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vendredi 13 mars 2009

Démissions au PS : aprés André Valini, Mireille Le Corre

La direction nationale du PS se déplume

L’onde de la contes-
tation
menée par Gérard Collomb, maire PS de Lyon (ici à gauche, avec J.-N. Guérini), autour des listes de candidatures pour les élections europé-
ennes se propage de la base jusqu’à la direction du parti socialiste.

Le PS a enregistré plusieurs défections, avant que les militants socialistes ne se soient prononcés sur la composition des listes électorales présentées par la direction nationale pour les Européennes de juin prochain.
Après André Vallini (à droite), qui était chargé des questions de justice, un deuxième membre du secrétariat national nommé par Martine Aubry a quitté la direction.

La 1ère secrétaire fédérale de l'Yonne et secrétaire nationale en charge de la santé, Mireille Le Corre, vient de démissionner. Première secrétaire fédérale de l’Yonne (courant Hamon), cette jeune dirigeante (32 ans) avait refusé de signer l’appel des 75 secrétaires fédéraux incitant à voter en faveur des listes constituées pour les Européennes. Informée par la direction que cette option était incompatible avec ses responsabilités au secrétariat national, elle a préféré anticiper la sanction d’une exclusion. Elle a en conséquence annoncé jeudi 12 mars qu’elle démissionne de ses fonctions.

Mireille Le Corre explique qu’elle appelle à voter contre la liste présentée dans la grande région Est "au nom de la rénovation et de l’éthique politique". “Il est parfois nécessaire de voter contre, quand on a la conviction profonde que son vote doit être en conformité avec les valeurs et pratiques que l’on espère pour l’organisation elle-même” explique-t-elle dans un communiqué publié jeudi midi.

En fait, la conseillère générale de l’Yonne entend particu-
lièrement marquer
sa désap-
probation face à la candidature
- en position éligible sur la liste de l’Est - d’une favorite Royal, Aurélie Filipetti
, qui, bien qu'elle soit du cru, s’apprêtait à abandonner son mandat de députée
, sur le site industriel et syndical à risques de Gandrange, et cherchait un point de chute.
Avec la complicité de la Ch’tite Aubry, Sa Cynique Majesté Royal évite ainsi à sa protégée l’éjection de son siège à l’Assemblée Nationale et un parachutage en zone inhospitalière.

A.Filipetti a d'ailleurs d'autres chats noirs à fouetter.
Elle poursuit en effet son compagnon en justice: le médiatique Thomas Piketty, économiste et professeur socialiste de 37 ans, fait l'objet d'une plainte pour «violences entre conjoints» émanant de sa compagne. (lien Libération)

Mireille Le Corre assure que son coup de sang “n’est pas à mettre sur le compte d’une déception personnelle“. Cette énarque spécialiste des questions sociales est pourtant blessée que sa candidature n’ait pas été retenue par les siens et elle se sent donc trahie par son chef de rang, le Don Juan de l'auberge espagnole socialiste, un coeur à prendre. Proche de Benoît Hamon, elle a été victime d’un arbitrage interne de la motion C qui l’a évincée au profit d’un rival de la motion C. Une histoire de C...

Liêm Hoang Ngoc, un mignon de Benoît Hamon (ci-contre), était l’occasion de hisser la diversité jaune en deuxième position sur la liste de la région Est.
Liêm Hoang-Ngoc (ci-contre) , né en décembre 1964 à Saïgon, Viet-Nam, est un économiste français, maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et du CNRS.
Proche de Riton Emmanuelli, il est secrétaire général du club Nouveau Monde (PS) et membre du conseil national du Parti socialiste depuis 2003.
Il fait également partie du club de pensée « La forge », initié par Noël Mamère et Benoît Hamon et du conseil scientifique d'ATTAC.

jeudi 8 janvier 2009

Relance anti-crise : Eric Woerth riposte à Martine Aubry

L’angle d’attaque obtus des socialistes
Le cheval de bataille de la première secrétaire du PS est le plan de relance anti-crise du gouvernement : Martine Aubry a attaqué celui-ci mercredi sur la stratégie à développer.

Le PS se veut "opposant ardent" à la politique de Nicolas Sarkozy, qu'elle juge "pas sérieux"
Le ministre du Budget Eric Woerth a combattu les arguments lancés le matin même contre le plan du gouvernement par la maire de Lille. La Ch’tite Aubry n’a pas pu choisir la voie parlementaire, puisqu'elle n'est pas plus députée que Sa Cynique Majesté Royal...

> Mme Aubry a estimé sur RTL que le plan français "n'est pas sérieux" pour la simple raison que sa référence, "l'Allemagne, annonce un plan de 50 milliards". La brillante première secrétaire du PS n'a rien de mieux à prposer que de faire comme les autres, les pays voisins... "Les pays qui nous entourent sont déjà - et nous regardent un peu comme des 'moutons noirs' - dans des relances à court terme, massives et marchant sur les deux pieds: consommation et investissement".
La première secrétaire doit présenter le 20 janvier son "contre-plan". Déjà, le PS a annoncé qu'il voterait contre le paquet dévoilé par le chef de l'Etat à Douai le 4 décembre, y voyant un plan "unijambiste" misant tout sur l'investissement et la trésorerie des entreprises et oubliant le pouvoir d'achat.

>
Le PS n’a donc pas tiré la leçon de la période Mauroy, sous la présidence de Mitterrand, lorsqu’en 1981 la relance par la consommation avait été catastrophique et que le gouvernement socialiste avait échappé de peu à la tutelle du FMI.
On constate donc aussi que la Mamie Nova des socialistes n’a pas de propositions adaptées à la situation, mais seulement de vieilles recettes de grand-mère dépassée par les événements. Le "mouton rose" socialiste ne fait que suivre, imiter et se jeter dans le premier précipice venu.

La majorité remonte les bretelles du PS

"J'entendais ce matin la première secrétaire du Parti socialiste dire que nous étions le 'mouton noir de l'Europe'. Comment franchement peut-on dire cela?", s’est étonné E. Woerth, en présentant le plan chiffré à 26 milliards d'euros, devant une vingtaine de députés seulement.
"La France est, avec le Royaume Uni, à l'initiative du plan de relance européen, le président de la République en particulier. La France a pris avec une rapidité exemplaire les mesures nécessaires", a observé le ministre.

"Notre politique budgétaire marche bien sur deux jambes", a rectifié E. Woerth. Le ministre a en effet rappelé que "d'autres mesures ont déjà été prises par le gouvernement", sans délai, pour "le soutien de l'activité et notamment des revenus et de la consommation", citant la "revalorisation des prestations sociales, particulièrement fortes en 2009".


  • Autre expert en matière de budget à l'UMP, Gilles Carrez a pour sa part renvoyé dans les cordes le perfide Henri Emmanuelli.

    >
    G. Carrez a en effet cité 1981 pour souligner les dangers d'une politique de relance comme celle voulue par Mauroy, appliquée par Riton Emmanuelli et axée sur la seule consommation.

    G. Carrez a rafraîchi la mémoire des socialistes
    Après 1981, "nous avons multiplié les dévaluations. Il a fallu [que les socialistes] suppli[ent] l'Arabie Saoudite de nous prêter de l'argent. Nous avons frôlé la tutelle du FMI. Tout cela pour engendrer la maladie des déficits publics dont nous souffrons depuis trente ans"

    > Il a également évoqué la politique de rigueur socialiste de 1983.
    Le député UMP a expliqué au PS comme à la presse militante que "tout le dispositif concentré sur la consommation ne favorisait que les importations". Et le déficit budgétaire.

    > Avec l’honnêteté qui le caractérise, l'ex-secrétaire d'Etat au Budget de François Mitterrand entre 1983 et 1986, Henri Emmanuelli, a risqué une riposte révélatrice de sa capacité à masquer les retombées de ses propres choix budgétaires. L’intervention du chef de file de la gauche du PS révèle d’ailleurs sa mauvaise foi et sa pleine conscience que son passage a eu pour conséquence que "les pointes de déficit public dans ce pays ont correspondu à la présence d'un ministre de droite à Bercy", à la suite de la période socialiste.

    > Gilles Carrez a envisagé un coup de pouce social
    "Une enveloppe supplémentaire d'un milliard d'euros" est annoncée en faveur des ménages modestes dans le cadre du plan de relance, à travers
    - la prime pour l'emploi,
    - le Revenu de solidarité active (RSA)
    - et des allocations logement.

    Suite des opérations
    Après ce débat très politique aux limites, l'examen des amendements devrait commencer jeudi, avant un vote mardi 13 janvier et une navette au Sénat.
  • mercredi 31 décembre 2008

    Avec 5 points d’avance, Sarkozy serait "le moins légitime", selon le PS

    Be-noix Hamon casse le Président
    A 42 ans, Benoît Hamon, porte parole du PS à la place de Julien Dray, a jugé mercredi soir, à l'issue de l'allocution de voeux du président Nicolas Sarkozy, que ce dernier était "le moins légitime" et "le moins capable" pour rassembler les Français.

    Situons un peu BB Hamon

    >
    Rappelons que ce député européen (par la volonté de Yoyo Jospin) fut partisan du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen...
    > Soulignons qu’un temps animateur de Nouvelle Gauche, il fut co-fondateur du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), avec Arnaud Montebourg passé chez Aubry et Vincent Peillon, passé à Sa Cynique Majesté Royal, tandis qu’il passait lui-même à un troisième courant animé à l’aile gauche du PS par Riton Emmanuelli...
    > Celui qui fit ses premières armes dans la rue à 18 ans, en manifestant en 1986 contre le projet de loi du ministre de l'enseignement Alain Devaquet (normalien, agrégé de chimie et docteur ès-sciences, aujourd’hui professeur de chimie à l'université et à l'École polytechnique), est détenteur d’une licence d’histoire (bac +3).
    On comprend donc aisément que Be-noix Hamon est moins apte à proposer qu’à polémiquer.

    Les socialistes ne sont pas décidés à changer

    > BB Hamon explique que pour 2009, le chef de l'Etat a affirmé que la crise allait "nous obliger à changer, pour dire immédiatement qu'il ne changera rien à la politique du gouvernement", citant santé, lycées, collectivités locales.
    > Assurant que "les choix politiques du gouvernement ont aggravé les conséquences de la crise", Hamon s'étonne que "pas une seconde M. Sarkozy n'ait évoqué le pouvoir d'achat".
    > "Il en a appelé à l'effort de tous, mais à nos yeux il est le moins légitime pour rassembler, car il ne met pas en cause le bouclier fiscal; il en est le moins capable, car il ne cesse de dresser les catégories les unes contre les autres". Dixit Hamon, dont les propos sont particulièrement rassembleurs !

    L’intarissable bavard du PS a pointé un "silence assourdissant du chef de l'Etat sur "les plans sociaux qui se multiplient, notamment dans des entreprises profitables qui licencient". Lui-même par ailleurs, avec ses amis du PCF, réclame pourtant plus de mesures...
    "Comme d'habitude, il n'est jamais aussi à l'aise que quand il faut se décerner des palmes", a commenté l'eurodéputé.

    Situation réelle et catastrophisme

    Et voilà que ce licencié d'histoire porte un jugement d'expert sur la récession économique ...
    "Ce silence et ce refus du président de voir la situation réelle et concrète des Français en face sont très inquiétants en situation de crise", ajoute encore Hamon.

    C'est le tour ensuite de la situation politique
    "Les mots du président, qui ont quelque temps maintenu l'illusion, ne cacheront pas, en temps de crise le caractère régressif du projet politique" du gouvernement, a-t-il estimé.

    Et pourquoi pas les affaires étrangères...
    Quant à la visite du Président Sarkozy au Proche-Orient, le responsable socialiste juge "bien qu'il aille sur place: il est dans son rôle: il avait consacré beaucoup d'énergie à Tbilissi. Il est assez normal qu'il en consacre autant à Gaza".

    Hamon consacre beaucoup d’énergie au dénigrement.

    Chacun dans son registre et selon ses moyens.

    lundi 29 septembre 2008

    Royal en concert : stupeur de la classe politique et des Français

    Désirdavenir Royal suscite l'ironie à droite comme à gauche
    Sa Cynique Majesté Royal en concert samedi soir à Paris a sidéré le pays.
    Au Zénith, la candidate battue de cinq points à la présidentielle a réuni quelques milliers de personnes. Annoncée au prochain festival des Vieilles Charrues, l’amère Royal est apparue dans son spectacle du Zénith les cheveux en pétard, en tunique bleue flottante sur des jeans bleus, sous les cris orchestrés de ses fans éberlués aux cheveux gris bleutés, et caressa le public dans le sens du poil grisonnant, lança des appels à une improbable "fraternité" et des invectives politiques en direction de la droite comme de la gauche, qu’elle défia l’une et l’autre : "Je suis là aujourd'hui, je serai là demain!". Spectacle total !

    Royal,"antisociale" ou asociale ?
    Que Royal ait choisi Trust prouverait, selon certains, qu’elle chasse sur les terres trotskistes de Besancenot et fait de la provocation à la LCR. Peu importe que Trust, groupe de rock du début des années 80, soit quelque peu passé de mode, mais il est surtout connu pour son tube intitulé "Antisocial".

    Royal et Trust, fausses notes ou vraies cohérences ?
    Dès son arrivée sur scène, en introduction à son show, Sa Cynique Majesté Royal a cité les paroles de la chanson de Trust: "Cesse de faire le point, serre plutôt les poings. Relève la gueule, je suis là t'es pas seul" (‘tête' ne rime plus avec ‘seul’ : bégueule, Sœur Marie-sEGOlène a censuré ‘gueule’ !…).
    De toute façon, quand Bernie Bonvoisin a chanté, il n'a pas senti la bonne vibration dans la foule. Le JDD note que le chanteur de Trust avait l'air "un peu déconcerté" par le public et a lancé: "Mais putain! Vous êtes morts ! Levez vos fesses, vous avez le cul collé ou quoi?". Las, le public de jeunes attendu ne s’était pas déplacé et les baby-boomers présents n'avaient manifestement pas la fougue de leur jeunesse socialiste d'antan !...
    Il y eut des oreilles cassées par le groupe rock Trust et des cornets acoustiques tendus vers les chuchotis de Moustaki, mais il y eut surtout de vives réactions à la prestation de la star socialiste fêlée.

    Spectacle total, mais non pas unitaire
    Sur Radio J ( J, comme Jeune : décidemment !), le député et ancien président PS de l'Assemblée, Henri Emmanuelli exprima son avis : « Je pense que la politique n'est pas un show. » Il va sans dire, mais ça va mieux en effet en le disant… « J'ai envie de dire à Ségolène qu'elle est sur le mauvais chemin. La fois prochaine, on aura en plus un morceau de chorégraphie". Craignit-il que la Star'Ac vienne prendre ses quartiers Rue de Solférino?

    Atterrement du parti gouvernemental
    Pendant que la cigale fait son show, les fourmis du gouvernement s’affairent à protéger le pays des atteintes de la crise financière globale. A l’UMP, la consternation prévaut. Les commentaires n’abondent pas, ils ne tirent pas sur les ambulances. Est-ce de la fraternité ?...
    Modéré, le ministre du Travail Xavier Bertrand (UMP) a aussi ironisé sur les mots "fraternité, fraternité" scandés comme un slogan par l'ancienne candidate sur la scène du Zénith.
    "La politique, c'est du fond plus que de la forme. Les Français sont attentifs aux convictions, aux idées plus qu'à la mise en scène", a-t-il déclaré au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien.
    Il pense que l'incantation de Sa Cynique Majesté Royal sur la fraternité s'adresse au PS "qui en a besoin".

    Culte de la personnalité

    Interrogé dès dimanche, le premier secrétaire du PS, François Hollande, accablé, mais charitable, a refusé de commenter le concert de la mère de ses enfants.

    Henri Emmanuelli
    (63 ans) est depuis longtemps revenu de la « fraternité socialiste », puisqu’il fut candidat à la candidature socialiste pour les Présidentielles de 1995 face à Lionel Jospin, candidat à la candidature au sein du PS, mais qui fut battu par Lionel Jospin lors du vote des militants (65,83% pour Lionel Jospin et 34,17% pour Henri Emmanuelli soutenu, puis lâché au dernier moment par Laurent Fabius.
    Riton en perd pourtant ses repères. Le fugitif Président de l'Assemblée Nationale (du 22/01/1992 au 01/04/1993) ne sait plus où ranger l'artiste socialiste: dans l’église de scientologie ou parmi les candidates à la Star’Ac ?…Interrogé sur les raisons qui l'ont fait penser à une secte, il a expliqué qu'il "y avait à la fin des slogans tels que ‘Fraternité, fraternité, fraternité...’ Il la compara même à une télé-évangéliste et refuse résolument d’être le frère de Sœur Marie-sEGOlène…!
    "Tout ça n'est pas sérieux, cette vision de la politique, inscrite dans le marketing politique, la logique de la publicité commerciale, qui néglige le fond, ce genre de cérémonie qui est entre le show-business et le rassemblement de secte", a-t-il ajouté, parlant aussi de "Personnalisation à outrance". "Je ne suis pas certain que c'est comme ça qu'on fait de la politique", a-t-il ajouté. Le Parti socialiste "souffre de dépolitisation, et ce genre de manifestation ne fait que renforcer la dépolitisation", a estimé celui qui, à titre provisoire en juin 1994, fut élu premier secrétaire du PS, après avoir battu son seul concurrent, le Jospinien Dominique Strauss-Kahn (140 voix contre 64).

    Quant au maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui caracole gaiement en tête des sondages, il a commenté.: "J'ai tellement le sens de la fraternité que je n'avais pas besoin d'aller au Zénith pour être fraternel".
    Candidat comme Désirdavenir Royal à la succession de François Hollande pour le poste de premier secrétaire du PS, il n’a pas pu se tenir d’ajouter, fraternellement : "Chacun fait les choses selon son style, nous ne sommes pas tous identiques" "Moi, je fais mon travail, je suis quelqu'un de naturel qui ne se met pas en scène", a-t-il assuré en marge de la fête de la Rose de l'agglomération paloise.

    Aubry, sa consoeur, mais néanmoins rivale, ne l’a pas épargnée
    Martine Aubry, maire PS de Lille, a préconisé dimanche le "débat d'idées et la confrontation" au sein du Parti socialiste, au lendemain du "rassemblement de la fraternité" au Zénith de Paris organisé par Sa Cynique Majesté Royal. "Chacun son style. Je préfère être avec le parti et les militants. Laissons chacun être comme il est. Je n'ai rien à dire dès lors qu'on n'était pas dans la confrontation, dans le débat d'idées", a commenté Titine Aubry lors d'une conférence de presse, en marge de la fête de la Rose d'Ingré (Loiret).
    "Je ne me confronterai qu'aux idées et qu'on ne me dise pas que ce sont des attaques de personnes", a prévenu l'ex-ministre, qui conduit une motion pour le congrès du PS de novembre.
    "Mon opposant à moi c'est Nicolas Sarkozy, pas Ségolène Royal", a-t-elle poursuivi. Disant avoir "des valeurs communes avec l'extrême gauche", la Ch'tite Aubry s'est déclarée "opposée au rapprochement avec le Modem" au niveau national. "Son style c'est la dénonciation, c'est plus facile que de proposer un projet", a-t-elle ajouté.

    L’amère de Melle, qui a prétendu mettre sa candidature à la direction du PS « au frigidaire » avant le congrès du parti début novembre, s’est pourtant exhibée sur scène. Il faut dire qu’au hit parade socialiste elle est située derrière Bertrand Delanoë dans les sondages pour la succession de François Hollande et recule même dans la course à la présidentielle 2012, loin derrière DSK et Delanoë.

    Au final, attentive aux autres, Sa Cynique Majesté Royal a annoncé qu'il y aura d'autres éditions de ce Rassemblement de la Fraternité !…

    jeudi 21 août 2008

    Economie : Hollande contre les socialistes de tous pays

    Le PS épargne l’Espagne socialiste qui ne va pourtant pas mieux
    Les socialistes se mobilisent, non pas pour faire front contre la récession économique européenne, mais pour enfoncer le gouvernement et le pays, du même coup: dans l’intérêt des Français ?
    «Le gouvernement "minimise la crise", selon Michel Sapin, pour qui "le plan de rigueur est déjà là" : peut-on dire, sans exagération, qu’il amplifie la crise? Tandis que François Hollande estime qu’il faut un plan de relance de l'économie, Henri Emmanuelli considère que François Fillon pratique "la politique de l'autruche". Quant à Laurent Fabius (PS), il affirme qu’ "il y a un risque de récession" et que le gouvernement doit "annuler une partie du paquet fiscal". Une obsession !

    François Fillon en appelle à une réaction européenne.
    Une partie du gouvernement français a écourté ses vacances de quelques jours à la suite de l'annonce la semaine dernière d'un recul de 0,3% du Produit intérieur brut (PIB) au 2è trimestre. Le Premier ministre François Fillon ne veut toutefois pas employer le mot de "récession" auquel il préfère celui de "ralentissement".
    "Dans une Europe unifiée sur le plan économique, et en particulier dans une zone euro unifiée sur le plan monétaire, il doit y avoir une réponse coordonnée des différents pays européens, a fait valoir François Fillon. Notre responsabilité au titre de la présidence européenne, c'est de susciter le débat."
    Lors de la réunion des ministres des Finances de l'
    Union européenne à Nice les 12 et 13 septembre, la France en parlera donc à ses partenaires, qui ne sont pas mieux lotis. Et pas question de plan de relance, le Premier ministre français entend garder le cap des réformes entamées.

    L’Espagne annonce un plan de 20 milliards d’euros
    Objectif et pro-européen sourd et aveugle, le PS ne veut rien savoir des difficultés de l’Espagne socialiste. François Hollande qui se recasera peut-être comme professeur d’économie à Sciences Po, n’a pas eu connaissance des chiffres de la croissance pour le deuxième trimestre en Espagne sous tutelle socialiste. José Luiz Zapatero, le chef du gouvernement, qui avait soutenu Sa Cynique Majesté Royal pendant sa présidentielle tonitruante, a convoqué un Conseil des Ministres exceptionnel. Cà ne vous rappelle rien ?

    Au-delà des Pyrénées, l’activité n’a jamais été aussi faible depuis 1993
    Pire, à l’issue de deux législatures socialistes et en un an, les prix ont augmenté de 5,3%. Il est donc évident que les socialistes de tous pays ont la solution.
    Il se trouve que la population espagnole a augmenté fortement depuis la fin des années 1990 avec l'arrivée de plus de trois millions d'immigrants. Entre 2000 et 2005, l'Espagne a connu le plus grand taux d'immigration du monde, en provenance principalement d'Amérique latine, d'Europe de l'Est et du Maghreb. Entre 2001 et 2006, le pays a accueilli une moyenne de 600 000 personnes par an
    . En 2006, 5 millions de personnes, soit 11 % de la population espagnole, étaient de nationalité étrangère. Il ne faut y voir aucun rapport de cause à effet, puisque la crise est internationale, mais ils doivent nous envier notre Hortefeux.
    Le gouvernement espagnol prévoit donc d’injecter 20 milliards d’euros dans l’économie sur deux ans : l’UE approuve-t-elle ?
    Les bénéficiaires seront les PME et la construction de logements sociaux. Il ne faut donc toujours pas établir de lien avec la poussée démographique espagnole…

    « Vérité au deçà des Pyrénées, erreur au-delà » (Blaise Pascal) Et inversement ?
    Zapatero étudie aussi le moyen de supprimer l’équivalent ibérique de … l’impôt sur la fortune !... Une mesure qui permettrait e libérer 1,8 milliards d’euros au profit de quelque 1,2 millions de foyers espagnols.

    Serait-ce de la provocation de rappeler aux camarades socialistes Zapatero et Hollande que le choix de la baisse des impôts est la voie suivie en début d’année 2008, avec un plan de relance de 168 milliards de dollars par … G.W. Bush !...

    jeudi 19 juin 2008

    Journée d’action du 17 juin : cortège funèbre sans les amis de la famille

    Le PS moribond est-il encore connecté à la réalité syndicale ?
    L’amère Royal a disparu ! La candidate battue a-t-elle rabattu son caquet ? Notez bien que camarades ne se sont pas montrés non plus, mais est-ce une excuse? Comment la fête pourrait-elle être belle si ses vedettes la boudent et l'hôte Thibault se fait un tour de reins?...

    Les responsables socialistes brillaient par leur absence dans le cortège syndical parisien par cette belle journée du mardi 17 juin, pour la défense des 35 heures, en dépit d'un appel du PS à participer "massivement" aux manifestations.... La réduction du temps de travail ne les concerne donc plus ?

    Comme d'habitude, seule la gauche du parti, avec ses stars de la politique, s'était déplacée pour la petite journée d'action intersyndicale (CGT, CFDT, FSU -derrière- et Sud-Solidaires, bien que non représentatif).
    Seuls face à la "désertion" des socialistes, ils étaient fort dépités et marquaient leur différence et leur ancrage frontalier. Pour l'eurodéputé Benoît Hamon (ci-contre) - comme le député des Landes, Henri Emmanuelli, ou le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon , il s'agissait pourtant de défendre "la réforme la plus emblématique de la gauche". Alors, le reste...
    Celle-ci était d'autant plus visible que, leur secrétaire nationale Marie-George Buffet en tête, les communistes étaient au côté du mouvement social, arborant le badge de leur parti. Il faut dire que si le PCF ne représente pas grand-chose au plan électoral, il anime encore la CGT et ses états satellites…
    En queue de cortège, une quarantaine de militants du MJS, l'organisation de jeunesse du PS, ont fait ce qu'ils ont pu pour sauver l'honneur des grands frères socialistes, comme deux des adjoints au maire de Paris, Bruno Julliard, ex-président de l'UNEF, et Pascal Cherki, proches de Riton Emmanuelli.

    Le Bureau national du PS avait récemment appelé à participer "massivement" aux manifestations, mais ils parlent plus qu’ils n’agissent, comme chacun sait. La veille, un porte-parole avait laissé croire à la venue de parlementaires, sans écarter une courte apparition du premier secrétaire François Hollande. Victime d’une probable lombalgie…

    Morosité ambiante
    Simplet Simpliste, Benoît Hamon ne voyait là qu'"hypocrisie". Pour Jean-Luc Mélenchon, la direction du PS considère les manifestants comme "des pions sur un échiquier". En somme, leurs états d’âmes intérieurs sont un déchirement. Un de plus à l’approche annoncée de la rénovation.


    Au groupe socialiste à l'Assemblée nationale, on s’expliquait ! Il avait encore un « sentiment », qu’il est "très rare" que des parlementaires se joignent aux cortèges syndicaux ! Cette pudeur n'avait pas été de mise, cependant, au printemps 2006, au plus fort des manifestations anti-CPE, en présence des people de la socialie, Hollande et Delanoë, entre autres. Sa Cynique Majesté Royal, il est vrai, en 'républicaine respectueuse', ne se mêle guère à la plèbe…
    Ils vont s'ouvrir les veines
    "On abandonne les gens. On mérite notre sort, parfois [sic !]. Il est temps que ça change au PS!", morigéna Benoît Hamon, critiquant "ces socialistes qui occupent les médias pour parler d'eux", sans désigner Désirdavenir Royal. Ce rassembleur poursuivit avec … ses (mauvais) sentiments ! "Je suis heureux que les salariés se mobilisent mais je ne peux m'empêcher d'avoir une pointe de tristesse", sermonna encore l'ex-collaborateur de Martine Aubry des années 1997-2000.
    De passage à Paris mardi, la Ch'tite Aubry, la "dame des 35 heures", n'était plus là non
    plus mercredi.

    Venu "recharger les batteries", J.-Luc Mélenchon (ci-contre) disait en avoir "marre". "Les gens [les militants le Désirdavenir Royal, sans doute...] ont l'impression que le PS n'est pas là[s'avoue-t-il négligeable?]. Et c'est à moi que les manifestants demandent des comptes!", soupirait l'ancien ministre, mal dans sa peau, appelant les partis de gauche "à donner un coup de main beaucoup plus fort au mouvement social".
    Riri Emmanuelli
    (à gauche) souhaitait "qu'à l'Assemblée nationale, on mène un combat exemplaire contre cette régression totale" que représente selon lui la fixation de la durée du travail entreprise par entreprise. "Si le PS échoue à mobiliser toutes ses forces, je crains des lendemains difficiles pour lui", prédisait ce grognard du mitterrandisme, comme avant déjà et encore après Mitterrand, sous Jospin: c’est génétique ?

    L’état suicidaire du PS ne me dit rien qui vaille…

    jeudi 17 avril 2008

    PS perturbé par l’échec du socialiste Veltroni en Italie

    La gauche du PS française se croit confortée contre Royal
    Bayrou se sort encore pas vainqueur des élections italiennes non plus.
    Les enseignements tirés de la défaite de Walter Veltroni en Italie par les différentes composantes du PS et la gauche française, visent à conforter les options de son aile gauche: échec de la stratégie de centre gauche, "exemple à ne pas suivre" ou premier jalon de victoires futures.
    A la tête du nouveau Parti démocrate rassemblant des anciens communistes et des ex-centristes catholiques, Walter Veltroni a rompu avec la tradition italienne de coalitions et rejeté l'alliance avec la gauche radicale (communistes et Verts). Sa défaite sans appel face à Silvio Berlusconi va de pair avec une débâcle de la gauche radicale exclue du Parlement.

    Les bavards socialistes y vont de leurs commentaires.
    Au risque d'aggraver le malaise.
    Les proches de Marie-sEGOlène Royal - qui s’était marquée en soutien des choix de Walter Veltroni en lui rendant visite et a plaidé en France pour des alliances identiques avec les centristes – campent obstinément sur leur ligne: le leader italien a "courageusement rompu une alliance complexe et confuse" qui avait fait tomber Prodi qui avait, "il a donné un sens au centre gauche italien", il est "resté fidèle à des valeurs que nous partageons" et "incarne l'avenir de l'Italie", s'enthousiasme le sinistre Jean-Louis Bianco. Faut-il rappeler à l’enthousiaste Bianco, le chevalier à la triste figure, que Prodi avait fait le déplacement pour s’afficher avec Sa Cynique Majesté Royal en mal de légitimité pendant la campagne présidentielle? "La leçon à tirer: il faut se préparer longtemps à l'avance et Walter Veltroni n'a peut-être pas eu suffisamment de temps", ajoute-t-il. Qu’ils prennent tout leur temps et la France ne s’en portera que mieux. Il est pitoyable que Désirdavenir se fasse aussi discrète après sa condamnation pour non-paiement de ses collaboratrices et qu'elle envoie ses larbins épaissir le trait de la défaite des camarades socialistes italiens: elle a vite fait d'oublier ses soutiens dans le malheur. Tant de courage et de fidélité inspirent le respect!

    Un autre poissard et prétendant au trône de Flamby 1er essaie de s’enthousiasmer à son tour. Le maire de Paris Bertrand Delanoë, venu à Rome la semaine dernière soutenir son "ami" ex-maire de la capitale italienne, ne partage pas la défaite de sa victime italienne. Il avait pourtant loué alors son projet, "celui d'une Italie du XXIe siècle". Mais, cet autre ami fidèle marque ses distances: il s'était bien gardé de proposer les mêmes alliances: les deux pays ont "une histoire politique différente". Allez savoir pourquoi !

    Même analyse subjective du strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadèlis: "la situation italienne n'est absolument pas transposable en France, compte tenu des différences des modes de scrutin", espère-t-il, - proportionnelle de l'autre côté des Alpes, majoritaire à deux tours de ce côté. Le PS doit maintenir la stratégie du "rassemblement de la gauche". Bayrou n'est pas près de monter au balcon du PS... "La division est le coupable dans la défaite de Veltroni". Le résultat est pourtant le même pour le PS en France où les divisions avec le PCF et son arrogance envers les Verts ont produit les mêmes effets.

    Le député Henri Emmanuelli, figure de la gauche du PS, est tout aussi convaincant. "La formule Veltroni d'appel au centre a échoué" et "je continue de penser qu'un rassemblement qui n'inclut pas toute la gauche est voué à l'échec". Allons, Riton, les gauches auraient-elles voté pour Sarkozy sans qu’on le sache, plutôt que pour Royal ?

    Jean-Luc Mélenchon, également à gauche du PS et prétendant au poste de premier secrétaire du PS, ne mâche pas ses mots: "Veltroni qui paradait sur les estrades en expliquant que le clivage gauche-droite est dépassé et que lui-même est seulement réformiste a réussi son opération: il a rayé de la carte la gauche!". Pense-t-il par analogie que Royal a réussi le même exploit ?

    Pour le PCF, l'affaire est entendue: "c'est la preuve de l'échec de la stratégie de rassemblement du centre gauche", affirme Olivier Dartigolles, son porte-parole (à défaut de la Première secrétaire Marie-George), qui reproche au Parti démocrate italien "sa campagne très marquée au centre". Faut-il comprendre que les critiques adressées au PS italien visent aussi bien le PS français ? On va vers un réchauffement…

    Chez les Verts, Jean-Louis Roumégas, encore un porte-parole, enfonce le même clou et juge aussi que l'abandon de la gauche radicale "ne marche pas": "la stratégie de rassemblement de toute la gauche est plus efficace en terme électoral" qu'un glissement "vers le centre, qui laisse de côté une partie importante de la gauche". Une partie importante ? Il n’a pas fait les comptes et que ce soit le PS ou les autres gauches, il y a des partis qui ne savent pas compter.

    Les anti-libéraux ont aussi leur mot à dire. Le trotskiste Besancenot ne veut pas être associé à la défaite de la gauche italienne et c’est Alain Krivine, leader historique de la LCR, qui s’y colle et, lapidaire, hausse le ton: "C'est l'illustration de ce qu'il ne faut pas faire". Après coup, il accuse enfin "Toutes les formations de la gauche gouvernementale italienne portent la responsabilité de la victoire de Berlusconi", accuse celui qui veut fonder en France un parti anti-capitaliste excluant toute alliance avec la gauche gouvernementale. La LCR en France n’est donc jamais coupable de rien puisqu’elle n’appartient pas à « la gauche gouvernementale » Confortable ? Et courageux aussi.

    Bayrou doit se sentir bien seul et toujours plus injustement mal aimé de tous. Mieux vaut être seul que mal accompagné…

    lundi 14 avril 2008

    Afghanistan : le PS divisé sur le procès en ‘atlantisme’ contre Sarkozy

    Fabius l’emporte sur Hollande
    Le Parti Socialiste se consacre à la critique de l’action gouvernementale, pour n’avoir pas à se déchirer. Mais les tensions sont si vives au PS que la politique gouvernementale ouvre des brèches en forme de tranchées entre les courants socialistes. Dans le conflit interne au PS qui a dénoncé mardi 8 ce qu’il appelle la «rupture atlantiste» de Sarkozy, la position de Fabius l'a emporté sur celle de Hollande.
    La double offensive du PS n'aura pas lieu. Avant d'annoncer le dépôt d'une motion de censure contre l'envoi de troupes françaises en Afghanistan, la Voix de Son Maître, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, Jean-Marc Ayrault, et une partie des socialistes, ne cachaient pas leur intention de profiter de l'occasion pour interpeller le gouvernement sur sa politique économique et sociale. Mais au terme d'une rude bataille interne, François Hollande a dû finalement limiter son propos sur l'Afghanistan et la politique étrangère, même s'il doit commencer son discours par «tous les sujets qui auraient pu être, eux aussi, évoqués : suppressions de crédits, gonflement de la dette, etc.».
    Cette marche arrière obligée de Hollande résulte d'une opération de pressions menée, tout au long de la journée de lundi, par Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Jean Glavany et leurs troupes. Lors d'une réunion du groupe socialiste pour préparer la motion, l'ancien premier ministre a plaidé pour que les socialistes se concentrent sur la seule question de l'Afghanistan. Selon Laurent Fabius, cela présenterait plusieurs avantages.
    Le premier concerne la lisibilité des débats auprès des Français qui, interpellés sur l'Afghanistan, ne comprendraient pas que les socialistes en profitent pour parler d’autre chose.
    Deuxième avantage : faire tanguer la majorité UMP. «Laurent Fabius a expliqué qu'en centrant la motion sur la dérive atlantiste de Nicolas Sarkozy, cela permettrait d'enfoncer un coin dans la majorité en allant “chatouiller” les gaullistes historiques et les souverainistes hostiles à l'Otan», raconte un député. Un point de vue partagé par Pierre Moscovici, peu séduit par l'idée «d'une motion fourre-tout». Or, porter la zizanie telle que la vit le PS dans le parti opposé est un plaisir auquel les socialistes ne savent guère résister. «C'est après les municipales qu'il aurait fallu provoquer un débat économique et social. Glisser cela derrière l'Afghanistan donnerait l'impression que les socialistes cherchent une session de rattrapage», a-t-il fait valoir.
    À l'issue de la réunion de groupe, les partisans de la «motion simple» pensaient que leurs arguments l'avaient emporté. Mais dans l'après-midi, après la séance de questions au gouvernement, Jean-Marc Ayrault revenait à la charge en assurant qu'il serait un peu surréaliste qu'on ne parlât que de la politique étrangère et pas de la vie des Français aussi». Qui plus est au moment où le gouvernement prépare un plan d'économies face à la crise. Un peu plus loin, Bruno Le Roux soutenait cette position et jugeait «inenvisageable qu'après les municipales nous n'abordions pas la politique économique et sociale du gouvernement dans notre motion de censure». Une motion de censure fourre-tout semblait devoir prévaloir.
    Ces affrontements socialistes profitent à la majorité et notamment à François Fillon. C'est lui qui répondit mardi 8 à François Hollande, lors du débat de censure. Roger Karoutchi, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, avait prévenu. «Le premier ministre sera très offensif. Il veut mettre en exergue la désinformation permanente du PS». Le débat devait se dérouler à la place de la traditionnelle séance des questions au gouvernement. Soucieux de «réhabiliter l'image du Parlement», Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, a obtenu que ce débat, prévu pour une durée d'une heure et cinquante minutes environ, soit entièrement diffusé en direct sur France 3, à partir de 15 heures.
    Les partisans de la «motion simple» ne doivent en tout cas pas s'attendre à ce que les rares députés UMP souverainistes, hostiles à l'envoi de troupes en Afghanistan, votent la censure. «J'appartiens à une majorité. Je ne suis pas une girouette», prévient Jacques Myard. Côté Nouveau Centre, on préfère ironiser : «Une fois de plus, le PS essaie de reconstituer un front uni en agitant le chiffon rouge de l'atlantisme», raille Maurice Leroy.

    On a vu qu’en fait tous les chiffons sont bons dès l’instant qu’ils sont rouges. Les pom-pom girls socialistes s’en donnent à cœur joie.

    Vous l'avez reconnue; c'est bien elle...

    dimanche 28 octobre 2007

    Conseil national du PS : rien à déclarer !

    Le ‘débat participatif’ a vécu. Vive le ‘débat participatif’ !
    Au PS, on a pris soin de maquiller la réalité des affrontements internes et de n’étaler ni les querelles intestines ni les états d'âme, lors du Conseil national d’hier samedi. Le mot d'ordre était d’éviter le sujet le plus épineux du moment: le nouveau traité institutionnel censé sortir l'Europe de l'ornière.
    Plusieurs personnalités marquantes ont "séché" ce rendez-vous qui ne comportait pas de question décisive à l'agenda, ni la rénovation du parti, ni la succession à Flamby 1er, ni l’Europe. Pas de problèmes ! Il n’est plus européen qu’un socialiste, mais ils ne sont pas rares ceux qui ont pourtant fourni des mots d’excuse. Le cartable présidentiel de Sa Cynique Majesté Royal est trop lourd. Bertrand Delanoë est en classe verte à l'étranger, une tournée de remerciements des pays socialistes amis qui n’ont pas voté pour les J.O. en France. Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli ou Dominique Strauss-Kahn se sont mis en congé du parti. Sans solde ? L’Europe ne mobilise pas le PS et qu’ils soient ‘éléphants’ ou ‘jeunes lions’, ils se sont mis à l’abri des flèches empoisonnées.
    C’est d'un commun accord, que, selon le premier secrétaire, François Hollande, il avait été décidé de ne pas débattre à la tribune du Conseil national ! Il subsiste des tabous, dont la position à prendre sur le Traité de Lisbonne, une version expurgée -pourtant consensuelle- du projet de Constitution européenne, rejeté par le pays par référendum en 2005. Ce scrutin avait mis le parti à feu et à sang, le plongeant dans une crise dont il n'est toujours pas sorti. Le PS est resté exsangue. Personne n’a le groupe sanguin compatible ?
    Le sénateur Jean-Luc Mélenchon -absent lui aussi- et ses amis mis à part, les socialistes sont d'accord pour ne pas s'opposer à la ratification du nouveau "règlement intérieur" de l'Union, selon l'expression utilisée par quelques responsables, qui ne voient dans le texte aucune dynamique pour l'Europe.
    Si une majorité de responsables défendent le oui, d'autres prônent l'abstention. D'autres encore, comme Laurent Fabius, identifié depuis 2004 au "non de gauche" -et qui a quitté la réunion bien avant la fin- insistent surtout pour réclamer un nouveau référendum. Ils sont tous sur la même ligne… Le Bureau national doit se prononcer le 6 novembre, soit en dégageant "une position collective", soit par "un vote majoritaire".
    Mais le PCF a une mémoire d’éléphant. Alors que le Premier secrétaire du PS fait savoir qu'il n'insistera pas auprès de Nicolas Sarkozy pour l'organisation d'une consultation populaire, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF à 2,9%, s’insurge aussitôt contre cette réaction négative du PS. (LIRE le billet suivant de PaSiDupes)

    Hollande, qui n'a pas fait connaître de préférence personnelle et feint de croire que le spectre d'une nouvelle guerre interne sur ce sujet s'éloigne, peut d’une part noter avec satisfaction le ralliement au oui de l'eurodéputé et de ses amis, partisans du non en 2005, il doit aussi noter également que la gauche du parti préconise, elle, de "boycotter le vote au parlement" en l'absence de référendum, selon Pascal Cherki. Hollande n'a pas fermé la porte à l'hypothèse, dans ce cas de figure, d'une non-participation au vote sur la réforme de la Constitution qui devra précéder la ratification proprement dite. Les nuages se dispersent et la situation se clarifie?
    Le Premier secrétaire peut donc affirmer en effet que le PS a besoin d’une position "lisible" du parti. Au PS, on progresse ! C’est le tango argentin : Sa Cynique susnommée est allée sur place pour prendre des cours. Quant à la rénovation du parti, Hollande s'est attaché à prouver qu'elle était en route. Tout le prouve.

    Passage à l’heure d’hiver : glaciation au PS

    Ni oui ni non au PS sur le traité simplifié
    Nous avons pu dormir une heure de plus, mais le PS ne s’est pas réveillé de sa défaite à la Présidentielle; rien ne bouge sous la couette, tout se fige Rue de Solférino, le mari et les amants cohabitent mais les portes claquent et ils ne se voient plus.
    Or, le PS a convoqué une réunion de famille. Pourtant, Sa Cynique Majesté Royal est partie 'soutenir' (!) sa camarade argentine qui n’a rien à faire d’elle, puisqu’elle est de toute façon favorite des élections à la présidence. Son programme est aussi flou que celui de la socialiste française et elle pourrait bien succéder à son mari, malgré l'inflation. La bande à neuneu des cousins éloignés hexagonaux n’a pas fait le déplacement, ni à Buénos Aires -faute de moyens-, ni à Paris -faute de convictions: ils ne savaient pas ! Bébert Delanoë aussi est justement en 'classe verte' à l'étranger -recyclage écolo oblige, tandis qu’Nono Montebourg, Riri Emmanuelli ou Mimi Strauss-Kahn se sont placés en congé de parti. Restent Juju Dray qui a la tête ailleurs puisqu’il règle ses comptes par écrit, et Frère Rebsamen, le bras gauche de Hollande, mais bras droit de Royal. Tout est si simple qu'on ne comprend pas qu'il ne s'entendent pas mieux.
    L’heure des câlins est repoussée, d’une heure, de cinq mois ou de douze, nul ne sait. Les nains gardent la maison : Benny Hamon et Manu Valls remplacaient les grands comme ils peuvaient, pour faire nombre, car le Conseil national a eu lieu néanmoins, sans les mariés ni les témoins. Il y aura des restes au banquet de Flamby 1er.
    Les dissensions domestiques persistent en effet. Sur le sujet du traité simplifié de l’UE, Lolo Fabius défend le référendum contre le Premier secrétaire, Fifi Hollande, qui fait savoir, sans le dire, qu’il penche pour le vote au Parlement.
    Laurent Fabius se singularise en tirant à lui la couverture. Il défend l'idée d'un référendum sur le traité simplifié européen dans un entretien à paraître dans "Le Parisien Dimanche".
    Il avait défendu le "non", victorieux lors du référendum sur la Constitution européenne en mai 2005 ; Il voudrait figer la situation et bénéficier à jamais de la méfiance des Français pour un pouvoir lointain et omniprésent. "Je ne vois pas comment on pourrait approuver un déni de démocratie", affirme-t-il, faisant peu cas de la représentativité d’un Parlement pourtant assez peu godillot. Dirigiste méconnu, le socialiste, insiste : "Chacun, socialiste tenant du oui ou du non, devrait être prêt à faire un effort pour tenir cette position", estime Laurent Fabius. "Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum", juge l'ancien Premier ministre, qui n’explique pas sur quoi se fonde cette puissante réflexion personnelle. "Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique", juge-t-il. "Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler". Ca s’annonce mal !
    Pour le député socialiste de Seine-Maritime, "c'est le peuple qui doit décider. D'ailleurs, je pense qu'une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum". Il pense ! Méthode Coué et subjectivité tiennent lieu de connaissance du terrain. Et le Parlement, que vaut-il à côté de la subjectivité fabiusienne ?
    Quant à Emmanuelli, il préconisait le ‘Non’ avec Fabius, mais qui a le don de la synthèse, il a viré et propose … l’abstention.
    Interrogé sur les positions de la majorité des socialistes qui appellent à voter oui, Fabius n’a pas varié. Il remarque que "nous disions tous, il y a quelques semaines, qu'il faudrait un nouveau référendum". "Pour ma part, je n'ai pas oublié". Quant à l'idée d'une consultation interne des militants socialistes, "on n'est pas obligé de se tendre à soi-même un piège", estime-t-il, conscient de sa représentativité !...
    Que va inventer la presse pour nous convaincre que l’hiver socialiste sera doux ? Le réchauffement de la planète a épargné la Rue de Solférino, comme le nuage de Tchernobyl a contourné la France.

    lundi 3 septembre 2007

    Royal ne fait plus rêver qu’elle au PS

    Rocard, Hollande ou encore Delanoë gardent la foi en un PS rénové

    On le sait, l’éléphant est une espèce socialiste en voie de disparition : Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et autres Martine Aubry se sont tenus à l’écart de la harde. De vieux mâles se sont pourtant venus agiter leurs oreilles: une dernière apparition ? Marie-sEGOlène qui rêvait d’être la Jane des Français n’a pas même réussi à rester celle de François. Cherchant soigneusement à s’éviter dans les couloirs, l’ex-couple a joué à cache-cache pendant le week-end et Jane a préféré s’éclipser avant que dimanche ne se lève. Ces péripéties n’ont pas occulté les discours : le couple ne fait plus recette.

    Samedi à l'université d'été du PS à La Rochelle, le maître mot était: sus à l'échec, cap sur l'avenir ! Mais comment faire exactement ? Sa Cynique Majesté Royal faisait part vendredi de son "rêve pour le PS", François Hollande parlait ensuite de sa rénovation du parti "à la sauce hollandaise". Bertrand Delanoë et Michel Rocard ont pris le relais samedi.

    En prélude à son discours à la séance d'ouverture de cette 15e édition centrée sur la "rénovation", en tant que présidente pistonnée du Poitou-Charente, la candidate qui a entraîné le PS dans sa défaite à la présidentielle a osé se montrer. Pour dire à quoi elle rêve : voir le PS retrouver de sa superbe, de le voir "admiré des Français", qu'il "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs" chercheurs et intellectuels, "un lieu d'excellence". Vanitas vanitatum... Et de préciser, lucide sur ses capacités (?), que c'est pour ces raisons qu'elle est "là", à La Rochelle, "pour que mon parti change et redevienne attractif".

    Pour en arriver à ce "rêve", Royal a promis de s'investir pleinement dans "la réflexion collective" de ce week-end et a dit sa "disponibilité studieuse" (elle a assisté à 3 des … 18 ateliers prévus samedi). Elle remue toujours plus la bouche qu'elle n'agite ses neurones... L’effort n’a pas été ‘titanesque’, comme dirait Delanoë, puisqu’elle a abandonné la réflexion dès samedi pour rentrer chez elle. Risque de méningite ?

    La séance n'avait pas commencé qu’elle y avait déjà décelé à La Rochelle "une ambiance nouvelle" en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle prétendu, sourde aux critiques et imperméable à l’autocritique. Insistant sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", elle a pris ses cliques et ses claques avant la nuit du samedi, à charge pour les autres de penser… Aveu éloquent! "La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants", a-t-elle ajouté. Affichant son "optimisme" malgré "la difficulté à reconstruire" le PS, elle assure même que "les choses iront plus vite que prévu". Ses affirmations ne mangent pas de pain et font avancer la réflexion à grands pas. Bilan de son passage éclair ? Nul.

    Puis est venu son discours, peu attendu, face à des bancs clairsemés, de nombreux éléphants du PS ayant boudé cette rentrée. Elle a voulu son discours sans "grandes envolées théoriques", et pour cause, car on "n'est plus en campagne". Elle a préféré livrer deux pistes de réflexion [n'est-ce pas trop à la fois?] aux socialistes en crise, après avoir regretté, là encore, dans les rangs socialistes : "une lassitude du passé et une volonté de tourner une page". Elle n’est pas aidée !

    Premier volet donc : le social (le chômage des plus de 50 ans, la séparation à l'amiable dans l'entreprise évoquée par Nicolas Sarkozy, le pouvoir d'achat...). Sur le pouvoir d'achat, elle n’a pas pu se tenir, comme en campagne, d’ironiser sur les propos de la veille du président. "J'entendais hier Nicolas Sarkozy réclamer une réforme de l'indice des prix, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?! (...) Il n'y a pas longtemps, ça le faisait ricaner"... L’autocritique n’est pas contagieuse…

    Deuxième piste de réflexion qu'elle a lancée pour le week-end, quitte aux autres à plancher sur le sujet : l'environnement. "Il n'y aura pas de projet politique socialiste si la question de l'environnement n'est pas vigoureusement intégrée (...) Les socialistes ne doivent plus sous-traiter cette question à d'autres", a-t-elle lancé. Voilà pour l’alliance avec les Verts. Royal est une facilitatrice hors pairs de la reconstruction !

    La camarade Royal a enfin précisé qu'elle n'assisterait pas au discours de clôture de François Hollande du lendemain dimanche matin. Ce faisant, elle souligne son intention en disant le contraire de l’objectif qu’elle recherche : saboter l’intervention de son ex-concubin ; "Je ne veux pas que l'événement de dimanche soit le fait de savoir si j'assiste ou pas, quelle tête je fais ou je ne fais pas. Ce qui compte, c'est le débat d'idées", a-t-elle prétendu.

    Samedi matin, Michel Rocard anima un atelier "Où en est la gauche ?" en compagnie d'Arnaud Montebourg, Julien Dray, Bertrand Delanoë et Marylise Lebranchu. D'abord accueilli par des quelques huées pour sa participation à une commission gouvernementale mais couverts par applaudissements, Michel Rocard a souhaité que loin des "problèmes d'hommes", le PS se concentre "sereinement" sur la mise au point d'un projet "explicatif et convaincant", d'ici un ou deux ans. "Mon souci principal, a-t-il dit, est de retrouver la compréhension de l'opinion publique". Il a dénoncé le "marasme masochiste de la rumination de l'échec" et le "mal croissant dans le parti", consistant à "préférer la politique de la posture à celle du résultat". Quant à Martine Aubry, elle n'était pas là, pour cause de braderie de Lille, mais ça ne l'a pas empêché de commenter. Le maire de Lille a estimé samedi sur RTL que le PS ne devait pas chercher à "courir derrière les idées de la droite" pour donner l'impression d'être "moderne".

    A l'applaudimètre, la victoire revenait sans conteste au maire de Paris. "Il faut que nous soyons audibles", a dit Bertrand Delanoë. "En 2007, le devoir immédiat de la gauche c'est de ne pas désespérer ceux qui nous ont fait confiance par notre égocentrisme", a-t-il ajouté. "La plus grande richesse de la gauche, c'est ceux qui en attendent quelque chose". Bertrand Delanoë a par ailleurs assuré que postuler à la tête du PS, après le départ de François Hollande prévu en 2008, n'était "pas d'actualité" pour lui, mais qu'il estimait avoir "une petite utilité" au sein de son parti. Avant de jurer qu'il "n'en rêve pas la nuit". Il avait indiqué il y a une semaine qu'il n'attendrait "pas deux mois" pour dire s'il serait candidat à sa réélection à la mairie de Paris. Mais dans le train qui l'amenait vendredi à La Rochelle, il avait assuré qu'il n'y dirait rien sur le sujet : "je ne mélange pas les choses". Finalement, après tout de même … trois heures de débats, après le passage d'Arnaud Montebourg et de Julien Dray notamment, le maire de Paris a conclu en "suggérant" de se "mettre au boulot". Ils vont casser le manche ? Nous demandons à voir !

    François Hollande, vendredi devant les jeunes du MJS, avait lancé que "le grand soir, c'est fini !" Le Premier secrétaire a aussi défini ce que pouvait être la rénovation du parti "à la sauce hollandaise", à savoir d'abord "changer les modes de fonctionnement, du comportement de chacun", mais surtout changer "l'approche, le contenu, les propositions quand il le faut", citant la mondialisation, dont il faut "corriger les inégalités" et qu'il faut "réguler". Que ne l’a-t-il fait plus tôt !
    Il a souligné qu'"il ne faut pas avoir peur du mot nation", symbole du "vivre ensemble dans la république". Quant au travail, il a relevé que la France "doit collectivement travailler plus" pour réduire le chômage. Sur l'ordre, il a souligné être favorable à "l'ordre social, public", opposé au désordre "créé par le capitalisme", la sécurité étant "un droit fondamental".
    S’écoutant parler, Flamby 1er a bavardé gentillement : "Ainsi, je ne peux pas accepter l'incantation sur le capitalisme" […] "On ne va pas raconter des histoires, dire qu'à l'horizon de cinq ou dix ans si on est au pouvoir on va en terminer avec le capitalisme", a lancé le premier secrétaire. "On est là pour suivre un long cheminement. C'est ça qu'il faut expliquer : c'est fini le grand soir (...) !".
    Il a conclu son discours par ces paroles impérissables : "On est là pour la réforme, la réforme exigeante, la transformation de la vie quotidienne, ça prend du temps, on est là sur un long chemin, on vient de loin et on ira loin, enfin !",.

    La reconstruction du PS –si elle se fait- se fera dans la douleur.

    De son côté et dans le même temps, Henri Emmanuelli a en effet dénoncé "une offensive idéologique" venant des rangs du PS, pour abandonner les valeurs de "redistribution" et de justice sociale.

    Bilan ? Personne ne peut donc affirmer que «c'est fini le grand soir » !

    mercredi 27 juin 2007

    Benoît Hamon et Henri Emmanuelli tirent les ficelles

    Transformer à Gauche (TAG) noyaute l’UNEF et le MJS
    Transformer à Gauche, c’était Nouvelle Gauche et Alternative Socialiste Jeunes
    Transformer à gauche (TAG) est donc le résultat de la fusion entre Nouvelle Gauche (‘animée’ par Benoît Hamon, ci-dessous à gauche) et Alternative socialiste jeunes (‘animée’ d'Henri Emmanuelli, ci-dessous à droite).
    Les parrains
    I- Nouvelle Gauche est
    - d'une part le courant majoritaire au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS France), mené par Razzye Hammadi,
    - d'autre part un groupe politique qui s'investit dans le Parti socialiste au sein du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), qui participe à la direction du PS issue de la synthèse générale et du congrès du Mans (novembre 2005), mené par Benoît Hamon.
    Il fut créé en 1993 par Benoît Hamon et Jean-Patrick Gille lors de la conquête de l’autonomie du MJS vis-à-vis du Parti socialiste alors dirigé par Michel Rocard. Longtemps étiquetés "Rocardiens" ou "chrétiens de gauche", puis proches de Martine Aubry, ils sont restés très "deuxième gauche " depuis lors.
    L’identité politique des militants de Nouvelle gauche ne découle pas d’un événement fondateur particulier mais s’est forgée dans les combats politiques et électoraux des années 90, en particulier dans l’animation des mouvements et des mobilisations de la jeunesse : révision de la loi Falloux et CIP sous le gouvernement Balladur, mouvements étudiants et lycéens de 95 et 98, lutte contre le Front national, abrogation des lois Pasqua, Debré, mais aussi bien celle de Chevènement ou la reprise des essais nucléaires par Jacques Chirac. Si avec çà les étudiants se croient encore spontanés quand ils sont manipulés !
    Suite à l'accord de majorité au sein du MJS entre NG et AS lors du congrès de Paris (déc. 2005), le groupe politique Nouvelle Gauche a fusionné avec des militants d'Alternative Socialiste Jeunes (H. Emmanuelli) lors du quatrième trimestre de l'année 2006 sous l'impulsion de Razzye Hammadi pour créer un nouveau courant "Transformer à Gauche".
    Formation des jeunes cadres socialistes
    Nouvelle Gauche théorise dès sa création la nécessité d'une relation forte entre les différentes sphères de militantisme de la Gauche (parti, syndicat, mutualité, association, collectifs) afin de mettre en commun leurs expériences respectives dans une perspective de transformation sociale. On peut donc trouver ses militants dans une constellation d'organisations. La majorité d'entre eux sont également adhérents du PS, même si ceux issus du MJS ont tendance à s'y investir plus fortement.
    Nouvelle Gauche est un groupe politique qui se veut ancré à la gauche du PS. Cet ancrage affiché depuis quelques années n'a pas empêché ses militants de participer à la majorité du PS, au point que les principaux cadres de Nouvelle Gauche ont participé aux cabinets de certains ténors du gouvernement Jospin (Benoît Hamon chez Martine Aubry, Hugues Nancy et Jérôme Saddier chez Élisabeth Guigou, Régis Juanico chez Alain Richard, Olivier Girardin et Claire Le Flécher chez Florence Parly).
    Positions au sein du parti socialiste
    L'analyse des causes de la défaite du Parti Socialiste, lors du premier tour du 21 avril 2002, accéléra une certaine radicalisation des positions politiques du groupe et la rupture avec la Majorité du Parti Socialiste, notamment sur les questions sociale, européenne et de réforme du PS. Sous l’impulsion de son leader Benoît Hamon, Nouvelle Gauche participa à la fondation du courant minoritaire Nouveau parti socialiste (NPS), aux côtés d' Arnaud Montebourg (réélu député d’un cheveu) et de Vincent Peillon (nettement refoulé à la législative 2007). Lors Congrès du Mans, Nouvelle Gauche milita au sein du NPS pour la synthèse générale. Après avoir lancé un appel à la candidature de François Hollande, Benoît Hamon a soutenu Laurent Fabius pour l'investiture présidentielle du PS.
    II- Alternative socialiste Jeunes
    Alternative socialiste Jeunes est un groupe radical issu de la scission de Nouveau Monde. Ses membres ont fait le choix pendant la campagne référendaire de faire la campagne des collectifs du non socialiste, alors que les deux autres sensibilités de Nouveau Monde avaient choisi de faire des campagnes différentes. PRS avait choisi de faire la campagne par l'intermédiaire des collectifs du non de gauche et de l'association PRS, alors que les poperènistes (Poperen) avaient choisi de ne pas faire campagne en tant que socialistes, mais au sein d'autres organisations, syndicales ou associatives.
    Alternative Socialiste jeunes regroupe des militants issus pour beaucoup du milieu étudiant (UNEF) mais est aussi majoritaire dans des fédérations plus rurales comme le Lot-et-Garonne, la Haute-Loire ou la Haute-Marne.
    Ses principaux animateurs dans le MJS sont actuellement Emir Deniz, Raphaël Chambon et Mathieu Hanotin. Alternative socialiste Jeunes compte une dizaine de fédérations dans le MJS et compte 7 membres au Bureau National qui sont :
    Mathieu Hanotin (93), Raphaël Chambon (91), Houda Nedder (69), Louise De Béchillon (13), Alexandre Laurent (57), Yasmina Méchénouai (75) et
    Léa Filoche (75) :existerait-il un lien familial avec Gérard Filoche (1945) du NPS que la société et l’Education nationale ont brimé, puisque d’origine ouvrière, il a néanmoins pu faire des études de philosophie à l'Université de Rouen, a animé le Comité Vietnam et adhéré aux Jeunesses communistes révolutionnaires?
    Alternative Socialiste Jeunes se réclame dans la filiation du texte "Rupture" de la Gauche socialiste au congrès de Tours dans le MJS.
    Dans le Parti socialiste, Alternative Socialiste Jeune milite au sein du NPS (une affaire de famille chez les Filoche) depuis sa fusion en septembre 2005 avec Alternative socialiste.
    Alternative socialiste Jeunes est traditionnellement considéré comme l'aile gauche du MJS. Ce courant diffuse ses idées à travers le journal appelé "Jeune Garde".

    samedi 28 avril 2007

    Le PS Emmanuelli: créer un parti avec les antilibéraux...

    Royal va-t-elle faire imploser le PS ?

    Le député Henri Emmanuelli, ancien premier secrétaire et figure de la gauche du PS, appelle à «la création d'un grand parti progressiste» avec «les anti-libéraux».

    Une façon constructive de rejeter clairement toute alliance au centre.


    La fronde gronde au sein du parti ?

    Et sous ses fenêtres ?

    Royal va-t-elle rester sourde à la colère qui monte ? Et défendre son seul intérêt personnel? Hollande attend son heure


    Les électeurs risquent fort de la sanctionner.