POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Weber H. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Weber H. Afficher tous les articles

vendredi 17 septembre 2010

Rom – Sarkozy défend l'honneur de la France: l'opposition s'en lave les mains

La gauche prend le parti de l'étranger

Attaques d'euro-députés français contre la France

L'infâme résolution
Le 9 septembre 2010, les socialistes, les écologistes, les libéraux et les communistes français ont voté contre la France au Parlement européen à Strasbourg.
Ils étaient parmi les 337 voix contre 245 (et 51 abstentions) qui ont approuvé une résolution demandant à la France de "suspendre immédiatement toutes les expulsions de Rom". Une résolution est certes une déclaration politique sans portée juridique et ne peut obliger la France à arrêter les expulsions, mais la portée de la trahison de la gauche vertueuse, bien qu'occultée par la presse militante, restera dans les mémoires comme un outrage à la France, à l'ntérieur et à l'international.
La droite a voté contre cette résolution et la délégation UMP au Parlement européen a protesté, dans un communiqué, contre "l'aveuglement politicien de la gauche et des libéraux".

Pour le gouvernement, Eric Besson, ministre de l'Immigration, a regretté: « Le Parlement européen est sorti de ses prérogatives et nous n'avons bien évidemment pas à nous soumettre à un diktat politique. »
Il a en outre dénoncé, ce vendredi sur France Info, une "basse opération politique menée principalement au départ par des députés européens de gauche, socialistes et Verts".

Une dénonciation français
L'Europe et le monde ont été témoin d'une trahison Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), qui copréside le groupe des députés Verts/ALE au Parlement européen, vient d’envoyer une lettre de dénonciation – qui rappelle « les heures les plus sombres de notre histoire », comme ils disent - à Herman Van Rompuy, le Président du Conseil européen, et à la présidence tournante de l’UE, tenue actuellement par la Belgique, pour dire son inquiétude face au manque de considération de Nicolas Sarkozy envers les institutions européennes.
=> Il a fallu que ce soit l'eurodéputé allemand Manfred Weber, membre du PPE (Parti populaire européen) qui fustige en séance ce « véritable show politique sur Sarkozy ».
=> Sur France Inter, Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, a estimé que que "dans cette affaire tout le monde est dans l’instrumentalisation politique".


Revue de presse française

LA CHARENTE LIBRE (Jacques Guyon)
"Après la presse étrangère, après l'ONU, voilà qu'hier Paris a du [dû] essuyer une gifle d'une rare violence administrée par Bruxelles._Dans une texte lu à la tribune -et dont chaque mot avait donc été pesé...- Viviane Reding, en charge de la Justice et des droit fondamentaux au sein de la Commission européenne a menacé Paris de poursuites judiciaires pour non respect de la législation [réglementation ?] de l'UE concernant la trop fameuse circulaire ciblant expressément les Roms. Elle l'a fait en parlant de "honte", en expliquant que sa "patience avait des limites" ou encore en accusant le gouvernement de "duplicité". (...) Aujourd'hui, c'est à Bruxelles qu'on fait le parallèle entre l'expulsion des Roms et la Deuxième Guerre mondiale. Excessif sans doute. Mais terriblement humiliant pour le pays... des droits de l'Homme". [Cette dernière évocation est récurrente. Elle explique en effet l'accusation permanente d'une supposée arrogance française à laquelle certains Français participent volontiers, jusque dans des instances étrangères, voire européennes.]

LE TELEGRAMME (Hubert Coudurier)
"La circulaire du ministère de l'Intérieur ciblant les Roms que le ministre de l'Immigration, Éric Besson, a fait semblant de découvrir tandis que le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, la faisait réécrire, est qualifiée de "honte" par la commissaire en charge de la Justice et des droits fondamentaux [Vivianne Reding]. Laquelle se lance dans des références historiques en oubliant qu'il s'agissait de campements illicites. Dans le monde anglo-saxon qu'incarne Mme Reding [elle est luxembourgeoise...], l'immigration est considérée comme un bienfait. (...) [la 'jungle" de Calais en était assurément un pour le Royaume Uni !] Il reste que des institutions communautaires hors sol, qui demantèlent la politique agricole commune au profit des pays émergents, continuent à dire le droit. Après avoir fait la morale à la terre entière pendant des décennies, la France devait s'attendre à ce retour de bâton." Lire PaSiDupes

LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE (Jean-Claude Kiefer)
"Ses propos témoignent d'une vraie exaspération [un commentaire du journaliste: elle avoua en vérité s'être sentie 'flouée'] devant le comportement du gouvernement français, devant l'attitude de ministres qui prétendent tout et le contraire dans un flottement perpétuel qui irrite nos partenaires. (...) Nos partenaires n'ignorent pasque ce populisme du « bouc émissaire" relève de l'électoralisme en réponse à une situation intérieure chancelante. [selon le journaliste] (...) Les remugles du linge sale franco-français commencent à sérieusement indisposer [hypocrisie] quand ils ne prêtent pas à l'ironie maniée à longueur de colonnes dans la presse étrangère. Dans cette atmosphère délétère, la France semble [?] discréditée - à moins qu'elle ne se soit elle-même discréditée [à moins que ce ne soit Kiefer]- à la veille de négociations européennes aussi importantes que l'avenir de la politique agricole commune et à la veille de sa présidence du G20... Et c'est un beau gâchis." [Rien sur l'action - inavouable - de la gauche, dans certains cas d'eurosceptiques d'ailleurs, qui ont intoxiqué leurs confrères et voté contre leur pays: un 'gachis '?]

L'EST REPUBLICAIN (Michel Vagner)
"Brice Hortefeux a eu beau se rétracter officiellement et réécrire sa circulaire sur le démantèlement des campements illégaux, en y supprimant toute allusion aux roms [sans majuscule, par respect ?], le mal est fait. [...] En ciblant un groupe ethnique, la France a contrevenu aux valeurs fondamentales de l'Europe [et non pas de la France]. En mentant effrontément sur la réalité de sa politique (Éric Besson et Pierre Lellouche avaient juré qu'il n'y avait pas stigmatisation) [il n'y en a que pour l'étranger et ses alliés de l'intérieur], Paris a eu l'air de se moquer impudemment des institutions de Bruxelles. [elle n'a fait qu'appliquer sa législation nationale] Reste que la juste [sic !] colère de la commissaire européenne aurait eu plus de poids si elle n'avait usé d'un mot malvenu (la déportation) [malvenu, c'est peu dire!] et si l'Union européenne qui a investi des milliards d'euros pour l'intégration des roms dans leurs pays [la Roumanie a admis ne pas en avoir redistribué la totalité...] (qui eux les discriminent de manière dramatique), avait exercé son droit de suite. Et veillé à l'efficacité (sic !...] de ses dépenses."

L'ALSACE (Patrick Fluckiger)
"Viviane Reding [...] a eu des mots humiliants pour la France, hier, à propos des expulsions des Roms. Tonnant que sa [royale] " patience a des limites ", elle a littéralement ravalé notre pays au rang des plus minables des dictatures, allant jusqu'à évoquer les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale. (...) Il est tentant d'envoyer la Commission de Bruxelles s'occuper de ce qui la regarde. Malheureusement ça la regarde, et le Parlement européen, tout comme l'Onu, disent pareil. Il faut bien constater que l'opération marketing lancée cet été sur le dos des Roms coûte cher à notre pays pour - presque - rien. Environ mille Roumains et Bulgares ont été chassés en août, ce qui est comparable à l'année dernière. [pourquoi cette contre-'opération marketing' de la gauche populiste, donc ?] Nombre d'expulsés sont d'ailleurs revenus sans tarder. (...) Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux se sont contentés d'exhiber leurs muscles aux électeurs en se défoulant sur ceux qui leur résisteraient le moins. Cela montre, d'abord, leur impuissance à trouver des solutions durables au problème de l'immigration et de la sécurité." [la réforme des retraites, par exemple ?]

LE FIGARO (Pierre Rousselin)
"Paris n'a aucune « honte à avoir, quoi qu'en dise la commissaire Viviane Reding. Si les instances de l'Union s'étaient un tant soit peu préoccupées du sort de 10 à 12 millions de personnes que leurs pays se refusent systématiquement à intégrer et qui errent à travers l'Europe, nous n'en serions pas là. Il est facile de s'indigner à Bruxelles et de prétendre découvrir le problème. En emboîtant le pas à ceux qui dressent des parallèles absurdes avec l'extermination des Juifs par les nazis, la Commission ne va pas améliorer l'image déjà malheureusement peu glorieuse que se font d'elle les Français. Qu'on le veuille ou non, le démantèlement de camps illégaux, abritant des populations nomades venues profiter de la générosité de l'État français, recueille l'assentiment d'une grande majorité de nos compatriotes. Pourquoi donc devraient-ils s'accommoder de l'installation à leurs portes de ces taudis où prolifèrent tous les trafics ?" [Le gouvernement français a commis une erreur administrative en singularisant les Rom. Il a d'ailleurs immédiatement réécrit la circulaire contradisant la législation française qui ne connaît pas d'ethnies ou de groupes, seulement des personnes. Mais est-il supposé appliquer la réglementation européenne contre ses propres lois votées démocratiquement ? ]

L'opposition de gauche se frotte les mains

Liste noire des Eurodéputés rouges qui ont voté contre leur pays:

Daniel Cohn-Bendit
(Europe écologie)
Eva Joly (Europe écologie)
Pascal Canfin (Europe écologie)
Karima Delli (Europe écologie)
Harlem Désir (PS)
Pervenche Bérès (PS)
Marielle de Sarnez (MoDem)
Patrick Le Hyaric (Front de Gauche)
ichèle Rivasi (Europe écologie
François Alfonsi (Europe écologie)
Malika Benarab-Attou (Europe écologie)
Vincent Peillon (PS)
Sylvie Guillaume (PS)
Jean-Luc Bennhamias (MoDem)
Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche)
Gilles Pargneaux (PS)
Estelle Grelier (PS)
Corinne Lepage (MoDem)
Hélène Flautre (Europe écologie)
Jacky Hénin (PCF-Front de Gauche)
Kader Arif (PS)
Françoise Castex (PS)
José Bové (Europe écologie)
Catherine Greze (Europe écologie)
Robert Rochefort (MoDem)
Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche-Front de Gauche)
Bernadette Vergnaud (PS)
Stéphane Le Foll (PS)
Yannick Jadot (Europe écologie)
Nicole Kiil-Nielsen (Europe écologie)
Sylvie Goulard (MoDem)
Catherine Trautmann (PS)
Liem Hoang-Ngoc (PS)
Sandrine Bélier (Europe écologie)
Jean-François Kahn (MoDem)
Henri Weber (PS)
Jean-Paul Besset (Europe écologie)
Patrice Tirolien (PS)
Elie Hoarau (DVG)

Les vertueux de la liste:
Parmi ces eurodéputés français favorables à la résolution contre la France, les eurodéputés MoDem se classent aux 16e, 24e, 33e, 35e, 44e et 48e rangs sur 66.
Seuls deux communistes ont effectué un mandat complet au Parlement européen lors de la dernière législature.

Mieux encore, on retrouve des deux têtes de liste socialistes classés parmi les moins assidus au Parlement européen:
Henri Weber (61e sur 66)
et Vincent Peillon (63e sur 66)….

Or,
la majorité des eurodéputés actuels n'a jamais siégé au Parlement européen et la plupart des fainéants ne sont pas encore connus.
Les eurodéputés qui ont stigmatisé leur pays ont été singulièrement zélés.

samedi 14 mars 2009

PS : le ‘comité central’ coupé de sa base

Européennes : le centre et Hollande rompent avec Aubry
Le 13/03/2009, Nicolas Barotte mettait le doigt du journal Le Figaro où ça fait mal.

Le Limousin et Hollande contre Aubry

Les candidatures ont été validées partout par les militants sauf dans la grande région Centre
Sept oui, un non et beaucoup de lassitude. Invités à voter jeudi soir sur leurs candidats pour les élections européennes de juin, les militants PS ont validé la liste dans sept grandes circonscriptions et ont rejeté celle de la huitième. Mais ce vote n'a pas déplacé les foules : la participation a atteint seulement 40 %. C'est dans la circonscription Centre que le non l'a emporté. Très mobilisés contre la liste, les militants de la région Limousin ont fait pencher la balance, tandis que ceux des deux autres régions (Centre et Auvergne) ont voté oui.

À 300 voix près, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, rate le grand chelem. Elle pensait pourtant avoir fait le plus dur en mettant d'accord toutes les sensibilités du PS. Lors du conseil national du 28 février, les listes avaient en effet été approuvées par 93 % du parlement du parti.

Pour trouver un nouveau compromis, les socialistes disposent maintenant d'une semaine. Mais, quoi qu'il en soit, la convention nationale du 21 mars est souveraine dans la décision finale. À la direction du PS, on est donc formel : le fabiusien Henri Weber conservera la tête de liste. Le président de la région Limousin, Jean-Paul Denanot, ne peut pas être candidat, argumente-t-on, au nom du principe de non-cumul des mandats. Les protestataires n'auront donc pas forcément gain de cause, hormis « un ajustement à la marge ».

Martine Aubry ne veut pas céder
« C'est le match entre les girondins et les jacobins », décrypte-t-on à la direction où l'on veut opposer le national, garant des équilibres politiques, et les « barons », soucieux de leur influence locale. Sur le terrain, le clan des mécontents porte sur le vote un regard différent. « Le vote a révélé le malaise des militants », a déclaré hier Gérard Collomb. Le maire de Lyon fait partie de ces grands élus qui se sentent mal représentés. Dans sa fédération, le Rhône, l'abstention a été massive, mais la liste pour le grand Sud-Est a quand même été approuvée. Ce qui fait sourire à la direction du PS.

Mauvais esprit

« Il serait raisonnable d'arrêter les frais. Les bisbilles internes des socialistes sont profondément inconvenantes, à un moment où nous avons d'autres choses à faire », a commenté hier sur France 2 Vincent Peillon, tête de liste dans la région Sud-Est. Pour le chef de file du courant royaliste, le vote dans la grande région Centre « n'est pas un camouflet » pour Martine Aubry, mais le signe d'« un mauvais esprit ».

Un autre responsable est désigné du doigt : « On va remercier François Hollande », persifle un proche de la première secrétaire. Président du conseil général de Corrèze, l'ancien numéro un est soupçonné d'avoir laissé la grogne s'installer dans une région où son influence est forte. « Ancien premier secrétaire ne devrait pas rimer avec urticaire », accuse le fabiusien Guillaume Bachelay. Les partisans de François Hollande font remarquer, de leur côté, que lorsqu'il était premier secrétaire, il savait manier l'art du consensus.

vendredi 13 mars 2009

Liste PS aux Européennes: le « niet » franc et massif du Limousin à Aubry

Une bouse du Plateau des Millevaches sur son paillasson
Les militants socialistes limougeots ont rejeté jeudi soir la liste imposée à la région par la direction parisienne du parti en vue des élections européennes dans la région Centre, selon des résultats non encore définitifs communiqués dans la nuit par la direction du PS.

Les militants socialistes des régions ont obtempéré

La base manifesté autant de lassitude que de soumission en avalant les couleuvres parisiennes et les listes toutes faites qui leur étaient soumises
Ce scrutin était un premier test interne pour la nouvelle première secrétaire Martine Aubry qui jusqu'ici avait réussi à apaiser le parti après le calamiteux Congrès de Reims en intégrant les partisans de Ségolène Royal à la direction.
"La direction exprime sa très grande satisfaction, les listes ayant été adoptées majoritairement", sauf dans les trois départements du Limousin, en Côte-d'Or et en Ille-et-Vilaine, a indiqué Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France et membre de la direction.

Pourtant, seulement 40% environ des 200.905 militants inscrits se sont rendus aux urnes dans leurs sections jeudi entre 17H00 et 22H00.

La fronde de barons locaux

Les éléphants contestaient la composition et surtout la méthode autoritaire appliquée dans le mépris des élus sortants et des faiseurs régionaux de premiers secrétaires. Bon nombre d’entre eux appelaient naturellement à un rejet.
La fronde s'était organisée autour du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, qui avait lancé une pétition et préconisé le "rejet" des listes, soit en votant "contre", soit en "refusant de participer". D'autres barons locaux comme François Patriat (Bourgogne), Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes), Jean-Yves Le Drian (Bretagne) et Jean-Paul Denanot (Limousin) l'avaient rejoint dans ce refus.

Les villages gaulois
Des régions, comme la Bourgogne, la Bretagne ou le Rhône-Alpes où des grands élus avaient rejeté les listes, se sont rendues au pouvoir central.

  • Dans le Sud-Est, la liste emmenée par le Picard Vincent Peillon, dont le "parachutage" avait été fustigé par Gérard Collomb, a obtenu quelque 75% des voix.
    Mais, G. Collomb a fait valoir que "dans le Rhône (sur ses terres) et dans l'Isère (celles de Dédé Vallini), le oui n'a représenté que 22% des inscrits", la majorité des militants ayant suivi la consigne de non participation.
    Le PS "ne peut pas faire campagne" sans "rassembler totalement" le parti, a mis en garde Gérard Collomb en proposant à Martine Aubry une "rencontre avec les responsables locaux" pour trouver un accord d'ici la Convention.
    Le mistigri est désormais dans le camp de la maire de Lille qui s'est mise au "frigidaire" pendant la fronde, insinuant que les contestations étaient inspirées par les déceptions de certains élus de voir leurs favoris écartés.
    Elle avait été secourue par Sa Cynique Majesté Royal qui, en demandant mercredi que l'on mette fin aux "zizanies" ( !), réglait en fait ses comptes avec Gérard Collomb, qui l’avait soutenue à la présidentielle, mais ne peut plus la supporter.
  • Dommages collatéraux

    Désirdavenir Royal, qui se veut tout-à-coup rassembleuse, n'a pourtant pas empêché la zizanie de faire des dégâts (lien PaSiDupes):
    Mireille Le Corre, secrétaire nationale PS à la Santé, opposée aux listes, a démissionné de la direction, dénonçant les "arrangements entre motions" qui, selon elle, ont présidé à l'établissement des listes.

    André Vallini
    l’avait précédée dans la démission et dans son fief isérois, les militants l’ont suivi dans la fronde, comme le soulignait G. Collomb.

    La région Centre fait de la résistance

    Le non l'a emporté dans la région Centre (Limousin, Centre et Auvergne) en raison du rejet massif (80%) des militants du Limousin, et malgré le oui dans les deux autres.
    La décision de nommer le fabiusien Henri Weber tête de liste, contre Jean-Paul Denanot, président du Limousin, avait suscité le mécontentement des militants humiliés de n'avoir aucun représentant de leur région en position éligible. La direction avait fait valoir la règle du non-cumul des mandats pour écarter la candidature deJ.-P. Denanot.

    Une situation inédite au PS

    Ce scrutin était un premier test interne pour la nouvelle première secrétaire Martine Aubry qui, après le calamiteux Congrès de Reims, avait avalé son parapluie en intégrant les partisans de Désirdavenir Royal à la direction. L’ironie de l’histoire réside dans ce nouveau tangage du navire PS, alors que l’embarcation de sauvetage des ségoléniens prend l’eau de toutes parts et que les naufragés essaient de regagner la coque à la brasse coulée.

    Pour résoudre "la difficulté", la direction va discuter après coup avec les responsables des 13 fédérations de la circonscription Centre en vue d'une "proposition" à la Convention du parti le 21 mars, a affirmé Noir Harlem Désir.
    Pomme de discorde, le capitaine Weber a déclaré qu'il ne quitterait pas le navire et resterait donc tête de liste mais qu'il fallait "tenir compte de la volonté des militants du Limousin de figurer en bonne place sur la liste" qui doit "être remanié". Il envisage ainsi de dégrader tel ou tel de son encadrement pour permettre l’ascension d’un …régional !
  • jeudi 12 mars 2009

    PS aux Européennes: Royal et Aubry, copines comme cochonnes

    Aubry a laissé Royal se servir la première. Après elle !



    Nombreux sont les responsables socialistes qui dénoncent les méthodes de la direction (lien Libération) sur la constitution des listes pour les Européennes.
    Tout a commencé avec le coup de force de la baronne du Nord qui a imposé un homme à elle dans sa région, faisant ainsi s’effondrer les belles constructions voisines. Martine Aubry veut punir les rebelles qui conteste son autorité et a décidé d’envoyer «au cimetière des éléphants» ces « barons» du PS, qui s’opposent à ses choix pour les listes aux Européennes,
    La maire de Lille et l’amère de Melle tiennent en respect les meneurs de la révolte, comme Gérard Collomb, le maire de Lyon.
    «Le vieux parti renaît parfois, nous essayons de le bouger», a affirmé la première secrétaire ce mercredi matin, lors d’une conférence de presse. «Vous avez parlé pendant des mois, à juste titre, du parti des éléphants, on essaie de faire le cimetière des éléphants, on essaie de rénover». L’accusation sur le thème du vieux parti est en vogue au à Solférino. Certains, déçus des Européennes, renvoyant justement la politesse à la direction.

    Dans ce
    (nouveau) rapport de force interne, les lignes de front bougent vite, puisque Martine Aubry ne sait pas si elle peut se réjouir du soutien suspect de… Sa Cynique Majesté Royal. «Il y a quelque chose d'indécent à mettre en avant ces dissensions sur la constitution des listes par rapport aux difficultés que nous vivons», a jugé cette dernière ce matin sur France Inter. «Les zizanies au sein du PS paraissent assez dérisoires et je pense qu’il faut qu'elles se terminent et rapidement».La direction socialiste serait-elle bicéphale ?
    L’ex-victime du PS à la présidentielle ne pense qu’à sa satisfaction personnelle d’avoir imposé d’abord ses partisans au sein de la direction le mois dernier, puis ses candidats aux Européennes. Peu lui chaut les problèmes des autres régions ; elle pousse les militants de la sienne à avaliser ses choix jeudi 12 pour les listes proposées au vote des adhérents.
    Hier, déjà, «L’espoir à gauche», regroupant les partisans ségoléniens au PS, avait déjà l'assurance que «la quasi-unanimité» de ses représentants au sein de la direction voterait en faveur des listes proposées par la direction parisienne. Le secret des urnes est percé avant même le vote démocratique... Il est vrai que les ségoléniens sont représentés à hauteur des résultats du congrès de Reims : difficile dans ces conditions de s’opposer.

    Les Européennes, une occasion de marquer son autorité
    -> Martine Aubry revendique sa décision de ne reprendre que 13 eurodéputés sortants sur 30, au nom de «la rénovation», de la nécessité d’avoir «de nouveaux visages», des fidèles de la nouvelle ligne et du «non-cumul», ce qui barre de fait la route aux présidents de Région ou de Conseil Général.
    -> Tout en assurant qu’elle comprend les «déceptions» des recalés, elle entend affirmer son autorité et ses choix contre les «petits intérêts particuliers».
    «Nous ne sommes pas un parti de barons», prétend la numéro Un socialiste. Or, plusieurs d’entre eux viennent précisément de signer une pétition lancée par Gérard Collomb, un ex-segolénien du temps de la période 'réfrigérateur' de son ancienne candidate.
    -> Quant à la proportionnelle respectée entre courants, Martine Aubry lance: «Qu’est-ce qu’on nous aurait dit si, par exemple, les amis de Ségolène Royal n’avaient pas eu le pourcentage correspondant» aux 29% obtenus par leur motion au Congrès de Reims ? Ce n'est pourtant pas du goût des amis de Benoît Hamon...

    La base montre le poing au sommet

    Il ne fait pas bon être philosophe chez les socialistes
  • Il n’est pas impossible que les militants de la région Centre rejettent la liste qu’on leur impose, Limousins en tête. Le président du conseil régional, Jean-Paul Denanot, voulait la première place pour cette zone électorale. La direction ne lui a proposé que la 3e, non-éligible.
    Et la candidature d’un philosophe parisien sur le Plateau des Millevaches, Henri Weber, du courant Hamon, est fort mal reçue, selon le baron Collomb.
  • Le Sud-Est ne compte pas non plus baliser la région pour faciliter le parachutage d’un Picard à Marseille. L’impétrant a d’ailleurs dit son mécontentement de passer à la langue d’oc. D’autant que le philosophe Vincent Peillon ne sait pas non plus jouer à la pétanque.
    Ca lui apprendra à vivre, du point de vue de Sa Cynique Majesté Royal qui lui bat froid depuis qu’elle séjourne à Marbella et que Peillon s’est approprié « L’Espoir à gauche ».

    Vers de nouveaux arbitrages imposés par la base

    Le manque de concertation au sein du PS éclate sur la place publique et la base constate avec amertume qu’elle compte pour du beurre des Charentes.

    En cas de listes retoquées, le PS s’engagera dans un nouveau processus dont il a le secret, à base de commission électorale et de convention nationale, sachant que «la commission électorale pourra présenter la même liste», souligne Christophe Borgel, chargé des élections et de la vie des fédérations… «Tout dépendra de la manière dont vote le Limousin», dit-il. Avant de blaguer: «Le seul vrai problème, c’est si on l’emporte de 102 voix !» C’est par cet écart, après recompte des voix et commission de récolement, que Martine Aubry avait pris la tête du PS à la barbe de cette futée de Royal.

    La « république juste », le « débat participatif » et autres fariboles de campagne sont rangés au bas du placard.
  • vendredi 25 avril 2008

    Rénovation au PS : les socialistes abandonnent la révolution pour la rumeur

    Manipulation et mauvaise foi ne sont plus révolutionnaires ?
    La violence intellectuelle contre la violence révolutionnaire
    «Qui sommes-nous? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? » « Dans quel état j’erre ? » Graves questions auxquelles les socialistes ont répondu l’autre matin en présentant le texte définissant leur identité au XXIe siècle.

    Le député européen Henri Weber et les secrétaires nationaux Alain Bergounioux et Béatrice Marre (voir ci-dessous leurs biographies en bref par PaSiDupes) ont dévoilé cette « Déclaration de principes », la cinquième depuis 1905 rue de Solferino Composée de 21 articles, elle pourra être amendée par les militants avant l'adoption finale lors de la convention nationale du 14 juin. Y ont également travaillé : Nicole Bricq, Christophe Caresche, Géraud Guibert, Eric Loiselet, Philippe Plisson, Bruno Rebelle et Thierry Wahl. (cf. Pôle écologique du PS : Alain Bergougnoux est animateur de la commission chargée de cette réflexion au sein du PS )

    La principale évolution est la prise en compte de la sauvegarde de la planète et surtout l'abandon clair et net de toute référence à un objectif révolutionnaire. Le PS se définit désormais comme réformiste et se déclare favorable à l'économie de marché, mais pas n'importe laquelle : « Une économie sociale et écologique de marché. » Hormis les réserves de Jean-Luc Mélenchon sur l'Europe, le texte est le résultat d'un consensus entre toutes les sensibilités du parti. De quoi respirer (un peu) avant le congrès de novembre.

    Entretien (Le Parisien du mardi 22 avril 2008 )
    En quoi était-ce important de redéfinir les principes du PS ?
    Henri Weber, député européen PS. Nous sommes entrés dans un siècle nouveau et les conditions de notre action ont profondément changé. Les entreprises et les marchés se sont mondialisés et la puissance du capitalisme financier rend l'économie mondiale plus inégalitaire et plus instable. Les pays émergents ont décollé et sont à la fois pour nous d'immenses marchés et de redoutables concurrents. Il fallait redire ce qu'est être socialiste au XXI e siècle.

    « Rénovation à tous les étages »

    Le terme révolutionnaire disparaît. La révolution, c'est fini ?
    Plus personne en France, même pas Olivier Besancenot, ne propose de s'emparer du pouvoir par la violence des armes. Dans une démocratie avancée comme la France, la transformation sociale passe par la conviction, la conquête de la majorité et l'accumulation des réformes, non par la révolution.

    Une des nouveautés est la défense de la planète...
    Nous avons intégré l'apport de l'écologie politique à notre programme. C'est-à-dire un développement respectueux de l'écosystème, soucieux des intérêts des générations futures.

    Quel est le modèle européen du PS ?
    Les expériences qui nous intéressent le plus sont celles des socialistes scandinaves, notamment suédois. Car ils ont réussi à inventer de nouvelles modalités d'action pour poursuivre l'objectif traditionnel des socialistes : plein-emploi, garantie contre tous les risques sociaux, augmentation du pouvoir d'achat, accès du plus grand nombre à l'éducation et à la culture...

    Il y a eu consensus autour de ce texte, mais au congrès cette union ne risque-t-elle pas de voler en éclats ?
    Ce congrès ne doit pas être le moment de l'affrontement entre les présidentiables du PS pour la désignation de l'un d'entre eux. Cette question doit venir en 2010. Ce congrès doit être celui de la reconstruction et doit mobiliser le PS pour sa rénovation à tous les étages.

    Henri Weber, qui êtes-vous ?
    Ce membre du PS depuis 1986 est né en1944 au Tadjikistan et si on voit qu’il est parti de loin pour arriver au Bureau national socialiste, on ignore parfois que pour lui le chemin le plus court n’est pas le meilleur.
    Ce docteur en philosophie et en science politique a d’abord été membre de l'UEC (Union des Etudiants Communistes) et du PCF, dont il s’est rapidement fait exclure (1965) avec notamment … Alain Krivine, le gourou du pseudo-facteur Besancenot. Mais le désordre de 1968 est une chance pour Krivine et lui, qui deviennent des leaders du mouvement de Mai 68. Weber est l'un des co-fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), avec Krivine et Daniel Bensaïd (lequel est professeur de philosophie à l’université Paris VIII, un des principaux théoriciens de la LCR et un dirigeant du Secrétariat unifié pabliste auquel la LCR est affiliée). Weber fut de 1968 à 1976 directeur de l’hebdomadaire et de la revue trotskistes.
    Entre 1981 et 1986, il se consacre à ses recherches et à sa famille. Laurent Fabius, dont il est encore aujourd'hui un des proches, le dévoiera pour le faire conseiller technique dans son cabinet, président de l'Assemblée nationale (1988–1991). Il entrera au cabinet de Martin Malvy (qui était Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement auprès du Premier Ministre Bérégovoy), Porte-parole du gouvernement), puis de Louis Mermaz jusqu'en 1993 ( ministre chargé des relations avec le Parlement).
    Au PS, il a été membre du secrétariat national (1993-2003), chargé de l'Education Nationale jusqu'en 1995, puis de la culture et des médias et de la formation jusqu'en 2003 et à nouveau depuis 2005. Membre du Secrétariat du PS, chargé de la formation et de l'université permanente des cadres fédéraux, il est Fabiusien.

    «Il faut faire l’Europe et faire de l’Europe la première démocratie économique et sociale du monde, creuset d’une haute civilisation et levier d’une autre mondialisation » « La France ne sait plus rêver et ne fait plus rêver. Il y a trois types de personnes qui ne rêvent pas : les vieux, les désespérés et le dépressifs. La France est vieille, désespérée et dépressive. » Henri Weber

    Alain Bergounioux, qui êtes-vous ?
    Historien, professeur à l'Ecole normale supérieure, inspecteur général de l’Éducation nationale, président de l’OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste), militant socialiste strauss-kahnien, il est membre des organismes centraux du PS depuis 1993, dont secrétaire national aux études du PS, historien du PS
    Il fut un temps à la CGT-FO, comme Arlette Laguiller (Fédération syndicaliste des travailleurs des PTT)


    Béatrice Marre, qui êtes-vous ?
    Née en1952 à Paris, (IEP Paris, licence ès sciences économiques et sociologie, DEUG de psychologie), ancienne chef de cabinet de François Mitterrand (1988-1995), elle était député PS de l’Oise(1997-2002) et avait pour assistante parlementaire, Najat Belkacem, porte-parole de Désirdavenir Royal.
    Elle a migré de l'Oise à l’Aveyron (Millau) et régressé de maire à conseillère municipale.