POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est UNEF-ID. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UNEF-ID. Afficher tous les articles

mercredi 7 janvier 2009

Blocage de lycées et inaction dans l'Education Nationale demain jeudi ?

Journée test pour le mouvement lycéen
Jeu de massacre à l’Education Nationale : comme leurs aînés, ils veulent faire tomber leur ministre.

Des organisations lycéennes appellent à une énième journée d'action avec des manifestations jeudi
pour l'ouverture de "vraies discussions avec l'ensemble du monde" éducatif et contre les suppressions de postes.

Mais d’autres lycéens (UNI) que la presse engagée ignore, mais qui veulent étudier, militent pour le libre accès des élèves aux établissements. Lien
Tous les lycéens ne recherchent d’ailleurs pas la violence. Ils invitent à signer leur pétition .

Qui sont les agitateurs de ces organisations lycéennes « indépendantes » ?
Voici d’ailleurs quelques exemples de carrières à partir d’organisations étudiantes, toutes aussi indépendantes les unes que les autres.

  • La FIDL, à la fin des années quatre-vingt, faisait partie des lieux de formation de la nouvelle génération de politiques, notamment de la Gauche socialiste. Nombreux étaient les anciens responsables qui passaient également par l'UNEF-ID et le MJS au début des années 1990; parmi eux François Delapierre, Yann Galut, ou encore Frédéric Hocquart.

    >
    Entre 1989 et 2006, ses présidentes ont trouvé des points de chute sans problème: Carine Seiler fut présidente de l’Unef-ID. Delphine Batho, élève au lycée Henry IV, elle devint vice-présidente de SOS Racisme avec Harlem Désir et en 2003, lors de l’éclatement de la Gauche socialiste, resta fidèle à Julien Dray qui la plaça au Conseil Régional d'Ile de France, chargé des questions de sécurité. Depuis Delphine Batho est, comme Julien Dray, fait partie des proches de Désirdavenir Royal, dont elle tient le siège de députée au chaud. Quant à Léa Filoche, elle est d’abord la fille de son socialiste de père, Gérard. Elle siègea ensuite au Bureau National de l'UNEF, au Bureau National de la Mutuelle des étudiants (LMDE) en juin 2007, puis au PS à la tendance Gauche socialiste jusqu'à sa scission de 2002, où elle rejoint Nouveau Monde quand son père préfère NPS. Depuis décembre 2005, elle siège au Bureau National du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Elle est actuellement conseillère d'arrondissement du 19e arrondissement de Paris et conseillère de Paris.
  • L’UNL n'est qu'une variante de l'organisation précédente qui ne sert qu'à donner l'illusion du pluralisme.
    En 1993, elle s’opposa à la révision de la loi Falloux voulue par François Bayrou et au contrat d'insertion professionnelle (CIP) à l'automne . Au congrès del’UNL, le 21 décembre 1997, les grands frères de l’UNEF-ID, de la FEN, du SGEN-CFDT, de la FSU et de la FCPE à la Sorbonne avaient dépêché des observateurs… La famille au complet !

    >
    Et que deviennent les petits frères de l’UNL ?
    Michaël Delafosse, premier président élu de l'UNL, est devenu par la suite vice-président de l'UNEF-ID, puis président de la LMDE, la mutuelle étudiante qui a succédé à la MGEN après sa vilaine affaire et est actuellement adjoint au maire de Montpellier. De même Benjamin Vételé a poursuivi son engagement syndical à l'UNEF et en est devenu vice-président ; il est aujourd'hui adjoint au maire de Blois. Constance Blanchard s'est elle aussi engagée à la LMDE, dont elle est a été membre du conseil d'administration, au même titre que Floréale Mangin qui y a été élue en juin 2008. De leurs côtés, Lucas Jourdain et Karl Stoeckel ont milité par la suite à l'UNEF et sont actuellement membres du bureau national de cette organisation. Ces jeunes-là ne connaissent pas le chômage…
  • A ceux qui auraient conservé toutes leurs illusions, nous suggérons de prendre connaissance des liens idéologiques et financiers entre la FIDL et le socialiste Julien Dray :

    Lien 1 Julien Dray présumé coupable de corruption
    Lien 2 Julien Dray a maille à partir avec la justice
    Lien 3 Quelle opinion le grand frère Julien Dray se fait-il des jeunes?

    Cette mobilisation aura valeur de test

    Le mouvement lycéen n'avait pris de l’ampleur à la faveur de cette période creuse qui se situe entre la fin des conseils de classe du premier trimestre et les vacances de Noël. Mais le deuxième trimestre qui est déjà amputé est essentiel et les élèves responsables ne se laisseront peut-être pas à nouveau soulever par le vent de révolte voulu par une opposition manipulatrice et iront plutôt faire la révolution au cinéma avec la sortie du film Che…

    Bien que Xavier Darcos ait reporté sa réforme du lycée et annoncé la reprise "à zéro" des négociations sur ce dossier
    , des jeunes qui ne sont pas tous des lycéens continuent pourtant de réclamer la tête de leur ministre. Leurs tuteurs syndicaux et politiques, spécialement la FSU (SNuipp ou SNES) et le PS, ont inscrit ces travaux pratiques au programme des lycées, au risque d’alourdir les horaires et d’hypothéquer l’acquisition d’un vrai niveau de connaissances et les chances de réussite des lycéens en post-bac. Le baccalauréat est certes généreusement décerné par des professeurs sympathisants de la FSU, mais ils ne peuvent pas garantir sa réelle valeur universitaire.

    Les organisations lycéennes n’ont plus la foi

    > La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et l'Union nationale lycéenne (UNL) se montrent d'ailleurs très prudentes. "Je pense qu'il y aura des choses un peu partout de manière assez dispersée. Ce sera une première journée de mise en bouche pour la suite. On verra demain", a déclaré mercredi Coralie Caron, l'une des porte-parole de la FIDL.

    > Un rassemblement est prévu à Paris et des actions ou des assemblées générales sont également attendues dans les lycées parisiens, selon la FIDL. "Dans la rue, on ne s'attend pas à une mobilisation de l'ampleur de celle du 18 décembre. Mais on pourrait avoir des surprises en province", avance Coralie Caron.
    Le 18 décembre, des jeunes avaient fêté la fin du premier trimestre en exigeant du Père Noël Darcos le retrait pur et simple de la réforme des lycées, bien qu’en fait il ne s’agisse encore que des secondes, et l'arrêt des suppressions de postes d'enseignants, pourtant déjà votées et mises en oeuvre.

    Les partis de gauche placent la barre plus haute

    > Les grands frères syndicalistes veulent obtenir plus que le report de la réforme et la "réouverture" des discussions "à zéro" annoncés par Xavier Darcos avant les vacances de Noël. Ils aiguillonnent les jeunes aux dents longues qui veulent faire carrière.

    Si le ministre a annoncé "qu'il prévoit de vastes négociations sur la réforme du lycée, il semble ne toujours pas vouloir mettre un terme au processus engagé de suppressions de postes dans l'Education Nationale, condition obligatoire à une bonne réforme du lycée", affirme ainsi la présidente de l'UNL Lucie Bousser. Et l'UNL de "poser comme condition préalable à toute négociation et éventuel accord sur la réforme du lycée (...) l'arrêt définitif des suppressions de postes".
    > "Nous sommes toujours sans nouvelles de la part de M. Darcos alors qu'il nous avait promis de renouer le dialogue. La réforme exige une réflexion commune", s'insurge Antoine Evennou, secrétaire général de l'UNL, dans France Soir.
    > « La réforme exige une réflexion commune » !
    Certes, mais pour « renouer le dialogue » , quand on est sérieux, non seulement on ne fait pas obstacle au dialogue avec des préalables aux discussions et on n’énonce pas toutes sortes de prétextes qui favorisent un redémarrage des hostilités. C’est prendre les lycéens pour des ânes que de prétendre que c’est parce que "Sarkozy, lors de ses vœux, a dit que la réforme allait être menée jusqu'au bout » que les lycéens et assimilés continuent la mobilisation ! C’est en revanche la preuve que Alix Alcaraz, lycéen de l'Aude et leader du mouvement en décembre, se moquait des lycéens dans La Dépêche du Midi,.puisque le mouvement était programmé bien avant…

    > Les organisations lycéennes se joindront de toute façon aux manifestations des ‘grands frères’
    Sans attendre le résultat de la mobilisation de jeudi, puisque le mouvement lycéen est foncièrement politique, les deux organisations lycéennes soumises à leurs aînés appellent d'ores et déjà à manifester le 29 janvier aux côtés des syndicats de salariés qui lancent ce jour-là des grèves et à des manifestations interprofessionnelles pour la défense de l'emploi, des salaires, du pouvoir d'achat, de la protection sociale et des services publics face à la crise économique.
    > Savoir si les lycéens qui ont découvert les liens étroits entre la FIDL et le PS continueront à croire qu’ils sont maîtres de leurs actions et de leurs décisions et à s’imaginer qu’ils ne sont pas que des forces d’appoint manipulées par des professionnels de la déstabilisation politique.
  • jeudi 25 décembre 2008

    Dray touchait malgré la récession; la justice ne le loupe pas

    Dray-le-socialiste-défavorisé est-il soumis à l’ISF ?

    C’est le site Internet de l’hebdomadaire d’opposition, le Nouvel Observateur, qui l’écrit le 24 décembre :

    « Des entrepreneurs de l'Essonne, ainsi que "des proches de l'ancien porte-parole de Ségolène Royal", figurent dans le rapport remis par la cellule antiblanchiment du ministère des Finances au parquet de Paris, divulgue Le Parisien.

    L'enquête d'abus de confiance présumé dont Julien Dray est l'objet, portant sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association "les Parrains de SOS Racisme" et de l'organisation lycéenne FIDL, "ne touche plus seulement" le député de l'Essonne
    , dévoile Le Parisien mercredi 24 décembre.
    […] Julien Dray aurait encaissé, selon ce document, des chèques provenant de "particuliers actifs de la sphère socio-économique, qui semblent sans contrepartie", pour un montant global de 113.890 euros, relève le quotidien. Les émetteurs, précise Le Parisien, "ont soit leur siège en Essonne, soit dans la circonscription du député socialiste, soit obtenu un marché au niveau de la région Ile-de-France".

    [Le privé finance des associations socialistes.]

    >
    Un architecte, François Malisan, "ayant particité à la construction de plusieurs lycées et dont l'entreprise est basée à Bretigny (Essonne)", figurerait dans le rapport. Dray est proche des lycées et des lycéens, mais encore plus que’on ne l’imaginait !]
    > "Un autre entrepreneur qui a construit de nombreux centres commerciaux en France", dont le nom n'est pas révélé par le journal, serait à l'origine de plusieurs versements de "quelques dizaines milliers d'euros" sur l'un des comptes de Julien Dray. [Et avec çà, Dray est contre le travail dominical ?]

    > Attaché de presse de Ségolène Royal, Thomas Persuy, directeur administratif et financier de SOS Racisme, ainsi que Nathalie Fortis, chargée des relations presse de Julien Dray, auraient reversé 102.985 euros au responsable socialiste quelques jours après avoir eux-mêmes encaissé un dernier versement provenant de SOS Racisme et de la FIDL, "dont ils sont mandataires", pour un montant global de "127.377 euros".

    [Le Parlement et la Région entretiennent le "consommateur compulsif" socialiste ]

    >
    A ces deux noms s'ajoute désormais dans les colonnes du Parisien, celui de "Dominique Bouissou, ex-assistante parlementaire de Julien Dray, aujourd'hui attachée de presse de Ségolène Royal". Elle aurait perçu 6.500 euros provenant des Parrains de SOS Racisme. Selon une source proche du dossier citée par le Parisien, "plusieurs personnes dans l'entourage de Julien Dray avaient procuration sur les comptes des associations. Il faudra déterminer si elles ont profité directement de cet argent".
    > Un membre de la belle-famille de Julien Dray,,
    ainsi que l'ancien président du syndicat étudiant UNEF-ID, Marc Rozenblat, auraient respectivement bénéficié de 5.000 et 12.500 euros de la part de SOS Racisme, affirme encore le journal.

    D’où viennent ses sommes dont SOS Racisme et la FIDL peuvent aisément se passer ?
    Les subventions d’Etat sont-elles justifiées - et bien employées ?
    N’est-il pas urgent d’en revoir les montants ?
    Le
    s aides accordées à ces associations sont manifestement excessives, puisque leurs activités n’ont pas à souffrir de ces importants détournements ?

    Combien de fois le SMIC, les sommes détournées représentent-elles ?...
    Dans ses vœux pour 2009, Julien Dray trouvera-t-il un magistrat militant qui lui accordera un sursis ?

    mardi 9 décembre 2008

    Des lycéens en répétition générale du mouvement de contestation du 10

    La Fidl débordée à Nantes et Lyon, dès le 9
    Conseils de classes terminés : que la fête commence !
    Les lycées de plusieurs villes en France ont été bloqués
    , aujourd’hui mardi, par des manifestants, à l'appel de la Fédération lycéenne (Fidl), pour protester contre la réforme du lycée conduite par le ministre de l'Education, Xavier Darcos. La Fidl, c’est 1 poste sur 3 au Conseil Supérieur de l'Education (CSE, mars 2007) .

    Déjà lundi 8 décembre, plusieurs lycées étaient bloqués, ou leurs cours perturbés, dans plusieurs villes, dont Caen, Amiens ou Bordeaux, par des élèves ( ?) opposés aux réformes voulues par le ministre de l'Education Nationale ? Xavier Darcos, ont confirmé les rectorats, et un proviseur a été légèrement blessé à Brest.

    Des casseurs pour ‘défendre’ l’E.N.
    Des manifestants ‘en lutte’ ont été à l’origine d’incidents à Nantes, dans un lycée qu’ils occupaient. Un porte-parole du recteur de l'académie de Nantes a pu parler de "la casse de l'Education Nationale".

    Le ‘débat participatif’
    Dans ce lycée nantais, sur la commune du député-maire socialiste Jean-Marc Ayrault, "environ 200 jeunes ont pénétré dans les salles de cours, vidé des extincteurs, aspergé des professeurs et des élèves et détruit des manuels scolaires", a révélé le rectorat. Des poubelles ont également été renversées sur la voie publique, et des palettes mises à feu. Trop de crédits de fonctionnement ?

    C’est pas la Fidl, c’est les autres !
    "Des intrus, extérieurs au mouvement, ont brisé la vitre d'une supérette pour tenter de la piller", a précisé Titouan Nogue, lycéen en grève au lycée Gaspard-Monge, au nord de Nantes.

    La Fidl se pose en victime…
    Cette fois, c’est au lycée Récamier de Lyon, également socialiste . La fédération lycéenne (Fidl) a affirmé qu'un lycéen avait été « violemment » [comme il se doit dans la presse militante, pauvre en adjectifs] bousculé [il s’agit donc d’une bousculade bon enfant] par …son proviseur [intellectuel musclé, à lunettes ?], alors que le chef d’établissement participait à un barrage filtrant à l'entrée de son lycée.
    Emanation de SOS Racisme et de l’UNEF(-id), majoritairement socialistes au plan national, la Fidl (Fédération indépendante [si !] et démocratique [si, si !] lycéenne), des scolaires mineurs, que la presse -toujours bien informée et précise- élève au rang de syndicat (en fait, une association loi de 1901), a appelé les lycéens à manifester aux côtés des professeurs ce mercredi 10, et à de nouvelles mobilisations jeudi 11, dans leurs établissements pour protester contre la suppression de 13.500 emplois dans l'enseignement en 2009.
    Au SNES-FSU, on prétend que les professeurs militants manifestent aux côtés d’élèves. Qui est aux côtés de qui, au final ?

    Les conseils de classes sont finis et, en attendant les vacances de Noël, les professeurs forment les élèves, les bons (qui les suivent) à aller relâcher la pression sur le matériel, pourtant déjà trop rare, et sur ceux qui aimeraient ne pas perdre quinze jours en affrontements.

    Rendez-vous demain, pour de nouvelles aventures…

    mercredi 23 avril 2008

    La Fidl et l'UNL représentent-ils les lycéens ?

    Manifestations lycéennes mardi dernier, en attendant jeudi prochain !

    Depuis un mois,

    des lycéens, un jour sur deux au lycée,

    à deux mois du bac…

    Sont-ils en manque de profs ?

    Lycéens, on vous ment !

    Alors que le second degré continue de perdre des élèves, la gauche demande davantage de professeurs. Depuis la rentrée 2005, on en enregistre 45.000 élèves en moins et le déficit sera encore de 40.000 supplémentaires à la rentrée prochaine.
    Le nombre moyen d’élèves par classe
    est de 29 en lycée général , 19 en lycée professionnel, 24 en collège et 19 en zone d’éducation prioritaire (ZEP) : pas de quoi grimper aux arbres et jeter des pavés…

    Lycéens, on vous ment !


    La désinformation s’emballe lorsque la FSU et les organisations lycéennes annoncent une prochaine rentrée catastrophique : les syndicats et les partis pratiquent avec succès la politique de la peur. Or, les parents, qui se désintéressent habituellement au nom sacré de l’autonomie, ou ne font pas l’effort de s’informer sur l’avenir de leurs chers tyrans domestiques, s’en remettent volontiers aux professeurs. S’ils contestent les notes et les sanctions, ils abandonnent néanmoins tout sens critique et acceptent le risque de se faire rouler dans la farine, pourvu qu’ils aient la paix. Facile de les berner sur les prévisions ! Plus elles sont alarmistes, plus les parents délèguent leurs prérogatives aux éducateurs de leurs rejetons. Et ils en profitent comme ils profitent de la tribune qui leur est offerte dans les classes pour manipuler les cerveaux immatures, remonter à bloc les révoltes adolescentes et lâcher dans la rue des révoltés qui veulent montrer qu’ils ne sont pas aussi nuls que leurs parents mais refaire Mai 68 , qui réclament pour eux le respect qu’ils refusent à leurs proches et mener et qui exigent la considération due aux rebelles capables de défier l’autorité qualifiée d’oppression, voire de dictature, quand ils n’y voient pas de ce nazisme qu’ils ont découvert dans les livres quand leurs aînés pourris l’ont vécu dans leur chair !

    Lycéens, on vous ment !

    Des lycéens sont donc dans la rue : la gauche fait leur éducation politique sur le pavé, puisqu’ils manquent de tout dans les lycées. Puisque le monde entier leur veut du mal, en leur infligeant le réchauffement climatique qu’ils vivent en avril sous la pluie, la pollution qu’ils entretiennent en crachant et en jetant leurs papiers et mégots au sol ou la globalisation que leurs parents combattent à coups d’heures supplémentaires pour leur assurer le superflu.
    Ces lycéens qui défilent dans la rue n’ignorent pas seulement l’hortografe, mais aussi pour quoi ils se mettent en troupeau hurlant. Ni la FIDL, ni l’UNL, ni la FSU, ni l’UNEF, ni la FCPE, enfin personne ne leur a dit, et pas même la presse, que malgré 8830 suppressions de postes compensées partiellement mais largement en heures supplémentaires, les effectifs de classes ne varieront pas l’année prochaine.

    Lycéens, on vous ment !

    Ils ne sont pas représentatifs, ceux qui se disent les défenseurs de leurs camarades lycéens.
    La FIDL
    La Fédération indépendante et démocratique lycéenne est bien mal nommée, sauf s’il s’agit de jeter de la poudre aux yeux. Ce qui pourrait être prometteur est une imposture, car cette fédération n’est ni indépendante, ni démocratique.
    La FIDL qui puise ses origines dans le combat contre la loi Devaquet fut créée en 1987 par des militants de SOS Racisme elle-même fondée par Julien Dray (PS). Succédant à Tristan Rouquier , elle est présidée par Alix Nicolet, qui n’ jamais connu que 17 printemps. Elle s'est également mobilisée sur des thèmes comme la guerre en Irak en 2003 ou encore le passage de JM Le pen au deuxième tour des élections présidentielles en 2002.
    La FIDL est surtout étroitement encadrée par un syndicat d’enseignants, la FSU, et par un syndicat ouvrier, FO. Voilà pour l’indépendance. Pour ce qui est de la démocratie, on peut avoir de meilleurs exemples…
    Représentatifs ? La FIDL annonce 6000 adhérents sur 2 millions de lycéens… A vous de juger !

    L’UNL
    Florian Lecoultre qui n’a connu que 18 mois de Mai est, à la suite de Karl Stoeckel et de Floréale Mangin, élue depuis septembre 2006 et qui ne se représentait pas, le nouveau président de l’Union Nationale lycéenne, fondée en 1993, mais dons le congrès fondateur ne date que de 1997. C’est une organisation sensiblement plus à gauche que son aînée. Le jeune homme a été élu en mars dernier, sur les terres de ses maîtres, à … l'université Paris VI, par environ … 250 lycéens de la zone de Jussieu (Pierre et Marie Curie) qui n’est pas réputée modérée…
    Mais l’UNL n’est pas plus indépendante et démocratique que la FIDL, puisqu’elle est noyautée par la … CGT et encadrée par son bras étudiant de l’UNEF-ID , comme Indépendante et Démocratique, puisqu’il faut en avoir le nom à défaut des méthodes : on y vote à main levée quand on est incertain d’un scrutin… Que répond-il à la question : Quelle est la nature des relations qui unissent l'UNL au groupe étudiant UNEF?« Comme je l'ai déjà dit, nous nous traitons d'égaux à égaux avec tous nos partenaires, c'est donc le cas également avec l'UNEF. L'UNEF est le premier syndicat étudiant, nous travaillons quelquefois avec, sur des problématiques qui sont communes aux lycéens et aux étudiants. » Même pas ‘parfois » honnête !
    Pourtant, Lucas Jourdain et Karl Stoeckel ont milité par la suite à l'UNEF et en sont actuellement membre du Bureau National. Michaël Delafosse, premier président de l'UNL, est devenu par la suite vice-président de … l'UNEF-ID, puis président de la LMDE, mutuelle étudiante rebaptisée à la suite de la vilaine affaire de la MNEF. Consulter le lien Wikipedia sur l'affaire qui éclaboussa le vertueux PS.
    Bien que la CGT y fasse sa loi, l’organisation est plus implantée dans les centres villes que dans les banlieues où Julien Dray occupe le terrain.

    Représentatifs ? La FIDL annonce 6000 adhérents également (sur 2 millions de lycéens)… A vous de juger à nouveau!


    Tête de liste Organisation Nombre de voix

    Manon Aubry FIDL-CIEL 80 voix
    Céline Afchain UNL 76 voix
    Floréale Mangin UNL 74 voix
    Tristan Rouquier FIDL-CIEL 72 voix
    Séverine Antonioni FIDL-CIEL 66 voix
    Médrick Zamy UNL 66 voix

    mercredi 21 novembre 2007

    Le PS, point de chute des meneurs étudiants

    Le PS, retraite dorée des activistes réformés
    Combien d'annuités dans le mouvement étudiant?
    Blocages anti-LRU, pâle répétition de la grève contre la loi Devaquet
    L'abrogation de la loi Pécresse n'est qu'un prétexte, une occasion à saisir, un tremplin. Ce que veulent les meneurs étudiants, c'est faire leur trou: décrocher un parrainage politique, dégoter une niche -ce qu'on appelait une 'planque', en gagnant des galons sur le front de l'opposition au sarkozysme.
    D'ex-étudiants trotskistes s'embourgeoisent au PS
    Julien Dray
    Il est l'archétype du politicien qui doit sa carrière aux manifs.
    Ses débuts remontent à 1973 lorsqu'il se bat, à 22 ans, contre l'abrogation des sursis militaires pour études prolongées. Devenu prof de fac (il est même devenu professeur-chercheur, mais comment et où donc? Ca paie bien?), il en profite pour orchestrer tous les mouvements étudiants jusqu'en 1988, dont celui contre la réforme Devaquet, D'abord militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), puis rallié par opportunisme à François Mitterrand, Julien Dray a créé SOS-Racisme, en 1984, et le syndicat lycéen FIDL, en 1986. Il est aujourd'hui député de l'Essonne et porte-parole du PS (tendance Royal). Retraite assurée.

    Jean-Christophe Cambadélis

    De gauche à droite : Philippe PLANTAGENEST, Michel ASSOUN, Jean-Christophe CAMBADELIS, Marc ROSENBLAT et Philippe DARRIULAT (sortie d'un rendez-vous au Ministère des Universités, début 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°5, janvier 1981)

    Formé à l'OCI (Organisation communiste internationaliste), un groupuscule révolutionnaire dissous en 1965, « Kostas » s'est occupé du noyautage des mouvements étudiants jusqu'à son ralliement au PS en 1986. Ca a toujours existé! Entre-temps, il avait fondé l'Unef-ID, ce qui lui avait permis d'être rémunéré -en plus de son mandat de député- par la Mutuelle nationale des étudiants (MNEF) pour un emploi fictif.
    On sait qu'il est né à Neuilly et qu'il a fait des études de sociologie à Nanterre, mais on ne lui a jamais connu d'autre métier que la politique. D'ou sa parfaite connaissance du monde du travail...

    David Assouline
    Même parcours que les autres, même récompense: d'abord une coordination lycéenne, puis la célébrité grâce aux manifestations contre la loi Devaquet de 1986, suivie d'un passage à la tête de l'Unef-ID, avant l'avènement sous l'égide du PS.
    David Assouline est également un ancien trotskiste, mais il est resté plus longtemps à la LCR; son ralliement au PS ne date en effet que de 1995.
    Du coup, sa carrière est plus enviable: adjoint au maire de Paris depuis 2001, cet ancien prof d'histoire a été élu sénateur en 2004, à l'âge de 45 ans.

    De gauche à droite : Jean-Marie LE GUEN, PascalBEAU, Bernard RAYARD, Philippe PLANTAGENEST, Marc ROSENBLAT, Jean-Christophe CAMBADELIS. Au micro : Robi MORDER (Collectif National de l'UNEF-ID, septembre 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°11, octobre 1981)

    Philippe Darriulat
    Ancien de l'OCI et de l'UNEF-ID, et prof d'histoire lui aussi, il était à la tête de l'Unef-ID quand il négocia la loi Devaquet en 1986, sans croire à une possible mobilisation contre elle, Son erreur fut alors de sous-estimer le noyautage que Julien Dray organisait au même moment dans les facultés de sociologie.
    On connaît la suite : l'extrême gauche remporta et l'autonomie des universités prit vingt ans de retard. Darriulat n'y a gagné qu'un emploi à vie au PS, et une carrière moins flamboyante que celle des autres.

    Delphine Batho
    Une élève et une fidèle de Julien Dray, qui la coopta à la tête de la FIDL en 1990, à l'âge de 17 ans. Ancienne du collège Henri IV, elle était déjà dans la rue à 13 ans pour protester contre la loi Devaquet. Elle lâchera ependant ses études après son élection comme présidente de la FIDL, pour ne plus faire que de la politique.
    Elue au bureau national du PS en 2000, puis à son secrétariat en 2004, elle a défendu «l'ordre juste» de Marie-sEGOlène Royal avant de se voir offrir en prêt son siège de député dans les Deux-Sèvres. Et une retraite...

    Nasser Ramdane
    En 1990, il y avait cru. Suite à des émeutes, les lycéens manifestaient chaque semaine contre la violence, et Nasser Ramdane était à leur tête. Il s'était alors débrouillé pour obtenir de nouveaux droits et pas mal de crédits. Mais l'ennui est que le ministre conspué était Lionel Jospin. Une insolence que le jeune homme aggrava en adhérant quatre ans plus tard au PCF. Nasser Ramdane ambitionnait d'être député ; il est aujourd'hui conseiller municipal de Noisy-le-Sec et président de SOS-Racisme Ile-de-France.

    Bruno Julliard
    Maman est maire socialiste du Puy-en-Velay, ce qui ne lui a pas nui… Après de longues années de militantisme et d'études à Lyon II, l'actuel président de l'UNEF-ID est confiant: il ne manquera pas de profs sympathisants, il obtiendra bientôt son doctorat en droit, pour services rendus, et il exercera ensuite « un vrai métier », sans « se laisser nourrir par la politique » (sic). Déjà âge de 27 ans, bac +8, il a milité autrefois au PS.
    Mais on peut porter à son crédit le fait d'avoir été le premier dirigeant de l'UNEF, sans pour autant l'émanciper du PS, à libérer ce syndicat étudiant de l'emprise de Julien Dray, qui justement souhaitait passer à autre chose.

    Julie Coudry
    28 ans et déjà douze ans de militantisme derrière elle. Elle en espère davantage devant. Car c'est le syndicalisme qui l'intéresse, pas la politique. Sa première manif date de 1994, et son départ de l'UNEF, de 2003; elle ne concevait pas qu'on puisse s'opposer par principe à une réforme «aussi favorable aux étudiants» que celle du LMD.
    Depuis, elle a fondé le Confédération étudiante (CE), proche de la CFDT. Plutôt favorable à la loi Pécresse et hostile au blocage des facs, Julie Coudry demande cependant « davantage de moyens et certaines garanties » avant son entrée en application. Un réflexe socialiste.
    Des constantes révélatrices ?