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samedi 4 octobre 2008

« Entre les Murs », un produit du marketing de la gauche anti-libérale

Entre les murs, entre idéologie gauchiste et déontologie professionnelle, sans honte

Avec les jets d’encre et les crachats ?

Le financement de ce film éclaire d’une lueur glauque l’engouement de la gauche dont la liberté d’expression s’arrête où commencent marketing et idéologie.

D’abord, le Prix France Culture/Télérama, un prix littéraire de France Culture et Télérama.
Il a été créé en 2006 comme pour aussitôt récompenser dès 2006 le livre écrit par le scénariste et interprète principal, François, le professeur du film. Et sans vergogne, Télérama, qui semble n’avoir rien à vendre, écrit à propos du film que co-produit pourtant son groupe : « François n'est pas un prof exemplaire - il lui arrive de tâtonner, de se tromper -, mais il possède une qualité indéniable : il incite à parler, il la joue collectif, pour filer la métaphore footballistique. Peut-être n'a-t-il pas le choix - faire jouer l'autre pour ne pas être débordé, c'est aussi une stratégie. D'où, en tout cas, un feu d'arti­fice de la langue, tour à tour soutenue, familière, voire vulgaire selon le locuteur. » (
LIEN )
Qu’ont-ils fait de la ‘langue’ de Molière? Revisitée, dépoussiérée, liftée, défigurée !

Télérama pourrait donc se permettre tous les ‘feux d’artifice’ et les manipulations médiatico-financières, puisqu’il n’appartient pas à Bouygues ou Bolloré, mais au groupe La Vie-Le Monde,
produit de la prise de contrôle des Publications de la Vie Catholique par le groupe Le Monde en 2003 : Le Monde n’est donc pas en effet un groupe capitaliste glouton.
Et si on tient pourtant à lire son analyse indépendante et objective du film, mais un brin racoleur («Les salles de classe sont des pièces aussi mystérieuses que les chambres conjugales. Entre les murs éclaire ce mystère en mettant les outils de l'expérience directe au service de la fiction. »), on peut toujours perdre son temps et aller à ce
LIEN
Attention, ce film est interdit aux plus de quinze ans, car «Entre les murs, […] plutôt qu'un plaidoyer, offre un constat lucide sur une école menacée. » Les parents sont prévenus et vont se pencher sérieusement la dérégulation de la carte scolaire : bonjour les délocalisations d’élèves et les ghettos entretenus par cette gauche militante que prétend combattre Réseau Education sans frontières qu’affectionne Cantet de Paris à Bamako, en participant à leur ‘pérennisation’ (LIRE PaSiDupes à 'Cantet') …
Ce groupe La Vie-Le Monde a également pris le contrôle du Midi Libre et nous nous dispenserons donc d’aller lire la critique du film dans ce quotidien.

Ensuite, le marketing de la presse co-productrice
TV5Monde : Concours !

Gagnez le livre
de François Bégaudeau
qui a inspiré le film
"Entre les murs" !

Il faut savoir que le matraquage publicitaire est moins justifié par les qualités artistiques intrinsèques du produit que par l’appât de l’argent, aux relents fussent-ils capitalistiques du retour sur investissement, pendant que les Français au pouvoir d’achat pourtant en berne crache au bassinet leur redevance audiovisuelle, puisque le service public manque si cruellement de ressources …

Ce film, produit et distribué par Haut et Court, passe à la catégorie ‘chef d’œuvre’ sous l’impulsion de
ses sociétés co-productrices
: France 2 Cinéma, Canal + (France) et Ciné Cinéma
(une société de production qui rassemble sept chaînes cinéma... .
Pour la partie immergée, c’est aussi France 2 (FR 2 en participation) - Centre National de la Cinématographie (CNC, en participation, établissement public du ministère de la Culture, qui a lui-même indiqué l’avoir choisi pour concourir dans la catégorie du meilleur film étranger…- Soficinéma 3 (la banque BNP, en association) - Cofinova 4 (Capital social :800.000,00 euros, c’est ARTE, donc France Télévisions, en association). Et quoi encore ?
France Télévisions a mis le paquet : si ce n’est pas du militantisme aveugle…

France 2 Cinéma serait-elle critique, par le plus étrange des hasards? N’attendons pas de l’ensemble des chroniqueurs de France Télévisions, comme un seul homme, qu’il émette la moindre réserve… «Tout cela est passionnant de bout en bout, filmé avec recul et un style naturaliste conduit de main de maître. Une très belle palme. » (extrait du
LIEN )

Alors prenons le groupe Canal +, tout aussi désintéressé?
« François est un jeune professeur de français d'une classe de 4ème dans un collège difficile [19e de Paris…]. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, [Et nous qui pensions que les profs exerçaient encore leur pouvoir ‘monarchique’ sur de jeunes enfants opprimés sans défense !…]Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales [ ‘stimulantes’ interruptions insolentes, grossièretés gratuites mais non moins ‘stimulantes’ et violence physique évidemment ‘stimulantes’ et convaincantes : le ‘débat participatif ! ], comme si la langue [c’est à dire la ‘tchache’] elle-même était un véritable enjeu [ce qu’elle n’est pas, si on a vu le film…]. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques. » Et, si l’identité des bénéficiaires de cet événement médiatique fabriqué ne fait pas de doute, quel est le bénéfice pour les protagonistes ? Depuis le palce du Carlton, Denizot n’a aucun état d’âme ?

Cerise sur le gâteau
Entre les murs a été choisi par les membres de la commission de sélection pour les Oscars 2009, composée de sept membres, parmi lesquels Thierry Frémaux le délégué général du Festival de Cannes, Alain Terzian le président de l'Académie des Césars, l'actrice Jeanne Moreau et les réalisateurs Jean-Jacques Annaud, Costa-Gavras et Régis Wargnier.
Les amis de leurs amis sont leurs amis...

VOIR et ENTENDRE - L’ineffable Wolton s’adresse au reste du monde sur
Ô (France Télévisions ! )

"entre les murs" Zemmour - Wolton envoyé par o-r-i-o-n

Deux commentaires sur Dailymotion suscités par "entre les murs" Zemmour - Wolton
par
Simric23

"Merci Orion. Il est con le gars qui nous dit que les élèves ne geulent pas sur les professeurs, il devrait chercher des films tournés avec des cellulaire sur le net, il verrait ce qu'est la réalité."
et par threepiglets
" On nous vend l'immigration comme une richesse, et ensuite, voyant que cela ne fonctionne pas, on change la mission de l'école en lui confiant "la paix sociale", le niveau s'écroulant bien entendu. Culé! "

Wolton devra défendre son point de vue archaïque auprès de Philippe Meirieu, qui ne reconnaît pas son propre enfant, dont Wolton veut rester le parrain … (LIRE PaSiDupes) A-t-il vu le film, qu’il ne persiste à poursuivre de vieilles lunes que le film involontairement détruit.

LePost (Le Monde) conclut pourtant ainsi son article du 26/05/08 : « En tout cas, une Palme sympathique dans cette ambiance hyper-commerciale et artificielle de Cannes. J'espère juste que le retour à la réalité ne sera pas trop brutal pour ces gosses ! » Comme ce vieux Wolton, ne sont-ils pas trognons sur ce beau site neutre et insolent, mais pourtant fétide ?

vendredi 29 février 2008

Les César : le service public audiovisuel est-il au service de tous?

Tous les Français se reconnaissent-ils dans ces co-productions engagées?
Les préférences du service publique sont-elles anodines ou relève-t-elle du militantisme?

Quelques coproductions de France Télévisions
- 2008: La Graine et le Mulet
, France 2 Cinéma
Sète, le port. Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l'on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu'exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d'inutilité. Une impression d'échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu'à sortir en créant sa propre affaire : un restaurant. Seulement, rien n'est moins sûr, car son salaire insuffisant et irrégulier, est loin de lui offrir les moyens de son ambition. Ce qui ne l'empêche pas d'en rêver, d'en parler, en famille notamment. Une famille qui va peu à peu se souder autour d'un projet, devenu pour tous le symbole d'une quête de vie meilleure. Grâce à leur sens de la débrouille, et aux efforts déployés, leur rêve va bientôt voir le jour... Ou, presque...
- 2007: Indigènes, France 2 Cinéma et France 3 Cinéma, France et Thomas Langmann, fils de ... Claude Berri
En 1943, alors que la France tente de se libérer de la domination nazie, le parcours de quatre "indigènes", soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique.Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassin, réputés pour leur courage, sont envoyés en première ligne. Argent, amour pour la France ou pour l'armée française, foi en la liberté et l'égalité, leurs motivations divergent pour un même combat, libérer la France, les armes à la main.
- 2007: Les Témoins de Téchiné - France 2 Cinéma productrice
Paris, été 1984. Manu débarque à Paris, où il partage la chambre de sa soeur Julie dans un hôtel modeste. Il fera la connaissance d'Adrien et nouera une amitié chaste et joyeuse avec ce médecin quinquagénaire, qui lui fera découvrir le style de vie de son milieu.Au cours d'une balade en bateau, Adrien présentera à Manu Sarah et Mehdi, un couple de jeunes mariés qui vient d'avoir son premier enfant.Une passion amoureuse imprévue et l'irruption de l'épidémie du sida, encore perçue dans les médias et l'imaginaire collectif comme une peste moderne et honteuse vont bouleverser le tranquille agencement de ces destins particuliers. Chacun va devenir acteur et témoin d'un drame contemporain, où ceux qui ne mourront pas ressortiront peut-être plus forts, mais en tout cas pas indemnes.
-2006: Ô, Jérusalem, France 2 Cinéma
27 Novembre 1947. Les représentants de 56 des pays membres de l'Organisation des Nations Unies votent le partage de la Palestine. Cette année-là à New York, deux amis âgés de 27 ans, Bobby Goldman, juif new-yorkais, et Saïd Chahïn, arabe de Jérusalem, vivent dans l'atmosphère insouciante de la fin de la Seconde Guerre mondiale et partagent avec ferveur les mêmes idées et les mêmes valeurs. Bouleversés par les évé nements qui vont bientôt enflammer Jérusalem, Bobby et Saïd s'embarquent sur un navire à destination de la Terre Sainte.Les deux amis ne réalisent pas encore que leur destin commun vient de prendre un tournant dramatique : frères devenus ennemis, ils vont des années durant se déchirer comme vont se déchirer leurs deux mondes, leurs deux peuples, leurs deux religions, leurs deux cultures. Binaire ?
- 2005: Il était une fois dans l'Oued, de Djamel Bensalah, France 2 Cinéma
En 1988, alors que tout le monde rêvait d'aller faire fortune en Amérique, Johnny Leclerc, lui, ne rêvait que de devenir petit épicier en Algérie. Voici l'histoire de sa réussite !

Les choix du jury des César ne sont pas équitables.
Il aura fallu les Américains et leurs Oscar 2008 pour récompenser à sa juste valeur l'excellent film de Philippe Pollet-Villard, Le Mozart des pickpockets, dans la catégorie court métrage où Persépolis a bénéficié de toutes les faveurs. Pourtant le jury des Oscar est également très marqué à gauche et il avait des raisons politiques de primer le court métrage d'une réalisatrice d'origine iranienne présentant ce qu'elle trouve être « un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique ». Mais si le favoritisme est français, la reconnaissance de la qualité est américaine.

Le sort réservé à Olivier Dahan interpelle. Comment expliquer en effet que son film La Môme ne lui rapporte rien en sa qualité de réalisateur? Nulle part.