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lundi 23 février 2009

Clandestins : les dérives du gouvernement Zapatero et de Libération

Le syndicat du Livre va encore sévir...

Il ne faut pas que la Ch’tite Aubry prive Sa Cynique Majesté Royal de la presse gratuite: sauvons la presse de l'amère Royal ! Une mesure, pour le coup exceptionnellement non populiste, consisterait à abonner les adhérents à deux balles du 9.3. au quotidien Libération. Le journal de LaurentJoffrin fait des révélations « inouïes », puisque le service public à la solde de la droite les a escamotées. S'il savait, le réseau ESF ne s’en relèverait pas, alors que le documentaire « Entre les Murs » a été jugé assez bon pour le Festival de Cannes, mais trop quelconque pour les Oscar d’Hollywood. Sean Penn n’aura pas pistonné un bon film de gauche mais aura au moins permis à France Télévisions, co-producteur chanceux, de remplir son escarcelle à cette occasion, même s’il nous a fait son cinéma sur la perte de publicité.
Voici l’article intégral [mais annoté] publié par Libération, le 23/02/2009 :

La dérive anticlandestins du gouvernement Zapatero
Espagne. Alors que le chômage explose, la police traque partout les sans-papiers.
MADRID, de notre correspondant FRANÇOIS MUSSEAU

James Aweya se souviendra douloureusement de son séjour à Madrid, où cet ingénieur en électronique était invité par un centre de recherche. La semaine dernière, ce Canadien de 47 ans d’origine ghanéenne se trouvait à l’aéroport de Barajas, sur le point de rentrer chez lui. Soudain, des policiers le jettent au sol, lui passent les menottes et le rudoient violemment.[« rudoyer » ‘tendrement’ aurait été un autre scoop…] Une heure plus tard, il est relâché, sans excuse ni explication. Les policiers se sont trompés de cible, ils cherchaient à interpeller un clandestin. Or, l’ingénieur noir avait ses papiers en règle. L’épisode, dont la presse s’est fait l’écho, illustre un scandale qui salit l’image «humaniste» du gouvernement socialiste de José Luis Zapatero [sic ! Mais seulement pour ceux qui ont gardé toute leur fraîcheur juvénile et néanmoins socialiste]: la chasse aux clandestins pour remplir des quotas d’arrestations. Quitte à tomber dans le délit de faciès et à pratiquer l’amalgame entre étrangers illégaux et délinquants. [L’effet Obama n’a pas encore gagné l’Espagne, via les Antilles françaises]

Consigne. Dans la capitale, la police nationale traque les clandestins un peu partout : dans l’aéroport, les gares, les bouches de métro, voire dans la rue ou sur des chantiers. Le scandale a éclaté lorsque les médias ont divulgué une directive policière affichée dans un commissariat de Vallecas, au sud-ouest de Madrid. Il y est recommandé aux agents d’«interpeller des sans-papiers, quels qu’ils soient, en dehors du district si besoin est». Car il s’agit avant tout de faire du chiffre. Dans ce commissariat, le quota est fixé à 35 détentions par semaine. [L’onde de choc du scandale ne s’est pas bien propagée au-delà des Pyrénées : l’effet Chernobyl, cette fois]

Embarrassé, le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, s’est emmêlé les pinceaux. Dans un premier temps, il a affirmé : «La police a des objectifs quantitatifs pour combattre les délits», [Ne dirait-on pas d’infâmes propos de l’odieuse droite ?] une façon d’admettre l’existence d’une politique de quotas. [Juste ciel, l’horrible mot tabou !] Puis, il s’est ravisé : «Aucun responsable policier n’a donné une telle consigne», laissant entendre qu’il s’agissait d’un dérapage local et isolé. [A l’insu de leur plein gré…] Ce n’est pas l’avis des syndicats policiers. Ainsi, Alfredo Perdiguero, de l’Union fédérale de police (UFP), soutient que «chaque semaine, le préfet de police donne l’ordre aux commissariats d’arrêter un certain nombre d’étrangers». La pratique remonterait à octobre 2008. [Et ce syndicat vigilant s’est tu jusqu’à ce jour ?] Selon une autre source policière [la police n’est plus la « grande muette » d’aucun côté des Pyrénées], les agents auraient pour consigne d’interpeller en priorité les sans-papiers marocains, car leur rapatriement serait moins coûteux que pour les Latino-Américains. [Petits joueurs !]

A la lumière des accusations qui se multiplient dans la presse, relayées par l’opposition de droite [tous pareils, on ne le dit pas assez !], il semble que cette traque s’étende à l’échelle nationale. Et les trois syndicats policiers d’assurer que les hauts responsables [allez, pas jusqu’au niveau Zapatero tout de même…] sont au courant de cette pratique, «au minimum le directeur de la police, Francisco Vàzquez»[ouf !]. Dans les pages du quotidien El Mundo, de nombreux témoignages de policiers préférant l’anonymat [existent-ils seulement ?] dénoncent des pressions. «On exerce sur nous une forme de chantage. Si on n’est pas disposé à arrêter des sans-papiers dans les parcs, les bouches de métro ou les locutorios (des cabines de téléphone pour étrangers), on nous menace de nous placardiser ou nous renvoyer», accuse l’un deux [promis, ce n’est pas un intermittent du spectacle]. Dans son commissariat, le quota est fixé à 25 détentions par mois. Mais, comme les délits ne sont pas fréquents dans sa zone, les agents sont priés d’aller «chasser des clandestins où bon leur semble». [La crise ?]


Chômage. Parfois, l’excès de zèle pousse des policiers à sévir dans les files d’attente de l’Inem (l’ANPE espagnole [à moins que ce ne soit le « Pôle Emploi »…]) ou à l’entrée des entreprises. «On nous oblige à arrêter non pas des délinquants étrangers, se plaint un policier, mais des employés d’origine étrangère qui vont pointer, la gamelle à la main. On doit les interpeller pour le simple fait de ne pas avoir de papiers.» [Faudra-t-il leur envoyer Sa Cynique Majesté Royal en renfort ?]

Venant du gouvernement socialiste de Zapatero, cela fait un peu désordre. [Ils sont d’une candeur à Libé !...] Depuis son arrivée au pouvoir en 2004, il n’a eu de cesse de vanter l’apport positif des immigrés dans l’économie espagnole - ils représentent aujourd’hui 8,8 % de la population. [C’est le fossé entre le discours de campagne et l’action politique aux affaires, non ?] En 2005, alors que la croissance tutoyait les 4 %, les socialistes avaient légalisé 580 000 sans-papiers en trois mois, ce qui avait alors valu à Zapatero les reproches rageurs de Nicolas Sarkozy. Avec la crise, les choses ont radicalement changé.[En France, « y ka » augmenter les salaires ; pas en Espagne ? ]. Frappée par un chômage de 14 % [C’est à ne pas y croire, en terre socialiste], l’Espagne a choisi la fermeté [Sarkozy n’est donc pas une exclusivité ?]: renforcement des contrôles aux frontières, séjours plus longs dans les centres de rétention, et rapatriements massifs (plus de 100 000 depuis 2007). Quant au ministre de l’Intérieur, Pérez Rubalcaba, il se présente comme un modèle d’efficacité contre l’immigration illégale. Le quotidien El País, pourtant proche des socialistes, a dénoncé cette augmentation des arrestations de clandestins [Le socialiste Libé ne peut donc faire moins que le camarade ibérique ] : «Le fait de ne pas avoir ses papiers en règle, c’est une faute administrative, pas un délit. Cela revient à associer l’immigré au délinquant. [Juste un raccourci idéologique…] Le gouvernement doit mettre un terme à cette dérive sécuritaire.»

Et qui va mettre les « ola » ?
Si ce n’est le gouvernement, ce sera le syndicat du Livre

Le quotidien français va trinquer. Cette liberté de ton, cette insolence à l’adresse d’un gouvernement frère, cette impertinente mise en cause sera punie. Remarquez Libération a déjà payé.
  • La direction de Libération a demandé jeudi 19 février à Florence Cousin, une secrétaire de rédaction en grève de la faim depuis le 10 février pour protester contre son licenciement, de 'quitter les locaux' du journal.
    Un accord transactionnel conclu le 14 février entre d'une part la direction de Libération et d'autre part le syndicat de branche
    Info'Com CGT et la direction nationale du syndicat, la Filpac CGT (lire PaSiDupes au libellé correspondant), prévoyait que Florence Cousin soit licenciée moyennant une indemnité de licenciement importante, une formation et une aide à un reclassement effectif.
    Cependant, cet accord avait été rejeté par le syndicat
    SGLCE (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite; lire PaSiDupes, libellé ci-dessous) CGT, qui demandait la réintégration de la salariée, à l'issue de sa formation. Il est également rejeté par Florence Cousin, qui poursuit sa grève de la faim.
    Dur dur d’être démocrate.
  • Sur son site internet, la direction de Libération réagit à la non parution du quotidien samedi, jour de fort tirage, pour mieux couler l'entreprise: " Avec stupeur, la direction de «Libération» constate qu’ une petite minorité syndicale extérieure à l’entreprise [on n'est pas à la Sorbonne, pourtant!] a bloqué par la force [probablement démocratique] la parution du journal pour imposer la réintégration d’une salariée, alors même qu’un accord avait été signé par la direction à l’issue de négociations avec la fédération CGT du Livre. » [Notez que l'UNEF donne son accord à la loi LRU dans l'été, mais renie sa parole dans les trois mois ! C'est le sens syndical de l'honneur... ]. Le journal est disponible gratuitement en pdf sur son site."

    Des minorités syndicales mettent à mal les économies, de la Guadeloupe à Libération, et les révolutionnaires s’étonneront que les peuples se donnent des institutions fortes de nature à faire face aux extrémismes…
  • vendredi 23 janvier 2009

    Scandales et gaspillage à France Télévisions

    Gaspillage et magouilles dont s’arrangent fort bien les syndicats

    Comment ils ont coulé la télé publique


    Homme du sérail, ancien journaliste à France Télévisions, Francis Guthleben livre, dans « Scandales à France Télévisions », une chronique sans concession du lent déclin de l’audiovisuel public français.

    >
    Depuis le 5 janvier, les téléspectateurs peuvent s’offrir le plaisir de regarder les programmes de France Télévisions dès 20h35. Les couchers tardifs, les récupérations insuffisantes et les jeunes azimutés comme les adultes irascibles, c’était pour une large part la faute au torrent de pub, qui, réforme présidentielle oblige, est rentré dans son lit.

    > C’est le fruit d’un long processus entamé, sans tambours ni trompettes, il y a un an, avec l’annonce de Nicolas Sarkozy lors des voeux à la presse. Une commission Copé et un rapport Giazzi plus tard, le Titanic s’avance toujours vers son destin tragique. Et la question des financements est loin d’être tranchée. Avec en prime, pour les salariés de France Télé, des tensions humaines, des tensions syndicales et encore des tensions.

    > Dans « Scandales à France Télévisions », paru le 22 janvier aux Editions Jean-Claude Gawsewitch, Francis Guthleben (ci-contre), journaliste d’investigation depuis 18 ans, a choisi d’en dire plus, sans nul doute motivé par son licenciement du groupe pour « désaccord avec la direction », après une dizaine d'années à France Télévisions comme auteur, réalisateur et cadre de direction depuis juin 2006, responsable des programmes en région.
    > Guthleben dessine les contours âpres et rugueux d’une télé sans cap, simple addition des ambitions personnelles, qui a oublié sa raison d’être : le téléspectateur et qui subit les tiraillements à hue et à dia des forces syndicales rivales exacerbées par les extrémistes qui voudraient faire imploser le poste.

    Gaspillages et magouilles ?

    Dans cet ouvrage, il rapporte le gaspillage du groupe, et notamment “les frais de réception exorbitants, les énormes investissements pour des émissions qui cessent du jour au lendemain, les cadres qui se font offrir des voyages aux frais de la princesse pour aller “soutenir les équipes au travail””.
    Il dénonce également le culte de la personnalité des dirigeants, les dysfonctionnements structurels de la chaîne et surtout les rapports de l’entreprise avec la politique et notamment avec Nicolas Sarkozy”.

  • Exemple modeste de gestion inconsciente et inconséquente épinglée par ce professionnel, des jingles renouvelés chaque année, récession ou non. Savoir donc si ces innovations techniques étaient payées au prix juste ou au prix fort pour arranger telle ou telle société, si encore elle le rétrocédait pas une partie de ses rentrées d’argent.
  • Car les contrats de co-production des chaînes télévisées sont une autre zone d’ombre impénétrable, mais qui gagnerait à être explorée, au moment où France Info nous matraque plusieurs fois par jour et depuis deux jours avec la sélection aux Oscar d’Hollywood du film du militant du Réseau ESF, Bertrand Cantet. Ceux et celles qui se demanderaient si le service public y trouve un intérêt peuvent lire PaSiDupes au libellé ‘Entre les Murs’.

  • Pas vraiment une enquête, il s’agit plutôt d’un « document »
    Il met en exergue des gaspillages, exemples à l’appui, comme ce déplacement de Patrick de Carolis en Alsace pour une rencontre avec des téléspectateurs pour laquelle on annonça en région: « Paris veut des limousines pour conduire de Carolis et son équipe entre la gare et la direction régionale de France 3, distantes de moins de deux kilomètres »!
    Et les syndicats en prennent naturellement pour leur grade.
    L’auteur raconte une réunion des délégués du personnel au cours de laquelle un syndicaliste s’étonne : « Un quart de vin rouge par salarié et par repas de production (mission à l’extérieur) est une pratique courante. Lors de notre dernière sortie, nous n’avons pas eu de vin. Que comptez-vous faire ? »
    Autant d’exemples parfois anecdotiques mais qui illustrent les pratiques quotidiennes dans le service public et surtout la hauteur de vue et l'importance des préoccupations des syndicats qui réclament leur dû de gros rouge. La défense d'un avantage acquis ?
  • Un critique estime aussi que le livre n’est pas très bien écrit, mais depuis quand exige-t-on des journalistes un quelconque talent d’écriture ? Qu’ils aient de l’orthographe serait un exploit remarquable et, aux qualités littéraires, chacun sait qu’ils ont depuis longtemps préféré la volupté de l’insolence. Qui aura noté les fautes d’orthographe, de français et de raisonnement de Renaud Dély, journaliste à Marianne (!), dans son dernier petit ‘ouvrage’ ? Pas même le correcteur de sa pauvre maison d’édition. Du coup, décemment, pas moyen de le revendre ni de le prêter, au risque de passer soi-même pour un analphabète qui aurait de l’argent à perdre.
  • Nous ne retiendrons donc que le mérite de ce livre de journaliste de pointer un ensemble de dysfonctionnements dissimulés. Et, au moment où les syndicats veulent, malgré la crise, continuer à dilapider l'argent des contribuables, c'est du plus mauvais effet...

    L’ouvrage pêche cependant par un manque de rigueur, mais est-ce ce que nous pouvons espérer de la presse militante qui ne s’embarrasse pas de contradicteurs et d’équité? Soit, des chiffres sont livrés sans comparaison, mais ses imprécisions ne font pas douter de l’honnêteté de l’auteur et la rareté des témoignages nous évite au moins les bobards inventés d’anonymes ou récités par des comédiens que la télévision aurait floutés. France 2 ne nous a-t-elle pas flanqué dans la vue de fausses images du conflit dans la bande de Gaza, bien que vieilles de quatre ans, pour illustrer l'actualité du jour et l'éthique de la profession?

    Le milieu pourra aussi considérer que beaucoup d’histoires sont déjà connues
    , mais pourquoi les journalistes au parfum n’ont-ils pas déjà lâché les effluves nauséabonds de la profession, eux qui nous livrent avec délice les relents de caniveau dans la presse du même nom. En nous les expliquant. Mieux en nous les commentant, au sacré nom de la liberté d’expression et du devoir d’impertinence !

    Radio France et France Télévisions ont des ressources dont on peut se demander si elles profitent au service public et participent pleinement à son financement.
  • samedi 4 octobre 2008

    « Entre les Murs » : Philippe Meirieu ne reconnaît pas son enfant !

    Nouvelle Palme d’Or à Cannes flétrie et conspuée
    Meirieu a produit des animateurs socio-culturels,
    et non des enseignants,
    pas même des éducateurs

    Bien que PaSiDupes ait dit précédemment ce qu’il fallait penser de ses financements, il reste que le microcosme de la bien-pensance agissante et servile a primé le film -à l'unanimité- du jury lors du dernier Festival de Cannes. Il est convenu d’affirmer que l'ensemble de la presse aurait salué ce film, qui suit une classe de 4e du ‘paisible’ XIXe arrondissement de Paris du maire socialiste aux bras ballants, Roger Madec. Or, Entre les murs provoque -à dire vrai - de vives réactions parmi les enseignants et le public libres de toute influence médiatique ou syndicale totalitaire.

    L’attribution des récompenses littéraires et cinématographiques répond à de douteux critères.
    Ainsi, « Entre les murs », ce faux film, qui sonne comme un vrai documentaire, lève-t-il en fait le voile idéologique d’une réalité atterrante. Laurent Cantet (né à …Melle et militant extrémiste du vol de Bamako en sympathie avec le Réseau ESF, à retrouver sur PaSiDupes) révèle au grand jour les méfaits d’une pédagogie supposée secourir les plus défavorisés, mais qui, au prétexte d’égalitarisme, a produit des monstres, distrayants à l’écran, mais des monstres que la pensée unique à Cannes a sacrés stars.

    Accuser le système pour ne pas se remettre en cause
    Un journaliste dépaysé de Marianne aurait pu faire du politiquement correct et raconté à la façon qui convient aux investisseurs, à peu près en ces mots :
    Une jeune fille s'approche en tremblant du professeur. Il vient de demander à ses élèves ce qu'ils ont retenu de leur année scolaire. Elle a attendu la fin du cours, d'une voix défaite, elle lui murmure une accusation à peine voilée, vu la nature de ce qu’il est difficile d’appeler un cours : « Moi, Je n'ai rien appris, monsieur, je ne comprends pas ce que nous faisons, mais je ne veux pas aller en professionnel. » Le professeur, décontenancé, bafouille : « Mais tu as encore la troisième. «Telle est la dernière scène, avant la sonnerie de fin d’Entre les murs, le film encensé par les presse, radios et télévisions noyautées par la gauche et qui a laissé la droite et les professionnels incertains.
    Elsa Bourot, professeur en ZEP qui a vu le film, ne décolère pas: « Une fois de plus, on laisse entendre que la filière professionnelle, c'est une punition, et qu'il faut entasser tout le monde en filière générale quitte à fabriquer des chômeurs ! » Ce qui confirmerait d’ailleurs que cette filière en fabriquerait…
    Ce film, malgré un effet trompe-l’œil de réel, habilement répété pendant plusieurs mois en ateliers d’improvisation, n'est pas un documentaire. C'est en tout cas l'argument derrière lequel se retranchent maintenant les auteurs pour dénier toute responsabilité dans les débats que cette palme d'or politique fait naître, dès lors que, le matraquage médiatique passé, le spectateur peut enfin se faire une idée personnelle avec la sortie en salles, le 24 septembre dernier.
    Car des voix peuvent maintenant s'élever contre l'image terrifiante que le film donne des cours, car parler d'acte d'enseignement serait présomptueux, non seulement au vu du film, mais aussi de ce que les cellulaires révèlent sur l’Internet de la réalité prise sur le vif dans les classes. Les idéologues des médias peuvent bien y voir au contraire un modèle pour l'intégration, le dialogue, la démocratie… et laisser de côté cette épineuse question de la reconstruction dramatique de scènes improbables pour quiconque ne connaît pas le quotidien d'une école. L'Humanité, La Croix, Le Monde, France Inter, Libération, Le Parisien et toutes les télévisions du service public, ou marquées à gauche, jouent les candides... Tant d'unanimité militante cloue le bec à la minorité. Surtout aux enseignants syndiqués. Mais ils ne sont pas tous alignés : la FSU forme de jeunes rebelles, mais n’en supporte pas dans les salles des profs…

    Fanny Capel, professeur de lettres en Seine-et-Marne, se dit dérangée par ce qu’elle perçoit comme une récupération. Allons donc ! « En tant que spectateur, je pense que c’est un bon film, plus nuancé que le livre, analyse-t-elle, mais en tant que professeur, je le trouve gênant. On ne peut faire abstraction du discours de François Bigaudeau, qui s'est toujours affirmé comme un "prof qui n'enseigne jamais". D'ailleurs, c'est vrai, dans le film, il n'enseigne rien à ses élèves, d’où les craintes de ré-orientation injuste. "En fait, le plus mauvais prof de France est devenu une star." Comme la starisation des cancres.

    Cette palme si politique (Sean Penn revendiquant en coulisses d’être venu la décerner pour critiquer la politique américaine de désengagement de l'Etat) réveillerait donc l'interminable guerre entre anciens et modernes ? Justement non, et voilà qui devrait mettre la puce à l'oreille des innombrables louangeurs béats. Sans aucun a priori, LePost titre « La Palme d'or pour Entre les murs: une incursion dans le vrai », car ce sont probablement des enseignants qui ont préféré se reconvertir (et ne le regrettent pas) ou des parents investis, comme on n’en rencontre pas beaucoup. Mais le site n’a même pas honte de l’admettre dès le 26/05/2008: « Cette Palme d'or pour ‘Entre les murs' m'a fait bien plaisir. Je n'ai pas vu le film ni lu le bouquin qui l'a inspiré, mais je peux dire que dès le visionnage de la bande-annonce, il y a un parler vrai qui se dégage. Le 15 octobre, j'irai voir le film. » C’est ça le sérieux de ce site proche de Le Monde et le déplacement en salle n’est donc pas utile.
    VOIR et ENTENDRE la bande annonce, et çà suffira donc amplement!

    Entre les murs - Bande Annonce envoyé par leblogcine

    « C'est tragiquement drôle, commente Jean-Pierre Morand, professeur de philosophie, de voir les pédagos l'aimer pour l 'apparence d'égalité, la "mise en danger du professeur", et de savoir que ce film ne va faire que renforcer ceux qui prétendent qu 'en ZEP on n'apprend rien et qu'on ne peut rien apprendre. »

    Signe de cette ambiguïté, l’inspirateur des pédagogues de l'école moderne et de cet égalitarisme qui anime François Bégaudeau, Philippe Meirieu, (instituteur né en 1949 et promu en IUFM est aujourd'hui professeur des universités en sciences de l'éducation) a cru nécessaire de réagir rapidement pour dire combien il jugeait le film " dangereux ».
    « Je serais même prêt à cosigner un texte avec Alain Finkielkraut », va-t-il jusqu'à concéder. A ceux qui citent la phrase de François Bégaudeau, l'une des branches mortes du système, apprenant cette « trahison » d'un « père spirituel » : « Je représente pour lui un bras mort dont il veut se défaire », Philippe Meirieu répond que l'on n'est pas responsable de ses épigones. » Il était temps de le faire savoir, et de juger le résultat: Meirieu n’est ni coupable, ni responsable ! Du déjà entendu au PS ! Meirieu pose du même coup le problème de savoir si les géniteurs de ces élèves grossiers, vulgaires et prétentieux sont responsables de leurs épigones, mais répond à l’interrogation de ceux qui se demandent encore si la gauche coupable va un jour devenir responsable de ses actes.

    Car il se défend, Meirieu, et renie son enfant.

    « Mon discours n'a rien à voir avec ce qui n’est que de l’animation socio-culturelle ou l'affect domine, précise habilement le gourou de la pédagogie mitterrandienne et Cie. Se mettre à la portée de l'enfant, ce n'est pas se mettre à son niveau. Mais le pire est l'élitisme qui en résulte : dans le fîlm, on ne donne la parole qu'aux élèves qui la prennent,[sans autorisation, tombé du camion], et qui sont toujours des personnages "exotiques", ethniquement ou culturellement. »
    Un élitisme qui a visiblement échappé à la gauche française

    La Mairie de Paris, qui ne souffre pas de la décentralisation, a décidé d'offrir 10000 places de cinéma aux collégiens parisiens, et Désirdavenir Royal diffuse le film en ouverture de son meeting. Pour envoyer quel message ? Pour dire quoi de l'école et des établissements difficiles?Une des scènes clés du film est celle où le personnage joué par François Bégaudeau répond à son collègue professeur d'histoire qui lui propose une synergie sur l'étude des Lumières que « Voltaire, c'est trop compliqué pour eux ». Voltaire n’est pas au programme de quatrième de collège 'normal', mais il est vrai qu’en ZEP toutes les ‘synergies’ sont encouragées et les initiatives transversales et pluridisciplinaires les plus stupides sont donc possibles, dès l’instant que ce sont des ‘synergies’ ! Les professeurs qui, tous les ans, enseignent Voltaire dans les lycées de banlieue et ailleurs, où il est au programme, apprécieront...

    D’ailleurs, l’exemple de Voltaire n’est-il pas significatif ? En collège, Daudet n’est pas politiquement correct et le moraliste La Fontaine est trop moralisateur ! Au lycée, le professeur qui proposerait Montherlant verrait se dresser la FSU sur son passage. La vie Entre les murs de classes ne se réduit donc pas à la vision sociétale de la paire Bégaudeau -Cantet.

    Et Bayrou, l’ex-ministre de l’Education dominé par Maîtresse Vualliat, n’a-t-il donc rien à déclarer ?

    La critique que la gauche voudrait faire taire

  • Le Figaro
    « Ni vraiment documentaire, ni vraiment fiction, un film inclassable qui nous plonge dans l'univers clos d'un collège où l'on voit un prof se battre avec toute son énergie pour donner un sens à son cours. Pas de parti pris ici mais un constat que l'on peut interpréter de façon contradictoire sur l'échec de l'intégration, les méfaits du collège unique ou, au contraire, sur les chemins chaotiques de l'enseignement. » LIEN
  • Le Point : Le maître et le néant
    « On se demande si on a vraiment compris le film. Qui prend aux tripes, certes, mais qui risque de désespérer les profs, de déprimer les parents, et qu’on aurait bien vu porter la mention « interdit aux élèves d’IUFM ». Ne pas manquer l’article : c’est du condensé de langue française comme il faudrait désormais l’enseigner. Mais à ceux qui sont allé à l'école pour apprendre... Le processus est engagé !… LIEN
  • Véronique Bouzou, professeur de français qui a exercé plusieurs années dans des collèges en ZEP, est l'auteur du livre "L'école dans les griffes du septième art".
    Cette professionnelle observe que l'école sert de décor à de nombreux films de cinéma et de télévision.Le jury du 61e festival de Cannes a même décerné la Palme d'or à Entre les murs ... Ni fiction, ni documentaire, ce long métrage ressemble, selon elle, à une téléréalité, avec tous les travers du genre. Élèves, professeurs et familles en sont généralement les dindons de la farce ; quant au spectateur, il sombre, bien malgré lui, dans un voyeurisme exacerbé. Véronique Bouzou reprend ceux qui confondent classe d'école et plateau de cinéma. Elle dénonce la récupération politique, médiatique et financière de ce genre de spectacle. Et encore était-ce avant le Rassemblement de la Fraternité où Sa Cynique Majesté Royal a déconsidéré la politique aussi.

  • Du même auteur, lire aussi Confession d’une jeune prof

  • Elle y raconte son expérience, son apprentissage sur le terrain, confrontée aux plus rudes difficultés d'une jeunesse en quête d'idéal, mais souvent en rupture. Elle décrit les similitudes de plus en plus évidentes entre les collèges " difficiles " et ceux réputés calmes. Véronique Bouzou rend sa profession attachante, humaine. Elle offre son regard plein de compréhension et d'impertinence sur la jeunesse actuelle avec ses codes et son langage.Sans laxisme, ni idéologie: un bol d'air frais entre ses mains.

    « Entre les Murs », un produit du marketing de la gauche anti-libérale

    Entre les murs, entre idéologie gauchiste et déontologie professionnelle, sans honte

    Avec les jets d’encre et les crachats ?

    Le financement de ce film éclaire d’une lueur glauque l’engouement de la gauche dont la liberté d’expression s’arrête où commencent marketing et idéologie.

    D’abord, le Prix France Culture/Télérama, un prix littéraire de France Culture et Télérama.
    Il a été créé en 2006 comme pour aussitôt récompenser dès 2006 le livre écrit par le scénariste et interprète principal, François, le professeur du film. Et sans vergogne, Télérama, qui semble n’avoir rien à vendre, écrit à propos du film que co-produit pourtant son groupe : « François n'est pas un prof exemplaire - il lui arrive de tâtonner, de se tromper -, mais il possède une qualité indéniable : il incite à parler, il la joue collectif, pour filer la métaphore footballistique. Peut-être n'a-t-il pas le choix - faire jouer l'autre pour ne pas être débordé, c'est aussi une stratégie. D'où, en tout cas, un feu d'arti­fice de la langue, tour à tour soutenue, familière, voire vulgaire selon le locuteur. » (
    LIEN )
    Qu’ont-ils fait de la ‘langue’ de Molière? Revisitée, dépoussiérée, liftée, défigurée !

    Télérama pourrait donc se permettre tous les ‘feux d’artifice’ et les manipulations médiatico-financières, puisqu’il n’appartient pas à Bouygues ou Bolloré, mais au groupe La Vie-Le Monde,
    produit de la prise de contrôle des Publications de la Vie Catholique par le groupe Le Monde en 2003 : Le Monde n’est donc pas en effet un groupe capitaliste glouton.
    Et si on tient pourtant à lire son analyse indépendante et objective du film, mais un brin racoleur («Les salles de classe sont des pièces aussi mystérieuses que les chambres conjugales. Entre les murs éclaire ce mystère en mettant les outils de l'expérience directe au service de la fiction. »), on peut toujours perdre son temps et aller à ce
    LIEN
    Attention, ce film est interdit aux plus de quinze ans, car «Entre les murs, […] plutôt qu'un plaidoyer, offre un constat lucide sur une école menacée. » Les parents sont prévenus et vont se pencher sérieusement la dérégulation de la carte scolaire : bonjour les délocalisations d’élèves et les ghettos entretenus par cette gauche militante que prétend combattre Réseau Education sans frontières qu’affectionne Cantet de Paris à Bamako, en participant à leur ‘pérennisation’ (LIRE PaSiDupes à 'Cantet') …
    Ce groupe La Vie-Le Monde a également pris le contrôle du Midi Libre et nous nous dispenserons donc d’aller lire la critique du film dans ce quotidien.

    Ensuite, le marketing de la presse co-productrice
    TV5Monde : Concours !

    Gagnez le livre
    de François Bégaudeau
    qui a inspiré le film
    "Entre les murs" !

    Il faut savoir que le matraquage publicitaire est moins justifié par les qualités artistiques intrinsèques du produit que par l’appât de l’argent, aux relents fussent-ils capitalistiques du retour sur investissement, pendant que les Français au pouvoir d’achat pourtant en berne crache au bassinet leur redevance audiovisuelle, puisque le service public manque si cruellement de ressources …

    Ce film, produit et distribué par Haut et Court, passe à la catégorie ‘chef d’œuvre’ sous l’impulsion de
    ses sociétés co-productrices
    : France 2 Cinéma, Canal + (France) et Ciné Cinéma
    (une société de production qui rassemble sept chaînes cinéma... .
    Pour la partie immergée, c’est aussi France 2 (FR 2 en participation) - Centre National de la Cinématographie (CNC, en participation, établissement public du ministère de la Culture, qui a lui-même indiqué l’avoir choisi pour concourir dans la catégorie du meilleur film étranger…- Soficinéma 3 (la banque BNP, en association) - Cofinova 4 (Capital social :800.000,00 euros, c’est ARTE, donc France Télévisions, en association). Et quoi encore ?
    France Télévisions a mis le paquet : si ce n’est pas du militantisme aveugle…

    France 2 Cinéma serait-elle critique, par le plus étrange des hasards? N’attendons pas de l’ensemble des chroniqueurs de France Télévisions, comme un seul homme, qu’il émette la moindre réserve… «Tout cela est passionnant de bout en bout, filmé avec recul et un style naturaliste conduit de main de maître. Une très belle palme. » (extrait du
    LIEN )

    Alors prenons le groupe Canal +, tout aussi désintéressé?
    « François est un jeune professeur de français d'une classe de 4ème dans un collège difficile [19e de Paris…]. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, [Et nous qui pensions que les profs exerçaient encore leur pouvoir ‘monarchique’ sur de jeunes enfants opprimés sans défense !…]Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales [ ‘stimulantes’ interruptions insolentes, grossièretés gratuites mais non moins ‘stimulantes’ et violence physique évidemment ‘stimulantes’ et convaincantes : le ‘débat participatif ! ], comme si la langue [c’est à dire la ‘tchache’] elle-même était un véritable enjeu [ce qu’elle n’est pas, si on a vu le film…]. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques. » Et, si l’identité des bénéficiaires de cet événement médiatique fabriqué ne fait pas de doute, quel est le bénéfice pour les protagonistes ? Depuis le palce du Carlton, Denizot n’a aucun état d’âme ?

    Cerise sur le gâteau
    Entre les murs a été choisi par les membres de la commission de sélection pour les Oscars 2009, composée de sept membres, parmi lesquels Thierry Frémaux le délégué général du Festival de Cannes, Alain Terzian le président de l'Académie des Césars, l'actrice Jeanne Moreau et les réalisateurs Jean-Jacques Annaud, Costa-Gavras et Régis Wargnier.
    Les amis de leurs amis sont leurs amis...

    VOIR et ENTENDRE - L’ineffable Wolton s’adresse au reste du monde sur
    Ô (France Télévisions ! )

    "entre les murs" Zemmour - Wolton envoyé par o-r-i-o-n

    Deux commentaires sur Dailymotion suscités par "entre les murs" Zemmour - Wolton
    par
    Simric23

    "Merci Orion. Il est con le gars qui nous dit que les élèves ne geulent pas sur les professeurs, il devrait chercher des films tournés avec des cellulaire sur le net, il verrait ce qu'est la réalité."
    et par threepiglets
    " On nous vend l'immigration comme une richesse, et ensuite, voyant que cela ne fonctionne pas, on change la mission de l'école en lui confiant "la paix sociale", le niveau s'écroulant bien entendu. Culé! "

    Wolton devra défendre son point de vue archaïque auprès de Philippe Meirieu, qui ne reconnaît pas son propre enfant, dont Wolton veut rester le parrain … (LIRE PaSiDupes) A-t-il vu le film, qu’il ne persiste à poursuivre de vieilles lunes que le film involontairement détruit.

    LePost (Le Monde) conclut pourtant ainsi son article du 26/05/08 : « En tout cas, une Palme sympathique dans cette ambiance hyper-commerciale et artificielle de Cannes. J'espère juste que le retour à la réalité ne sera pas trop brutal pour ces gosses ! » Comme ce vieux Wolton, ne sont-ils pas trognons sur ce beau site neutre et insolent, mais pourtant fétide ?