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mardi 7 septembre 2010

7 septembre 2010: réouverture de la saison des grèves

Lutte syndicale pour le rétablissement des régimes spéciaux de retraite

Le délire des estimations du nombre de participants

1.1 million (ministère) => 2.5 millions (CFDT) => 2.7 millions (CGT)

La presse rivalise de rigueur militante:
Pour Libération: « Retraites: entre 1,1 million et 2,7 millions de manifestants »
LePost ne faillit pas à sa réputation lamentable et titre:
« Entre 1,1 et 3 millions de manifestants: le gouvernement pourra-t-il l'ignorer ? »
Un seul fait l'unanimité: ce doit être le plus réaliste.

La presse étrangère nous confirme le n'importe quoi des estimations de la gauche française
The Guardian (quotidien britannique clairement à gauche) titre en effet:
"France: Protests over pensions bring over a million onto boulevards"

"Plus d'un million", ça peut faire 3 millions en Franc
... Le pire, c'est qu'ils y croient ! A partir de là, il devient impossible de contester, lorsque Reuters (britannique) valide les chiffres des syndicats et les transmet à ses confrères français pour intoxication de l'hexagone.

Quelques comparaisons

C'est toujours 'mieux' que le mouvement social de jeudi 24 juin dernier
Il fut jugé assez faible puisque moins des deux-tiers (64%) des Français l'ont jugé “ justifié ”. lien PaSiDupes

Le 7 septembre 2010
Selon BVA, l’approche de l’été, les divisions syndicales, le manque de succès des précédentes manifestations étaient autant d’éléments qui expliquaient cette poussée de l’impuissance, du désabusement, plutôt que de la colère . » Pour PaSiDupes, c'est cette fois la conjonction de l'effet festival estival et de l'effet convivialité de la rentrée des camarades !

Nostalgie de la gauche:
les grèves de 1995
Elles restent la référence comme étant les plus importantes depuis 1968.

VOIR et ENTENDRE d'ailleurs le trotskiste Alain Krivine (NPA, LCR de sa jeunesse) haranguer les manifestants, chemise noire, megaphone en main et poing levé.
On notera que la moyenne d'âge des manifestants est en effet élevée !...

VOIR et ENTENDRE aussi des exemples de liberté d'expression des usagers français de toutes origines, ravis des transports en commun, un jour de grève:


De nouvelles actions syndicales sont annoncées
, pouvant aller jusqu'à la grève, dans la quinzaine à venir: ils parlent du 15 septembre.
A nous de tout mettre en oeuvre pour nous organiser et contrer les syndicats en allant travailler !

lundi 12 avril 2010

Des dirigeants trotskistes disparaissent de la photo du NPA

Vague de démissions à la direction et au parti

Au NPA, on ne prend pas les patrons du parti en otage

On ferme sa gueule et on s'en va
Environ 10% des membres du Conseil politique national (CPN), «le parlement» du NPA, ont récemment démissionné de leur fonction.

La moitié d’entre eux quittant également le parti, selon la direction du NPA qui nie toutefois toute «chute vertigineuse» du nombre de ses adhérents.

Sur les 191 membres du CPN du NPA, «18 départs ont été constatés» après les régionales, souvent pour des questions de «divergences politiques», et «environ la moitié d’entre eux» ont également quitté le parti, a annoncé vendredi Ingrid Hayes du comité exécutif du NPA, suppléante de Michel Zimmermann aux législatives de juin 2007 en ...Alsace, mais militante dans ...le XXème arrondissement de Paris, ...professeur (objectif) d’histoire-géographie dans un collège de La Courneuve (Seine-Saint-Denis !). Les professeurs trotskistes de l'Université devraient faciliter l'accès d'Ingrid au doctorat.

Le Che-Besancenot, dans l'adversité, cède le devant de la scène à Ingrid Hayes

Selon celle-ci (ci-contre), «trois ou quatre ont rejoint la Gauche unitaire» de Christian Picquet (ex-NPA), une des composantes du Front de gauche PCF-Parti de gauche (Mélenchon): 6,5% des voix aux régionales contre 2,5% au parti d’Olivier Besancenot.
«C’est une usure qui n’est pas beaucoup plus élevée que dans n’importe quelle autre direction» de parti, a-t-elle tempéré. «On ne sent pas de grand mouvement du point de vue des adhérents eux-mêmes», a-t-elle assuré.
«On reste sur l’estimation de 8.000 adhérents», il n’y a «pas de chute vertigineuse», a-t-elle tenté de convaincre, tout en reconnaissant «la difficulté de mesurer exactement l’ampleur des départs».
«Une série de gens attendent le congrès [du 11 au 14 novembre prochain] pour prendre une décision», selon Mme Hayes: elle admet toutefois que tout «l’enjeu» sera «d’arriver à relancer la dynamique du NPA» et «son projet de rassemblement».

La burqa divise jusqu'au NPA

Si, comme on nous l'affirme, la burqa n'est pas un problème pour les Français, elle en est un dans le Vaucluse, où elle a installé un "climat nauséabond" au travers de sa campagne des régionales contre l'identité nationale.

Une scission s’est produite à la suite de la présence d’une candidate voilée sur la liste NPA en Provence-Alpes-Côte d’Azur. «Il y a des comités qui, pour des raisons de divergences politiques, ne souhaitent plus fonctionner ensemble», a avoué Mme Hayes, dévoilant qu’il n’était «pas question d’exclusion». Lire PaSiDupes sur Raoul Jennar dans le Rhône
Une militante voilée est le moyen trotskiste de lutte « aux côtés de toutes les femmes en France et dans le monde qui veulent se libérer de toutes les discriminations qui visent à les rendre inférieures que ce soit au travail, à la maison ou dans les domaines sociaux, religieux ou politiques et dont le voile est un des symboles. » (citation Zimmermann)

Lire PaSiDupes sur le positionnement de Mélenchon

«La tâche de la direction est de faire en sorte que tout le monde puisse à nouveau vivre ensemble» et «rassembler sur un projet politique», a-t-elle estimé. Les départs ne règlent pas la question du rejet du voile par les trotskistes. Elle a renvoyé au congrès la question du voile qui divise fortement au sein du NPA qui est par ailleurs dans «une situation compliquée» d’un point de vue financier.

Besancenot, un temps meilleur opposant à Sarkozy, aujourd'hui fossoyeur du NPA

L'intermittent trentenaire de La Poste, enfant de la classe moyenne - un père prof et une mère psychologue scolaire -, enterra la LCR d'Alain Krivine et donna naissance au NPA. La chaîne de service public France 2 le convia sur le plateau de Michel Drücker.
Le 5 février 2009, à ...Saint-Denis, Olivier Besancenot tourna en effet la page de la LCR historique, cette école de formation de tant de responsables du PS. Adieu la Ligue, place au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Objectif : attirer cette génération en colère, celle du non au contrat première embauche (CPE) ou au traité constitutionnel européen de 2005 (lire aussi PaSiDupes sur les violences de Strasbourg lors du sommet de l'OTAN), qui, dans les sondages, célèbre Besancenot comme meilleur opposant à Sarkozy.

Programme: la révolution dans la rue ou dans les urnes ? Pour ou contre la lutte armée ? Socialiste, communiste, écologiste, ou les trois à la fois ? Rien n'est réglé un an plus tard et la burqa pose un nouveau problème identitaire au NPA: il n'a que des problèmes et pas de réponses..
Entre vieux trotskistes et nouveaux anticapitalistes, on a de plus en plus de mal à se comprendre. Lire PaSiDupes sur les trotskistes bobos

Pendant les grandes manoeuvres trotskistes, la lutte continue

Bien que le trafic ne soit que légèrement perturbé lundi 12 avril, avec en moyenne 70% des trains en circulation, alors que France Info promettait dimanche soir une recrudescence de participation, le mouvement de grève à la SNCF se poursuit pour le sixième jour consécutif à l'appel de la CGT et de Sud Rail.

Lire PaSiDupes sur la violence revendiquée du NPA

dimanche 8 février 2009

Européennes : le NPA va poser ses conditions à la gauche

Le PS jugé infréquentable par les trotskistes, un comble !

Le congrès fondateur du NPA (appelation certifiée par le congrès) est réuni depuis vendredi à Saint-Denis, près de Paris. Les militants d'Olivier Besancenot (ci-contre, étrange regard) débattent aujourd'hui dimanche des conditions d'une alliance aux élections européennes de juin avec le PG (Parti de gauche, et non pas prisonniers de guerre, du PCF) de Jean-Luc Mélenchon et le PCF.

Les partenaires du NPA obligés de se soumettre

Le texte proposé par le comité de pilotage du Nouveau Parti anticapitaliste exige un "accord durable" avec d'éventuels partenaires à la gauche du Parti socialiste.
Sauf coup de théâtre, il devrait être adopté dans la soirée à une large majorité, selon les représentants des différentes tendances.

Les Européennes : le PS serait exclu


Cette position ne laisserait qu'une voie étroite à un accord, car elle impliquerait une indépendance totale à l'égard du PS.
Malgré les œillades de Sa Cynique Majesté Royal et l’appel du pied de Nono Montebourg, le NPA devrait résister au PS.
Après avoir claqué la porte du PS en novembre, Jean-Luc Mélenchon avait d'emblée constitué un "front de gauche" pour les Européennes avec les communistes. En créant un obstacle au PS vers le PCF, il faisait le jeu du NPA auprès du PCF.

Aux Régionales : le PCF aussi serait exclu

Les partenaires du NPA devraient en outre s'engager à aller ensemble aux élections régionales, théoriquement prévues en 2010, et à adopter un projet anticapitaliste. Autant adhérer au NPA !

  • Cette condition paraît difficilement acceptable par le Parti communiste dont la survie repose largement sur ses accords électoraux avec le PS, en particulier aux régionales.
    "Les régionales, c'est le sujet qui fâche, il sera sans doute difficile de parvenir à un accord", a confirmé Alain Krivine, figure tutélaire du mouvement.
  • Jean-Luc Mélenchon est à nouveau à la charnière. Il a servi d’entremetteur et a tendu la main à Olivier Besancenot, arguant qu'un sondage Ifop créditait de 14,5% une liste incluant les trois formations et Lutte ouvrière, juste derrière le PS (22,5%) et l'UMP (25,5%).

    Le NPA se veut intraitable

    Krivine avait alors rejeté l'idée de faire seulement "un bon coup électoral", sans toutefois fermer la porte à des discussions.
    Le NPA n’a pas varié et a réaffirmé cette position samedi.
    "S'il s'agit de faire un bon coup électoral aux Européennes, pour que quelques mois après certains retournent dans le giron du Parti socialiste aux élections régionales, on aura finalement créé de l'espoir pour le décevoir après, et je crois qu'il n'y a pas pire qu'un espoir déçu," a-t-il calculé sur TF1. "Nous, on propose la constitution d'un front anticapitaliste durable - avant pendant et après les élections."

    Une question divise la nouvelle formation de la gauche radicale
    Les 700 (ou 900…) délégués du congrès fondateur du mouvement, qui clone la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), se sont penchés samedi sur les conditions d'une unité qui devra également, selon eux, se concrétiser "sur le terrain des luttes."

    >
    Une tendance minoritaire animée par Christian Picquet milite en effet pour la constitution de listes de "large rassemblement" afin de saisir l'opportunité d'infliger "un camouflet à la droite" aux Européennes.
    Mais selon l'une des porte-parole, Catherine Jouanneau, transfuge du PCF, le texte ne devrait guère dépasser 20% à 25% des votes des 700 délégués.

    > La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a pourtant abondé dans ce sens en exhortant samedi les militants du NPA à choisir la voie de listes communes.
    "L'heure est à l'union, pas à rester chacun chez soi", a-t-elle lancé sur Europe 1, expliquant avoir écrit dans ce sens à tous les militants du NPA.
    A l'issue du congrès du parti d'Olivier Besancenot, "on saura si le NPA est vraiment un nouveau parti qui veut travailler au rassemblement de gauche ou si c'est en fin de compte un remake de la LCR, qui à chaque fois dit non quand on parle rassemblement", a-t-elle dit.
  • vendredi 6 février 2009

    La LCR met fin à ses jours

    Le facteur Besancenot compte faire passer le NPA comme une lettre à la poste
    Moins féminin et plus viril…

    «Je ne suis pas venu avec une gerbe de fleurs », ricane Olivier Besancenot.
    Hier, pour le congrès de dissolution de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l’ambiance ne ressemble effectivement pas à celle d’un enterrement. Le porte-parole de l’« ex »-LCR, très « enthousiaste », évoque à peine ses années à la Ligue pour ne parler que de son Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).
    Même Alain Krivine, pourtant cofondateur du parti trotskiste, garde l'oeil sec.
    « Je ne suis pas triste, assure-t-il tout sourire. Bien au contraire, puisque tout continue. » Annoncée depuis le mois d’août 2007, la disparition de la Ligue (qui revendique 3 000 militants) se fait en douceur. Trop pour certains. Ainsi le minoritaire Christian Picquet, principal opposant interne de Besancenot, regrette que le « débat soit bâclé, expédié en quelques heures ».
    Dans la salle, sobre, la direction aréussi à organiser le service minimum pour tourner la page des quarante années de l’un des principaux partis d’extrême gauche. Quelques photos diffusées en boucle sur un écran géant, dont celle d’une affiche de la première candidature à l’élection présidentielle de Krivine, traduisent une certaine nostalgie. Les anciens militants célèbres passés par la Ligue n’ont pas non plus été invités…
    Les nouveaux ne sont pas venus « On n’a pas envoyé de faire-part de décès à tous ceux qui sont aujourd’hui au PS, s’amuse Krivine, cela nous aurait coûté trop cher. » L’armée secrète ne se montre pas au grand jour. Les capuches et foulards feraient-elles tout à coup KKK...
    L’hommage à l’invité d’honneur de la soirée des César annonce sa disparition prochaine
    Un trotskiste serait capable d’émotion.
    Séquence nostalgie, lorsque Krivine, l’ancien leader de Mai 68, est bruyamment salué par les 200 délégués de service, oublieux de la discipline trotskiste de la Ligue. « Je rappelle que normalement à la LCR, on n’applaudit pas les interventions », est obligé de rappeler sèchement l’un des organisateurs.
    Certains militants se la jouent alors enthousiastes.
    Youpie ! « C’est la première fois qu’une formation politique s’autodissout », exulte Sandra à la tribune. Oubliant par exemple qu’avant la LCR, le RPR a lui aussi choisi de disparaître pour laisser place à l’UMP en 2002. Mais ils ne partagent pas les mêmes valeurs…

    Le congrès fondateur du NPA débute aujourd’hui vendredi et se tient jusqu’à dimanche. Dans les mêmes lieux, mais avec trois fois plus de délégués. Pour Besancenot, qui assure que « des milliers de personnes n’osaient pas adhérer à la Ligue », il s’agit de montrer l’arrivée de sang neuf.
    200 x 3, ça devrait faire 600 délégués. Mais nul doute que par un prompt renfort, ils arriveront à 1200 au port…

    mardi 11 novembre 2008

    Le NPA est sur « de bons rails », assure Besancenot

    Les caténaires résisteront-elles mieux ?

    Si les rails résistent à la gauche extrême, tant mieux !
    Le langage ferroviaire convient bien aux trotskistes, mais l’actualité des sabotages de lignes du réseau SNCF, ainsi que l’éclatement du PS en six motions ennemies, nécessitent quelques soudures.

    Les propos d’Olivier Besancenot apparaissent donc d’autant plus malencontreux, voire provocants, puisqu’il a affirmé dimanche que la construction du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) était sur de "bons rails". Autre similitude avec le PS, les militants restent divisés sur un nom : celui de leur prochaine tête pour les uns et celui du futur parti qui doit naître fin janvier, pour les autres. Mais le PS peut-il pourtant assurer, comme le porte-parole de la LCR : « Nous continuons de suivre notre bonne étoile" ? a cru pouvoir affirmer, pour sa part, le porte-parole de la LCR, lors d'un point presse, alors que le PS se cherche encore.

    La mutation de la LCR
    Lors de la rencontre de quelque 400 délégué des comités locaux pour la construction du NPA, à La Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), les débats ont porté sur le programme, l'orientation, les statuts et le nom du nouveau parti, qui doit remplacer la LCR. Son congrès de fondation est prévu du 30 janvier au 1er février 2009 à La Plaine-Saint-Denis, après le congrès de dissolution de la LCR (29 janvier).

  • Seul l’accessoire est soumis à débat
    > La question du nom du nouveau parti a suscité des débats animés et devra être tranché au congrès: "les militants sont partagés: certains sont favorables au maintien du nom NPA et d'autres souhaitent un autre nom", a résumé O. Besancenot. Les trotskistes n’auraient donc pas d’autre difficulté entre eux ? "Mais la question du nom ne doit pas nous diviser, alors que nous avons réglé les autres problèmes", assure O. Besancenot, qui affiche une sincère sérénité.
    > Alain Krivine, leader historique de la LCR, s'étonne aussi de l'intérêt suscité par le nom du futur parti: "certains camarades voudraient que le nom englobe tout le programme du nouveau parti !". On en est là…
    > Plusieurs délégués se sont prononcés, au cours des débats, pour un nom qui conjuguerait les termes "socialisme, démocratie et révolution". Plus de 200 propositions ont circulé sur le net.
    Pour calmer le débat, la direction de la Ligue semble favorable au maintien de NPA: "une solution pourrait être de maintenir provisoirement, jusqu'au congrès suivant, le nom de Nouveau parti anticapitaliste", a affirmé Pierre-François Grond, membre de la direction. Il considère que le sigle NPA est désormais bien connu et que le terme est actuel alors que "la crise du capitalisme est actuellement au centre des débats". Un nom de circonstance fera l’affaire.

    Le PS est impressionné
  • Grond a souligné que "quelque 12.000 cartes NPA ont été jusqu'à présent distribuées dans les comités locaux", mais "on compte au total sur quelque 10.000 membres au congrès de fondation", ce qui représenterait trois fois les effectifs actuels de la LCR. Ainsi donc, les cartes du NPA sont-elles distribuées, et non pas bradées à 20 euros comme au PS: on comprend dès lors que Sa Cynique Majesté Royal doive maintenant promettre de rembourser les cartes low-cost que les militants se laisseraient aller à acheter dans ses superettes.

    Menacé sur sa gauche, le PS s’émeut
  • Arrivés à la croisée des chemins, les socialistes ne savent pas comment aiguiller le parti sans provoquer des ruptures de caténaires. Désirdavenir Royal se déclare au « frigo », mais la petite lampe reste éclairée et elle intervient sans cesse sans savoir fermer la porte. Les autres courants tentent bien de la griller et aucune des questions n’est encore réglée. Ni celle du programme, ni celle du « leadership ».
  • Peu importe pour le PS que la LCR se rebaptise NPA
    Sauf si les socialistes qui fuient nombreux en direction de ce parti anti-démocratique, croient atterrir dans un parti républicain. Pourvu simplement qu’ils fassent donc d’abord étape à l’auberge espagnole de Jean-Luc Mélenchon et Etienne Dolez, Nouveau Monde, où on ne trouve que ce qu’on y apporte. C'est un ancien courant minoritaire (16 % des voix lors du Congrès de Dijon du PS), où, depuis 2002, après l'éclatement de la Gauche socialiste , Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon font leur tambouille ( motion sauce Hamon-Emmanuelli)

    Honte d’être trotskiste
    > Dans le programme du nouveau parti de la LCR, la référence au trotskisme –« image de marque » lourde à assumer– est abandonnée. Comme l’anti-libéralisme des autres, à leur droite. Il est indiqué que l'on va "prendre le meilleur dans le mouvement ouvrier", prétend l’escamoteur Besancenot. Le consensus annoncé portera sur une référence au "renversement du capitalisme pour refaire une autre société", "une transformation révolutionnaire de la société" et insiste sur la dimension écologique, souligne-t-on à la direction, avant le débat. Et ça va passer comme une lettre à la poste ?
    > Le nouveau parti se veut un parti de militants et non de simples sympathisants, mais le débat ( ?) reste ouvert sur le degré d’autonomie qui sera accordé aux structures locales.
    Pas de souci, les militants trotskistes n’ont pas, en interne, l’expérience de la liberté. Voyez le malaise de ces ados mal dans leur peau et violents qui ne veulent pas avoir à choisir de continuer à travailler -ou non- jusqu’à 70 ans.

    L’entretien des rails et la réparation de caténaires sont des travaux pénibles, il est vrai. Mais pourquoi des sabotages ?
  • lundi 6 octobre 2008

    Rouillan bafoue la loi, Besancenot soutient Rouillan

    Rouillan dresse les trotskistes les uns contre les autres
    Olivier Besancenot a contre-attaqué dès vendredi 3 septembre sur l'affaire Jean-Marc Rouillan, au lendemain de la décision du juge de renvoyer le terroriste en prison.

    Le porte-parole trotskiste préféré de Michel Drücker a aussitôt accusé la droite de vouloir "criminaliser" le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qu'il va lancer en janvier et a réclamé la libération du fondateur d'Action Directe, membre à Marseille d'un comité NPA, avant même d’avoir purgé sa peine. "Jean-Marc Rouillan est incarcéré de nouveau, ce qui est absolument révoltant, puisqu'il a purgé sa peine", a clamé le dirigeant médiatique de la LCR, entre deux tournées.
    Intox !
    Jean-Marc Rouillan n'a pas fini de purger sa peine.
    Il a été condamné, en 1989, à une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans, laquelle a pris fin en 2007. Or, à partir de cette date, il pouvait bénéficier de mesures de liberté conditionnelle, sans pour autant être en fin de peine. On avait le droit de le laisser sortir, sous conditions. Le double assassin a bénéficié de cette humanité de la loi, sans que ce soit un droit automatique, comme le prétend Olivier Besancenot, en flagrant délit de manipulation de 'opinion.
    Le jeune postier s'est du coup jugé justifié à appelerà une "mobilisation unitaire" contre ce qui s'apparente, selon lui, à une "double peine" contre Rouillan qui a vu sa semi-liberté suspendue suite à ses propos à L'Express où il laisse entendre qu'il n'éprouve pas de regret pour l'assassinat en 1986 du PDG de Renault… En fait de "mobilisation unitaire", encore faudra-t-il qu'il fasse l'unité sur le sujet au sein de son propre part.

    J.-M. Rouillan ne fait pas l'unanimité à la LCR
    L'assassin avait approché la LCR en juin et s'était inscrit dans un comité local - structure décentralisée intégrant des militants de la LCR et venus d'autres horizons pour préparer le lancement du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). "Il est membre d'un comité local a Marseille", a souligné O. Besancenot, tandis qu’une porte-parole de ce comité lance : « Il le restera ». Il est en prison ; qu’il y reste, en effet !
    Mais, Besancenot qui avait retiré le couteau des dents sur le canapé rouge de Drücker, a changé de ton. "A partir du moment où Jean-Marc Rouillan était clair sur le fait qu'il renonçait aux actions du passé, il avait sa place dans le NPA". Dans la mesure où l’assassin n’a aucun regret, comment la vedette des media a-t-elle pu comprendre qu’il renonce ? Hollande pourrait lui conseiller de lancer plutôt une campagne d’adhésion à 20 euros, si vraiment la LCR est en manque d’effectifs .
    Dans sa logique trotskiste toujours aussi convaincante, le postier à temps très partiel souligne que, dans ses entretiens à la presse,
    Rouillan affirme qu'"il n'incite pas à la violence". Une chance !

    Alors, pince sans rire, O. Besancenot se lance ensuite dans la dénonciation d’ "une campagne politique qui tente de criminaliser le NPA", comme s’il en était besoin, mais "je persiste et je signe: quelqu'un qui a purgé sa peine a droit à une réinsertion et un engagement militant". Sauf que c'est faux et qu’il a encore une dette envers la société.

    Besancenot a toutefois le souci de la préservation de l’image d’une LCR paisible qu’il a laborieusement construite de toutes pièces sur les plateaux de télévisions, quoique ses actions de rue la ternisse.
    Il rappelle donc ses "désaccords politiques" avec J.-M. Rouillan sur "la conception qu'il a de la lutte armée" et "sur l'opportunité de la faire". Après avoir assuré que Rouillan serait "clair sur le fait qu'il renonçait aux actions du passé", il semble bien que le p’tit postier est comme saisi d’un doute. "La LCR a toujours dénoncé les méthodes de l'Action directe", et "le NPA ne se bat pas pour la lutte armée", martèle-t-il. Le plus très jeune postier trentenaire, quoique certes imberbe, s’est quelque peu embourgeoisé sous l’influence d’un certain personnel de Flammarion et du fait que maintenant les trotskistes se reproduisent.

    Sorti de l’ombre, Alain Krivine, fondateur, gourou de la LCR et parrain du petit Olivier, rappelle que l'organisation trotskiste "avait totalement condamné l'assassinat de Georges Besse", un "acte terroriste". A quoi sert-il donc de la condamner, si c’est pour embaucher l’assassin ? Mais lui aussi se veut rassurant: ils ne sont pas trop de deux? en effet. "La ligne du NPA et celle d'Action Directe sont contradictoires". Allons bon !
    Tout comme les actes et les paroles de la LCR, ce qui est de mauvais augure pour le NPA…
    "Quant à ce que Rouillan dit aujourd'hui, c'est confus et demanderait discussion", souligne Alain Krivine. Et si de surcroît ils ne se comprennent pas, comment le pourrions-nous ?…
    "Pour le moment, insiste-t-il encore,
    le NPA n'a ni programme, ni statuts" mais "une fois qu'il existera en janvier [ainsi, en trois mois au NPA, on pourrait faire ce que n’a pas réussi Hollande en 11 ans ?... Ils sont forts ! ], on demandera à Rouillan d'être d'accord avec l'orientation du NPA". Sera-t-il libre de son choix démocratique ? "Alors, la balle est dans son camp", à lui de "décider s'il veut tourner la page". Krivine a de ces mots ! On aimerait ne plus entendre parler de ‘balles’ dans l’entourage du NPA… Une seule sera encore de trop.

    Krivine fait aussi Sa Cynique Majesté Royal
    Non , il ne fait pas son show au Zénith. Pas encore.
    Il dénonce seulement une campagne contre son parti: "il y a une crise fantastique et le NPA et Olivier ont le vent en poupe. C'est le moment où l'on ressort l'affaire Rouillan", qui "ne représente que lui-même et n'est pas un courant politique". Krivine n’a-t-il pas un peu l’impression que Rouillan s’est chargé lui-même de ressortir son affaire ? Et de saborder le NPA avant même qu'il ne prenne corps?
    Mais pour Christian Picquet, chef de file d'une tendance minoritaire à la LCR, le parti devrait tout de suite "dire de façon claire, nette et précise que Rouillan n'a rien à faire dans le NPA". "C'est la seule manière d'en terminer avec cette polémique qui cherche à nous nuire en nous assimilant à un groupe terroriste"... Les gens sont méchants !
    Y a du tirage de la contestation au NPA ! Une sorte de « campagne contre son parti », en interne…

    mercredi 27 août 2008

    Les trotskistes se dissimuleront derrière le masque anti-libéral

    Le Nouveau parti anticapitaliste fourre-tout révolutionnaire
    Alain Krivine était ravi !
    "C'est un beau succès, une étape est franchie dans la construction du Nouveau parti anticapitaliste", à l'université d'été de la LCR, parti qu'il a fondé il y a 40 ans et qui pourrait se dissoudre dans quelques mois dans une formation élargie, aux survivants d’Action Directe (AD), par exemple !
    "Je ne reconnais plus tout le monde, on me donne du vous, on m'appelle Monsieur!", s'exclame le leader trotskiste, "ravi" de voir qu'une bonne partie -environ 40%- des 1.350 participants à ce rendez-vous estival ne sont pas des militants LCR, mais attirés autour des fonds baptismaux ( !) du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dont la venue au jour est annoncée pour fin janvier 2009.
    "Le saut n'est pas seulement numérique, mais qualitatif", affirme M. Krivine, qui vient pourtant d’admettre qu’il ne connaît pas les curieux : "les participants viennent d'une autre culture, pour beaucoup ce sont des jeunes des banlieues".

    Le NPA, une mère porteuse ?
    Le vécu cruel des sondages 2006 en faveur de Désirdavenir Royal ne fait pas craindre à Olivier Besancenot que le soufflet ne s’effondre. Sa popularité passagère lui laisse encore croire qu’il est un atout majeur pour le nouveau parti. Il bat des mains : "Cette université d'été est un gros succès".
    Les journalistes stagiaires obtiennent sans problème des entretiens avec le postier : "Il y a deux échéances majeures pour nous: le lancement du NPA en janvier 2009 et les élections européennes en juin", explique-t-il. Ce qui n’est pas un scoop et ne justifie pas la présence des journalistes titulaires. "Sur les européennes, la discussion ne fait que débuter", mais "le nouveau parti a intérêt à présenter une liste" sous son propre nom, nom qui d'ailleurs n'a pas encore été choisi, NPA servant de sigle provisoire.

    La construction du nouveau parti s'appuie aussi sur l'offensive sociale qu'entend lancer la LCR dès la rentrée : "Nous n'attendrons pas 2012 pour résister, pour combattre et chercher à stopper la politique de Nicolas Sarkozy", lance-t-il lors d'un meeting en fin de soirée.
    "Nous creusons le même sillon: continuer à paraître [le paraître !] comme les opposants les plus efficaces à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef", et "faire apparaître une alternative politique crédible au gouvernement", dit-il, alors que le PS, aux yeux de l'organisation d'extrême gauche, se perd dans les méandres des débats parlementaires. Crédible, ce sera le plus difficile…

    La LCR, avec les Taliban
    Pour la LCR, c'est dans la rue que ça se passe, notamment sur la guerre en Afghanistan: "Nous proposons à toute la gauche de se voir au plus tôt pour organiser une manifestation et réclamer le retrait des troupes françaises d'Afghanistan", a lancé M. Besancenot, alors que selon un dernier sondage une majorité de Français (55%) est favorable à ce retrait, à la suite du sacrifice de soldats Français volontaires.
    La gauche, une fois encore, comme au temps de l’insurrection algérienne, se désolidarise des troupes françaises, à cette différence que les victimes ne sont pas des hommes du contingent.

    La rentrée sociale permanente, c’est la révolution permanente
    L'ex-candidat à la présidentielle prévoit une rentrée chaude: "La possibilité est réunie [français approximatif…] pour qu'objectivement on puisse remporter des victoires sociales" dit-il, oublieux de l’expérience de la rentrée sociale 2007 et décrivant une "exaspération sociale" des « travailleurs, travailleuses », des licenciements "en cascade", alors que "les marges de manoeuvre du gouvernement ont fondu". Il est persuadé que "les quatre prochaines années ne seront pas un long fleuve tranquille". Et la cinquième serait donc, comme par enchantement un ruisseau chantant?

    La petite bête les mangera tout crus
    C'est après le résultat honorable du postier à la présidentielle de 2007, à la faveur d’un PS éclaté et d’une candidature socialiste malencontreuse, que la formation trotskiste a décidé de revêtir un costume mieux coupé. Le risque est qu'il devienne un déguisement, un succédané de la LCR, tant ses responsables et ses militants aguerris dominent théoriquement et politiquement "les anonymes" qu'ils ont attirés, en dehors de certains syndicalistes et anciens communistes.
    "Mais la LCR ne nous étouffera pas, on est assez grande gueule", se vante le jeune ignorant Abdel, du comité NPA d'Avignon. "Dans les banlieues, les théories ne suffisent pas, il faut passer à l'action", prévient-il.

    Et Trotsky ?
    Mais d'ici la fin de l'université d'été mardi, les participants devront tout de même se soumettre à des séances imposées de ré-éducation en règle, au contact rugueux des théories de Marx, d'Engels et l'histoire du mouvement ouvrier. "Nous ne cachons pas nos origines", assure fièrement Alain Krivine. En attendant, il a jugé utile de le préciser…
    Et Trotsky, alors? Oublié ou çà va toujours de soi ?
    Peut-être que l'étude de la doctrine trotskiste a été remplacée par quelques séances d'approfondissement de la pensée de Michel Drücker...
    Et les cours de close combat et de combat de rue, on n'en parle pas ?
    Décidemment, on ne nous dit pas tout au NPA...

    lundi 30 juin 2008

    Besancenot s’acoquine avec le terroriste d’Action Directe, J.-Marc Rouillan

    Découverts, les meneurs trotskistes montent au créneau
    Invité samedi du journal de France 2 pour évoquer le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot a reconnu avoir rencontré Jean-Marc Rouillan, un ancien membre du groupe armé Action directe, à Marseille le 3 juin. La rencontre entre les deux révolutionnaires a eu lieu en marge d'un meeting animé par le gentil petit facteur people au double visage.

    Se refaire une virginité
    Le porte parole trotskiste était venu sur France Télévisions pour faire la promotion de ce nouveau parti de l’ombre. Sa première convention nationale du NPA (dont l’appellation ne se réclame pas du communisme ou de la révolution…) se tenait en effet le week-end dernier à La Plaine-Saint-Denis. Le NPA devrait se substituer à la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) dont l’image est aujourd’hui trop connotée et voir officiellement le jour début janvier 2009. Relooké, mais lourdement fardé, il sera tout aussi trompeur que le visage médiatique actuel de la LCR, tel qu’il s’est faussement exhibé chez Michel Drücker, déjà sur France Télévisions.

    Jean-Marc Rouillan, deux fois condamné pour assassinat
    Condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, pour les assassinats dans la période Mitterrand, du PDG de Renault Georges Besse, en 1986 et en 1985, de l'ingénieur général de l'armement René Audran (à droite), responsable des affaires internationales du Ministère de la Défense, le terroriste est aujourd'hui en semi-liberté.
    Extrêmement indulgent selon le cas, Besancenot a déclaré sur France 2 qu’après plus de vingt ans d'incarcération, les membres d'Action directe «ont purgé leur peine. La question qui se pose, pour eux comme pour beaucoup d'autres, c'est de savoir si les personnes qui ont subi une peine et qui ont vécu le système carcéral ont le droit de faire de la politique. Nous, on pense que oui». Le révolutionnaire est partisan de la liberté d’expression et du débat démocratique, mais fait les questions et les réponses : c’est plus sûr !

    Menace de rejet de la greffe du nouvel hymen
    Cette rencontre dérange aujourd'hui la direction de la LCR qui en a pourtant vus d’autres au cours de son histoire. En éclatant au grand jour ce week-end, ce contact révèle encore davantage le vrai visage d’Olivier Besancenot et pèse gravement sur la première réunion du NPA, qualifiée de «réussite» par ses organisateurs et où un millier de personnes issues de 300 collectifs originaires de toute la France ont participé. Toute la France, de Guilvinec, Carhaix ou Béziers, en passant par les pêcheurs et les viticulteurs ou par les facs ou les lycées, hier, et par les transporteurs de la FNTR, aujourd’hui.

    Alain Krivine en remet une couche
    Dimanche, dès le lendemain de la découverte du pot aux roses, le porte-parole historique de la LCR, Alain Krivine, qui fut candidat à la présidentielle de 1969 et de 1974, tentait à son tour de minimiser la portée de cette rencontre, qu'il qualifie de «non-événement». Circulez, il n’y a rien à voir : pour la transparence, vous vous trompez d‘adresse…
    Honnête, il rappela «avoir toujours combattu les thèses et les pratiques» d'Action directe. «Après, c'est vrai qu'avec le PCF et d'autres, nous nous sommes battus contre les conditions d'enfermement de Jean-Marc Rouillan ou encore de Nathalie Ménigon», dit-il. Mais «en aucun cas, poursuit Alain Krivine, Rouillan, s'il souhaite adhérer au NPA à titre individuel, ne représentera un courant politique». Il y a donc bien plus qu’une simple rencontre.


    Les trotskistes n’ont jamais autant communiqué
    Lorsque la LCR s’exprime autant, c’est qu’elle a beaucoup à dissimuler
    Surprise ! François Sabado, membre de la direction de la LCR, ne dit pas autre chose. François Sabado est aujourd'hui le mentor et l’âme damnée du pseudo-facteur. Toujours derrière le candidat de la LCR tout en s'en défendant, mais si fier de la montée de son poulain dans les sondages. Le dirigeant trotskiste aguerri avait repéré ce militant de Louviers (Eure) à une université d'été de la LCR en 1994. Le jeune Olivier faisait alors ses armes dans une tendance minoritaire, reprochant à la direction de l'organisation de n'être pas assez révolutionnaire. François Sabado poussera le trublion dans les pattes d'Alain Krivine, alors député européen, comme attaché parlementaire.
    «La LCR a toujours condamné les actions armées. Aujourd'hui, Rouillan a fait dix-huit ans de prison, il a payé. Donc, s'il veut faire de la politique à nos côtés, c'est qu'il a changé. [Le rapport de cause à effet est spécieux !] Surtout, il ne sera qu'un individu sur 10 000 !», explique-t-il. Il fallait le dire pour que ce soit vrai et rassurant. Sabado maîtrise, comme Krivine et Besancenot…
    Le bébé trotskiste est-il mort-né ?
    Cette affaire constitue une menace pour la démocratie et fait tache pour le lancement du futur NPA. Les tares des parents pourraient bien lui être fatales. Dimanche, devant la presse, Olivier Besancenot, qui se dit malgré tout «tranquille», comme Sa Cynique Majesté Royal qui en toutes circonstances se dit « sereine », s'est demandé pourquoi cette histoire, «vieille d'un mois», est ressortie ce week-end par «le jeu médiatique». Mais il assume ! «Si Rouillan veut rejoindre le NPA, c'est qu'il a radicalement changé», s'est-il défendu. Parce que la pureté trotskiste ne fait pas de doute, depuis l’ « opération catharsis » par l’entremise du grand prêtre rédempteur Drücker .
    Olivier Besancenot, que l'institut OpinionWay a placé «meilleur opposant » à Nicolas Sarkozy faisait meilleure figure dans l’opinion que Bertrand Delanoë et Marie-sEGOlène Royal, vient de commettre l’irréparable. Alain Krivine veut relativiser : «Rouillan a demandé à rencontrer Olivier. Olivier voit tout le monde. Point. N'y voyons pas autre chose !»

    Selon la gauche, le Président Sarkozy ne pourrait pas « voir tout le monde », ni le Lybien Mouammar Kadhafi ni le Syrien Bachar el-Assad.
    Mais Rouillan, quand il veut ?

    mardi 3 juin 2008

    La « pétaudière » socialiste fait le bonheur de Besancenot

    La polémique au PS sur le libéralisme fera-t-il monter le cours de la LCR
    Quand l’entourage de Bertrand Delanoë surnomme Sa Cynique Majesté Royal «"Che"golène» parce qu’elle «cite Jaurès quatorze fois par phrase et déclare le libéralisme incompatible avec le socialisme», le leader de la LCR se frotte les poings. Et lorsque l’ex-candidate assure que «le capitalisme détruit les hommes et les femmes. […] C’est ça, le libéralisme», il est prêt à déposer son dossier de retraite.
    A la LCR, on sait qu’en matière d’anticapitalisme et de référence au Che, la crédibilité de Besancenot n’a pas d’égal. Les trotskistes ne craignent pas un seul instant que les saillies «gauchistes» de Royal lui retirent des clients: avec ses grands coups de râteau à gauche elle va prendre une pelle de plus, vu sa crédibilité générale. Elle ne réussira, pensent-ils, qu’à conférer une légitimité supplémentaire au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), en cours de lancement par la Ligue.

    Pourtant, l’un des porte-parole de la vertueuse formation trotskiste s’irrite : «C’est l’hommage du vice à la vertu, ironise Alain Krivine. Ce faux débat sémantique discrédite encore plus le PS. Tout le monde sait qu’ils défendent tous les deux l’économie de profit ! Et qu’ils se font concurrence uniquement pour savoir lequel sera premier secrétaire et candidat en 2012Non content de relever dans beaucoup de déclarations des socialistes «un nouveau signe que le PS est obsédé par Olivier Besancenot», Alain Krivine se félicite qu’«ils se rendent comptent qu’une partie de la gauche se détache d’eux et se radicalise. Et ils ont peur que cet électorat ne se reporte plus sur eux».
    D'ailleurs, lundi, Julien Dray, porte-parole du PS, confirmait le constat dans Libération : «Si nous donnons le sentiment de laisser tomber le drapeau, d’autres, comme Olivier Besancenot, se chargeront de le ramasser.»
    Une analyse reprise par Razzye Hammadi, membre de l’aile gauche du PS : «A chaque fois qu’on papillonne et qu’on laisse Besancenot s’exprimer sur l’essentiel- la répartition capital-travail, l’investissement public et la défense des salariés -, cela ne peut que lui profiter !» Son courant, le NPS, espère lui aussi engranger sur l’antilibéralisme au sein du PS. Pour Razzye Hammadi, la sociologie uniforme et notabilisée du PS l’empêche de contrer «la synthèse politique et culturelle que Besancenot est en train de réussir entre les jeunes des quartiers populaires et les déçus de la gauche de gouvernement appartenant aux catégories populaires».
    Le NPA en gestation donne donc bien des nausées au PS. Selon une note interne à la LCR, qui circule chez les dirigeants socialistes et que Libération diffuse, «la première phase du processus de lancement du NPA est un succès». La grossesse arrivera à terme! Les socialistes ont la désagréable surprise de relever que «les points forts [du NPA] sont sur les lieux où le PS est implanté à l’ancienne : Seine-Maritime, Pas-de-Calais, Bouches-du-Rhône, région toulousaine». Il y a de la rumba dans l’air. «Révélateur de notre non-évolution/notabilisation» maugrée un cadre socialiste.

    Le PS s’est tellement investi dans son opposition systématique au pouvoir, qu’il n’a pas vu venir la LCR sur sa gauche. Grâce à l'amère Royal et à sa polémique sur le libéralisme, Besancenot apparaît soudain comme le troisième homme et un parti de "perturbés".... «C’est vers le NPA que beaucoup de militants de gauche, perturbés, se tournent. Et pas vers le PCF. Le jeu s’est polarisé entre Royal, Delanoë et Besancenot» , constate l’antilibérale Clémentine Autain (née en 1973 à Saint-Cloud, Hauts-de-Seine) qui n’a jamais su plus où elle habite. L’apparentée PCF est-elle disposée à une co-location avec la LCR ? «l’enjeu est de savoir si le NPA est prêt à s’ouvrir à d’autres sensibilités ou cultivera son pré carré d’extrême gauche». Son père, le chanteur Yvan Dautin (né Yvan Autain) , ne fut-il pas militant à la fois anarchiste et trotskiste ?...

    mardi 13 mai 2008

    Besancenot, nouvel emballage, donc nouveau produit ?

    Le facteur trotskiste livre à domicile
    Le démarcheur de la LCR, Olivier Besancenot, s’est payé la vitrine de l'émission "Vivement dimanche" sur France 2 pour promouvoir ses produits révolutionnaires et ses animations sociales. L’opération marketing avait été annoncée plusieurs semaines à l’avance, comme pour la sortie d’un film ou le lancement d’un nouveau produit. La LCR retoquée nous a en fait présenté son nouveau conditionnement.
    Au Salon de l’auto, les constructeurs aguichent avec des filles avenantes. En revanche, les destructeurs de la LCR nous ont proposé dimanche le plus sortable d’entre eux, le plus sournois mais le plus vendeur, puisque la plus belle fille ne peut offrir que ce qu’elle a. La LCR a donc uni le dernier rejeton de sa nouvelle génération de révolutionnaires au gendre le plus convoité du PAF, devant la famille des travailleurs, travailleuses, serrés sur le divan de velours rouge sang.
    La participation du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à une émission "people" a suscité de nombreuses critiques à l'extrême gauche, d'autant que le Nouvel Observateur lui a récemment consacré sa "une" et l'Express cinq pages. Bienvenue au COM, le club des Oubliés des Media: l’amère Royal et Bayrou sont déjà membres.
    Olivier Besancenot, 34 ans, s'est toutefois félicité d’avoir réussi à s’infiltrer dans la place, suite aux pressions de ses militants journalistes et techniciens. Les intermittents du spectacle doivent interrompre les spectacles, mais la LCR a des moyens plus 'soft' d’intervention sur les chaînes de France Télévisions. FO, la CGT, la CFE-CGT, la CFDT, mais aussi l’UNSA et SUD, tous les syndicats de gauche, doivent composer avec leurs propres trotskistes. C’est ainsi que la LCR a dépêché son porte-parole dans l’anti-chambre du capitalisme. Avec le temps, attendez-vous au buzz de sa visite à TF1 !


    Besancenot nous a fait le boniment
    La révolution en dentelle ?
    "La révolution, ce n'est pas une flaque de sang à chaque coin de rue", a expliqué sur le plateau de Michel Drucker le brave petit postier anticapitaliste maquillé en ado imberbe et cool.
    C’est simple à l’emploi et sans danger.
    "On est un paquet à dire simplement qu'il faudrait changer le monde", a assuré le petit livreur de colis à La Poste. Un colis piégé ?
    Il a bien profité de la possibilité qui lui était donnée de "s'adresser à des millions de personnes", qualifiant de "tempête dans un verre d'eau" les réactions véhémentes autour de sa présence sur France 2. Déjà un premier point qui n’est pas ouvert au débat…
    Certains soulignent à ce propos que France Télévisions, comme l'ensemble de la profession, ne fait pas mystère de sa sensibilité politique très marquée à gauche, avec une mention spéciale pour France 2 et France Inter ex-aequo avec France Info. Au nom de l'équité, Le Pen devrait donc à son tour bientôt bénéficier du même traitement de faveur ! Après tout, ils sont aussi "un paquet" au FN! Et c'est fini aussi la fumée à chaque coin de cheminée.
    En franche camarade, Arlette Laguiller, la tempêtueuse porte-parole de LO (Lutte Ouvrière), qui tenait au même moment sa fête annuelle, a bu dans le verre d'eau de Besancenot et approuvé la décision de son "rival" (ils ont tout de même liste commune au Parlement européen) en soulignant avoir elle-même participé à "Vivement dimanche" il y a dix ans. C’est tout dire sur la fraîcheur du produit…
    "Je crois que ce n'est pas une émission people, c'est une émission tout simplement populaire", a insisté sur LCI la « people » trotskiste, copine de Madame de Fontenay…. Populaire, mais pas populiste, attention !
    Avec un score de 4,08% des voix, Olivier Besancenot est le seul parmi les candidats de la "gauche de la gauche" à avoir profité de l’effet repoussoir de Sa Cynique Majesté Royal à la présidentielle de 2007. Depuis, sa cote va bien au-delà de la LCR puisque du vide politique il émerge en troisième position des personnalités de gauche les plus populaires dans le baromètre Ifop/Paris-Match. Même Bayrou croyait que c’était lui …

    Le PS en prend ombrage et son apparition miraculeuse sur le plateau du bienheureux Drücker, comme la Vierge dans la grotte, est vécu comme un coup bas contre les socialistes. Christiane Taubira, radicale à plus d’un titre, réclame pour lui un procès en béatification : "On voit bien la résonance de son discours, s'il te plaît, je t'en prie, continue à parler", s'est exclamée pendant l'émission la députée de Guyane, qui prédit un grand avenir politique au facteur de Neuilly. Nous pouvons maintenant établir le lien avec les dévotions péninsulaires de l’amère Royal dans une sombre église florentine (Lire PaSiDupes: Florence)

    Comme tous les trotskistes, Besancenot, comme l'amère Royal, est très jaloux de sa vie privée. Les journalistes dévoués à sa cause rappelent qu’il vient de porter plainte contre X pour avoir fait l'objet d'une surveillance illégale pendant plusieurs mois. Tout cela pour accréditer l’idée qu’il ne serait pas un ‘people’. En gage de cohérence et de sincérité, il a fait toutefois une entorse à la règle du secret révolutionnaire.
    Les révolutionnaires ‘people’ font maintenant des concessions au capitalisme…
    Les téléspectateurs l'ont ainsi vu en train de jouer au foot, arpenter son quartier ou se rendre dans un club de boxe. A quand un tee-shirt à son effigie ? Un cigare à la bouche ? Sur son lit de mort ? "C'est comme si on voyait Zitrone interviewer Che Guevara", s'est d’ailleurs amusé le comique noir de couleur Thomas Ngijol en évoquant sur le plateau de "Vivement dimanche" la confrontation connivence Drucker-Besancenot.
    N’achetez pas Paris Match : la France entière a pu également entendre le professeur d'allemand qui l'a initié à la révolution, son "pote" Kamel de la Poste et le rappeur Joey Starr. Et sa nourrice, elle a refusé ?
    Outre le témoignage d'ouvrières et de personnalités de gauche, le public a pu entendre les chansons préférées d'"Olivier" (!)- "Les mains d'or" de Bernard Lavilliers ou "Dans la Jungle ou dans le zoo" de Jean Ferrat. Pas assez bien, Mireille Mathieu ? En tous les cas, des goûts très peu ouverts : pas très rap, tout ça. J’entends d’ici les quartiers qui grondent : « il nous a trahis, le bouffon ! »
    Michel Drucker, qui avait déjà invité Arlette Laguiller et Daniel Cohn-Bendit, estime que le passage de l'ex-candidat à la présidentielle à son émission marquera son parcours politique. " Il connaît bien la télévision et sait très bien la manier", a-t-il insinué.
    Toutefois, Olivier Besancenot a assuré qu'il ne se vivait pas comme "l'éternel candidat" du mouvement à la présidentielle et Alain Krivine, figure historique à la retraite du bureau de la LCR, a confirmé qu'il avait dû le pousser à se présenter une deuxième fois en 2007. le travail des enfants n'est donc pas interdit en France ? Ils n’avaient pourtant que l’embarras du choix. N’assurait-il pas : "On est un paquet » !

    Voilà pour le conditionnement : ne pas ouvrir le paquet piégé !
    La direction du mouvement trotskyste voudrait exploiter de la notoriété grandissante du petit travailleur à 1000 euros pour favoriser le lancement d'un nouveau parti anticapitaliste qui devrait voir le jour fin 2008 ou début 2009.
    Ce parti a vocation à "rassembler par le bas" toutes les forces anticapitalistes mais des antilibéraux comme Clémentine Autain (app. PCF) craignent qu'il ne s'agisse "d'une LCR élargie et relookée." La France d'en-bas de J.-P. Raffarin a fait des émules.
    Se démarquant de la travailleuse populaire du trottoir d’en-face, la LCR entre en cure de rajeunissement pour mieux racoler. "Soit Besancenot veut devenir comme Arlette (Laguiller), une icône populaire, fidèle à la pureté [ !] révolutionnaire (...), soit il construit un mouvement politique plus large, capable de rivaliser avec le PS", dit-elle dans le Journal du dimanche. La gagneuse du PCF fait des heures sup…

    Au boneto de la LCR
    Les trois cartes de ce jeu de rue pour escroquer les gogos sont:

    - Olivier Besancenot (1974, d’abord militant à SOS Racisme, puis à la JCR, puis facteur adhérent à SUD-PTT, licencié d'histoire, gagne 1000€/mois);
    - Alain Krivine (à gauche -1941, emprisonné pour ses activités subversives de Mai 68),
    - et Roseline Vachetta (à droite -1951,députée européen, élue sur la liste des ‘frères’ LO – LCR).

    Croyez-vous que les deux derniers feraient recette?

    vendredi 25 avril 2008

    Rénovation au PS : les socialistes abandonnent la révolution pour la rumeur

    Manipulation et mauvaise foi ne sont plus révolutionnaires ?
    La violence intellectuelle contre la violence révolutionnaire
    «Qui sommes-nous? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? » « Dans quel état j’erre ? » Graves questions auxquelles les socialistes ont répondu l’autre matin en présentant le texte définissant leur identité au XXIe siècle.

    Le député européen Henri Weber et les secrétaires nationaux Alain Bergounioux et Béatrice Marre (voir ci-dessous leurs biographies en bref par PaSiDupes) ont dévoilé cette « Déclaration de principes », la cinquième depuis 1905 rue de Solferino Composée de 21 articles, elle pourra être amendée par les militants avant l'adoption finale lors de la convention nationale du 14 juin. Y ont également travaillé : Nicole Bricq, Christophe Caresche, Géraud Guibert, Eric Loiselet, Philippe Plisson, Bruno Rebelle et Thierry Wahl. (cf. Pôle écologique du PS : Alain Bergougnoux est animateur de la commission chargée de cette réflexion au sein du PS )

    La principale évolution est la prise en compte de la sauvegarde de la planète et surtout l'abandon clair et net de toute référence à un objectif révolutionnaire. Le PS se définit désormais comme réformiste et se déclare favorable à l'économie de marché, mais pas n'importe laquelle : « Une économie sociale et écologique de marché. » Hormis les réserves de Jean-Luc Mélenchon sur l'Europe, le texte est le résultat d'un consensus entre toutes les sensibilités du parti. De quoi respirer (un peu) avant le congrès de novembre.

    Entretien (Le Parisien du mardi 22 avril 2008 )
    En quoi était-ce important de redéfinir les principes du PS ?
    Henri Weber, député européen PS. Nous sommes entrés dans un siècle nouveau et les conditions de notre action ont profondément changé. Les entreprises et les marchés se sont mondialisés et la puissance du capitalisme financier rend l'économie mondiale plus inégalitaire et plus instable. Les pays émergents ont décollé et sont à la fois pour nous d'immenses marchés et de redoutables concurrents. Il fallait redire ce qu'est être socialiste au XXI e siècle.

    « Rénovation à tous les étages »

    Le terme révolutionnaire disparaît. La révolution, c'est fini ?
    Plus personne en France, même pas Olivier Besancenot, ne propose de s'emparer du pouvoir par la violence des armes. Dans une démocratie avancée comme la France, la transformation sociale passe par la conviction, la conquête de la majorité et l'accumulation des réformes, non par la révolution.

    Une des nouveautés est la défense de la planète...
    Nous avons intégré l'apport de l'écologie politique à notre programme. C'est-à-dire un développement respectueux de l'écosystème, soucieux des intérêts des générations futures.

    Quel est le modèle européen du PS ?
    Les expériences qui nous intéressent le plus sont celles des socialistes scandinaves, notamment suédois. Car ils ont réussi à inventer de nouvelles modalités d'action pour poursuivre l'objectif traditionnel des socialistes : plein-emploi, garantie contre tous les risques sociaux, augmentation du pouvoir d'achat, accès du plus grand nombre à l'éducation et à la culture...

    Il y a eu consensus autour de ce texte, mais au congrès cette union ne risque-t-elle pas de voler en éclats ?
    Ce congrès ne doit pas être le moment de l'affrontement entre les présidentiables du PS pour la désignation de l'un d'entre eux. Cette question doit venir en 2010. Ce congrès doit être celui de la reconstruction et doit mobiliser le PS pour sa rénovation à tous les étages.

    Henri Weber, qui êtes-vous ?
    Ce membre du PS depuis 1986 est né en1944 au Tadjikistan et si on voit qu’il est parti de loin pour arriver au Bureau national socialiste, on ignore parfois que pour lui le chemin le plus court n’est pas le meilleur.
    Ce docteur en philosophie et en science politique a d’abord été membre de l'UEC (Union des Etudiants Communistes) et du PCF, dont il s’est rapidement fait exclure (1965) avec notamment … Alain Krivine, le gourou du pseudo-facteur Besancenot. Mais le désordre de 1968 est une chance pour Krivine et lui, qui deviennent des leaders du mouvement de Mai 68. Weber est l'un des co-fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), avec Krivine et Daniel Bensaïd (lequel est professeur de philosophie à l’université Paris VIII, un des principaux théoriciens de la LCR et un dirigeant du Secrétariat unifié pabliste auquel la LCR est affiliée). Weber fut de 1968 à 1976 directeur de l’hebdomadaire et de la revue trotskistes.
    Entre 1981 et 1986, il se consacre à ses recherches et à sa famille. Laurent Fabius, dont il est encore aujourd'hui un des proches, le dévoiera pour le faire conseiller technique dans son cabinet, président de l'Assemblée nationale (1988–1991). Il entrera au cabinet de Martin Malvy (qui était Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement auprès du Premier Ministre Bérégovoy), Porte-parole du gouvernement), puis de Louis Mermaz jusqu'en 1993 ( ministre chargé des relations avec le Parlement).
    Au PS, il a été membre du secrétariat national (1993-2003), chargé de l'Education Nationale jusqu'en 1995, puis de la culture et des médias et de la formation jusqu'en 2003 et à nouveau depuis 2005. Membre du Secrétariat du PS, chargé de la formation et de l'université permanente des cadres fédéraux, il est Fabiusien.

    «Il faut faire l’Europe et faire de l’Europe la première démocratie économique et sociale du monde, creuset d’une haute civilisation et levier d’une autre mondialisation » « La France ne sait plus rêver et ne fait plus rêver. Il y a trois types de personnes qui ne rêvent pas : les vieux, les désespérés et le dépressifs. La France est vieille, désespérée et dépressive. » Henri Weber

    Alain Bergounioux, qui êtes-vous ?
    Historien, professeur à l'Ecole normale supérieure, inspecteur général de l’Éducation nationale, président de l’OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste), militant socialiste strauss-kahnien, il est membre des organismes centraux du PS depuis 1993, dont secrétaire national aux études du PS, historien du PS
    Il fut un temps à la CGT-FO, comme Arlette Laguiller (Fédération syndicaliste des travailleurs des PTT)


    Béatrice Marre, qui êtes-vous ?
    Née en1952 à Paris, (IEP Paris, licence ès sciences économiques et sociologie, DEUG de psychologie), ancienne chef de cabinet de François Mitterrand (1988-1995), elle était député PS de l’Oise(1997-2002) et avait pour assistante parlementaire, Najat Belkacem, porte-parole de Désirdavenir Royal.
    Elle a migré de l'Oise à l’Aveyron (Millau) et régressé de maire à conseillère municipale.

    jeudi 17 avril 2008

    PS perturbé par l’échec du socialiste Veltroni en Italie

    La gauche du PS française se croit confortée contre Royal
    Bayrou se sort encore pas vainqueur des élections italiennes non plus.
    Les enseignements tirés de la défaite de Walter Veltroni en Italie par les différentes composantes du PS et la gauche française, visent à conforter les options de son aile gauche: échec de la stratégie de centre gauche, "exemple à ne pas suivre" ou premier jalon de victoires futures.
    A la tête du nouveau Parti démocrate rassemblant des anciens communistes et des ex-centristes catholiques, Walter Veltroni a rompu avec la tradition italienne de coalitions et rejeté l'alliance avec la gauche radicale (communistes et Verts). Sa défaite sans appel face à Silvio Berlusconi va de pair avec une débâcle de la gauche radicale exclue du Parlement.

    Les bavards socialistes y vont de leurs commentaires.
    Au risque d'aggraver le malaise.
    Les proches de Marie-sEGOlène Royal - qui s’était marquée en soutien des choix de Walter Veltroni en lui rendant visite et a plaidé en France pour des alliances identiques avec les centristes – campent obstinément sur leur ligne: le leader italien a "courageusement rompu une alliance complexe et confuse" qui avait fait tomber Prodi qui avait, "il a donné un sens au centre gauche italien", il est "resté fidèle à des valeurs que nous partageons" et "incarne l'avenir de l'Italie", s'enthousiasme le sinistre Jean-Louis Bianco. Faut-il rappeler à l’enthousiaste Bianco, le chevalier à la triste figure, que Prodi avait fait le déplacement pour s’afficher avec Sa Cynique Majesté Royal en mal de légitimité pendant la campagne présidentielle? "La leçon à tirer: il faut se préparer longtemps à l'avance et Walter Veltroni n'a peut-être pas eu suffisamment de temps", ajoute-t-il. Qu’ils prennent tout leur temps et la France ne s’en portera que mieux. Il est pitoyable que Désirdavenir se fasse aussi discrète après sa condamnation pour non-paiement de ses collaboratrices et qu'elle envoie ses larbins épaissir le trait de la défaite des camarades socialistes italiens: elle a vite fait d'oublier ses soutiens dans le malheur. Tant de courage et de fidélité inspirent le respect!

    Un autre poissard et prétendant au trône de Flamby 1er essaie de s’enthousiasmer à son tour. Le maire de Paris Bertrand Delanoë, venu à Rome la semaine dernière soutenir son "ami" ex-maire de la capitale italienne, ne partage pas la défaite de sa victime italienne. Il avait pourtant loué alors son projet, "celui d'une Italie du XXIe siècle". Mais, cet autre ami fidèle marque ses distances: il s'était bien gardé de proposer les mêmes alliances: les deux pays ont "une histoire politique différente". Allez savoir pourquoi !

    Même analyse subjective du strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadèlis: "la situation italienne n'est absolument pas transposable en France, compte tenu des différences des modes de scrutin", espère-t-il, - proportionnelle de l'autre côté des Alpes, majoritaire à deux tours de ce côté. Le PS doit maintenir la stratégie du "rassemblement de la gauche". Bayrou n'est pas près de monter au balcon du PS... "La division est le coupable dans la défaite de Veltroni". Le résultat est pourtant le même pour le PS en France où les divisions avec le PCF et son arrogance envers les Verts ont produit les mêmes effets.

    Le député Henri Emmanuelli, figure de la gauche du PS, est tout aussi convaincant. "La formule Veltroni d'appel au centre a échoué" et "je continue de penser qu'un rassemblement qui n'inclut pas toute la gauche est voué à l'échec". Allons, Riton, les gauches auraient-elles voté pour Sarkozy sans qu’on le sache, plutôt que pour Royal ?

    Jean-Luc Mélenchon, également à gauche du PS et prétendant au poste de premier secrétaire du PS, ne mâche pas ses mots: "Veltroni qui paradait sur les estrades en expliquant que le clivage gauche-droite est dépassé et que lui-même est seulement réformiste a réussi son opération: il a rayé de la carte la gauche!". Pense-t-il par analogie que Royal a réussi le même exploit ?

    Pour le PCF, l'affaire est entendue: "c'est la preuve de l'échec de la stratégie de rassemblement du centre gauche", affirme Olivier Dartigolles, son porte-parole (à défaut de la Première secrétaire Marie-George), qui reproche au Parti démocrate italien "sa campagne très marquée au centre". Faut-il comprendre que les critiques adressées au PS italien visent aussi bien le PS français ? On va vers un réchauffement…

    Chez les Verts, Jean-Louis Roumégas, encore un porte-parole, enfonce le même clou et juge aussi que l'abandon de la gauche radicale "ne marche pas": "la stratégie de rassemblement de toute la gauche est plus efficace en terme électoral" qu'un glissement "vers le centre, qui laisse de côté une partie importante de la gauche". Une partie importante ? Il n’a pas fait les comptes et que ce soit le PS ou les autres gauches, il y a des partis qui ne savent pas compter.

    Les anti-libéraux ont aussi leur mot à dire. Le trotskiste Besancenot ne veut pas être associé à la défaite de la gauche italienne et c’est Alain Krivine, leader historique de la LCR, qui s’y colle et, lapidaire, hausse le ton: "C'est l'illustration de ce qu'il ne faut pas faire". Après coup, il accuse enfin "Toutes les formations de la gauche gouvernementale italienne portent la responsabilité de la victoire de Berlusconi", accuse celui qui veut fonder en France un parti anti-capitaliste excluant toute alliance avec la gauche gouvernementale. La LCR en France n’est donc jamais coupable de rien puisqu’elle n’appartient pas à « la gauche gouvernementale » Confortable ? Et courageux aussi.

    Bayrou doit se sentir bien seul et toujours plus injustement mal aimé de tous. Mieux vaut être seul que mal accompagné…