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jeudi 16 mai 2013

François Hollande, président du Parti socialiste et chef de clan

Hollande caline ses parlementaires à l'Elysée

"Moi, président de la République, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Elysée." 
Il avait assuré qu’il ne serait pas un "chef de la majorité" ni "un chef de clan"Hollande s'était engagé à ne pas le faire lors du débat d'entre-deux tours de l'élection présidentielle. Mais le changement est intervenu et il l'a fait ! L'initiative de ce 16 mai 2013 viendrait de François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat, et Bruno Le Roux, le patron des députés PS. Les deux hommes ont prévu de prendre la parole à cette occasion. "Il s'agit saluer le travail législatif qui a été réalisé" depuis l'accession au pouvoir de François Hollande.
Selon Le Canard Enchaîné et Europe 1, mercredi 24 avril, le président a reçu une dizaine d'élus socialistes au Château et devrait faire de ces "apéros du mardi" un rendez-vous régulier.Le 17 octobre 2012, le député socialiste de l'Ardèche Pascal Terrasse a vendu la mèche sur sa page Facebook avoir été reçu à l'Elysée, sans préciser pour quel motif. L'agenda de l'Elysée est également muet sur les motifs de cette visite.

Pourquoi se renie-t-il ?
"Contesté par sa majorité qui lui reproche notamment de s’être coupé de sa base, François Hollande a décidé d’y remédier", explique France Info. La radio d'Etat précise au passage que deux rendez-vous ont déjà eu lieu. 

Selon Le Canard Enchaîné, qui rapporte les échanges musclés tenus lors de la première rencontre, les élus en profitent pour vider leur sac.
"[Les Français] n'ont pas voté pour toi mais contre Sarkozy (...) Les Français ne savent pas où tu les mènes. Il faut leur dire. La peur doit les quitter. Et ça, c’est ton job, François", lui a par exemple lancé la sénatrice PS de Paris, Bariza Khiari. Tandis que Seybah Dagoma, députée de la capitale, a demandé "plus de considération". 

"L’entrevue se déroule dans un salon au rez-de-chaussée du Palais (...) avec le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, et son conseiller parlementaire", relate Europe 1, qui explique qu'une dizaine de députés sera invitée chaque semaine.

ENTENDRE
Olivier Bost et surtout JJ. Urvoas (PS) vs. P. Mennucci, Ch. Paul ou P. Cherki (L'Info politique - Le Fait du Jour) :
Nouvelle célébration laïque et blasphématoire

Députés et sénateurs vont se rassembler pour regarder François Hollande répondre de sa première année à l'Elysée. Ensuite, le chef de l'Etat leur rendra visite. Depuis quelques semaines déjà, le chef de l'Etat reçoit des parlementaires à l'Elysée en petit comité. Mais, ce soir, il fera les choses en grand et sans s'en cacher, ce qui rappelle tout de suite l'un de ses engagements de campagne. A l'UMP, on se souvient très bien de cette phrase lors du débat d'entre deux tours face à Nicolas Sarkozy. 



François Hollande n'affiche-t-il pas le profond méprise de celui qui pense n'avoir plus rien à perdre ? Pense-t-il réussir à redorer son image en organisant une grande séance  d'écoute médiatisée des élus ?  

Du côté des élus socialistes, les réactions sont très contrastées. 
Il y a d'abord ceux qui sont sur le mode "tout va très bien, Madame la Marquise". C'est le cas du député socialiste du Finistère Jean-Jacques Urvoas pour qui 'tout est normal'"L'interprétation de cette phrase, c'est : "'je ne privatiserai pas l'Elysée pour recevoir mes amis régulièrement pour banqueter sur les fonds publics'".

Sauf que ce rendez-vous du président avec les parlementaires socialistes confirme
un état d'esprit plus sévèrement délétère de ses troupes. Le député socialiste des Bouches du Rhône Patrick Mennucci "On est des parlementaires, pas des béni-oui-oui !" gronde l'élu de Marseille.
Avec ses gros sabots, Bruno Le Rous n'entre pas dans cette catégorie.

Au-delà de la volonté désespérée de donner un peu plus de relief à la conférence de presse de ce soir, en pleine récession confirmée par une pluie de chiffres alarmants, le vrai but de cette opération est de remonter le moral des troupes. C'est de la câlino-thérapie. Le problème, chez les socialistes, c'est la culture maison est tombée en quenouille au fil des onze années de direction molle du PS par Hollande. 
Une conférence de presse, un restaurant, un président : la formule n'emballe pas tout le monde comme le député socialiste de la Nièvre, Christian Paul, qui fait parti de ceux qui sont un peu réservés :
"Moi je ne suis pas demandeur de soirées mondaines dans des grands hôtels ou à l'Elysée". D'autant que ce genre de manifestation a un coût pour les Français plongés dans l'austérité

Et puis, il y a enfin ceux qui ont dû avaler quelques couleuvres en un an. 
Ce sont ceux qui n'ont pas aimés l'accord de stabilité européen, l'accord compétitivité, ou qui n'aimeront pas la réforme à venir des retraites. C'est l'autre effet révélateur pour un chef de l'Etat qui se rapproche de ceux qui l'ont fait roi sans forcément l'aimer. Le député de Paris Pascal Cherki :
"Qu'il vienne c'est bien. Je parlerai foot avec lui s'il veut !"

Même cela, cela pourrait-être un peu polémique en ce moment, après les émeutes  autour du sacre du PSG .


Le député des Hauts de Seine 
Patrick Ollier :
"Ce n'est pas la première promesse de monsieur Hollande qui n'est pas respecté".

vendredi 29 mars 2013

Sondages: les Français déçus de Hollande, voire mécontents, comme jamais

Alors que Hollande n'a parlé que de lui, avec Pujadas, hier sur France 2

François Hollande a le "cuir dur", tant mieux

C'est bien la seule qualité qu'il a pour la circonstance. Les instituts de sondages situent en mars la côte de popularité du président socialiste entre 30 % (TNS Sofres) et 35 % (BVA), et il fait même tomber la barre  sous les 30 %, comme en Provence-Alpes-Côte d'Azur (29 %).

Le président François voit en un temps record s'effondrer les espoirs qu'il a fait naître par le mensonge et le matraquage médiatique.
"Jamais, après dix mois de mandat, un président n'avait été aussi impopulaire," explique Éric Bonnet, directeur d'études chez BVA Opinions. L'enquête qu'il a conduite pour la presse quotidienne régionale auprès d'un échantillon de 6 468 personnes dans 21 régions de la Métropole (la Corse n'a pas été testée) entre le 25 février et le 5 mars s'arrête d'abord sur cette moyenne nationale. Avec 35 % de satisfaits, le socialiste élu en mai 2012 à l'Élysée fait pire que Jacques Chirac en mars 1996 (38 %), et Nicolas Sarkozy, en mars 2008 (37 %).

La moitié ouest reste toutefois un peu longue à la détente. 
L'analyse régionale effectuée par BVA montre qu'une partie de la France, le grand Sud-Ouest pour simplifier, est moins pessimiste qu'ailleurs. François Hollande obtient même 41 % d'opinions favorables dans son fief du Limousin. En revanche, le Nord-Est est particulièrement sévère: en Alsace, il exaspère 75 % de la population. Après Dijon, voilà une destination de rêve, pour ses prochaines 48 heures en région...

"Ses propres partisans sont déçus"

Le Pays de la Loire, et du "sombre Ayrault",
fait tache, non ?
François Hollande a été élu en niant la crise au moment où le chômage explosait. Etait-il donc le mieux adapté à la tâche pour résoudre les problèmes ? Dilettante, impréparé et idéologue rêveur, c'est logiquement que le fameux état de grâce a peu duré. 

Il a d'ailleurs précipité le processus de passage à la phase où les électeurs venus d'autres horizons regrettent leur choix dicté par les media lors de la présidentielle. "Nous sommes même maintenant dans la troisième phase, celle où ses propres partisans sont déçus, doutant de sa capacité à mener une politique différente de celle de Nicolas Sarkozy", souligne Éric Bonnet.

Le constat ronge les plus convaincus. 
Ainsi le député PS de Paris Pascal Cherki qui a tapé dur sur son leader, mardi. "Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général d'un canton (...) Il faut arrêter ces discours que personne ne comprend." Un constat de mauvais augure, si on songe que, dans le jeu de cartes territorial, c'est le département qui devrait le premier s'écrouler !

Il ne peut plus compter que sur le Mali pour resserrer les liens de l'Hexagone et faire reluire son étoile... 


mercredi 27 mars 2013

L'accord sur l'emploi crée du désaccord au sein même du PS

C'est maintenant le travail du PS que la gauche du PS s'emploie à détricoter !

Le gouvernement attend du Parlement qu'il soit sa chambre d'enregistrement
Le 11 janvier dernier, le gouvernement a obtenu du patronat qu'il signe avec trois organisations syndicales interprofessionnelles (la CFE CGC, la CFTC et la ...CFDT) un accord dit de “flexi-sécurité” sur l’emploi. Les nouveaux droits consentis aux salariés français se verraient accordés en contrepartie d’efforts conséquents sur une flexibilisation accrue de leurs conditions de travail.

Il soulève de très vives critiques, au point que
la CGT et FO ont refusé de signer et, fait sans précédent depuis des lustres, ont décidé une action commune. Ils dénoncent un accord "qui démolit le Code du travail." Dès février, Gérard Filoche, socialiste ("ex"-LCR) donneur de sperme assumé, s'éleva, dans le quotidien communiste L'Humanité, contre un casse organisé du droit du travail.

Le gouvernement affirme vouloir “transposer l’ANI (Accord National Interprofessionnel) tel quel” dans un projet de loi qui sera déposé en Conseil des Ministres au cours de la première quinzaine de mars et il
demande d’ores et déjà aux parlementaires de “voter le texte et rien que le texte”, c’est à dire sans le discuter ni l’amender.
Sans vraiment s'afficher dans le cortège mené par la CGT et FO, la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, les députés PS Jérôme Guedj et Pascal Cherki et  le conseiller régional PS Emmanuel Maurel, animateur du courant 'Maintenant la gauche', sont descendus dans la rue pour manifester contre l’accord sur la sécurisation de l’emploi, le mardi 5 mars 2013. La présence d’élus socialistes en marge d’une manifestation visant à déboulonner un texte du gouvernement avait suscité des remous dans la majorité. Le patron des députés PS, Bruno Le Roux, avait sèchement évoqué le problème sur Europe 1: "Je leur demande de ne pas s’associer à une manifestation contre un texte gouvernemental et je leur demande, quand le texte viendra, de travailler sur le fond et de le voter."

Ces frondeurs socialistes se sont alors également braqués contre la forme,
 Guedj répétant que la démocratie sociale ne peut se substituer à la démocratie politique et que les parlementaires doivent pouvoir amender le texte.

"Il y a le sentiment d’un accord déséquilibré "

Jérôme Guedj, "ex"-trotskiste, député PS de l’Essonne positionné sur l’aile gauche du PS, membre de Maintenant la gauche, le 4 mars 2013 dans Le Parisien, se dit réservé sur l’accord sur l’emploi dit de “flexi-sécurité”.


Quel est le sens de l’appel de 100 députés pour défendre l’accord sur l’emploi ?

Jérôme Guedj. Chaque fois que les parlementaires socialistes ont ressenti le besoin de lancer des appels (sur le droit de vote des étrangers, le cumul des mandats, etc. ), c’était sur des sujets qui faisaient débat entre nous ou avec le gouvernement. C’est le cas pour cet accord sur l’emploi. Cela confirme le trouble qu’au groupe socialiste nous avons ressenti lorsque nous avons procédé aux auditions des signataires et des non-signataires de l’accord. Le fait que deux des principales centrales syndicales, la CGT et FO, n’aient pas signé ne peut pas laisser indifférent. Pour les parlementaires socialistes, le Code du travail est un sujet sensible puisqu’il s’agit de la protection des salariés. Ils sont troublés quand ils voient que certains partenaires sociaux disent que c’est très dangereux, et intrigués quand le Medef leur dit que c’est très bien.



Le PS n’est donc pas réellement uni derrière ce texte ?

Il y a une position officielle du parti et du groupe, probablement, mais cela n’évacue pas les interrogations. La première, c’est d’ailleurs de savoir ce que pourront faire les parlementaires socialistes. On nous dit : " Il y a un accord et il faut le transposer fidèlement et ne pas toucher à l’équilibre. " Mais alors, à quoi sert d’élire des députés? Et puis, ne pas toucher au contenu de ce texte me pose un problème : l’accord n’est signé que par des organisations qui représentent moins de 50% des salariés, et on nous explique qu’il ne faut pas y toucher!

Faut-il améliorer le texte ?
J’attends de voir la version définitive, mais je suis opposé à ce que le travail parlementaire soit fermé pour cause de démocratie sociale. La démocratie sociale, c’est bien, mais cela ne peut pas se substituer à la démocratie politique.

Iriez-vous jusqu’à dire, comme le Front de gauche, que c’est un accord "made in Medef " ?
Non. Je veux bien croire que tout le monde a fait des compromis, mais il y a quand même le sentiment d’un accord qui demeure déséquilibré.


Le Monde, journal d'info ou d'intox ?


Le 12 mars 2013, il proclame que "l'accord emploi arrive chez les députés PS dans un climat apaisé."

"La fronde qui menaçait à la gauche du Parti socialiste semble s'être calmée" : "le travail de déminage en amont du gouvernement sur ce texte délicat avait déjà payé"... "Le ministre du travail, Michel Sapin, qui avait suivi pratiquement minute par minute les négociations pour aboutir à cet accord, a poursuivi son minutieux travail de service après vente auprès des députés socialistes qui l'ont reçu mardi matin, lors de leur réunion de groupe hebdomadaire à l'Assemblée. Une audition 'très intéressante' ", saluée par le député ...Jérôme Guedj, dont on reparlera.



"Michel Sapin  (...) avait lui-même corrigé des béances, clairement en faveur des salariés", selon un proche de Jean-Luc Mélenchon au Sénat, rapporte le quotidien socialiste . Un "bon travail en amont qui a permis de désamorcer, de déminer", ne craint pas d'assurer également le rapporteur du Budget, Christian Eckert (Meurthe-et-Moselle), selon qui "le groupe n'est pas aussi clivé qu'on pourrait le penser", car "beaucoup ont estimé que le projet de loi est amélioré par rapport à l'accord", rapporte l'organe de presse flagorneur. 


Et le président du groupe socialiste, l'ineffable godillot Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis), ajoute sa note à la partition, assurant que "Michel Sapin prend le temps nécessaire pour répondre, pour démontrer en quoi chaque mesure sera favorable à l'emploi".

L'affaire était dans le sac !


Mais, lors de la séance de questions au gouvernement, Sapin éprouva toutefois le besoin de rappeler que "la première des choses pour le gouvernement, et peut-être pour le Parlement, est de respecter l'équilibre du texte". "Loyauté, mais écoute de tous", a-t-il résumé, inquiet de maintiende la confiance entre députés socialistes et signataires du texte (MEDEF,  CFDT,  CFE-CGC et CFTC).
Il avait néanmoins fallu nommer un proche de Martine Aubry comme rapporteur – au lieu du président de groupe lui-même, comme cela avait été d'abord évoqué – histoire de donner des gages à l'aile gauche du PS.

Les élus altermondialistes (EELV) et le Front de gauche restaient en embuscade
Guedj souligne alors que tout n'est pas complètement clos et "continue à penser qu'il faut l'amender". "Le code du travail doit être fait pour 100 % des salariés", insiste-t-il, le livre en question sous le bras.

Le 12 mars, Le Monde tente d'accréditer l'idée que "le texte devrait donc ne pas poser trop de problème au sein du groupe socialiste", mais annonce des difficultés du côté des députés du Front de gauche qui "ne comptent pas tempérer leur opposition" et des  écologistes, qui sont divisés.

Succursale de l'Elysée, le journal Le Monde sait-il ce qu'il écrit ? 

Mais sur le modèle socialiste,
le siège éjectable, c'est pour 
le "sombre Ayrault"...
Ses supputations ne se vérifient pas.
Après l'Assemblée, où le texte sera débattu en séance entre le 2 et le 5 avril, le projet de loi devra encore passer l'épreuve du Sénat où la majorité est beaucoup plus fragile et où la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (PS, Paris), à la gauche du parti, pourrait elle aussi donner de la voix contre un "accord qui contient de nombreuses régressions sociales ".

Les députés Front de gauche vont déposer plus de mille amendements sur l'accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier et débattu à partir du 2 avril à l'Assemblée nationale.«La mère des batailles» : C'est l'expression employée par André Chassaigne, président du groupe GDR (Gauche démocratique et républicaine) à l'Assemblée nationale, pour décrire le combat parlementaire que les députés communistes et Front de gauche veulent mener contrel'accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi.



Au PS le ton monte également. 
35 députés veulent durcir le projet de loi qui s'inspire de l'accord signé entre les parties sur l'emploi, alors que le chômage a encore grimpé en février, tutoyant le record historique de 1997.


VOIR et ENTENDRE Bruno Le Roux apporter  à Jean-Jacques Bourdin des réponses inadaptées  sur le chômage, ce matin, 27 mars 2013, sur RMC:


La CGT et FO appellent à des manifestations et des rassemblements contre l'accord sur la sécurisation de l'emploi le 9 avril, jour du vote de ce projet de loi en séance publique à l'Assemblée nationale.

Détail de l'histoire
Les frondeurs sont des proches de Benoît Hamon, voire de V. Peillon et Arnaud Montebourg ! 

De plus, le nouveau porte-voix de l’aile gauche du Parti socialiste, l
'archéo Emmanuel Maurel était le rival de Désir H. lors du dernier congrès du PS, a fait ses classes avec l’un des derniers poperénistes: Alain Vidalies, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement. Mais c'est Harlem que François Hollande a trouvé désirable.

BONUS
Méthode de comptage de manifestants par FO, à Marseille comme ailleurs: 



mercredi 18 juillet 2012

Conseil national PS: Ayrault ne veut voir qu'une seule tête au PS

Ayrault ne veut plus voir la tête à Toto Hamon 



Benoît Hamon indispose aussi le Premier ministre 


Le petit ministre a en effet signé MEsa propre contribution mercredi au Conseil national du PS

Zayrault veut donc le faire rentrer dans le moule de Flamby d'ici le congrès d'octobre. "Il y a la contribution de Benoît Hamon. J'ai eu une discussion avec lui. Il est membre du gouvernement. Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays", a déclaré M. Ayrault à son arrivée au Conseil national du PS côte à côte avec Martine Aubry.

Le PS se stalinise

Guerre des courants au PS 
Le Premier ministre et le premier secrétaire du PS, Martine Brochen-Aubry, ont incité tous les ministres et dirigeants du PS à signer leur propre contribution - qui tend à devenir la contribution unique.

Hamon, disciple de Henri Emmanuelli, a passé outre en signant la contribution de ses amis d'Un monde d'avance (L'Huma  UMA), la "gauche décomplexée" située à l'aile gauche du PS, hostile au traité européen de discipline budgétaire que le Parlement doit ratifier .

Il n'est pas le seul ministre à se rebeller ainsi contre l'axe Aubry-Ayrault.
Arnaud Montebourg agit en sous main...

VOIR et ENTENDRE  le compte-rendu de LCP:




Congrès du PS : l'unité Ayrault/Aubry ne plaît... par LCP

Le Premier ministre "est dans son rôle", a commenté à son arrivée l'ex-porte-parole du PS Benoît Hamon, répondant "on verra" à la question d'une éventuelle motion de son courant d'ici le 12 septembre, date du conseil national qui enregistrera les textes du congrès de Toulouse. "Je n'ai eu que des conversations constructives avec le Premier ministre", a-t-il ajouté. Il répète que ses amis ne présenteront pas de candidat au poste de Premier secrétaire.
"Nous voulons apporter une contribution utile à François Hollande et à la gauche européenne", a insisté Hamon, précisant que le texte de ses amis était signé par 27 parlementaires français, tels Marie-Noëlle Lienemann Amirshahi Pouria (député, FFE), Castex Françoise (députée européenne, 32), Dussopt Olivier (député, 07), Guedj Jérôme (député, 91), Hammadi Razzye (député, 93), Hanotin Mathieu (député, 93), Juanico Régis (député, 42), Lambert Jérôme (député, 16), Sebaoun Gérard (député, 95), Thomas Isabelle (députée européenne, 35), etc... (ou Jean-Luc Mélenchon en 2008) et des élus locaux, tels Pascal Cherki, maire PS du XIVe ardt de Paris ou Delphine Mayrargue) et 23 députés "de la gauche du SPD", dont certains se sont opposés en Allemagne à la ratification du traité européen.



Le Parti socialiste n'est pas un parti godillot comme je l'ai lu quelque part.", a estimé ...J.-M. Ayrault. Mais pourrait bien le devenir...



mercredi 27 octobre 2010

Retraites - La gauche ne sort pas grandie des affrontements

Le conflit des retraites n'a pas profité aux leaders du PS
La gauche radicale qui tourmente la Ch'tite Aubry:
le Che-Besancenot, le communiste Pierre Laurent, JV Placé (les Verts)
et les socialistes Emmanuelli et Hamon
(manque Mélenchon, de gauche à droite sur la photo)

Aubry, Royal et Hollande ne profitent pas du mouvement social


«C'est loin d'être gagné pour 2012», explique un membre de la direction du PS.
Si, à dix-huit mois de la présidentielle, la cote de popularité du président de la République n'a pas gagné à la réforme, les prochains candidats aux primaires socialistes de la présidentielle ne sont pas sûrs de vouloir incarner ce mouvement social qui s'essouffle et qui aura coûté cher à l'économie et laissé des traces dsur les relations entre les Français et entre les générations. L'électorat attend toujours d'en savoir plus sur le projet socialiste.

«Le désir pour le PS n'existe pas encore, estime Frédéric Dabi de l'Ifop.
Il n'y a pas d'effet de vases communicants avec la droite.» Dans une enquête publiée la semaine dernière dans France-Soir,

=> seulement 42% des Français sont satisfaits de l'action du premier secrétaire, Martine Aubry, au sujet de la réforme des retraites. Soit autant que le premier ministre, François Fillon.

=>
Bien qu'omniprésente sur le sujet depuis près de deux mois, Désirdavenir Royal n'est approuvée que par 32% des personnes interrogées. Malgré ses efforts et peut-être à cause de son débauchage des ados (lire PaSiDupes) l'ancienne candidate n'a encore pas convaincu.
Son irresponsabilité a d'ailleurs frappé l'opinion, matout comme son mensonge quand elle nie avoir poussé les ados et attiré les casseurs dans la rue: lire PaSiDupes
Et elle n'a toujours pas comblé son déficit de crédibilité. Lire PaSiDupes et les conséquences de l'appel Royal d'octobre 2010

VOIR et ENTENDRE pour un moment de détente, avec ce montage de documents , tronqués ou non, et de facéties, volontaires ou non, et donc sa dose socialiste de "si", de "il suffit" et de "c'est très simple"... :

La gauche progresse de manière indifférenciée

Dans le baromètre BVA d'octobre pour L'Express, toutes les cotes d'avenir des principaux responsables de gauche gagnent des points (sauf celle de Sa Cynique Majesté Royal qui demeure stable). «Cela ne veut pas dire que le PS a amélioré la question de sa crédibilité», nuance Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA. «Les socialistes ont gagné le statut de meilleurs opposants, mais les Français attendent maintenant leurs propositions. Le souci d'incarnation n'est pas la priorité des gens.» Leur souci concernerait plutôt l'incertitude que fait peser le PS sur le maintien du niveau des retraites en cas de retour aux affaires et à l'âge de départ à la retraite promis à 60 ans.

Dans ces conditions, l'ambiguïté sur la position du parti, entre ceux qui défendent l'allongement de la durée de cotisation et ceux qui envisagent d'en faire un sujet de négociation, comme Benoît Hamon, n'a pas contribué à la clarification du discours. «C'est une épine dans le pied de Martine Aubry», pense un partisan de DSK.

Contrairement à ce qu'espéraient certains, le mouvement social n'aura pas permis de départager les présidentiables socialistes.
Lointain et distant, Dominique Strauss-Kahn demeure le favori des Français, Martine Aubry est plébiscitée par les militants. Ségolène Royal et François Hollande demeurent les outsiders.

Offensive médiatique massive

Quand sa cornée l'y a autorisé, le premier secrétaire Aubry n'a manqué aucune manifestation.
Ex-candidate éliminée du Congès de Reims, après son échec à la présidentielle, l'amère Royal a mené une offensive médiatique massive.
L'ancien premier secrétaire, François Hollande, dit Flamby 1er, s'est efforcé d'incarner une ligne modérée de responsabilité, en se projetant dans l'après.

Seul le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, par la force des choses absent du débat politique national, ne s'est pas exprimé. Une position opportune puisqu'il ne partage pas tout à fait la position du PS sur l'opposition au report de l'âge légal de départ à la retraite. «Si notre candidat est DSK, nous aurons un problème avec le reste de la gauche», met-on tout aussi opportunément en garde, au sein de l'aile gauche du parti. Un argument balayé par les proches de DSK. Leur champion jouit toujours d'une grande cédibilité sur les questions économiques, estiment-ils.

L'aile gauche du PS tient absolument à ce que le mouvement social ait changé la donne.
«On ne peut plus dire la même chose qu'avant», estime-t-on dans l'entourage du porte-parole Benoît Hamon et d'Henri Emmanuelli.
«Martine Aubry ne doit pas faire la même erreur que Lionel Jospin en sautant par-dessus la question du premier tour», s'inquiète le maire en colère du XIVe arrondissement, Pascal Cherki (ci contre en vert, à gauche), qui estime que le mouvement social a tourné au vinaigre pour l'opposition. Ex-proche de Julien Dray et avocat de SOS Racisme, il a rejoint Mélenchon, Emmanuelli et Hamon en 2002. Qoi d'étonnant donc qu'il brandisse la peur. Pour lui, une dispersion des voix à gauche n'est pas à exclure. «Le risque d'un 21 avril n'est pas écarté pour le PS.»
Le problème du PS est dans sa ... diversité !

mercredi 14 octobre 2009

Aubry doit-elle révoquer Benoît Hamon ?

Le PS face à la ‘fachosphère’ élargie
de Marine Le Pen à ...Benoît Hamon

Le favori de la reine tombé en disgrâce ?

Chronologie d’un lynchage citoyen

Le 27 septembre 2009, la prise de position du ministre de la culture en faveur du réalisateur Roman Polanski, condamné pour viol sur mineure de 13 ans- a boosté les bas instincts politiciens, à l’ouest comme à l’est du paysage politique.
Deux jours plus tard, le 29, des extraits du livre incriminé paraissaient sur un site communautaire d’extrême gauche (
Agoravox) et, le lendemain, les réactions de NationsPresse.info et du site contributif LePost ne tardaient pas. Mais cette rédaction de transfuges aigris et incultes du journal Le Monde y ajoutaient leur dose coutumière d’hypocrisie : ils s’engouffrèrent bravement dans la brèche, en permettant la parution d’un article, mais sans le valider ! Après quoi, leur copié-collé paresseux, leur épargnant toute réflexion et effort personnels, donnait exactement les mêmes citations inutilement en pâture à son jeune public. La preuve du sens moral dont regorge ce site parasite : lecture des confrères plutôt que des sources originales, pillage de la presse et alignement servile, recherche effrénée du buzz et démagogie. Quand ils ne sont pas libertaires, ces sites sont pourtant d’ordinaire fort permissifs, mais ont l’indignation facile dès que le seuil du PS est dépassé. Ils ne font donc pas profession de bienveillance et leur honnêteté intellectuelle n’est pas davantage démontrée que leurs vertus morales.
La sincérité de leurs adversaires leur paraît toujours suspecte et intolérable. Seule la souffrance sociale est susceptible d’éveiller leur attention et leur militantisme. Les tourments de leurs adversaires ne sont que turpitudes et leur sincérité n’a aucune prise sur les vigilants du civisme, du social et de la politique. Toute confession est un aveu de faiblesse et le signal de la curée. En 2005, à l'époque de la parution du livre, à plusieurs reprises sur les plateaux de télévision, le ministre a eu beau démentir tout penchant pédophile, les vertueux suspicieux y ont trouvé du pain béni. Arrêtsurimages.net en propose les images


Dès le 1er octobre
, le Front National lance une pétition appelant à la démission du ministre Frédéric Mitterrand.

Le 5 octobre, la polémique passe du Web à la télévision.
Invitée de l'émission "Mots croisés" sur France 2, la vice-présidente du FN, Marine Le Pen, a lu les fameux extraits du livre , vieux de 4 ans, ou d’Agoravox (?) et a réitéré sa demande de démission du ministre, après avoir déjà dénoncé son "
ignoble soutien" à Roman Polanski.

Le 7 octobre, Benoît Hamon s’est joint à Marine Le Pen dans le chœur des vierges effarouchées de la République. Le paradoxe, c’est que le PS puisse s’accorder au FN et que dans ce duo improbable l’heureuse élue soit justement une fille de… Ainsi, l’alliance avec la famille Le Pen ne fait-elle plus peur à gauche…

La fille de … sulfureuse qui a séduit Hamon

Le socialiste Benoît Hamon ne supporte pas qu’un élu puisse prendre la présidence de l’EPAD, sous prétexte que le prétendant est fils de président de la République.
Lire PaSiDupes

  • Or, ce qui est permis aux Joxe ( ) est interdit aux Sarkozy. Louis Joxe, le père, fut plusieurs fois ministre du général De Gaulle et membre du Conseil Constitutionnel en 1989. Et comme bon sang ne saurait mentir, Pierre Joxe, le fils, sera plusieurs fois ministre et passera de la tête de la Cour des Comptes au Conseil constitutionnel pour y siéger comme papa, entre 1977 à 1989.

  • Jean, fils de Nicolas, peut aller vendre des merguez, Benoît lui donne son accord. Comment serait-il possible de faire comprendre à des sectaires que Jean Sarkozy, 23 ans, a eu assez d’expérience pour se faire élire deux fois et que l’accusation d’inexpérience ne vaut donc pas plus pour lui que pour Martine Aubry, puisque, comme la fille de Jacques Delors, il est tombé très jeune dans le tonneau de potion magique de la politique.
  • Le président Valéry Giscard d’Estaing a ouvert une lignée d’hommes politiques.

  • Mais point de lignée chez les Montebourg ni les Hamon, lequel est en recherche d’une âme damnée et d’un emploi mandat. Tous deux dénoncent donc librement le népotisme, mais ne sont guère habilités à parler d’expérience. Ni l’un, quadra vieillissant, ni l’autre, quadra laissé pour compte, n’a été ministre. Benoît Hamon ne peut plus se prévaloir d’aucun mandat électif et n’est pas en position de créer une lignée légitime. Que d’aigreurs rentrées qui ne demandent qu’à s’exprimer… Pour autant, l’oisiveté autorise-t-elle tous les écarts ?

    Hamon se fait ramasser par ses pairs

    => Ses déclarations
  • "M. Mitterrand, qui n'a démontré pour l'instant aucune qualité comme ministre de la Culture, s'est illustré sur un terrain qui n'est ni à l'honneur du gouvernement, ni au sien", affirme le responsable socialiste.
  • Interrogé sur la pétition lancée par le Front national (FN) pour exiger la démission du ministre, Hamon déplore que cette affaire "donne des arguments" au parti de Jean-Marie Le Pen. "Cela fait le lit du Front national. On lui donne des arguments qu'il exploite à sa manière habituelle, avec surenchère". Mais, a-t-il souligné, "l'affaire existe". "Le FN, je sais ce que vaut ce parti, mais comme porte-parole du PS, je suis choqué par les propos du ministre, violemment choqué", a-t-il conclu.
  • =>Le porte-parole de la Ch’tite Aubry ajoute au désordre du PS

    Ce sombre socialiste se plaint maintenant de n'avoir pas été assez soutenu lors de l'affaire Frédéric Mitterrand !

    C’était mercredi matin.
    Il se disait « choqué », la semaine dernière, par les propos du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, sur le tourisme sexuel et en donnant le sentiment de reprendre les arguments du Front national, il a été la cible des critiques de la droite, le ministre de l'Immigration Éric Besson le qualifiant même de «porte-parole de Marine Le Pen».
    Et il a suscité de la gêne dans une partie du PS.
    Martine Aubry a même pensé démissionner et remettre les clés de la pétaudière socialiste aux quadras débridés du PS.
    Un nouveau révisionniste dans l’Université française ? (Lire PaSiDupes)

    De quoi mettre Hamon en colère.
    «On me traite de Déat, de nazi, d'homophobe !», s'indignait-il au début de la semaine. Il a aussi estimé ne
    pas avoir été assez soutenu. L’individualisme socialiste avait déjà mortifié Julien Dray qui n’a pourtant pas compté ses heures (!) au service du PS et de ses camarades.
  • Ses partisans s'agacent aussi.
    «On trouve toujours un socialiste pour taper sur un autre», regrette l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, Razzye Hammadi, qui applaudit néanmoins aux coups à la droite sous la ceinture .
  • De son côté, Pascal Cherki, le maire du XIVe arrondissement de Paris, dénonce les «bien-pensants» qu'il juge «coupés du peuple».
  • Un communiqué, vendredi dernier, du député européen Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë, leur est resté particulièrement en travers de la gorge. « Par son histoire et ses valeurs, la gauche s'honore de ne pas verser dans le populisme et de ne pas relayer n'importe quelle campagne, lancée par n'importe qui, au prétexte qu'elle vise nos adversaires politiques», expliquait-il .
  • Quant à l'ancien porte-parole du parti Julien Dray, mis en cause dans une affaire de mouvements de fonds suspects, a chargé la barque en regrettant que «le porte-parole du PS parle à tort et à travers».

    Monsieur Montebourg, faut-il révoquer Hamon ?

    Nono a-t-il mis en demeure le premier secrétaire, Martine Aubry, de prendre ses responsabilités ?

    La maire de Lille devra apaiser les tensions avant le bureau national, mardi soir
    , au cours duquel les proches de Hamon -à la gauche du parti- promettaient de monter au créneau pour le défendre. « En ce moment, Nicolas Sarkozy perd pied. Dans nos comportements collectifs, il faut veiller à ne pas lui offrir des armes», a-t-elle expliqué en substance, un brin obnubilée. Pour les uns, c'est un soutien au porte-parole. Pour les autres, une déclaration de portée générale.

    Quoi qu'il en soit, la quête d'unité d'Aubry n'est pas encore achevée.
    Mardi soir, le bureau national devait être celui de l’apaisement et du retour en son sein des ténors, comme Martine Aubry l'avait souhaité. Mais Laurent Fabius, retenu à Athènes, sera présent. François Hollande, qui devait participer à un meeting à Poissy, ne sera pas là. Vincent Peillon, retenu aussi, a fourni un mot d’excuse. Finalement, seul Bertrand Delanoë a répondu à l'appel. «Est-ce que j'ai une tête d'éléphant ?» a-t-il lancé à son arrivée.

    Ils sont solidaires des sans papier et des SDF, des chômeurs et des intermittents, des infirmières et des clandestins, des magistrats et des producteurs laitiers, mais indifférents aux malheurs de p’tit Benoît ! Pôve petit bonhomme ; il n’a plus qu’à démissionner !
  • vendredi 2 janvier 2009

    Affaire de corruption présumée : Delanoë auditionné

    Son adjointe mise en examen par la brigade financière
    La mairie de Paris polluée par ses déchets
    Il sent décidemment fort le marché de la gestion des déchets à Paris

    Bertrand Delanoë auditionné
    Bertrand Delanoë, le maire socialiste de Paris, a été auditionné mardi 9 décembre 2008 par la brigade financière en qualité de témoin dans une enquête visant une de ses anciennes adjointes. Mireille Flam, élue PS du XIe arrondissement, a été mise en examen fin octobre pour favoritisme dans l'attribution en 2005 du marché gestion de déchets de la Ville de Paris. La municipalité nie tout délit.

    L'édile socialiste de la capitale a été entendu comme simple témoin dans une affaire d'attribution du marché de la collecte des déchets dans la capitale. Il lui est reproché un éventuel favoritisme dans l'attribution en 2005 du marché pour la gestion de déchetteries et la collecte des encombrants dirigée par une de ses adjointes, Mireille Flam.

    Les faits

  • Fin 2005, la mairie de Paris doit désigner la ou les sociétés qui assureront la gestion des déchets à Paris pour les trois prochaines années. Un marché de 17 millions d’euros. La société Derichebourg Polyurbaine et le groupe Epes (Entreprise parisienne d'enlèvement et de services), prestataire sortant, se portent candidats.
  • Mi-décembre, la mairie du roi Salomon-Delanoë coupa la poire en deux et divisa le marché en deux lots. Epes obtint de la mairie le lot numéro un pour un peu plus de 10 millions d’euros. Derichebourg pénétra sur le marché en emportant le deuxième pour 7 millions. Une décision contestée sur le terrain judiciaire par Epes qui indiqua avoir proposé la meilleure offre.
  • En juin dernier, à la suite de la perquisition du domicile et du bureau de Mireille Flam, adjointe au maire chargée des marchés publics en 2005, cette dernière fut mise en. « Derichebourg présentait un meilleur dossier sur le plan environnemental, plaide Thomas Maier, avocat de Mireille Flam, la procédure de passation des marchés a été validée par la Direction aux affaires juridiques et par le préfet. »
    Epes, qui estimait avoir fait la meilleure offre, contesta la décision et demanda une nouvelle commission d'attribution. Mireille Flam refusa et la société porta alors l'affaire devant le tribunal administratif de Paris, qui lui donna raison et condamna la Ville à lui verser un dédommagement à hauteur de 1,539 million d'euros. La municipalité fit appel, mais tous les contribuables -et non pas seulement les électeurs- durent verser la somme.
  • L'affaire ne s'arrêta pas à l'administratif et fut portée devant la justice pénale. La juge d'instruction Sylvie Legendre chargée du dossier, ne tarde pas à mettre Mireille Flam en examen pour favoritisme. Elle eut donc à convoquer Bertrand Delanoë comme témoin. Du côté du maire de Paris, on tente de minimiser la portée d'une audition prévue de longue date, comme si le temps faisait quoi que ce soit à l’affaire. La municipalité socialiste, qui s'est constituée partie civile, affiche son soutien à Mireille Flam, mais le maire, Bertrand Delanoë, ne l’a pourtant pas reconduite à son poste d'ajointe lors de sa réélection en 2007.

    Mireille Flam, élue socialiste, a été mise en examen
    Mireille Flam, élue du 11e arrondissement de Paris depuis 1989, conseillère de Paris en 1995 et adjointe au maire depuis 2001, est soupçonnée -dans une affaire de corruption- d'avoir favorisé la société Derichebourg contre Epes, l’unique prestataire sortant de 1997 à 2006 qui a fait valoir que son offre était « la mieux disante ».
    Dans un communiqué, la Ville de Paris maintient « toute sa confiance à Mireille Flam en assurant que sa probité au cours de la dernière mandature n'a jamais été prise à défaut ». Pascale Jeannin, présidente du conseil d'administration de Derichebourg, a aussi été mise en examen ainsi qu'un avocat qui aurait joué les intermédiaires entre la société et l'élue.

    Mireille Flam n’est pourtant plus l’adjointe au maire (PS) de Paris…qu’elle était depuis 2001 et malgré l’affaire
    . Chargée des sociétés d’économie mixte et des marchés publics, elle présidait la Commission d’appel d’offres qui attribue les marchés de la Ville de Paris et du département. Elle était également vice-présidente de la Fédération nationale des Sociétés d’économie mixte.
    Elle était, lors de la précédente mandature, vice-présidente du groupe socialiste et apparentés.

    L’enquête à rebondissements peu médiatisés…
  • La magistrate soupçonne que des protagonistes de cette affaire auraient pu mettre au point un pacte de corruption qui aurait permis au groupe Derichebourg de s’emparer d’une partie du marché du ramassage des détritus. En contrepartie, cette société visée aurait proposé de sponsoriser le club Paris Levallois Basket.
  • Le carnet d’un avocat fait rebondir l’affaire
    Lors de l’enquête, la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) saisit le carnet de rendez-vous d’Olivier Carmet, le fils de l’acteur décédé et avocat mandaté par Derichebourg pour obtenir le marché de la gestion des déchets auprès de l’Hôtel de Ville. Dans ce carnet, l’avocat inscrit un rendez-vous début janvier 2006, où figurent Yves Contassot, adjoint chargé de l’environnement, Pascal Cherki, adjoint chargé des sports, et Pascale Jeannin, présidente de la société Derichebourg.
  • Quel était l’enjeu de cette réunion ?<br>Pascal Cherki se souvient par chance ( !) d’un rendez-vous le 1er mars 2006, où « il était question d’une prise de contact entre Derichebourg et l’adjoint chargé de l’environnement », Yves Contassot (ci-contre).
    En soutenant financièrement le club de basket, la société Derichebourg était-elle assurée d’obtenir le marché des déchets ? Un fax échangé entre l’avocat et Pascale Jeannin le laisserait supposer. Paris Levallois Basket a bénéficié, selon son président Francis Flamme, d’une subvention de l’entreprise de «200 000 € pour la saison 2007-2008 ».Delanoë prêt à aller jusqu’au bout. Le lundi 3 novembre 2008, la Ville se constitua partie civile pour avoir accès au dossier. « Et s’il y a des plaintes à déposer, nous le ferons ! Cette affaire n’a aucun sens ! », s’insurgeait Nicolas Revel, le directeur de cabinet du maire de Paris. La mairie affiche un soutien lourd à Mireille Flam : « Nous lui maintenons totalement notre confiance », insiste l’entourage de Bertrand Delanoë. Samedi 1er novembre ( !), Mireille Flam a d’ailleurs reçu un appel réconfortant du maire de Paris qui s’associe à son adjointe. « Bertrand m’a dit : Nous savons toi et moi que nous n’avons rien fait de répréhensible. Pour les autres, on ne peut pas s’engager », confiait Mireille Flam au journal Le Parisien.

    La municipalité nie tout délit

    Dans la campagne de conquête du poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë était apparu étrangement en retrait. C’est pourtant sereinement qu’il trimbalait sa casserole, un encombrant de 17 millions d’euros, à onze jours de l’ouverture du congrès de Reims du Parti socialiste qui devait élire son nouveau secrétaire général, poste auquel Bertrand Delanoë était candidat.

    L’ambigu maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a affirmé n'être "jamais intervenu" dans aucune décision de la Commission des appels d'offre (CAO) de la ville, tout en défendant son ex-adjointe Mireille Flam mise en examen dans l'enquête sur l'attribution de marchés de gestion des déchets.
    "Je ne suis jamais, jamais intervenu en amont d'une décision de la CAO", a souligné Bébert Delanoë, interrogé par la presse en marge du Conseil de Paris.
    "Je suis certain que Mireille Flam a effectué sa mission dans la totalité de son mandat de façon exemplaire", a-t-il ajouté, rappelant que la ville s'est portée partie civile dans un souci de transparence.
    Mme Flam a toujours souligné avoir été mise en examen dans l'affaire au titre de ses fonctions de présidente de la commission d'appel d'offres "et en aucun cas à titre personnel". Qui dit le contraire ? Mais qui touchait, à titre personnel, ou non ?

    Delanoë fait le serein

    Le maire a précisé qu'il avait répondu "sereinement" aux policiers qui l'ont interrogé "comme simple témoin" le 9 décembre à l'Hôtel de Ville dans le cadre de l'enquête.
    "Aucune question ne m'a embarrassé", a-t-il assuré. "Les deux personnes qui sont venues à la demande de la juge m'ont interrogé sereinement et professionnellement", a-t-il précisé. "Elles voulaient savoir comment je me plaçais par rapport à la CAO" qui a passé plus de 8.500 marchés au cours de la première mandature, a-t-il dit.

    En se portant garant de ses personnels, le chef assume toute la responsabilité
    "J'ai vraiment confiance dans la totalité des élus et des collaborateurs et je n'ai pas le sentiment qu'une faute ait été commise".

    Si la société victime du favoritisme socialiste obtient un dédommagement à hauteur de 1,539 millions d'euros, à combien –sous quelque forme soit-elle– peut-on estimer la commission de la mairie?

    La juge Sylvia Legendre enquête depuis juin 2006 a laissé passer les présidentielles et les municipales. Elle semble ouverte et compréhensive : de quoi être serein, en effet ! Mais pourquoi n'a-t-elle pas attendu que le poste de premier secrétaire du PS soit pourvu ? Aurait-elle eu des sympathies politiques pour un autre courant ?

    Mireille, tout feu tout Flam pour Sa Cynique Majesté Royal

    « La victoire de la gauche en 2007 est possible avec Ségolène Royal. Elle est une formidable occasion de faire progresser la situation des femmes de notre pays. Voilà pourquoi je soutiens Ségolène Royal, avec la conviction que, pour les femmes, elle résolument est la meilleure candidate. » Une visionnaire à la vue ... trouble !
  • jeudi 15 mai 2008

    Le SMA et le Nouvel Observateur

    Article du site Internet du Nouvel Obs
    GREVE DU 15 MAI
    La ville de Paris refuse d'organiser un service minimum à l'école

    NOUVELOBS.COM 05.05.2008 17:32
    "Il n'y a pas de raison que des fonctionnaires municipaux brisent un mouvement de grève de fonctionnaires nationaux", déclare Pascal Cherki, adjoint chargé de la vie scolaire, alors que le ministre de l'Education Xavier Darcos veut poursuivre l'expérimentation du service minimum d'accueil.
    La mairie de Paris n'organisera pas de service minimum pour accueillir les enfants en primaire lors de la grève des enseignants le 15 mai, estimant que cela reviendrait à chercher à briser le mouvement, a indiqué dimanche 4 mai le responsable du secteur à l'Hôtel de Ville."Notre position est la même (que lors de la grève du 24 janvier, ndlr). Nous n'avons pas de raison d'en changer", a déclaré à l'A*P Pascal Cherki, adjoint au maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, chargé de la vie scolaire."Le gouvernement a allumé tous les incendies dans l'éducation nationale, on n'est pas là pour faire les pompiers. Il n'y a pas de raison que des fonctionnaires municipaux brisent un mouvement de grève de fonctionnaires nationaux", a-t-il ajouté.

    Pas d'expérimentation pour le SMA
    En janvier, la mairie de Paris avait déjà refusé "l'expérimentation" du service minimum d'accueil (SMA), demandée aux municipalités par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.Xavier Darcos a annoncé samedi, devant les parents d'élèves de la Peep (2e fédération, classée à droite), vouloir poursuivre l'expérimentation du SMA lors du prochain jour de grève nationale des enseignants le 15 mai. Une décision vivement critiquée par les syndicats du primaire.Après la première expérimentation de janvier, Xavier Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur ce SMA. A défaut d'un accord "dans les deux mois", il passera "par la loi". Mais selon les syndicats, aucune proposition de concertation n'a été faite depuis. (avec agence)
    Les familles défavorisées vont-elles déjà regretter leur vote en faveur de la gauche?
    La municipalité socialiste de Paris n'a en effet que faire des problèmes et des dépenses que les grèves créent. D
    Delanoë les laisse dans la panade !
    La gauche conservatrice -partis et presse- a choisi l'immobilisme
    avec les syndicats contre les familles.
    Les gauches nient et agravent les difficultés des précaires, mais les instrumentalisent à propos de leur pouvoir d'achat.
    Les grèves augmentent-elles le pouvoir d'achat?