outre leur orthographe approximative, les lycéens semblent fâchés avec les chiffres (et sans doute les maths…)
D’abord, là où la FIDL a vu 160.000 manifestants (enfants, vieillards et intermittents du spectacle de rue inclus), les journalistes sympathisants de France Info (qui savent tout faire et se targuent d’avoir leurs propres estimations).n’en ont vu que 127.000...
Ensuite, la police a dénombré 7.500 lycéens pour l’Ile-de-France, mais 6000 à Nancy, ce qui fait peu ici, mais trop là ! La plus grande fantaisie préside aux estimations.

Une certaine presse prend parti

> France Info
Plus aucune région n’est épargnée par la vague de protestation des lycéens contre la réforme de Xavier Darcos. Le ministre de l’Education Nationale espérait calmer les foules lundi, en annonçant qu’il reportait la réforme d’un an puis en projetant de “repartir à zéro” sur ce projet mardi avant d’expliquer aujourd’hui qu’il allait “rouvrir la totalité du dossier” …Mais rien n’y fait. Forts de ce premier recul du gouvernement, les lycéens, soutenus par leurs professeurs et aujourd’hui par le PS souhaitent désormais l’annulation totale de cette réforme.

>
LePost, qui précisément fait ses affaires auprès des 15-25 ans, titrait le 18 décembre :
"Manifs de lycéens: rendez-vous en janvier pour la suite des opérations!"
N’est-ce pas une incitation, pire une menace, incompatible avec le statut de la presse ? LePost est-il l’organe de presse du PS et donc de la FIDL ?

La presse militante prend fait et cause pour les minorités
« Au-delà de la réorganisation des cours, ce que les lycéens reprochent de plus en plus à cette réforme : c’est la suppression de postes. "Nous ne voulons pas de réforme du lycée qui légitime les suppressions de postes", a lancé Antoine Evennou, président de l’UNL, première organisation lycéenne, à Paris. Une vision des choses partagée également par la FIDL, la deuxième organisation lycéenne, et qui se propage dans les rangs de l’université. » (France Info)
Or, sous prétexte d’impertinence, garante de son indépendance, cette presse n'assume pas sa fonction première d’information objective et complète. Xavier Darcos a beau expliquer que les postes que la propagande déclare ‘supprimés’ ne sont pas tous des postes d’enseignants et lorsque c’est le cas, ce sont en fait des postes récupérés sur les détachements de profs généreusement affectés au para-scolaire et à la mutualité, rien n’y fait : la presse occulte la parole ministérielle.
VOIR et ENTENDRE ce qu’on ne nous dit pas, ou à minuit !


Ce que les Français n’ont guère l’occasion de voir

Les municipalités socialistes vont avoir des dépenses inattendues, les contribuables des augmentations inévitables et donc des SMA trop coûteux pour l'opposition…

Les manifestations ont été émaillées de heurts dans des villes socialistes
.
A Grenoble (PS) , les perturbateurs se sont introduis parmi les manifestants.

A Dijon
(PS), environ 200 lycéens ont bloqué les voies SNCF de la gare pendant 20 minutes cet après midi. Dans la matinée, une dizaine de jeunes avaient caillassé un bus et renversé une voiture en stationnement. Ils ont été interpellés par la police.

A Lyon
(PS aussi ) , des échauffourées ont eu lieu en fin de cortège entre environ 150 manifestants et la police. Une voiture a été incendiée, une autre a été retournée, quelques poubelles ont été brûlées, des abribus ont été cassés et cinq policiers ont été blessés notamment par des jets de pierres ou des canettes. 38 personnes ont été interpellées.
VOIR et ENTENDRE
On pourra lire des banderoles qui peuvent servir en toutes circonstances aux professionnels de la manif de rue.

David Ouzilou, à l’évidence, a tout compris, ou à peu de chose près !...

Les partis d'opposition ne restent pas les bras ballants
« Les partis de gauche ont apporté leur soutien aux lycéens. Bébé Hamon, porte-parole du PS, a estimé que le gouvernement avait "allumé un incendie qu’il ne parvient pas à atteindre", alors que François Fillon a noté que le PS veut "créer des tensions" en appelant ses militants à manifester auprès des lycéens. », observe France Info qui ne note pas que le PS de BB Hamon n’est pas à lui tout seul «les partis de gauche »…

La presse mobilise

Que surtout nul n’ignore que certains lycéens préparent déjà les manifestations de la rentrée.
Outre le 5 janvier, jour de la reprise des cours, un collectif réunissant les principales fédérations de l’Education, les organisations lycéennes et des parents d’élèves, ont appelé à une journée de manifestations le samedi 17 janvier.

Et les lycéens ne sont pas dupes : la preuve ? Cet échange sur Dailymotion :

Commentaire de 'tobali' sur Lyon
: La manifestation lycéenne dégénère
C'est ingénieux de la part des socialistes, cette idée d'envoyer les gamins jouer les héros de la révolutions , ça fait oublier leurs petits soucis internes , et c'est ces andouilles de lycéens qui se prendront des lacrymogènes: il n'y a plus qu'à attendre qu'il y en ait un qui se fasse mal, histoire d'avoir un martyr .remarquez, comme stratégie, c'est pas nouveau, les palestiniens faisaient pareil avec leurs gosses, mais bon, c'était un autre environnement
.

Réponse de 'stramkOwski1' à Tobali -> LOL! Tu peux m'expliquer le rapport entre des lycéens et les socialistes là? On est pas dans un film là, faut pas voir des complots partout non plus!
Encore un ravi qui ne se sent pas manipulé ! Comme dit le premier interrogé dans la video, il ne faut pas que l’école soit élitiste…

Et pour finir, encore un peu d’Alix Nicolet (FIDL) qui de surcroît se ferait plumer par le grand frère Juju Dray ? Rien que pour le plaisir : on ne s’en lasse pas !
ECOUTER, c’est du caviare…

Dray, conseiller spécial de campagne de Désirdavenir Royal, dans la tourmente

Le bureau de Julien Dray à l'Assemblée a aussi été perquisitionné

Julien Dray, le député socialiste transcourants a commis cet ouvrage. Le manipulateur y réglait des comptes, mais ignorait alors que les bons comptes font les bons amis.



Des enquêteurs ont été amenés à perquisitionner vendredi le domicile parisien de Julien Dray, ainsi que les sièges de la FIDL et des Parrains de SOS Racisme. Le bureau de Julien Dray à l'Assemblée nationale a aussi été perquisitionné vendredi dans le cadre de l'enquête préliminaire du parquet de Paris sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes des Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne FIDL, a-t-on appris samedi auprès de l'un des trois avocats du député PS.
> Me Léon-Lef Forster a précisé que Juju Dray, député de l'Essonne, a symboliquement émis une "protestation de principe" car il "considère que c'est une atteinte lourde aux principes fondamentaux".

>
Au terme de l'article 76 du code de procédure
pénale, les perquisitions dans le cadre d'une enquête préliminaire "ne peuvent être effectuées sans l'assentiment exprès de la personne chez laquelle l'opération a lieu".
Juju Dray avait donc été d'accord pour celle effectuée à son bureau à l'Assemblée et le président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer a donné aux enquêteurs l'autorisation de perquisitionner, a ajouté Me Léon-Lef Forster, confirmant une information du journal Le Monde. B. Accoyer ne pouvait s'opposer et son accord n'est intervenu qu'ensuite.
>
Le parquet de Paris avait précisé vendredi avoir ouvert une enquête le 10 décembre pour abus de confiance, à la suite d'un signalement de Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, portant sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne FIDL depuis janvier 2006.

> A noter que Julien Dray est co-fondateur outre de Ni Putes Ni Soumises, à la fois de SOS Racisme et de la FIDL (1987).

A la suite de Tristan Rouquier, la présidente de la FIDL est Alix Nicollet, depuis février 2008.
Alix est la « fille d'une assistante en communication dans le privé et [affirme] ne pas connaître son père ("il est prof de math, je crois") » [à la FSU, j’imagine]. D'après Libération, son père est « d’origine marocaine, [et] il n’a pas voulu la reconnaître ». Scolarisée de 1999 à 2006 au collège Déborde de Lyon (enseignement catholique sous contrat), elle était « travailleuse désintéressée » seconde générale au lycée Robert Doisneau de Vaulx-en-Velin (Rhône) en 2007-2008, qu’elle a quitté malgré ses deux classes de ES et son taux de réussite au bac de 77% en série ES. Cette année, Alix a contribué a la baisse des effectifs à Robert Doisneau pour s’inscrire en classe de première Economique et Sociale au lycée Récamier, dont elle suit parfois les cours à …Lyon, ville chère à Bruno Julliard.
Pour le plaisir, on peut toujours l'écouter interrogée par France Info
C'est édifiant !
Pour cela, cliquer sur la photo sur laquelle elle est au centre.

Ce n’est pas auprès de la présidente de la FIDL que vous recueillerez les raisons de l’opposition lycéenne…
Même si elle dit et répète qu’elle a compris, nous pas !
Nous devons nous en remettre à Yohtom95, qui écrit sur un forum :
A l'instar de Julliard, Dray, Cambadelis, etc ..., autres anciens responsables syndicaux étudiants, la manipulation des lycéens est un passage obligé pour accéder à la direction du PS.
Vive les syndicats étudiants et les syndicats de profs téléguidés par le PS, voire l'extrême gauche, pour anéantir toute réforme depuis 25 ans.
Vive l'immobilisme de syndicats marxistes rétrogrades!!!!

mercredi 23 avril 2008

La Fidl et l'UNL représentent-ils les lycéens ?

Manifestations lycéennes mardi dernier, en attendant jeudi prochain !

Depuis un mois,

des lycéens, un jour sur deux au lycée,

à deux mois du bac…

Sont-ils en manque de profs ?

Lycéens, on vous ment !

Alors que le second degré continue de perdre des élèves, la gauche demande davantage de professeurs. Depuis la rentrée 2005, on en enregistre 45.000 élèves en moins et le déficit sera encore de 40.000 supplémentaires à la rentrée prochaine.
Le nombre moyen d’élèves par classe
est de 29 en lycée général , 19 en lycée professionnel, 24 en collège et 19 en zone d’éducation prioritaire (ZEP) : pas de quoi grimper aux arbres et jeter des pavés…

Lycéens, on vous ment !


La désinformation s’emballe lorsque la FSU et les organisations lycéennes annoncent une prochaine rentrée catastrophique : les syndicats et les partis pratiquent avec succès la politique de la peur. Or, les parents, qui se désintéressent habituellement au nom sacré de l’autonomie, ou ne font pas l’effort de s’informer sur l’avenir de leurs chers tyrans domestiques, s’en remettent volontiers aux professeurs. S’ils contestent les notes et les sanctions, ils abandonnent néanmoins tout sens critique et acceptent le risque de se faire rouler dans la farine, pourvu qu’ils aient la paix. Facile de les berner sur les prévisions ! Plus elles sont alarmistes, plus les parents délèguent leurs prérogatives aux éducateurs de leurs rejetons. Et ils en profitent comme ils profitent de la tribune qui leur est offerte dans les classes pour manipuler les cerveaux immatures, remonter à bloc les révoltes adolescentes et lâcher dans la rue des révoltés qui veulent montrer qu’ils ne sont pas aussi nuls que leurs parents mais refaire Mai 68 , qui réclament pour eux le respect qu’ils refusent à leurs proches et mener et qui exigent la considération due aux rebelles capables de défier l’autorité qualifiée d’oppression, voire de dictature, quand ils n’y voient pas de ce nazisme qu’ils ont découvert dans les livres quand leurs aînés pourris l’ont vécu dans leur chair !

Lycéens, on vous ment !

Des lycéens sont donc dans la rue : la gauche fait leur éducation politique sur le pavé, puisqu’ils manquent de tout dans les lycées. Puisque le monde entier leur veut du mal, en leur infligeant le réchauffement climatique qu’ils vivent en avril sous la pluie, la pollution qu’ils entretiennent en crachant et en jetant leurs papiers et mégots au sol ou la globalisation que leurs parents combattent à coups d’heures supplémentaires pour leur assurer le superflu.
Ces lycéens qui défilent dans la rue n’ignorent pas seulement l’hortografe, mais aussi pour quoi ils se mettent en troupeau hurlant. Ni la FIDL, ni l’UNL, ni la FSU, ni l’UNEF, ni la FCPE, enfin personne ne leur a dit, et pas même la presse, que malgré 8830 suppressions de postes compensées partiellement mais largement en heures supplémentaires, les effectifs de classes ne varieront pas l’année prochaine.

Lycéens, on vous ment !

Ils ne sont pas représentatifs, ceux qui se disent les défenseurs de leurs camarades lycéens.
La FIDL
La Fédération indépendante et démocratique lycéenne est bien mal nommée, sauf s’il s’agit de jeter de la poudre aux yeux. Ce qui pourrait être prometteur est une imposture, car cette fédération n’est ni indépendante, ni démocratique.
La FIDL qui puise ses origines dans le combat contre la loi Devaquet fut créée en 1987 par des militants de SOS Racisme elle-même fondée par Julien Dray (PS). Succédant à Tristan Rouquier , elle est présidée par Alix Nicolet, qui n’ jamais connu que 17 printemps. Elle s'est également mobilisée sur des thèmes comme la guerre en Irak en 2003 ou encore le passage de JM Le pen au deuxième tour des élections présidentielles en 2002.
La FIDL est surtout étroitement encadrée par un syndicat d’enseignants, la FSU, et par un syndicat ouvrier, FO. Voilà pour l’indépendance. Pour ce qui est de la démocratie, on peut avoir de meilleurs exemples…
Représentatifs ? La FIDL annonce 6000 adhérents sur 2 millions de lycéens… A vous de juger !

L’UNL
Florian Lecoultre qui n’a connu que 18 mois de Mai est, à la suite de Karl Stoeckel et de Floréale Mangin, élue depuis septembre 2006 et qui ne se représentait pas, le nouveau président de l’Union Nationale lycéenne, fondée en 1993, mais dons le congrès fondateur ne date que de 1997. C’est une organisation sensiblement plus à gauche que son aînée. Le jeune homme a été élu en mars dernier, sur les terres de ses maîtres, à … l'université Paris VI, par environ … 250 lycéens de la zone de Jussieu (Pierre et Marie Curie) qui n’est pas réputée modérée…
Mais l’UNL n’est pas plus indépendante et démocratique que la FIDL, puisqu’elle est noyautée par la … CGT et encadrée par son bras étudiant de l’UNEF-ID , comme Indépendante et Démocratique, puisqu’il faut en avoir le nom à défaut des méthodes : on y vote à main levée quand on est incertain d’un scrutin… Que répond-il à la question : Quelle est la nature des relations qui unissent l'UNL au groupe étudiant UNEF?« Comme je l'ai déjà dit, nous nous traitons d'égaux à égaux avec tous nos partenaires, c'est donc le cas également avec l'UNEF. L'UNEF est le premier syndicat étudiant, nous travaillons quelquefois avec, sur des problématiques qui sont communes aux lycéens et aux étudiants. » Même pas ‘parfois » honnête !
Pourtant, Lucas Jourdain et Karl Stoeckel ont milité par la suite à l'UNEF et en sont actuellement membre du Bureau National. Michaël Delafosse, premier président de l'UNL, est devenu par la suite vice-président de … l'UNEF-ID, puis président de la LMDE, mutuelle étudiante rebaptisée à la suite de la vilaine affaire de la MNEF. Consulter le lien Wikipedia sur l'affaire qui éclaboussa le vertueux PS.
Bien que la CGT y fasse sa loi, l’organisation est plus implantée dans les centres villes que dans les banlieues où Julien Dray occupe le terrain.

Représentatifs ? La FIDL annonce 6000 adhérents également (sur 2 millions de lycéens)… A vous de juger à nouveau!


Tête de liste Organisation Nombre de voix

Manon Aubry FIDL-CIEL 80 voix
Céline Afchain UNL 76 voix
Floréale Mangin UNL 74 voix
Tristan Rouquier FIDL-CIEL 72 voix
Séverine Antonioni FIDL-CIEL 66 voix
Médrick Zamy UNL 66 voix

mercredi 16 avril 2008

Xavier Darcos dialogue à nouveau avec les organisations lycéennes

Les nostalgiques de la gestion paritaire s’obstinent
Outre des retraités, intermittents du spectacle de rue et oisifs de tout poil, des lycéens, enseignants et parents d'élèves (disponibles le mardi non pas pour garder leurs enfants mais pour une petite cure de jouvence) se sont mobilisés en nombre mardi avant les vacances à Paris, où ils étaient au total quelques dizaines de milliers à défiler contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes que Xavier Darcos a défendues avec la même détermination. A Paris, les manifestants, toutes catégories confondues, y compris les militants de la CGT réquisitionnés, étaient 20.000 selon la police, 40.000 et jusqu’à 50.000 selon les organisateurs. Ils vont bientôt en annoncer trois fois plus : même la CGT se contentent de seulement les doubler…

Côté manifestant, en dépit de la réalité du terrain, Alix Nicolet, présidente de la Fidl, n’a pas craint d’affirmer : "On est en train de creuser le rapport de force avec le ministre" ! Son compère de l'UNL, Florian Lecoultre a ajouté : "Les lycéens sont satisfaits d'être associés à une réforme du lycée. On retiendra donc que l'UNL admet que le gouvernement pratique la concertation. Mais, à la façon de son mâitre, Gérard Aschiéri, le meneur des professeurs du SNES-FSU, il a estime que "la revendication centrale reste les moyens". Bien que la démonstration de mardi ait été un franc succès, elle ne semble pas si déterminante que cela, car Florian Lecoultre, le président de cette organisation abusivement qualifiée de 'syndicat', a appelé à une nouvelle mobilisation jeudi. Ces défilés à répétition laissent la grande majorité des lycéens de marbre, pour peu qu’ils veuillent acquérir non seulement le niveau du bac, mais celui qui leur permettra de ne pas se faire éliminer de l’enseignement supérieur, puisque ni la randonnée ni le graphisme sur banderole n’est inscrit dans le cursus universitaire : ils ne rapportent aucun point en première année, sauf pour faire carrière au PS qui ne recrute que les meilleurs meneurs, comme le MEDEF.

Côté enseignant, l'appel à la grève en Ile-de-France, seule avec Bordeaux à ne pas encore être en vacances de printemps, a été suivi par moins d'un professeur sur cinq selon le ministère, près d'un sur deux , selon le principal syndicat, le SNUipp-FSU, mais seulement un sur quatre (26%)dans le primaire, selon le ministère. Le zélé SNUipp du primaire anticipe donc les problèmes du lycée ? Il serait donc plus sensibilisé que les professeurs de lycée pourtant directement concernés puisque le SNES-FSU ne juge pas utile de perdre des journées de salaires pour des suppressions de postes qui ne l’affectent donc pas tant que cela! Ils envoient les jeunes au front...
Nouveauté mardi, de nombreux professeurs des écoles ont grossi les rangs du front anti-Darcos lycéens-étudiants-enseignants-parents, constitué la veille avec un appel de 18 organisations à deux nouvelles journées de mobilisation les 15 et 24 mai. L’appellation -très personnalisée- de ce front anti-Darcos est symptomatique de la volonté politique des enseignants d’utiliser les lycéens pour en découdre avec le gouvernement.

Pour ce qui est des programmes du primaire à proprement parler, puisque la réforme du bac pro est devenu le cadet des soucis des responsables lycéens, X. Darcos a assuré que "plus de la moitié des enseignants sur deux les approuvent".
Pourtant, contre toute évidence,"ce qui anime les professeurs des écoles aujourd'hui, ce sont des questions éducatives" et non de moyens ou de conditions de travail, a insisté Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, en fustigeant la "volonté du ministre d'imposer une vision passéiste de l'école"... Ce qui est un comble de la part d’un syndicat qui entend figer l’école et invoque Jules Ferry en permanence. Très hostiles aux nouveaux programmes de l'école primaire présentés le 20 février par le ministre Darcos, des professeurs des écoles souhaitent que "le ministre prenne la mesure du mécontentement" qu'il suscite et qu’il "s'appuie sur leur "expérience professionnelle", a ajouté M. Moindrot. Que le ministre s’appuie sur ce que l’Europe évalue comme un échec lorsqu’elle fait le constat de ses résultats?
Ce syndicat passéiste refuse toute évolution et se fige dans un système qui n’a pas fait ses preuves et que l’Europe situe très moyennement parmi les autres nations. Les maths modernes lui convenaient très bien, comme la méthode globale d’apprentissage de la lecture ! Le SNIuipp et les IUFM recommandent encore la méthode semi-globale pour ne pas admettre leur erreur. Ajoutez à cela que les syndicats enseignants font un blocage sur tous les projets dont ils n’ont pas l’initiative, gardant la nostalgie des époques où ils squattaient le ministère et décidaient de ce que le ministre mettait en œuvre : la gestion paritaire est morte mais ils ne se résignent pas à faire leur deuil.

Xavier Darcos a rétabli la vérité sur las suppressions effectives de postes d’enseignants (3.500) : LIRE PaSiDupes. Il a en outre suggéré un travail avec les organisations lycéennes sur une réforme du lycée passant entre autres par l'accroissement de l'autonomie des élèves -une vieille revendication tarte à la crème que la gauche au ouvoir n'a pas satisfaite- et la création d'un réel statut lycéen, des revendications traditionnelles de l'UNL et de la Fidl. Les parents qui pratiquent l'autonomie savent ce que çà donne...

300 lycéens ont manifesté à Bordeaux, 100 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et 100 à Grenoble, selon les organisateurs (diviser par deux au moins pour avoir la vérité), alors que les vacances débutent vendredi en région parisienne, terrain principal et presqu’exclusif de la contestation depuis plus de trois semaines. Les syndicats organisations lycéennes se sont pourtant dites confiantes dans la poursuite du mouvement. "La Fidl a un très gros comité parisien: il va aller aider la province à amplifier la mobilisation" lorsque la zone B rentrera de vacances, a assuré Alix Nicolet. ‘Aider’ signifie en fait ‘débaucher’: ce qui n'est pas gagné car la province n'aime pas se faire dicter sa conduite par Paris et ce qui met en évidence que le mouvement n’est pas aussi important que le prétend la presse militante. Quant à la cause!...
De son côté, le jeune Florian Lecoultre, passéiste, remue le passé pour évoquer l'exemple du mouvement anti-CPE qui a survécu en 2006 à un long mois de vacances tournantes.
Quant à Gérard Aschieri (FSU), il a rappelé les "larges perspectives" du mois de mai avec, outre les 15 et 24 mai, une manifestation nationale à l'appel de sa fédération, le 18. Passéiste, le retraitable Aschiéri va-t-il évoquer Mai 68 avec nostalgie
Les deux organisations lycéennes ont confirmé que le ministre, Xavier Darcos, leur maintient ses portes ouvertes et poursuivrait le dialogue mercredi.