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jeudi 1 octobre 2009

Régionales : les Verts tentent d'enlever Taubira

Préservera-t-elle encore longtemps sa vertu ?

L'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 avait déjà été approchée pour conduire une liste Europe Écologie en mars prochain. La tentative de détournement avait échoué. La Guyanaise au verbe haut résistera-t-elle à une nouvelle tentative de débauchage ?
Christiane Taubira, député de Guyane et vice-présidente du Parti radical de gauche (PRG) et Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, se sont rencontrées fin juillet en privé, à l'issue d'un débat sur France Culture: «Pourquoi ne viendrais-tu pas en parler avec nous ?», demanda la seconde à la première qui n'en peut plus de l'attitude du Parti socialiste vis-à-vis de ses «amis» de l'ex-gauche plurielle des années Jospin. Christiane Taubira garde en travers de la gorge le mépris du PS à l'égard du PRG à l'occasion des élections européennes. La seconde est du même avis.

Enhardis par le score des listes de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes de juin, les Verts rêvent de confirmer leur dynamique aux régionales de mars 2010. Ils rêvent de talonner le PS, voire de lui prendre des Régions. Pour cela, ils sont prêts à poursuivre leur politique d'«ouverture», façon Sarkozy... Au même titre que Bruno Rebelle, l'ancien conseiller de Sa Cynique Majesté Royal à la présidentielle de 2007 et ex-numéro deux de Greenpeace International - pressenti pour conduire la liste Rhône-Alpes -, Christiane Taubira intéresse les écologistes.

L'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 n'a encore rien signé avec Dany-le-Rouge. Mais elle avait confirmé qu'elle se rendrait à leur université d'été, en août à Nîmes. Un bon signe, d'autant qu'ils ont gardé en mémoire son soutien de 2007 à Dominique Voynet. N'avait-elle pas également appelé à voter Europe-Écologie aux Européennes ?
Lors de la conférence de presse à Nîmes, autour de la numéro un des Verts, de la vedette des européennes Daniel Cohn-Bendit, des eurodéputés José Bové, Eva Joly et Yannick Jadot, du PS Eric Loiselet (pôle écologique), se tenait la députée PRG de Guyane courtisée.
"Si jamais je vais aux régionales, j'ai mon parti (Walwari: 17 % de voix aux élections régionales de 2004 ) et je n'ai pas besoin d'étiquette nationale", a assuré Taubira qui milite pour "la construction d'une alternative à gauche" mais "ne souhaite pas passer d'une chapelle à une autre".
Certes, depuis les Européennes, Europe-Ecologie a déjà enregistré l'arrivée de Bruno Rebelle (ex-PS), mais Martine Billard a quitté les Verts pour le Parti de gauche et la prise de Taubira n'est pas acquise. Franchira-t-elle le pas à l'occasion des régionales 2010 ? Les Verts y travaillent.

«Un truc plus large que le PS»

«Si elle veut candidater chez nous, nous sommes prêts à en parler avec elle», confirme Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts et président du groupe écolo à la Région Ile-de-France. Dans les statuts des Verts, ce sont les fédérations qui adoubent leurs têtes de liste. Mais l'«appareil» du parti semble prédisposé à y mettre tout son poids. Une condition tout de même : «D'abord parler du fond», précise Cécile Duflot.
Selon la patronne des écolos, «nous ne cherchons pas à racoler». Elle l'assure : «Nous ne sommes pas dans le troc, nous voulons avec nous des gens sincères qui se posent de vraies questions.» Objectif : «Montrer qu'on incarne un truc plus large à gauche que le PS d'aujourd'hui», dit-elle.

Les Verts ont décidé de montrer les biscotos vis-à-vis du PS

Les "écolos" ont déjà prévu de présenter des listes autonomes dans l'ensemble des 22 régions au premier tour
. Les listes qui devraient être connues fin novembre "auront de l'allure", assure un responsable Verts pour qui il ne faut pas "faire croire que la gauche plurielle est l'avenir du monde".
Ainsi, décision a été prise, lors de leur dernier conseil national, de partir en autonome au premier tour des régionales. « Y compris en Poitou-Charentes» - la Région présidée par l'amère de Melle -, assure Jean-Vincent Placé. Quant aux alliances de second tour, les Verts ont déjà prévenu : «Pas d'alliance en Languedoc Roussillon» avec le controversé président Georges Frêche.
Pour autant, tous les ponts ne sont pas rompus avec le PS. Au moins, avec son Pôle écologique, «trait d’union» entre socialistes et écolos, dont le porte-parole est Géraud Guibert et co-animé par Eric Loiselet.

Daniel Cohn-Bendit s'est montré à Saint-Ciers (Gironde) aux rencontres d'été de ce petit courant socialiste (1,5% au congrès de Reims), mais s'est abstenu à La Rochelle, pour la vraie université d'été du PS.

Le Mouvement Utopia vaut-il d'être cité ?
C'eût pu être l'occasion, car cette organisation a justement un pied chez les Verts et l'autre au Parti radical de gauche, mais son équipe dirigeante à rejoint le Parti de gauche de Mélenchon à l'issue du Congrès de Reims.
Savoir donc si Christiane Taubira en pince pour Dany-le-Rouge, c'est pouvoir sonder les reins et les coeurs et la question reste donc posée de savoir si Daniel Cohn-Bendit sera en mesure de lancer sa fusée Ariane-Taubira depuis Kourou.

samedi 26 avril 2008

En novembre 2005, Thierry Tintoni (SUD) et des standardistes du Ministère de l’Intérieur

Tintoni, officier du Renseignement à temps plein pour le syndicat SUD ?
Selon Libération, en novembre 2005, « le syndicat Sud-Intérieur dénonçait un "détournement de fonction" des « standardistes du ministère de l'Intérieur ». Alors que le gouvernement était en pleine crise sur les banlieues, le syndicat gauchiste a déjà cru pouvoir regretter que « les opérateurs du standard aient reçu [...] directement du cabinet du ministre (on ne faisait pas dans la dentelle) instruction de distinguer, dans le flot d'appels entrants, chaque coup de fil "Favorable" ou "Défavorable" à Nicolas Sarkozy »! Le cabinet n'était pas débordé et la crise des banlieues lui laissait des loisirs, tandis que SUD foisonnait d'idées pour créer des rumeurs.

« Les standardistes ont commencé à râler en estimant que leur travail consiste uniquement à orienter les gens qui téléphonent au ministère, assure Thierry Tintoni, capitaine de police et responsable de ... la section Beauvau de Sud-Intérieur ». Ainsi, contrairement à ce que disent la presse et les partis de gauche, ce sont les ministres qui sont ainsi dans le collimateur des syndicats, et non pas l’inverse.
La cohérence du syndicaliste qui a manifestement placé le ministère sous son contrôle enregistre quelques défaillances. Il ajoute en effet que "noter si les gens sont pour ou contre le couvre-feu, c'est-à-dire recueillir leur avis concernant une mesure du ministère de l'Intérieur, passe encore". A la bonne heure ! Pour lui, dans certains cas, le principe du « détournement de fonction » pourrait ainsi souffrir de détournements. En revanche, la personnalisation qui aurait été faite en commandant un sondage sur le ministre lui pose un réel problème. "Comme ils sont en première ligne, les standardistes ont le sentiment d'être les sondeurs de l'UMP ", plaide-t-il. Conclusion : à l’Intérieur, SUD ne sert pas l’Etat, mais combat l’UMP, de l’intérieur. Or, considérant qu’un ministre de l’Intérieur sert l’Etat, ne pas servir le ministre, c’est desservir l’Etat. Ce n’est pas seulement lui nuire, c’est surtout ne pas accomplir la tâche qu’on s’est engagé à servir. La question n’est même plus de savoir si le capitaine des RG sert le gouvernement à l’Intérieur ou s’il sert le syndicat SUD-Intérieur. Le syndicat prend-il à son compte la rémunération du capitaine ?

Il n’est donc pas étonnant d'apprendre, aujourd'hui, que ce même capitaine de police est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire par la juge d'instruction chargée d'enquêter sur les fuites dans la presse d'une note sur Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace devenu membre de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal. La publication de cette note était intervenue en pleine campagne de soutien à Désirdavenir Royal et la presse dite au service de son adversaire avait déclenché une vive polémique. Les tiques socialistes avaient joué la carte éthique et aussitôt réclamé le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur. Oublieux de la règle vertueuse de la présomption d’innocence, les faux-culs l’avaient accusé bille en tête d'avoir demandé 'directement' l'actualisation de la fiche des RG. Le jury populaire n’a pourtant pas suivi les réquisitions des procureurs socialistes. Ils ont même élu l’accusé à la Présidence.
Si Thierry Tintoni est reconnu coupable des faits pour lesquels il est à présent mis en examen, cela signifiera qu'un syndicaliste qui accuse à tort et qu’un syndicat qui se livre à ce type d'agissements haïssables, sont punissables. Ce serait un progrès de la démocratie sur la dictature des syndicats.
Bruno Rebelle, qui était scandalisé des faits lorsqu'ils furent rendus public, manifeste aujourd’hui de l’indulgence à l'endroit d’un « bouc-émissaire facile », selon lui.
On le voit ici à gauche, le regard droit et franc, au côté de et son avocat M° Mignard, des Ségollande et parrain de deux de leurs enfants.
La taupe du syndicat SUD a depuis rejoint le syndicat UNSA-police. Il s'est d’ailleurs affiché au côté de Sa Cynique Majesté Royal, Machiavel de la ‘république du respect’.

Pour info, un petit détail: une pétition
Pour une saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel
Contre la loi prorogeant l'état d'urgence

Et quels noms trouve-t-on par exemple parmi les signatures électroniques enregistrées depuis le 22 novembre 2005 ?
Pierre STAMBUL (Professeur, Marseille), … (Bibliothécaire-documentaliste (92), Thierry TINTONI (Sud Intérieur), Emile …

En savoir plus sur le co-signataire Pierre Stambul ?
Ce profeseur militant est un pro-palestinien, adhérent du Mrap à Marseille et vice-président de l’Ujfp (Union Juive Française pour la Paix) qui prononça un discours à la manifestation de soutien à Florimond Guimard (cf. libellé PaSiDupes).
En savoir plus ?
Au SNES-FSU le courant 'Emancipation' a gardé la dénomination Ecole Emancipée liste Stambul, mais il existe l'autre Ecole Emancipée dirigée par la LCR et qui co-gère le SNES avec Unité et Action. L'EE est actuellement présente sous forme de tendance dans la FSU mais les militants de l'EE se répartissent dans de nombreux autres syndicats (SUD Éducation, CGT, UNSA...).

Une taupe du syndicat Sud, passée à l’UNSA, organisait les fuites au RG

Au bonheur des journalistes, qui n’ont que des sources honorables
La France est une république évoluée.
Ce n’est pas dans notre pays que de faux policiers auraient besoin de convaincre les gardiens de les laisser entrer dans des bâtiments officiels, comme dans la Cour Suprême de Johannesbourg. Les voleurs ont dû expliquer qu'ils devaient se rendre d'urgence à l'intérieur pour un cas de viol.
Une fois dans les lieux, ils ont agressé des juges et les ont ensuite enfermé dans les toilettes pour ouvrir tranquillement le coffre fort et voler des documents de la cour de justice, après avoir débranché les caméras de surveillance, et désactivé l'alarme.

En France, les citoyens sont protégés des gouvernements mais pas des syndicats.
Les libertés syndicales autorisent tous les méfaits. Les gouvernements paient des fonctionnaires pour se faire épier et piller. Ils accordent des décharges de services à des syndicalistes pour qu’ils aient tout le loisir de les tromper.

L’Etat n’est pas pour autant un cocu ravi !
La Place Beauvau a suspendu l’officier des Renseignements généraux (RG) mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre aux RG, mais non pas de travailler. Le capitaine Thierry Tintoni a saisi en référé le tribunal administratif, considérant sa suspension abusive… Pourtant, les RG ont dû attendre près de quatre mois, soit la fin des élections présidentielles en mai 2007, pour auditionner l’officier des RG. Entre-temps le fonctionnaire a changé d’ordinateur portable et sa clef avait rendu l’âme…

Cet officier ( !) des Renseignements généraux est soupçonné d'avoir arrosé la presse avec :
- une note établie par les RG à l’hebdomadaire le Canard Enchaîné, dont on comprend qu’il n’a pas de lourdes charges sociales en journalistes d’investigation.
- et d’une fiche reproduite sur le site du Nouvel observateur et dans le journal Le Parisien : Le document avait été édité deux jours après la sortie du Canard enchaîné et le journal Le Monde avait déjà retranscrit des extraits.
Le commissaire divisionnaire, Eric Houée, de la section «Contestation et violence» des RG, à laquelle appartenait Thierry Tintoni, a, lui aussi, été placé en garde à vue. Interrogé par les «boeufs-carottes» à propos d’une conversation téléphonique de treize minutes avec un journaliste du Parisien à l’époque des faits, le fonctionnaire n’a, lui, pas été mis en examen.


La fiche des RG établie sur Bruno Rebelle (ci-contre) lorsqu'il était encore militant écologiste, avait été diffusée au moment où il était devenu membre de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal.
Bruno Rebelle a été mis en examen, a-t-on appris de source judiciaire, directe et officielle, cette fois. Il n’est donc plus besoin sur le sujet de s’adresser aux syndicalistes, espions dans la place. L’enquête découvrira peut-être que l’équipe de campagne de Désirdavenir était à l’origine de la fuite, mais y aura-t-il un syndicaliste de la ‘république du respect’ pour initier la fuite de cette information-là ?


La taupe syndicaliste et officier des RG, Thierry Tintoni, a finalement été mise en examen pour "violation du secret professionnel" et placé sous contrôle judiciaire par le juge parisien Michèle Ganascia. Ouf, inutile d’en arriver à des extrémités ! ‘Violation’ n’est pas ‘viol’, comme à Johannesbourg…
Ce capitaine des RG était en poste à une section sensible, et probablement à sa demande –ou à celle de son syndicat-, celle intitulée "contestations et violences". Il était en garde à vue depuis mercredi à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices") et son domicile avait été perquisitionné jeudi.

La taupe de l’honorable syndicat SUD est mise en cause dans une information judiciaire ouverte en février par le parquet de Paris. Une enquête administrative déjà menée sur les mêmes faits a incriminé ce policier, actuel membre du syndicat UNSA, satellite, comme SUD des partis de gauche extrémistes où l’éthique s’applique aux autres puisqu4 ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs !

La publication intégrale sur le site internet du magazine le Nouvel Observateur de la fiche de Bruno Rebelle, responsable de Greenpeace France de 1997 à 2003, avait suscité une polémique dans la campagne présidentielle. Le Parti socialiste avait accusé Nicolas Sarkozy d'avoir profité de ses fonctions de ministre de l'Intérieur pour se renseigner sur l'équipe adverse.
Le syndicaliste indélicat de Sud (pléonasme) avait conservé une copie de cette fiche de l’époque Greenpeace pour des jours meilleurs. L’heure était venue de l’exploiter lorsque Bruno Rebelle était passé dans l'équipe Royal en janvier 2007. La technique est toujours la même et le Nouvel Observateur avait permis que son rédacteur en chef publie pareillement un vieux SMS de Nicolas Sarkozy à sa femme Cécilia qui avait pris ses distances aux Etats-Unis, comme si le SMS avait été envoyé à la veille du mariage du Président avec Carla Bruni.
Une différence notable, toutefois. Ni SUD, ni l’UNSA ne sont assez honnêtes pour être officiellement reconnus comme « représentatifs ». Le Nouvel Observateur, en revanche, a pignon sur rue et dicte à l’opinion sa morale politique très particulière, sans que quiconque s’en indigne !
Les RG avaient reconnu avoir constitué et entretenu sur ce militant un dossier jusqu'en janvier, ce qui relève de ses attributions, sans qu’aucun ordre ne soit nécessaire. Ils avaient même été en mesure d’assurer que c'était au titre de Greenpeace. Mais qui empêche l’un de ses officiers (ou plusieurs sur d’autres cas) de conserver des fiches ou même de poursuivre leurs investigations, sans ordre et à des fins douteuses, qu’elles soient frauduleuses ou déloyales, telles que syndicales ou politiques.
Bruno Rebelle a parallèlement déposé plainte afin que la lumière soit faite sur son fichage. Une autre information judiciaire pour fichage informatique et "collecte d'informations à caractère personnel par des moyens frauduleux ou déloyaux", ouverte aussi début février, n'a rien donné à ce jour.
Que l’Etat puisse être trahi par certains de ses serviteurs est un vécu quotidien des Français qui ont à se plaindre des humeurs de la postière, du manque de respect du CRS de la route ou des brimades des petits chefs de l’administration, ce qui est difficilement maîtrisable ; mais que des employés gradés de ses administrations centrales se livrent à des exactions et des falsifications de documents, des prises de paroles contraires à l’obligation de réserve ou des fuites à destination de journalistes incapables d’investigation honnête, cela outrepasse les limites de la liberté syndicale.

La mission des Renseignements Généraux
Elle consiste en « la recherche et la centralisation des renseignements -essentiellement les renseignements sur la sécurité intérieure- destinés à informer le gouvernement», ce qui exclut les partis politiques et les syndicats.. Cette direction centrale des Renseignements généraux (DCRG), sa véritable appellation, est également chargée de la surveillance des champs de courses et des établissements de jeux. Les Renseignements Généraux sont apparus véritablement à la fin du XVIIIe siècle, avant Chirac et Sarkozy ou Mitterrand et Jospin.
Les syndicats SUD et UNSA ont-il gagné en respectabilité avec l’affaire Bruno Rebelle ?

La loi définit des syndicats représentatifs et leur confère certaines prérogatives.
Les cinq organisations syndicales dites ‘représentatives :
· Confédération générale du travail (CGT)
· Force Ouvrière (CGT-FO, dite FO)
· Confédération française démocratique du travail (CFDT)
· Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC)
· Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC)
Critères de représentativité :
La représentativité doit être prouvée devant le Tribunal d'instance.
1- La représentativité d'un syndicat résulte de cinq critères (l'article L 133-2 du code du travail) :
2- L’indépendance, aussi bien vis-à-vis de l’employeur que d’autres groupements (parti politique, association…)
3- Importance des effectifs (nombre d’adhérents). La syndicalisation étant faible en France, les juges prennent en compte le taux de syndicalisation de la branche ou de l’entreprise.
4- Montant de cotisations reçues. Elle doit être la manifestation d’un attachement durable des syndiqués à leur organisation et permettre une gestion indépendante.
5- Expérience et ancienneté du syndicat et l’attitude patriotique pendant l'Occupation.
À ces cinq critères, la jurisprudence en a ajouté deux :
- L'activité du syndicat, en termes d'ampleur et d'efficacité.
- L'audience électorale du syndicat (= ses résultats aux élections professionnelles)
Le gang des deux syndicats-voyous aurait-il mérité d’entrer dans le Club des Cinq?

Notons pour conclure provisoirement que la presse s’emploie à décrire un axe police-justice que la population croit bon de critiquer. Ne serait-il pas plus juste de décrier un axe police-presse gauchi ?

vendredi 25 avril 2008

Rénovation au PS : les socialistes abandonnent la révolution pour la rumeur

Manipulation et mauvaise foi ne sont plus révolutionnaires ?
La violence intellectuelle contre la violence révolutionnaire
«Qui sommes-nous? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? » « Dans quel état j’erre ? » Graves questions auxquelles les socialistes ont répondu l’autre matin en présentant le texte définissant leur identité au XXIe siècle.

Le député européen Henri Weber et les secrétaires nationaux Alain Bergounioux et Béatrice Marre (voir ci-dessous leurs biographies en bref par PaSiDupes) ont dévoilé cette « Déclaration de principes », la cinquième depuis 1905 rue de Solferino Composée de 21 articles, elle pourra être amendée par les militants avant l'adoption finale lors de la convention nationale du 14 juin. Y ont également travaillé : Nicole Bricq, Christophe Caresche, Géraud Guibert, Eric Loiselet, Philippe Plisson, Bruno Rebelle et Thierry Wahl. (cf. Pôle écologique du PS : Alain Bergougnoux est animateur de la commission chargée de cette réflexion au sein du PS )

La principale évolution est la prise en compte de la sauvegarde de la planète et surtout l'abandon clair et net de toute référence à un objectif révolutionnaire. Le PS se définit désormais comme réformiste et se déclare favorable à l'économie de marché, mais pas n'importe laquelle : « Une économie sociale et écologique de marché. » Hormis les réserves de Jean-Luc Mélenchon sur l'Europe, le texte est le résultat d'un consensus entre toutes les sensibilités du parti. De quoi respirer (un peu) avant le congrès de novembre.

Entretien (Le Parisien du mardi 22 avril 2008 )
En quoi était-ce important de redéfinir les principes du PS ?
Henri Weber, député européen PS. Nous sommes entrés dans un siècle nouveau et les conditions de notre action ont profondément changé. Les entreprises et les marchés se sont mondialisés et la puissance du capitalisme financier rend l'économie mondiale plus inégalitaire et plus instable. Les pays émergents ont décollé et sont à la fois pour nous d'immenses marchés et de redoutables concurrents. Il fallait redire ce qu'est être socialiste au XXI e siècle.

« Rénovation à tous les étages »

Le terme révolutionnaire disparaît. La révolution, c'est fini ?
Plus personne en France, même pas Olivier Besancenot, ne propose de s'emparer du pouvoir par la violence des armes. Dans une démocratie avancée comme la France, la transformation sociale passe par la conviction, la conquête de la majorité et l'accumulation des réformes, non par la révolution.

Une des nouveautés est la défense de la planète...
Nous avons intégré l'apport de l'écologie politique à notre programme. C'est-à-dire un développement respectueux de l'écosystème, soucieux des intérêts des générations futures.

Quel est le modèle européen du PS ?
Les expériences qui nous intéressent le plus sont celles des socialistes scandinaves, notamment suédois. Car ils ont réussi à inventer de nouvelles modalités d'action pour poursuivre l'objectif traditionnel des socialistes : plein-emploi, garantie contre tous les risques sociaux, augmentation du pouvoir d'achat, accès du plus grand nombre à l'éducation et à la culture...

Il y a eu consensus autour de ce texte, mais au congrès cette union ne risque-t-elle pas de voler en éclats ?
Ce congrès ne doit pas être le moment de l'affrontement entre les présidentiables du PS pour la désignation de l'un d'entre eux. Cette question doit venir en 2010. Ce congrès doit être celui de la reconstruction et doit mobiliser le PS pour sa rénovation à tous les étages.

Henri Weber, qui êtes-vous ?
Ce membre du PS depuis 1986 est né en1944 au Tadjikistan et si on voit qu’il est parti de loin pour arriver au Bureau national socialiste, on ignore parfois que pour lui le chemin le plus court n’est pas le meilleur.
Ce docteur en philosophie et en science politique a d’abord été membre de l'UEC (Union des Etudiants Communistes) et du PCF, dont il s’est rapidement fait exclure (1965) avec notamment … Alain Krivine, le gourou du pseudo-facteur Besancenot. Mais le désordre de 1968 est une chance pour Krivine et lui, qui deviennent des leaders du mouvement de Mai 68. Weber est l'un des co-fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), avec Krivine et Daniel Bensaïd (lequel est professeur de philosophie à l’université Paris VIII, un des principaux théoriciens de la LCR et un dirigeant du Secrétariat unifié pabliste auquel la LCR est affiliée). Weber fut de 1968 à 1976 directeur de l’hebdomadaire et de la revue trotskistes.
Entre 1981 et 1986, il se consacre à ses recherches et à sa famille. Laurent Fabius, dont il est encore aujourd'hui un des proches, le dévoiera pour le faire conseiller technique dans son cabinet, président de l'Assemblée nationale (1988–1991). Il entrera au cabinet de Martin Malvy (qui était Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement auprès du Premier Ministre Bérégovoy), Porte-parole du gouvernement), puis de Louis Mermaz jusqu'en 1993 ( ministre chargé des relations avec le Parlement).
Au PS, il a été membre du secrétariat national (1993-2003), chargé de l'Education Nationale jusqu'en 1995, puis de la culture et des médias et de la formation jusqu'en 2003 et à nouveau depuis 2005. Membre du Secrétariat du PS, chargé de la formation et de l'université permanente des cadres fédéraux, il est Fabiusien.

«Il faut faire l’Europe et faire de l’Europe la première démocratie économique et sociale du monde, creuset d’une haute civilisation et levier d’une autre mondialisation » « La France ne sait plus rêver et ne fait plus rêver. Il y a trois types de personnes qui ne rêvent pas : les vieux, les désespérés et le dépressifs. La France est vieille, désespérée et dépressive. » Henri Weber

Alain Bergounioux, qui êtes-vous ?
Historien, professeur à l'Ecole normale supérieure, inspecteur général de l’Éducation nationale, président de l’OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste), militant socialiste strauss-kahnien, il est membre des organismes centraux du PS depuis 1993, dont secrétaire national aux études du PS, historien du PS
Il fut un temps à la CGT-FO, comme Arlette Laguiller (Fédération syndicaliste des travailleurs des PTT)


Béatrice Marre, qui êtes-vous ?
Née en1952 à Paris, (IEP Paris, licence ès sciences économiques et sociologie, DEUG de psychologie), ancienne chef de cabinet de François Mitterrand (1988-1995), elle était député PS de l’Oise(1997-2002) et avait pour assistante parlementaire, Najat Belkacem, porte-parole de Désirdavenir Royal.
Elle a migré de l'Oise à l’Aveyron (Millau) et régressé de maire à conseillère municipale.

mercredi 7 février 2007

Les RG, à la dévotion de Sarkozy?

L'auteur de la fuite sur Bruno Rebelle identifié.
En déposant plainte contre X avec constitution de partie civile dès le 26 janvier, Bruno Rebelle (bio) ne s’attendait pas à ce que la police des polices identifie aussi vite le fonctionnaire à l'origine de la fuite concernant une note des Renseignements généraux (RG) sur son compte, en tant qu’ex-dirigeant de Greenpeace ayant rejoint Marie-sEGOlène Royal.
Et cela d’autant qu’il s’agirait d'un officier syndicaliste d’extrême gauche, de Solidaires, Unitaires et Démocratiques, SUD (lien), a indiqué mercredi soir une source policière, confirmant une information du site internet du Figaro. L'IGPN, selon le site, "a déjà procédé à une dizaine d'auditions de fonctionnaires des RG dans le cadre d'une enquête administrative diligentée par le directeur général de la police nationale". Le site affirme que l'IGPN "a également saisi des disques durs d'ordinateurs à la direction centrale des RG dont les premières analyses se sont apparemment révélées fructueuses. Sa requête auprès du tribunal de grande instance de Paris se fonderait sur un faisceau d'éléments jugés 'troublants'".
Or, "l'enquête a permis à l'Inspection générale de la police nationale de diriger ses soupçons sur la personne d'un officier de police de la section Contestation et Violence des RG, représentant du syndicat Sud-police", a déclaré cette source, selon laquelle cette personne fait l'objet de "très forts soupçons". Le syndicat Sud n'a pu être joint pour réagir à ces informations.
L’ironie de l’histoire, c’est que Bruno Rebelle a déposé plainte contre X avec constitution de partie civile dès le 26 janvier, déclarant d’emblée dès samedi: "J'attends beaucoup que la justice fasse la lumière intégrale sur cette affaire", après consultation de son épais dossier établi par les RG. "Le coeur du problème est que les services doivent savoir que je n'ai plus de responsabilités à Greenpeace depuis décembre 2006 et donc que je n'ai plus à être fiché", avait estimé Bruno Rebelle, dénonçant "des tentatives de déstabilisation de l'équipe de Ségolène Royal".
Dans le dossier, Bruno Rebelle disait avoir découvert une coupure de presse du 7 janvier faisant état de son entrée dans l'équipe de Marie-sEGOlène Royal et une note du 22 janvier -la dernière en date - relatant son ralliement politique et son départ de l'association écologiste. Rien à voir avec sa vie privée, donc ! Or, le PS –à contrecœur, probablement– s’est fait sans aucun doute violence pour soupçonner le ministre de tutelle –sur de simple présomptions– d'être à l'origine de cette enquête. Le ministre avait dû formellement démentir cette hypothèse.
Il apparaît donc que l’initiative malveillante du syndicaliste de Sud-police consistait à manipuler la presse consentante qui ne pouvait rêver mieux. Le Canard Enchaîné n’a donc pas craint de répandre ce canular accusant le ministre de l’Intérieur d’avoir donné l’ordre, au lieu de le présumer innocent : les choses vont vite, en politique, et la gauche n’applique pas à la droite l’élémentaire prudence, dans le respect de la loi et des personnes, qui incombe à un parti qui aspire à venir aux affaires. On observe ainsi que le sens que le PS accorde au mot ‘affaires’ est quelque peu dévoyé ! Car rien en effet ne pouvait autoriser ces bons républicains, ces démocrates modèles, à exploiter le coup tordu d’un militant extrêmiste, en répandant des rumeurs diffamatoires, même au conditionnel et avec des ‘si’, selon la méthode Hollande.
En somme, l’enquête démontre que les RG ne sont pas le repère de serviteurs du ministre que l’on dit, mais plutôt le champ d’action de taupes radicales des anti-libéraux. Le syndicaliste de Sud-police semble vouloir beaucoup de bien à son employeur! La haute valeur éthique du service de l’Etat à Sud-police reste aussi à démontrer. Que certains aient en outre été si prompts à accorder du crédit aux élucubrations du syndicaliste, n’est pas plus surprenant que ça et c’est pourquoi il ne s’est pas privé:
on ne peut pas parler autant de respect et en avoir une saine pratique.

dimanche 4 février 2007

Les Ségollande se plaignent de tout et de rien.

Royal combat-elle à la loyale et avec ... respect?
Marie-sEGOlène ne se pose évidemment pas en faible femme, victime du machisme du monde entier. Avec le PS, elle ne trouve pas seulement à redire sur tout, ce en quoi elle serait -peut-être- dans son rôle de rivale, mais elle lance des campagnes de diffamation sur les hommes et les services de l'Etat, afin d'une part de distraire l'opinion de ses gaffes et d'autre part d'accréditer l'idée que toute activité du gouvernement français serait suspecte et devrait cesser dès l'instant qu'elle est candidate.
Bien qu'elle pille les hommes politiques de France et de Navarre, pour recycler leurs idées et actions, elle sélectionne et oublie volontiers que Balladur et... Jospin, premiers ministres et non pas ministres, étaient restés au pouvoir aussi longtemps que possible, avant de faire campagne. Que le PS s'indigne ou exige maintenant des départs dénote un manque de respect tout sauf 'juste' des électeurs, en escomptant qu'ils auront oublié, qu'ils sont facilement manipulables et s'indigneront à leur tour!

Nouvelle polémique à l'initiative des socialistes. Sous prétexte d'une enquête des RG, elle vise en réalité le principal rival de la candidate PS, avec la participation de la 'guest star' Bruno Rebelle. Sans emploi, l'ex-directeur de Greenpeace-France se recase plus franchement en politique au service de Miss Boulettes qui l'entraîne aussi sec dans un mauvais coup. Rappelez-vous donc que B. Rebelle s'était montré ulcéré que les RG puissent s'intéresser à sa misérable personne et le bon peuple avait craint qu'il en fût de même pour chacun d'entre nous. L'horreur, même pour ceux qui n'ont rien à se reprocher.
VOIR et ECOUTER la polémique: reportage à charge

Or, Bruno Rebelle n'est pas monsieur tout le monde. Il avait, en qualité de directeur France de Greenpeace couvert l'interception d'un convoi de camions chargés de plutonium. Coup d'éclat qui le désignait de ce fait, d'office et automatiquement, pour une enquête des RG.
LIRE aussi le prochain billet de PaSiDupes: Rebelle, Bruno.

Sans apporter de PREUVES, le PS accuse!
VOYEZ et ECOUTEZ une synthèse... où la subjectivité des allégations est patente et la généralisation grossière!

Comme s'ils se tenaient dans les starting blocks, les ténors du parti socialiste n'ont pas tardé à s'ulcérer. Avant même le démenti du président de l'UMP, Jack Lang s'est déclaré "indigné par la campagne du ministre de l'Intérieur et de ses sbires", tandis que le porte-parole du PS, Julien Dray, qualifiait de "pratiques inacceptables" les agissements du ministre de l'Intérieur. Quant à
, le Premier secrétaire, il a demandé à ce que l'information soit vérifiée immédiatement. Il a ajouté qu' "il faudrait en tirer toutes les conséquences au niveau de la campagne présidentielle", si jamais l'information venait à se confirmer.
Outre l'expression de beaux sentiments par ses sbires,
Flamby 1er recourt prudemment ? avec usage du conditionnel... (lien LCI avec pub!),
et de façon significative au ...conditionnel encore et un merveilleux 'je l'espère' (lien avec pub) pour adresser ses menaces. Avec des 'si'... Mais, dans toutes ces précautions, le lecteur distingue l'aveu implicite que les accusations non avérées sont nulles et non avenues ! L'objectif est 'simplement' de faire du tort, avec 'respect'...
Le PS occulte les précédents historiques de la V° République, tel l'exemple pourtant récent de Jospin. Alors, accusé pourtant par la gauche d'être à l'origine d'une confusion des genres liée à son double statut de candidat à la présidentielle et de ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a répliqué en recommandant aux responsables socialistes de "garder leurs nerfs."
ECOUTER la réaction de Sarkozy.



Bruno Rebelle joue son rôle à fond... Le 24 janvier 2007, il porte plainte contre X. C'est l'occasion de passer devant les médias et de nuire au rival de sa patronne.
VOIR et ECOUTER attentivement: (lien mort, désolé) le 24 janvier 2006, pour Bruno Rebelle, le Canard Enchaîné et les RG, c'est la même chose?... Il fallait oser! Il l'a fait...

RG, Rebelle et Ségolène
Le même, à la sortie (03/02/2007) de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), après avoir consulté sa fiche, a perdu de sa superbe...
Il déclare finement que son dossier est incomplet... Qu'en pense son avocat, Maître J.-P. Mignard, également ami et conseiller juridique de la cheftaine de campagne socialiste et de son ex-concubin dans le coup monté de l'ISF également, qui orchestre ce petit concerto gross? Il est très sollicité, ce Cher Maître... Et ce n'est pas une indication sur la nature du lien entre les deux coups bas! Pas de quoi fouetter un chat!
VOYEZ et ECOUTEZ -le!
On aura noté le mot 'tentative'... et aussi 'pas actuel' qui donnent raison et rendent justice à l'accusé, qui n'est donc pas le méchant dont le fourbe Dray, l'illustre D'Jack Lang et l'ex-concubin de la candidate ont tenté d'imposer l'image auprès de l'opinion.

Sarkozy va-t-il saisir la justice pour diffamation?

LIRE la dépêche d'Associated Press (03/02/2007-italiques, soulignement et commentaires en couleur de PaSiDupes):

Fiché aux RG, Bruno Rebelle relève des "incohérences"

PARIS (AP) - L'ancien responsable de Greenpeace Bruno Rebelle a consulté samedi le dossier que les Renseignements généraux ont rassemblé sur lui et qui a été actualisé après le 4 janvier, date de son ralliement à l'équipe de Ségolène Royal. N'y trouvant pas certains éléments sur sa vie privée qui d'après un journal apparaissaient pourtant dans sa notice -, il a confié "rester sur (sa) faim".
"Les incohérences qui existent dans ce dossier montrent bien qu'on ne me dit pas la vérité aujourd'hui", a-t-il lancé (affirmation subjective paranoïaque, diffamatoire) en sortant du siège de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), à Paris. Il venait d'y consulter, pendant un peu plus d'une heure et demie, les documents le concernant apportés en début d'après-midi par Denis Tromeur, sous-directeur à la DCRG (Direction centrale des renseignements généraux).
Bruno Rebelle a déploré "que le candidat de l'UMP utilise, semble-t-il, (précaution sournoise) les moyens auxquels il a accès en violation des pratiques républicaines et en violation probablement même de la loi". (violations non avérées) Les RG sont placés sous l'autorité du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, adversaire de Ségolène Royal dans la course à l'Elysée.
Bruno Rebelle a présidé Greenpeace France jusqu'en juin 2003 et il a quitté les dernières fonctions qu'il occupait au sein de l'organisation écologiste internationale en novembre 2006. Le 4 janvier 2007, il a été annoncé publiquement qu'il devenait conseiller de Ségolène Royal pour l'environnement. Selon son avocat, les RG auraient alors dû cesser de mettre sa fiche à jour. "C'est la loi", a affirmé samedi Me Jean-Pierre Mignard.
Or, les RG ont continué à enquêter après cette date. Bruno Rebelle, qui a vu dans son dossier des documents datant du 22 janvier 2007, a dénoncé ces pratiques qui avaient pour but selon lui de "déstabiliser" l'équipe de candidate socialiste.
Brigitte Rossigneux, la journaliste du "Canard Enchaîné" qui a révélé l'affaire le 24 janvier, affirme que la note sur Bruno Rebelle a été actualisée "à la demande expresse du cabinet de Nicolas Sarkozy". (Quelles sont ses preuves?) Elle affirme que six policiers ont été mobilisés et que la "vie personnelle" de Bruno Rebelle a été examinée, notamment son divorce.
D'autres journaux qui se sont procuré la fiche, dont "Le Monde" et "Le Parisien", n'ont pas trouvé trace d'enquête sur ce divorce. Brigitte Rossigneux assure qu'une "version light" de la notice a été transmise à ses confrères.
(Comment le Canard Enchaîné en saurait-il plus long, alors que ces éléments n'ont pas été relévés par l'intéressé?)

Bruno Rebelle a laissé entendre que le dossier que lui ont présenté samedi les RG avait peut-être été édulcoré. (Sur quelles preuves s'appuie-t-il pour insinuer publiquement?) "Les éléments concernant ma vie privée qui ont été communiqués dans la presse n'y figurent pas", a-t-il rapporté. "Je reste sur ma faim". Rappelant que la police des polices avait ouvert une investigation sur une fuite, il a remarqué: "s'il y a fuite, c'est bien qu'il y a information".
Le conseiller de Ségolène Royal a porté plainte contre X pour atteinte à l'intimité de sa vie privée. Selon son avocat, Me Mignard, un juge d'instruction devrait être désigné "dans les jours qui viennent" et il pourrait entendre les policiers susceptibles d'avoir mené l'enquête controversée. AP

Coup foireux?